Bétharram : Bayrou très offensif face à LFI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Qu'a révélé l'audition de François Bayrou sur l'affaire Betaram ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
François Bayrou a-t-il réussi à mettre fin à la polémique ou a-t-il défaussé ses responsabilités ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron est-il d'accord pour donner plus de pouvoir aux polices municipales ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les agressions envers les pompiers augmentent-elles ?
- 26:00RelanceRéponse partielle
Les polices municipales peuvent-elles vraiment verbaliser sans risque ?
- 42:00OuverteRéponse directe
Comment lutter contre les déserts médicaux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 38:00Bruno RetaillotChiffre
« On a investi plusieurs dizaines de milliards d'euros dans la politique de la ville. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et avec nous pour ce club Pablo Piovien. Bonjour Pablo. Merci d'être là.
Rédacteur en chef de la revue Le Gard Regard et Louis Morin. Merci également Louis d'être avec nous. Journaliste politique et réalisateur.
On va parler avec vous des 5h30 d'audition de François Bairou devant les députés sur l'affaire Betaram. Une audition tendue qui a tourné à l'ajout de politique entre le premier ministre et la France insoumise voiton plus clair sur ce que savait François Baou a-t-il réussi à mettre fin à la polémique ou se-il défaussa responsabilité comme le dit à la fille. On verra ce que vous en pensez.
Et puis Audrey, on va parler, on va revenir sur l'interview d'Emmanuel Macron et notamment sur un point. Emmanuel Macron, il est d'accord pour donner plus de pouvoir aux police municipales. Oui, la police municipale qui pourrait peut-être bientôt nous dresser des amendes, c'est ce dont on va parler tout à l'heure.
C'est à suivre dans quelques instants, mais d'abord c'est l'heure de votre reportage au dress et l'info dans nos [Musique] régions. et les agressions envers les pompiers qui font malheureusement une fois de plus la une de l'actualité avec ce drame à Éviant les Bains et de nombreuses questions ont été posées hier au Sénat sur les réponses à apporter et Audrey, vous êtes allé pour notre reportage en région à la rencontre de ces pompiers pompiers en crise. Oui, en effet et c'est une particularité française, je sais pas si vous le savez mais la majorité des secours sont assurés par des pompiers volontaires 80 %.
Mais les chiffres de l'engagement dégringolent. En moyenne, un pompier s'engage à peu près 11 ans contre 20 ou 30 ans il y a encore quelques années. L'actualité, vous l'avez dit, a montré que les pompiers volontaires sont aussi la cible de violence qui peuvent gréver ces vocations.
Alors, on est allé en reportage en scène maritime près de Rouan pour aller interviewerver ces fameux pompiers volontaires et et prendre le pou. C'est un réflexe dès l'arrivée à la caserne, l'inspection du matériel. À chaque prise de garde, on vérifie la pression, le système sonore, voir si tout est tout est réglementaire pour pouvoir s'engager et partir euh en intervention.
Dimitri et Astouise sont pompiers volontaires depuis 8 et 5 ans dans la commune de Paville, près de Rouan. Pour moi, ça représente beaucoup parce que c'est la commune où je suis née et j'ai et j'ai enfin je suis née à Paville, j'ai grandi à Paville. Quand j'étais petite, je voyais les sapeurs pompiers de Pavill intervenir auprès de de mon domicile.
Et aujourd'hui, c'est une fierté pour moi de me dire que bah j'ai maintenant intégrer cette ce centre de secours. Une caserne qui fonctionne uniquement avec des pompiers volontaires. Ils sont une cinquantaine.
J'ai toujours vécu dans ce coin-là et finalement être pompier volontaire c'est aider les gens qui qui sont autour de moi et que je côtoie au quotidien. Un dévouement qui rencontre des limites. La France connaît une crise du volontariat.
Il manquerait 50000 pompiers. Difficultés à sacrifier son temps libre, problèmes de fidélisation, intervention de plus en plus nombreuse. Les pompiers ont aussi en tête les agressions dont ils peuvent être victimes.
Je pense que tout sa propier volontaire a dans un coin de sa tête ses possibilités. Ça nous est quasiment tous déjà arrivé de tomber sur une intervention avec une victime ou des témoins plus ou moins virulents. Euh je pense qu'on sera tous confrontés à ces problématiques.
Il faut qu'on continue de se former et de faire attention sur intervention. Euh oui, ça peut avoir un impact sur l'engagement et sur le maintien en engagement de nos sapeurs pompiers volontaires. Ça peut être abîmé par par ce genre de de problématique euh qu'il faut condamner fermement, je pense.
