ALEKSANDAR NIKOLIC : « Le seul espoir aujourd'hui, c'est Marine Le Pen ! » (France Info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:18OuverteRéponse directe
Il devait réagir vite, selon vous, Jordan Bardella ?
- 1:26OuverteRéponse partielle
Comment interprétez-vous l'attitude fermée de Jordan Bardella ?
- 2:01OuverteÉludée
Vous êtes d'accord qu'il n'était pas particulièrement enthousiaste ?
- 2:36OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que Jordan Bardella entend par "dépassement" ?
- 4:04OuverteRéponse directe
Pour Jordan Bardella, le bloc central est-il un obstacle plus important que LR ?
- 5:59OuverteRéponse partielle
Cette affaire judiciaire ne risque-t-elle pas de ternir l'image de Marine Le Pen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24Invité politiqueFait
« Il confirme juste qu'il va être engagé, pour ceux qui vont en douter, derrière la candidature de Marine pour former ce duo qui est déjà annoncé. »
- 0:51Invité politiqueFait
« Marine Le Pen qui sera candidate à l'élection présidentielle. Et puis, Jordan Bardella, son Premier ministre, et ça formera un duo très complémentaire qui, je le rappelle, sont les deux personnalités préférées des Français en politique aujourd'hui. »
- 1:54Invité politiqueChiffre
« Avec Marine, c'est les deux personnalités politiques préférées des Français. »
- 3:15Invité politiqueFait
« On appelle évidemment tout le monde à nous rejoindre pour porter ce projet avec des axes évidemment qui vont être sur la sécurité, sur l'immigration, sur la baisse de la fiscalité. »
- 4:33Invité politiqueFait
« Beaucoup de ces électeurs ne veulent pas repasser avec un gouvernement macroniste que Retailleau pourrait rejoindre éventuellement, ou un soutien éventuel à Édouard Philippe. »
- 5:10Invité politiqueChiffre
« 55% des ouvriers qui veulent voter pour Marine Le Pen dès le premier tour, au second tour, elle est donnée entre 72 et 76% chez les ouvriers, quel que soit le candidat en face. »
- 6:07Invité politiqueFait
« Elle est présumée innocente, vous l'avez dit, un pourvoir en cassation. »
- 6:41Invité politiqueChiffre
« Marine Le Pen aujourd'hui, elle incarne cet espoir. Mais un espoir, vous savez, elle est donnée à 36% dans l'IFOP. 34,5, 36, selon l'IFOP, 34,5. »
- 7:08Invité politiqueChiffre
« 72% des Français considèrent que l'avenir sera moins bien qu'aujourd'hui. Il y a eu un sondage dans 33 pays. On est le peuple le plus pessimiste. »
- 7:37Invité politiqueFait
« Les gens nous disent qu'il faut que vous passiez pour qu'enfin vous baissiez les impôts, il faut que vous passiez pour que la justice soit moins laxiste. »
- 7:48Invité politiqueFait
« Sur tous les sujets, aujourd'hui, il y a un consensus sur les idées qu'on peut porter. Pour que les Français les voient appliquer, ils savent qu'il faut qu'ils votent pour nous. »
- 9:01Invité politiqueFait
« Marine Le Pen, elle dit depuis un moment qu'il faut baisser les impôts, baisser la dépense publique, la mauvaise dépense publique. »
- 9:24Invité politiqueFait
« On n'a jamais eu autant d'entreprises qui ferment qu'actuellement. »
- 10:41Invité politiqueFait
« Marine Le Pen, candidate à la présidentielle pour être la première présidente, donc première présidente femme de la Vème République. »
Temps de parole
- Aleksandar Nikolic68 %
- Présentateur32 %
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L'actualité politique, il n'avait pas réagi officiellement depuis l'annonce de la candidature de Marine Le Pen. Jordan Bardella sort du silence et s'exprime dans le Figaro. On va en parler tout de suite avec notre invité, Alexandar Nicolich. Bonjour à vous. Bienvenue sur France Info, vous êtes député européen, porte-parole du Rassemblement national. Il devait réagir vite, selon vous, Jordan Bardella ?
