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interviewC à vous· 18 février 2025 58 min

Mark Ruffalo, un dictateur dans l’espace - C à Vous l’intégrale - 18/02/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" pour vous accompagner jusqu'à 21h.

On fait un bond de 30 ans dans le futur, direction l'année 2054, quand un pâtissier endetté accepte de devenir un employé jetable dont le corps est réimprimé. Il est soumis aux missions les plus dangereuses. C'est un cobaye.

Il se tue littéralement à la tâche. Il est indispensable aux intérêts d'un milliardaire sans foi ni loi qui veut coloniser une nouvelle planète. ... - A.-E.Lemoine: C'est une comédie noire de science-fiction signée du réalisateur récompensé pour "Parasite".

Bong Joon-ho est ce soir notre invité. Bonjour. Comment allez-vous?

Vous allez bien? Bonsoir à tous les 2. Bienvenue.

Vous nous reconnaissez? - M.Ruffalo: Bien sûr. - A.-E.Lemoine: Evidemment, vous reconnaissez Pierre, qui était président du Festival de Cannes, qui vous a sacré pour "Parasite".

On est ravis de vous recevoir ce soir pour ce film qui était très attendu. Ca fait 6 ans depuis "Parasite". Il a fallu patienter pour voir à nouveau votre cinéma sur grand écran.

On ne boude pas notre plaisir. J'ai vraiment savouré ce film de science-fiction, aussi délirant que malin avec beaucoup d'autodérision, de second degré. Vos acteurs s'en donnent à coeur joie.

R.Pattinson, ce benêt au grand coeur et Mark...

Vous vous êtes amusés à composer un apprenti dictateur complètement dingue. Il n'a aucune considération pour la vie de ses concitoyens. Vous avez libéré le psychopathe qui sommeille en vous. - M.Ruffalo: Je suppose que oui.

C'était très libérateur, de jouer ce rôle. - A.-E.Lemoine: Un rôle d'ordure auquel vous n'êtes pas habitué.

Vous avez presque été vexé qu'on vous le propose. - Bong Joon-ho: La première fois, il était un peu étonné. - M.Ruffalo: J'ai dit que je ne savais pas si je pouvais faire ce rôle.

Il m'a dit qu'il l'avait écrit avec ma voix. - A.-E.Lemoine: C'est pour ça que vous avez pensé à Mark pour jouer un psychopathe pareil? - Bong Joon-ho: Les dictateurs ont un charme.

Ils sont séduisants. Ils ont une séduction dangereuse. C'est grâce à ça qu'ils arrivent à séduire le public.

Mark a vraiment un charme que j'aurai utilisé. Le dictateur n'est pas un personnage seulement méchant et effrayant. - A.-E.Lemoine: Le personnage qu'interprète Mark, vous l'avez imaginé il y a plusieurs années.

Il est de plus en plus crédible. Il existe quasiment déjà. - Bong Joon-ho: C'est vrai qu'on a parlé ensemble.

On avait des références d'hommes politiques qui existent vraiment, des hommes politiques américains, coréens...

C'est tous ces hommes qui ont donné naissance à ce personnage. C'était des gens du passé, pas des gens actuellement vivants. On avait tourné en 2022.

Aujourd'hui, avec ce qui se passe dans le film, ça fait écho à l'actualité. Quelqu'un m'avait demandé: "Est-ce que vous avez une boule de cristal dans votre chambre?" Je lui dis que non.

Mais c'est vrai que c'est assez étonnant. - A.-E.Lemoine: Face à la cruauté, à la bêtise du personnage de Mark se dresse R.Pattinson, qui n'est pas un super-héros.

Il n'est pas fichu de lire jusqu'au bout le formulaire. Il se retrouve, malgré lui, un employé jetable. Mais il est gentil.

Il est empathique. La gentillesse, l'empathie, c'est peut-être ça qui sauvera la démocratie? - M.Ruffalo: Ca pourrait.

Peut-être que ce sera la dernière chose qu'il nous restera. Je pense qu'une gentillesse repensée, recréée est indispensable pour les gens, à la place de toute cette richesse qui est dans la main de certaines personnes. Il faudrait qu'il y ait une égalisation de tout cela.

C'est ça, la réponse, peut-être. - A.-E.Lemoine: C'est l'un des messages du film. - E.Tran Nguyen: Dans "Mickey 17", la planète colonisée est habitée par des monstres.

On se demande comment naissent les monstres dans la tête des cinéastes. Là, l'inspiration viendrait d'une viennoiserie bien française, les croissants. Dans le film, T.Collette appelle les monstres "des croissants tombés dans la merde".

C'est vrai? - Bong Joon-ho: Ce n'est pas parce que je suis en France que je parle de croissants. Même en Allemagne et en Angleterre, je disais que le point de départ de ce créateur, c'était les croissants.

J'ai travaillé avec le designer de ces créatures sur "Okja" et "The Host". Il me donne un point de départ. Il m'a donné un croissant.

C'est un peu comme dans le film. Quand on regarde les détails, on a l'impression que le croissant va bouger. Vous avez des plis... - E.Tran Nguyen: C'est votre amour et votre imagination des animaux...

Ca vient du premier film que vous avez vu au cinéma avec vos parents. - Bong Joon-ho: C'était un documentaire qui se passait en Afrique. C'était un documentaire sorti dans les salles.

C'est un chimpanzé qui avait mangé des fruits. Les fruits étaient déjà trop mûrs. Les fruits tombaient.

Le chimpanzé était ivre d'alcool. C'était quelque chose qui m'avait marqué. Dans les films, les animaux, les créatures, les monstres, j'aime ça, les exprimer.

C'est quelque chose qui est assez amusant. A travers ces créatures on peut voir à quel point l'être humain est débile. - A.-E.Lemoine: Plutôt que d'aller coloniser d'autres planètes, autant prendre soin de celle sur laquelle on vit.