Mais le principal problème, c'est de cumuler emploi et volontariat car les pompiers volontaires ont tous un métier à côté. On n'est pas professionnel, on travaille à côté et le temps disponible, on se note et on a un petit bip et dès que ça sonne, on se déplace à la caserne en 7 minutes pour partir en intervention le plus rapidement possible. Si je finis le boulot vers 18h, je me nette vers 19h.
Si je commence à 6h30 7h, bah je m'arrête à 5h histoire de prendre marge sur l'intervention. Mais c'est surtout en semaine et en journée que les forces manquent. Alors, les pompiers de scène maritime mettent en place des conventions avec les employeurs du secteur public et privé.
Ces conventions sont faites surmesure entre l'employeur le 1076 et également l'employé. L'employeur peut être rémunéré sur une base entre 8 € et 12 €. Le fait qu'il laisse son employé partir en intervention et à disposition du 10.
L'objectif ? Inciter les entreprises à libérer leurs employés pour qu'ils partent en intervention. L'enjeu est de taille. 80 % des pompiers en France sont volontaires.
La survie de nombreuses casernes dépend de leur engagement. Peut-être que une précision euh Oriane si jamais ce reportage a suscité euh d'évocation. Sachez que pour être pompier volontaire, il y a pas besoin, comme on a vu sur certaines images, de pouvoir remonter la corde à main nue.
Il faut avoir une bonne condition physique. Faut surtout avoir 18 ans pour partir en intervention, savoir nager, ne pas avoir de casier judiciaire et habiter à moins de 7 minutes d'une caserne. Mais sinon, tout un chacun, nous on peut être pompier volontaire.
Vous avez une question ? La corde, ça va encore ? C'est l'épreuve de la planche qui fait peur à tout le monde.
Ben ça c'est plutôt les pompiers professionnels hein. Quand on est pompiers volontaire, pompier volontaire. Voilà, on sait quoi faire.
Si vous habitez pas loin d'une caserne, voilà, c'est possible c'est possible de s'engager. Peut-être en réaction au reportage, on le voit, il y a 80 % des secours qui sont assurés par des pompiers volontaires. Il y a des casernes qui peuvent fermer aussi si on manque de pompiers parce que pour faire partir un camion en fait, faut trois personnes avec des qualifications différentes.
Je sais pas si vous avez peut-être un avis, un retour sur sur finalement ces secours qui tiennent avec le volontariat en France. Non, ben ce qui ce qui est ce qui est frappant si vous voulez, c'est effectivement on constate que il y a il y a 10 % d'engagement de moins de de bénévoles sur l'année 2024 par rapport à l'année précédente. Mais pourquoi ?
Parce qu'effectivement lorsque on voit ces chiffres et notamment plus de 1400 agressions en 2024 contre les pompiers, dans trois cas sur qu il s'agit des victimes eux-mêmes qui viennent secourir que les pompiers viennent secourir qui agressent leur secouristes. Forcément ça participe pas quand même à à l'engouement que ça devrait susciter. Donc on a de la chance quand même d'avoir encore aujourd'hui en France des personnes qui pour servir continuent de s'engager et il faut le il faut le souligner, il faut tout faire pour l'encourager et il faut évidemment il faut évidemment lutter contre toutes les formes d'agression que que l'on connaît vis-à-vis des pompiers qui sont très souvent perçus aussi dans un certain nombre de quartiers comme des représentants de l'autorité comme des représentants de l'État.
Oui, un un mot sur le volontariat parce que c'est vrai que c'est beau en fait d'imaginer que on est protégé par le peuple français. C'est ça l'idée en fait qui prône qui était la même d'ailleurs idée révolutionnaire qui disait ben c'est le peuple français qui va nous défendre. Et donc c'est pour ça que les militaires étaient des des conscrits étaient choisis dans la population.
C'était pas des militaires de métier. Bien c'est la même chose pour pour les pompiers. Donc c'est à c'est à c'est à protéger.
Euh les problèmes qu'a mentionné euh Louis et que vous avez mentionné dans votre reportage. Euh notamment les agressions sont absolument euh catastrophique et font énormément de mal à la profession. Il faut savoir, je suis allé regarder les chiffres du ministère de l'intérieur, le plus souvent euh ce c'est c'est donc effectivement lié à plus de 80 % euh c'est des victimes eux-mêmes qui attaquent les policiers et c'est très souvent lié à euh la consommation ou d'alcool ou euh de drogue.
