Mobilisation du 17 octobre: "Les plus grands casseurs sont au gouvernement", scande Nathalie Arthaud
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:53OuverteRéponse partielle
Combien de votre point de vue cette convergence des luttes est souhaitable et inéluctable compte tenu des 10 années de macronisme ?
- 3:35RelanceRéponse directe
Est-ce que vous vous sentez de être à côté de gens qui votent Marine Le Pen au nom de la convergence des luttes ?
- 13:00FerméeRéponse partielle
Votre programme présidentiel est aussi destructeur que celui du chômage de masse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 12:19Fait
« Il faut mesurer la violence que c'est. »
- 12:19Promesse
« Moi, je milite pour monter le SMIC à 2200 € net. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Euh tout le monde nous dit euh à gauche oui oui, on y est. Euh ça y est, les syndicats, les lycéens, les agriculteurs, tous ensemble dans la rue et on entend une autre frange, disons, des Français qui dit "Arrêtez de rêver." Euh vous êtes où vous dans ce débat-là ? D'abord, il y a une raison qui je pense fait consensus, c'est que nous sommes absolument tous raquettés par les compagnies pétrolières, absolument tous en ce moment. Et que ça pèse et que c'est des dizaines d'euros, parfois des centaines d'euros qui manquent. Et donc les difficultés pour vivre aujourd'hui sont de plus en plus grandes quand on est salarié, quand on est ouvrier, quand on est aussi petit entrepreneur, artisan, quand on travaille effectivement dans l'agriculture. Donc ces difficultés là, elles sont communes.
Ça fait des ingrédients en effet pour qu'il y ait une contestation sociale réelle, importante, massive. J'oublie je n'oublie pas non plus les retraités euh qui euh euh et et l'ensemble en fait du monde du travail dont le pouvoir d'achat n'a fait que reculer ces dernières années. Alain Damel, la convergence des luttes, euh est-ce que ça existe et est-ce que c'est demain ? Est-ce que ça existe historiquement ? On en a eu beaucoup d'exemples quand même le les moments où en particulier en France où les mobilisations sont plus nombreuses, où les manifestants sont plus actifs et où la discussion est plus vive, bah oui, il y a toujours eu des convergences de lutte entre des gens qui viennent d'horizon
différentes. Bien sûr, il y avait aussi bien la CGT d'un côté et puis on voyait des des individus qui arrivaient et qui s'y mêlent. Enfin, on a toujours connu ça dans les dans les périodes pas simplement animé mais qui commencent à être passionné dans des périodes comme ça. Ça coagule que ça coagule ça coagule entre Oui. des organisations et des individus et c'est la coagulation qui qui fait à ce moment-là réellement quand ça coagule ben c'est que ça devient sérieux. Est-ce que vous sentez que ça pourrait coaguler pour reprendre votre expression aujourd'hui ? C'est en tout cas une hypothèse sérieuse. Oui,
parce que on sent très bien qu'il y a d'abord beaucoup de mécontentement au pluriel et que ensuite il y a une capacité non pas à se rassembler comme si c'était un accord politique mais à converger, ce qui est autre chose, à converger concrètement. Et oui, je pense que par exemple dans les manifestations de demain, il y aura des gens qui viendront pour des raisons très différentes, qui ne se connaîtront pas. Il y en a qui appartiendront à des organisations et d'autres pas du tout. Et que je veux pas vous dire que c'est la première fois de ma vie que je vois ça. J'ai vous allez me dire que vous alliez manifesté mais mais que je vois ça. Oui. Oui. J'ai j'ai bien entendu. En plus en plus je vis à un endroit où je vois les manifestations sous mes
fenêtres quasi quotidiennement. Donc je suis presque un expert en ce qui concerne les manifestations. Antoine Obdorf. Oui. Une question madame Artau. Vous disiez combien de votre point de vue cette convergence des luttes est non seulement souhaitable mais inéluctable compte tenu des des 10 années de macronisme qui vous apparaissent comme une forme de violence sociale ? J'ai une question. Est-ce que au fond cette convergence d'élite nécessite et et aussi implique que vous fassiez abstraction et bien de la coloration politique des gens avec qui vous défilerez parce qu'il y aura peut-être parmi eux chez les pêcheurs, chez les agriculteurs des gens qui sont à l'autre bout du spectre qui sont pour reprendre une expression célèbre des fâchés mais pas fachau mais qui voteront
