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Conférence de presseFrançois-Xavier Bellamy· 12 novembre 2023 18 minAutoproduitActualité / polémiqueJusticeEurope & international

Conférence de presse pour la libération des prisonniers arméniens détenus illégalement par Bakou

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30François-Xavier BellamyFait
    « des Arméniens sont retenus à Bakou comme prisonniers politique »
  • 2:30François-Xavier BellamyPromesse
    « il faut mettre fin au contrat gazier indécent qui lie l'Europe à l'Azerbaïdjan »
  • 3:30François-Xavier BellamyPromesse
    « nous avons le devoir d'exiger la libération de ces prisonniers »
  • 5:30François-Xavier BellamyPromesse
    « il faut enfin mettre en œuvre des sanctions contre le régime d'aliief »
  • 7:30François-Xavier BellamyFait
    « notre dépendance à l'égard des dictateurs qui nous rend coupable et silencieux »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

je crois qu'il est fondamental que nous puissions nous nous retrouver pour défendre la cause de de la justice Monsieur le Procureur général il y a de jours nous étions ensemble à Bruxelles pour parler de ces conséquences terribles de l'agression inqualifiable lancé par alief contre l'artsar et vous représentez ici la justice internationale l'alerte que vous avez lancé il y a quelques mois malheureusement n'a pas été entendu pourtant vos mots étaient forts vous annonciez le risque d'un génocide et notre Union européenne qui s'est construite sur une promesse celle de plus jamais un génocide notre Union européenne reconnaissons-le n'a pas été à la hauteur et aujourd'hui le risque est grand que dans le monde occidental dans le monde des démocraties beaucoup de dirigeants peut-être se repose sur une forme de lâche soulagement à l'idée que la question est résolu pour reprendre les mots d'alief à l'idée que maintenant finalement le problème est derrière nous et que nous pouvons recommencer à discuter comme si de rien n'était comme si rien ne s'était passé une chose doit nous en empêcher bien sûr la nécessité d'agir aujourd'hui pour les réfugiés d'artsar et je crois que Madame Lamère vous l'avez dit ce combat est fondamental ces réfugiés sont déracinés il manquent de tout nous avons le devoir de leur apporter la solidarité de nos pays et je pense en particulier aux jeunes du hautkarabach avec lesquels j'ai l'occasion d'échanger régulièrement pour certains d'entre eux avec qui je suis resté en lien je suis frappé de voir à quel point de façon très concrète ce qui est pour nous des chiffres des statistiques des titres de journaux et pour eux une réalité d'une brutalité infinie privé de leur avenir privé de leur formation privé de leur premières expériences de vie nous avons le devoir de leur ouvrir les portes grands à les portes de nos universités de nos écoles de les accueillir pour qu'ils puissent retrouver les moyens de se construire en Europe pour pouvoir reconstruire demain l'Arménie et le haut cararabach agir pour les réfugiés c'est une priorité bien sûr agir pour protéger l'Arménie elle-même qui est la prochaine sur la liste car de fait le silence de l'Europe le silence du monde occidental est reçu à Bakou et bien sûr à Ankara comme un permis de tuer comme un permis de poursuivre ces violations manifestes du droit international nous entendons aujourd'hui à liief revendiquer des villes et des villages d'Arménie du territoire arménien vous évoquiez Goris cette ville qui nous échè cette ville du sionic aujourd'hui le sionic à la faveur peut-être du fait que le monde a les yeux tournés vers ce qui se déroule aujourd'hui en Israël le sionic pourrait être la prochaine cible nous avons le devoir d'agir pour donner à l'Arménie des garanties de sécurité maintenant et faire en sorte de dissuader àief d'entrer dans le territoire de la République d'Arménie j'étais ce matin même à Bruxelles avec des représentants de la société civile arménienne et des représentants du gouvernement arménien et nous travaillons sur les moyens maintenant de faire en sorte que l'Union européenne puisse donner enfin consistance à son accord de partenariat avec la République d'Arménie en faisant en sorte que par des accord sérieux sur les garanties de sécurité que nous devons lui offrir que par des moyens de multiplier les investissement les engagements économiques dont nous savons qu'ils sont aussi des éléments de sécurité nous offrions au peuple arménien les moyens de la stabilité de la paix et de la sécurité pour les années qui viendront mais si nous avons le devoir de ne pas nous reposer sur l'état de