C'est ça, le message du film? - Bong Joon-ho: Au lieu d'aller conquérir Mars, je pense qu'il vaut mieux investir sur notre Terre. Je me dis que pourquoi pas.

Pourquoi ne pas aller sur Mars tourner un film? - A.-E.Lemoine: Vous partirez avec... - M.Ruffalo: Avec lui, bah oui... - M.Bouhafsi: L'écologie...

Vous êtes très attaché à la cause écologique. C'est l'une des raisons pour lesquelles vous avez accepté de devenir l'incroyable Hulk. Ce scientifique qui se transforme en monstre vert incontrôlable.

Il vit difficilement le retour à la réalité une fois calmé. ... - M.Bouhafsi: R.Downey Jr, Mark pense que vous ressemblez à son personnage.

Le manque d'action face à la crise environnementale qui touche le monde actuellement, ça vous rend vert de rage. - M.Ruffalo: Oui.

La colère vient de l'industrie, de l'énergie fossile qui nous ment depuis les années 70 sur ce à quoi on fait face aujourd'hui. Ils ont continué. Ils continuent à nous mentir.

Ca me met en colère. Ca devient de plus en plus évident. Il faut faire face à ce problème.

La bonne nouvelle, c'est qu'on a toute les technologies aujourd'hui pour y faire face. C'est simplement de l'éducation, de la volonté politique. Il y a des obstacles qui nous empêchent de le faire.

Ils ont capturé la scène politique. Les politiciens ne veulent pas nous faire faire les changements qu'on peut faire aujourd'hui. Ces gens-là, ce ne sont pas nos amis.

Ils ne cherchent pas notre bien-être. Ca devient clair. C'est ce qui arrive aujourd'hui aux Etats-Unis, dans notre environnement informatif, dans les grands magasins.

C'est mortel pour la société. Nous devons pouvoir faire cette distinction. - P.Lescure: Nous souhaitons au minimum le même succès à "Mickey 17" qu'à "Parasite".

Cette satire sociale mettait en scène deux familles coréennes que tout opposait, l'une très riche, l'autre très pauvre, jusqu'au final terrifiant. Vous avez tout raflé. Le film a tout raflé sur son passage avec une Palme d'or à Cannes, un César, 4 Oscars.

Vous pouvez sourire avec ce beau souvenir, dont l'Oscar du meilleur film, le premier de l'histoire dans une autre langue étrangère que l'anglais. C'était extraordinaire. - P.Lescure: On est 5 ans plus tard.

C'est toujours "still fucking crazy"? - Bong Joon-ho: C'est vrai que tout cela m'est tombé sur la tête. C'était surprenant.

Tout a commencé avec le Festival de Cannes, la Palme d'or. J'étais très heureux. C'était quelque chose...

Quand Tarantino a fait "Pulp Fiction" et qu'il a reçu la Palme d'or, il devait avoir 31 ans. Il était très jeune. Moi, quand j'ai fait "Parasite", j'étais dans la cinquantaine.

J'étais déjà un homme d'âge moyen. J'étais plus stable. J'étais plus âgé.

J'avais déjà une carrière de 20 ans derrière moi. En Asie, on parle de stabilité, de tranquillité. On peut avoir des événements très heureux ou malheureux, mais on est toujours stables.

On pense que cette stabilité est une force. De la Palme d'or jusqu'à l'Oscar, il y a eu énormément de chaos et de vacarme, mais j'ai essayé de garder la tête froide. Je continuais à écrire mes scénarios.

Je me dis que j'ai été chanceux que ça ne m'arrive pas quand j'étais trop jeune. - A.-E.Lemoine: Il y a 5 ans, sur ce plateau, vous nous aviez étonnés par votre grande maîtrise du français que vous devez à votre épouse dont l'arrière-grand-père est un sculpteur très connu, François Cogné.

Vous maîtrisez une phrase en français: "Où est la piscine?" Juste cette phrase. Est-ce que vous savez dire "je sais où est la piscine"? - M.Ruffalo: La piscine ici. - A.-E.Lemoine: On progresse!

Le cinéma français, c'est ce qui vous a donné envie de faire du cinéma? - Bong Joon-ho: Il y a 2 films qui m'ont impressionné quand j'étais petit. Ils m'ont amené à devenir réalisateur.

Le premier, c'est "Psychose", que j'ai vu quand j'avais 9 ans. C'est aussi "Le Salaire de la peur". J'étais tellement subjugué que je ne pouvais pas aller aux toilettes.

Je me retenais. - A.-E.Lemoine: Tout à l'heure, vous nous expliquiez que vous étiez resté calme et serein avec ce tourbillon "Parasite", parce que vous aviez la cinquantaine quand ce succès est arrivé.

Mark non plus n'a pas la grosse tête. Pourquoi? Avant de devenir une star de Hollywood qui a son étoile sur le Hollywood Boulevard, il a eu un parcours semé d'embûches.

Il a notamment eu des publicités que vous avez dû tourner pour joindre les 2 bouts et qu'on s'amuse à revoir maintenant qu'on connaît votre destin. ... - M.Ruffalo: C'est le début.

C'était mon premier boulot. - A.-E.Lemoine: Premier job! - M.Ruffalo: J'avais une acné terrible.

J'avais vraiment de l'acné. Ca a stoppé quand j'ai utilisé de le produit de la pub. C'est très américain, cette façon de faire. - A.-E.Lemoine: Qu'avez-vous fait avec votre premier cachet? - M.Ruffalo: J'ai emmené tous mes copains à dîner.

C'est parti tellement vite! - A.-E.Lemoine: "Mickey 17", en salle le 5 mars, avec R.Pattinson, M.Ruffalo et T.Collette.