bien peut-être Marine Le Pen en 2027. Est-ce que vous vous sentez de au nom de la convergence des luttes être à leur côté ? justement, c'est le propre de toute mobilisation sociale. Là, les femmes et les hommes qui ont du mal à vivre aujourd'hui en travaillant, qui ont du mal à vivre de de leur pension de retraite, de leur allocation, et bien ils ne se trompent plus. Ils ne se trompent plus. Ils vont revendiquer pour augmenter en effet leur pouvoir d'achat et ils ont 1000 fois raison. Voilà. Là, justement, mais vous répondez pas la question. Si demain dans le cortège, je suppose que vous y serez, il y a quelqu'un qui vote Marine Le Pen, vous lui dites quoi ? dit bah bienvenue et ensemble on va essayer d'arracher ces augmentations de salaires dont nous avons tant besoin et ensemble nous
allons nous allons réaliser qu'il y a de l'argent dans la société qu'on peut prendre sur ses profits que ça suffit que qui une poignée de milliardaires qui s'enrichisse encore et et toujours et donc en fait y compris ces femmes et ces hommes qui s'égarent à mon avis qui se trompent et qui se tirent même en fait une balle dans le pied réaliseront que c'est par les luttes collectives qu'on peut faire avancer notre sort et qu'on peut même faire avancer toute la société. Parce que moi je crois qu'il y a vraiment une préoccupation commune et c'est elle va même au-delà en fait du pouvoir d'achat. C'est aussi dans quelle société voulons-nous vivre. On veut une société où on ferme des écoles, on ouvre des prisons. On veut une société où une poignée finalement vit sur un tas d'or,
hein, sur des milliards et des milliards. Alors que le monde du travail a beau triin au soir et finalement et et et est et réduit à faire de plus en plus de sacrifices. C'est dans cette société là qu'on veut on veut vivre dans une société qui est de plus en plus guerrière, qui est de plus en plus qui est de plus en plus folle. C'est c'est la question je pense aussi que posent les jeunes en fait et mais qu'on a tous au fond de notre tête. Où allons-nous ? Où allons-nous ? Alain Domel d'abord je suis heureux de voir Harlette Laguillet égale à elle-même comme je la connais depuis longtemps. Je c'est c'est très flatteur. Je vous remercie euh à vous. Pourtant ça fait quatre fois que vousz à sa place hein. Ça fait longtemps que vous l'avez remplacé. Je revendique la continuité. absolument
avec c avec ses talents et puis cet allant ce talent aussi mais cet allant et puis cette capacité à incarner quelque chose. Alors ce qui est intéressant chez elle comme je vois depuis longtemps c'est que elle a toujours un mélange de colère et d'espérance. Il y a beaucoup de protestations qui sont des colères. Il y a quelquefois des des espérances qui apparaissent quand même heureusement. Mais c'est assez rare d'exprimer les deux en même temps et c'est toujours le sentiment que j'ai en la regardant, en l'écoutant euh en en connaissant son discours évidemment et son analyse parce que foncièrement sur la société son analyse
euh c'est la même qu'il y a 10 ans ou 20 ans bien sûr. Et son combat c'est le même mais c'est un combat euh elle ne se résignera jamais. Voilà. Absolument. Absolument. Oui, mais c'est jamais mais comment se résigner quand on voit toutes les possibilités de cette société dépend, ça dépend qui. Mais vous vous rendez compte ? Enfin moi je je vois les progrès, je vois les richesses, je je vois les possibilités. Pourquoi serait-elle réservée à une minorité ? C'est là que justement je dis il faut qu'on se batte, il est absolument hors de question que les connaissances qui existent, les possibilités soient réservées à une minorité. Donc oui, c'est beaucoup d'optimisme. Oui, d'optimisme mais d'optimisme pour lutter. Il faut lutter. Si on veut vivre mieux, il faut prendre
le chemin des luttives. Mais ça c'est toujours votre message et il est d'ailleurs parfaitement honorable ce message là. Simplement il y a pas 10000 Arlet la guilleté et il y a pas des millions de gens. Peut-être que demain il y en aura quelques milliers dans la rue et on s'en réjouira parce que non, il y aura il y aura du monde. Dire qu'il sera construit comme vous l'êtes et que il milite comme vous le faites. Non, mais c'est justement ce sont ces moments-là. Vous êtes vous êtes quand même mais c'est pas du tout désobligeant ce que je dis mais vous êtes un symbole. Oui mais c'est dans ces moments-là je peux vous dire que justement les femmes et les hommes se politisent dans le meilleur sens du terme parce que justement on en est plus à chercher un sauveur suprême et à faire plou ploum.
