« Dans cette réforme des retraites, je ne vois aucun lien avec la gauche. »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] [Musique] bonjour et notre invité politique ce matin cette Olivier Faure bonjour Olivier Faure bonjour d'être là depuis cette démarche premier secrétaire du Parti socialiste on est ensemble pendant 20 minutes on interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice wesseraudon du groupe Ebra les journaux de l'Est de la France c'est une réforme de gauche c'est ce qu'affirme Olivier du sottière dans les colonnes du Parisien c'était même le titre comment vous avez réagi en regardant cette une je sais pas s'il faut en rire ou en pleurer l'évidence c'est que c'est le problème des gens qui un jour trahissent leur propre conviction c'est qu'ils ont besoin de se rassurer en se disant qu'ils ne sont pas complètement trahis et qu'ils sont restés fidèles à ce qu'ils étaient et donc je crois qu'il se rassure comme ça mais l'évidence c'est que cette réforme n'est pas une réforme de gauche c'est une réforme qui va faire de nombreux perdants et les perdants seront les femmes les précaires les gens qui ont consens à travailler tôt qui ont eu les métiers les plus difficiles les plus pénibles et qui ont l'espérance de vie la plus courte je ne vois a aucun lien avec la gauche il y a des mesures sur la pénibilité qui a des mesures sur les carrés longues et qu'un gouvernement social-démocrate aurait très bien pu la portée et bien non un gouvernement social démocrate qui n'aurait pas porté et par ailleurs l'évidence c'est qu'il y a de très nombreux perdants et je vais pas détailler enfin l'évidence c'est que quand une femme qui jusqu'ici pour grâce à 62 ans grâce à ses années de validation pour une séance d'enfants sera obligé de désordonnées 64 ans pour pouvoir parvenir aux mêmes résultats sans surcote l'évidence c'est une perdante en voilà une parmi d'autres on va évidemment rentrer dans le détail de la réforme mais Aurore berger hier matin a dit que c'est la gauche qui se renie parce que cette réforme elle accélère la loi Touraine que vous avez vous-même portée mais écoutez je ne crois pas que berger soit particulièrement qualifié pour dire ce qui est de gauche et ce qui n'est pas et enfin leurs efforts disproportionnés pour essayer de renvoyer la patate chaude à la gauche ton bras dans les limbes parce que rien évidemment je sais pas comment calculer accordé à ces paroles qui ressemblent plutôt à des gens qui se débattent et qui se laissables mouvants et donc je les vois ce débattre et je me dis que c'est pathétique Olivier du socle aussi vous avez juste à pathétique pourquoi tout simplement parce que les voir cherchaient expliquer l'inexplicable mentir semaine après semaine se faire à chaque fois dévoiler par le débat parlementaire je vous rappelle le débat sur les 1200 euros qui devait être accessible à toutes celles et ceux qui avaient notre pension de retraite inférieure à ce niveau la réalité c'est que le texte ne contient pas cette réforme et que il y aura 1,7% des gens qui partent à la retraite qui auront 100 euros de plus ce qui leur permettra même pas toujours d'atteindre les 1200 euros on est très très loin du mythe qu'ils ont cherché à installer et qui d'évidence ne trompent plus personne des millions de Français qui verront leur retraite augmentée quand même la différence et donc 1,8 millions sur le stock c'est pas grand monde du texte au Sénat Fabrice oui avec des républicains qui pèsent l'eau dans la discussion depuis depuis le début déjà à l'Assemblée qu'est-ce que ça dit de notre paysage politique le fait qu'aujourd'hui la droite près de plus lourd finalement que les forces de gauche je sais pas ce qui vous permet de dire ça parce que la réalité c'est qu'ils sont moins nombreux que nous à l'Assemblée mais justement mais est-ce qu'ils n'ont pas obtenu plus du gouvernement que la CGT est la nuque réunit je ne sais pas ce qu'ils ont obtenus peut-être me direz-vous ce qu'ils ont obtenu moi je ne vois pas grand-chose et par ailleurs même si les obtenez quelque chose ne l'obtiendraient que parce que la pression est mise par la gauche et par la rue et par le monde syndical qui est accompli un travail extraordinaire de mobilisation et qui monte graduellement son niveau de mobilisation et qui permet de mettre la pression sur le gouvernement mais sur le sur le fond du texte vous avez regardé un sans doute l'examen en Sénat depuis jeudi alors la gauche parle beaucoup mais c'est un débat qui se fait sur le fond dans une ambiance cordiale avec de réels arguments est-ce que vous regrettez que ça ne se soit pas passé