Face à Face : Louis Aliot - 03/04
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:12OuverteRéponse directe
Bonjour Louis Alliot, merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions ce matin
- 0:36OuverteRéponse directe
Je voulais d'abord savoir si vous aviez des nouvelles de Jean-Marie Le Pen
- 1:33OuverteRéponse directe
Vous irez vous au procès ?
- 1:59RelanceRéponse partielle
Le 1er mai vous accueillerez le traditionnel Rassemblement du RN, qui a choisi de se passer cette année à Perpignan. Je voulais d'abord savoir si vous aviez des nouvelles de Jean-Marie Le Pen
- 2:31RelanceRéponse directe
Faire de la politique oui mais pour qui ?
- 3:13RelanceRéponse directe
Il y a deux visions qui s'opposent, c'est à ça que vous auriez pu plaider en France avec le système français, mais pour l'Union Européenne ils n'ont pas l'air d'être tout à fait d'accord avec votre vision
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48Invité politiqueFait
« Il est maintenant sous un régime de protection juridique »
- 2:01Invité politiqueFait
« C'est un débat qu'on va pouvoir maintenant avoir devant les juges »
- 2:48Invité politiqueFait
« Les partis politiques en France ils sont régis par l'article 4 de la Constitution »
- 4:31Invité politiqueFait
« Je pense que les français ont compris qu'aujourd'hui il y avait un acharnement judiciaire à l'encontre d'un certain nombre de personnalités »
- 4:44Invité politiqueFait
« Nos attachés parlementaires ne se sont pas enrichis, je ne me suis pas enrichi de l'argent de l'Europe »
- 8:27Invité politiqueFait
« On a trouvé beaucoup d'argent »
- 9:21Invité politiqueFait
« Le trafic de drogue est endémique »
- 10:23Invité politiqueFait
« Dans la condamnation du consommateur ça me paraît évident »
- 10:35Invité politiqueFait
« Il faut donner le droit à la police municipale de pouvoir verbaliser les consommateurs »
- 11:06Invité politiqueFait
« C'est d'abord une question de santé publique, de trafic, de criminalité »
- 11:41Invité politiqueFait
« Il nous faut maintenant des moyens d'État, une communication d'État »
- 14:50Invité politiqueFait
« C'est un aveu de faillite »
- 17:45Invité politiqueFait
« Il faut taxer les profits qui sont immoraux »
Temps de parole
- Louis Aliot67 %
- Présentateur33 %
≈ 4,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 sur RMC et BFM TV Bonjour Louis Alliot Bonjour Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions ce matin Vous êtes le vice-président du Rassemblement National Vous êtes maire de Perpignan Perpignan c'est la plus grande ville sous pavillon RN C'est d'ailleurs pas une ville tout à fait sûre Hier vous avez accueilli une opération classe nette XXL On va y revenir dans un instant Le 1er mai vous accueillerez le traditionnel Rassemblement du RN Qui a choisi de se passer cette année à Perpignan Je voulais d'abord savoir si vous aviez des nouvelles de Jean-Marie Le Pen
Écoutez oui j'en ai C'est un homme qui a son âge Qui est fatigué Mais qui est Il est maintenant sous un régime de protection juridique Et ce sont ses enfants qui participent à la gestion de ses affaires
Ces trois filles qui participent désormais à la gestion de ses affaires Il a été mis sous une forme de tutelle allégée De pré-tutelle en quelque sorte De tutelle lorsqu'on est conscient et qu'on décide quand même de préparer la suite Ça se passe également comme ça aussi pour le RN Parce qu'il y était normalement Vous le savez comme vous d'ailleurs Et comme Marine Le Pen Convoqué au tribunal en septembre Il sera sans doute pas en état d'y aller
Je pense que le tribunal devra prononcer effectivement une mesure Constatant qu'il ne peut pas Ni se rendre, ni témoigner, ni participer à ce procès
Vous irez vous ?
