Donald Trump et l'Iran : l'heure de vérité|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
L'heure du grand dossier. Soyez bien évidemment les bienvenus sur LCI. Aujourd'hui, cet enjeu, cette question, non, ce n'est plus une question d'ailleurs.
Trump et l'Iran, l'heure de vérité. L'histoire est-elle en train de s'accélérer ? À l'instant, la marine iranienne annonce un exercice la semaine prochaine dans le Détroit d'Ormouse dans la mer d'Omane.
Exercice naval à tir réel. Comment va réagir le président américain ? Parce que au moment où nous démarrons cette émission et bien le président américain, il est en train d'être briefé à la Maison Blanche par le renseignement américain.
L'heure de l'ultime décision est-elle venue dans 10 minutes environ. Il doit réussir son conseil des ministres à lui. À suivre donc il y a 24 heures, il disait le temps presse.
Or les dernières informations, c'est aussi une impasse diplomatique rejet des contours d'accord sur le nucléaire par les Iraniens. Le nucléaire, souvenez-vous en juin dernier, les frappes sur les sites nucléaires iraniens. Ici celui de Fordau, ses trous dans le sol et si Trump les frapper à nouveau des responsables indiquent que les cibles potentielles incluent les installations nucléaires et hier lui-même promettait une attaque contre l'Iran. bien pire que l'été dernier en l'absence d'accord dans son viseur aussi selon l'agence de presse Reuters la tête du régime pour encourager les manifestants à faire définitivement tomber le régime.
Donc d'accord mais a-t-il les moyens de les faire de les cibler et pour les remplacer par qui ? Et cette question également dans cette émission. La Russie aide-t-elle l'Iran dans la dernière ligne droite ?
Les frappes sur les dirigeants et le nucléaire iranien n'estce qu'une question d'heure de jour. Écoutez, regardez. Ce régime est probablement plus faible que jamais.
Un régime qui ne peut se maintenir au pouvoir face à sa propre population qu'au prix de la violence brute et de la terreur. Alors, ces jours sont comptés. Bien sûr, nous suivons tous de près la situation actuelle en Iran.
Et pour tout comprendre, pour tout décrypter, je suis ravie d'accueillir sur ce plateau. Sylvie Berman, bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous.
Vous êtes ancienne ambassadrice de France en Russie notamment. Bonjour général Michel Yakovlef, merci également d'être avec nous. On en est ravi.
Ancien vice-chef d'état-major du CHP, c'est l'OTAN. Bonjour à vous Guillaume Rocket. Ravi bien sûr de vous retrouver également directeur de la rédaction du Figaro Magazine.
Et bonjour Xavier de Jacomie. Bonjour Amélie. Ravi aussi bien sûr éditorialiste international LCI.
Le grand dossier Trump et l'Iran, l'heure de vérité, c'est donc parti en cours là potentiellement au moment où on se parle. Donald Trump est briefé à la Maison Blanche par ses services de renseignement. C'est ce qui était prévu.
Et à 17h, un cabinet meeting, c'est comme un conseil des ministres bien à lui. L'altimatum potentiellement qu'il a mis sur la table face à l'Iran. Est-il en train d'arriver à expiration ?
Et si oui, en train de décider avec ces hommes depuis la maison blanche ? surtout que vient de tomber cette autre information, la marine iranienne annonce un exercice naval à tir réel dimanche lundi dans la mer d'Omane. Alors sans tarder, je vous fais réagir tout d'abord général Yakovlef dans la zone cette annonce.
Quel est le signal ? Quel est le signal envoyé par l'Iran ? Je suppose que le signal c'est même pas peur.
Tu peux enfin bref, c'est c'est une fin de non recevoir à l'ultimatum. Je je pense maintenant dans cet exercice, ils ont parlé de participation chinoise. Oui.
À si ça se confirme, c'est et russe. C'est alors les Russes, je sais pas s'ils ont selon les informations d'Aljazira. Mais dans alors ça explique peut-être pourquoi il parle d'exercice pour la semaine prochaine parce que il y a la semaine dernière la marines iraniennes, russes et chinoises étaient en Afrique du Sud pour un exercice en Afrique du Sud.
On essaie de retrouver les images. Le temps, c'est le temps que ces bateaux reviennent. Hm hm.
Et la présence de ces navires pour un exercice, quel qu'il soit au milieu de la zone de déploiement américaine, c'est militairement parlant, c'est très très compliqué. Le ça ça gêne beaucoup. Et et ensuite ça met les Chinois, s'il sont à porté de du porte-avion, devant le porte-avion sur sa trajectoire de de cap de lancement d'avion, par exemple.
C'est c'est très ennuyeux. se sont donc je pense c'est plutôt bien trouvé comme réaction de la part des des iraniens. Et vous me disiez pendant la pub, sans trahir de secret que il faut alerter euh potentiellement même les États-Unis dire voilà le cadre de notre exercice donc tout ça les informations sont à peu près transmises.
Alors s'il joue la la règle du jeu et je sais pas quel est leur passé en l'occurrence, normalement nous à l'OTAN, quand on déclare un exercice et en particulier à tir réel, on déclare une zone d'exercice mais c'est très précis, c'est cartographié si vous voulez pour que les bateaux sachent bah comment pas se retrouver en dessous d'un missile, ce qui serait pas l'eau. Euh donc là est-ce qu'ils ont donné des éléments, des coordonnées, lattitude, longitude de de leur zone d'exercice ? Pareil pour les Américains qui vont faire une zone d'exclusion pour les opérations du porte-avion.
Mais ça c'est du déclaratoire, c'est pas du droit international. C'est pas parce que vous avez décrété un exercice que vous avez vous exercez une souveraineté quelconque sur la zone d'exercice. Militairement parlant, et je vais me tourner vers la question diplomatique juste après, militairement parlant, ça peut être interprété comme une attaque par les Américains.
Alors, militairement parlant, non, mais un comment on appelle ça ? Une gêne considérable. Si si ces bateaux là sont effectivement là et manœuvrent là exprès pour gêner le porteavion, le groupe aéonval qui est quand même un gros truc he ça complique la vie des des des Américains.
C'est ça. Ça va beaucoup les gêner, ça va beaucoup les énerver, ça c'est sûr. Alors Sylvie Berman, une question après l'autre, le volet diplomatique, quel est le message diplomatique cette fois envoyé par l'Iran avec donc selon Algézira, Russie et Chine avec ces exercices dans les prochains jours dimanche lundi. pour l'Iran, c'est de dire "J'ai des alliés, j'ai des alliés puissants et notamment la Chine." Alors, ils ont déjà fait des exercice.
Bon, il y en avait effectivement au large de l'Afrique du Sud, mais je crois qu'ils en ont fait d'autres. L'Iran est membre de l'organisation de la coopération de de Shanghaiï qui est plus ou moins dirigée par la Chine et avec la participation de la Russie. Euh les Chinois n'ont aucune envie de cette guerre, bien évidemment parce que d'abord ils n'aiment pas euh les les troubles au commerce et 90 % de euh du pétrole iranien va vers la Chine et euh de toute façon euh les marchandises, le pétrole qui arrive en Chine passe dans cette région.
Alors maintenant effectivement ça sera une gêne si c'est réalisé. Est-ce que Donald Trump ne va pas appeler Siding Ping et peut-être Poutine pour leur dire de ne pas donner suite effectivement à cet exercice la politique fiction mais pardon je vais quand même vous soumettre à l'exercice. Je le disais là en ce moment même en tout cas c'est les informations qu'on avait ce matin.