fait que nous subissons aujourd'hui si nous avons le devoir d'apporter ces garanties de sécurité de ne pas nous reposer de rester aujourd'hui actif c'est parce que l'injustice est toujours en cours à Bruxelles beaucoup de nos interlocuteurs au conseil à la commission parlent maintenant de continuer la médiation entre l'Azerbaïjan et l'Arménie pour parvenir à la paix et bien sûr la paix est ce que nous désirons tous mais nous le disons lorsque c'est l'Ukraine qui est attaquée nous le disons lorsque c'est Israël qui est attaqué il ne peut pas y avoir de paix sans justice il n'y a pas de sécurité durable sans justice et nous avons le devoir de le dire aussi lorsque c'est le peuple arménien qui est attaqué nous n'avons pas le droit tout simplement pas le droit d'autoriser une médiation entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan tant que cette injustice court encore injustice immense qui se concentre aujourd'hui dans le fait que des Arméniens sont retenus à Bakou comme prisonniers politique et cette injustice là signe le triomphe du récit d'alief car pourquoi sont-ils en prison pour séparatisme ce mot que nous aurons vu honteusement é allé même dans les colonne de nos propres journaux en France je dois dire ce terme de séparatisme qui désigne les Arméniens du haut cararabach qui ne faisaient cherovanes que défendre leur maison que défendre leur terr que défendre leur droit à la paix et à la liberté sont décrits comme des criminels par le régime de Bakou qui les condamne aujourd'hui sur la base évidemment de procès totalement fallacieux et de parodie de justice je pense à tous ces dirigeants Arméniens je pense vous l'avez cité à Rouben Vardanian bien sûr au premier rang d'entre eux qui avait dévoué sa vie pour la cause du haut carabach et qui aujourd'hui est condamné à le payer de l'abandon de la privation de ses droits fondamentaux mais je pense aussi à ces Arméniens ordinaires qui s'étaient battu pour leur terre je pense à vagatrian qui quittait le haabach dans une ambulance qui aura été arrêté dans une ambulance par les azériis au motif que il avait eu le tort de vouloir rester arménien de vouloir vivre dans le haut carabach malgré toutes les pressions malgré ce blocus que vous avez évoqué avec tant de de de force parce qu'il sign est déjà la gravité de cette violation du droit international dont nous sommes accommodés nous avons le devoir d'exiger la libération de ces prisonniers d'exiger la libération des prisonniers de guerre de ces soldats dont nous savons qu'après la guerre de 2020 beaucoup ont été retenus pendant si longtemps maltraités parfois exécuté arbitrairement dont les familles ont été privées de nouvelles pendant des mois des années nous avons le devoir d'exiger la libération de tous les Arméniens détenu aujourd'hui à Bakou il ne peut pas y avoir de médiation ce sens-l et l'Europe devrait en enfin mettre en œuvre les moyens dont elle dispose et elle en a les moyens pour obtenir que cette injustice soit enfin enfin définitivement abandonné il faut mettre fin au contrat gazier indécent qui lie l'Europe à l'Azerbaïdjan qui a été tragiquement réaffirmé le lendemain même de la fin de cette guerre éclaire contre le peuple d'artzar tragiquement réaffirmé par la Commission européenne scandaleusement réaffirmer il faut enfin mettre en œuvre des sanctions contre le régime d'aliief et nous avons les moyens de faire reculer ce régime dans cette injustice terrible alors l'Union européenne sera à la hauteur de sa responsabilité et c'est une grande chance de pouvoir compter sur vous Madame la Maire pour pouvoir faire entendre cette voix que avec des parlementaires européens de tout bord nous essayons de garder vivante intacte active au sein de nos institutions dans quelques jours à l'occasion d'un sommet de l'organisation Euronet est viendront au Parlement européen des parlementaires de plusieurs pays du Partenariat oriental et nous accueillerons dans quelques jours au Parlement européen des délégués de l'Azerbaïdjan cette même assemblée d'Azerbaïdjan qui lorsque nous avons voté au Parlement européen un amendement que j'avais déposé pour exiger des sanctions contre le régime d'aliief ce premier amendement qui exigeait des sanctions ces parlementaires s'étaient permis de publier un texte décrivant les Arméniens comme la tumeur cancéreuse au cœur de l'Europe et bien je crois que le défi est dans quelques jours mes chers amis nous devons travailler ensemble et je me tourne vers vous amis du CCF je me tourne vers vous tous nous devons obtenir ensemble que ces parlementaires ne soient pas accueillis au sein de notre