Oui bien sûr
Vous faites partie donc des 27 personnes Qui sont donc visées par cette enquête Soupçonnée d'avoir mis en place un système de rémunération Au fond c'est la même question Qui s'était posée avec François Bayrou et le Modem C'est la question de la rémunération De personnes qui ne travaillent pas Directement pour les parlementaires européens Qui travailleraient plutôt pour le parti Mais qui seraient payées par l'argent de l'Union Européenne
Vous en dites quoi ? C'est un débat qu'on va pouvoir maintenant avoir devant les juges Pour savoir quel est réellement le statut d'un attaché parlementaire Il y a deux statuts Un qui est plutôt à Bruxelles Un qui est plutôt un attaché local Et tout reste à savoir maintenant A partir de quel moment on est un attaché parlementaire Et le travail que l'on doit faire En général un attaché parlementaire d'un député Il fait de la politique Il ne fait pas le jardin, il ne fait pas les grillades Il fait de la politique Et donc on amènera un certain nombre d'éléments Pour prouver que ces attachés parlementaires Faisaient de la politique
Faire de la politique oui mais pour qui ?
Pour le député
Pour le député ou pour l'Union Européenne Ou pour les questions européennes ?
Pour le député Un député n'est pas un fonctionnaire européen Un assistant n'est pas un fonctionnaire européen Les partis politiques en France Ils sont régis par l'article 4 de la Constitution Ils sont reconnus Et c'est à ce titre-là d'ailleurs Que quand vous êtes élu député européen Vous devez vous rattacher à un parti politique A l'occurrence J'étais rattaché à l'époque au Front National Et à ce titre-là Vous bénéficiez d'assistants parlementaires Qui font de la politique C'est-à-dire à la fois certains Directement du travail De l'institution parlementaire Et puis d'autres Qui gèrent votre agenda Qui gèrent la presse
Mais visiblement Il y a deux visions Qui s'opposent C'est à ça J'ai bien compris Que c'était votre vision C'est d'ailleurs La vision que vous auriez pu plaider En France Avec le système français Mais pour l'Union Européenne Ils n'ont pas l'air D'être tout à fait d'accord Avec votre vision
Oui mais comment peut-on imaginer Que les assistants parlementaires En France Sont régis Par un régime Et que les mêmes Assistants parlementaires A l'Europe Qui est une émanation
Vous connaissez
Les règles du jeu Non pas celle-là Parce que c'est très flou Vous savez les règlements intérieurs D'ailleurs ont évolué depuis Et ça a été reprécisé Mais la règle elle est simple Et notamment à l'Assemblée nationale française Quand vous êtes assistant parlementaire Vous faites du travail parlementaire et politique Mais le parlementarisme Le travail parlementaire C'est de la politique
Ce n'est pas que du juridique C'est aussi une question Sur la manière dont on utilise Ou alors dont on voit L'Union Européenne En pleine campagne Aujourd'hui Cette question quand même De savoir que vous êtes désormais Vous Marine Le Pen Le Rassemblement national Et 25 autres personnes Donc vous serez jugé
Oui mais les français ne sont pas dupes Ça fait maintenant presque 10 ans Que cette enquête se déroule 10 ans vous vous rendez compte Ce sont des faits
Qui remontent à la période 2004-2016
Exactement Et ça ne m'a pas empêché D'être élu successivement Député national et maire Parce que je pense que les français Ont compris Qu'aujourd'hui Il y avait un acharnement judiciaire A l'encontre d'un certain nombre De personnalités Et tout est bon Pour nuire à l'intérêt De ces gens-là Nos attachés parlementaires Ne se sont pas enrichis Je ne me suis pas enrichi De l'argent de l'Europe Pour ces attachés parlementaires
Il n'y a pas d'enrichissement
Ce n'est pas sur des faits D'enrichissement personnel Ils ont travaillé Pour un député Ou des députés A l'action D'un député C'est-à-dire A la politique Et ça on devra le dire Devant les tribunaux
Vous dites que vous avez été élu Depuis tout à fait Mais vous n'aviez pas été jugé Si Et ça fait partie
Ça n'a jamais fait Les journaux Ça se sont fait Les gorges chaudes Le journal local Elle a fait la une Pour vous dire que les français Sont quand même assez détachés De ces choses-là Je l'ai encore lu
En préparant cette interview Vos opposants Commencent déjà à dire Mais s'il est accusé Jugé Et qu'il n'a plus le droit De se représenter Est-ce qu'il démissionnera ?
Écoutez on verra bien Mais il y a un appel Si je suis condamné En première instance Il y aura un appel Et on va se battre Et je ne pense pas d'ailleurs Que je serai condamné Mais ça c'est à titre personnel Mon cas personnel Voilà Qui se détache un peu Du reste des cas Mais vous savez Les mêmes adversaires Appartiennent à des formations politiques Qui ont soutenu par exemple Monsieur Alain Juppé Qui siège au Conseil constitutionnel Et qui pourtant lui A été condamné pour emploi fictif Nous ce ne sont pas Des emplois fictifs
Donc vous estimez Que là c'est de l'acharnement ?