Donald Trump il est censé être briefé par ses équipes du renseignement notamment sur la situation depuis la Maison Blanche. Selon vous comment reçoivent-ils cette information ? Donald Trump, ses équipes un haut un si haut niveau de diplomatie.
Est-ce qu'ils sont en train de recevoir cette information en disant "Écoutez, ça y est, nous sommes en quelque sorte attaqué attaqué non mais en fait c'est un obstacle qui est mis à des frappes éventuelles de la part des des États-Unis. Ce qu'on sait et ce que savent les Américains, c'est que tous les alliés de la région, enfin les alliés des États-Unis ne sont pas favorables à ça. D'une part parce qu'ils n'ont pas envie le chaos de chaos en Iran.
Ils ont pas envie non plus d'un Iran qui devient une grande puissance. Euh les Chinois et les Russes encore une fois sont très proches de Tran. Donc je pense que Donald Trump est furieux mais c'est pas une c'est pas une attaque de la part de ces trois pays.
Cela dit, c'est à bal réel donc c'est sérieux. justement tir réel prévu, on peut parler d'exercice, on l'a fait souvent sur ce plateau, à tir réel prévu, à quel point est-ce exceptionnel ou ne laisse pas et qu'est-ce que ça veut dire concrètement en terme d'exercice ? C'est pas exceptionnel, ils l'ont déjà fait mais c'est rare et euh et mais c'est c'est vraiment si si vous mettez votre zone d'exercice là où les Américains avaient l'intention d'opérer avec leur porte-avion, ben et qu'après un missile tombe pas loin, bah les Iraniens diront de bonne foi, je entre guillemets, il tu es dans ma zone d'exercice, qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ?
C'est pas une agression, tu avais qu'à pas être là. Et euh et cet exercice va supposer des manœuvres, pas que des tirs, des mouvements de bateau et tout. C'est déjà arrivé que des bateaux euh chinois s'opposent, gênent des mouvements de porte-avion euh américain, en particulier pendant les phase de lancement d'avion, ils se mettent devant et euh c'est très perturbant et ça met les Américains dans la perspective de percuter avec un bateau à 15 milliards de dollars de percuter une frégate chinoise.
Potentiellement, ça peut les empêcher les Américains de leur manœuvre. Ça les gêne he parce que si le bateau manœuvre, il est obligé d'arrêter de lâcher des avions. Enfin, il veut pas lâcher des avions à 2 km d'une frégade.
Enfin, vous voyez ce que je veux dire ? C'est c'est un emmerdement sans fin en fait. Et justement, comment peut peut-il réagir à cet emmerdement sans fin ?
Comme vous le dites avec vos mots ? Oui, excusez-moi pour le Non, mais on vous connaît général, mais comment réagir vous ? Vous l'autre donné dans la marine américaine, ils le prennent très mal mais des percussions de bateau, ils en ont déjà eu et ça plaît pas hein.
Donc, ils seront obligés de se décaler, ils seront obligés de faire avec en réalité. sauf sauf à répondre entre guillemets les provocations chinoises si elles ont lieu les Russes d'ailleurs euh et ben donc en fait les Russes et les Chinois mettent mais je suis j'empiète un peu sur le domaine de l'ambassadrice mais sont sont dans le mode euh c'est plus qu'une contestation d'exercice en fait hein. C'est c'est une démonstration de contreforce.
Et donc comment on réagit ? Comment peuvent réagir les Américains à partir de là ? Euh je pense que bon enfin, c'est difficile d'intervenir militairement contre l'Iran si vous avez la Russie, la Chine, bon et l'Iran qui sont qui sont placés en plein milieu et à mon avis c'est ça rend même les choses impossibles et la et les États-Unis ne veulent pas entrer en guerre contre contre la Chine.
Moi je pense plutôt qu'il serai que Trump et Sera par la voie diplomatique de les en dissuader. Maintenant, on ne sait rien à ce stade des décisions réelles de Donald Trump sur sa volonté. Bon là effectivement, il est allé très loin donc c'est difficile de reculer totalement mais il est conscient des dangers des dangers pour les Américains, contre les bases américaines, éventuellement aussi contre Israël et les États-Unis ont une doctrine qui est la doctrine zéro mort.
C'estàd on bombarde mais on veut pas risquer de de mort américain. Je vous soumets. Donc c'est une décision encore plus difficile à prendre maintenant qu'elle l'était il y a 2 heures.
Donc il le mettent un peu devant le fait accompli. Effectivement, regardez cette carte, le détroit d'Ormouse. On vous en parle tous les jours en jeu majeur notamment pour les alliés dans la région qui n'ont pas du tout envie que ça tourne mal du côté de ce D3 d'Ormouse, c'est hautement hautement symbolique, stratégique, provoquant Xavier de Jacomoni, le D3.
Ah bah oui oui oui, c'est très provoquant. Alors après, il va falloir voir si c'est il s'agit pas d'un coup de bluff des Iraniens. On peut attendre d'avoir la confirmation officielle russe et chinoise.
Savoir effectivement si si les Russes surtout plus que les Chinois ont des bâtiments capables de participer à cet exercice dans un délai court voire très court. Parce que qu'est-ce que ça peut avoir comme incidence sur Donald Trump ? Ça peut aussi le pousser à déclencher son opération le plus rapidement possible avant même que l'exercice n'ait commencé parce qu'après il rentrerait dans des tractations diplomatiques avec à la fois Vladimir Poutine et X Jin Ping pour pouvoir mener son opération.
Donc c'est euh pour euh pour l'Iran euh c'est quelque chose qui n'est peut-être pas aussi favorable que ça euh sur le court terme. Mais effectivement potentiel accélérateur de particules du côté des Américains, ça peut pousser les Américains à mettre en œuvre leur stratégie militaire plus vite que peut-être il ne l'avait imaginé. C'est c'est très vrai ce que dit Xavier.
C'est c'est vraiment Oui. au moment où Trump est en train de décider en fait en quelque sorte ou c'est il a peut-être la perception d'une fenêtre. Je sais pas ce que lui diront ses amours et et le le bateau, le porte-avion, il est dans la région.
Est-ce qu'il est arrivé ? Voyez, est-ce que voilà, mais on le dit depuis des années maintenant en matière de guerre, dans la guerre, il y a la guerre de communication. L'annoncer potentiellement au moment où il y a un conseil des ministres à la Maison Blanche qui s'annonce, au moment où il est briefé, c'est c'est potentiellement volontaire dans cette guerre de de psychologie.
Oui. Non, non, non, mais bien sûr, c'est volontaire, mais c'est vrai que ça joue dans les deux sens. Soit effectivement c'est un risque supplémentaire par les Américains et qui n'ont surtout pas envie d'entrer en guerre évidemment contre les Chinois et à défaut d'entrer en guerre de risquer une bavure qui risque de déclencher une riposte et dans l'autre sens bah effectivement il peut peut-être se dire ben on va le faire avant que avant qu'il n'arrive Guillaume Rocket oui tout dépend effectivement du et ça c'est on n pas tous les éléments du degré de préparation des Américains.
On sait que le On sait par exemple que le que leur leur porte-avion Abraham Lincoln est dans la région, mais on sait pas exactement où il est parce que les Américains ne le disent pas. De la même façon, on a vu qu'il y avait des des rotations de de fraites militaires extrêmement importantes sur leur base d'Alouéid au Qatar qui est le le quartier général des forces américaines dans la dans la région. Donc d'où ils pourraient lancer une offensive.
