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interviewBFMTV· 30 juin 2026 70 min

Primaire, programme... Olivier Faure présente le projet du PS pour 2027

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mesdames et messieurs, merci d'être présente et présent parmi nous ce matin pour cette présentation d'un projet qui vient d'être adopté et dont Chloé dans quelques instants vous donnera vous rappellera quelles en sont les grandes lignes. Depuis plusieurs années, nous avons pris l'habitude de vivre au rythme des crises. la pandémie, le Covid, la guerre en Ukraine, les tensions géopolitiques, l'accélération du dérèglement climatique, les bouleversements provoqués par l'intelligence artificielle.

Chacune de ces secousses semblait exceptionnelle. En réalité, elle dessine un même paysage. Nous sommes entrés dans un monde où les grandes transformations sont désormais permanente.

La canicule que nous venons de vivre nous rappelle avec une force particulière ses changements, ses bouleversements. Elle n'est pas cette canicule simplement une question environnementale. Elle interroge notre manière de travailler, de construire nos villes, de protéger les plus fragiles, d'organiser nos services publics, de produire notre énergie ou encore d'aménager notre territoire.

Elle révèle aussi une vérité simple. Face au bouleversement du siècle, nous ne sommes pas toutes et tous égaux. Les plus modestes, les travailleurs exposés, les personnes âgées, les enfants, ceux qui vivent dans des logements malisolé en paient toujours le prix le plus élevé.

Cette réalité nous oblige. Pendant longtemps, la politique a consisté à réparer les crises après qu'elles produire leurs effets, à poser des rustines. Cette manière de gouverner n'est plus suffisante.

Gouverner au 21e siècle, c'est comprendre les transformations avant qu'elle ne nous dépasse. C'est préparer plutôt que subir. C'est anticiper plutôt qu'improviser.

Et en la matière, nous avons aujourd'hui un contreemodèle à la tête de l'État. Qui aurait pu prédire ? Je reprends là les mots du chef de l'État.

C'est en cet état d'esprit que nous avons élaboré ce projet. Il est le fruit d'un très long travail d'écoute, de rencontre avec des citoyens, des chercheurs, des intellectuels, des syndicats, des associations, des élus. Et je veux à ce moment précis saluer le travail immense qui a été conduit sous l'égide de Chloé Ridel qui a permis peut-être aussi par sa jeunesse, son talent de revisiter ce que nous avions nous-mêmes finalement peut-être paresse l'habitude de dire et de complètement retrouver un esprit, une ardeur, une forme d'innovation qui ne nous était peut-être plus familière.

D'abord en reprenant comme angle celui de la liberté. J'y reviendrai dans un instant. La question c'est effectivement pour nous toutes et tous de retrouver la maîtrise de notre destin.

Et au fond, le titre de ce projet résume la question qui traverse aujourd'hui la société française. Comment vivre libre dans un monde où tout semble nous échapper ? Comment vivre libre lorsque le logement devient inaccessible ?

Lorsque le travail ne garantit plus toujours une vie digne, lorsqu'on attend des mois un rendez-vous médical, lorsque des grandes plateformes numérique organise notre accès à l'information, oriente nos comportements et capte notre attention lorsque les décisions qui enfancent notre quotidien semblent toujours prises plus loin de nous. Depuis plusieurs mois, nous sommes allés à travers la France. Sans doute quelques-uns d'entre vous ont-ils suivi notre parcours avec ce que nous avions appelé la France Parlons-en ?

Nous avons écouté, entendu des histoires singulières, différentes, mais derrière leur diversité revenait un même sentiment, celui d'une perte de maîtrise. Beaucoup de nos concitoyens ont le sentiment que leur vie dépend désormais davantage des marchés, des algorithmes, des crises internationales ou des décisions plus que de leur propre volonté. Cette inquiétude est le terro de la défiance démocratique lorsqu'un peuple a le sentiment qu'il ne décide plus de son avenir.

Il doute de la politique puis il doute de la démocratie elle-même. Notre projet est partie de cette réalité-là. Notre ambition est simple. redonner aux Français les moyens de prendre de reprendre la maîtrise de leur vie et collectivement de notre destin.

Et donc notre volonté est d'assurer une liberté des égos. Nous avons choisi donc de placer la liberté au cœur de ce projet. Certains peut-être s'étonneront.

Ils sont habitués à l'idée que la liberté est d'abord revendiquée par ceux qui se prétendent libéraux. Pourtant, il n'y a rien de plus fidèle à notre histoire, à celle du socialisme français, que de placer la liberté au cœur de notre projet. Depuis plus de deux siècles, notre famille politique poursuit une même ambition.

Faire en sorte que la liberté ne soit pas le privilège de quelques-uns, mais le bien commun de tous. Je ne vais pas ici vous refaire la longue histoire qui nous raccroche à la révolution de 89 ni même à celle de 1830 1848 où époque après époque nous avons cherché à définir la gauche à chercher et à définir ce qu'était la liberté. une liberté des égos, une liberté qui permette à chacune et à chacun de maîtriser son destin.

Notre projet s'inscrit dans cette histoire car la liberté que nous défendons n'est pas celle du plus fort. Ce n'est pas la liberté d'un marché sans règles. Ce n'est pas celle du renard qu'on lâche dans le poulailler.

Ce n'est pas la liberté de quelques-uns d'accumuler chaque jour davantage pendant que les autres voient leur horizon se fermer. Nous défendons une autre liberté. celle des égos, vous l'aurez compris.

Et dans le combat que nous avons aujourd'hui à mener, ce combat pour la liberté est un combat axial central. Je le dis parce que il y a deux définitions qui vont désormais s'opposer. C'est vrai à l'échelle du monde.

Ce sera vrai à l'échelle de cette élection présidentielle. à l'échelle du monde, chacun l'a bien compris, il y a aujourd'hui une internationale réactionnaire qui défend une autre idée de la liberté qui est celle d'avancer sans contrainte, de permettre à quelques-uns d'avancer et de concentrer davantage de pouvoir et d'argent chaque jour, chaque jour davantage. Et puis il y a cette clé que nous défendons et que je viens de redéfinir devant vous et que Chloé fera encore dans un instant.

Ce que nous voulons faire, c'est adopter une attitude de combat frontal contre ceux que l'on appelle les libertariens qui ont partout dans le monde en réalité des visages qui se ressemblent qui sont à chaque fois celui de l'extrême droite. Et ce combat là, il est essentiel. Vous l'aurez noté, pendant longtemps, l'extrême droite en France a cherché à se masquer, à cherché à éviter d'être catalogué, d'être renvoyé à son histoire, renvoyé à son idéologie.

Et pourtant, pourtant à l'approche de l'élection présidentielle, chaque jour, on découvre derrière les propos de Jadan Bardella ce qu'il est véritablement. Au fond, il n'est qu'un libertarien parmi d'autres. Il est de ceux qui ont été se faire adoubés par Trump.

Il est de ceux qui participent à tous les congrès de cette internationale maga. Il est de ceux qui au fond n'ont aucune autre imagination que celle de copier servilement ce qu'aujourd'hui l'extrême droite de Miley, celle de Trump, celle qui vient de gagner au Chili ou en Bolivie et qui au fond cherche à étendre l'emprise des internationales réactionnaire sur notre pays. Et c'est la raison pour laquelle nous ne pouvions pas laisser la liberté dans les mains de l'extrême droite comme à d'autres époques.

Nous avons peut-être par défaut de lucidité, par volonté de ne pas entrer dans des pièges qui nous étaient tendus à l'époque par Nicolas Sarkozi, nous n'avons pas voulu rentrer dans le débat sur l'identité à tort. Le vide a été comblé par d'autres. Nous n'avons pas toujours su sur la laïcité définir ce qu'elle était avec suffisamment de précision à tel point que aujourd'hui elle est devenue dans les mains de l'extrême droite un outil exclusif qui sert en réalité à se battre contre une seule religion l'islam.

Nous n'avons pas toujours fait attention au fait que il chercherait à retourner jusqu'à l'état de droit dont aujourd'hui ils disent qu'il n'est pas inamovible et qu'il s'oppose à la souveraineté populaire. Et nous devons être attentifs au fait que demain ils utiliseront jusqu'au féminisme pour chercher à opposer les uns aux autres. Et donc j'allais dire chers camarades on en est pas là je m'emporte.

