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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 19 septembre 2025 25 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesRetraitesJustice

Ian Brossat : « Il serait temps que le gouvernement tire les conclusions de la rue »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    De quelle une de la presse régionale souhaitez-vous parler ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous dites que c'est une mobilisation réussie ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous en pensez de la déclaration de Bruno Retailleau ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement doit tenir compte de la mobilisation dans le Loir-et-Cher ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la taxe Zucman est la seule solution pour plus de justice fiscale ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment s'est passée la rencontre avec Sébastien Lecornu ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:10Ian BrossatChiffre
    « 500000 personnes selon le ministère de l'intérieur, 1 million selon la CGT. »
  • 6:20Ian BrossatFait
    « Les Français veulent que ça change. Ils veulent qu'on remette en cause la réforme des retraites. Ils veulent des améliorations en matière de salaire. »
  • 10:20Ian BrossatFait
    « Le niveau des inégalités sociales en France a battu un record depuis 30 ans. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On va revenir sur ses actualités avec vous. Yan Brosa, bonjour. Merci d'être avec nous.

Sénateur communiste de Paris, porte-parole du Parti communiste. On va évidemment longuement revenir sur la journée de mobilisation, mais d'abord on va regarder ensemble les une de la presse régionale. On a sélectionné trois titres.

D'abord la une de Libération Champagne entendu le cornu des milliers de personnes qui étaient donc dans les rues. Un message d'avertissement pour le nouveau premier ministre. La deuxième, on en parlait à l'instant, c'est la une de Var Matin.

Terreur à la scène. Un homme armé d'une machette qui importuné des enfants à proximité d'une école a donc été abattu par la police. Et puis la dernière, c'est celle de Centrepresse.

Dans l'Avyon, le collège de la Viaden cherche toujours un principal. Plusieurs jours après la rentrée, le personnel du collège s'est mis en grève, soutenu par des élus, des parents d'élèves qui le vivent comme un sentiment d'abandon. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?

La première, celle qui concerne les mobilisations euh d'hier, évidemment, j'étais à la manifestation à Paris et j'ai beaucoup entendu entendu le corps nu et donc je pense que c'est une un beau titre, une belle une qui résume bien euh ce qui se disait dans les défilés. On va évidemment longuement parler mais 500000 personnes selon le ministère de l'intérieur, 1 million selon la CGT. Est-ce que vous dites c'est une mobilisation réussie ?

C'est une très belle mobilisation et de manière générale, je pense que nous assistons depuis le début du mois de septembre à une rentrée qui est marquée par une grosse combativité sur le plan social. Il y a eu les mobilisations du 10 septembre. Il y a eu une énorme fête de l'humanité le weekend dernier avec plus de 61000 participants, ce qui est un record absolu.

Bravo à son directeur sénateur Fabien Guayet. Et puis euh hier euh de très très gros défilés, plus d'un million de personnes, j'étais euh au défilé parisien et je trouvait euh qu'au-delà de la colère, il y avait la satisfaction d'être ensemble, la joie d'être ensemble et aussi de l'espoir, de l'espoir lié au nombre que nous étions. Et je pense que ça n'est pas la fin en tout cas si le corps nu persiste à mener une politique injuste.

On va revenir sur les le fond de la de la mobilisation. Mais d'abord un mot sur ce qu'a dit hier soir Bruno Retaillot. La France n'a pas été bloquée a dit hier Bruno Retaillot qui s'en est satisfait qui s'est satisfait aussi du fait que les manifestations se soient globalement bien passées.

Qu'est-ce que vous en pensez ? D'abord, je suis heureux que les manifestations se soient bien passées parce que je pense que c'est le meilleur moyen des manifestations pacifiques rassembleuses de se faire entendre et et et de et d'obtenir qu'un maximum de monde est envie d'aller dans les prochaines manifestations. Si on a envie que le mouvement grossisse encore, continue d'être majoritairement soutenu par l'opinion publique, il est important que les mobilisations se déroule bien pour le reste, si le premier ministre si pardon Bruno Retaillot, le ministre de l'intérieur qui se conduit parfois comme un premier ministre s'imagine qu'il peut balayer d'un revers de main cette mobilisation sociale en disant après tout il y a pas eu de blocage.