Euh donc c'est lié au sujet qu'on va peut-être aborder tout à l'heure à la question du narcotrafic, à la question du surusage de surconsommation pardon de de d'alcool. C'est des c'est des c'est la question la question la crise d'évocation euh de pour pour devenir pompier volontaire est liée à des conditions matérielle de l'exercice du volontariat de de pompiers qui sont aujourd'hui dégradés. C'est ça qu'il faut qu'il faut reconstruire.
Oui. Mais voilà, tout n'est pas dû uniquement à la consommation de stupéfiants ou à la consommation d'alcool. Voilà, la consommation d'alcool, c'est un problème que les pompiers ont toujours eu à gérer et ça n'explique pas l'augmentation des agressions dont ils sont victime.
En revanche, plutôt une baisse he ces dernières années, ce qu'on enf sur 2024, c'est quand même c'est quand même beaucoup. Et ce qu'on constate également, c'est qu'il y a une répétition des phénomènes d'agression organisés, des guetapans notamment dans un certain nombre de quartiers où ça devient un jeu parfois d'aller se faire des pompiers où ils appellent les les secours et une fois que les les pompiers arrivent, il les caillassent, il les frappent. Voilà, il y a eu plusieurs plusieurs incidents de de la sorte qui avaiit été relayés l'année dernière sur les réseaux sociaux et et effectivement ça c'est absolument inacceptable parce que si vous voulez l'alcool, les stupéfiants, ce sont des révélateurs, ce sont des exhausteurs.
Lorsque on a l'image de l'autorité et de la défiance lorsque on pense depuis son plus jeune âge ou lorsqu'on a été bercé dans cette culture de la délinquence et cette culture de l'agression vis-à-vis des pompiers parce que ce sont des représentants de l'État, et bien forcément ça ça participe aussi à la banalisation des agressions et et donc ça fait que lorsque et bien vous avez des individus qui sont en état d'alcoolisation extrême ou sous superf et bien il passe à l'acte mais je pense que les détappants dont vous parlez sont ultra minoritaires quand même dans les agressions aux policiers regard du ministère d'intérieur dans il y a bon nombre de quartiers dans lesquels les pompiers ne peuvent pas se rendre aujourd'hui s'ils n'ont pas d'appui policier et c'est le cas également lors des des soirs de match ou ou ailleurs et et et le problème c'est que ce sont les victimes que les pompiers doivent venir secourir qui en sont doublement victimes. Et plusieurs sénateurs ont interrogé hier le gouvernement sur ces agressions dont sont victimes les pompiers. On va écouter la réponse du ministre de l'intérieur, Bruno Retaillot, devant le Sénat.
Je pense que on ne règlera pas l'hyperviolence notamment des mineur sans une réforme, mais au-delà d'une réforme, une révolution pénale puisque aujourd'hui on a choisi d'enfermer tous ces jeunes dans des longs parcours de violence où la sanction tombe trop tardivement lorsque souvent il y a des crimes de sang et en tout cas, on ne peut même plus eux-mêmes les rattraper. Donc pour la victime, c'est trop tard et pour eux-mêmes, c'est aussi trop tard. J'appelle cette réforme depuis longtemps euh de tous nos vœux.
Pablo fait faut une révolution pénale. Je je je ne le crois pas. Je tout à l'heure quand je parlais des des conditions ma de l'exercice du métier de de pompier, ça vaut aussi pour nos nos vies et la tranquillité publique.
Je ne crois pas que en augmentant les peines, en étant de plus en plus sévère, j'aimerais bien que ça le soit que ça soit possible que en mettant des peines vachement plus dures, en mettant plus de policiers dans la rue, ça résolve la question de la sécurité. Le problème c'est qu'il n'y a pas de corrélation entre le nombre de policiers que l'on a sur un territoire et le nombre d'agressions. Ça fait pas baisser hélas le nombre d'agressions.
Et dans le même temps, avoir des peines beaucoup plus fortes pour contre énormément de de délit voire de crimes. Ça ne fait pas baisser ni le nombre de délit, ni le nombre de crimes. Il y a qu'à voir les pays dans lesquels il y a des pays qui ont des des peines mais absolument horribles jusqu'à la peine de mort et ils ont beaucoup plus de policiers dans la rue.