Je me reprends et j'allais dire donc que ce combat là est un combat qui est un combat existentiel. Le combat que nous allons mener à partir des prochains jours, des prochaines semaines, des prochains mois qui nous conduira à l'élection présidentielle de 2027 est un combat que nous n'allons pas enjamber. Je lis, j'entends parfois que certains imagineraient que nous pourrions déjà faire l'impasse sur l'élection présidentielle, que nous considérerions comme déjà perdu et que nous serions déjà à penser à la recomposition qui suivra.

Il n'en est rien. Nous allons nous battre comme des chiens du premier au dernier jour. Et le premier jour, c'était effectivement le jour de ce vote sur le projet.

J'ai souvent lu sous vos plumes ou derrière vos caméras ou en vous écoutant à la radio que le socialiste n'avait pas de projet, le socialiste n'avait rien à dire. C'était au-delà du caractère légèrement discourtoi le fait que vous n'aviez peut-être pas toujours écouter ce que nous disions, que vous aviez peut-être et c'est de notre faute privilégier ce que peuvent être les débats internes, souvent riches et nourris qui permettent de nourrir aussi la presse politique. Mais la vérité c'est que nous n'avons jamais cessé de travailler, nous n'avons jamais cessé de proposer.

Au cours des années qui viennent de s'écouler, chaque semaine au Parlement, nous avons fait des propositions alternatives à celles de la droite et de l'extrême droite. Et il fallait effectivement un moment où tout ça puisse être remis en perspective, ce que nous avons fait à travers ce projet. Et désormais voilà le socle, la base à partir de la duquel notre candidat à l'élection présidentielle partira dans cette échéance et défendra pied à pied ce que la gauche et les écologistes peuvent défendre ensemble ce que je souhaite ardemment.

Voilà chers amis et pour certains d'entre vous moins nombreux chers camarades, voilà ce que je voulais dire en introduction laissant la parole à Chloé que je salue à nouveau et dire que c'est une nouvelle génération qui a aussi pris le pouvoir dans ce parti qui a fait en sorte de renouveler notre pensée, nos habitudes, nos pratiques. Pas assez encore de mon point de vue mais ça viendra. Et donc voilà un de ces visages, celui de Chloé qui est un visage inspirant et en tout cas qui nous a permis d'aboutir à un résultat que je salue à nouveau.

Merci. [applaudissements] Bonjour à tout le monde mesdames et messieurs. Merci Olivier pour tes mots, ta présentation.

Moi, je commencerai par dire que le nouveau projet du Parc socialiste, il a désormais été adopté jeudi dernier par les militantes et les militants avec 83 % de votes favorable et je crois que ce résultat est important, qu'il donne à ce projet une légitimité politique claire et je le dis, ce projet sera celui que défendra que devra défendre le candidat ou la candidate qui représentera le Parti socialiste lors de la prochaine élection présidentielle. Euh toutes celles et tous ceux qui voudront le soutien du Parti socialiste devront auront à faire avec ce projet qui bénéficie d'une double légitimité, non seulement le vote des militants, mais en amont tout le travail collectif euh qui s'est déroulé, les amendements qui ont été très nombreux. Je vais revenir très rapidement sur la méthode Olivier, tu en as dit un mot qui euh a présidé à la refondation du projet socialiste depuis près d'un an maintenant.

Nous avons euh fait un Tour de France d'écoute qui s'appelait Notre France parlons-en. Nous avons mené plus de 200 auditions avec des scientifiques, des représentants d'association, de syndicat, d'organisation. Nous avons recueilli des contributions militantes de nos fédérations.

J'ai travaillé avec l'ensemble des sensibilités du Parti socialiste qui m'entourait dans un comité de de pilotage et je me réjouis qu'à la fin, au bout de ce processus de refondation, nous ayons pu valider à l'unanimité du Bureau national la transmission du projet aux militants. Pendant la phase d'amendement, il y a eu des milliers d'amendements qui sont venus conforter les grands axes politiques du texte, mais aussi l'enrichir et le corriger par endroit. Ce projet, ils disent ce que nous sommes, c'est-à-dire une gauche radicale de gouvernement qui se tient sur ces deux jambes.

Radicale parce que notre ambition de transformation est profonde. Nous sommes une gauche de transformation et quand on voit aujourd'hui la canicule, la crise climatique, plus personne ne peut faire croire que des demi-mesures suffiront, que le business as usual peut continuer. Et c'est ce besoin de radicalité que l'époque exige, je peux le décliner dans d'autres domaines que celui de la crise climatique.

Je peux aussi parler du pouvoir d'achat, de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, du mauvais état des services publics, de la justice fiscale. tout ça, il faut une ambition radicale qui qui est la nôtre et gauche de gouvernement parce que nous restons toujours fidèle à notre méthode, c'est-à-dire le dialogue, la recherche du compromis, le refus de la violence, le respect de la démocratie. C'est cette identité qui est celle du Parti socialiste et que ce projet vient réinfirmer.

Le grand combat de la gauche aujourd'hui, je le crois, c'est de refermer la parenthèse libérale qui s'est ouverte dans les années 80 et proposer une alternative. Il faut mettre fin à cette mondialisation sans règle équitable qui a dérégulé, qui a concentré les richesses, qui a affaibli la puissance publique, fragiliser nos emplois, nos industries, nos territoires, qui a aussi produit de nouvelles dépendances dont on a aujourd'hui du mal à sortir et qui aujourd'hui évolue vers un capitalisme brutal que nous appelons nous prédateur de prédation qui accélère le dérèglement climatique, qui se dresse contre la démocratie. Et donc ce combat contre ce capitalisme là, Olivier l'a dit, c'est un combat pour la liberté.

Pas la liberté réduite au laisser faire, pas la liberté du marché sans règle, pas la liberté des plus puissants contre tous les autres, mais la vraie liberté, c'est-à-dire celle qui permet de choisir sa vie, de vivre dignement de son travail, d'avoir de trouver à se loger, à se faire soigner, se déplacer, être respecté, ne pas subir de discrimination. cette promesse de liberté là, elle n'est pas tenue aujourd'hui aussi bien à l'échelle individuelle qu'à l'échelle du peuple français et même du continent européen. Et donc c'est le sens de notre projet, vivre libre, pouvoir permettre à chacune et à chacun de choisir sa vie et au peuple français de maîtriser son destin et de retrouver sa souveraineté.

La liberté, elle est au cœur de du discours socialiste depuis Jean Jorè, mais là, je choisis ce matin de citer Robert Badentire qui disait que la gauche n'est elle-même qu'autant qu'elle est porteuse de liberté nouvelle. Libération de la faim, de l'ignorance, de la maladie, de la peur. Libération aussi du mépris, de l'humiliation, de la solitude, du rejet et des pesanteurs sociales qui écrasent les plus faibles et les plus démunis.

C'est cette boussole là que nous reprenons et vous voyez bien que face au capitalisme technologique qui capte nos données, notre attention qui en font marcher, l'enjeu c'est bien de savoir comment rester libre face à l'intelligence artificielle aussi face à la canicule. dans des écoles fermes, c'est aussi la liberté qui régresse. Et je veux devant vous citer euh pour terminer mon propos et avant de laisser la place aux échanges, citer 10 priorités politiques que nous souhaitons particulièrement mettre en avant.

La première, c'est la revalorisation du travail par la hausse des salaires, par la reconnaissance des métiers essentiels et par le partage de la richesse et de la décision. en entreprise en évoluant vers un vrai régime de codétermination en entreprise qui permettent d'avoir 50 % de représentants de salariés dans tous les conseils d'administration des entreprises de plus de 500 salariés. La deuxième priorité que je veux citer, c'est celle du pouvoir d'achat que nous ne traiterons pas sous le seul angle de l'augmentation des salaires, mais sous l'angle de la baisse des dépenses dites contraintes, le logement, l'énergie, l'alimentation, les transports qui ont augmenté beaucoup plus vite que les salaires ces 30 dernières années et qui sont le problème véritable du pouvoir d'achat dans ce pays.