Complètement
Louis Alliot Vous êtes le maire Donc d'une des grandes villes La plus grande sous pavillon RN Je le disais Qui reste une ville Très peu sûre En tout cas l'une des moins sûres De France D'après les différents baromètres Le classement du Parisien Par exemple Fait de Perpignan Même si elle a légèrement Quand même remonté Dans le classement des villes Les plus sûres Elle reste quand même 96ème sur 119 Vous aviez fait de la sécurité Et de la propreté Mais de la sécurité Votre priorité Est-ce que vous estimez Aujourd'hui que vous n'y arrivez pas ?
D'abord il y a plusieurs classements Le Parisien ne tient pas compte De la nature de la ville Du nombre d'habitants Vous avez 4 jours après
C'est sur les villes De plus de 50 000 habitants En effet ce classement Lille est considérée Comme la dernière de ce classement Je précise les choses Paris est à la 103ème position Donc derrière Perpignan Marseille aussi derrière Non Marseille juste devant 116ème pardon C'est pour vous dire Donc vous êtes à peu près Dans le même bateau que Marseille
Je veux dire Les gens préfèrent vivre à Perpignan Qu'à Marseille ou à Nîmes Nîmes est devant nous Alors qu'aujourd'hui On est obligé Il y a des morts pratiquement Tous les mois Et il y a des forces supplémentaires Qui sont obligées D'aller rétablir l'ordre Non nous Et d'ailleurs Le classement du Figaro Nous donne un certain nombre D'items pour l'année 2023 Qui vont dans le bon sens Et d'ailleurs Le procureur de la République Lors de la rentrée judiciaire Cette année A annoncé le chiffre De moins 10% De la délinquance Sur la circonstruction Mais vous partiez d'eau De Perpignan On part de très haut On y a mis des moyens considérables On a embauché Plus de 40 agents De police supplémentaires On a mis de la police De proximité On a remis de la police Dans les rues On a créé des groupes D'action Pour aller gêner Les dealers Ce qui a des conséquences Quand même importantes Sur ces groupes là Bref On a mis des moyens Qui ont un coût financier Et ce coût financier Malheureusement Il n'est pas compensé Par des dotations De l'État Peut-être que l'État Devra aussi se pencher Sur les villes Comme les nôtres Qui font des efforts Considérables Sur la sécurité Mais qui ne bénéficient pas De crédits supplémentaires Pour faire face à cela
Et on va revenir Sur la question des coûts Tout à l'heure Puisqu'il y a ce déficit Et que les collectivités locales Pourraient être mises A nouveau à contribution Louis Alliot Hier Perpignan Est l'une des villes Qui a accueilli Une nouvelle opération Comme on les appelle Opération classe net Opération classe net XXL Est-ce que vous avez Un premier bilan Et est-ce que ça a été efficace ?
Alors ça s'est fait Sur des acquisitions judiciaires Donc il y a des enquêtes En cours La seule chose Qu'on peut dire aujourd'hui C'est qu'on a trouvé Beaucoup d'argent Donc beaucoup d'argent Ça veut dire Beaucoup de trafic Peu de produits Il faudra se demander Pourquoi à ce jour-là Il y avait peu de produits Et donc Le résultat Est plutôt positif Et on a vu À l'œuvre Et c'est ça Qui est important Dans ce genre d'opération Moins la communication Dans un certain nombre D'endroits Par un certain nombre De ministres Là il n'y avait pas de ministre Mais police nationale Police municipale Et institutions judiciaires
Vous l'aviez demandé Cette opération placentette Est-ce que vous faisiez partie Est-ce que vous étiez volontaire ?