Mais est-ce qu'ils sont prêt ? Est-ce qu'ils ont suffisamment d'avion ? Est-ce qu'ils ont suffisamment de missiles de bombes ?
A priori, selon ce que disait Donald Trump, l'objectif c'est de frapper des installations nucléaires iraniennes. Ça veut dire des bombes extrêmement puissantes parce que les le système sont enterrés. On l'a bien vu en juin dernier.
Donc ça c'est très difficile à savoir s'ils sont prêts ou non. Est-ce qu'ils peuvent appuyer sur le bouton maintenant ? Maintenant et les cibles nucléaires, on va en parler justement en deuxième partie d'émission dans quelques instants, mais je ne tarde pas trop avant de rejoindre Terran et de rejoindre plus précisément Sivos Gazi.
Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes correspondant euh pour France 24 et RFI à Terran. Merci si d'être avec nous.
Je m'arrête sur cette information qui est tombée juste avant que nous prenions l'antenne. Est-ce que l'information circule chez vous en Iran concernant cet exercice ? Euh non, j'ai j'ai regardé les différents sites d'information donc en ter mais aussi le site d'information de de la chaîne Press TV et cette information n'a pas été diffusée par les médias euh iraniens euh tout comme par exemple les manœuvres communes avec la Chine et la Russie dans en merdement.
Euh pour l'instant, il n'y a pas d'information qui puisse confirmer ces ces ces deux informations ou c'est c'est données par euh euh par euh Aljazira ou des des euh une chaîne de télévision en personant basée à l'étranger. Merci Sivoche. Je poursuis avec vous parce que c'est vraiment tellement précieux de vous avoir de depuis les rues terrain en direct.
Savoche, est-ce qu'on peut imaginer un instant le régime renoncé à l'enrichissement duur ? Il a basé, on le sait, une grande partie de sa puissance ou presque sur ce point. Encellement, c'est c'est jusqu'à maintenant dans l'état actuel des choses, ça a toujours été un niet de la part de de Théan.
Pas question de renoncer à l'enrichissement d'uranium. En revanche, selon les différentes déclarations qu'on a pu voir ces derniers mois, l'Iran serait prêt de réduire le niveau de son enrichissement, par exemple, à moins de 20 % euh pendant une période donnée euh pour satisfaire les demandes des pays occidentaux. est pas question en revanche de de d'arrêter totalement euh le programme d'enregistrement d'uranium.
C'est jusqu'à maintenant la position exprimée par Terme par exemple sur les stocks d'uranium enrichi euh que que les Américains demandent que qu'ils soient transférés à l'extérieur plus qu' par exemple les pays européens. Euh là encore euh il y a une certaine souplesse de la part des des Iraniens en disant que en s'il y a un accord sur le sur le programme nucléaire euh et et que les sanctions sont levées, l'Iran serait prêt euh de d'envoyer à l'étranger, de transférer à l'étranger euh le stock d'uranium à 50 % mais aussi le stock d'uranium de à 20 %. Euh donc ça c'est quelque chose que on peut les sociétés iraniennes envisageent mais pas question de d'envoyer tout le st d'uranium que l'Iran a depuis maintenant a produit depuis maintenant plusieurs plusieurs années c'estàdire près de 10 tonnes.
Pas question de tout envoyer à l'étranger mais on peut limiter le le niveau de de des stocks donc de d'uranium que l'Iran dispose. Alors Si Gazi, on a appris également cet après-midi que le maire de Tréran annonce que les parkings souterrains mais également les stations de métro de toute la ville seront transformé, je cite, en abri de guerre en cas de reprise des hostilités euh avec Israël ou encore les États-Unis. Si les Iraniens accélèrent-ils effectivement, le voyez-vous autour de vous, leur préparatif face à une éventuelle frappe américaine et pensez-vous que le pouvoir iranien de son côté prépare la réposte ?
Écoutez euh ce qui est certain, c'est que le le pouvoir prépare la rose. Ça a été dit et répété à plusieurs reprises euh ces derniers jours. Donc l'Iran va rposter aujourd'hui encore ce matin les les médias ont annoncé que l'armée l'armée iranienne avait reçu 1000 drones d'attaque qualifié de stratégique donc des des drones qui ont une portée de plusieurs centaines de kilomètres peut-être plus de 1000 km mais en ce qui concerne les déclarations du maire de Teran en fait il n'y a pas de il n'y a pas de préparatif c'estàdire que à terrant, il y a une dizaine ou une quinzaine de lignes de métro qui peuvent être utilisées pour comme abri et mais jusqu'à maintenant, il n'y a pas de construction d'abris euh de ailleurs que dans ces métro ou même des parkings.
Les parkings sont euh des parkings, il y a pas de parking, pas tellement de parking souterrain. C'est c'est des il y a des parkings en surface mais pas de parking énormément de parking. La capitale iranienne compte une population de 10 millions d'habitants et donc c'est très difficile de d'abriser toute cette population là même s'il y a 10 lignes de 15 lignes de métro.
Merci beaucoup Si Gazi. Je vois que vous n'êtes plus tout à fait seul devant votre caméra donc je vais vous permettre de vous mettre peut-être un tout petit peu à l'écart. Merci beaucoup Si Gazi d'avoir été avec nous depuis les résues de Teran correspondant France 24 et et RFI sur place.
George Malbruno je vous en prie soyez le bienvenu sur ce plateau et merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes grand reporter au Figaro et spécialiste du Moyen-Orient. Alors l'information, la première que je vous soumets bien évidemment, c'est celle qui vient de tomber juste avant de commencer l'émission.
Bonjour à vous. Bonjour. Euh c'est euh cet exercice annoncé par la Marine iranienne conjointement avec les Chinois et les Russes dimanche lundi.
Exercice à tir réel prévu. L'analyse du du message selon vous. C'est de dire aux Américains que l'Iran se prépare, l'Iran ripostera, l'Iran engage ses alliés.
Euh et donc voilà, c'est une c'est ce genre de message, sachant que sachant que la voie diplomatique n'est pas épuisée. Donc voilà. Après après on a eu ces derniers jours un peu à l'image d'ailleurs de des messages américains, les Iraniens qui ont soufflé le chaud et le froid.
Vous avez eu Rakchi, le min des affaires étrangères qui a dit qu'ils avaient le doigt sur la gâchette, donc on y est là, mais qu'en même temps ils étaient prêts à négocier un accord juste et cetera simplement. Euh donc voilà, on est on est un peu dans les dans la guerre des mots là avec en plus un renforcement effectivement des dispositifs de part et d'autres, mais je il me semble difficile aujourd'hui d'envisager euh la voie diplomatique par des négociations parce qu' on connaît les termes des négociations Vidkov, Trump les a exposé. C'est-à-dire, il faut que l'Iran renonce au nucléaires, renonce à l'enrichissement, transfère ces 400 kg d'uranium enrichi et qu'en plus et qu'en plus ilite ses missiles balistiques.
Et donc si vous voulez, compte tenu de la psychologie de celui qui dirige l'Iran, du guide suprême à l'IREN à 86 ans qui a déjà joué le jeu les Américains en 2001, en 2015 et qui à chaque fois s'est retrouvé, je dirais, Berné, je je pense pas que pour lui, il y a une option vraiment diplomatique. Donc après est-ce que il ne joue pas effectivement une option militaire ? Sachant que sachant que on ne sait pas non plus quel est la l'objectif de guerre de Donald Trump.
On sait qu'il n'a pas envie d'une longue guerre. On va voir ça plus précisément dans un instant. Pardonnez-moi, c'est la pause comme on dit.