pareil à l'Assemblée nationale écoutez d'abord il y avait de vrais arguments à l'Assemblée ne laissez pas dire que il y avait pas d'arguments il y avait parfois de la VMS parfois il y a eu des sorties de route que tout le monde a condamné trop oui bien sûr mais bien sûr que les Watson a eu lieu et c'est justement le débat à l'Assemblée je pense par exemple à Jérôme Guedj et ses contrôles sur place qui ont permis de démasquer ce que le gouvernement disait soit Émile 200 euros voilà un exemple parmi d'autres qui a montré que le débat de fond a pleinement existé et nous avons parlé de même si nous n'avons pas été jusqu'à l'article 7 tout a été évoqué et y compris et 1100 euros qui sont à l'article 10 et qui pourtant ont été évoqués dans le débat sur un plan démocratique ça reste quand même pour vous un problème de ne pas avoir pu aller jusqu'à l'article 7 moi je souhaitais qu'on puisse aller à l'article 7 mais le débat ne l'a pas permis je dirais quand même que le dépanne n'a pas permis ou la stratégie de vos alliés de la pas permis les deux capitaines parce que la réalité c'est que quand même si on revient au démarrage le gouvernement utilise abuse d'un article de la Constitution qui est le 47-1 la réalité c'est que c'est la première fois qu'une réforme est réalisée dans ses conditions la réforme des retraites et donc ça va permettre de dire il y a eu 9 petits jours et même pas des jours complets des jours qui étaient pour pas des demi-journées pendant lesquelles nous avons discuté d'une réforme qui va modifier le sort la vie de millions de Français pendant les prochaines décennies est-ce que vous trouvez légitime qu'un gouvernement refuse à ce point-là le débat et crée en fait les conditions du désordre parce que la réalité c'est que il crée la colère au fur et à mesure on a un pays qui se refuse à 93% pour les actifs au 2/3 des Français tout compte tout ce confondu et qui disent clairement qu'ils sont contre cette réforme et le gouvernement cherche à passer en force et à tout faire pour continuer à se considérer pour le président en tout cas à se considérer comme Jupiter non les Français ne veulent plus de Jupiter et le lui ont signifié clairement au monde des élections législatives puisque ne lui ont pas accordé de majorité absolue et malgré cela voilà un président qui considère qu'il n'a pas écouté les Français c'est là le déni démocratique depuis le début de l'examen depuis jeudi la gauche monopolise quasiment la parole avec des notions avec de nombreux amendements vous êtes dans une forme d'obstruction plutôt cordiale c'est comme ça que vous la qualifierez la stratégie des socialistes et de la gauche mais d'abord il n'y a pas d'obstruction puisque la réalité de l'offruction c'est qu'habituellement elle sert à bloquer un texte et donc à faire en sorte qu'il ne puisse pas être adopté la réalité c'est que avec la procédure utilisée par le gouvernement au bout de 50 jours il peut même procéder par ordonnance ce qui est là quand même le comble de du déni démocratique pour revenir à ce qu'on disait juste précédemment et donc il y a là la volonté dans le débat parlementaire d'assois à sa langue d'arguments et donc de prendre le temps de les assumer parce que la réalité c'est que vous avez un débat parlementaire pourrait prendre une heure parce que la réalité c'est que des si on devait simplement dire une seule fois ben voilà ce qu'on pense et voilà ce que vous pensez à la fin de la discussion générale c'est terminé donc au bout de les donner deux heures trois heures et puis c'est fini et donc le débat permet justement par la répétition par aussi les coups d'éclat et par le harcèlement du gouvernement de faire émerger la vérité si il y avait pas ce débat parlementaire il y a beaucoup de sujets mais qu'on n'aurait jamais vu on n'aurait jamais compris que c'était cette réforme elle est prélevée les 17,7 milliards d'économies principalement sur les femmes ce sont les femmes qui au 2/3 vont payer parce qu'elles ont des carrière hachées parce qu'elles ont des salaires plus faibles qui vont payer cette réforme les deux tiers de cette de ces économies sont payées par les femmes moi justement sur les femmes puisque au Sénat Bruno Retailleau souhaite qu'il y a une surcote pour les mères de famille après 63 ans qui a bénéficie d'une surco de 5% pour aller jusqu'à 64 ans vous voterez les soci votre rond cet amendement mais vous vous rendez compte que ce que propose au nomaïeu c'est en fait on avait prévu de vous faire très mal on fait un peu moins mal il faudrait applaudir ben non je l'implodi pas je considère que en fait c'est une mauvaise manière faites