Un des pays les plus policiers, c'est c'est la Russie hein. Bah il y a aussi une violence dans la dans la société qui est très très importante. Donc il y a pas de corrélation.
Donc je pense qu'il y a d'autres enfin il y a d'autres choses à faire que de mettre en place euh ces une une un durcissement en fait de cette politique euh pénale. Euh encore une fois, ça tient euh à aux conditions matérielles de notre de notre existence. apaiser la société, ça veut dire réfléchir à ce qui fait que aujourd'hui, comme tout à l'heure Louis l'a dit, il y a des gens qui ont des parcours de délinquence qui commencent dès le plus jeune âge et dont ils n'arrivent pas à envisager ou dont nous n'arrivons pas collectivement à envisager une sortie de ce parcours de de délinquant.
C'estàd que tu es délinquant à 3 ans, tu es enfin non, j'exagère, ça ne veut absolument rien dire d'être délinquant à 3 ans, mais en gros, tu es condamné dès que tu as dès ta naissance, tu es condamné à un parcours de délinquence dès le dès le plus jeune âge. Et donc, il faut trouver les moyens en fait de d'en d'en sortir. Et ça, ça veut dire donner des horizons à notre jeunesse, donner des horizons à notre à notre population.
Apaiser la la société, ça fait des décennies qu'on le fait. Ça fait des décennies qu'on investit dans la politique de la ville. On a investi plusieurs dizaines de milliards d'euros dans la politique de la ville pour tenter d'apaiser la société, pour tenter de donner plus à ceux qui ont peu et et et lorsqu'on trouvait des excuses sociales à la délinquence et on se rend compte que cela ne fonctionne pas, qu'en réalité ce n'est pas une un problème délinquence n'est pas un problème strictensus social mais un problème multifactoriel dont l'éducation est probablement le premier la première cause et donc pour y faire face aujourd'hui, on se rend compte qu'on a un arsenal pénal qui n'est pas adapté.
Attends, tu dis excuse-moi mais tu dis que le problème c'est l'éducation et après tu me dis on va changer l'arsenal pénal. Mais bien sûr parce que mais mais parce que les Non, mais les deux les deux vont de pair Pablo, les deux vont de pair. Euh les le la réponse ferme notamment sur la justice des mineurs, c'est absolument indispensable parce que évidemment que ça va de pac l'éducation.
Lorsque vous avez des mineurs qui sont délinquants, alors euh vous preniez l'exemple d'un délinquant de 3 ans, bon j'irai pas jusque là, mais euh vous avez quand même euh beaucoup de mineurs qui euh des des 12 ans des 12 ans parfois sont engagés par des réseaux de de criminels, des réseaux de criminels organisés notamment dans le trafic de drogue pour être guetteteurs et qui sont rémunérés pour cela et qui par la suite de guetteteur et bien deviennent et bien commercial de stupéfiant et et continue dans le réseau. Si vous ne réagissez pas de manière extrêmement ferme dès la première incartade, et bien la réalité c'est que vous vous incitez les plus jeunes à rentrer dans un schéma de croissance de la délinquence. Il faut répondre de manière extrêmement ferme et extrêmement rapide avec des peines courtes et immédiates.
Et c'est ça le problème de notre système aujourd'hui pénal, c'est qu'on est incapable de le faire. Les pays nordiques qui l'ont mis en place déjà maintenant il y a plusieurs décennies connaissent une baisse drastique de leur taux de délinquence et de leur taux de criminalité. On va revenir sur l'une des annonces d'Emmanuel Macron.
Il y a sa volonté Audre de donner plus de pouvoir aux polices municipales. Oui. Emmanuel Macron a même annoncé un futur projet de loi en ce sens.
Il été interpellé à ce sujet mardi dernier par le maire d'extrême droite de Béier Robert Ménard. Emmanuel Macron. il a annoncé, il a dit "Je souhaite que le gouvernement puisse prendre une loi qui donnera la possibilité à tous les maires qui le souhaitent que leur police municipale puisse avec son accord travailler sous l'autorité du procureur pour pouvoir faire les sisésines, les flagrances et les amendes forfaitires dlicuelles." Parce que c'est vrai que pour l'instant un policier municipal ne peut pas dresser d'amande.
D'Orian, s'il est témoin d'une infraction, il doit demander du renfort à la police nationale. fait donc partie des revendications des policiers municipaux de longue date. Il demande depuis longtemps la création d'un statut d'officier de judiciire de police municipale.