Mais ce qui est bien c'est que on a encore plus de temps après pour continuer d'en parler de parler de cette information qui est certainement celle de cette soirée et des jours à venir. Exercice commun Iran, Chine, Russie. dimanche lundi à tir réel et ce serait vraiment tout près du D3 d'Ormous.
La chose, la situation est en train de se préciser. Dans le même temps, Donald Trump est allé à la maison blanche en train d'être briefé par ses équipes. Quelle suite, quelle frappe, quelle cible ?
Peut-être les sites nucléaires nous disent les médias américains ces dernières heures. On voit tout ça ensemble dans un instant. À tout de suite.
Vous êtes toujours devant le grand dossier avec toujours cet enjeu. Trump et l'Iran, l'heure de vérité alors qu'on apprend que la marine iranienne annonce un exercice à tir réel dimanche ou lundi tout près du D3 d'Ormose et que dans le même temps Donald Trump est à la Maison Blanche briefé par les services de renseignement. On en parle avec mes invités bien évidemment et là c'est l'heure de l'essentiel de l'actualité.
Boem sans salle devient éternel. Ce jeudi, le romancier emprisonné durant une année à Alger a été élu dès le premier tour à l'Académie française au fauteuil numéro 3 laissé vacant par la mort de Jean-Denis Bredin. Il a été envoyé sur place pour apaiser les tensions tout en poursuivant la politique anti-immigration du président américain, l'émissaire de Donald Trump à miné à police annonce une diminution de la police de l'immigration et s'engage aujourd'hui, je cite, à rétablir la loi et l'ordre dans la ville sous le choc de la mort de deux personnes.
Et puis Cr Montana, comment l'enquête est-elle menée après l'incendie meurtrier de constellation ? On a appris que les images des caméras de surveillance de la ville avaient été supprimées. Deux nouvelles personnes ont été mises en cause.
Il s'agit de l'actuel et aussi de l'ancien chargé de la sécurité de la commune. Ils doivent être prochainement auditionnés. Voilà donc pour l'essentiel de l'actualité.
Reprenons le fil de ce grand dossier Trump et l'Iran l'heure de vérité. Pour tout comprendre, décrypter. Encore une fois ravi d'être avec Sylvie Berman.
Merci beaucoup George Mail Brunou d'avoir accepté notre invitation. Guillaume Roquette toujours le général Yakovle fait merci également à Xavier de Jacomonie. Les toutes dernières informations, c'est donc cet exercice annoncé juste avant le début de l'émission.
Les Iraniens avec les Chinois, avec les Russes exercice commun dimanche ou lundi en merdomane tout près voire dans le détroit d'Hurmous selon les dernières informations. Regardez ce que relaanienne avec cette petite carte que vous voyez là maintenant et les questions maintenant se bousculent. George Malbrunot, quel est encore une fois le signal iranien ?
C'est non. Non. D'accord.
Il n'y en aura jamais. Passons directement au bras de fer militaire. Bah le message c'est qu'on on cherche à d'une certaine façon à internationaliser la crise en appelant au secours nos alliés russes et chinois.
Et donc de ce point de vue-là, alliés russes et chinois pourraient avoir un un rôle à jouer justement pour essayer peut-être de convaincre Donald Trump de ne pas passer à l'option militaire. Ce matin, Vladimir Poutine disait affirmait que l'option diplomatique, les options diplomatiques étaient loin d'avoir été épuisées. Donc voilà, je pense que c'est ça que ça veut dire.
Bien voilà, nous ne sommes pas seuls, nos alliés sont là et donc attention avant de avant de de frapper l'Iran. Et général Yakovlev, pour ceux qui nous rejoignent, pouvez-vous à nouveau nous faire l'exercice de pédagogie ? Que comprendre derrière exercice en mer à tir réel prévu avec iraniens, chinois et russe ?
À quoi cela peut ressembler ? Alors euh bon déjà des manœuvres de bateau euh en mer et euh alors les tirs alors ça peut être des tirs de défense euh surface R par exemple, ils vont faire voler des drones et tirer sur des drones. Ça peut être peut-être des tirs de la mer vers le sol, des Bon, donc ils ont l'intention de faire voler d'une façon ou d'une autre des missiles et des drones à a priori.
Mais maintenant qu'on voit la carte de l'exercice, c'est un c'est dans les eaux territoriales euh iraniennes. Donc ils font ça de plein droit. Là là il y a pas de débat.
Et puis ensuite, c'est pas c'est pas c'est clairement pas là que serait allé le groupe aéronaval américain. Hm hm. Euh parce que tout à l'heure j'avais ne sachant pas où était le truc, ils avaient dit en meran oh là si si ça se trouve ils ont fait exprès de faire leur zone d'exercice là où les Américains ont l'intention de de manœuvrer avec leur porte-avion.
Donc là clairement c'est pas le cas. Il serait jamais allé là de toute façon. Donc euh donc la la confrontation directe qui m'inquiétait un peu euh tout à l'heure avant de voir la carte entre par exemple par hypothèse une frégate chinoise et et le groupe aéronaval américain euh bon c'est c'est moins le cas. et Sylvie Berman quand on est le président américain et encore une fois ses hommes, son renseignement euh dans le bureau Val et qu'on découvre cette information certainement bien avant nous puisque voilà, c'est toujours beaucoup plus compliqué que ça.
Mais est-ce que le Donald Trump est obligé d'y aller maintenant ? Est-ce qu'il est obligé de passer l'étape d'après vis-à-vis de cette provocation ? Obligé, on n'en sait rien bien évidemment, je pense que il n'est pas très contente de cette annonce.
Alors, cela dit, euh les trois pays font des exercices naval conjoints depuis plusieurs années euh en Merien. Donc c'est pas du tout la première fois. Mais là effectivement, l'annonce intervient à un moment qui est euh euh qui est cruier à la Rond.
C'est une agression, Sylvie Berman, c'est considéré diplomatiquement comme une agression. Pas du tout, pas du tout. Ils ont le droit de faire des exercices d'autant plus que encore une fois ils les font à peu près tous les tous les deux ou 3 ans.
Mais bon, ça intervient à un moment très précis et bien évidemment l'Iran utilise ça comme un comme un signal aux Américains en disant "Bah oui, nous comme ça a été dit, nous avons nous avons des alliés. On est dans un jeu de de poker. Je sais pas s'il y aura une vraie bataille navale ou pas, mais en tout cas on est dans un jeu de de poker et de punkers menteur.
Donc chacun fait monter effectivement euh les enchères. Alors un jeu de poker menteur, mais maintenant quand on fait le compte avec une puissance de feu concentrée dans la région qui est quand même assez vertigineuse, Guillaume Roquet. Oui, on peut dire que le le le conflit est en train de de changer de dimension parce qu'effectivement comme le disait George, il a l'internationalisation qui est pas forcément une bonne nouvelle pour Donald Trump parce que regardez au Venezuela, il est tout seul face à face à un pays, on va dire votre développement, il il frappe sans rien demander dans sa sphère d'influence.
Exactement. En revanche au au Groenland, quand il commence à avoir contre lui l'Union européenne, là il se dit "Mais est-ce que je veux vraiment déclencher une crise majeure, une crise presque presque systémique ?" Et là, si le la Chine et la Russie entrent dans la danse, ce bras de fer avec l'Iran, il change de dimension.
Et puis le second point, on le voit sur la carte, c'est que l'exercice, il il arrive donc euh en au milieu du D3 d'Ormous dans cette espèce de de goulé étranglement entre le golf Persif et le et et la merdomane. Et il y a il y a une part importante du pétrole mondial qui passe par là, pas seulement le pétrole iranien, l'Arabie Saoudite, le Qatar. Or, on le sait, il y a le gaz naturel liquéfié aussi.