aux femmes parce que la réalité c'est que vous dites après 63 ans mais aujourd'hui à 62 ans elles peuvent partir à la retraite et avoir si elle continue en fait jusqu'à 62 63 64 65 ans par leur seul volonté elles ont là droit à une surcote qui est plus élevée que celle que propose Bruno Retailleau donc c'est vraiment le miroir aux Alouette on nous raconte des histoires et donc là où on voudrait mettre quelques petites compensations pour essayer de nous faire croire que les choses vont se passer un peu mieux que prévu ben non les choses sont pas se passer mieux que prévu en réalité elle se passe très mal et c'est simple à comprendre le gouvernement veut prélever 17,7 milliards sur les retraités ça suppose qu'il y ait des perdants et notamment des perdantes donc ça veut dire que votre espace que vous souhaitez pas que les socialistes ne soient pas dire que je ne souhaite pas que nous factions tout simplement la réforme on a bien compris cette nature ne sont pas des récompensés compensation et donc ça c'est sa trompe l'oeil pour revenir à votre stratégie vous dites c'est pas l'obstruction mais est-ce que quand même le souhait des socialistes c'est que dimanche soir minuit il n'y ait pas de vote sur ce texte non je ne souhaite enfin le débat aura tiendra se tiendra comme il doit se tenir et on verra en fonction de ce que de l'avancée des débats j'ai pas à donner de conclusion moi je souhaite que on imagine que vous en avez parlé avec Patrick kaner le président du groupe oui mais je ne vois pas enfin d'abord même si on avait déjà pris une décision on ne la révélerait pas et par ailleurs il y a une stratégie mais elle n'a pas être dévoilée prématurément et par ailleurs au fond qu'est-ce que ça change ça change pas grand chose la réalité c'est que tout le monde sait que la droite c'est pas la même chose que s'il y a pas de vote s'il y a aucun vote donc ce que l'on sait c'est que ici la droite est majoritaire et que la droite soutient la réforme du gouvernement donc au fond on est déjà enseigné sur la nature la déposition des uns et des autres il y ait un vote du Sénat est-ce que c'est pas ça votre stratégie d'empêcher ce vote pour continuer à entretenir une contestation quoi que ce soit soit de nature à empêcher entraver la contestation je crois que la mobilisation est très forte j'étais comme beaucoup d'autres sur les marchés ce week-end avec dans ma circonscription et je vois ce que les gens me disent et qu'est-ce qu'ils me disent ils me disent vous vous rendez compte et moi je suis inscription il y a beaucoup de charisme beaucoup d'entrepôts beaucoup d'anthropologistiques tous ces gens me disent mais vous vous rendez compte en fait ils veulent me faire travailler deux ans de plus mais comment on va faire comment est-ce qu'on va y arriver alors même que d'ailleurs déjà après 55 ans c'est très difficile de retrouver un emploi parce que on est on n'a pas la fraîcheur de l'âge parce que on est renvoyé séance tenantes et vous voulez qu'on tienne chez 64 ans mais comment on va faire et bien c'est ça la question et donc les gens qui aujourd'hui contestent conteste tout simplement leurs droits à une existence en bonne santé à un moment où c'est encore possible et cette tâche charnière auquel qui est celui de la retraite aujourd'hui c'est l'âge qu'on duquel on peut s'occuper des petits enfants des parents souvent devenus dépendants et puis c'est aussi le moment où on s'investit dans les associative dans la vie démocratique en étant élu dans les conseils municipaux etc et donc cet âge là et bien il faut le préserver à tout prix c'est l'esprit même de la réforme au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et je m'arrête un instant pour dire que au lendemain de la Seconde Guerre mondiale nous sommes dans un pays qui est exemple ruiné et c'est pendant ce moment là qui est choisi pour mettre en place cette assurance collective qui permet à tout le monde de vivre une vieillesse dans de bonnes conditions c'était la première fois depuis le début de l'humanité c'est l'une des plus grandes et des plus belles réformes qui ont que nous ayons eu à accomplir dans le siècle passé et c'est cette réforme là sur lequel le gouvernement veut revenir c'est l'article 7 il semble y avoir un accord entre les sénateurs pour que cet article 7 soit examiné après la journée de mobilisation on parle d'un examen dans la nuit de mardi à mercredi est-ce que vous vous souhaitez que ça soit examiné dans la nuit alors que la gauche en fait le point d'orgue de cette discussion de manière générale moi j'aime bien que se passe en plein jour parce que c'est le meilleur moyen