Mélenchon ne nous prépare pas à nous battre nous-mêmes, au contraire
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« Mélenchon n'est pas le dernier à jouer du Cocorico. Sur ce terrain, il va dans le même sens que Le Pen et que l'extrême droite. »
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« Mélenchon expliquer au patron du Médef à Roland Garos, qu'il était dans leur intérêt d'augmenter les salaires pour éviter une récession. »
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« N'importe quel travailleur sait que lorsqu'un patron augmente les salaires, on croirait qu'il s'arrache le cœur. Parce que le béabat de l'exploitation, c'est précisément que toute hausse de salaire signifie une baisse de profit. »
- 2:11Fait
« C'est précisément cette politique qui déboussole notre camp. Elle crée des illusions de l'attentisme et de la passivité. »
Temps de parole
- ?100 %
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Et face à l'évolution guerrière et nationaliste de la société, et bien Mélenchon n'est pas le dernier à jouer du Cocorico. Sur ce terrain, il va dans le même sens que Le Pen et que l'extrême droite. Et je le redis, c'est le combat de classe qui est décisif pour le monde du travail et pour l'avenir de l'humanité. Et est-ce que Mélenchon nous prépare à cela ? C'est l'inverse. Il désarme les travailleurs en laissant croire qu'il est possible de concilier les intérêts de la bourgeoisie, les exploiter, en expliquant qu'il y aurait une bonne politique pour gérer le capitalisme. Il les désarme en ranimant les illusions électoralistes et en faisant croire au sauveur suprême. Vous avez peut-être vu Jean-Luc
Mélenchon expliquer au patron du Médef à Roland Garos, qu'il était dans leur intérêt d'augmenter les salaires pour éviter une récession. Il voulait les convaincre que aussi avait tout avait tout à y gagner. Quelle fut la réaction des grands patrons ? Ils lui ont rizé. Cela a choqué parce que cela montre bien combien le patronat n'a rien à faire des problèmes des travailleurs. Mais si on y réfléchit, la scène était quand même assez rés. Qu'est-ce que Mélenchon espérait qu'il réponde ? Oui, monsieur Mélenchon, vous nous avez convaincu. On n'y avait pas pensé, mais augmenter les salaires est une excellente idée. C'est ce qu'il attendait comme réponse.
N'importe quel travailleur sait que lorsqu'un patron augmente les salaires, on croirait qu'il s'arrache le cœur. Parce que le béabat de l'exploitation, c'est précisément que toute hausse de salaire signifie une baisse de profit. Les patrons ne s'enrichissent pas avec des comptes de fait. Ils savent que c'est leur profit ou nos salaires. Eux, ils ont une conscience aigue de leur intérêt et la lutte de classe, il l'amène. Tous les jours. Ils sont bien plus conscients que notre camp. Et si la conscience est tombée si bas dans le monde du travail, et bien c'est précisément parce que nous baignons dans ce discours servi par la gauche et les syndicats selon lequel il suffirait d'un peu plus de justice sociale et fiscale, d'un peu plus de dialogue entre
prétendus partenaires sociaux et qu'avec un peu plus de sens d'irresponsabilité de la part des patrons, tout irait bien dans le meilleur des mondes. C'est précisément cette politique qui déboussole notre camp. Elle crée des illusions de l'attentisme et de la passivité et nous n'avons plus le temps. Il faut mener la guerre contre le pouvoir de la bourgeoisie et de son système et il faut que ceux qui sont convaincus de cela militent dans cette perspective et ils pourront le faire avec nous dans notre campagne. Nie.