Et on va faire baisser cette dépenses contraintes par des politiques de puissance publique affirmé et déterminée. Troisème priorité, je veux vous parler des sécurités que nous avons à construire. Contrairement à l'extrême droite qui réduit le débat sur l'insécurité à la seule figure de l'étranger et de l'immigré, nous voulons nous réapproprier le combat contre les insécurités et les conjugués au pluriel parce qu'il y a certes et oui, l'insécurité physique.

Il faut lutter contre la délinquence, contre les incivilités du quotidien, contre le narcotrafic aussi l'insécurité sociale, celle que l'on ressent lorsque l'on n' pas accès aux soins de santé. par exemple 6 millions de Français qui n'ont pas de médecins traitants dans ce pays. Nous parlons de cette insécurité-là, l'insécurité environnementale et écologique.

On l'a vu euh ces derniers jours, c'est une question de vie ou de mort. Quand en 2050, il est prévu 50°R à l'ombre à Paris, mais pas qu'à Paris, dans toutes les villes, il nous faut nous adapter au réchauffement climatique. La climatisation, c'est très bien et c'est nécessaire, mais ça ne suffira pas.

Il faudra adapter tout le parc de logement existant. On propose une prime climat unique sans avance de frais pour permettre à tous les Français qui en ont besoin de faire rénover leur logement, rénover les bâtiments publics, écoles, hôpitaux et pad en priorité, adapter nos villes en désimperméabilisant les sols, en remettant des arbres, de l'eau, de la fraîcheur, bref du bon sens. Mais quand par exemple Anniealgo l'a fait à Paris euh ces ces ces dernières années, elle a elle a été la cible d'attaque terrible alors même qu'en fait elle luttait euh pour la vie puisque c'est vraiment une question de vie ou de mort que de réduire la place de la voiture à Paris.

On s'en rend compte euh aujourd'hui. Et donc dans cette continuité, nous construirons les sécurités et toutes les sécurités pour les Français. La 4ème priorité que je veux évoquer, c'est la réindustrialisation.

Pour nous, l'industrie c'est pas juste une question économique, on la place au cœur hein de notre programme économique, de notre ambition économique, mais la désindustrialisation, c'é aussi un problème social, une crise politique, une crise territoriale. Et donc nous voulons réindustrialiser avec quatre piliers en fait hein. C'est c'est simple qu' a Macron qui apporté une certaine politique qui consistait à déréguler le marché enfin le code du travail, à faire baisser ce qu'il appelle lui le coût du travail et à organiser des sommets à Versailles.

C'est une politique qui se défend. Nous nous pensons qu'il faut d'abord rendre l'énergie l'énergie l'accès à l'énergie qui est vitale pour nos industries moins cher, plus sûre, souveraine. Donc construire une vraie souveraineté énergétique avec un mix décarboné 100 % en 2050 avec du nucléaire autant que nécessaire et du renouvelable autant que possible.

C'est la formule que nous que nous voulons consacrer. Donc de l'énergie mais aussi des investissements beaucoup plus ciblés. arrêter de de saupoudrer les aides aux entreprises plus de 200 milliards d'euros par an et les concentrer dans les secteurs d'avenir, mettre fin aux effets d'oben, le crédit impôt recherche qui est versé à l'agroalimentaire par exemple, on c'est on se demande bien pourquoi reconcentrer cet argent dans les secteurs dont nous avons besoin.

Un effort enfin de formation et la protection du marché. Quand on parle d'industrie, c'est la langue mort de la politique industrielle d'Emmanuel Macron. protéger le marché européen.

Je suis député européenne. Nous menons ce combat-là, il est long, il est pénible mais progressivement on fait bouger les choses. Quand vous avez la Chine en face et sa politique de maximalisme industriel, on perdra notre industrie si on ne sait pas protéger, faire du protectionnisme, ça n'est plus un gros mot pour nous, notre marché.

Et donc ça m'amène à la 5è priorité qui est la construction d'une souveraineté européenne. Je crois que c'est ce qui nous distingue aussi à gauche vis-à-vis de la France insoumise qui moi je ne les entends plus parler d'Europe. Pourtant aujourd'hui la construction d'une souveraineté européenne c'est la condition de notre liberté comme peuple.

Le peuple français face aux États-Unis, face à la Chine, face à la Russie, sans souveraineté, il n'y aura pas de liberté. Et donc nous voulons construire la souveraineté européenne dans tous les domaines. Souveraineté alimentaire, souveraineté industrielle. souveraineté dans le dans les services numériques, système de paiement, dépendant euh des Américains.

Pour cela, il faut changer la donne et faire le saut euh qui nous conduira à la souveraineté européenne. 6e priorité que je veux citer, c'est l'école et la réussite éducative parce que nous avons trois mesures emblématiques en la matière à faire. Réduction du nombre d'élèves par classe à 19 élèves maximum par classe dans toutes les classes de France.

C'est la mesure euh qui fera la différence euh pour améliorer radicalement la réussite éducative dans ce pays et pour améliorer derrière la productivité et le capital humain en France qui baisse. C'est aussi la revalorisation du salaire des enseignants pour atteindre la moyenne de l'OCDE. Quand même en France, nos enseignants sont moins bien payés que la moyenne des pays de l'OCDE.

Et c'est remettre de la mixité sociale dans les classes, la mixité scolaire. et dans la même continuité démocratiser l'accès au métiers scientifiques et de l'innovation notamment pour les enfants d'ouvriers, d'employés, pour les enfants des quartiers populaires et des campagnes qui n'ont pas accès à ces métiersl et on perd énormément de talent par en se voilà en se privant de ces talents par les inégalités de de de destin et d'accès à l'information. La lutte contre les violences sexistes et sexuelles également est au cœur de notre programme la protection de l'enfance.

Nous portons ces derniers jours, vous l'avez vu, la loi intégrale qui sera examinée à l'automne, mais c'est là le cœur de notre politique en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dont celles faites aux enfants. Je veux aussi citer l'intelligence artificielle, 8e priorité. Nous, notre philosophie, elle se résume rapidement.

On veut que l'intelligence artificielle soit mis au service du bien commun et pas au service du profit de quelques-uns. Et donc, comment est-ce qu'on met l'intelligence artificielle au service du bien commun ? et ben en bâtissant une intelligence artificielle souveraine avec un pôle public de l'intelligence artificielle qui associe le CNRS, nos universités mais aussi nos entreprises les plus innovantes en la matière et industrialiser toute la chaîne de valeur de l'intelligence artificielle, tout ce dont on a besoin, notamment les puces et puis utiliser l'IA euh non pas pour faire des choses dont parfois sincèrement on n pas besoin, c'est-à-dire générer des images sympathiques ou des vidéos marrantes, mais par exemple pour améliorer les services publics, faire en sorte que sur la pour la justice le traitement des plainte contre les auteurs de violence sexistes et sexuelles soit plus rapide pour aussi faire tourner nos données de santé et les mettre au service d'une politique de prévention personnalisée avec lien, on peut faire des merveilles pour améliorer la santé et et et faire des recommandations au plus proche de la santé de chacun. donc mettre LIA au service du bien commun, mais d'abord il faut qu'on puisse maîtriser ces outils et être vraiment souverain en la matière.

Je veux dire un mot 9e priorité, j'en ai bientôt terminé sur la politique d'immigration puisque moi je suis députée européenne, il y a 10 jours au Parlement européen a été voté ce qu'on appelle le règlement retour. C'est que c'est quelque chose d'inédit. On va pouvoir en Europe renvoyer euh des étrangers dans des centres de rétention où ils pourront être d'études jusqu'à 2 ans sans procès dans des pays dont ils ne sont même pas originaires à l'étranger.

L'extrême droite au moment de ce vote s'est levé et a crié en anglais renvoyez-les Demembac. Donc on assiste là à un durcissement euh de la politique d'immigration qui pour nous sous l'impulsion de la droite et l'extrême droite devient à la fois inhumaine mais aussi inefficace. Et nous opposons une politique d'immigration et d'intégration par le travail.

Nous l'assumons. Nous voulons d'abord retirer la politique d'immigration du ministère de l'intérieur. Ça n'a aucun sens que le ministère de l'intérieur soit seul responsable en la matière.