C'est le sentiment que ça vous donne quand il dit la France n'a pas été bloquée. Bien sûr, je pense qu'il sous-estime considérablement la colère qu'il y a dans ce pays. Et s'il s'imagine qu'ils vont pouvoir gouverner sans tenir compte de ce qui s'est dit dans la rue hier, ils se mettent le doigt dans l'œil et ça ne serait pas la première fois.

On va voir comment s'est passé la mobilisation dans nos régions puisqueévidemment les manifestants ont été mobilisés dans plusieurs villes de France. On va voir tout ça grâce à nos partenaires de la presse quotidienne régionale. On va aller dans le Loiré où on retrouve Alexis Marie.

Bonjour Alexis, merci d'être avec nous. Journaliste au service départemental à la République du centre. Et on va revenir sur la mobilisation dans votre département.

Ouais. Dans dans le Loiré hier, il y a eu quatre rassemblements qui ont qui ont qui ont rassemblé environ 6000 personnes. C'est le double par rapport au 10 septembre.

Et donc effectivement dans le dans le cortège, il y avait un certain nombre de revendications qui étaient liées à la fois à la situation économique et à la situation politique du pays. Et effectivement, il y a eu des slogans par rapport à à Sébastien le cornu et donc du coup, on peut se demander en tout cas moi c'est la question que j'avais envie de poser à à Yan Brosa par rapport à cette mobilisation dans le Loiré et partout en France. Est-ce que vous pensez que le gouvernement de Sébastien le cornu, même s'il est pas encore formé, est-ce que déjà il doit tenir compte de ce qui s'est passé hier dans le pays ?

Bien sûr qu'il doit en tenir compte d'autant que ce n'est pas le premier coup de semon. Il y a eu quand même des élections il y a un peu plus d'un an, des élections législatives, une dissolution voulue par le président de la République et des Français qui à l'époque ont envoyé un message très clair qui était un message de changement. Les Français veulent que ça change.

Ils veulent qu'on remette en cause la réforme des retraites. Ils veulent des améliorations en matière de salaire. Et depuis un peu plus d'un an, les gouvernements qui se sont succédés ont fait tout l'inverse.

Ça s'exprime dans les urnes, ça s'exprime dans la rue. Il serait peut-être temps d'en tirer quelques conclusions et que le président de la République arrête de considérer que son bilan est une œuvre intouchable. Manifester alors qu'il y a pas de gouvernement, est-ce que c'était le bon calendrier ?

Bah bien sûr, parce que Sébastien le Cornu a été nommé pourquoi ? Il est il est le nom d'une politique, il est ministre depuis 8 ans. Le président de la République alors même que son camp a été battu dans les urnes il y a 1 an, a fait le choix de nommer l'un de ses plus proches Amatignon.

Donc il est là pour que la même politique se poursuive. Et donc les manifest les manifestations, qu'est-ce qu'elles disent ? Elles disent "Ça ne peut pas continuer comme ça.

Entendez la volonté de changement dans notre pays sur le plan économique et social." Donc le message, il est extrêmement clair. Il est bienvenu et il serait temps qu'il soit entendu.

Alexis, des rassemblements devant des sites symboliques ont également eu lieu. Effectivement, après les différents cortèges des militants à la fois de la CGT et de et des indigniers se sont retrouvés à Chadette Surloin devant le site Hutchinson où il a été rappelé que il y avait eu des licenciements alors que des actionnaires touchent des dividendes. Et puis du côté de Saran, d'autres se sont retrouvés devant un site Amazon qui effectivement en matière d'évasion fiscale ne donne pas le bon exemple.

Et donc pareil, je voulais demander à Yan Brossa, est-ce que pour vous c'est ces deux exemples là, mais il y en a beaucoup d'autres, est-ce que la rupture de la politique fiscale que le président a mis a mis en place, elle doit vraiment s'exprimer tout de suite maintenant et que par exemple la taxe Zukman, c'est un c'est un modèle qui où il faut don dont le dont le gouvernement doit s'inspirer, pardon ? Mais bien sûr, en l'occurrence, vous vous évoquez euh euh deux entreprises Hutchinson, euh Amazon. Dans les deux cas, ce sont des questions majeures qui sont posées.

Évidemment euh la question de la taxe dumane, d'une fiscalité euh plus juste, mais surtout la question des aides publiques aux entreprises. Il se trouve que nous sommes ici au Sénat. Le Sénat a vu se mener une commission d'enquête sur les aides publiques aux entreprises.

