Philippe Ballard : "La mort de Louise est un drame bouleversant et insupportable !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 22 %Attaque 60 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:49OuverteRéponse directe
Est-ce que ce n'est pas un fait divers dramatique ?
- 2:25OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est un fait divers qui aurait pu se produire il y a un siècle ?
- 4:02OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est le symbole de quelque chose dans notre société d'aujourd'hui ?
- 7:40RelanceRéponse partielle
Est-ce que parler de récupération politique, ça vous choque ?
- 10:04OuverteRéponse directe
Est-ce que dans des cas comme ça, certains récupèrent ces drames pour en faire une utilisation politique ?
- 22:02OuverteRéponse directe
Est-ce que vous auriez fait ce qu'a fait Robert Ménard ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32Invité politiqueFait
« « Nous ce week-end, on s'est avec d'autres parents organisés pour accompagner nos enfants, et puis aller les rechercher le soir. » »
- 1:46Invité politiqueFait
« « Ce qu'il faudra, c'est en tirer les conséquences. » »
- 4:19Invité politiqueFait
« « Si on découvre que c'est quelqu'un qui est sous OQTF, qui ne devait pas être en France, là, ça prendra un fort poids politique. » »
- 4:48Invité politiqueFait
« « Il faut installer plus de sécurité aujourd'hui. Plus de caméras pour pouvoir, justement, empêcher ce genre de drame. » »
- 5:30InvitéFait
« « L'autorité publique dit, quelque part, protégez vos enfants. Parce que nous, on ne peut plus le faire. » »
- 7:45Invité politiqueChiffre
« « Il a été vu plus de 2 millions de fois. » »
- 8:04Invité politiqueFait
« « Qu'aucune récupération politique ne soit réalisée sur notre malheur. » »
- 21:48InvitéFait
« « J'aurais dû marier quelqu'un dont la loi me dit qu'il ne doit pas être dans la mairie, mais il doit être ramené chez lui. » »
- 25:13Invité politiqueFait
« « C'est quelqu'un qui a un OQTF, qui se marie, il n'a plus l'OQTF, il retourne chez lui. » »
- 28:30Invité politiqueFait
« « Il est inadmissible qu'on puisse blanchir les OQTF par le mariage. » »
- 34:03Invité politiqueFait
« Un, l'expertise psychiatrique de cette personne a dit qu'il se servait de son amnésie comme moyen de défense. »
- 34:10Invité politiqueFait
« Deuxième chose, on a trouvé dans son téléphone la photo du Tchétchène qui a décapité Samuel Paty. »
- 34:15Invité politiqueFait
« Troisième chose, pendant son incarcération, il a dit qu'il préparait un nouvel attentat. »
- 34:23Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron, il y a quelques jours, a invité Joulani, le nouveau patron de la Syrie, en France. »
- 34:31Invité politiqueFait
« Joulani, c'est ce qu'il fait en Syrie, ce qu'il a fait pendant des années aux chrétiens, aux druzes, aux alawites, etc. »
- 34:52Invité politiqueFait
« La France doit avoir une position très claire et ça commence par le président de la République. »
- 35:07Invité politiqueFait
« Et c'est intéressant de voir sa réponse parce que vous allez voir qu'il tourne autour du pot et qu'il refuse de condamner. »
- 35:56Invité politiqueFait
« On se souvient de Mme Obono qui ne voulait pas dire que le Hamas est un mouvement terroriste. »
- 36:50Invité politiqueFait
« L'islamisme, c'est certains auteurs islamistes. »
- 38:06Invité politiqueFait
« La définition de l'islamisme, c'est une doctrine prenant l'islam comme une idéologie politique. »
- 45:05Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron avec cette question, c'est quoi cette communication autour de l'intelligence artificielle ? »
- 45:10Invité politiqueFait
« Hier, on était un peu sans voix en voyant la communication d'Emmanuel Macron, en particulier avec ce montage vidéo sur l'intelligence artificielle où il danse, où il fait des tutos coiffure. »
- 48:24InvitéFait
« Je considère qu'aujourd'hui, Emmanuel Macron est un président qui n'a plus d'avenir devant lui. »
- 53:25Invité politiqueChiffre
« Emmanuel Macron qui a annoncé 109 milliards. »
- 53:50Invité politiqueChiffre
« Il a annoncé 109 milliards d'euros d'investissements privés, français et étrangers en matière d'intelligence artificielle pour les prochaines années. »
Temps de parole
- Philippe Ballard78 %
- Présentateur5 %
- Invité4 %
- Invité 24 %
- Invité 33 %
- Invité 42 %
≈ 0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous avez raison, moi quand j'ai appris ça samedi, j'étais glacé. On a des enfants, des petits-enfants. Souhaitons que l'enquête aboutisse le plus rapidement possible. Après, ce qu'il y a d'aussi terrible, c'est que la préfecture de police demande aux parents d'accompagner aussi leurs enfants. Et moi j'écoutais sur une radio ce matin, des parents affirmer « Nous ce week-end, on s'est avec d'autres parents organisés pour accompagner nos enfants, et puis aller les rechercher le soir. » Mais on en est où en France ? Enfin, on est obligé d'accompagner nos gamins. Alors oui, d'accord, s'ils sont accompagnés, Philippine n'aurait peut-être pas été massacrée par quelqu'un qui était sous OQTF.