On veut créer un secrétariat d'État placé sous l'autorité du premier ministre parce que la politique d'immigration c'est pas que de la sécurité, c'est de l'éducation, c'est du travail, c'est de la santé, c'est de l'apprentissage de de la langue et donc ce sera planifié de de cette façon et on veut porter une politique assumée de régularisation des gens qui travaillent dans notre pays, qui sont étrangers et qui ont un contrat de travail depuis au moins 6 mois, mettre fin aussi à la maltraitance institutionnelle des étrangers dans notre pays qui a été aggravé par la politique de Bruno Rotaillot et permettre le renouvellement automatique des titres de séjour de longue durée. Voilà pour la philosophie de notre politique d'intégration. Il faut qu'elle soit à la fois réaliste.

On peut pas accueillir tout le monde, c'est une évidence. mais qu'elle soit aussi humaniste et intelligente, ça ne sert à rien de fabriquer des faux irréguliers dans notre pays. Il faut intégrer mieux et davantage les gens qui se trouvent sur notre sol, qui contribuent à notre économie, qui travaille et les sortir de la précarité dans laquelle ils sont bien trop souvents.

La dernière priorité que je veux évoquer, c'est celle de la refondation démocratique. Vous avez plus de 80 % des Français qui ne croient plus dans les institutions démocratiques de notre pays. Donc nous voulons redonner du pouvoir aux citoyens notamment par le référendum qui n'a plus été utilisé dans notre pays depuis 2005.

Nous voulons dprésidentialiser nos institutions, faire du premier ministre le véritable chef de la majorité, que ce soit lui qui dispose qui dispose du pouvoir de dissolution notamment. Nous voulons aussi garantir l'indépendance des médias. il y a urgence en fixant des seuils anticoncentration euh exigeant et en conditionnant aussi les aides publiques, notamment en les refusant pour tout média qui serait dont une des personnalités à l'antenne serait condamnée pour incitation à la haine.

Voilà le quelquesunes des priorités qui sont celles des socialistes. Encore une fois, ce seront ces priorités qui seront défendues dans le cadre de l'élection présidentielle par les Françaises et les Français. Pour l'instant, il y a beaucoup de candidats qui euh euh se mettent sur la ligne de départ, mais ce projet euh devra unir parce que encore une fois, il bénéficie de cette double légitimité, le travail collectif d'un an en amont et le vote clair massif de 83 % d'avis favorable.

Et je crois que encore une fois, il il nous identifie clairement euh dans une période où l'extrême droite, elle est aux portes du pouvoir. Il faut être clair sur les idées. C'est important, ça compte.

Ce travail, il a été fait et il nous positionne comme une gauche de transformation, pas d'incantation, comme une gauche européenne, comme une gauche démocratique, comme une gauche qui a aussi le courage de combattre les injustices jusqu'au bout, de briser les structures et les pouvoirs qui empêchent encore trop de personnes dans notre pays de bien vivre et de vivre libre. Et donc, je veux remercier l'ensemble des militants socialistes, l'ensemble des sensibilités du parti qui m'ont accompagné dans ce travail. Je veux remercier Olivier Fort de m'avoir fait confiance pour porter ce travail et de tout ce qu'il a fait au parti aussi pour amener comme tu l'as dit une nouvelle génération dans ces responsabilités là.

Et je veux aussi dire aux militants qu'ils pourront compter sur moi pour défendre ce projet. C'est le mandat qu'ils ont donné à nos candidats à l'élection présidentielle et c'est ce mandat que nous allons faire vivre. Merci beaucoup. [applaudissements] Du coup, on ouvre les questions s'il y en a.

C'est ça. Ouais. Attends, bonjour Rachel Gar pour l'humanité.

Oui, par rapport à ce que vous nous avez présenté fin avril, qu'est-ce qui a été particulièrement modifié par les militants ? Je prends plusieurs questions de suite ou je réponds à chaque fois. Euh, bonjour Milan Argelas pour BFM TV.

C'est juste pour confirmer que j'avais bien compris. Est-ce que vous prévoyez donc de mettre en place un secrétariat d'État à l'immigration ? C'est bien ça.

Alors, je vous réponds très directement. Oui, un secrétariat d'État à l'immigration et à l'intégration va pas sans l'autre pour nous placer sous l'autorité du premier ministre pour planifier la politique d'immigration et d'intégration dans un cadre transversal qui ne soit pas réduit au périmètre du ministère de l'intérieur. Je crois que c'est serait un changement assez radical dans la façon dont on gère la politique d'immigration et d'intégration dans notre pays. une proposition qui nous a notamment été inspirée par Patrick Veale, historien et grand spécialiste de ces questions.

Et sur les amendement, merci beaucoup pour la question. Il y a eu donc 3500 amendements environ. Donc une immense participation des militants.

C'est amendements qui émane de plus de 60 fédérations du Parti socialiste. Donc vraiment une participation large et peu connue dans voilà dans l'histoire de notre parti, il faut le dire. L'écrasante majorité de ces amendements venait conforter des des propositions qui figuraient déjà dans la base de projets que nous leur avions transmis et qui venaient les détailler, les prolonger, les préciser.

Nous nous avons toujours dit qu'au stade du projet, pour pas que ça fasse trop de pages, que ce soit trop long, vous avez d'ailleurs des petits livrets qui sont disponibles. Vous voyez que c'est c'est déjà suffisamment long. On renverrait tout le détail et ce qui relève de l'exécution des mesures dans la publication de livré thématique ultérieur.

Euh donc ça, on n' pas repris ces ces ces choses-là. Et puis après, il y a eu aussi des idées nouvelles. Euh je veux mentionner par exemple euh des propositions qui viennent euh enrichir nos propositions pour les travailleurs indépendants.

Aujourd'hui, c'est vraiment un nouveau mouvement dans la société. Il y a de plus en plus notamment de jeunes qui veulent être à leur compte. Euh il y a 2 millions de micro-entrepreneurs dans notre pays et qui ne bénéficient pas de protection suffisante.

Donc nous proposons par exemple euh une caisse de sécurité sociale pour les travailleurs indépendants qui serait abondé à la fois par les cotisations des travailleurs eux-mêmes, par les donneurs d'ordre, c'estàdire les plateformes qui les emploient souvent et abandé également par l'État. Euh, on a aussi ajouté des propositions euh face à la crise du logement qui vise euh à euh cibler les multipropriétaires. On appelle ça la taxe antirente.

Voyez ça colle bien avec notre récit sur la liberté. On est contre la rente. On pense que c'est mauvais, inefficace et donc on veut appliquer cette taxe dès le 4e logement possédé hors résidence principale.

Et ça vient notamment répondre à à la spéculation immobilière qu'on peut voir dans cette ville de Paris où une concentration de la propriété des logements est particulière. Euh on peut aussi mentionner des choses que nous avons ajouté sur euh la façon dont on peut retrouver une forme d'unité nationale, faire peuple, reconstruire de la cohésion, lutter contre le racisme, l'antisémitisme et l'islamophobie. Euh nous avons nous avions déjà dans la base de projet affirmé l'ambition de dire que la colonisation la faire reconnaître dans le droit français comme un crime contre l'humanité.

Quand on a Édouard Philippe par exemple qui dit que la colonisation n'était pas un crime, nous on affirme le contraire et les amendements ont apporté des idées complémentaire et importante comme celui de euh créer un musée national de l'histoire de la colonisation pour arrêter de taire cette partie de l'histoire de France pour créer aussi un délit d'inéliggibilité pour toute personne qui aura été condamnée pour racisme et en citation à la haine. Euh donc vous voyez, ce sont des des propositions qui viennent des amendements qui viennent un peu compléter et ajouter des choses nouvelles enrichir mais qui ne venaient pas contredire euh les lignes que nous avons porté. Et puis il y a aussi des amendements que nous avons décidé d'écarter.

Je peux citer par exemple l'ambition de salarier l'ensemble des médecins de France. C'est c'est c'est quelque chose qui qui qui pour nous n'était pas souhaitable ni faisable. Ça n'empêche pas que nous reconnaissons l'utilité de salariés des médecins dans des zones où de désertification médicale.