C'est aussi l'un des points sur lesquels travaille un beau veau des polices municipales qui a été lancé il y a un an et qui est chapaoté en ce moment par François Noël Buffet, le ministre auprès du ministre de l'intérieur. Et l'annonce d'Emmanuel Macron sucide des réactions. Les syndicats de la police nationale n'approuvent pas forcément.
Pour eux, chacun son métier. Ils estiment que ce sont des compétences qui s'acquèrent avec le temps, l'expérience et les formations. Le sénateur socialiste Jérôme Durin qui suit de près ces questions régaliennes ne comprend pas non plus l'initiative.
C'était hier aux questions d'actualité au gouvernement. Écoutez, chacun peut d'ailleurs ressentir la gêne de voir le président de la République ratifier les unes après les autres les propositions du maire de Béier. Que reste-t-il de l'État régalien ? quand on transfert des compétences de police autant par incapacité à faire que par volonté de décentraliser.
Voilà. Alors lui, il ne comprend pas. En tout cas, il y en a un qui est ravi et qui l'a fait savoir sur les réseaux sociaux, c'est David Lissard, le président de l'association des maires de France.
Depuis des mois, l'AMF travaille avec le ministère de l'intérieur pour permettre aux maires de choisir d'élargir les compétences de leur police municipale. Président de la République indique y être favorable, tant mieux, nous dit-il. Le ministre de l'intérieur, Bruno Rotaillot, promet un texte dans quelques semaines.
Un texte qui ira, d'après lui très loin dans les prérogatives des policiers municipaux. Faut augmenter les pouvoirs de polic municipal. Pal.
Euh, il faut voir en fait dans quoi ça s'inscrit euh aujourd'hui. Si Emmanuel Macron fait cette proposition, c'est avant tout pour dire oui à Robert Ménard qui l'interrogeait sur sur TF1. Si Emmanuel Macron prend cette décision, c'est pour dire à son côté le plus à l'extrême droite pour leur dire "Oui, oui, vous voyez, je vous écoute et je vais vous faire des propositions qui vont dans le sens de ce que vous me demandez." Après, sur le sur le fond, il faut voir aussi les logiques en fait qui sont à l'œuvre.
Moi, la décentralisation euh en soi, je suis plutôt pour euh et euh et je me dis euh si si jamais ça pouvait permettre en fait à des officiers, en l'occurrence de police municipale, euh de récupérer une compétence et de et de l'intégrer. que ce que ce que vous avez dit est très juste, c'estàd que enfin et ce qu'on dit d'ailleurs les syndicats de de la police nationale de dire attention en fait donner une amende, pouvoir verbaliser dans dans la rue, c'est pas quelque chose c'est pas une compétence comme ça qui est facile à exercer sur le territoire. Ça nécessite une culture, une culture que la police nationale euh aujourd'hui euh a et ce depuis euh longtemps.
Il faut aussi avoir en tête que euh une des raisons euh je reviens toujours à à la à la création de la de la République, mais euh en la à la Révolution française, avant la Révolution française dans l'ancien régime, il y avait des polices euh municipales, enfin des polices décentralisées. La Révolution française, elle a dit tout ça c'est fini parce que il y avait la possibilité de créer des fiefres. Et c'est ça quand même le danger, c'est avoir que les que les que les maires mais même si j'ai moi totalement confiance dans dans les mères, mais le rit c'est quand même d'avoir des mes qui créent des espèces de milices locales.
Milice locale. La la loi restera la même sur l'ensemble du territoire. Donc il y a pas vraiment de de risque en la matière. concernant la déclaration d'Emmanuel Macron, la question, la seule question qui vaille, c'est est-ce que la situation actuelle est satisfaisante ou pas ?
De toute évidence, là aussi, elle ne l'est pas parce que vous avez des policiers municipaux parfois effectivement qui réussissent à faire beaucoup d'interpellations notamment sur le trafic de stupéfiant. par exemple à Nice l'année dernière 1400 interpellations par les la police municipale. C'est quand même c'est quand même conséquence sur le trafic de stupéfiant.
Euh et systématiquement, ils sont obligés et bien euh de faire appel à un OPJ, un officier de police judiciaire de la police nationale pour et bien poursuivre la la situation. Et le problème, si vous voulez, c'est la perte de temps, c'est la perte d'efficacité. Si on on délègue une partie des pouvoirs de la police nationale à la police municipale, on pourrait faire gagner du temps finalement à tous les acteurs et là ça peut être intéressant.