d'abord d'être pas maître aux citoyens qui veulent suivre ce débat de pouvoir le faire et les débats à l'Assemblée comme au Sénat sont publiques parce que on doit en permanence de se rendre compte à des gens qui nous ont élus et donc moi je souhaite effectivement que ça se passe plutôt en plein jour et plutôt de manière claire pour que ce soit pas dans le silence et l'obscurité que ce joue un débat qui est l'un des plus importants sur ce texte de loi donc pas jusqu'au bout de la nuit de mardi à mercredi ça ne me paraît pas être de bonne facture pas forcément appliqué c'est ce qu'a dit hier Philippe Martinez dans les colonnes du Journal du Dimanche est-ce que vous parlementaire vous diriez la même chose je regarde tout simplement notre histoire collective et je me rappelle que le CPE fut adopté et malgré tout pas promenudier par Jacques Chirac qui avait compris tardivement mais qui avait fini par comprendre que ce projet devenu loi ne pouvait pas être appliquée parce qu'elle n'avait pas la sentiment de la population et donc c'est vrai que ça peut arriver c'est rare mais ça peut arriver et là en l'occurrence je répète que on a les deux tiers des Français 93% des actifs ce matin je regardais dans le sondage produit par l'humanité que les deux tiers des Français sont même pour la grève reconductible c'est extrêmement rare moi aussi bien sûr il y a la journée de mardi la France à l'arrêt l'expression consacrée depuis quelques semaines est-ce que vous pensez que au-delà de cette journée de mardi il faudra poursuivre le mouvement voir le durcir moi je ne suis pas syndicaliste donc ce n'est pas moi qui donne les consignes au syndicat vous pouvez donner une tonalité mais je vous ai dit à l'instant que j'étais favorable à ce que le mouvement se prolonge parce que quand on a un gouvernement qui fait la source d'oreille et bien il faut répéter souvent plus fort voilà et donc mais ça n'est pas moi qui décide ce sont les crévistes eux-mêmes qui choisiront de reconduire jour après jour leur propre mouvement et moi je les accompagnerai mais je les suivrai aussi longtemps qu'il le faudra parce que je pense que effectivement ce gouvernement ne comprend qu'une seule chose c'est le rapport de force et donc il faut l'installer ça va pénaliser les travailleurs il a pas raison mais ce blocage il est lié à qui il faut renvoyer en fait la responsabilité au gouvernement lui-même c'est lui qui bloque le pays par sa réforme que personne ne veut je vois que même dans la majorité les gens se désolidarisent j'écoutais barbara Pompili ancienne ministre d'Emmanuel Macron qui dit le même qu'elle ne le votera pas ce texte mais ça devrait quand même éclairer le gouvernement si même dans sa propre majorité des gens ne veulent pas le voter vous avez lui aussi comme moi c'est tout ces témoignages le député de la de renaissance qui explique qu'ils étaient très heureux de ne pas aller à l'article 7 parce qu'il n'avait pas à voter l'article 7 et qui ne veulent pas le voter bon ben voilà donc personne ne veut de ce texte donc il est temps que le gouvernement et que le président entendent raison bloquer tout ce que vous pouvez c'est le message qui est lancé par Jean-Luc Mélenchon à la jeunesse et Louis Boyard qui est député la France insoumise lanslit en blocus challenge les étudiants et lycéens doivent poser poster leurs plus belles photos de blocage et la photo tirée au sort viendra enfin depuis qu'elle avait posté la photo viendra visiter l'Assemblée vous cautionnez ce genre de processus moi je considère que la lutte sociale n'est pas un jeu et que malheureusement depuis la campagne présidentielle ou le mouvement du président de la République avait le même lancé des challenges avec pour remplir les salles avec des lots etc tout ça ne me paraît pas c'est une instrumentalisation selon vous c'est une forme [Musique] le déviation moi je n'aime pas le débat public quand il se transforme en jeu ce n'est pas un jeu et je vois que de renaissance et même brune Pivet qui donne des leçons devraient se rappeler de ce que c'est son propre mouvement qui a lancé ce type d'activité moi je considère qu'il y a pas de challenge la fonction de parlementaire il abîme l'institution Assemblée nationale quoi que ce soit je dirais que la créativité à toute sa place dans le débat mais enfin parfois elle doit trouver ses propres limites avec quand même pour tous une vraie préoccupation c'est celle de mobiliser la jeunesse oui absolument là il faut mobiliser la jeunesse et je partage ce point de vue avec toutes celles et ceux qui aujourd'hui cherchent à les mobiliser et notamment les syndicats étudiants