Elle fait des sauces avec tout et n'importe quoi. Il y a la formidable A.Vartolomei.

J'ai adoré ce film. C'est formidable. On était ravis de vous recevoir.

Vous revenez quand vous voulez. Comme ça, on vérifie vos progrès en français. On espère qu'il aura plus d'un mot dans 5 ans.

Merci beaucoup. A bientôt. - M.Ruffalo: Pourquoi pas un visa d'artiste pour moi? - A.-E.Lemoine: Voulait être réfugié artistique en France?

On vous accueille quand vous voulez. - M.Ruffalo: Peut-être que je devrais le faire. - Bong Joon-ho: Il faut que tu parles français, pour ça. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.

Tout de suite, Jibé et Lucien. - Peut-être que... - On le laisse réfléchir... - Je vous écoute. - Je ne vais pas y aller par 4 chemins.

Pierre, vous êtes trop stylé. - Stylé? ...

C'est-à-dire? - Il s'avère que la plupart des téléspectateurs sont impressionnés par votre charisme. - Ouais.

Tu es frais. Enfin, vous êtes frais. Vous avez trop de... - Vous êtes sérieux ou vous vous foutez de ma gueule? - Non!

Je vais vous montrer 2-3 commentaires. "J'ai regardé P.Lescure à la télé.

Ma rétine a brûlé comme si j'avais fixé un soleil trop longtemps." - Et c'est signé "Cutie Patootie". - Oui. "Quelqu'un peut dire à mon mari que je ne vais pas le quitter pour P.Lescure?

Enfin, sauf s'il le demande..." - Là, vous faites de l'ombre. - A qui? - Aux téléspectateurs.

Il est 20h30, ils sont en pyjama... - A 20h30, ils sont en pyjama? - C'est ça, le problème.

Vous, à 20h30, vous êtes en costume, vous allez dîner avec des gens célèbres. - Donc, il faudrait que je vienne... - En pyjama, éventuellement. - A rayures? - On a des propositions. - A rayures, j'ai. - Il faudrait ternir votre image.

Un petit peu, rien de grave. Juste pour que les spectateurs se disent: "P.Lescure est humain." - On aimerait que vous soyez en train de manger un plat qui dégouline, quelque chose d'assez... - Qui bave assez largement. - On va vous montrer.

Il faut manger comme les Français mangent. - Là, c'est de la semoule. L'idée, c'est... - Ah oui, c'est vraiment dégueulasse. - Il faut parler la bouche pleine. - Posez-moi une question.

Il parle la bouche pleine. - Je n'ai pas compris la question. - Il a raison. - Essayez de me dire "anticonstitutionnellement" avec la semoule. ... - On a d'autres idées. - Je vous laisse y réfléchir.

On se revoit une autre fois. Salut, les gars. - Tu as vu comme il... - A.-E.Lemoine: Pierre!

Vous allez rester trop stylé. - P.Lescure: Je vais essayer, sans semoule. - A.-E.Lemoine: Ce sont 2 humoristes qui affichent la couleur, le rouge devenu avec elle le rouge Roumanoff, la couleur qu'elle portait pour sa première télévision, son premier spectacle.

A l'époque, France 2 s'appelait Antenne 2. - Mince, alors! Je suis interviewée.

Bernadette, calme-toi! Si j'avais su, je me serais mieux habillée. Je peux passer un petit bonjour?

Bonjour à toutes les filles du bureau et surtout à Robert! Bonjour à tante Ginette, à Toulon, à mémé à Marseille. Si je pouvais avoir un "orthographe" dédicacé de M.Drucker?

Je l'admire beaucoup. Merci, Antenne 2. - A.-E.Lemoine: Depuis, quand elle s'habille en noir, il y a toujours un rappel de rouge, un peu par superstition.

A l'opposé de la démarche du jeune Jessé. Il porte du vert de la tête aux pieds. Une preuve qu'il a du cran et du panache.

A.Roumanoff et Jessé sont nos invités. Bonsoir.

Vous avez fait la connaissance de Jessé? - A.Roumanoff: Oui! - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 2 de porter du rouge et du vert, comme prévu. - A.Roumanoff: Merci de mettre des archives pourries d'il y a 35 ans. - P.Lescure: Antenne 2 a existé! - A.-E.Lemoine: Quand je vais à la télé, on me sort des casseroles, donc il n'y a pas de raison que je fasse la même chose. - Jessé: Elle est belle, cette robe. - A.Roumanoff: C'est un ensemble Kookaï. - P.Lescure: Comme quoi, c'est avant J.-C. - A.-E.Lemoine: C'est parce que cet ensemble vous a plu que restez en rouge. - A.Roumanoff: J'aime bien le rouge.

Ca donne de l'énergie. - A.-E.Lemoine: Il y a des gens qui imaginent que vous avez des dessous rouges et des murs rouges chez vous. - A.Roumanoff: Non! - Jessé: Chez moi, c'est vert et aujourd'hui, j'ai une culotte verte.

Genre tu n'es pas au courant? - A.Roumanoff: Pierre est en grande forme, ce soir!

Il est en roue libre. - A.-E.Lemoine: Le rouge est venu par hasard.

Vous aussi, le vert, c'est venu par hasard. - Jessé: J'étais dans un magasin de peinture pour reprendre mon appartement. Il avait une promotion sur le vert.

J'ai repeint le mur. Quand j'ai pensé à l'affiche, j'ai pensé à mon salon. On a pris une photo devant le mur.

Ca rendait bien. L'affiche est donc verte. Ca a pris des proportions qui me dépassent. - A.-E.Lemoine: Vous ne saviez pas que ça porte malheur? - Jessé: Je le savais et je me suis dit que ce n'était pas grave.