Je voudrais juste souligner très rapidement Orian parce que je des grands des grands signes, mais je voudrais juste souligner qu'il y a il y a quelques années encore, tout le monde était contre l'armement des polices municipales et maintenant tout le monde y vient y compris par exemple le maire de Bordeaux qui est pourtant un maire Europe écologie les verts et il y a encore un peu plus longtemps tout le monde était contre la vidéo protection et maintenant effectivement c'est généralisé dans toutes les villes. On va passer à BRAB. L'audition aura donc duré 5h30 5h30 durant lesquelles François Bairou a répondu avec virulence aux questions des députés sur l'affaire Betaram se défendant de tout mensonge la France insoumise l'accuse d'éluder ses responsabilités.
Jonathan Dupriasque. C'est dans une ambiance tendue voire électrique que François Bairou a répondu au députés hier. Auditionné par la commission d'enquête sur les violences du lycée Betaram, le Premier ministre a tenu à prouver, note et documents à l'appui, qu'il n'était pas au courant des agissements de l'établissement alors qu'il était élu du Béarne et ministre de l'éducation nationale.
Je maintiens que les seules informations que j'ai eu étaient celles qui étaient dans le journal. Je n'en ai pas eu d'autres et je n'ai pas eu d'autres information ce que votre question induisait. Sur la forme, l'audition de 5h30 a été régulièrement émaillée de jout verbal entre François Baïou, les rapporteurs ou la présidente de la commission d'enquête.
Ce qui m'embête, c'est que je vous ai demandé à l'avance les documents que vous alliez projeter. Vous m'avez donné une liste. C'était pas dans la liste.
Vous êtes vous m'avez demandé de vous soumettre à l'avance les documents et je n'avais aucune envie de vous soumettre les documents. Excusez-moi. Sur le fond, le Premier ministre a remis en cause la parole de certains témoins auditionnés précédemment.
Il a surtout pointé du doigt celui de Françoise Gelung, une ancienne professeure de Betaram ayant alerté dès 1995 sur les violence. Je suis quotidiennement diffamé avec des affirmations qui reposent en grande partie sur le témoignage de cette dame. La commission d'enquête a souvent viré au bras de fer avec l'un des rapporteurs insoumis, le député Paul Vanier, régulièrement accusé par le locataire de Matignon, de lui attenter un procès politique.
Monsieur Vanier, j'ai déjà décrit votre méthode qui consiste à essayer de tirer la réalité pour nourrir un procès en scandale. Cette méthode, si je peux, je ne laisserai pas prospérer. Au sortir de l'audition, le Premier ministre s'est ouvert à la presse, soulagé d'avoir pu s'expliquer.
événement par événement, accusation par accusation, on a pu montrer que tout était sans fondement. L'audition fleuve, souvent confuse et très politique, aura sans doute apporté plus de questions que de réponses sur l'affaire Betaram. 5h30 d'audition, est-ce que comme le dit Jonathan, on a eu plus de questions que de réponses ?
Oui, enfin le problème, c'est que c'est surtout un dévoiement du pouvoir législatif. cette commission d'enquête parlementaire n'aurait jamais dû s'intéresser à François Baïou et à cette question qui est pardon mais extrêmement secondaire de savoir si François Baïou avait eu connaissance des faits. La question principale ce sont les faits eux-mêmes.
Et moi, je voudrais avoir une pensée pour les victimes de ces faits-là pendant plusieurs décennies qui aujourd'hui assiste à un spectacle bien désolant dans lequel on ne parle quasiment pas d'elles ni des faits qu'elles ont vécu. Non, la seule question qui intéresse, c'est est-ce que François Baïou était au courant ? Une commission d'enquête parlementaire, il faut rappeler, moi j'aime bien toujours et bien m'intéresser aux fondamentaux, une commission d'enquête parlementaire, elle a pour objectif de contrôler l'exécutif.
Elle a pas pour objectif d'épier un ministre, un premier ministre sur son passé et sur ce dont il a eu ou pas connaissance il y a plusieurs décennies. C'est une question qui peut être intéressante pour le pouvoir judiciaire, mais c'est pas au pouvoir parlementaire de mobiliser des moyens pour enquêter sur cette question à des fins politiques. On assiste véritablement à un dévoiement de du principe même d'une commission d'enquête parlementaire à des fins politiques.