pourquoi parce que la réalité c'est que si vous faites durer plus longtemps les gens dans l'emploi si c'est possible et bien vous privez en fait toutes celles et ceux qui cherchent à rentrer sur le marché de l'emploi de place qui pourrait occuper et donc cette question là nous occupe toutes et tous et par ailleurs pensent que tous les étudiants ont des parents qui les voient aussi trimer et qu'ils savent que ça présente et donc il y a une solidarité intergénérationnelle à assumer on évoquait à l'instant enfin deux minutes votre la cohabitation avec la nuque enfin dans la Nupe avec notamment la France insoumise est-ce que c'est le cohabitation est encore possible après ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale et se désaccord sur la forme au moins avec la France insoumise je vois que c'est formidable ça fait 15 jours et ça fait 15 jours qu'on ne parle que de ça en fait la réalité c'est que c'est pas la première fois qu'il y a des désaccords entre la France insoumise et les autres groupes de laupes et on vous aspirez vous êtes vous aspirez être à nouveau un parti de gouvernement mais nous sommes en partie gouvernement sur la forme là vous n'y parvenez pas mais je vous ai y parvient pas si on était honnête oui et mais vous aussi j'espère si tout on était honnête la réalité c'est que le chahut à l'Assemblée ça n'est pas une spécificité des insoumis je me pourquoi je dis ça parce que parfois la forme emporte le fond et malheureusement dans ces cas là et bien on laisse imaginer que l'alternative à 10 ans de macronisme pourrait être l'extrême droite et moi je souhaite que la gauche soit présente au deuxième tour de l'élection présidentielle qu'elle fasse qu'elle fasse face à la droite ou à l'extrême droite et qu'elle puisse l'emporter et ça suppose que nous puissions nous mettre dans un état d'esprit qui est celui d'une gauche qui s'apprête déjà à gouverner ce qui suppose parfois d'avoir une forme qui soit différente de celle qu'on a connu mais ça ne veut pas dire il faut que les moins la cérémonie de la France insoumise ça veut dire que nous sommes une coalition dans une coalition on s'écoute les uns les autres on cherche à avancer et la réalité c'est que le plus souvent nous y parvenons nous avons sur ce là communistes les écologistes vous étiez tous les trois d'accord oui c'est vrai mais de la même façon que il arrive parfois que les socialistes n'écoutent pas non plus ce que je pense à un débat comme celui sur l'OTAN si on avait voté dans la Nupe et bien les insoumis et les communistes refusant l'entrée de la Suède et la Finlande dans l'OTAN on aurait été conduit à suivre cette position nous n'avons pas souhaité donc je suis pour l'autonomie des différents groupes qui composent la nups mais je souhaite qu'on travaille mieux ensemble et que parfois sur des questions qui sont des questions non pas de fond mais des questions d'ordre tactique on puisse là avoir une une cohésion plus forte que celle que nous avons connue est-ce que Jean-Luc Mélenchon tiens ces troupes selon vous mais moi je suis pas là pour donner des bons points aux autres je ne sais pas qui tient quoi etc ce que je sais c'est que il y a aujourd'hui des formations politiques différentes qui ont une culture différente qui ont un apport différent aussi à la gauche et qu'il faut tenir compte de tout le monde il y a des sénatoriales qui arrivent dans moins de 6 mois est-ce que vous souhaitez des listes communes avec la France insoumise Patrick canin il est pas franchement pour moi je souhaite que on fasse ce qui est efficace c'est-à-dire que je souhaite que on puisse avoir le plus grand nombre de sénatrices et de sénateurs et j'ai bien dit de sénatrice et le sénateur et donc ça veut dire la parité et ça veut dire que tous les sortants qui veulent qui veulent continuer seront réinvestis ça veut dire la parité ça veut dire que il y a des gens qui doivent comprendre que cette question de la parité n'est pas une option mais qu'elle doit être une obligation que nous nous faisons donc je ne suis pas le seul c'est ce que vous dites décide et puis ensuite le bureau national aura décidé infinie mais moi je souhaite que nous puissions arriver avec un nombre équivalent d'hommes et de femmes pour les sénatoriales c'est l'engagement qui a été pris devant le Congrès à la fois par Patrick canaire mais aussi par toutes les motion et par moi-même et donc je souhaite que nous tenions de laisser leur place très clairement à des candidates qui ne seront pas candidats à leur propre succession il y a on verra comment les choses se passent je souhaite me prévenir à ce résultat et nous allons