Quand il y a un truc qui ne marche pas, je me dis que c'est normal. - A.-E.Lemoine: Définition de ce vert qui n'a pas vraiment de nom? - Jessé: J'ai appris que ça s'appelait "glauque".

Je trouvais ça horrible. Si on tape "glauque"...

J'aimerais des images un peu plus sympas. - A.-E.Lemoine: Ce vert accompagne votre "Message personnel", votre premier spectacle.

En impro, vous donnez des informations qu'on vous a demandées mais que vous auriez mieux fait de ne pas donner. - A.-E.Lemoine: Un spectacle que vous jouez depuis 2 ans et qui s'offre 2 mois supplémentaires au Petit Palais des Glaces. 3 T accordés par "Télérama". - Jessé: C'est beaucoup de travail à plusieurs.

Je suis content. Ca rend ma belle-mère très heureuse. Elle lit les "Télérama" comme si c'était la Bible.

Si on avait moins de 3 T, elle ne serait pas venue. - A.-E.Lemoine: A un T près! - A.Roumanoff: Je n'ai jamais eu 3 T. - A.-E.Lemoine: Vous avez 3 C pour "C à vous".

Vous ne connaissez pas les 3 C? La journaliste de "Télérama" explique qu'elle a eu envie de vous serrer dans ses bras plusieurs fois et à plusieurs reprises. Ca allait loin, le harcèlement scolaire.

Ca a été limite bureaucratisé avec des pétitions organisées à vos dépens? - Jessé: Ca a commencé en primaire, avec les jeux cruels des enfants. Il y a une lettre qui passait dans la salle de classe.

Il fallait signer de son nom. Dès qu'on signait, il fallait arrêter de me parler et de jouer avec moi. Ca a commencé comme ça, avec des jeux cruels.

Ensuite, ça a été les coûts, les insultes. Le collège, c'est ce qu'il y a de plus difficile dans la construction d'un enfant. - A.-E.Lemoine: Passer par le rire et l'humour, c'est le meilleur moyen de faire passer des messages? - Jessé: Je crois.

C'est joli, ce que vous dites! - A.-E.Lemoine: Ne soyez pas surpris!

On a l'impression que c'est un miracle... - A.Roumanoff: Ils sont venus voir votre spectacle? - Jessé: Je n'ai jamais reçu d'excuses.

J'ai l'impression que, quand on grandit, les bourreaux ont oublié, parce que c'était un détail pour eux. J'espère que les bourreaux qui voient le spectacle repensent à ce qu'ils ont fait. Les miens, je ne sais pas. - P.Lescure: Vous êtes bourguignon.

Une famille d'agriculteurs. Ca fait 12 ans que vous vivez à Paris. Quand M.Noël vous présente comme un provincial, vous renvoyez la balle. - Jessé: Ca fait 12 ans que je vis à Paris.

A force de respirer le périph, j'ai les poumons de J.Moreau! Provincial?

Je ne crois pas. Je fais un effort pour ne plus dire bonjour à mes voisins. La politesse, c'est ce qui m'est resté le plus longtemps de mon village.

Mais c'est derrière moi. Je ne leur tiens même plus la porte, à ces clochards. La mamie à qui je porte les courses, elle a un piston?

Il y a un ascenseur. Elle va l'utiliser, la vieille. "Oui, mais it's blocked." C'est pas grave, ça vous apprendra. - P.Lescure: Si vous croisez Babeth avec ses courses, vous lui montez ses paquets? - A.-E.Lemoine: Il faut que je m'habitue moi aussi à vivre dans une boîte. - Jessé: Tu as un bifton? - A.-E.Lemoine: Je n'ai jamais de monnaie. - P.Lescure: La bonne excuse!

Votre maman vous fait livrer des gros colis de légumes? - Jessé: Tout légume qui a été produit en dehors de notre ferme est suspect. Quand ma mère vient, je ne dois rien avoir dans mon frigo en légume qui soit trop beau ou trop propre. - A.-E.Lemoine: Vos parents sont divorcés.

Après leur séparation, vous avez appris que l'homme qui vous a élevé n'était pas votre père biologique. Il n'a pas mis "la petite graine", comme le dit votre mère. - Jessé: Je suis la preuve, moi qui ai connu un papa, une maman et un géniteur, qu'on n'est pas uniquement le fruit de ceux qui ont mis la graine, mais aussi le fruit de l'éducation et de l'amour qu'on a reçus.

J'ai commencé à écrire ce spectacle...

J'ai eu les prémices en 2012. C'était tellement violent, cette période, pour moi. Les gens essayaient de définir ce qu'est la famille.

Je ne m'y reconnaissais pas. J'ai commencé à écrire des petites vannes. Ca a mûri.

Ensuite, pendant le confinement, je l'ai terminé et j'ai essayé de donner ce témoignage de ce qu'est ma famille. - A.-E.Lemoine: Le monsieur de la petite graine, vous ne l'avez jamais rencontré.

Vous avez longtemps cru qu'il était israélien mais pas du tout. - Jessé: "Jessé", c'est juif, un très vieux prénom de l'Ancien Testament. Je me suis dit que c'était peut-être un indice laissé par ma mère.

Je me suis fait plein de potes feuj, je suis allé 8 fois en Israël pour découvrir que pas du tout. Je m'étais monté une histoire. - A.Roumanoff: Elle sait qui c'est?

Elle ne vous le dit pas? - Jessé: Quand je voudrais savoir, j'aurai la réponse. - A.-E.Lemoine: Elle ne vous l'a pas dit, depuis que le spectacle existe? - A.Roumanoff: Ca ne sert à rien, les légumes.

Il faut qu'elle vous dise qui est votre père. - Jessé: C'est vrai. Tu iras l'engueuler. - A.Roumanoff: Dites-lui qui est son père. - Jessé: Elle se fait engueuler par A.Roumanoff.