Alors après, on va laisser l'enquête se dérouler. Ce qu'il faudra, c'est en tirer les conséquences. Mais moi j'écoutais votre reporter qui disait « Plus jamais ça, oui, mais enfin, il y en a assez de mettre... » On voit les bougies, il y en a assez des bougies, il y en a assez des petits nounours. Ça fait partie du deuil, moi je comprends très bien, parce que j'ai une pensée pour non seulement Louise, ses parents et ses camarades, les collégiens, ils ont besoin sans aucun doute de mettre des petits nounours également. Mais il y a un moment, stop, il y en a marre. Donc là, on va passer sur l'aspect politique et législatif.
Excusez-moi de jouer la provocation, mais est-ce que ce n'est pas un discours un peu démagogique ce que vous faites ? Parce que des enfants tués, hélas, il y en a eu tout le temps. Thomas, Crépaule, Philippine... Non mais même avant, attendez, excusez-moi. Ça passe tout le monde. Moi, je suis marseillais, donc je suis plus touché par ça, mais quand j'étais tout petit, il y a eu l'affaire Hannucci par exemple, avec cette fillette, et voilà, c'était il y a 40 ans, et ça a toujours existé. On ne pourra jamais l'arrêter. Ben oui, c'est comme... Mais est-ce qu'aujourd'hui, vous n'êtes pas en train de récupérer ça ? Non, mais moi j'ai vu des tweets circuler en disant surtout pas de récupération.
Alors on en parlera tout à l'heure. Ah bon d'accord, je ne vais pas aller plus loin. Mais non, il faut tirer les conséquences de ces actes. Alors, encore une fois, l'enquête est en cours. Par définition, on n'a pas les coupables, présumés coupables. On verra, mais il faut tirer les conséquences de ces actes, tout simplement. Dianne Slamab, en plus vous êtes avocat, donc voilà, c'est quelque chose que vous connaissez bien. Est-ce que vous avez le sentiment qu'on est sur un fait divers dramatique ? Encore une fois, ce mot fait divers, hélas, il est banalisé. Donc voilà, on pense bien évidemment aux parents, on pense aux drames qu'ils sont en train de vivre.
Ce n'est pas banalisé que de dire fait divers. Mais est-ce qu'on est sur un fait divers ou on est sur le symbole de la société d'aujourd'hui ? Malheureusement, vous l'avez dit, l'enquête est toujours en cours. Donc on ne peut pas tirer des conclusions maintenant. Ça veut dire, quelle que soit l'identité, les profils, etc., la manière, le mobile, une vengeance, quelque chose, entre guillemets, vous dites fait divers, le terme n'est pas celui qu'on voudrait employer. Mais est-ce que c'est un fait divers qui aurait pu se produire il y a un siècle ? Ou est-ce que c'est quelque chose qui appartient à notre société ? L'enquête est en cours.
Alors c'est vrai que pour l'instant, il y a peu d'éléments qui sont publics. Mais on peut espérer, parce que l'enquête est heureusement encore secrète pour une bonne part, on peut espérer que les policiers et les enquêteurs ont peut-être déjà des choses sous la main, peut-être des profils identifiés, mais heureusement que cela n'est pas public, que cela n'est pas médiatisé, parce que cela viendrait entraver l'enquête. Donc ce n'est pas parce que médiatiquement on n'a pas d'informations qu'il ne se passe rien et que les enquêteurs, eux, n'ont pas bien avancé. Donc on le saura avec un temps de décalage et c'est normal.
Mais voilà, on peut espérer que l'enquête a déjà, à l'heure où nous parlons, correctement avancé. Alors je vous donne la parole dans un instant, Michel Fahyad, mais ce qui est intéressant également, c'est d'aller voir sur place ce qui se passe, puisque des parents sont immédiatement venus devant le collège pour apporter leur soutien et pour parler de cette émotion, regarde.
Les bouquets de fleurs s'entassent devant le collège André-Mauroy. Deux jours après la mort de Louise, 11 ans, l'émotion est encore vive. Chacun apporte une fleur, un mot ou une bougie pour un moment de recueillement devant l'établissement. Je suis venue parce que j'habite la ville et je trouve que ce qui est arrivé à cette petite fille, c'est effroyable. Je suis venue déposer un bouquet de fleurs, voilà, pour montrer ma solidarité avec la population et avec les parents surtout. Un drame qui bouleverse la commune d'Épinay-sur-Orge, mais qui inquiète surtout, car pour l'heure, aucun suspect n'a été interpellé. Avec tous les deux traqués qu'il y a maintenant, bah ouais, on est inquiets, ouais.
La petite, elle a 11 ans, on ne sait pas qui a fait ça, elle est sans défense. Ouais, de la rage, ouais. De la rage. Jusque tard hier, de nombreuses familles se sont recueillies devant l'entrée du collège. Une cellule psychologique a été mise en place dans l'établissement pour les élèves qui le souhaitent.
Michel Fayette, vous êtes politologue. Est-ce que c'est le symbole de quelque chose dans notre société d'aujourd'hui, ce drame ? Comme ça a été dit, on ne sait pas encore qui a fait ce terrible drame. En fait, ce que vous êtes en train de me dire, c'est que ça va dépendre de qui a commis ce meurtre. Absolument. Et en clair, pour le dire autrement et de façon plus claire, parce que j'aime bien quand les choses sont claires, en clair, si on découvre que c'est quelqu'un qui est sous OQTF, qui ne devait pas être en France, là, ça prendra un fort poids politique. Absolument. Mais il y a quand même l'aspect de protection de l'enfant. Là, c'est une collégienne. Philippine, c'était une étudiante.