Après, ça a toujours été très clair. Il confirme juste qu'il va être engagé, pour ceux qui vont en douter, derrière la candidature de Marine pour former ce duo qui est déjà annoncé. Quand d'autres ont des difficultés à annoncer leur candidat ou se demandent s'il faut faire une primaire, comment désigner leur candidat. Nous, on a déjà une vision avec Marine Le Pen qui sera candidate à l'élection présidentielle. Et puis, Jordan Bardella, son Premier ministre, et ça formera un duo très complémentaire qui, je le rappelle, sont les deux personnalités préférées des Français en politique aujourd'hui.
Il réagit aussi dans le Figaro, Jordan Bardella, après les commentaires, certains commentaires très critiques à son encontre. Lors du tout premier déplacement de la candidate Marine Le Pen, c'était lundi dernier à la flèche dans la Sarthe, son attitude avait été très commentée parce que certains disaient qu'il avait un visage fermé, comme s'il n'arrivait pas à masquer sa déception. Et Jordan Bardella affirme, dans cette interview au Figaro, avoir l'impression d'assister à son propre enterrement. Comment vous interprétez justement ce qui a été dit sur cette attitude ? Est-ce que selon vous, il était justement fermé comme déçu ?
Non, il rebondit dans l'interview en disant, certains peut-être prétendaient que j'ai...
Exactement. Et en lisant ses commentaires, j'ai eu l'impression qu'on commentait mon propre enterrement.
Exactement, alors que c'est évidemment ridicule parce que Marine Le Pen a tout de suite dit qu'ils vont former un duo, un binôme complémentaire. Et donc évidemment qu'il sera en première loge de cette campagne. Et heureusement pour nous, parce que j'insiste encore une fois, avec Marine, c'est les deux personnalités politiques préférées des Français. Donc c'est important qu'ils soient présents tous les deux pour défendre les idées les plus populaires aussi.
Mais vous êtes d'accord qu'il n'était pas particulièrement... Enfin qu'il n'avait pas l'air très enthousiaste ni très souriant lundi dernier dans la Sarthe ?
Non mais si, ça allait très bien. Après, si certains en sont là à se dire, on va faire une analyse physiologique pour savoir est-ce qu'il a suffisamment souri ou pas.
Le premier déplacement de ce binôme était très gaieté, très attendu.
Oui, oui, mais c'était un peu important tout de suite d'aller sur le terrain et que tous les deux aillent sur le terrain ensemble pour incarner ce binôme encore une fois.
Alors son objectif à Jordan Bardella, bâtir un programme et surtout former un gouvernement d'union nationale. C'est un gouvernement qu'il imagine assez large, pas uniquement composé de cadres du RN. Il se dit d'ailleurs obsédé par l'idée du dépassement, c'est-à-dire ?
Il a dit justement qu'il va falloir aussi attirer des profils qui ne sont pas peut-être pour l'instant engagés au sein du RN. On doit atteindre cette majorité. C'est important parce qu'il n'y a jamais eu un tel espoir, je pense, depuis longtemps en un parti politique pour que enfin les idées qui sont majoritaires dans l'opinion puissent être appliquées. Donc il va falloir évidemment élargir le plus possible notre électorat et ceux qui vont l'incarner. Et on appelle évidemment tout le monde à nous rejoindre pour porter ce projet avec des axes évidemment qui vont être sur la sécurité, sur l'immigration, sur la baisse de la fiscalité.
Et un projet qui, dans le premier sondage, on l'a vu, arrive à convaincre déjà beaucoup de Français. Mais il va falloir qu'on soit humble par rapport à ça et qu'on travaille pour que ça se concrétise en mai prochain.
Alors on va jeter un œil à ce dernier sondage Elab paru pour la tribune dimanche. Si la présidentielle avait lieu demain, Marine Le Pen accéderait au second tour avec une très large avance. Regardez ces chiffres, quel que soit le candidat du bloc central, que ce soit Édouard Philippe ou Gabriel Attal. Justement, dans cette interview au Figaro, on a Jordan Bardella qui estime que Bruno Retailleau n'est pas un candidat sérieux parce qu'il finira, selon lui, par rallier Édouard Philippe. Ça veut dire que pour Jordan Bardella, le bloc central est un obstacle plus important que le bloc LR ?
Non mais Bruno Retailleau, il avait déjà rejoint ce bloc central, donc il avait participé...
Il a largement pris ses distances depuis, depuis qu'il a annoncé qu'il était candidat.