Elle ne va pas s'en remettre. En préparant le spectacle, je l'ai appelée pour lui dire que je vais parler de mon père, qui est israélien. Elle m'a dit qu'il était tunisien. "Quoi!" - E.Tran Nguyen: Votre mère est juive d'origine...

Rires. Vous ne racontez pas votre vie sur scène, comme le fait Jessé, qui va très loin dans ses confidences. Vous êtes admirative de ça? - A.Roumanoff: Chacun fait comme il le sent.

Je raconte des détails. Je m'inspire de ma vie, les enfants qui ne dorment pas, mon mariage...

Ce que j'aime, c'est quand la lumière s'allume et que je deviens une autre personne...

Je m'évade. - A.-E.Lemoine: On va en parler longuement, de ce 14e spectacle, "L'Expérience de la vie".

On finit par en avoir, qu'on le veuille ou non. "Message personnel", c'est jusqu'au 28 mars au Petit Palais des Glaces. C'est complet.

Anne-Elisabeth cite les dates de la tournée. L'image du jour, ce sont des nouveaux feux pour cyclistes fraîchement inaugurés à Paris. - M.Bouhafsi: C'est la grande innovation à Paris.

On parlait tout à l'heure des Vélib'. Il y a un grand changement, ce sont ces feux qui montrent ces vélos en l'air, à hauteur de cycliste. Ils sont souvent cachés par des piétons, donc inutiles.

Des nouveaux feux de signalisation ont été installés pour plus de visibilité pour les cyclistes, et donc plus de sécurité. Qu'en pensent les cyclistes parisiens? Ont-ils vu ces nouveaux feux?

Vont-ils les respecter? Suspense. - Vous avez remarqué quelque chose de nouveau sur votre trajet? - Non. - Rien de spécial. - Non. - Il y a des feux vélos, Maintenant.

Pas mal. - C'est une bonne nouvelle? Vous allez les respecter? - Oui. - Mais on est au feu rouge et vous êtes passée. - Oui! - Il faut les respecter, mais je ne suis pas sûr de tout le temps le faire. - Vous pensez que grâce à ces feux vous allez moins vous engueuler avec les piétons et les automobilistes? - On reste tous des parisiens.

On aime s'engueuler. - M.Bouhafsi: Après avoir traqué les mauvais cyclistes, nous avons rencontré l'adjoint d'A.Hidalgo en charge des Transports. - On cherche à régler des tensions qu'il peut y avoir entre les cyclistes et les piétons, notamment.

Je suis fier qu'on soit en pleine révolution à Paris. Il y a de plus en plus de vélos. C'est formidable.

Ce que nous cherchons à faire, c'est apaiser, que chacun se respecte dans les rues, sur les trottoirs. - Vous circulez à vélo, à Paris? - Tous les jours. - Ca vous arrive de griller un petit feu? - Je fais très attention.

Je vois beaucoup de cyclistes...

J'en parlais avec vos collègues, qui slaloment entre les piétons quand ils traversent. Ca m'agace. - M.Bouhafsi: Ces feux existent déjà à Strasbourg et à Perpignan, notamment.

Aujourd'hui, Poqssi, qui cumule plusieurs millions d'abonnés. - Salut. On est sur "C à vous".

C'était cool. J'ai démarré sur les réseaux sociaux en faisant des vidéos décalées, absurdes. Je rentrais dans ma chambre comme si j'étais un membre du GIGN.

Je prenais une voix de VF un peu bizarre. Si vous vous retrouvez en terrasse avec un gros bout de sucre, mais que vous n'avez pas envie de manger un gros bout de sucre, vous avez cette technique. J'aimerais bien jouer dans un film d'horreur et doubler un manga.

C'est hyper rassurant. - M.Bouhafsi: Elle a toujours rêvé d'être comédienne.

Son rêve s'est réalisé. Elle tient le premier rôle dans une série, "Dear You". C'est comme un "Emily in Paris" en français. - C'est une jeune femme très moderne qui évolue dans un milieu professionnel farfelu.

On la voit dans ses relations amoureuses et amicales. - Vous parlez H24. Ca fait 2 mois qu'elle me balade.

Si ça se trouve, il est marié. - Je me reconnais en elle, dans sa maladresse, dans ses problèmes de communication. C'est un truc sur lequel j'ai beaucoup travaillé. - Je ne sais pas comment j'ai fait pour tout faire foirer. - Parce que tu es fucked up. - M.Bouhafsi: Elle a un petit problème.

Cette série est numéro 1 sur Prime Video. - A.-E.Lemoine: On retient son nom.

Merci beaucoup. "L'Expérience de la vie", c'est la vôtre, la nôtre, le titre de votre spectacle. Ce sont des histoires de tous les jours, les évolutions de la société qu'on subit ou qu'on accompagne.

Par exemple, une bouchère qui subit et qui n'arrive plus à embaucher des plus jeunes. - On n'arrive plus à recruter! J'ai dit que ce n'est plus qu'ils ne veulent plus travailler, c'est juste qu'ils demandent à arriver moins tôt le matin, à repartir moins tard le soir, et à être payés plus.

Nous, on n'y pensait pas, à l'époque. Ils sont plus malins que nous. C'est vrai qu'en entretien de recrutement, on pose des questions qu'on ne posait pas avant.

Il y en a un qui m'a demandé si on avait un espace détente. J'ai dit: "On a les WC." "Sinon, il y a la chambre froide, mais ce n'est pas chauffé." - A.-E.Lemoine: Bienvenue à notre table pour savourer l'anguille fumée accompagnée de pommes, de noisettes et d'une sauce au beurre torréfié.

C'est préparé par A.Ferrand qui nous a régalés hier avec des huîtres. Je pense que c'est bien parti ce soir aussi.