Carole Dega le fait par exemple en Occitanie, ça marche très bien. Mais bon voilà, nous avons écarté juste pour pas ignorer enfin et me défausser face à votre question, il y a aussi des amendements qu'on a assumé mettre de côté euh pas vraiment non. Quelques-uns quand même.

On pourrait faire la comparaison des documents là. Franchement, ça relève du détail si vous voulez et pas de la contestation ou de la ligne politique. C'est pas déterminant.

Voilà ce que je peux dire. Oui, bonjour Thboit pour TF1 LCI. Si je peux me permettre une question au premier secrétaire sur le projet euh justement parce que vous avez dit que le Ridel tout à l'heure que le candidat qui serait désigné par le Parti socialiste devrait défendre ce programme.

Est-ce que vous Olivefort vous vous assurerez de défendre que le candidat désigné par les socialistes reprendra l'intégralité du programme et que ça ne deviendra pas une sorte de bar à salade où le candidat pourra piocher dedans sans forcément tout appliquer ? Il y aura des priorités après. Tu peux répondre Olivier.

Question. Ouais. Euh, bonjour.

Sur la question d'identité, est-ce que vous vous retrouvez dans le concept de Nouvelle-Fance de Alfi-fin est-ce que vous partagez ce concept là ou est-ce que vous tout est acheté et vous le déplorez ? Je laisserai Olivier répondre à votre question après. Euh et voilà euh sur la Nouvelle-Fance, nous nous faisons le constat avant tout que notre France, elle est profondément fracturée sur le plan territorial, sur le plan social, sur le plan culturel.

Et donc nous mettons l'accent quand nous parlons de la France sur ce récit là des fractures qu'il nous faut résorber parce que nous pensons que ces fractures qui polarisent le peuple français, qui divisent le peuple français, elles nourrissent l'extrême droite et si on ne recrée pas de l'unité nationale, on ne remettra pas la gauche au pouvoir. Et donc nous ne voulons pas opposer une ancienne France à une nouvelle France. Nous voulons plutôt insister sur la nécessité de retrouver de l'unité dans notre pays en résorbant les fractures sociales, territorial et culturelle. pas par des appels un peu creux à la réconciliation euh comme peut le faire Emmanuel Macron souvent, mais par des politiques de justice de justice euh pour l'égalité entre les territoires, faire péter les ghetaux urbains, euh renforcer les petites villes et les villes moyennes qui ont souffert de la métropolisation, les fractures sociales en faisant la justice fiscale, on propose des états généraux de la justice fiscale.

Et puis les fractures culturelles, je l'ai mentionné avec tout ce que nous proposons sur une lutte résolue contre le racisme, l'antisémitisme et l'islamophobie. ces trois choses-là ensemble, on va pas les séparer euh avec euh euh des propositions pour euh à la fois tolérance zéro contre le racisme, l'antisémitisme et une islabophobie dans les services publics, dans les entreprises, politique d'éducation dès le plus jeune âge, collège, lycée. On voit bien que euh ça ça prend beaucoup parmi la jeunesse he ces clivages notamment l'antisémitisme monte beaucoup dans les collèges lycées avec tous les clichés qui sont véhiculés sur les réseaux sociaux le renforcement de l'ARCOM pour que la procédure de retrait d'agrément à une chaîne soit beaucoup plus rapide quand il y a des condamnations répétées d'élit d'énégibilité pour toute personne condamnée pour un jeu raciste.

Enfin voilà, on veut faire de cette lutte-là une grande cause nationale parce que voilà la fracture culturelle et identitaire de de notre pays, elle est là aussi. Donc nous nous portons ce récit là pour la France de retrouver l'unité du pays en résorbant ses fractures par des politiques de justice radicale et fondamentale. C'est comme ça que je résume les choses.

Olivier peut-être commencer par la seconde question. Je veux compléter ce que tu viens de dire. On a un débat en France sur l'identité qui a commencé il y a fort longtemps et il y a d'un côté un mensonge, de l'autre une maladresse.

Le mensonge, c'est celui de l'extrême droite qui nous parle d'une France éternelle. Il n'y a pas de France éternelle. La France est depuis l'origine et je sais pas de quand faut-il la dater.

Clovis à Saintorix. En tout cas, la réalité c'est que notre pays est un pays qui a subi des influences, pas subi d'ailleurs qui a s'est enrichi d'influence diverse depuis ses origines et la France dans ses frontières actuelles est en réalité assez récente et le dernier département français c'est Mayotte et sa date de ce siècle. Il y a donc un mensonge, celui porté par Éric Zemour, par l'extrême droite plus largement par Marianne Le Pen, par Jordan Bardella.

Et puis il y a une maladresse, la Nouvelle-Fance. La Nouvelle-France est une maladresse parce que d'abord cela a été dit par Chloé à l'instant, il n'y a pas à opposer une ancienne France à une Nouvelle France. La France, elle se renouvelle chaque jour en réalité.

Et entre ces deux concepts, il y a un concept que moi je défends qui est celui d'une France vivante. La France, elle s'est enrichie au cours des siècles. Nouvelle région, nouvelle cuisine, nouvelle culture et qui a permis d'être ce que nous sommes un pays métissé, pays pluriculturel, plureligieux que nous devons revendiquer.

Et quand Jean-Luc Mélenchon va jusqu'à revendiquer l'idée d'un grand remplacement, quand il dit en meeting le grand remplacement c'est vous se tournant vers la foule, il rentre sur un terrain qui est précisément celui de l'extrême droite. Pourquoi le fait-il ? Vraisemblablement pour mieux polariser un débat entre l'extrême droite et la gauche radicale.

Mais moi, je crois que nous n'avons pas intérêt sur cette question de l'identité qui devrait être justement le ciment. Qu'est-ce qui nous unit ? Qu'est-ce qui fait que nous sommes ensemble ?

Qu'est-ce qui fait que nous avons envie de regarder dans la même direction ? Il ne faut pas chercher en permanence à opposer les uns aux autres, mais au contraire à les rassembler, à les réunir. Et ça suppose donc de trouver un autre concept.

C'est la raison pour laquelle j'évoque devant vous l'idée d'une France vivante. Une France qui justement à travers ses institutions, à travers la solidarité qu'elle s'est créée entre ses membres, à travers une politique culturelle qui se défend et qui ne fait pas de la culture une variable d'ajustement ou au contraire même le sujet sur lequel il faut chercher des économies en permanence. Et bien sur tous ces sujets-là, il faut effectivement se poser une question, non pas qu'est-ce qui menace notre identité, mais qu'est-ce qui fait que nous tenons ensemble ?

Qu'est-ce qui nous unit ensemble ? Qu'est-ce qui fait que nous pouvons avancer ensemble ? C'est ce que je crois nous devrions défendre dans une campagne présidentielle.

Pour revenir donc à la campagne présidentielle et à ce que doit dire un candidat socialiste, mais l'évidence c'est qu'il n'y a pas ça se saurait de candidat naturel à l'élection présidentielle. C'est la raison pour laquelle depuis de longs mois, je défends l'idée qu'il faudra à un moment qu'il y ait un départage démocratique. Ce soir, nous aurons aurons l'occasion d'en d'y revenir lors du conseil national.

Mais d'évidence, s'il n'y a pas de candidat naturel, il y a un candidat naturel malgré tout qui existe, c'est le projet. Le projet, c'est ce qui rassemble les socialistes. C'est ce qui peut rassembler, y compris au-delà de nos rangs parce que ça n'a pas été dit jusqu'ici mais la réalité c'est que nous sommes dans un dialogue permanent y compris avec d'autres forces et que dans ce que nous écrivons là il y a matière sans doute existe-til encore des divergences mais il y a là matière à avancer là aussi ensemble.

Et donc moi je considère qu'il y a un candidat qui est d'ors et déjà légitime à valider c'est le projet. Bonjour Richard Flurin du Figaro. Je ne vois pas parmi vos 10 priorités figurer le la la situation des comptes publics.

La Cour des comptes alerté très récemment à ce sujet. 3500 milliards de dettes dépassé. Est-ce que il me semble au surplus que l'endettement est une entrave à la à la liberté ?

Est-ce que ça veut dire que pour vous cette situationl n'est pas une priorité ? Et question subsidiaire sur les retraites qui représentent un/art des dépenses sociales de la France. Est-ce que vous pourriez s'il vous plaît préciser votre doctrine sur le sujet parce que ça va être une thématique fondamentale de du débat présidentiel.