Il y a eu d'ailleurs un excellent reportage dans complément d'enquête à ce sujet. Commission qui a été animée par Fabien Gayet. Qu'a-t-elle démontré ?

Elle a montré que chaque année, ce sont 211 milliards d'euros d'aides publiques qui sont versées aux entreprises à des entreprises privées et parfois ces entreprises licencient, délocalisent, versent des dividendes astronomiques à leurs actionnaires, pratiquent l'optimisation fiscale. Quand est-ce qu'on va en terminer ? Avec cette GAJ, on ne peut pas demander tous les jours des sacrifices supplémentaires aux français, aux classes populaires et aux classes moyennes.

Alors que dans le même temps, on verse à robinet continu des aides publiques à des entreprises qui en font un bien mauvais usage. Donc les deux exemples que vous venez de citer sont particulièrement éclairants. Et j'en profite d'ailleurs pour saluer les maires de Saran et de Chalette que je connais bien et que j'apprécie beaucoup.

On va saluer Alexis Marie. Merci Alexis d'avoir été avec nous. La une de la République du centre. un défilé 1000 colères 6000 personnes qui ont donc manifesté dans le Loiré.

Merci beaucoup Alexis Marie d'avoir été avec nous et justement on en parlait he parmi les les revendications des manifestants une plus de justice fiscale et une mesure qui revient souvent la taxman et c'est votre éclairage Quentin cette taxe Zucman Gabriel Zucman qui propose donc de taxer les plus haut fortunés comment on résume sa proposition al Tax Zucman c'est une proposition d'impôts planché ciblant le patrimoine des plus riches en France ces patrimoines de plus de 100 millions d'euros seraient alors taxés de 2 %. L'objectif principal de cette taxe est de corriger un phénomène favorable aux plus riches, souvent dénoncé à gauche de l'hiqué politique sur les très haut patrimoines qui ont tendance à s'appuyer sur des mécanismes d'optimisation fiscale qui leur permettent de payer proportionnellement moins d'impôts que les classes moyennes et classes populaires. Écoutez l'éclairage de Gabriel Zukman dans cette interview à la FP.

C'était en 2024. Ça permettrait de résoudre une forme particulière d'injustice fiscale mais qui est sans doute la plus grosse et la plus la plus exorbitante et la plus inacceptable qui est le fait que les milliardaires ont des taux effectifs d'imposition plus faible que le reste de la population. C'estàd qu'avec ce taux minimum de 2 % au lieu que le système fiscal devienne très nettement régressif comme il l' aujourd'hui et ben ça permettrait de d'effacer cette régressivité.

D'accord ? Ça ça permettrait de transformer les systèmes fiscal plutôt comme une flatas de s'assurer que les milliardaires n'ont pas un taux plus faible que les classes moyenne ou les classes populaires ou les classes moyennes supérieures. Voilà, en France, c'est impôt planché qui permettrait de rapporter 20 milliards d'euros par an avec une marge d'erreur dit l'économiste d'environ 5 milliards.

Et cette mesure, elle a été adoptée à l'Assemblée nationale, c'était en février dernier. Oui. C'était porté par la gauche.

La taxe Zukman qui avait été adopté en première lecture 116 voix pour 39 voix contre. C'était le 20 février dernier le bloc central qui a voté contre même s'ils étaient peu nombreux dans l'hémicycle. La très grande majorité des députés du Rassemblement national se sont abstenus ce jour-là, ce qui a permis de faire passer la proposition de loi.

Le Sénat qui s'est ensuite largement opposé en au texte, c'était en juin dernier. La droite et le centre, on le rappelle, qui sont largement majoritaires ici à la chambre haute euh du euh du parlement. Et vous avez des questions quant ?

C'est on pouvait dire aussi que dans l'opinion, il y a un large péblicite de la taxe Zucman Orien parce que selon un sondage if commandé par le Parti socialiste, 86 % des Français soutiennent cette taxe Zucman. Sans grande surprise, 96 % des sympathisants PS sont favorables à la taxe. Mais ce chiffre est même très élevé chez les sympathisants LR avec 89 % et même 92 % chez ceux de Renaissance.