C'est le chef d'un restaurant Eels dans le 10e arrondissement. D'où vous Viennent ces inspirations, ces personnages? - A.Roumanoff: Les gens me racontent beaucoup leur vie.

Je pose des questions, je m'imprègne. Au moment où on écrit, on ne sait pas d'où ça sort. J'essaye de parler aux gens de l'époque actuelle.

Il y a aussi une coach en relations de couple. Je fais participer le public. Il y a aussi un poème sur les réseaux sociaux.

Je parle de politique, des caisses automatiques au supermarché. - A.-E.Lemoine: C'est l'automatisatio qui vous rend folle. - A.Roumanoff: Non, mais je raconte les problèmes qu'on a quand ça ne bipe pas.

Quand tu cherches le caissier, qu'il n'est pas là, et que, dès que tu es à la caisse, il réapparaît. - A.-E.Lemoine: On est sous surveillance, malgré tout.

Les spectateurs vous racontent leur vie à l'issue des spectacles? - A.Roumanoff: Non, mais c'est de ma faute.

J'aime bien la vie des gens. Les gens me racontent leur vie parce que je pose beaucoup de questions. J'ai toujours fait ça, depuis que je suis petite.

J'écoute la conversation d'à côté, au restaurant. Je suis curieuse. - A.-E.Lemoine: Et vous parlez aussi un peu de vous.

Vous êtes divorcée. Vous êtes quinqua et prête à tout pour aller mieux. Vous êtes notamment très sensible à tout ce qui est développement personnel. - A.Roumanoff: J'ai fait une fille qui essaye toutes les méthodes.

Elle achète tous les livres. Elle essaye, elle raconte, elle essaye d'embrasser les arbres... - A.-E.Lemoine: Et ça marche. - A.Roumanoff: Ca marche plus ou moins.

Mais oui...

Là, ce n'est pas moi le personnage, mais j'ai essayé plein de choses. - A.-E.Lemoine: Pour vous, ce qui fonctionne bien, c'est la boxe.

Ce n'est pas que pour avoir des gants rouges que vous avez des gants sur l'affiche, mais vous en faites dans la vraie vie. Vous en mettez plein la poire à votre coach. - A.Roumanoff: C'est le seul sport que j'aime.

Ca me défoule. Quand j'ai une semaine dure, je fracasse. Quand tout va bien, c'est un peu plus mou. - P.Lescure: Le développement personnel, mais aussi la politique.

Vous clôturez le spectacle avec votre très culte Radio bistro. Vous pouvez commenter. - Bayrou a 73 ans comme pépé Barnier, mais ce n'est pas le même genre.

Lui, il est au taquet. Ca fait 30 ans qu'il attend et il est au taquet. Rires.

Il voulait avoir les voix des socialistes. Ils ont dit qu'il fallait changer la réforme des retraites. Il a dit oui.

Les Républicains on dit que s'il faisait ça, ils ne voulaient pas, et Bayrou a dit qu'il allait changer, sans changer, en changeant...

Rires. Il est au taquet. Avant, Bayrou était bègue et maintenant, il ne l'est plus.

Mais quand il commence une phrase...

On ne sait pas s'il va la terminer. Et quand il la termine, on est contents. - P.Lescure: Non seulement c'est drôle, mais en même temps, on a vaguement l'impression que, comme beaucoup d'entre eux la politique vous impressionne moins qu'avant.

Vous êtes donc un peu moins dure parce que vous avez l'impression qu'ils ont déjà pris des coups. - A.Roumanoff: Dire qu'ils sont tous nuls, ce n'est pas très intéressant.

C'est très difficile. Le contexte actuel, faire de la politique en ce moment...

Je n'essaie pas de fracasser les gens. Je les observe. Je sais qu'il y a de l'humanité, quand même. - A.-E.Lemoine: Certains viennent vous voir? - A.Roumanoff: Oui. - A.-E.Lemoine: On veut savoir qui, si vous êtes prévenue avant, s'ils viennent vous voir dans votre loge après. - A.Roumanoff: La dernière qui est venue, c'était R.Dati.

Elle est venue dans la loge après. - A.-E.Lemoine: Et vous parlez d'elle, après? - A.Roumanoff: Oui.

Je l'ai fait normalement. Je n'allais pas changer parce qu'elle venait. - A.-E.Lemoine: Comment vous l'imitez? - A.Roumanoff: Je ne le fais plus.

On sent qu'il ne faut pas la faire chier. - A.-E.Lemoine: Vous l'avez entendue rire? - A.Roumanoff: Je n'ai pas regardé... - A.-E.Lemoine: J'aurais mis une caméra de surveillance sur elle. - M.Bouhafsi: Votre 1er spectacle s'appelle "Bernadette, calme toi". - A.Roumanoff, comédienne de 21 ans, qui écrit ses sketches. - Sexuellement, ce n'est pas le pied.

Faut dire que je suis difficile. Ce que je cherche, c'est carrément...

L'homme de ma vie! Bernadette, calme-toi! - A.Roumanoff: Quand j'essaie de faire pleurer les gens, je les fait rire.

Ca a toujours été une catastrophe. Pour moi, faire rire les gens, c'est ce qu'il y a de plus facile. - M.Bouhafsi: Cette archive est très touchante.

Ce que vous dites, vous le pensez vraiment. Vous vouliez être actrice dramatique, mais vous faisiez rire naturellement. - A.Roumanoff: A l'époque, ce n'était pas à la mode de faire rire. - A.-E.Lemoine: Surtout pas pour une femme. - A.Roumanoff: C'était considéré comme...

Mais je cherche toujours l'homme de ma vie. Je n'ai pas évolué en 30 ans. - M.Bouhafsi: Le succès est arrivé très vite.

Vous jouiez le spectacle en 1987. Il y avait La Classe. Tout est arrivé très vite. - A.Roumanoff: J'ai raté tous les concours.