Parlement de nos institutions démocratiques nous avons le devoir de faire la démonstration que les démocraties ne sont pas faible devant les dictatures qu'elles savent défendre leurs droits qu'elles savent défendre leurs principes et je crois que Paris est évidemment le lieu plus qu'aucun autre pour émettre un tel appel émettre avec vous tous ici l'appel que nous avons aujourd'hui devant av nous a mener le combat pour cette libération avant que toute autre discussion ne redevienne possible avec le régime de Bakou merci beaucoup moi je voudrais peut-être interpeller François Xavier bami qui est député européen comme l'a souligné Ann hiidalgo l'Union européenne achète du gaz à l'Azerbaïjan dans une quantité relativement modeste mais malgré tout enrichi l'Azerbaïjan il serait peut-être ce serait peut-être le moment en fait fa de lancer une campagne au sein des institutions européennes pour demander l'arrêt de l'achat du gaz de l'Union européenne envers l'Azerbaïjan et de lancer auprès de Madame Van derleyen qui visiblement a de bonnes relations avec le président dictateur Ali lui demander d'intervenir aussi pour la libération des prisonniers politiques Arméniens détenus en azerbaïjan merci cher mourade cette campagne est est déjà lancée sur sur sur deux fronts d'abord sur le front politique parce qu'en effet cet accord gazier est intolérable nous le disons pour notre part avec de nombreuses voix et je pense à des collègues parlementaires européens notamment à des collègues français comme comme Sylvie Guillaume avec laquelle nous nous menons ce ce combat pour la dénonciation du contrat gazier Emmanuel Morel Nathalie Loiseau François alfonsy pour ne citer que les Français lorsque nous avons appris la nouvelle de de de de l'agression de l'Azerbaïjan contre le hautkarabak il y a quelques semaines j'ai moi-même exigé en séance que ce contrat soit dénoncé dans la journée nous avons voté dans les jours qui suivait avec le Parlement européen une résolution qui explicitement dénonçait ce contrat et exigeait de la commission qu'elle le le le suspendre immédiatement le fait est que nous ne sommes qu'un Parlement et nous non plus nous n'avons avons pas d'armée notre métier est la parole et ce faisant nous n'avons pas le pouvoir nous-mêmes de mettre fin à ce contrat mais la pression du Parlement est là et maintenant je crois que nous avons tous le devoir d'intervenir auprès de la commission d'une part mais aussi auprès des chefs d'État et de gouvernement qui sont les premiers responsables de de la situation Monsieur le Procureur vous le disiez aujourd'hui et je crois que c'est aussi une réflexion que nos démocraties doivent mener en profondeur c'est notre dépendance à l'égard des dictateurs qui nous rend coupable et silencieux notre dépendance parce que nous ne sommes pas capables d'assurer notre propre autonomie énergétique et de là nous nous condamnons au silence quand nous nous mettons dans la main de ces pétromonarchies de ces monarchies du gaz de ces régimes autoritaires qui nous vendent ce dont nous avons le plus besoin pour faire vivre notre économie et les foyers dans nos pays nous ne sommes pas capables non plus d'assurer notre autonomie dans la maîtrise de notre propre politique migratoire c'est une question politique évidemment majeure mais le fait est qu'aujourd'hui nous avons laissé à la Turquie le soin de gérer à notre place une politique que nous n'avons pas su affronter nous-mêmes et je crois que quel que soient nos nos divergences sur ce sujet nous partageons tous j'en suis sûr ce constat que ne pas assurer nous-même notre responsabilité en matière migratoire c'est déléguer à des états comme la Turquie qui peuvent faire une monnaie d'échange un chantage humain scandaleux l'occasion de nous dicter notre chemin diplomatique et et là aussi je crois que derrière l'Azerbaïdjan il y a en réalité cette dépendance à l'égard de la Turquie qui fait craindre tant de de pays européens et donc c'est c'est maintenant au niveau des États au niveau des gouvernements au niveau de la commission qu'il faut agir pour dénoncer ce contreagazier mais le second front est important et là encore je crois que nous pouvons à travers vous lancer un appel à tous ceux qui peuvent nous aider ce contagazier est du d'une très grande opacité j'ai obtenu le document de cet accord gazier qui n'est pas réellement un contrat d'ailleurs c'est techniquement un memorandum of understanding c'est un mémorandum partagé qui en réalité a une base juridique extraordinairement fragile et je crois que nous devons ouvrir aussi un front légal un front juridique parce