Ce sont quand même deux femmes, deux filles, deux adolescents qui étaient censées pouvoir aller dans leur établissement scolaire toutes seules. Parce que, justement, elles ont un âge qui leur permet, en principe, d'aller seules. Et donc, se pose la question des caméras de surveillance. Et je pense qu'il fallait vraiment installer des caméras. Il faut installer plus de sécurité aujourd'hui. Plus de caméras pour pouvoir, justement, empêcher ce genre de drame et déterminer tout de suite qui est l'auteur. Oui, et c'est terrible parce que depuis tout à l'heure, on voit des photos de Philippines. Et objectivement, c'est terrible d'imaginer que cette fillette a été tuée à l'âge de 11 ans.
C'est assez terrible. Ludovic ? Oui. En fait, le problème aujourd'hui, comme on le dit, c'est que le prédateur est toujours en liberté.
Et aujourd'hui, les parents se sont réunis, bien sûr, normalement, pour protéger. Mais la police aussi appelle les parents. C'est-à-dire que maintenant, l'autorité publique dit, quelque part, protégez vos enfants. Parce que nous, on ne peut plus le faire, quelque part. C'est terrible, ça. C'est ça, le message qui a été passé. Et si on ne le récupère pas, ça va durer combien de temps, cette protection ?
Parce que si moi, je suis parent à cet endroit-là, je vais aller tous les jours accompagner. Non, mais disons les choses à cet endroit-là et dans les endroits autour, y compris à Paris aujourd'hui. Parce qu'on ne sait pas qui est cette personne, on ne sait pas comment elle bouge. Et je pense que tous les parents qui nous regardent aujourd'hui sont inquiets.
Mais bien sûr, tout le monde va avoir peur. Alors, on verra, on verra qui est le coupable. Si on le récupère, parce qu'il y avait quand même des caméras et des choses comme ça, la caméra ne suffit peut-être pas, on verra qui c'est. Mais il faut absolument le retrouver. Il y a peut-être l'ADN aussi. L'ADN, soit ils sont sur place, mais s'il y a tout ça, ça va être très rapide. Parce que là, ils ont mis le paquet, ils ont mis 150 policiers.
Donc soit ils trouvent quelque chose dans la semaine qui vient, soit ça va être très compliqué après. Alors, on va continuer à en parler dans un instant, parce qu'il y a aussi la façon d'en parler aux enfants. Et moi, ça m'intéresse, parce que les amis de Philippines sont des enfants qui ont 10 ans, 11 ans, 12 ans, qui ont son âge. Comment leur parler de la mort de leur copine ? Comment évoquer tout ça ? On va en parler avec un pédopsychiatre dans un instant. Pour l'instant, on fait le CNews Infos avec Sandra Tiombo.
Le meurtrier de Louise, 11 ans, est recherché depuis trois jours. Par précaution, les trajets vers les établissements scolaires des villes de Longjumeau et d'Épinay-sur-Orge étaient sécurisés depuis 8 heures. Certains parents ont également organisé des pédibus pour accompagner les enfants. L'auteur présumé de l'attentat de la Basilique de Nice est jugé dès aujourd'hui devant la cour d'assises spéciale de Paris. Brahim Aoussaoui comparaît pour assassinat et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Il risque la perpétuité. Ce Tunisien de 25 ans est suspecté d'avoir tué trois personnes le 29 octobre 2020, armées d'un couteau de cuisine.
Et puis le sommet international sur l'intelligence artificielle s'est ouvert ce matin à Paris. Près de 1500 participants sont attendus au Grand Palais sur deux jours, dont des dirigeants politiques du monde entier et des patrons de la tech. Ils échangeront sur les opportunités offertes par cette technologie. Hier, Emmanuel Macron a d'ores et déjà annoncé 109 milliards d'euros d'investissement pour l'intelligence artificielle en France.
Bonsoir à deux sur CNews. Merci d'être en direct avec nous. On parle toujours du meurtre de Louise. On parlait de récupération tout à l'heure. Et je voudrais qu'on s'arrête un instant sur ce tweet qui a beaucoup fait parler ce week-end. Il a été vu plus de 2 millions de fois. Il a été posté par notre confrère Christophe Beaugrand, confrère de TF1. Et je vous propose de le lire, ce tweet. Il dit « J'ai échangé avec le papa de Louise. Il remercie tous ceux qui se sont mobilisés et tous ceux qui soutiennent leur famille dans ce drame terrible. Et surtout, il demande ceci. » Et en majuscule, « Qu'aucune récupération politique ne soit réalisée sur notre malheur. Merci de respecter leur peine.
» Alors, beaucoup se sont émus de ce message en expliquant que parler de récupération politique, c'était déjà finalement faire de la politique. Philippe Ballard, il vous a choqué ce message. Je précise quand même, pour être très honnête, si Christophe Beaugrand en parle, c'est parce qu'il est ami de la famille. Donc, ce n'est pas une position à lui. C'est un ami de la famille. C'est ce qu'il a expliqué un peu plus tard quand il était très violemment pris à partie, y compris sur sa vie privée. Ce qui n'a rien à voir dans ce message. Voilà, il explique qu'il est ami de la famille, qu'il se fait simplement le porte-parole. Mais est-ce que parler de récupération politique, ça vous choque ?
Il faut dire qui ? Il pense à qui ? Il pense à vous. Enfin, on va dire les choses. Est-ce que c'est de la récupération politique que de s'interroger ? Encore une fois, visiblement, il connaît le père, je crois, de Louise. Il a échangé avec lui. Moi, je veux bien le croire. Très bien. Mais il faut aller au-delà. Il y a l'émotion. Très bien. Mais ce n'est pas de la récupération politique que de s'interroger, quand on aura le profil du coupable, que de s'interroger, on parlait de Philippines il y a quelques instants, de Thomas Acrépole. Et malheureusement, on pourrait égrener la non. Pour les noms, qui a fait ça ? Pourquoi ?