L'adhésion est aussi très forte chez les les sympathisants du RN avec 75 %. Qu'est-ce qu'on peut dire de la tournure du débat politique et médiatique autour de cette taxe Brosa ? C'est déjà une victoire idéologique de la gauche, on peut le dire.

Oui, bien sûr, mais mais elle s'appuie sur une réalité qui est désormais prouvée. Si j'en crois les dernières statistiques de l'INC, le niveau des inégalités sociales en France a battu un record depuis 30 ans. C'est-à-dire qu'on a un niveau d'inégalité sociale dans notre pays qui n'a jamais été aussi élevé depuis 30 ans, depuis 1996 en l'occurrence et et d'ailleurs les chiffres le montrent de manière éclatante.

Si on regarde les patrimoines des 500 plus grosses fortunes, il y a 30 ans, le patrimoine des 500 plus grosses fortunes françaises représentait l'équivalent de 6 % du produit intérieur brut. Aujourd'hui, 30 ans plus tard, c'est 42 %. C'est-à-dire que vous avez en haut de la pyramide des fortunes considérables qui se sont constituées alors que dans le même temps, on n'arrête pas de demander aux Français modestes de faire des économies supplémentaires, de de d'assumer des sacrifices supplémentaires.

À un moment donné, ça ne peut pas tenir et ça provoque des problèmes sur le plan de la cohésion sociale. Est-ce qu'il y a pas un risque de faire fuir les plus grandes fortunes françaises qui jouent pourtant un rôle premier dans l'investissement économique ? Selon les données du conseil d'analyse économique, les entreprises contrôlées par le 1 % des ménages les plus riches, c'est 380000 personnes, elle représente à elle seule 19,6 % du chiffre d'affaires total généré en France.

Est-ce qu'on peut pas s'inquiéter aussi de ces données ? J'ai lu comme vous le rapport du conseil d'analyse économique. Il dit ce que vous dites, bien sûr.

Il dit aussi que le niveau d'expatriation fiscale en cas de mesure telles que celle-là demeure absolument marginal. C'est ce même rapport qui le dit de manière très claire et il s'appuie sur un certain nombre de mesures qui avaient été prises en particulier pendant le quinquena Hollande et ces mesures prises à l'époque n'ont pas provoqué de fuite massives. Donc ça n'est pas la réalité et c'est un fantasme qui est véhiculé en permanence pour éviter que on remette un peu de justice fiscale dans notre pays.

Et donc bien sûr cela fait partie du du package de proposition que la gauche a raison de proposer dans le cadre du futur budget. Il y a une autre critique qui est formulée lors du débat parlementaire, c'est le risque d'inconstitutionnalité de cette taxe. Voilà, les opposants à la taxe qui parlent d'un impôt jugé confiscatoire.

Gérard Linchet, le président du Sénat a d'ailleurs expliqué la semaine dernière, on a une jurisprudent selon laquelle nul ne doit être obligé de se séparer de son patrimoine pour payer l'impôt qui est décidé. Effectivement, la taxe Zucman pourrait forcer certaines de ces grandes fortunes à payer en nature, c'est-à-dire en action par exemple quand leur entreprise ne génère pas de revenus mais qu'elle est hautement valorisée. Qu'est-ce que vous répondez à cet argument ?

D'abord, le cas que vous évoquez est extrêmement marginal. On parle de 25 cas sur les 1800 foyers qui seraient concernés. Vous avez raison.

Donc pour ces 25 concernés, il faudra trouver des aménagements soit en leur permettant de payer plus tard, soit sous la forme de participation de l'État aux entreprises concernées. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que on a besoin de justice fiscale dans notre pays, que les gilets jaunes exprimaient, il faut que les petits payent petits, que les gros payent gros, que cette exigence là, elle a besoin d'être entendue. Donc, j'entends bien un jour où on nous parle d'inconstitutionnalité, enfin quand même m'expliquer que prélever 2 % du patrimoine de gens qui ont un patrimoine de plus de 100 millions d'euros, c'est confiscatoire. confiscatoire.

Enfin, je je je j'imagine ce que doivent ressentir des gens qui sont à l'euro près, qui ne s'en sortent pas, qui travaillent dur, qui n'arrivent pas à boucler leur fin de mois et qui entendent que prendre 2 % du patrimoine de gens qui ont 100 millions d'euros de patrimoine, c'est confiscatoire. Je pense que ils le ressentent comme une provocation. Est-ce que pour vous c'est la taxe duukman ou rien ou est-ce que si Sébastien Lecornu vous propose une taxation des plus riches sous une autre forme, vous dites banco ?