Merci. Très bien. Merci beaucoup.

Du coup une deuxième que j'avais vu comme ça je fais alors moi c'était pour le premier secrétaire Olivier Fort donc je la pose Milan Argelas toujours pour BFM TV je rebondis parce que vous avez le projet je rebondis sur l'incarnation ce matin c'est Philippe Brun qui s'est déclaré candidat à la primaire une potentielle primaire donc PS sociale démocrate. [grognement] Est-ce que vous avez pas peur que ça devienne illisible ces candidats pour certains candidats à la primaire et d'autres pas candidats à la primaire. Je pense par exemple à Jérôme Ges ou Karim Boam.

Alors sur votre question très importante et je vous en remercie. Dans les priorités que je cite, ce sont des priorités thématiques et la question de l'endettement, de la réduction de la dette, nous la traitons dans le projet. Vous pourrez le retrouver dans dans l'exemplaire et nous nous mettons d'accord sur cette formule.

Nous voulons nous réduire la dette en préparant l'avenir. C'est notre philosophie. Et en la matière, je crois que nous n'avons pas à rougir puisque nous avons montré que lorsque nous gouverions, nous socialistes, nous avions plutôt tendance à réduire la dette et les déficits qu'à les augmenter.

Celui qui les a fait exploser, il s'appelle Emmanuel Macron sur les 10 dernières années. Et l'explosion d'ailleurs de la dette et du déficit vient majoritairement d'une politique qui a consisté à baisser les recettes fiscales sans que c baisse de recettes ne soit financée. Donc nous voulons à la fois par nouvelles recettes, les États généraux de la justice fiscale, c'est un peu la mère des batailles lever de nouvelles recettes.

J'entendais Philippe Agon ce matin sur France Interre le dire donner des pistes. Le pack du Treil proposant de le plafonner. Il parlait aussi de revenir sur la suppression de la taxe d'habitation sans rétablir pour autant la taxe d'habitation.

Là aussi, c'est une proposition que nous faisons. Philippe Agon est plutôt réputé, pas être un économiste d'extrême gauche, hein. Euh nous nous proposons la création d'une contribution territoriale universelle euh qui s'appuyerait sur l'ancienne assiette de la taxe d'habitation mais qui aurait des recettes un peu moindres.

Donc le choc fiscal ne serait pas euh comparable, mais ça permettrait de renforcer l'autonomie financière des collectivités territoriales. Moi, j'ai mené des auditions avec l'ensemble de président de région et président de département dans le casadre de la reformation du projet. La chose première qui m'ont dit, c'est on ne veut plus être des mendiants de l'État.

Donc il faut créer une nouvelle ressource. Donc de nouvelles recettes, la taxe du évidemment, ce qu'on appelle nous un impôt sur les grandes successions euh qui en fait euh empêcherait la France de devenir encore plus une société de rentier. Vous savez qui va se passer d'ici 2040 ce qu'on appelle la grande transmission qui est un phénomène inédit dans l'histoire de notre pays où 9000 milliards d'euros vont être transmis par la génération dite des baby boomers à leurs enfants et à leurs petits-enfants.

Si on ne rétablit pas de la justice dans l'héritage, on va vraiment créer une société de rentier. Ça ça n'est ni juste ni bon pour l'économie. Donc un impôt sur les grandes successions sans impact pour 99 % des Français, mais euh qui là aussi va nous permettre de lever des recettes déterminante.

Un deuxème volet d'économie structurelle et il y a plein de pistes euh dans le projet, la suppression des niches fiscales et sociales inefficace, la réduction des aides aux entreprises pour arrêter de les saupoudrer, mais les concentrer et aussi les conditionner. On va pas donner de l'argent public à des entreprises qui ensuite délocalisent par exemple ou qui ne respectent pas euh l'égalité salariale entre les femmes et les hommes. Des pistes d'économie avec le conditionnement des fonds publics à l'enseignement privé qui ne respecteraiit pas des objectifs de mixité sociale ou de laïcité.

Euh le tournant que nous voulons prendre aussi en matière de politique de santé pour investir dans la prévention. Donc ça ce sont des économies structurelles à moyen terme mais qui peuvent être gigantesques. Vous avez 80 % des maladies qui sont évitables et seulement 4 % des dépenses de français qui portent sur la prévention.

C'est une absurdité à la fois humaine et économique. Évidemment le capitalisme en si on si on confiait la santé au secteur privé euh le secteur privé n'aurait aucun intérêt à la prévention. ils auraient intérêt à ce que les gens soient toujours plus malades.

Nous, nous voulons au contraire mettre l'accent sur la prévention pour éviter que les gens ne tombent malades et c'est possible, on a beaucoup de progrès à faire en la matière. Donc ça, ce sont des pistes d'économie structurelle importantes et après un volet dépenses euh où nous déterminons évidemment des dépenses prioritaire qui s'inscrivent dans les 10 priorités que je vous ai cité, hein. Donc pour financer la réindustrialisation, pour financer la réduction du nombre d'élèves par classe, pour financer la revalorisation des salaires du SMIC.

Pour financer les mesures d'écologie populaire, on propose notamment de massifier la location sociale de petits véhicules électriques produits en France. faire comme on fait du logement social, faire du véhicule social. Donc on déterminera des dépenses prioritaires et nous présenterons comme nous l'avions fait l'an dernier d'ailleurs à Blois euh des pistes budgétaires dans le cadre du débat budgétaire et puis plus tard dans le cadre de la campagne présidentielle d'autres éléments chiffrés parce que aujourd'hui si vous voulez on nous fait cette requête mais je ne vois aucun candidat à l'élection présidentielle avancer le moindre chiffre parfois même ça manque de proposition précise mais le moindre chiffre je ne l'ai pas vu.

Donc chaque chose en son temps, mais je peux vous garantir que nous serons sérieux sur la question parce que vous avez tout à fait raison de le dire. La dette empêche de de construire l'avenir et d'investir dans l'avenir. Et sur la question des retraites, on est tous tombés d'accord sur une réforme qui consiste à maintenir un système de retraite par répartition.

J'insiste parce que Gabriel Atal Bardella parle eux de capitalisation. Nous, on assume de vouloir maintenir un régime par répartition et de faire en sorte que l'âge légal qui serait ramené à 62 ans ne soit plus la variable principale du calcul de départ de l'âge à la retraite, mais se fonder sur une durée de cotisation qui serait aménageable en fonction des de la pénibilité des métiers exercés tout au long de la vie. Donc on reprend les critères de pénibilité de la réforme tourne.

On part de 43 annuités et ce nombre d'annuités peut-être réduit en fonction de la pénibilité des métiers que vous avez exercé. C'est plus équitable et ça permet de satisfaire notre philosophie qui est que chaque personne puisse bénéficier d'une même durée de vie de retraite en bonne santé parce que c'est c'est ça l'inégalité fondamentale aujourd'hui. Donc on se différencie de Bardella à Tal qui propose aussi d'évoluer sur une durée de cotisation de regarder plutôt ça mais qui propose de supprimer l'âge légal.

Or c'est complètement absurde et je crois que c'est impossible. Il faut il faut maintenir l'âge légal comme une mesure de protection vis-à-vis des personnes qui ont des carrières hachées notamment les femmes. Et on se différencie évidemment de Mélenchon et de la France insoumise qui propose une retraite à 60 ans.

On ne sait même pas comment une telle chose peut être financée et ça n'est pas non plus souhaitable de toujours investir plus d'argent dans les personnes âgées au détriment de la jeunesse de ce pays. Nous faisons aussi ce choix clair et assumé. Voilà.

Tu veux répondre sur parce que je j'aurais des choses à dire aussi. Tu peux alors là je je peux te laisser la par qu'est-ce qui caractérise le Parti socialiste ? Nous sommes un parti démocratique.

Donc quand nous avons à réfléchir sur un projet, c'est un projet qui fait l'objet d'un travail long, je dirais même fastidieux, non seulement en notre sein, mais aussi avec l'extérieur. Nous n'avons pas conçu ce projet uniquement à h closocialiste. Nous avons interrogé, nous avons consulté, nous avons appris aussi de l'extérieur.