Si c'est quelqu'un sous OQTF, quand même soulevé le problème une nouvelle fois des OQTF, pour Thomas Acrépole de soulever le problème d'une bande rivale... Mais quand Anta Pava vous dit aucune récupération politique, vous ne dites pas... C'est l'école de la bien-pensance, c'est le monde des bisounours. Je regrette, ce n'est pas de la récupération politique. Et c'est le père de la victime qui dit ça. Donc on ne peut pas, évidemment, lui en vouloir dire quoi que ce soit. Sa peine doit être immense. Enfin, on ne l'imagine même pas. Mais après, quand c'est Christophe Beaugrand, qui, lui n'a pas de lien de parenté directe avec Louise, écrit ça, enfin c'est... Il l'écrit au nom du père.
Il demande ceci qu'aucune récupération... Enfin, ce n'est pas lui qui dit aucune récupération, c'est... Il dit le père m'a dit de vous dire. Il n'y aura pas de récupération politique. On s'interroge juste pour tirer les conséquences de ces trop nombreux drames qui frappent la France, et notamment des enfants. Maître Dylan Slamas, est-ce que dans des cas comme ça, vous avez le sentiment que certains... Et en général, c'est le Rassemblement national, on va dire les choses qui vont faire du doigt, que certains récupèrent ces drames pour en faire une utilisation politique ? Alors moi, je ne suis pas d'accord. Enfin, je n'aime pas cette notion de récupération.
Je trouve que c'est légitime, effectivement, que les acteurs politiques se posent les questions de savoir quelles sont les causes pour ne pas que les conséquences se reproduisent.
Et effectivement, je n'appelle pas ça de la récupération. Ceci dit, je pense deux choses. Je pense quand même qu'il y a un délai. Il y a un délai peut-être de décence, il y a un délai de deuil, je ne sais pas, il n'existe pas, il n'est pas à être fixé légalement,
mais peut-être 24-48 heures pendant lesquelles, effectivement, la personne vient de décéder, il y a une famille qui est dans le deuil le plus total. On peut estimer que pendant 24-48 heures, une absence de polémique, je trouve, ne serait pas forcément néfaste. Et de ce point de vue-là, on peut respecter. Autre chose, sur ce point de vue-là, c'est qu'on a l'impression que c'est OQTF. On a quelque chose à dire, pas OQTF, c'est la faute à personne, tant pis. Ce n'est pas vrai. Il n'y a pas que le problème des OQTF qui peuvent aboutir à des drames. Très souvent, il y a des problèmes psychiatriques. Et ça, on en parle peu.
Et alors, est-ce que ce serait de la récupération que de dire qu'il faut améliorer les soins psychiatriques en France ? Non, c'est juste un constat qui devrait être fait, le cas échéant, si c'était un problème psychiatrique. Mais même si jamais ce n'est pas un problème psychiatrique, on sait que c'est un problème. J'ai envie de dire, même si jamais ce n'est pas un OQTF qui a fait ça, il y a quand même un problème avec les OQTF. Donc, en vérité, on n'a pas forcément besoin d'exemple. Donc, en parler, ce n'est pas de la récupération ? Non, si ce n'est que moi, je pense qu'il y a un délai de 48 heures qu'il faut respecter. Qui est hélas passé là.
Oui, mais bon, on n'a pas attendu ce délai pour que certains se mettent à faire état de profil. D'ailleurs, de manière, ça je le dis, scandaleuse, puisque c'est des profils de personnes qui ont été totalement innocentées. Et c'est pour ça que... Alors, qui ont été remises en liberté. Je ne sais pas s'ils sont innocents, mais ils ont été remises en liberté. Ah ben, en tout cas, ils ne sont pas mis en cause. Vous connaissez assez les procédures judiciaires pour savoir que parfois... Voilà. Ils ne sont pas mis en cause. S'ils ne sont pas mis en cause, c'est qu'ils sont innocents. Judiciairement, judiciairement.
Mais juste, alors, on précise encore une fois pourquoi, parce que c'est bien, les gens ne suivent pas peut-être les choses d'une par une. C'est que les gens qui ont été mis en cause vendredi soir, c'était des noms à consoondance étrangère. Donc voilà. Et donc ça a fait... Et vous voyez qu'on n'a pas attendu les 48 heures pour créer l'économie. Et en particulier l'homme, surtout, pas la jeune fille, mais l'homme, je crois, qui était d'origine étrangère. Ludovic Thoreau.
Oui, on est tous les cinq ici différents, d'organisations différentes, et on est tous la même chose. Il n'y a pas de récupération politique. Il y a qu'il faut faire avancer les choses et que ça ne se reproduise pas. C'est ça le but. Alors, 48 heures, 24 heures, vous savez, la souffrance, elle va bien au-delà, surtout qu'on ne trouve pas le coupable. Mais vous avez vu que localement, il n'y a pas d'attente. La police est venue, on bloque tout. Donc c'est fait, c'est mis en place. Là, il y a une protection de la population et des enfants sur place. Bien sûr. Donc on est obligé d'en parler.
On est obligé de dire, informer quand même tous les autres parents qu'on a capturé, qu'on ne l'a pas chopé, ce prédateur. On est obligé d'informer. Mais il n'y a aucune récupération politique, s'il vous plaît.