Non Moi j'avais été volontaire Pour faire venir Un escadron de gendarmerie Pour prêter main forte Aux forces de police
Ce qui avait été fait 80 Exactement 80 gendarmes Vous ont été octroyés Et ils sont sur place De manière pérenne
Depuis ils sont partis à Nîmes Parce que comme c'est plus grave À Nîmes Ils sont partis à Nîmes On ne les a plus Mais comme on a rétabli Un certain nombre De situations Plutôt tranquilles Même si le trafic de drogue Est endémique Il faut quand même le dire On s'en sort mieux Que d'autres Mais ces opérations Plasnet Elles montrent L'étendue des dégâts Tout simplement Elles montrent L'étendue du trafic Et elles ne disent pas assez Et là je rejoins Ce qu'a dit le ministre De la justice Sur votre antenne
Éric Dupond-Moretti Elles ne montrent pas assez
La responsabilité Du consommateur De stupéfiants C'est à dire que celui Qui met sa petite dose de coq Ou celui qui se fume un joint Il est Qu'on le veuille ou non Le complice D'un certain nombre De choses qui se passent Dans nos rues De morts quelquefois Mais aussi De drames humains De misères humaines De cas psychiatriques De plus en plus avérés Chez les plus jeunes Et tout cela Il faut quand même Que l'on responsabilise Les gens Sinon nous n'y arriverons pas Vous faites référence
A cette phrase D'Éric Dupond-Moretti Qui disait que Le joint du samedi soir Avait le goût Du sang séché Sur le trottoir Est-ce que vous estimez Qu'au-delà De la dénonciation Il faut aller plus loin Dans la condamnation
Dans la condamnation Du consommateur Ça me paraît évident Maintenant il faut aller J'allais dire A la chasse au consommateur Qui n'est pas faite Du tout pratiquement Et je pense que les policiers En sont bien conscients Il faut donner le droit A la police municipale De pouvoir verbaliser Les consommateurs Ce qui n'est pas encore le cas La police municipale N'est pas autorisée Elle peut arrêter Le dealer Mais elle ne peut pas Intervenir Elle ne peut pas verbaliser Et les AFD Les amendes forfaitaires On devrait pouvoir le faire Et puis je pense Que ce dont nous souffrons C'est d'un manque De communication Sur les conséquences De l'usage du stupéfiant Quand je vois le débat Aujourd'hui Sur la légalisation Pour vous c'est une question
De santé également
C'est d'abord une question De santé publique De trafic De criminalité Bien sûr Mais aujourd'hui C'est une question De santé publique Les cas aujourd'hui De psychiatriques Dans nos rues Explosent C'est directement la cause De n'usage de stupéfiants Tous les stupéfiants Parce que vous avez Les stupéfiants Que l'on connaît Puis vous avez des stupéfiants Qui arrivent sur le marché Qu'on ne connaît pas Qui arrivent de je ne sais où
Et vous faites quoi là-dessus A Perpignan ? Est-ce que vous ouvrez des unités ? Est-ce que vous accompagnez ? Est-ce que... Mais vous avez
On est des associations Qui elles-mêmes tentent De faire face Mais c'est énorme Si vous voulez C'est comme si vous vidiez Un océan A la petite cuillère Il nous faut maintenant Des moyens d'État Une communication d'État Il faut aller dans les écoles Il faut ouvrir des lits psychiatriques Je veux dire Il y a beaucoup de choses à faire Qui ne sont pas faites On s'est beaucoup acharné A juste titre Sur le tabac On a beaucoup fait Sur l'alcool Je pense que maintenant Il est temps de faire Sur la drogue Qui est le fléau numéro 1 Aujourd'hui Pour l'avenir de notre jeunesse Louis Alliot
Deux points encore Sur cette question Sur ce qui se passe Dans les prisons Je voudrais vous interroger Dans un instant Sur les nouvelles directives Mais d'abord Vous avez quand même Dit cette phrase Si j'ai bien entendu Vous avez dit On a trouvé beaucoup d'argent Mais pas beaucoup De drogue Et vous avez dit Il faudra d'ailleurs se demander Pourquoi il n'y en avait pas tant Ce jour-là Qu'est-ce qu'il faut comprendre Est-ce que ça veut dire Que vous vous demandez S'il n'y a pas eu des complicités Est-ce qu'ils étaient au courant Est-ce qu'ils avaient planqué
La marchandise Moi j'ai bien écouté Ce qu'ont dit Les magistrats De Marseille je crois Ou de Nice Sur Les magistrats de Marseille De Marseille Sur la complicité Qu'il pouvait y avoir désormais Entre un certain nombre D'agents de l'État Sans Ils ont même parlé D'une forme de corruption Vous savez ces opérations-là Corruption passive Moi-même en tant que maire Je n'étais pas au courant J'ai été mis au courant Il y a 48 heures Et je ne savais pas Quel quartier Donc Mais Quand vous mettez Des centaines d'agents Sur le terrain Le jour J Le matin Pour aller faire une opération Il y a un certain nombre D'informations Qui circulent Et il faudra quand même Regarder si ces informations Ne sont pas arrivées
Vous soupçonnez Potentiellement Une forme de complicité Active ou passive De la part Peut-être des forces de l'ordre