Mais ce projet ensuite a fait l'objet d'un débat démocratique qui a été assez long lui aussi et une adoption comme vous l'avez noté qui n'est pas une adoption à 100 %. On pourrait dire après tout puisque tous les courants se sont accordés pour dire que ce projet était un bon projet, on aurait pu admettre le fait que les militants ne votent pas ou bien même que ils les approuvent à 100 %. Ça n'a pas été le cas.

C'est vous dire que tout chez nous passe d'abord par la démocratie. Et donc vous vous étonnez du fait qu'il y ait des candidatures nombreuses ? Je m'étonne aussi parfois.

Chaque matin en me réveillant, je vérifie que il n'y a pas un nouveau candidat histoire de ne pas avoir à le commenter. Et donc je ne commenterai pas ce du matin. Mais en revanche, ce que je peux vous dire c'est que l'objectif, quel est-il ?

Il n'est pas de reprocher à qui que ce soit son ambition. Elles peuvent être parfois même légitimes, mais elle est de dire qu'à la fin, il y en aura un seul ou une seule. Et donc ce choix-là, il devra lui aussi être démocratique.

Et ce choix-là doit être partagé avec le plus grand nombre pour donner à cette candidature une légitimité forte, faire en sorte que nous puissions créer un élan populaire. On finirait presque par oublier à force de nous regarder nous-mêmes et pour ne pas faire comme avant, il faut effectivement chercher à rassembler les forces qui peuvent s'opposer utilement à l'extrême droite, faire en sorte que nous puissions l'emporter. Moi, je ne crois pas à une victoire qui serait déjà écrite de l'extrême droite.

C'est une légende urbaine entretenue par l'extrême droite elle-même. Parfois, malheureusement, une partie des élites finissent par considérer que l'extrême droite pourrait être un moindre mal où on s'habitue. Il y a une forme de mitrilatisation à force de prendre chaque jour sa dose de poison xénophobe raciste.

Mais puisque nous étions il y a quelques jours à célébrer au Pantéon Marc Bloc et Simon Vidal Block, il ne faudrait pas que on oublie les leçons que lui-même tira en 1940 en temps réel, si on dirait maintenant, sur le fait que ce sont précisément quand les élites s'abandonnent. que l'extrême droite l'emporte. Donc il n'y a aucune fatalité à cela, mais pour cela, il faut qu'on se reprenne.

Oui, c'est vrai. Il faut que à un moment, plutôt que de chercher chacun à avoir son quadreien, il faut qu'on ait la possibilité de se dire que à l'issue d'un débat démocratique là encore, et bien il y en aura un seul ou une seule et celui-là ou celle-là sera le candidat de toutes et tous. et celui ou celle-là portera le projet de toutes et tous.

C'est ainsi que je conçois les choses et c'est ainsi que je pense l'immense majorité des militantes et des militants conçoivent les choses et plus largement que nos sympathisants que je rencontre chaque semaine dans ma circonscription et ailleurs. Hier soir, je mangeais dans un restaurant, je devrais pas trop raconter mais enfin je mangeais dans un restaurant et je tombe sur un groupe de six personnes qui m'interpellent et me disent "Oh, on est tellement content de vous voir. Vous savez comment on s'appelle ?

On a un groupe WhatsApp, on s'appelle gauche primaire. Je dis va vous tomber bien. Et ces gens-là tout simplement attendent dans notre part un moment, un sursaut, quelque chose qui leur permette de croire, de comprendre que rien n'est perdu.

Et rien n'est perdu. Nous sommes à environ, on ne connaît pas encore la date de l'élection présidentielle, mais environ à 10 mois de l'élection présidentielle. Jamais aucun sondage n'a prédit l'avenir à 10 mois.

Autrement, Alain Jupé, Édouard Baladur et même plus récemment Éric Zemour, Valérie PCè, Benoît Amont aurait été au deuxème tour de l'élection présidentielle et aurait gagné l'élection présidentielle sans doute. Ça n'a pas été le cas. Alors peut-être faut-il enfin tirer des leçons, ne pas toujours répéter les mêmes erreurs, ne pas toujours faire en sorte de se fier uniquement à ce que nous dit l'air du temps.

L'air du temps ne nous dit rien. Les Français ne sont pas encore entrés dans l'élection présidentielle. À un moment, il y aura une confrontation.

Et c'est la raison pour laquelle ce matin on insiste avec autant de force sur le projet parce que le la présidentielle ça n'est pas simplement un débat d'incarnation. C'est un débat d'incarnation, mais c'est aussi un débat sur des idées de fond, sur des projets. Je me souviens d'une époque, nous avons perdu une élection présidentielle en 2007.

J'étais à faire la campagne en porte à porte dans mon département. Il y a des journées entières dans des villes qui étaient des villes qui n'étaient pas des villes d'ultra riches mais des villes de la classe populaire et des classes moyennes voire même parfois un peu classe moyenne supérieure. Figurez-vous que ce n'est pas le charisme de Nicolas Sarkozi qui les avait séduit.

Pendant des journées entières, je me disais "Mais qui va voter encore pour nous ?" Qui ? Et là les gens me répondaient pourquoi il vota Sarkozi ?

Il ne votait pas pour lui parce que il l'avait trouvé génial. Il l'avait il votait pour lui parce que j'étais dans une ville où on avait essentiellement des nouveaux propriétaires et il disait lui il nous a entendu, il nous a compris, il va exonérer les intérêts d'emprunt pour la l'achat pour l'achat de la résidence principale et pendant une journée en pendant des journées entières je me souviens d'avoir fait une semaine dans une zone pavillonnaire où tous les jours j'avais la même réponse parce que d'abord ce qui compte c'est ce qui va changer la vie des gens. que peu importe qui ce sera, peu importe de savoir qui occupera les habits du président si c'est pour faire la même chose qu'aujourd'hui, ils veulent un changement radical.

Nous devons leur offrir un changement radical. Ils veulent que nous puissions leur montrer que la politique n'est pas impuissante. Alors, nous devrons leur montrer que nous ne sommes pas impuissants.

Et ce qui rend la politique puissante, ce n'est pas le fait de crier plus fort, de parler mieux, d'avoir le sentiment d'un d'une explication du monde qui viendrait tout changer. Non, ce qui compte à un moment, c'est ce que vous proposez aux gens et ce qu'ils comprennent. Et ce qu'ils comprennent, ce sont d'abord les idées, les projets, les propositions.

Et c'est la raison pour laquelle ce projet, nous allons le diffuser. Nous n'allons pas le garder pour nous. Nous n'allons pas simplement en faire un espèce de moment un peu obligé, une figure imposée, une figure de style au cours de laquelle on serait amené comme tout le monde à dire "Oui, on a un projet.

Puisqu'on a un projet, maintenant on peut parler du reste, c'estàdire parlons des gens et de l'incarnation." Non, on va continuer à parler du projet jour après jour. On va dire oui sur chaque sujet, comme vient de vous le démontrer Chloé, sur chaque sujet, nous avons une réponse à vous proposer.

Alors, tout ne sera pas simple. Ça a été évoqué. Bien sûr qu'il y a des contraintes budgétaires et nous ne les ignorons pas. et à Blois, nous allons faire en sorte de commencer à marquer le terrain, à dire ce que seraient nos priorités d'une première année en 2027 quand nous aurons gagné l'élection présidentielle puis gagner les élections litiatives.

Que ferons-nous ? Et bien, c'est ce que nous dirons et donc nous commencerons à trier, à prioriser, à faire en sorte de dire qu'il y aura des étapes. Forcément, il y aura des étapes, mais quand même, je trouve extraordinaire le fait qu'on nous dise "Mais comment allez-vous financer tout ça ?" Mais comment ont-ils réussi à ne plus rien financer ?

Comment ont-ils réussi à faire en sorte que la dette soit une dette exponentielle ? Qu'elle explose ? Je croyais que nous étions avec le mzard de la finance à la tête de l'État.

Mais où est Mozart ? La finance, on sait où elle est. Mais Mozart, il a disparu.

Il n'y a pas de génie là-dedans. Il y a eu une politique une politique qui est une politique en réalité héritée des années 80. Rigan, Satcheurer, rien de neuf là-dedans.