Mais c'est juste de l'information pour peut-être que le législateur, un jour, change les choses ou la justice... Mais je vais vous dire, moi, mon sentiment profond, c'est que les gens qui parlent de récupération politique, c'est des gens que ça dérange. Simplement. Voilà. C'est des gens que ce sujet dérange. C'est des gens qui ne sont pas à l'aise avec ça parce que ça va à l'opposé de leur idéologie. Et je ne parle pas du papa, là, parce que le papa, il est dans la tristesse et le drame. Donc voilà, je le mets vraiment à part. Je parle des politiques qui dénoncent de la récupération. En général, c'est parce que ça ne va pas dans leur sens. Et c'est pour ça qu'ils essaient de dénoncer.
Mais moi, je voudrais vous parler d'autre chose également. C'est Pascal Pro ce matin qui a fait un édito. Et il a reproché à Emmanuel Macron de ne pas en avoir parlé hier soir. De ne pas avoir parlé de ce drame en expliquant qu'Emmanuel Macron, qui vient à la télé pour nous parler pendant 30 minutes uniquement de l'IA, et qu'il n'y a pas un mot pour les parents de Louise et pour la mort de Louise, c'était peut-être un peu coupé des réalités. C'était peut-être un peu hors du temps. Écoutez un petit extrait. C'était son édito ce matin à 9h.
Je remarque aussi que France 2, qui pilotait hier ce rendez-vous, n'a pas cru bon d'interroger le président de la République sur un drame qui bouleverse le pays. Là encore, je ne crois pas à la thèse de la déconnexion. C'est autre chose. C'est un état d'esprit. C'est sous couvert de prendre de la hauteur ou de ne pas récupérer, comme disent les petits soldats de la bien-pensance, une façon d'occuper la réalité. Louise, 11 ans, est morte. Et c'est vrai, hier, l'intelligence artificielle m'intéressait assez peu. Philippe Ballard. Oui, alors, il aurait été interrogé. Qu'est-ce qu'il aurait pu dire, la même chose que nous, autour de ce... Faire part de son émotion. Voilà.
Des fois, vous savez, il suffit d'une phrase... Oui, oui, non, non, mais voilà. Il suffit de dire, je comprends l'émotion dans le pays. Je pense qu'il aurait pu en parler. Voilà. Bon, voilà. Après, pour faire un édito, mais on sait qu'Emmanuel Macron est déconnecté de la réalité. Enfin, ça, malheureusement, on ne l'apprend pas. Ça fait 7 ans que c'est comme ça. Mais avoir une phrase, effectivement, où ce qu'on a tous dit autour de la table, voilà, une pensée pour Louise, ses parents, ses proches, et les collégiens qui doivent être terriblement affectés aussi. Ça s'appelle l'empathie. D'ailleurs, on parle de l'intelligence artificielle qui est un peu subjectif et qui est bien au-dessus.
Redescendons un peu sur Terre et voilà ce qui se passe dans notre pays. Et honnêtement, je pense que Louise touche beaucoup plus les Français que l'intelligence artificielle dont, excusez-moi, mais 80% des gens n'ont rien à faire, objectivement. Ils ont fait un tueur, par contre. Non, les 80%... Non, mais enfin, est-ce qu'aujourd'hui, on attend 30 minutes du président de la République pour ne parler que de ça ? Non, mais il aurait pu faire. Mais il aurait quand même pu faire un tweet. Il a fait un tweet avec sa vidéo qui est assez polémique. Il aurait quand même pu faire un tweet. Un tweet, ça lui aurait écouté. On l'a tous fait. Vous pouvez aller voir mon tweet.
Il n'est pas du tout polémique. Je n'ai pas de récupération. Je pense qu'un petit mot pour Louise, un petit mot pour ses parents. Puisqu'il a le temps de faire des tweets où on le voit avec deux liens en train de se coiffer ou en train de danser. Et d'ailleurs, une petite parenthèse, il n'a fait ni un tweet pour Louise, ni un tweet pour les otages israéliens qui ont été libérés dans un état dramatique. Pas faux. Pas faux. Comment parler de la mort de Louise à ses amis, aux jeunes en particulier, qui étaient dans la classe avec elle ? On est avec le docteur Jean-Marc Benkemoun, qui est pédopsychiatre. Bonjour. Merci beaucoup d'être en direct avec nous. Comment lui parler ?
Comment dire à ses enfants que leur copine, qui a 11 ans, qu'ils voyaient tous les jours à l'école, qui riaient avec eux, comment leur dire qu'elle est morte ? Écoutez, je pense que les enfants, enfin les mineurs, parce que c'est aussi des pré-ados, des ados, ils ont besoin qu'on leur parle, mais ils ont surtout besoin qu'on les accompagne. C'est-à-dire qu'il va falloir accompagner les enseignants, c'est ce que font, j'ai entendu, les psychologues de l'éducation nationale, à répondre aux questions des enfants, des adolescents. Il va falloir accompagner les familles, parce que c'est dans les familles aussi qu'il va y avoir des questions. Pourquoi accompagner les enseignants et les familles ?
Parce qu'eux aussi vont avoir des réactions face à cet événement extrêmement traumatisant et remettre en place effectivement le sentiment de sécurité. Donc il faut répondre aux questions, être présent pour répondre aux questions que vont se poser les adolescents. Alors les adolescents à la fois du groupe classe, du groupe collège, mais aussi, c'est un événement qui va toucher, bien entendu, le département, la région, la France. Donc avec plus ou moins d'intensité de la réaction, enfin ça nous touche tous.