que nous avons la possibilité de faire tomber cet accord gazier sur le plan du droit et le droit c'est notre arme parce que nous sommes attachés à la démocratie et nous croyons que la justice est ce qui est aujourd'hui dans nos mains pour lutter contre la gravité de ces atteintes aux droits humains dont nous nous rendons complices donc ouvrir ce front juridique c'est quelque chose que nous pouvons mener nous parlementaires par notre travail d'enquête et d'information de contrôle mais avec la société civile avec les professionnels du droit avec tous les passionnés de justice et je sais que ils sont nombreux parmi la communauté arménienne nous pouvons travailler ensemble pour faire tomber cet accord gazier sur le plan de sa fragilité du point de vue de sa base juridique je voudrais terminer d'un mot parce que que je saisis l'occasion de ce que nous sommes aujourd'hui dans une conférence de presse devant des des journaliste l'Agence France Presse est ici nous sommes nous responsables politiquees soumis évidemment et c'est normal dans des pays démocratiques nous sommes soumis au regard de la presse et à son regard parfois critique et c'est bien naturel permettez-nous aussi parfois de dire notre incompréhension devant le fait que dans les situations de conflit que nous venons de traverser le monde des médias peut-être a pu parfois je le dis très humblement ce n'est pas une critique envers le rôle nécessaire des journalistes mais en l'occurrence le monde des médiia je crois a pu manquer de discernement dans l'usage des termes employés j'ai déjà évoqué nous avons évoqué ensemble cette expression de séparatiste il y a aujourd'hui des innocents emprisonnés à Bacou par un un régime dont nous savons à quel point il se moque de la justice il se moque tellement de la justice qu'il est prêt à condamner à mort ses opposants jusque sur le sol français mesdames et messieurs sans doute le savez-vous il y a aujourd'hui des opposants à alief qui sont menacés de mort qui ont été victimes de tentative d'assassinat sur le sol français alors qu'ils sont réfugiés politiques et c'est une cause qui nous réunit cher Anne et je voudrais vous dire encore ma reconnaissance pour le travail très concret que vous avez fait pour protéger ceux qui aujourd'hui incarnent cette liberté de C qui en Azerbaïdjan cherche à résister à la dictature qui leur est imposée au risque de leur vie il n'y a pas de justice en azerbaïjan quand nous décrivons les Arméniens du hautkarabach comme étant des séparatistes nous donnons des armes à cette injustice organisée par le régime de Bakou nous lui donnons des moyens techniques pour alimenter son narratif que veut dire séparatiste séparatiste voudrait dire que les frontières de l'Azerbaïjan reconnaissaient au plan du droit international que l'intégrité du pays impliquait incluait le hautkarabak mais dire cela comme certains le laissent entendre de façon bien trop rapide c'est faire fi du désaccord qui existait au plan du droit international car si le droit international était si clair pourquoi il y aurait-il eu un Groupe de Minsk pour discuter sur le statut du auabach et faire cela surtout décrire les habitants du haut-karabach comme des séparatistes c'est donner raison à des frontières définies par Staline ce à quoi nous avons assisté il y a quelques semaines c'est au dernier crime de Staline et quand nous parlons de séparatist en décrivant les Arméniens du hautkarabach nous donnons raison à Staline et à celui qui aujourd'hui s'appuie sur l'héritage stalinien c'est-à-dire à aliief qui est l'un de ses dignes descendants nous n'avons pas le droit de faire comme s'il y avait deux parties l'une face à l'autre avec un désaccord territorial nous n'avons pas le droit de faire comme si nous mettions sur le même plan une démocratie et une dictature nous n'avons pas le droit de faire comme si nous mettions sur le même plan un système de justice et un système d'injustice nous n'avons pas le droit de décrire la situation de gens qui défendaient paisiblement leur droit à vivre chez eux exactement en mettant un signe égal avec celle de gens qui étaient prêts à utiliser les armes pour écraser le droit international et je crois que il est très important que tous nos amis journalistes qui sont ici que nous que nous soyons précis dans les mots parce que vous demandiez ce que nous pouvons faire pour ceux qui sont aujourd'hui prisonniers et bien d'abord parler clairement et ne pas offrir à ceux qui veulent les maintenir en détention arbitraire pour alimenter leur récit ne pas leur offrir les mots dont ils ont besoin pour justifier leur infamie