Oui, d'accord, mais il a participé justement à ce gouvernement macroniste avec beaucoup de LR. On voit d'ailleurs dans ce sondage, et c'est intéressant, que Bruno Retailleau baisse de 11 à 8 et Marine Le Pen gagne 3-4% dans les deux sondages. Justement, on peut penser qu'il y a un vote utile, qu'il y a beaucoup d'électeurs LR qui se disent que pour enfin avoir leurs idées appliquées, ce que je disais, sur la sécurité de l'immigration, sur la baisse de la fiscalité, celle qui peut gagner aujourd'hui, c'est Marine Le Pen. Beaucoup de ces électeurs ne veulent pas repasser avec un gouvernement macroniste que Retailleau pourrait rejoindre éventuellement, ou un soutien éventuel à Édouard Philippe.
Et quand on regarde précisément le sondage, ce qui est intéressant, c'est qu'il y a un espoir dans toutes les couches de la population, quel que soit l'âge, quelle que soit la profession, dans la classe populaire notamment, 55% des ouvriers qui veulent voter pour Marine Le Pen dès le premier tour, au second tour, elle est donnée entre 72 et 76% chez les ouvriers, quel que soit le candidat en face, première largement chez les chefs d'entreprise, premier chez les artisans, dans toute la France qui travaille justement.
Et quand on est sur le terrain, on peut constater que beaucoup de Français disent « Vous êtes notre dernier espoir, sinon moi je vais partir, je n'en peux plus de vivre ça, de ce déclin, et je suis très inquiet pour mes enfants, pour mes petits-enfants ». Eh bien cet espoir, il faut qu'on en soit digne, et il faut qu'on remporte cette élection présidentielle pour enfin améliorer la vie des Français.
Alors revenons sur cette journée de mardi qui était cruciale pour Marine Le Pen, pour le parti, parce que la Cour d'appel de Paris a donc rendu sa décision, et elle confirme cette condamnation pour détournement de fonds dans l'affaire des assistants parlementaires. On sait donc que depuis, Marine Le Pen compte se pourvoir en cassation, mais est-ce que vous n'avez pas peur quand même que cette affaire lui colle à la peau, qu'elle ternisse l'image, qu'elle revienne en boucle tout au long de cette campagne présidentielle ?
Elle est présumée innocente, vous l'avez dit, un pourvoir en cassation. Elle a été quand même condamnée par deux juridictions totalement différentes. Mais je pense sincèrement, et au regard des deux enquêtes d'opinion qui sont sorties juste après, on voit que Marine Le Pen progresse. Les Français, ils font la paire des choses. Ils voient bien qu'il n'y a pas eu d'enrichissement personnel, d'emploi fictif. Il y a eu l'argent détourné. Il y a une différence de point de vue sur le travail de collaborateurs parlementaires.
Mais surtout, j'ai envie de vous dire qu'au regard de tous les sujets qu'on vient d'évoquer, et ce n'est pas neutre quand je parle de cet espoir-là, les Français, ce qu'ils veulent, c'est qu'enfin leurs idées soient appliquées. Et sincèrement, Marine Le Pen aujourd'hui, elle incarne cet espoir. Mais un espoir, vous savez, elle est donnée à 36% dans l'IFOP. 34,5, 36, selon l'IFOP, 34,5. Et donc 36%, il faut remonter à 74% pour voir un candidat atteindre un tel score. C'est du jamais vu depuis plus de 50 ans dans notre pays. C'est dire quel espoir aujourd'hui elle peut incarner. Il va falloir que ça se concrétise. On va travailler pour, pour encore convaincre de plus en plus de Français.
Mais au regard de justement l'inquiétude de Français qui vivent un déclin considérable, l'inquiétude pour l'avenir, 72% des Français considèrent que l'avenir sera moins bien qu'aujourd'hui. Il y a eu un sondage dans 33 pays. On est le peuple le plus pessimiste. Eh bien le seul espoir justement face à ce pessimisme aujourd'hui, c'est Marine Le Pen dans un duo avec Jordan Bardella pour qu'on puisse enfin appliquer ses idées. Donc les idées passent au-dessus réellement.