en discuter dans les prochaines semaines voilà j'en discutais déjà avec les autres chefs de partie de gauche de ces sénatoriales il y a des discussions pas avec moi directement mais il y a déjà des discussions qui ont commencé et pour faire en sorte que nous puissions avoir le plus grand nombre d'élus et on a suppose de voir qui a dispose de grands électeurs dans tel ou tel département et de voir en fonction de ses grands électeurs qui sont les candidats [Musique] ne veut pas que nous soyons salis par l'expression de tel ou tel c'est une décision lourde je comprends que Christiane constant que vous ne pensez pas raciste je ne la pense pas raciste mais je ne veux prendre aucun risque et aucune confusion ne doit être possible et donc il doit y avoir des sanctions quand il y a des écarts de langage de cette nature parce que je souhaite que nous soyons absolument compris et ça fait qu'elle soit exclues parce que là elle est suspendue il va y avoir la commission des conflits qui va se faire plaisir elle a perdu sa fonction de première et ensuite il y a une commission des conflits qu'il entendra il y a un contradictoire qui est respecté et donc elle ira dire sa vérité et ensuite la décision sera prise en fonction de débat contradictoire et donc c'est pas moi qui en déciderai ce qu'elle doit faire elle doit entendre Christiane constant la décision est prise à ce que cet écart de langage pour quelqu'un qui est aspire qui était devenu quelques heures la patronne et socialiste dans le Rhône c'est pas possible mais ensuite la décision de l'exclure du parti doit relever de cette commission des conflits après avoir entendu un dernier mot puisque avant les sénatoriales il y a une législative dans l'Ariège à la fin du mois alors vous soutenez la candidate de la nuque selon l'accord de la nuque qui est la député la France insoumise sortante Nicolas Mayer Rossignol et d'autres au sein de votre partie eux soutiennent la candidate socialiste dissidente ça veut dire que les fractures au sein du PS ne sont pas réglées il y a une règle qui est très simple c'est que on doit s'astreindre surtout quand on participe à une direction on va s'astreindre à une discipline collective et à une solidarité minimale et la solidarité des décisions qui ont été prises au mois de juin puisque en fait nous sommes là dans une réplique du mois de juin puisqu'il s'agit d'une élection partielle et non pas d'une dissolution d'entraînerait une révision des équilibres entre les différentes forces et donc chacun doit appliquer les décisions qui ont été adoptées démocratiquement par notre conseil national et donc le week-end prochain nous aurons à nouveau à confirmer cette décision et ce que nous ferons et puis ça ira dans votre sens je n'ai pas doute sur le vote et surtout je n'ai pas de doute sur ce qu'il faut faire parce que quel est le poids d'une signature la partie politique qui voudrait encore signer un accord avec socialiste si nous ne tenons jamais nos engagements voilà mais on parlera pas comme ça veut dire que là on l'espèce il est totalement contradiction avec ce qu'il a débattu avec moi ce qu'il a signé avec moi au congrès de Marseille et donc il faut que maintenant chacun se reprenne mais nous aurons c'est un problème pour vous Éric Ciotti la virée son numéro 2 parce qu'il le trouvait déloyal est-ce que vous ça pourrait être le cas avec Nicolas mère aussi ce que je vous dis c'est que on est quand on est membre d'une direction et bien on doit avoir une parole qui correspond à ce qu'est la parole de la direction voilà on verra ça plus tard ce que je vous dis pour l'instant c'est que j'espère que chacun va revenir à la raison parce que nous avons beaucoup de choses à faire ce week-end notamment nous allons mettre en place des grandes conventions nous allons mettre en place une nouvelle direction ouvrir à belles surprises avec de belles personnalités qui vont nous rejoindre et donc moi je souhaite que on puisse montrer le meilleur de nous-même et nous mettre au travail après ce congrès et notamment lancer de grandes conventions qui seront très ouvertes prendront plusieurs mois jusqu'à ce qu'une d'entre elles ou tous les Françaises et Français qui souhaitent accompagner la gauche pourront participer et permettre l'éclosion de nouvelles propositions voilà ce que je souhaite je souhaite un participe au boulot et un parti socialiste ce qui fait parler de lui non pas à simplement pour cette querelle interne mais parce qu'il est là au premier plan notamment donc dans le combat social merci ivier notre invité merci Fabrice sont continue à parler de la réforme de retraite
Olivier Faure