Moi je je je dis banco à tout ce qui permettra plus de justice fiscale dans notre pays. Mais je ne veux pas non plus d'une espèce de la question c'est pas le nom. La question c'est où est-ce qu'on prend l'argent ?

Est-ce qu'on prend l'argent dans la poche des classes populaires et des classes moyennes ou est-ce qu'on le prend du côté de ceux qui se sont considérablement enrichi ces dernières années ? En particulier les les les ultra riches simplement, je le dis aussi, ce n'est pas simplement une taxe comme celle-là qui fera que nous ne voterons pas la censure. On a besoin d'un ensemble de mesures qui permettent de remettre de la justice sociale dans notre pays.

La taxe Zucman en fait partie. Alors justement, les communistes sont allés rencontrer Sébastien Lecnus, c'était mercredi soir. Comment s'est passé la rencontre ?

Nous nous avons dit un certain nombre de réalités, c'est Fabien Rousell, c'est Sil Cuckerman, notre président de groupe au Sénat et Stéphane Peu, son homologue à l'Assemblée nationale qui se sont rendus à Matillon. Nous ne sommes pas allés négocier, nous sommes allés porter un certain nombre d'exigences qui nous paraissent fondamentales, sans trop d'illusion d'ailleurs sur l'utilité de ce type de rencontre. Nous nous n'avons pas l'habitude de pratiquer la politique de la chaise vide.

Pour le reste, c'est au premier ministre maintenant de montrer qu'il est prêt à faire des ruptures. Mais est-ce que vous pensez qu'il y a un accord de non censure possible ou est-ce que ce matin vous dites à l'heure actuelle, on censure dès le discours politique général ? Je suis sceptique parce que Chaudé craint l'eau froide et quand on voit les deux premiers ministres précédents Michel Barnier et François Baïou qui n'ont en rien tenu compte du résultat des urnes, qui ont continué à mettre en œuvre la politique d'Emmanuel Macron, la même qu'on connaît depuis 8 ans, la même qui a été rejetée dans les urnes aux dernières élections législatives, on a le droit d'avoir un certain nombre, vous pensez pas que Sébastien le Cornu va rompre avec le Macron ?

C'était pour rompre avec le macronisme. Est-ce que vous croyez sérieusement qu'il aurait nommé Sébastien le Cordieu ? Est-ce que vous croyez sérieusement qu'il aurait pioché la la carte qui était la plus proche de lui ?

À l'évidence non. Et donc la seule chose qui est susceptible de faire alors pourquoi parler de rupture de la part de Sébastien c'est rien. C'est pas moi qui lui écrit ses discours sans doute parce que il a besoin de faire un peu illusion pour ne pas dégager tout de suite et pour subir un sort un peu moins rude que celui de son prédécesseur.

La seule chose qui est susceptible de changer la donne ce sont les mobilisations sociales. C'est la raison pour laquelle les défilés d'hier sont si importants et c'est la raison pour laquelle mon espoir, c'est que la mobilisation sociale se poursuive parce que ça c'est susceptible de changer les choses et de créer un espérer que l'intersyndical se mette d'accord sur à fond. Moi ce que je souhaite c'est que l'intersyndical continue à avancer uni, continue à avancer rassemblé et créer le rapport de force qui nous permettra à nous, y compris comme parlementaire, d'avoir une voix qui porte parce que quand vous êtes un parlementaire d'opposition, comme c'est mon cas au Sénat, vous ne parlez pas de la même manière.

Enfin surtout votre voix n'a pas la même écho, le même écho selon que vous êtes soutenu par un mouvement social, selon que vous parlez dans le vide. Alors votre stratégie, votre choix d'aller rencontrer Sébastien Lecorn, elle divise à gauche. Oui.

Hier sur notre plateau, Manon Aubri, la députée LFI, l'UD député LFI a regretté que les communistes, écologistes et socialistes se soient rendus mercredi à Matignon pour rencontrer le nouveau premier ministre. Écoutez Manon Aubri, je pense qu'ils ont eu tort. D'ailleurs, j'observe que quand ils sortent de ces rendez-vous, ils disent "Bon, ça n'a pas servi à grand-chose." Voilà.