Dès que j'ai commencé à faire des sketches à 22 ans, ça a marché. - A.-E.Lemoine: Vous avez gardé en tête le conseil d'un producteur qui vous disait: "Ce n'est pas important que les gens viennent te voir une ou deux fois, c'est important qu'ils viennent te voir une 3e fois." C'est votre 14e spectacle.

Il y en a qui ont vu les 14 spectacles? - A.Roumanoff: Peut-être pas.

Peut-être. Je préfère parfois faire un nouveau sketch qui est moins abouti et qui va m'éclater parce que c'est nouveau pour moi... - A.-E.Lemoine: Que de refaire les classiques. - A.Roumanoff: Si, tout d'un coup, tu es en pilotage automatique et que tu penses à autre chose, ça ne va pas du tout.

Me mettre en danger en essayant de nouvelles choses, oui, mais en effet, il y a des artistes extraordinaires qui, parfois, ne rencontrent pas leur public. J'ai vu passer beaucoup de monde. C'est très important, pour un artiste de scène, que le public soit satisfait en sortant d'un spectacle.

C'est important de passer à la télé, mais c'est quelqu'un qui sort d'un spectacle ou qui fait un film...

Ce qui fait les grands succès populaires, c'est quand 4 personnes disent: "Je vais y aller." Pour un artiste, que ce soit en chanson ou dans les mots, c'est la même chose. - E.Tran Nguyen: Vous êtes sociétaire des Grosses Têtes depuis 2003.

C'est une bonne manière de faire des choses différentes. Avec P.Bouvard jusqu'en 2008 et avec L.Ruquier depuis 2015. - L.Ruquier: A.Roumanoff!

Toujours aux couleurs de RTL! Applaudissements. Bienvenue, Anne.

Il y a une tradition, dans cette émission. Je ne sais pas si vous regardez beaucoup la télévision le week-end... - Il faut se mettre à poil. - A.Roumanoff: A mon âge, plus personne ne me le demande. - A.-E.Lemoine: C'est A.Rami qui est à vos côtés.

Ce qui est extraordinaire, c'est que vous avez près de 38 ans de scène. Pour la première fois, vous allez vous produire aux Etats-Unis, à Seattle et Houston? - A.Roumanoff: Ce n'est pas la première fois, mais je vais à Seattle, Houston et Austin. - A.-E.Lemoine: L'anglais, ça va?

Rires en plateau. Il n'est pas question de faire une tournée américaine comme G.Elmaleh? - A.Roumanoff: Je l'admire.

Une fois, j'avais essayé, mais c'est space. Tu as l'impression de faire du saut en parachute dans le vide. Tu as l'impression de recommencer à zéro. - A.-E.Lemoine: Les gens riaient aux mêmes endroits? - A.Roumanoff: Oui, quand ils comprennent ce qu'on dit. - A.-E.Lemoine: "L'Expérience de la vie", avant Houston, Seattle et Phoenix. - A.Roumanoff: Pas Phoenix.

Mais ce n'est pas grave. Je joue aussi à Québec. - A.-E.Lemoine: D'ici là, c'est le théâtre des Mathurins.

A.-E.Lemoine donne les dates de tournée. - A.Roumanoff: Dès maintenant aussi.

J'ai plein De dates à Amiens, Strasbourg, Lyon, Tours... - A.-E.Lemoine: Vous êtes la marraine d'un fonds de dotation pour les femmes en difficulté. "Message personnel", c'est jusqu'au 29 mars.

C'est complet au Petit palais des Glaces. N'hésitez pas à grignoter l'anguille fumée préparée par Adrien. Tout de suite, les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir!

Nous sommes le 18 février. L'état de santé préoccupant du pape. Heureusement, on a de bonnes nouvelles.

Ils ont sans doute décidé de rentabiliser au max leur visite au Vatican. - Hier soir, le pape François n'avait pas de fièvre. Il était de bonne humeur le matin.

Il avait même pris son petit-déjeuner. - B.Chameroy: Les selles sont moulées.

La santé du pape inquiète, mais cela permet de réaliser de superbes transitions en plein journal. - Le pape François est hospitalisé depuis vendredi à Rome pour une bronchite. Son état était jugé stable hier soir.

Petit miracle, en football, la Ligue des champions... - B.Chameroy: Politique.

Avec la guerre des chefs chez Les Républicains, qui deviendra le chef du parti? Entre Retailleau et Wauquiez, on a une petite intuition. - Parmi les principales figures de droite, qui est derrière vous? - Le maire de Valence.

F.Portelli, élue très engagée à laquelle vous donnez souvent la parole. V.Jeanbrun, maire de L'Hay-les-Roses.

B.Chameroy invente des noms. - B.Chameroy: Ca vous parle?

Tant pis. - Vous la connaissez, cette configuration? On a perdu, l'un contre l'autre.

Le journaliste acquiesce. ... - B.Chameroy: Il pourra toujours rejoindre la tournée farfadet des Haute-Loire.

Il peut passer du drame au four en une seconde. - Maintenant...

Musique dramatique. Une fois que j'ai dit ça... - C'est les jeunes contre les moins jeunes ou les vieux? - C'est votre commentaire. - Je vous cite un certain nombre de personnalités. - Ca veut dire que vous ne m'écoutez pas. - J'ai essayé d'avoir de la suite dans les idées.

Musique guillerette. - J'essaie d'avoir de la constance. Musique dramatique.

Vous tenez à nous opposer. Rien n'est plus dur qu'un âne qui ne veut pas entendre. Musique guillerette.

Je ne vous mets pas dans la catégorie des ânes. - Ils sont tous derrière B.Retailleau.

Musique dramatique. - B.Chameroy: Amour, maintenant.

A tous les tourtereaux qui nous regardent, voici un message de Philippe, du Puy du Love. - Bonsoir. - Bonsoir. - Vous avez un message pour les amoureux?