Or, on le sait, euh l'impact de de trouble dans cette région sur l'économie mondiale, il peut être assez rapide. Il y a eu dans le passé des crises économiques qui ont été déclenchées par des crises diplomatiques dans la région. Donc euh ça aussi peut-être que ça peut faire réfléchir Donald Trump.
Euh, pardonnez-moi Xavier, mais on nous attend du côté des États-Unis, il fait très très froid là où nous attend Pierre Barbin avec Thbo Brick et je crois que les batteries sont en train de descendre très très rapidement également. Merci beaucoup messieurs d'être avec nous. Je le disais, on apprend cette information il y a quelques minutes seulement.
Ce que l'on sait en revanche depuis quelques heures, c'est que Donald Trump, il est censé être à 7h brief par ses services de renseignement à la Maison Blanche. On attend maintenant, c'était prévu à 17h, une sorte de conseil des ministres version Donald Trump. Euh clairement, tout s'accélère à Washington également.
Oui. Et d'ailleurs ce conseil des ministres en quelque sorte, comme vous l'avez décrit, a été retardé parce que à la Maison Blanche, Donald Trump poursuit ce briefing avec ses services de renseignement. Son sa réunion de cabinet devait commencer à 11h.
Elle n'a toujours pas commencé à à Washington. En parallèle, on apprend ce matin via les médias américains que le président envisage désormais une frappe majeure contre l'Iran, notamment suite à l'échec des discussions de discussions préliminaires entre Teran et Washington. Selon certaines sources, les discussions ont rapidement bloqué sur deux sujets sensibles.
La limitation du programme nucléaire iranien et la production de missiles balistiques. En fait, ces frappes pourraient viser, on l'apprend notamment donc toujours via les médias américains, elles pourraient frapper directement les dirigeants iraniens, mais aussi des infrastructures nucléaires ou encore des sites gouvernementaux. Voilà ce que l'on sait pour le moment.
Ce qui est important de préciser ce qu'il faut savoir, c'est que selon l'agenda officiel de la Maison Blanche, et bien Donald Trump tiendra une conférence de presse, en tout cas fera une annonce de directement depuis le le bureau oval. Ce sera à 16h30 heure locale 22h30 en France. On va suivre ça avec tellement d'attention.
Merci infiniment messieurs depuis les États-Unis. Merci à vous. Donc vous l'avez dit dans les pistes sur la table qui se préciseraient ces dernières heures de plusieurs sources de médias américains, il y a les cibles nucléaires.
Mais mais Trump disait pourtant après l'opération de juin dernier guerre de 12 jours qu'il qu'il en était fini de ce nucléaire iranien. Qu'en est-il ? Alors on a du mal à comprendre.
Autre information importante, les renseignements américains indiquent que l'Iran reconstruit en ce moment ses sites nucléaires plus profondément sous terre. Les Américains pourraient-ils les détruire donc même s'ils le décidaient. On y voit plus clair.
On avance avec Xavier de Jacomony. Xavier, je vous emmène avec moi. Xavier, pourquoi le nucléaire figure-t-il à nouveau parmi les cibles prioritaire de Trump en Iran ?
Les renseignements américains indiquent que l'Iran, j'insiste, reconstruit ces sites nucléaires plus profondément sous terre. Alors le nucléaire iranien, c'est l'obsession de Donald Trump depuis son premier mandat. Dans un premier temps, il avait fait jouer les sanctions, vous vous en souvenez, il était sorti du traité sur le nucléaire iranien, cet espace de discussion entre iranien et occidentaux pour limiter la puissance nucléaire, l'enrichissement d'uranium des iraniens.
Et puis en juin dernier, il a ordonné les bombardements des sites de Fordau, Nathans, Ispan. Pour les Américains, pour Donald Trump, tout était réglé. Mais non, pas du tout.
Les Israéliens le reconnaissent eux-mêmes. Il y a encore des capacités. Et puis surtout, vous l'avez dit Amélie, les Iraniens recommencent à reconstruire ses facilités pour l'enrichissement de l'uranium. un exemple Fordau et serait reconstruit à plus de 100 m sous terre pour définitivement mettre les centrifugeuses qui permettent l'enrichissement à l'abri des bombardements iraniens.
Et donc le président américain se dit qu'il faut à nouveau pour cette raison-là mais aussi pour évacuer toute menace retourner bombarder l'Iran. Donc que sait-on du de ce qui reste de ce programme nucléaire ? Alors justement ça c'est toute la difficulté.
On sait qu'il y a eu énormément de dégâts. On sait que le programme a été retardé. Mais je vous le disais, même les Israéliens, les experts israéliens admettent qu'il n'est pas anilié, qu'il peut redémarrer.
Des scientifiques ont été tués. Des sites comme celui-ci, Fordaux, justement, on voit les trous d'entrée des GBU 57, les bombes qui ont frappé le site, ont retardé le le programme mais ne l'ont pas interrompu totalement. Et puis souvenez-vous, il y a cette question : que sont devenus les 400 et quelques kilos 408 à priori kil d'uranium enrichi à plus de 60 % qui permettent très rapidement de faire plusieurs bombes nucléaires que les Iraniens avaient réussi à enrichir.
On sait que des camions ont été vu au de alentours de Fordau. Est-ce que voilà, on voit cette file de camion photo prise le 19 juin qui aurait pu évacuer. C'est pas facile hein parce que c'est sous forme gazeuse.
C'est pas facile à manipuler. Mais que sont-ils devenus ? Les Iraniens disent qu'ils ont été enterrés dans les bombardements.
Les services américains et surtout israéliens en sont beaucoup moins sûr. Merci beaucoup Xavier. Donc Donald Trump disait qu'il avait détruit le nucléaire iranien.
On regarde encore une fois ces images à l'issue de l'opération de juin dernier. George Malbrun, je me tourne vers vous. Bien évidemment, il avait annoncé, je cite, l'oblitération du nucléaire iranien.
Bah il reconnaît qu'il n'en est rien s'il le cible à nouveau. Bah on on le sait déjà depuis un certain temps, y compris les Israéliens qui l'ont reconnu. Mais ce qu'on sait aussi c'est que comme ça a été dit, il y a un certain nombre de sites qui ont été reconstruits en particulier un site qui est à Parchine à une trentaine de kilomètres à l'est de Tran et où il y a eu effectivement une reconstruction et ça fait partie des des fibles qui pourraient être frappées par Donald Trump.
Mais encore une fois, ce serait des frappes, je pense, symboliques parce que vous avez dit qu' en juin, Israël a quand même pendant 12 jours bombardé des site nucléaires. Les États-Unis à la fin ont frappé Fordau. Pour quel résultat et cetera ?
Donc quel est le but de guerre de de Donald Trump ? Est-ce que toute cette armada, ça n'est pas pour alors une frappe décisive, une frappe décisive, une frappe majeure comme on a dit aux États-Unis, ça veut dire quoi ? Ça veut dire une frappe qui permettrait qui permettrait peut-être au régime de trembler et aux manifestants d'aller de reprendre le chemin des de la contestation parce qu'aujourd'hui elle n'existe plus.