Où est l'innovation ? Où est la révolution tant promise ? Il n'y a pas eu de révolution.

Ou alors c'était une copie d'une révolution libérale intervenue déjà 40 ans plus tôt. Mais c'est chaque année, chaque année 60 milliards d'euros pour prendre la moyenne des 9 années qui viennent de s'écouler. Et si vous regardez les effets qu'auront, les exonérations, les baisses d'impôts, les cadeaux multiples qui ont été réalisés sous l'air Macron, dans les prochaines années, ce chiffre va monter à 85 milliards par an de perte pour l'État.

Vous pensez vraiment que ces 85 milliards, on en a pas besoin pour l'école, pour l'hôpital, pour le reste. Alors moi, je veux bien qu'on dise qu'on fait des plans sur la transition écologique, que c'est plus possible de ne pas climatiser les écoles, que c'est pas possible de Oui, mais alors où est-ce qu'on trouve l'argent ? Et bien ce que nous vous disons c'est que l'argent il existe qu'il y a des tri à faire des grandes audiciées industrielles à mener mais donc il faut arrê de saupoudrer, arrêter de considérer que tout est possible parce que il y a quelque chose qui est possible pour les libéraux, c'est de faire toujours plus pour les mêmes.

Et bien, nous allons faire la démonstration que l'on peut gérer l'argent public avec plus d'intelligence et faire en sorte que demain soit un autre jour au sens où nous prioriserons et nous ferons en sorte à la fois d'avoir une politique juste et en même temps une politique efficace. C'est ce que nous allons produire, c'est ce que nous commençons à produire et vous verrez que dans le débat nous tiendrons notre rang. Nous ne serons pas de ceux qui s'effacent.

Nous ne serons pas de ceux qui considérons que c'est déjà perdu et nous ferons face aussi bien à la droite qu'à l'extrême droite. Et pour parler un instant de la gauche radicale, nous avons beaucoup de points communs avec elle sur le fond. J'entends, il y a des points communs sur ce que nous voulons faire en terme de justice sociale et fiscale.

Mais ça n'est pas vrai non plus que nous ferons un programme à 185 milliards. Ça n'est pas vrai que nous pourons nous affranchir facilement de toutes les règles constitutionnelles et européennes. Je vous renvoie une interview donnée il y a quelques jours par Jean-Luc Mélenchon dans un journal qui s'appelle Alternative économique.

Vous verrez que à chaque fois face aux interrogations légitimes des journalistes, il dit "Vous inquiétez pas, on verra, on se débrouillera." Mais non, c'est pas comme ça. Quand on arrive, qu'on est président de la République, quand on a une majorité, on se débrouille pas.

On est obligé de penser à l'avance ce que seront les obstacles, les ha qui seront devant nous. Et ça n'est pas vrai que vous pouvez même y compris ôter la perfusion sans que enfin d'un seul coup en fait il va falloir forcément y compris sur les aides aux entreprises par exemple qui sont chiffrés entre allez 211 milliards pour les plus modestes. Je sais plus combien le conseil d'analyse économique a chiffré mais c'est encore plus élevé.

Bien sûr que il faudra réviser ces aides mais on le fera pas d'un seul coup. on va pas tirer la prise ou tirer la perfusion parce qu'on sait très bien que ça mettrait en danger toute une série de secteurs et de filières. Donc il faudra faire les choses avec beaucoup de d'intelligence et planifier planifier là aussi retrouver le sens du temps du temps long faire en sorte que les gens comprennent parce que qu'est-ce qu'il y a de pire pour une entreprise c'est de ne pas comprendre quel est l'horizon qui est devant elle quel est en fait les quelles sont les règles du jeu qui vont lui être imposées.

Donc on peut fixer des règles sur le long terme, on peut faire des lois de programmation, on peut dire ce qui va se passer dans les prochaines années pour que chacun puisse s'adapter. Il y a rien de pire que le stop and go, il y a rien de pire que le yoyo. Mais pour cela, il faut avoir des idées claires.

Dès le départ, un projet et ensuite on déroule. Ensuite, on explique, on fait en sorte que chacun comprenne ce qui va se passer et c'est comme ça qu'on avance. Et moi, j'ajoute une phrase très simple sur la question des multiplications de candidature.

J'ai un peu de mal, je dois vous l'avouer, à comprendre cette facilité avec laquelle beaucoup se présentent à l'élection présidentielle. Peut-être que je manque de testostérone, mais euh je crois que nous avons besoin de sens du collectif euh et que face à une élection présidentielle où l'extrême droite est aux portes du pouvoir, il faut qu'on ait cette esprit de responsabilité pour construire avant tout du collectif. Et c'est ce qu'on a essayé de faire avec ce projet.

Est-ce qu'il reste des questions ? On prend une dernière question. Euh oui, à nouveau Rachel Gara pour l'humanité.

À quel point les candidats qui voudraient se présenter à un départage démocratique peuvent déroger au projet que vous présentez là ? Par exemple, si moi je veux être candidate et que je dis un matin à la radio, ben moi je veux être le candidat du salaire, je veux baisser la CSG sur les bas salaires, est-ce que c'est compatible avec vous qui dites que le pouvoir d'achat, on on y règle surtout par la baisse des dépenses contraintes ? Ben moi, j'ai entendu que euh les autres candidats ne parleraient pas de salair en l'occurrence dans le projet et ça a été beaucoup commenté dans la presse.

On veut augmenter les salaires, réhausser le SMIC après 1700 € nets. Donc les salaires, c'est bien au cœur de notre propos. Ce serait bien de s'en souvenir mais en fait ma ma réponse est simple à votre question, c'est les militantes et les militantes, tous ceux qui vont voter pour départager le candidat socialistes à l'élection présidentielle qui seront juges.

Moi, je dis simplement que ce projet bénéficiait d'une double légitimité, le travail collectif en amont, le travail d'amendement militant, l'appropriation militante inédite et un vote massif en faveur et que cette double légitimité là, moi je serais là pour rappeler à celles et ceux qui voudraient s'en émanciper que elle existe, qu'elle est forte et qu'elle doit être respectée parce que c'est encore une fois ma conception du travail collectif et du travail même démocratique. Donc les militantes et les militants seront juges. Oui Sandrine.

Bonjour. Moi, j'ai une question pour Olivier Fort. Je voudrais savoir si le ce les militants pourront bien voter le 9 juillet.

Est-ce que c'est une certitude ou pas ? Oui ou non ? Oui.

Et on en débattra ce soir en conseil national. Ils pourront voter. Donc ce soir, vous arriverez à un consensus sur quelque chose ?

Alors là, on peut pas le savoir avant d'avoir eu le débat. [rires] Donc ce soir, nous aurons un conseil national au cours duquel nous allons effectivement il y a un accord sur l'idée que il faut à un moment un départage démocratique et ce départage démocratique doit se faire sur des bases qui n'ont pas fait l'objet d'un consensus à ce stade. Donc il y aura certainement deux versions qui seront ce soir proposées.

Peut-être dans le conseil national arriveront-nous à un accord et s'il n'y avait pas d'accord, c'est ce n'est pas très grave. Euh il y aurait deux propositions qui seraient faites aux militantes et aux militants et le 9 juillet euh il y aura un choix qui sera en fait réalisé par les militantes et les militants eux-mêmes. Et donc euh avant de partir en vacances, il y aura un projet adopté et il y aura une méthode pour parvenir à un candidat communaliste.

Et puis ensuite restera de ça restera la question pendante de savoir comment on se rassemble avec le reste de la gauche démocratique et écologique. Et là ça dépendra de la personne qui sera désignée par les celles et ceux qui seront invités à cette à ce premier départage démocratique. Merci à toutes et à tous d'avoir suivi cette conférence de presse.

Je veux juste dire qu'il y a un site internet du projet consacré au projet qui est mis en ligne aujourd'hui, que le projet va aussi être publié et que tout ça est illustré par des vrais créateurs et pas l'intelligence artificielle. Et donc voilà, rendez-vous sur le site internet dont le nom de domaine voilà, je crois que c'est projet.fr-socialis.fr.

Merci beaucoup à toutes et tous. M.