Écoutez à Perpignan Je n'en ai pas été témoin Mais les propos De ce magistrat De ce procureur À Marseille J'allais dire
Ce procureur de Marseille Qui l'a donc dit sur RMC Il était mon invité Il y a trois semaines
Ils ont beaucoup choqué Et je dois dire Qu'à Perpignan Nous avons une chaîne De commandement Direction de la police nationale Procureur Et avec nous désormais Et qui sont vraiment Sensibilisés sur le sujet Et qui ne laissent Rien passer Donc si ça se passe Je pense que ça sera Durement sanctionné Mais pour l'instant Rien ne me permet de vous dire Que ça s'est passé Voilà
Il s'agit de Nicolas Besson Procureur de Marseille Qui était effectivement À mon micro Il y a trois semaines Louis Alliot Étonnante clémence Du gouvernement Face aux divers petits trafics En prison Mais par faute de moyens Et ils le reconnaissent Eux-mêmes Les téléphones portables Les téléphones portables Sont officiellement interdits Mais largement répandus Les stupéfiants Sont parfois retrouvés En cellules Ces téléphones Servent aussi parfois Depuis la prison A gérer des trafics En dehors de la prison Et un décret Est en préparation Pour alléger Les sanctions Contre ces deux points Les téléphones portables Et les stupéfiants Faute de personnel suffisant Nous dit-on Pour engager Des poursuites disciplinaires Est-ce qu'au fond Cette honnêteté Dans un sens De reconnaître Qu'ils n'ont pas Les moyens De faire face Est-ce que cette lucidité Vous vous dites Bon bah au fond Faisons comme ça Ou est-ce qu'il faut Encore serrer la vis
C'est un aveu de faillite On fait faillite On peut rien faire Donc on laisse courir C'est à peu près Le même schéma Qui fait que Comme il n'y a plus De place de prison Et bien on ne met pas En prison On laisse en liberté On condamne au moins Ou on trouve Des condamnations Secondaires Et tout ça Alimente L'insécurité Le sentiment d'insécurité La délinquance Et le sentiment Surtout d'impunité Parce qu'une fois Qu'un dealer A été arrêté 15, 20 fois Au même endroit Et qu'il ne va pas En prison Et bien ça lui laisse A penser que Finalement Le trafic est autorisé
C'est un projet Un projet Donc de décret Est-ce que vous vous dites Il ne faut pas publier Ce décret Mais en même temps Il ne faut pas le publier Mais il faut donner des moyens Et en même temps Quand ça ne marche pas Quand on n'y arrive pas A un moment Le reconnaître
Alors ouvrons les prisons Laissons partir tout le monde Au moins ça réglera Tous les problèmes Oui d'accord Mais si on en est là Puisque un endroit fermé Contrôlé Surveillé Fouillé Aujourd'hui vous avez De la drogue Des téléphones Et tout ce qui va avec Ce qui est quand même Absolument incroyable Et elles sont en plus Surpeuplées On manque de places de prison Je veux dire C'est un état de faillite De l'institution judiciaire Avec un manque de moyens Alors que Il faut quand même le dire Moi je le vois A Perpignan Les procureurs font leur travail Sérieusement Mais quelquefois Il manque tout simplement De moyens Il peut y avoir des juges Qui sont des juges laxistes Et qui remettent en liberté Des gens condamnés Ça existe Mais à mon avis Ce n'est pas la norme Aujourd'hui Tout le monde a pris conscience De la gravité de la situation Et du basculement possible D'un certain nombre de villes Et quand on aura C'est un basculement Mais ça veut dire Des villes qui échappent A tout contrôle Comme l'on voit Dans certains pays D'Amérique du Sud Et des narco-villes Et là Ni la police Ni la justice On arrivera à faire son travail Pour en arriver A des situations extrêmes Comme au Salvador Où vous avez vu Que le président lui-même
Là vous agitez quand même Il y a quand même une marge
Oui heureusement Mais vous savez On peut y arriver très vite Parce qu'il y a tellement d'argent Ces opérations Place net En sont une des réponses Oui oui Mais il y a tellement d'argent En jeu Que je pense Que les actions De la police Aujourd'hui De la douane De la justice Services fiscaux Ne sont rien Par rapport à l'immensité De la corruption Et de l'argent De ce trafic là Par exemple Vous avez des points de deal A 60 000 euros Jours Comment vous voulez Que des gamins Qui dealent dans la rue Ou qui chauffent dans la rue Et qui sont payés Des centaines d'euros Des milliers d'euros Puissent demain Retrouver le chemin Du marché du travail C'est impossible Louis Alliot
Bruno Le Maire A tiré le signal d'alarme Sur la question des déficits Il y a plusieurs réponses Qui sont sur la table Notamment la question Certains y compris Notamment la présidente De l'Assemblée nationale Dissent qu'il faudrait taxer Les super profits Gabriel Attal lui parle de rente Bruno Le Maire lui dit Pas question Ne touchons pas N'augmentons pas les impôts Quelle est votre position Louis Alliot ?