Ça peut être aussi ça peut être aussi une frappe sur le guide suprême parce que dans cette situation de blocage dans laquelle on est depuis longtemps, je veux dire, il y a un homme qui incarne ce blocage, c'est le guide suprême Ali Rameney et les États-Unis le savent. Ils savent aussi que Ils savent aussi qu'autour de lui, il y a des gens qui se demandent si cette politique jusqu'au bouhiste, cet entêtement et bien ne va pas conduire à la paire du régime comme il y a eu Saddam Hussein, comme il y a eu Bachar Elassad et cetera. Donc je pense que la seule issue, je dirais dans l'optique de Trump qui veut une guerre rapide avec un trophée, ce serait effectivement d'été le régime, d'éliminer le guide suprême de manière à secouer un petit peu la République islamique et dire voilà maintenant il faut peut-être passer aux négociations.
Des négociations avec le guide aujourd'hui sont impossibles. Sans lui il pourrait peut-être le devenir. Général Yakovlef, on imagine qu'une telle opération serait éminemment compliquée.
Euh en juin, ils ont eu du mal à aller au bout et regarder comme on en doute encore euh aujourd'hui de fait. Oui oui, je crois ce que les une étude américaine il y a quelques années du temps d'Obama avait était arrivé à la conclusion que il n'y a pas de solution militaire pour arrêter le programme nucléaire iranien et ils avaient déjà cette bombe à l'époque. Donc et compte tenu de l'armada américaine mise en place, quelle quelle opération cela quelle marge de manœuvre cela laisse aux Américains dans dans ce domaineel que pourrait-elle pourrait que pourrait-il faire ?
Viser, cibler ? Avec quelle réussite ? cibler des frapper des choses en profondeur.
Paradoxalement, c'est pas le porte-avion qui va le porter, c'est les B2 de Diego Garcia, ceux qui avait fait l'opération la dernière fois où les avions venant des États-Unis avec des vols de je sais plus combien 27h je crois 18h 36. Voilà. Donc donc ça spécifiquement ces cibles là, voilà maintenant des cibles entre guillemets contre le régime que que qui évoqué monsieur Malbrun c'est c'est possible ils peuvent frapper à gauche à droite ils peuvent mais faut frapper la tête faut frapper la tête comme il sera la tête savoir où elle est-ce que ça et est-ce et surtout est-ce que ça déclenchera est-ce que ça déclencherait l'évolution politique qu'ils amènent de leur vœux Moi je sais pas maintenant si Trump il arrive je je dirais tant mieux pour lui mais à titre personnel j'y crois pas diplomatiquement militairement aussi enfin Sylvie Berm c'est beaucoup plus compliqué à gérer Guillaume le disait tout à l'heure que le Venezuela parce que c'est pas un homme pas seul mais presque en son palais c'est un régime extrêmement complexe avec des hommes qui détiennent les clés du nucléaire et un nucléaire qui serait potentiellement disséminé aux quatre coins d'un pays.
Oui. Absolument parce que effectivement le régime c'est aussi les gardiens de la révolution qui ont mis le pays complètement en coupe réglé y compris sur le plan économique et qui bénéficie des sanctions. Donc est-ce qu'ils abandonneront le guide suprême ?
C'est quand même une question. C'est plutôt vous effectivement qui qui avez George Malbrunot qui avait la la réponse à cela. Maintenant, la négociation sur le nucléaire euh c'est maximaliste ce que demande Donald Trump parce que renoncer au nucléaire et même au nucléaire civil en fait c'est même pas légal euh en en droit international et à l'époque d'ailleurs les Russes avaient aidé pour la centrale de Bouchir qui qui est une centrale civile.
Alors Donald Trump s'est mis dans cette situation lui-même en dénonçant un accord qu'on appelait le GCPO qui fonctionnait plutôt bien. il a dit parce que c'était Obama qui l'avait signé qu'il avait jamais vu un aussi mauvais accord. Mais qu'est-ce qu'il obtiendrait de plus cette fois-ci ? ce qui l'intéressait.
Bon, maintenant, il demande effectivement l'élimination totale du nucléaire et il demande également le l'anilation du programme balistique. Mais ça c'est ce que les négociateurs de cet accord de 2015 avaient essayé d'obtenir absolument sans succès pendant pendant des années. Mais je je la pression est telle que peut-être effectivement il peut y avoir un accord à minima sur le nucléaire.
Allez-y Guillaume Croquette. Oui. Moi ce qui me surprend euh ou ce qui me frappe plutôt, c'est le le changement dans l'évolution du discours de Donald Trump qui d'abord disait "Si vous continuez à réprimer, je vais intervenir." Et maintenant, il dit "Si on narrive pas à un accord sur le nucléaire, je vais intervenir." Peut-être parce que pour Donald Trump, c'est entre guillemets plus facile de se trouver dans cette problématique là, pas celle de la répression du régime parce que je vois pas comment il peut l'arrêter euh sans une intervention massive.
Mais sur le nucléaire, souvenez-vous en juin dernier, il avait eu déclaration triomphaliste en disant "Ça y est, le le potentiel nucléaire militaire iranien est est détruit." C'est son propre renseignement militaire d'ailleurs l'avait euh l'avait euh contrarié là-dessus, l'avait contredit. Mais tant pis, lui il avait dit "J'ai gagné." Or, je me demande dans quelle mesure est-ce que tout ça n'est pas avant tout une opération de d'orgueil et d'amour propre pour Trump de montrer qu'il a pu l'emporter quel que soit le le résultat réel.
Vous l'avez dit, il envisage des options militaires sur des sites nucléaires. Il envisage des options nucléaires pour un possible changement de de régime. On va plus loin encore une fois Xavier de Jacomonie.
Euh Xavier, le nécessaire est-il en place entre guillemets bien sûr pour que de telles frappes puissent éliminer les principaux euh responsables du régime ? Très rapidement ? Alors le déploiement en tout cas Amélie, le déploiement militaire est assez exceptionnel.
On a donc le groupe aéronaval de du porte-avion Abraham Lincoln qui a à son bord ses appareils F35, avion furtif qui ne soit seront pas vu par les radars des Iraniens qui peuvent aller frapper rapidement notamment sur les défenses antiaériennes. F18 toujours embarqué sur le porte-avion qui peuvent frapper eux aussi de manière très précise. Et puis particularité américaine, cet appareil là qui est un F18 mais transformé pour être un appareil de guerre électronique qui brouille les radar, qui brouille les communications.
Et puis on en parlait tout à l'heure notamment avec George Malbruno sur ces frappes nucléaires qui sont faites en juin dernier. Il y a ce fameux bombardier B2. C'est lui qui peut larguer des bombes GBU 57 qui vont jusqu'à 60 m de profondeur et qui pourraient notamment atteindre les classiques du régime qui seraient réfugiés dans des bunkers.
Merci beaucoup Xavier de Jacomi. George Malbrunot, est-ce un objectif facile entre guillemets encore une fois à atteindre si il souhaitait effectivement décapiter le régime de ses principaux responsables ? En juin dernier, le Mossade était à la manœuvre.
Est-ce qu'on peut imaginer un tel scénario dans les prochaines heures ? Alors, on peut imaginer que l' Mossade est aussi un peu à la manœuvre dans dans le pays, mais il faut rappeler qu'en juin, la nuit du 12 au 13, euh Israël a quasiment décapité une bonne partie du régime. Les je crois les trois plus haut gradés des gardiens de la révolution ont été tués.
Et qu'est-ce qui s'est passé 24 heures après ? Trois successeurs ont été désignés. la chaîne de commandement n'a pas été affectée.
Ça veut dire qu'on est face les gardiens de la révolution, c'est 200000 gars. On est face à un état profond, un état dans l'état. Et donc euh Donald Trump sait très bien qu'il peut pas décapiter le régime.