Et moi, je voudrais justement comparer avec les commissions d'enquête parlementaires que l'on a pu connaître au Sénat il y a quelques années qui au contraire et bien elle s'intéressait réellement au pouvoir exécutif en place et à ce qu'elle faisait actuellement. Je veux parler par exemple de celle qui était présidée par Philippe Bin et effectivement la France entière à ce moment-là a souligné et bien le travail de cette commission d'enquête parlementaire comme étant un réel contrepouvoir efficace pour la démocratie. Et avant de de vous entendre, Pablo, on va écouter Alexis Corbière qui est député écologiste et Jean-Philippe Tangi, le député du RNCT ce matin.
Il a 43 ans de mandat politique dans la région. Il a tout eu et il nous dit, c'est la tonalité de son intervention hier, pas vu, pas entendu, pas lu, quand on lui dit de la presse, pas intervenu. Mais est-ce crédible ?
Un premier ministre qui vient devant une commission parlementaire qui s'en prend à la sincérité de la commission parlementaire au-delà de ce qu'il pense du rapporteur, de moi et cetera, mais il s'agit d' même de représentant du peuple et après il explique que les journaux qui font qui sont les relais des lanceurs d'alerte font en quelque chose une saleté et que lui par hygiène mentale, il ne le lit pas. Mais je trouve qu'il y a là-dedans du trumpisme. Hier, c'était le transpisme, pardon, à la sauce béarnaise.
C'est-à-dire qu'il est arrivé à doner des attaques permanentes. Je suis très gêné par la tournure que que prend euh cette commission d'enquête. Pourquoi ?
Moi, j'en ai mené une commission d'enquête sur les ingérences. On n'est pas un tribunal, nous ne sommes pas des procureurs. Et là, j'ai senti quand même dans les quelques extraits assez longs néanmoins que j'ai regardé un vrai malaise là-dessus.
On a la volonté quand même de la France insoumise, il faut bien le dire, et du reste de la gauche, de transformer cette commission d'enquête en inquisition. Donc moi, je ne défends pas monsieur Berérou. Je trouve évidemment que les victimes qu' pris la parole ou compris la parole pour les autres sont très courageuses, doivent être entendu et respecté.
Mais s'il y a des faits, c'est à la justice de les traiter. Et euh monsieur Berou n'a pas être soumis à la question et à la torture pendant 5h30. Est-ce que la commission d'enquête est allée au-delà de son rôle ?
Est-ce que on était dans de l'inquisition comme le dit Jean-Philippe Tangi, en tout cas, tout ça était assez gênant à voir et à observer. euh notamment en premier lieu la la défense de de François Berou. Enfin, je veux dire, tout était d'une confusion.
Enfin, je veux dire, je ressors de ces alors j'ai pas tout regardé au bout d'un moment, j'ai dû m'arrêter parce que c'était 5h30, c'est un peu long. 5h30, c'est un peu long. Enfin, et euh mais du coup, j'ai quand même regardé plus de 3h30 et c'était mais embrouillé.
On comme l'a dit votre le journaliste dans votre reportage, enfin on ressort avec plus de questions que de réponse quoi. Donc tout ça a était très embrouillé. Est-ce que la est-ce que c'est le rôle de la commission d'enquête ?
Puisque c'est la question que vous vous posez tous les deux. Honnêtement, je pense que ce n'est pas le sujet. C'est c'est quand même un Ah si pardon mais c'est avant tout le premier des sujets.
Oui, si tu veux. La la question la question c'est que c'est ça ça pose une question. Euh la la France entière en fait a découvert cette affaire Betaram qui est d'une violence absolument inouie et au cœur de cette affaire, un des cœurs de cette affaire Betaram, c'est la personne qui occupe aujourd'hui Matignon, c'est-à-dire le Premier ministre de la France.
Donc bien évidemment, c'est une question première à laquelle les députés par cette commission d'enquête ont souhaité tenter d'apporter des réponses et de démêler le vrai du faux dans ce que raconte François qui quand même passe son temps en fait à ce à ce cont. On peut pas utiliser son mandat parlementaire à des fins politiques et dévoyer les institutions. Comme ça détournez en fait le le sujet.
Non justement c'est pas moi qui le détourne justement c'est la commission d'enquête parlementaire qui détourne son son rôle. La question de la de la de la vérité et des mensonges dans ce que raconte François Berou depuis maintenant le début de du dévoilement de cette affaire est une vraie question. Il est premier ministre de la France.
Il n'est pas il est pas non mais il est pas c'est pas un simple judiciable genre qui est qui se batt dans la rue. C'est le premier ministre de la France. Donc on attend du premier ministre de la France qu'il ne ment pas sur des sujets absolument aussi graves.