Nous sommes vendredi soir... - Ca s'appelle un démarrage en côte. - Merci beaucoup, P.de Villiers. - B.Chameroy: Dans le reste de l'actualité, la métamorphose de J.Bardella depuis son acquisition du kit "Top credibility politique" qui comprend plusieurs accessoires pour faire sérieux.

Depuis qu'il a opté pour le kit, il a une barbe et une paire de lunettes. Où s'arrêtera-t-il? - On commence par parler du sort de l'Europe... - B.Chameroy: C'est bougrement bien fait.

J.Bardella répondait aux questions d'A.de Malherbe, très contente d'avoir retrouvé sa place.

Elle lui avait été chipé par X.Bertrand il y a quelques jours. - Est-ce que ça va continuer comme ça à Mayotte?

Bien sûr que non. Est-ce qu'on peut continuer à faire comme si de rien n'était? Bien sûr que non.

Pourquoi? Parce que j'ai cette volonté politique. Pourquoi?

Il y a une vengeance? Pas du tout. - B.Chameroy: Les politiques mènent la vie dure aux journalistes.

C'était le cas de F.Roussel. Le président du PC était complètement rayé. - Je ne pense pas. - Et sur le maintien de la paix? - Je ne pense pas.

Vous vous rendez compte? Un plan de paix durable, sérieux. Un cessez-le-feu.

Un plan de paix durable et sérieux. Sacrifier. Sacrifier.

Mettre sur la table. Mettre sur la table. Il faut se battre.

Il faut se battre tout de suite. J'ai fait une proposition. J'ai fait une proposition.

J'ai fait une proposition... - B.Chameroy: Télévision, avec ce nouveau jeu diffusé depuis ce matin sur TF1.

C'est une sorte de ping-pong qui consiste à prouver que vous connaissez bien le gars qui se trouve en face de vous. Adrien Gindre affrontait B.Retailleau. - Adrien Gindre. - B.Retailleau.

Ils répètent leur prénom. - B.Chameroy: Il n'a pas articulé à la fin.

Le point est refusé. J.Castex est un vrai goût.

Le gars se prend pour Usher depuis sa garde à vue. Avec la casquette sur le côté...

L.Delahousse anime maintenant "38,2" après "13h15, le dimanche". - De tractations en coup d'éclat...

C'est cette partie de poker que nous allons vous raconter. - B.Chameroy: Qui a dit que les hommes étaient incapables de faire 2 choses en même temps?

Certainement pas F.Lenglet. C'est un homme? - OUI. - B.Chameroy: Ce matin, il a pondu un édito sur l'économie en se décrottant le nez. - Vous savez, chez nous...

Depuis 2021...

Pour rassurer... 85 %...

Nouveau virage à 180 degrés...

Le moindre signe de l'empereur... - B.Chameroy: A l'heure qu'il est, il est toujours en train de...

C'est filmé, la radio! Bonne nouvelle...

Cigales. Accent marseillais. Les jours rallongent! - Le melon de Cavaillon!

Il vient enfin d'obtenir son IGP. - Vous êtes une cible. G.Depardieu aussi. - Et alors? - Je trouve que G.Depardieu est un immense comédien. - Et je suis un immense écrivain.

Il y a un point commun. Il y a une haine du talent, du génie. Je sors un livre en alexandrins.

J'ai mis 5 ans à le faire. Il fait 300 pages. - Le melon... - Je fais une revue littéraire extrêmement pointue.

Jamais "Libé" n'en parlera. - B.Chameroy: A.Pannier-Runacher était l'invitée de "C politique", présenté par F.Letellier qui rêverait de participer au jeu des prénoms sur TF1. - Ca ne marche pas. - Clément, Clément. - Encore une fois... - Clément...

Julie. Julie. Julie.

Hugo! C'est fini. Hugo. - B.Chameroy: 5 à la suite.

Il était fan de B.Murray. Il a fait vivre une interview sans fin à son invitée. - Il y a aussi une ligne Roissy-Pau.

Ce n'est pas très écolo. Il existe déjà un avion entre Roissy et Pau. Le Premier ministre veut une ligne entre Orly et Pau.

C'est un doublon. Il y a 2 lignes d'avion...

Il existe un Roissy-Pau. Pourquoi faire un Orly-Pau en plus? - B.Chameroy: "Pourquoi faire un Orly-Pau?" A.Pannier-Runacher maîtrise la provocation. - Je reprends le sujet à l'envers.

Elle parle à l'envers. Rires en plateau. - A.-E.Lemoine: Personne n'y aurait pensé! - B.Chameroy: Si, mais il y a un con qui a décidé de pousser le truc jusqu'au bout.

Mais on la comprend limite mieux quand elle parle à l'envers. - En 2024, on augmente et on obtient une augmentation du budget de 10 milliards d'euros avec organ...

Propos incompréhensibles. Les scientifiques convergent. Lorsque votre poêle est abîmée, il faut en changer. - B.Chameroy: On referme les actualités avec l'événement de ce soir, sur la banlieue, présenté par M.Bouhafsi.

Il était l'invité hier de franceinfo. Visiblement, il y a eu, comme on dit, "une couille dans le potage". Ce qui va suivre a été diffusé tel quel. *-Votre invité est tous les soirs à la table de l'émission "C à vous".

Il fait aussi des documentaires comme celui qui sera diffusé demain soir sur France 2. Son titre: "La banlieue, c'est le paradis." *-Bonjour, monsieur Obispo. - B.Chameroy: Sachez que Mohamed sera en tournée demain à Lille, à Chartres et au Mans.

Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Bravo!

Sur France 5, un doc conso. Merci d'avoir accepté notre invitation. On salue nos téléspectateurs.

A très bientôt. Excellente soirée.