Non, on découvre notre force collective, on découvre notre possibilité de prendre des initiatives, de nous organiser, de peser de peser sur le gouvernement parce que moi ce que je vois quand même, c'est un gouvernement qui n'emmène pas large. Je vois que depuis qu'il y a cette contestation de la jeunesse et bien en fait il y a une fébrilité à la tête de l'État. Alors il essaie de la masquer avec les la répression policière mais il y a cette fébrilité. Donc moi je dis effectivement il faut être très nombreux. Il faut montrer que l'esprit de révolte n'a pas d'âge demain. Alors alors euh que un gouvernement euh soit inquiet et soit mobilisé quand il y a une contestation sérieuse de jeunes, je dirais que c'est le le bé àabas que c'est l'intelligence minimale.
Évidemment que quand il y a un problème, quand on voit que les jeunes commencent à se mobiliser sur des motifs qui en plus sont sont pas des motifs utopiques, hein, puisque ce dont il parle, c'est des salles de classe, c'est des horaires, c'est des programmes, c'est des choses concrètes, c'est pas l'apocalypse ou la redécouverte d'un monde. Mais dans ces cas-là, alors mépé ou ou relégué, il faut pas non plus généraliser parce qu'il y a aussi un corps enseignant qui sont leurs interlocuteurs quotidiens, naturels, légitimes, normaux pour et ben oui, moi aussi j'ai enseigné hein. Donc il faut pas non plus négliger ce qui existe réellement dans les relations entre les élèves et les enseignants.
Vous parliez un instant Alain deamel, Natalie du gouvernement et du chef de l'État. Emmanuel Macron qui a dit quelques mots ce soir sur la journée de demain, c'était en marche du Conseil européen de Bruxelles. Écoutez ce qu'il dit précisément. Évidemment qu'un message à passer, c'est celui de l'appel au calme. On peut on peut je pense c'est le le fait même de notre démocratie. J'ai toujours été vigilant et attentif à cela. Il y a un droit constitutionnel de manifester, s'exprimer. Il est pleinement respecté. Mais je pense que le enfin je pense pas ce qui va avec ce droit c'est le respect le respect des personnes, le respect des biens et donc de ne pas insulter, de ne pas casser. Et donc moi j'appelle au calme et au respect pour préserver ce droit. Nous tous, on en est le
dépositaire. C'est une responsabilité qui va avec ce droit. Voilà, j'appelle au calme. Pas de casse, dit le chef de il est dans son rôle. Ah oui, ça c'est absolument classique et si on entendait madame Mcron dire allez-y si disait l'inverse, on en aurait peut-être parlé plus tôt dans l'émission, je suis d'accord avec vous. Ouis. Mais moi je crois comment faire pour pas qu'il y a de casse demain ? Moi je crois que les plus grands casseurs sont au gouvernement. Il en fait partie en fait il est en train de tout casser. Il est en train de casser l'éducation, il est en train de casser les hôpitaux. Il est en train de casser les retraites. Il est en train de casser le pouvoir d'achat des salariés. tenter si bien que il y a effectivement de plus en plus de travailleurs qui ont du mal à se loger.