Il peut décapiter si le régime encore une fois Israël l'a fait au Liban avec Hassan Naala, vous vous souvenez ? Voilà, parce que ensuite se lancer dans des dans une des frappes sur il peut taper le parlement, il peut taper la télévision, les les casernes des gardiens de la révolution mais tout ça ne va pas je pense faire tomber le régime. Est-ce que c'est l'objectif de Donald Trump ?
Je ne pense pas. Je ne pense pas. Donald Trump veut des guerres courtes, il veut des trophées, des des symbol remplacer un méne par d'autres responsables voire par des gardiens de la révolution comme on le lit par exemple dans certains dans certains éléments de presse ce matin.
Ça oui. Et et est-ce que vous avez déjà des personnes qu'il pourrait mettre à la tête de ce régime avec lesquelles il serait maintenant acceptable de parler ? L'ancien président Hassan Rohani et l'ancien ministre des affaires étrangères Java Zarif qui ont signé l'accordale 2015 il y a une dizaine de jours et bien ont été plus ou moins assignés à résidence.
Voilà, ce sont des des gens avec qui on peut négocier, on a négocié, on a signé et cetera. Donc les Américains savent aussi qu'il y a chez les Gardiens, vous avez tout. Vous avez des gens idéologisés euh agent direct de Donald Trump qui qui commence son petit conseil des ministres, petit non mais conseil des ministres de la Maison Blanche actuellement.
Je précise l'image que vous voyez en direct. C'estàd qu'à tout moment, on peut essayer de tendre l'oreille pour écouter le président américain. Allez-y.
Mais c'est un régime qui entre justement la tête, les gard le le guide, son fils et les gardiens les a mêlé dans le business notamment. Donc euh si vous voulez euh étter le le régime, ça veut dire quand même qu'il a qu'il en est un certain nombre qui disparaissent de la scène. Ensuite, il y a des gens autour qui parce que le le régime depuis une quinzaine d'années a toujours trouvé, je dirais à l'issue des crises, un trou de souris pour sauver sa peau.
Cette fois-ci quand même avec l'armada qui est déployé et compte tenu des positions extrêmes du du guide, compte tenu de la situation intérieure, le trou de souris, il a tendance à se rétrécir. assez rapidement. Général Kovlef, une telle opération, elle vous semble militairement viable ?
Non, moi j'y crois pas. Je je ni contre le nucléaire, ni pour le changement de régime. Alors maintenant, pour labourer la mer, ils savent le faire.
Voilà. Maintenant, je vais avec un peu de chance, les Américains démontreront qu'ils savent qu'ils ont inventé une nouvelle forme de guerre et que et que j'ai j'ai je me suis trompé, c'est tout. Alors, on continue d'en d'en parler dans un instant. image en direct.
Donald Trump commence donc son conseil des ministres à la Maison Blanche. Il a été briefé préalablement selon les informations dont nous disposons ces dernières heures par ses services de renseignement. Pendant ce temps-là, Vladimir Poutine et dit suivre la situation de près.
Il rencontre son homologue Emmirati. Vous allez l'entendre dans quelques instants avec nous. Charles Divau.
Merci d'être avec nous. Dans un instant également, on va se poser cette question. Dans quelle mesure la Russie se tient-elle au côté de son allié iranien en ce moment ?
Ouais. Alors officiellement, il y a pas eu de prise de position de la part du du Krémelin pour s'afficher au côté de l'Iran et ce très certainement pour ne pas froisser les Américains. Alors que vous le savez, de nouvelles négociations concernant la paix en Ukraine auront lieu auront lieu ce weekend.
Le grand dossier se poursuit. Toujours cet enjeu Trump et l'Iran, l'heure de vérité. En effet, regardez Donald Trump, il est en ce moment à la Maison Blanche, une sorte de conseil des ministres, si je devais résumer, euh depuis depuis la Maison Blanche.
Et avant cela, c'est ce qu'on nous disait ces dernières heures, il devait être briefé par ses équipes par le renseignement américain. Est-il en train de prendre la décision ? la décision face à l'Iran alors qu'on apprend quelques minutes avant le début de cette émission que l'Iran va mettre en place des exercices conjoint avec la Russie, avec la Chine, tout près du D3 d'Ormose, Mernomane, dimanche ou lundi et le tout àtire réel.
Vous le voyez accélération encore une fois de l'histoire et je suis ravie pour en parler d'être toujours avec Sylvie Berman, avec George Malbruno qui a accepté notre invitation. Merci beaucoup. Guillaume Roquet, Xavier de Diacomonie et avec vous Général Yakovlef.
Et puis et puis et puis je le disais, l'exercice, il serait donc en commun Iran, Chine et Russie. Et pendant ce temps-là, Vladimir Poutine, lui il nous l'assure, il suit tout ça de très près et à ses côtés, il n'est pas avec n'importe qui. Il est avec son homologue Emirati.
Regardez. Bien sûr, nous suivons tous de près la situation actuelle en Iran. J'aimerais aborder tous ces points avec vous, non seulement de manière générale, mais aussi de manière plus détaillée.
Et voilà qui réveille cette question. Quelle partision joue Poutine dans la région ? Redoute-t-il une attaque contre son allié ?
Et s'il y a frappe, sera-t-il au côté de Tréran ? Charles Divau, merci beaucoup d'être avec nous en direct de Moscou. La Russie se tient-elle particulièrement au côté de l'Iran ces dernières heures, ces derniers jours ?
Alors officiellement, il y a pas eu une prise de position de la part du du Kremelin pour s'afficher au côté de l'Iran. Mais oui, historiquement, les deux pays, c'est connu, ce sont des alliés. Voilà pourquoi vous l'avez entendu, Vladimir Poutine dit suivre la situation de très près, mais en réalité, ce sont toutes les autorités russes qui suivent la situation iranienne de très très près.
Aujourd'hui, Dimitri Peskov, porte-parole du Kremelin, a voulu faire part de son inquiétude et a appelé tous les pays à à négocier. Et ce pourquoi ? Parce qu'il y a beaucoup de ressortissants russes qui habitent actuellement en Iran.
En fait, ce qui est assez intéressant, c'est que la Russie, elle se trouve aujourd'hui dans une position un peu instable parce que d'un côté, il ne faut pas froisser les Américains avec qui, vous le savez, il y a des négociations en cours euh concernant la une éventuelle paix en Ukraine. Mais de l'autre, il faut pas non plus s'éloigner euh de son allié historique, l'Iran. L'Iran qui a été un soutien de poids pendant les presque 4 ans de de guerre en Ukraine, notamment en fournissant des munitions ou encore des drones à l'armée russe.
Merci infiniment Charles Divau, en direct depuis Moscou. Merci beaucoup à vous encore une fois. Quelle partition ! joue Poutine selon vous dans la région ?
Je précise et c'est pour ça que je commence par vous George Malbrun, c'est important qu'il est avec l'Émirati qui sauf de ma partie de ceux qui ont dit "Nous, on ferme notre ciel en cas de frappe américaine." Voilà, le le président de l'Émirat un d'ailleurs se déplace très peu hein. Il est il est très rarement en voyage.
Je pense que là évidemment, il y avait le dossier ukrainien qui est abordé, mais probablement aussi le dossier iranien parce que les Enir, Dubaï, c'est la porte de sortie de l'Iran. Les gardiens de la révolution entre autres ont des centaines de millions de dollars dans les banques Emmirati. Les Émiriens ne veulent pas, comme tous les pays voisins de l'Iran, aucun peut-être sauf Israël ne veut d'un d'une option militaire, ne veut d'une nouvelle guerre parce qu'il craignent ils craignent justement les conséquences en terme de déstabilisation.