Écoutez euh non mais ça c'est c'est non mais c'est c'est votre drou de dire. Non mais non je c'est pas au contraire. Moi cette évidemment cette affaire elle m'ut moi-même j'ai été parfois dans j'ai j'ai grandi j'ai été dans une dans une école catholique.
Je c'est évidemment que ça m'émeux mais pour autant la question c'est réellement quel est le rôle que l'on veut donner à nos institutions est-ce qu'on accepte est-ce qu'on accepte qu'elle soit Mais un premier ministre qui qui ment déjà ça c'est vous qui le dites. Personne ne dit qu' et donc vous voulez créer des commissions d'enquête parlementaires sur toutes les déclarations d'un premier ministre pour vérifier qui m ou qui qui m pas si s'il le faut oui. S'il le faut oui.
Je suis vraiment désolé c'est important c'est important. Les Français ont le droit en fait de savoir et c'est je pense que c'est le rôle des députés de la nation d'essayer de de débrouiller le vrai du faau dans en la matière. Mais le truc le plus problématique, c'est que à la fin, a priori, François Berérou ne démissionnera pas ou ne sera pas démissionné comme on dit.
Et ça ça montre que sa faiblesse, la faiblesse de son institution, la faiblesse aujourd'hui du gouvernement lui donne de la force pour rester à son poste. Et ça c'est un paradoxe qui à mon avis est problématique en ce moment. Et on a bien compris votre point de vue à tous les deux.
On va continuer à parler de ce sujet. C'est la une de la presse régionale. [Musique] Et l'audition de François Bairou dans le cadre de l'affaire Betaram fait la une de certains de nos quotidiens.
André, en effet, regardez, midi libre titre Bairou ne lâche rien pour Sud-Ouest. C'était une audition sous haute tension, sous pression pour les dernières nouvelles d'Alsace. Il le premier ministre a été bousculé par les questions des députés mais il s'est battu pied à pied juge ce matin la presse quotidienne régionale.
Et nos quotidiens qui s'intéressent aussi au problème d'accès au soin. Oui, la charantel libre s'intéresse au pas. C'est ces médecins qui ont obtenu leurs diplômes en dehors de l'Union européenne.
Ils sont très nombreux à exercer en France et pourtant ils ne touchent pas le même salaire que leurs homologues. 1500 € mensuel hors garde moitié moins qu'un médecin remplaçant en début de carrière. Quand je vous dis qu'ils sont indispensables, le conseil national de l'ordre dans un audit montre qu'ils exercent surtout dans les déserts médicaux.
Et puisqu'il est question de déserts médicaux, je voulais vous parler d'une initiative lancée dans le Morvent que rapporte le journal du centre. Jucieux Secours France, c'est une société d'ambulance déploie une unité mobile de télémédecine en soins programmés. Elle va dans des territoires, à l'intérieur, il y a un infirmier, il reçoit les patients et il y a sur l'écran un médecin qui fait la consultation finalement en télé.
Voilà, c'est une téléconsultation. Et le et l'infirmier, ce sont c'est les mains et les yeux du médecin. Donc voilà, c'est une expérience qui doit durer 3 ans.
Orian, les agriculteurs aussi victime de rodéo sauvage. Oui, ralbol des agriculteurs de la région de Reince nous montre l'union. Ils sont régulièrement confrontés à des rodéo, en quad, en moto.
Ça a des conséquences sur le rendement. Un hectare de betterraave, ça se vend 2550 €. Donc voilà, dès qu'il y a des dégâts, ça devient très compliqué.
Un mod de légumes. Oui, c'est une belle initiative. de transition toute trouvée vu qu'on parlait de légumes.
C'est une initiative d'une agence immobilière, l'entreprise Nera immobilier qui cultive des légumes pour ses employés pour leur vendre à prix coûtant. Moi, je trouvais que l'initiative était très très belle. On termine par les marches de Cann.
Oui, Cann parce qu'hier, il y a l'équipe de Mission Impossible qui a monté les marches emmené par Tom Cruise avec un orchestre canois qui les a accueilli au son du générique. Vous pouvez le mimer parce que j'ai pas la musique, j'ai pas la Merci beaucoup. Merci Audrey, merci Pablo et Louis d'avoir été avec nous.
Merci à tous de nous avoir suivi. On se retrouve demain. [Musique]
François Bayrou