Un lycée, de tirer des mortiers, de blesser des policiers justifie de se battre, ça justifie de se mettre en colère, ça justifie de se lever et de dire ça suffit. Il faut que les femmes et les hommes qui font tourner cette société puissent vivre dignement. Et ça suffit de voir finalement tous leurs efforts et toutes les richesses qu'il créent partir à un pôle de la société. Voilà. Servir pourquoi ? Pour aller faire les guerres. Euh être mise au service de gens qui sont irresponsables. Irresponsables. Cette classe capitaliste là qui dirige et qui effectivement profite de tout ce travail là. Et là on fait quoi ? Le réchauffement climatique crise sur crise. Donc à un moment donné il faut se lever, il faut dire stop. Voilà. Donc moi je pense que la révolte
elle est légitime et vous pourrez dire et répéter que il y a la violence que mais ce n'est rien par rapport à la catastrophe qui existe aujourd'hui dans la société c'est rien par rapport aux souffrances bless rien par rapport aux souffrances de millions de femure je vous assure. vous dire pas la même chose mais le drame vous savez c'est tous les jours ce à l'heure où nous nous parlons là je pense qu'il y a des dizaines de milliers de femmes et d'hommes qui sont en train de chercher un endroit pour dormir un endroit sous les ponts un endroit dans dans des parcs et cetera ce sont des femmes et des hommes qui c'est une violence inouite de se retrouver avec rien sur son compte en banque pour remplir son frigo pour nourrir ses
enfants. cette situation là, vous voyez et on est en train de dire en plus au retraités et ben on va encore vous reprendre de l'argent, faudra vous serrer la ceinture. Voilà, c'est c'est des humiliations et finalement une insulte au monde du travail en permanence. Donc et ça, il faut mesurer la violence que c'est. Il faut mesurer la violence que c'est. Donc moi, je pense que la révolte, elle est nécessaire et on peut inverser euh le rapport de force parce que je crois qu'il y a il y a de quoi il y a de quoi augmenter les salaires, indexer indexer les salaires. Moi, je milite pour monter le SMIC à 2200 € net. Je aussi pour que le travail soit réparti sur tous sans diminution de salaire et qu'on en finisse avec ce chômage de masse. mot puisque vous parlez de votre programme
présidentiel Nathalie qui est aussi destructeur euh pas votre programme le chômage de masse un mot de l'élection présidentielle 4e c'est votre 4e candidature ça vous fait un point commun avec Jean-Luc Mélenchon est-ce que vous vous réjouissez qu'il soit aussi haut aujourd'hui dans les sondages moi je je me réjouis surtout que queil y ait cette mobil enfin moi c'est ce qui me marque dans cette dans cette campagne là sur Jean-Luc Mélenchon non mais sur Jean-Luc Mélenchon je pense que ça reflète quand même une aspiration a plus d'égalité, à plus de à plus de tolérance. Je pense que oui, par rapport y compris au racisme qui monte, il incarne, il a réussi à incarner quelque chose et ça c'est un point de départ qui est positif. Maintenant, moi je sais très
bien que c'est pas avec des sauveurs suprêmes et que même si Jean-Luc Mélenchon s'installe à l'Élysée, il sera comme les autres. Ça sera la marionnette finalement du du grand capital. la marionnette de c'est Oui, euh et bien peut-être oui, peut-être oui en fait. Exactement. Bah d'ailleurs son icône c'est ça reste François Mitteran. Il connaît parfaitement cette page là de l'histoire et apparemment il ne la trouve pas mauvaise. Donc mais oui parce qu'en réalité et moi si je suis candidate, c'est précisément pour dire que le vrai pouvoir il est pas à l'Élysée. Il est pas à l'Élysée. On trouve des pentins mais dont les ficelles remontent à qui ? Bah la grande bourgeoisie. à ceux qui tiennent les cordons de la bourse les financiers la
classe capitaliste et pour l'affronter Natalie non parce que sin parce que moi j'ai besoin d'un seul mot oui Nathalia Yeah.
Nathalie Arthaud