Après, on a des stratégies différentes, mais je pense mais dit c'est républicain, un premier ministre vient d'être nommé, c'est républicain d'aller discuter avec lui. Républiquain, ce qui est républicain, c'est de suivre les règles républicaines et dans une démocratie, la moindre des choses, c'est de demander un vote de confiance. Il y a pas il y a pas d'unanimité sur la stratégie à gauche.

Moi, je ne me permets pas de juger l'attitude des insoumis. Je ne le fais jamais et je pense que ça n'est jamais bon de jeter des anathèmes sur les uns et les autres. Je lui conseille aimablement de faire la même chose et vous savez je parlais de l'unité de l'intersyndical, du rassemblement de l'intersyndical qui a permis de magnifiques mobilisations hier.

Je suis convaincu d'une chose, l'intersyndical a beaucoup beaucoup à apprendre à la gauche politique. Et si nous étions un peu plus comme l'intersyndical, je pense qu'on s'emporterait mieux sur le rassemblement, sur le respect de chacune et de chacun. On entend pas la CGT taper sur la CFDT ou la CFDT taper sur la CGT.

Je pense que c'est aussi ce qui fait qu'il y a pas suffisamment mais un peu plus de confiance envers les syndicats qu'envers les par aujourd'hui la confiance elle est rompu avec la France. Non, je dis pas ça. Je dis je dis juste donner un conseil aimable et sympathique.

Respectons-nous. Voilà, respectons-nous et je pense que on sera plus digne aux yeux des électrices et des électeurs qui une fois de plus he il y avait une belle combativité dans la rue hier et donc moi j'aimerais que la gauche politique ressemble un peu plus à celles et ceux qui défilaient dans les rues hier. Ilan Brosa, vous êtes candidat au municipal parti communiste à Paris.

Est-ce que vous irez seul au premier tour ou est-ce que vous travaillez justement à cette union de la gauche ? Moi, je souhaite le rassemblement le plus large pour permettre que la gauche gagne les élections municipales à Paris dès le premier tour pour maximiser nos chanciers ne pas être candidat. Je vous ai dit que je suis candidat.

En tout cas, ce sont des listes. Donc oui, je serai candidat. Moi ce que je souhaite surtout, c'est que la gauche, c'est que la gauche se rassemble.

Évidemment, je pense que je suis le meilleur candidat et je ne suis pas le seul à le penser. Mais mais vous êtes en train de discuter avec Emmanuel Grégoire, avec David B, je discute avec David, avec Emmanuel Grégoire, avec Daniel Simonet aussi qui est élue parisienne de l'après qui vient de la France insoumise et qui en est parti. Moi, je souhaite, je souhaite un rassemblement large qui nous permette de gagner.

Pourquoi ? Parce que la droite est en train de s'organiser pour gagner à Paris et qu'il y a eu des événements cet été. euh qui accroisse la menace.

D'abord, il y a eu ce nouveau mode de scrutin qui de fait est taillé sur mesure pour madame Dat qui a été voulu et imposé par madame Dati au premier ministre. La loi PLM Paris Lion Marseille pour vous faire perdre par en tout cas elle a été conçue pour nous faire perdre Paris. Je suis convaincu que nous pouvons gagner mais elle a été conçue pour nous faire perdre.

Et puis deuxièmement madame Nati a fait le vide autour d'elle. Je sais pas bien comment elle s'y est prise, mais en tout cas, on a vu que beaucoup de candidats de droite avaient fini par reculer et par lui apporter son soutien. Donc la droite est une menace pour Paris.

De mon point de vue. Elle est d'ailleurs une menace existentielle pour Paris parce que ce qu'elle porte est à l'entithèse de ce qu'est Paris, une ville mixte, une ville écolo, une ville sociale et donc s'il gagnait, ce serait tout ça qui serait remise en cause. Donc nous avons besoin de nous rassembler.

Il y a eu plusieurs rencontres qui se sont faites, y compris d'ailleurs à la fête de l'humanité. Je souhaite que nous puissions avoir rapidement un rassemblement de la gauche de la majorité municipale. Je réponds à votre question Quentin Calmé très rapidement qui nous permett de partir rassembler en campagne et de faire le meilleur score dès le premier tour des élections.