Mais je l'ai vu sur le terrain encore hier matin par exemple à Rambouillet, où les gens, à part des adversaires politiques qui nous ont parlé de ça, il y en a deux qui nous ont parlé, et c'était deux mélanchonistes qui nous ont parlé du procès. Sincèrement, les gens nous disent qu'il faut que vous passiez pour qu'enfin vous baissiez les impôts, il faut que vous passiez pour que la justice soit moins laxiste. Aujourd'hui, si on fait des enquêtes d'opinion sur tous les sujets, sur la sécurité, sur l'immigration, sur la baisse des impôts, même sur les climatiseurs, vous voyez 79% des Français veulent aujourd'hui un grand projet climatisation.
Sur tous les sujets, aujourd'hui, il y a un consensus sur les idées qu'on peut porter. Pour que les Français les voient appliquer, ils savent qu'il faut qu'ils votent pour nous et qu'ils ne se laissent pas détourner par nos adversaires qui essaient de parler d'autre chose que du fond parce qu'ils sont disqualifiés.
Alors, Jordan Bardella, qui ne se projette désormais plus comme un éventuel candidat mais comme un éventuel Premier ministre, ce qu'il souhaite, c'est un électorat plus unique qui rassemblerait les classes populaires, mais aussi les classes moyennes, voire bourgeoises. Est-ce que Marine Le Pen est la personne pour incarner ces deux Frances ? On dit parfois qu'il y a deux électorats au sein du RN et que c'était Jordan Bardella qui, lui, aurait mieux réussi à les réunir.
Quand on regarde les enquêtes d'opinion, c'est ça qui est intéressant. C'est qu'il y a à la fois, évidemment, ce vote massif chez les classes populaires avec Marine Le Pen qui atteint 46%, je crois, chez les classes populaires, je l'ai dit, 55% des ouvriers, mais également aussi une énorme progression chez les chefs d'entreprise, j'en parlais là, dans les catégories...
Même si sa vision des choses est beaucoup moins libérale sur le plan économique que Jordan Bardella ?
Non, ce n'est pas vrai, ça. En fait, Marine Le Pen, elle dit depuis un moment qu'il faut baisser les impôts, baisser la dépense publique, la mauvaise dépense publique, pour que, justement, on arrive à s'en sortir, pour faire en sorte de relancer l'économie et nos entreprises, parce que si on en est là, si on a un tel déficit commercial qui conduit aussi à un déficit public, c'est parce que, justement, l'économie réelle, aujourd'hui, elle est asphyxiée. Et donc, il va falloir dégager de la marge, que les gens puissent consommer, que nos entreprises puissent s'en sortir. On n'a jamais eu autant d'entreprises qui ferment qu'actuellement.
Et bien, pour relancer l'activité économique, oui, il va falloir baisser les impôts, et Marine Le Pen, évidemment que c'est ce qu'elle dit depuis des années, et il n'y a pas de différence là-dessus.
Et juste sur ce binôme, qui est mis en avant aussi bien par Marine Le Pen que par Jordan Bardella, est-ce que les Français n'auront pas envie de s'identifier à un seul candidat ? Pour un moment, on a l'impression que c'est un duo qui est indissociable.
Ce n'est pas un problème, ça ? Non, mais c'est le cas. Je vous dis, c'est un ticket qui fonctionne bien. C'est un duo qui est pour chacun. Enfin, les deux sont les personnalités politiques préférées des Français. Donc, ce duo réuni qui fonctionne ensemble, qui s'entend évidemment très bien depuis des années, et ça change un petit peu des autres mouvements où on voit des gens qui essaient de se mettre en avant, un peu par égo, et qui sont surtout dans des visions très personnelles. Mais vous voyez bien chez LR, les règlements de comptes qu'il peut y avoir, Mounou Retailleau qui envoie des attaques très personnelles contre Laurent Wauquiez.
On voit à gauche qu'il y a des conflits très forts et qui ne se tendent même pas sur le mode de désignation du candidat. Chez nous, au moins, c'est très clair. Comme nos idées sont très identifiées et très populaires dans l'opinion, eh bien, ceux qui les incarnent aujourd'hui, c'est aussi très clair avec Marine Le Pen, candidate à la présidentielle pour être la première présidente, donc première présidente femme de la Vème République, avec Jordan Bardella comme Premier ministre, qui, comme il le disait dans le Figaro, est déjà en train de préparer son gouvernement pour qu'on ait un gouvernement à la hauteur pour faire appliquer ses idées.
Merci, Alexandra Nicolitsch. Merci beaucoup. Je rappelle que vous êtes député européen et porte-parole du Rassemblement national. et porte-parole du Rassemblement national.
Aleksandar Nikolic