Et donc effectivement, être présent dans cette réaction immédiate, post-immédiate et dans le temps, en accompagnant les adultes qui vont être au premier rang de la réponse aux questions que vont poser les adolescents, tout en essayant, même si c'est un événement dramatique et traumatisant, tout en essayant de ne pas sur-traumatiser. C'est petit à petit redonner ce retour au sentiment de sécurité. Et là, j'ai vu par exemple que les parents avaient décidé d'accompagner les adolescents au collège. Voilà, c'est des réponses qui se font comme ça. Et attendre que l'adolescent pose des questions pour y répondre. Donc créer une réponse dans le groupe classe grâce au professeur.
Et puis, bien entendu, ne pas hésiter à faire circuler la parole dans le groupe classe, que ce soit la classe de cette adolescente ou d'autres classes du collège. Et ne pas hésiter aussi à accompagner les regroupements de ces adolescents, parce qu'ils ont besoin, ils ont ce besoin d'appartenance, de se regrouper pour pouvoir en parler, et donc accompagner pour apporter les bonnes réponses. Donc les bonnes réponses, c'est toujours d'attendre que les questions arrivent, et puis y répondre de la façon la plus naturelle possible. Ce qui est compliqué quand nous-mêmes, on est impactés par le traumatisme.
C'est pour ça qu'on est aidés des psychologues, et notamment des psychologues de l'éducation nationale qui vont être présentes. Donc accompagner ce questionnement, accompagner la parole, expliquer avec ce qu'on sait, parce que malheureusement, on ne sait pas grand-chose. Et puis petit à petit, faire revenir ce sentiment de sécurité, notamment du fait que possiblement l'action policière et judiciaire va aussi amener une résolution à ce drame qui est arrivé. Merci beaucoup, docteur Jean-Marc Benkeboun. Merci d'avoir été avec nous. On l'a compris, l'essentiel, c'est de rassurer les élèves, c'est de rassurer les amis, c'est de rassurer tous ceux qui la connaissaient.
Voilà ce qu'on pouvait vous dire sur cette affaire. On y reviendra tout à l'heure à 11h30. Bien évidemment, on retournera sur place pour voir comment la sortie va se dérouler également, puisqu'on va être à la mi-journée, et ce sera l'heure de la sortie des cours. Donc on y sera à nouveau. Dans l'actualité également aujourd'hui, je voulais qu'on revienne sur Robert Ménard et ce mariage non célébré.
Alors vous vous souvenez peut-être, parce que quand ça s'est déroulé, c'était en juillet 2023, on était en direct, et on avait vécu en direct cette scène sur Alice, on était en direct de Béziers, avec ces images que vous renvoyez à l'époque, et on avait vécu cet aller-retour avec le couple qui était là, qui souhaitait être marié, la famille qui était là. Eh bien Robert Ménard, lui, est convoqué devant le tribunal judiciaire le 18 février prochain, pour avoir refusé de marier ce couple dont l'homme était en situation irrégulière. Il risque jusqu'à 5 ans de prison, 75 000 euros d'amende, et une révocation de son mandat de maire. Le rappel des faits.
Les faits remontent au 7 juillet 2023. Robert Ménard, maire de Béziers, avait refusé de célébrer l'union d'un couple dont l'homme faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire. Une situation qui l'amène aujourd'hui à rendre des comptes devant la justice. Vous pouvez même marier des gens sans jamais savoir qu'ils font l'objet d'une obligation de quitter le territoire. C'est dingue. Moi je le sais parce que le garçon en question l'a dit de lui-même, mais sinon on aurait pu le marier. Vous vous rendez compte ? C'est ubuesque cette situation. Si Robert Ménard s'est opposé à cette union, c'est qu'il soupçonnait un mariage blanc entre l'homme de nationalité algérienne et sa compagne.
Le parquet de Béziers avait pourtant donné son feu vert pour l'union du couple après l'audition des deux conjoints. Quand j'ai rencontré la dame juste avant le mariage, l'épouse, enfin l'épouse non, celle qui devait marier, j'ai eu en face de moi une militante, une militante, pas quelqu'un. Ça m'aurait, je sais pas, peut-être troublé si elle m'avait dit, mais j'aime cet homme, vous vous rendez compte ? Rien du tout, on n'avait absolument pas parlé de ça. Elle m'a parlé des droits qu'elle avait, des obligations qui étaient les mêmes. Un discours militant. Le maire de Béziers risque jusqu'à 50 emprisonnements et 75 000 euros d'amende.
Il pourrait également perdre sa place d'élu et compte sur le soutien de sa famille politique. J'aurais dû marier quelqu'un dont la loi me dit qu'il ne doit pas être dans la mairie, mais il doit être ramené chez lui, en l'occurrence en Algérie. Et on m'a dit, mais écoute, si tu ne veux pas le marier, fais le marier par quelqu'un d'autre à la mairie. C'est non. Quelques jours après la date prévue pour ce mariage finalement annulé, l'homme avait été placé dans un centre de rétention administratif avant d'être expulsé vers l'Algérie.
Ludovic Thoreau, puisque vous êtes maire, est-ce que vous auriez fait ce qu'a fait Robert Ménard, c'est-à-dire refuser de marier cette personne ?
Oui. Très clairement, oui. Il y a une justice qui a décidé que cette personne n'a pas été sur le territoire français.
Donc d'abord, on met en place le QTF et après je les marie. C'est clair ? Il n'y a pas... Alors c'est vrai qu'il va être peut-être des condamnés et tout ça, mais excusez-moi. Quelqu'un, la République nous dit, non, celui-là, il ne doit surtout pas être en France, et nous, maires, on va... Oui, mais la loi vous oblige à le faire. Attendez, la loi est la loi, et vous savez très bien que la loi, elle, parfois, n'est pas bien faite. Moi, j'ai une logique humaine de citoyen. Cette personne ne doit pas être là. Ne doit pas être là, elle ne devrait même pas être sur le territoire. Donc d'abord, on applique l'OQTF, qu'on devrait le faire, et après, on est fait, on fait le mariage.