Il faut taxer les profits Qui sont immoraux C'est quoi les profits Immoraux ? Ceux qui ont été faits Par exemple Sur le dos de la crise Tel que l'on a connu Pendant le Covid C'est-à-dire que Pendant que l'État souffrait Pendant que l'État A mis à disposition De l'argent Pour permettre A des entreprises De survivre Et à la population De vivre Certains se sont enrichis Mais durablement Et d'une manière Très importante Cela à mon avis Vous pensez à quoi ?
Vous pensez au domaine De l'énergie ?
Oui, l'énergie par exemple Immoral C'est honnêtement C'est immoral Quand vous voyez aujourd'hui Les difficultés De plus en plus De nos concitoyens Les difficultés Des classes moyennes Et quand vous voyez Comment se porte la bourse Aujourd'hui Et un certain nombre De grosses entreprises Notamment de l'énergie Qui font des super profits Oui, c'est choquant Et oui, je pense Qu'il faut les taxer Pas d'une manière définitive Pérenne Mais au moment Où on peut le faire Il faut le faire Parce que Les gens ne comprennent plus Comment ça fonctionne Plus ça va mal Dans le peuple Et plus En haut de la société Ça s'enrichit Cet écart-là N'est pas moral
Et à l'inverse Réduire Les allocations Chômage A la fois dans le temps Et dans le montant
Moi je ne crois pas Que les chômeurs Abusent de la situation Il y a peut-être Quelques tirs au flanc Il y a c'est vrai Des places de travail Qui ne trouvent pas preneur Mais mettons en adéquation Les formations Avec précisément Les besoins Du marché du travail Et vous verrez Et payons-les Et vous verrez Qu'il y a un certain nombre De gens Qui retrouveront Le chemin de l'emploi Aujourd'hui Il y a une inadéquation Et il y a On le voit bien Des carences Dans certains métiers Et bien je pense Que c'est sur ça Qu'il faut travailler Plutôt que de pénaliser Systématiquement Les chômeurs Qui à mon avis Au regard de la situation N'abusent pas tant que ça Et sur l'objectif Louis Alliot
Qui forcément Dont dépend De ces poches Dans lesquelles On va essayer De trouver des sous L'objectif C'est de repasser Sous la barre Des 3% de déficit Est-ce que ça vous paraît Un objectif nécessaire Ou est-ce que vous dites Bon allez C'est pas la priorité
Non mais ils ont laissé filer Écoutez On a le plus mauvais gouvernement De toute l'histoire De la 5ème république Qui a augmenté les déficits Dans un contexte particulier
Oui d'accord
Mais c'est toujours un contexte Mais il fait la leçon Quand même C'est toujours le contexte Mais il fait la leçon Aux autres Moi je ne les trouve pas Très bons En matière d'économie Et surtout Ils sont en train De menacer les collectivités D'aller chercher de l'argent Dans les collectivités Qui ne sont que pour 8% Sur la dette de l'Etat Et donc je leur dis De faire très attention Parce que nous sommes Nous en situation Très fragile S'ils aggravent Les ponctions Sur les collectivités territoriales Et notamment sur les communes Les maires que nous sommes Nous serons obligés De réduire le service public Y compris la sécurité Mais y compris la culture Le sport et le reste Et ça évidemment Il faut l'éviter à tout prix
Louis Alliot Maire de Perpignan Vice-président du RN Merci d'avoir répondu A mes questions ce matin Il est 8h52
Sur RMC BFM TV
Louis Aliot