Donc est-ce que est-ce que les Émiriens vont faire passer un message ? Ils sont pas dans le je dirais dans le dans le scope de ceux qui négocient. Ceux qui négocient c'est la c'est la Turquie.
C'est le Qatar, c'est Oman mais ils ont des relations avec avec l'Iran et euh probablement que euh Mohamed Bin Zayed va euh transmettre à Teran voilà ce qui ce qui ce qui peut être transmis. Mais vous savez la la relation russo-iranne, elle est complexe parce que ce sont des alliés mais c'est une alliance sans amour. Euh voilà, les Iraniens ont livré beaucoup de drones euh aux Russes pour la guerre en Ukraine.
Euh mais les Russes se sont jamais trop montré allant à l'égard des Iraniens pour les défendre. Vousz la guerre de 12 jours en juin, ben ils avaient soutenu euh très mollement quoi. Donc euh voilà, ils ont on dit qu'ils ont livré quelques quelques hélicoptères de combat.
Depuis des années, on nous annonce la signature d'un accord de défense stratégique et cetera. Mais il y a pas grand-chose derrière tout cela. Donc voilà, le la Russie-Iran c'est une une alliance je dirais d'intérêt strict au sensus.
Oui. Vous faites référence à ces images qui circulent d'hélicoptères russes arrivant en Iran suite à un accord de de 2023 mais qui arriveront donc ces hélicoptères à point nommé peut-on dire. Slvi Berman, ancienne ambassadrice en Russie, quelle partition ?
Alors, vous savez que avant la guerre où là la Russie a perdu beaucoup de son influence, beaucoup de pays arabes disaient que Moscou était devenu la nouvelle mec des pays du Moyen-Orient parce que tout le monde se retrouvait là-bas, aussi bien les chefs d'État, mais y compris d'ailleurs Israël, les Iraniens, les et également les mouvements que nous jugeons terroristes. Donc, il y avait une influence très importante. Il y a ce lien avec l'Iran qui effectivement pas un lien d'amour bien évidemment mais qui est entretenu dans le cadre de l'organisation de la coopération de Shanghai qui est quand même une des organisations phare de du sud global et il y a eu des exercices militaires, je crois depuis 2019 entre la Chine, la Russie et l'Iran.
Donc il y a effectivement une position qui est plutôt favorable. Alors maintenant les cha évidemment très utile dans la guerre en Ukraine sauf que aujourd'hui les Russes les produisent eux-mêmes sur le territoire russe. Donc ils ont moins besoin d'importation directe.
Est-ce que militairement parlant général ils se tiennent l'un et l'autre ? Il y a eu un traité de partenariat stratégique global entre l'Iran et la Russie qui a été signé le 17 janvier 2025 parekian. C'est un traité qui vise à améliorer les liens entre les deux nations.
Mais est-ce qu'ils se tiennent et est-ce que quelque part Poutine militairement doit quelque chose à l'Iran puisque les drones l'Iran en envoyé par centaines et centaines et plus centines. Il doit beaucoup à l'Iran et il ne leur a rien donné en échange. En gros, après la guerre de l'été dernier, les Iraniens semble-t-il étaient assez furaxe de se dire avec un allié comme ça, on n'est sérieusement pas aidé.
Euh ils ont aidé la guerre à changer de forme avec les les Chaèdes là en 2023. Ils ont vraiment aidé les Russes à faire cette bascule. Euh maintenant les Russes entre guillemets, se débrouillent sans eux aussi et euh et pour leur production de de drones.
Et en revanche, ils espéraient avoir des missiles de défense solaire l'été dernier que les Russes ne l'uront pas donné parce qu'ils en ont besoin chez eux les Russes face aux Ukrainiens. Donc bref, avec des alliés comme ça euh euh il y a il y a il y a beaucoup d'air chaud mais il y a il y a il y a du point de vue iranien qu'ils en ont enfin ils auraient de quoi avoir une certaine renqueur. C'est vrai que le rapport à la parole donnée de Vladimir Poutine au traité quand même tout à fait relatif.
Guillaume Roquet. Oui. Et puis Michelovel faisait allusion à la guerre en Ukraine et effectivement ce volet militaire qui font que les Russes on s'en douteent pas beaucoup de moyens à détourner du conflit avec l'Ukraine et puis il y a aussi le face-àface avec les États-Unis les Russes aujourd'hui Poutine a a besoin de Trump pour essayer de terminer la guerre en Ukraine dans des conditions qui lui suit qui lui seraient le plus favorable possible.
Je rappelle ce préaccord qui existait et qui en gros donnait tout le Donbas à la Russie. Est-ce que ce serait très intelligent aujourd'hui pour Poutine d'apparaître comme étant l'adversaire frontal de de Trump euh au Moyen-Orient euh en se portant au côté des Ianiens ? J'en suis pas certain.
Donc à mon avis, c'est un élément de plus qui doit inciter le Kremelin à la prudence. Mais est-ce que de toute façon, il faut regarder du côté de la Chine, George Malbrun, est-ce que le meilleur allié stratégiquement, diplomatiquement et même militairement parlant à l'heure où on se parle, ce sont les Chinois qui sont annoncés selon certains médias également dans l'exercice communal. Les Chinois prélèvent le l'essentiel du pétrole iranien.
Non, ça d'ailleurs sont demandés profiter de la faiblesse de l'Iran pour demander des discount et les Chinois sont sous pression de Donald Trump pour ne pas en prélever. Et et les Chinois dans une relation triangulaire justement avec leur allié iranien avec lequel effectivement ils ont renforcé leur position depuis la rupture du GCPOE parce qu'il fallait remplacer les Européens et autres. Mais mais c'est pareil là, la relation, elle est assez ambigue et ça n'est pas une relation de de une sol une alliance extrêmement solide.
Simplement, c'est une alliance purement commerciale mais ce ne sont pas les Chinois qui vont venir au secours des Iraniens militairement. Je pensey Ben ambassadrice en Chine également, je précise. Oui.
Non, c'est pas la pratique des Chinois. ils vont pas engager le feu avec les Américains. Donc cet exercice aura lieu ou il n'aura pas lieu.
Bon, je n'en sais rien. Ça a été annoncé par les les Iraniens. Mais en tout cas, il y aura pas de d'engagement militaire.
Oui, Xavier. Oui, la Russie, la Chine aussi d'ailleurs dans une moindre mesure, mais elle ne le voulait pas, aurait pu aider l'Iran depuis longtemps, notamment en reconstituant son aviation de chasse. Aujourd'hui, l'Iran n'a pas d'avion.
Elle a des vieux F4 américains, des vieux F14, des vieux MIG 29. Elle ne peut absolument pas se défendre dans les airs. Le plus simple à la fois pour Moscou et pour Pékin, s'ils avaient voulu vraiment l'aider depuis une dizaine d'années, c'était de lui fournir ces avions qui existent dans ces deux pays.
Merci Xavier de Jacomony, merci infiniment Général Yakovlef, merci à vous George Malbrunot, merci beaucoup Sylvie Berman, merci Guillaume Roquet et merci à vous de nous suivre chaque jour. Bien sûr, nous reviendrons sur LCI sur cette information des exercices iraniens qui sont annoncés à tir réel dimanche ou lundi alors que Donald Trump s'exprime depuis la Maison Blanche en ce moment même. M.
Georges Naturel