Mais vous ne pouvez pas le marier après s'il n'y a l'OQTF, il n'est plus là. Mais c'est une blague que je voulais Jean-Marc dire, que comme ça, il va revenir. Restez politique et vous ne lancez pas dans le one-man show, parce que je crois que personne n'a compris la blague. Si, Jean-Marc, ce que je veux dire, c'est qu'il va, on n'a plus l'OQTF là-bas, il revient légalement, et il se revient à l'OQTF. Ah oui, donc ce n'est pas une blague. Mais on veut dire un peu de logique, parce que ce qui est important, c'est la logique humaine. C'est la logique humaine, tout simplement.
Et la logique humaine nous dit aujourd'hui que quelqu'un est condamné et qu'il n'arrive à rien faire sur notre territoire, ben excusez-moi, moi, maire, parce que je vous rappelle que le mariage est un acte public et juridique. Et juridique. Donc d'un côté, on fait un truc juridique, et d'un autre côté, celui-là n'est pas dans la loi. Qu'est-ce que dit Ludovic Thoreau ? Je le comprends complètement, mais en fait, il faut voir par quel prisme on regarde cette affaire. Il y a plusieurs prismes. On peut avoir un prisme moral, un prisme politique, un prisme juridique. Moralement, chacun a sa morale, je n'ai pas à juger, il y a des gens qui vont trouver ça formidable, d'autres détestables.
Politiquement, il a raison de le faire, parce que ça fait avancer le débat. Moi, je me rappelle de Noël, ma mère, qui avait marié des personnes de même sexe. Il avait été suspendu un mois, c'était en 2004, je crois. Il avait été suspendu un mois de ses fonctions pour avoir fait ça. Politiquement, ça a servi sa cause. Politiquement, je pense que Robert Ménard fait avancer sa cause aussi. À part que je pense que marier des personnes de même sexe et marier un OQTF, ce n'est pas tout à fait pareil. Ce n'est pas la même chose, mais c'est un maire qui se met en position d'illégalité autour d'un mariage. Oui, d'accord, mais ce n'est pas marier des personnes qui sont en situation illégale.
Vous comprenez ce que je veux dire ? Ce n'est pas la même chose, mais vous voyez l'esprit de provocation qui a aimé les deux maires, même si c'est deux bords politiques différents, je l'entends. Et troisièmement, juridiquement, il a tort. Maintenant, ça ne veut pas dire que politiquement, il n'a pas raison, mais juridiquement, il a tort. Mais il ne faudra pas s'en prendre, parce que c'est souvent le cas, s'en prendre en cas de sanction à des magistrats qui ne font que respecter la loi. C'est ce qu'on fait de plus en plus. Les magistrats respectent la loi, ils appliquent la loi et on dit que les magistrats sont tous de gauche, etc. Non, les magistrats appliquent la loi.
Est-ce que la loi n'est pas trop faible ? Excusez-moi, les sanctions... Moi, je pense toujours, parce que ça m'a marqué la semaine dernière, je pense toujours à ce gamin qui était en moto, qui a foncé sur un policier, le policier a été renversé, il s'est retrouvé à l'hôpital et il a pris quatre mois avec sursis. Je me dis que Noël, ma mère n'avait rien à voir. Mais là, attendez, attendez, attendez ! Non, non, non, non, je vous parle des sanctions. Et là, je vous dis, il risque 5 ans de prison, 75 000 euros d'amende, et il risque la révocation de son nomin de maire. Mais enfin, on est chez les dingues, excusez-moi.
C'est juridiquement, la loi lui donne tort, politiquement, je suis peut-être... Voilà, vous pouvez avoir raison, en tout cas, il s'avance pas là. Non, mais ce qui est terrible, c'est qu'en fait, on inverse les valeurs dans ce dossier. C'est-à-dire quelqu'un qui est donc sous le QTF, mais qui a été condamné pour vol et recel avec violence. C'est pas juste, j'ai volé une orange chez le marchand, voilà, il a un passif. Et quand je dis on inverse les valeurs, c'est quelqu'un qui est dans l'illégalité, qui a commis un délit, et bien on lui donne raison, in fine.
Il y a quelque chose qui m'a interpellé dans le sujet que vous avez passé, c'est qu'à un moment, on dit le parquet a donné son feu vert pour ce mariage. Tout à fait. Alors ça veut dire qu'effectivement, on applique la loi. L'histoire de l'influenceur Boalem, c'est pareil. Bien sûr, bien sûr. In fine, oui, malheureusement, on applique le droit et la loi.
Mais c'est-à-dire, pour rappeler la chronologie, et je l'ai bien en tête, je vous dis, parce qu'on l'avait suivi en direct dans cette émission, c'est-à-dire que Robert Ménard a dit j'ai un doute sur ce mariage, donc il a saisi les autorités judiciaires qui ont dit non, non, ce mariage, il faut le faire, ce mariage est légal, vous devez le faire. Et lui a dit, ben non, je ne le fais pas quand même. Donc en fait, normalement, c'est vrai qu'avec le respect absolu de la loi, il aurait dû le faire. Mais c'est surréaliste d'obliger quelqu'un à marier un OQTF. Il ne devrait pas être là, puisqu'il a une OQTF, obligation de quitter l'OQTF.