Donc sans la France insoumise pour être clair. De fait la France insoumise a décidé de constituer sa liste. Je vous ai dit tout à l'heure que je les respectais.

Je respecte leur choix mais je souhaite parce que les écologistes eux semblent tendre la main vers la gauche de la gauche beaucoup avec les écologistes à peu près une fois par jour. Ma conviction c'est que nous réussirons à construire une liste d'union de la majorité municipale dès le premier tour et c'est le meilleur moyen de gagner. Sur quel critère vous allez déterminer celui qui va porter la liste ?

Ne vous inquiétez pas. Vous aviez parlé de primaire à une époque sur ce plateau. Moi j'y j'y suis toujours ouvert et et en l'occurrence si les autres le souhaitent euh je n'aurais aucun mal mais vous allez vous êtes d'accord entre vous allez demander l' vie des militants de gauche de Paris.

Je je pense que si nous arrivons à nous mettre d'accord entre nous, c'est bien parce que ça permet d'aller plus vite. Si nous n'y arrivons pas, je suis ouvert à toutes les autres solutions. Ce qui compte pour moi, c'est que nous puissions être unis dès le premier tour.

Nous le devons aux électrices et aux électeurs de gauche parisiens qui souhaitent qu'on puisse poursuivre avec des politiques sociales notamment en matière de logement et écolo. Paris en 20 ans, c'est deux fois plus de logement social et c'est deux fois moins de pollution. C'est ma fierté, ma double fierté.

Et j'ai envie que ça continue. Et qui est-ce qui coince ? Qui est-ce qui coince pour faire cette union pour l'heure ?

Mais il y a pas grandchose qui coince. Chacun a besoin de s'organiser. Les communistes ont désigné leur chef de fil, c'est moi.

Les socialistes ont désigné le leur, c'est Emmanuel Grégoire est le chef de fil des écolos. Mais non, vous verrez qu'on on va y arriver et et et quand on y sera arrivé, vous me direz que j'ai eu raison. Lundi soir, Emmanuel Macron va reconnaître l'état de Palestine pour la France.

D'abord, puisque vous êtes toujours élu à la mairie de Paris, est-ce qu'Anidelgo va mettre le le drapeau parisien au fronton de la ville de Paris lundi comme le demande Olivier Fort ? Je ne le sais pas. En tout cas, moi je le souhaite.

Je souhaite surtout que la tour Effel puisse être illuminée aux couleurs de la Palestine. J'en ai porté la demande lors du dernier conseil de Paris. Je pense qu'il serait temps que Paris exprime nettement sa solidarité avec le peuple palis.

Vous a dito, elle va le faire lundi soir. En tout cas, il y a un vœu qui a été adopté il y a maintenant 2 mois et je pense qu'il serait temps qu'il soit mise en œuvre. On ne peut pas rester indifférent.

On ne peut pas rester indifférent à un peuple qui subit un génocide. Et en l'occurrence, l'ONU est très clair là-dessus. C'est le cas en Palestine et donc Paris qui est euh la capitale de la France doit être à l'unisson de la politique de notre état, c'est-à-dire la reconnaissance de l'État de Palestine.

Mais vous donc Olivier Fort a raison de demander ça selon vous mais moi je pense qu'il faut partout exprimer notre solidarité avec la Palestine et je le dis au passage je trouve que l'état euh du débat politique en France sur la Palestine est affligeant affligeant avec une espèce d'inversion accusatoire qui fait que les supporters de Netaniaahou jettent sur le banc des accusés ceux qui ont le courage de défendre le droit international. Ben moi, je suis fier de défendre le droit à l'autodétermination du peuple palestinien. La Palestine est un peuple qui vit un martyre sans nom et il est grand temps euh qu'on puisse le dire dans notre pays sans être en permanence accusé.

C'était le moment de de la de la reconnaître alors qu'il y a encore des otages du Hamas. Trop tard, c'est trop tard. On aurait dû reconnaître l'État de Palestine il y a fort longtemps.

D'ailleurs, l'Assemblée nationale avait voté une résolution en ce sens dès 2014 et les communistes ont toujours été de ceux qui portaient la nécessité de reconnaître l'état de de Palestine. Il ne peut pas y avoir de paix au Prochrient s'il n'y a pas un état de Palestine souverain à côté de l'État d'Israël. Merci BR.

Merci beaucoup d'avoir été notre invité. Ha.