Oui, mais les lois européennes obligent à marier toutes les personnes qui sont sur notre territoire, qu'elles soient en situation légale ou illégale. L'étape d'après, si ce mariage ne peut pas avoir lieu, allez, admettons, qu'est-ce qu'il va faire ? Il va aller devant la Cour européenne et les droits de l'homme, de la Cour de justice de l'Union européenne, et là, on l'a dans le baba. C'est pour ça qu'il y a une seule parade, c'est changer notre constitution. C'est politique, pour nous mettre à l'abri de tous ces juridiques. Mais non, mais oui, mais à partir du moment où l'Europe est au-dessus.
Non, non, non, non, si l'Europe est au-dessus, et si l'Europe oblige tous les pays à marier les gens qui sont sur leur territoire, qu'ils sont en situation légale ou illégale, vous êtes coincés. Si vous êtes, et je parle sous le contrôle de quelqu'un qui a fait quelques études de droit, en une phrase, référendum sur l'immigration et des questions extrêmement précises, regroupement familial, naturalisation, tout ce qu'on veut. Une fois que ce référendum a eu lieu, on change notre constitution. C'est le bouclier suprême qui nous met à l'abri des juridiques prudentes. Et vous avez écrit quoi dans la constitution ?
Le résultat du référendum, c'est-à-dire pour acquérir la nationalité française, il faut tel et tel et tel démarche. Pour le regroupement familial, tel et tel démarche. C'est dans la constitution, c'est le bouclier suprême qui nous met à l'abri de ces juridiques prudentes. Pour se marier, il ne faut pas avoir de l'OQTF ? Oui, mais ce n'est plus la constitution, là, vous êtes sur les lois. Mais non, mais c'est des lois. Les juges des constitutions, il y a la loi, il y a les magistrats, il y a la constitution et il y a le conseil constitutionnel. Le conseil constitutionnel va interpréter la constitution telle que modifiée, selon vos souhaits, pour effectivement ne pas se marier.
Michel Fayad, et on soumettra l'abri. Moi, ce qui me dérange, c'est que c'est un peu comme du blanchiment. Parce que c'est quelqu'un qui a un OQTF, qui se marie, il n'a plus l'OQTF, il retourne chez lui, il devient... Et surtout s'il fait des enfants, en plus, c'est après son mariage, il fait des enfants, on ne peut plus... Le QTF, elle tombe ? Oui, non, non, déjà, elle tombe avant. Parce qu'en fait, à partir du moment où il se marie, il retourne en Algérie, il demande le visa marié à un conjoint français, il retourne légalement en France, et dans 5 ans, il est français.
Et donc, là, peut-être qu'il s'aime et que ça se finira bien pour eux, mais peut-être qu'il y a des cas, et on en a vu, où il joue la comédie, où elle joue la comédie, et arrive le moment où, après avoir obtenu la nationalité française, il y a des drames, il y a des ordonnances de protection inversées, il y a plein de choses qui peuvent se passer. Donc, il y a... En fait, cette loi, elle est... qui, en fait, demande à ce que les OQTF soient renvoyés chez eux, elle est censée protéger les Français. Et donc, cette protection des Français, elle doit être absolue. Il est inadmissible qu'on puisse blanchir les OQTF par le mariage. Ça doit être interdit.
On parle aujourd'hui du mariage, mais vous êtes avocat, et les avocats, il y a des avocats qui sont idéologisés, qui proposent même de faire le PAX, parce que le PAX, eh bien, ça, apparemment, ça aide... C'est encore plus simple qu'un mariage pour blanchir les OQTF. – Vous n'allez pas nous dire qu'il n'y a pas d'avocat idéologisé ? – Non, mais je vous entends beaucoup. – Je vous ai vu, Dylan Slavin, en train de lever les yeux au siège. – Je vais vous dire, parce que ces derniers temps, quand même, il y a eu des listes d'avocats à qui on s'en prend, etc. – Faire des listes, moi, je suis contre le fait de faire des listes.
– Non, mais voilà, mais ça a été la semaine dernière, la liste d'avocats. – Oui, d'accord. – Moi, je suis contre le fait de faire des listes. – Et ensuite, des avocats qui ont une idéologie, c'est vrai, il y en a de gauche, il y en a de droite. Maintenant, les avocats, il faut quand même rappeler une chose, leur seul pouvoir, c'est de parler. Voilà, c'est de parler. Ceux qui prennent des décisions, c'est des magistrats. – C'est déjà beaucoup, hein ? – Non, mais c'est beaucoup. Oui, mais ils ne prennent aucune décision. – On a fait des guerres en parlant. – On dit les avocats sortent les gens de prison. Non, ceux qui sortent les gens de prison, c'est les magistrats.
Ce n'est pas les avocats, on s'en prend toujours aux avocats. Les avocats, le seul pouvoir qu'ils ont, c'est de demander des choses aux magistrats. S'il vous plaît, faites ça. Donc, ils n'ont pas beaucoup de pouvoir, les avocats. – Michel Fayad, vous répondez à ça ? – Vous pouvez s'en prendre aux avocats, mais déjà, attention aux listes, mais ce n'est pas ce que vous avez fait. Et ensuite, attention à ne pas surdramatiser le pouvoir des avocats, qui est simplement… – Vous avez des magistrats politisés aussi, on est là. – Il y a des murs, hein ? – Si vous tombez sur le syndicat de la magistrature, pardon, mais on ne peut pas dire autre chose qu'ils sont politisés. – Michel Fayad.
– C'est pour ça que la loi est faite pour être un garde-fou pour les magistrats qui sont censés appliquer la loi. – Mais non, parce qu'ils font ce qu'ils veulent. – Parce qu'ils font ce qu'ils veulent, excusez-moi. – Ça, c'est pas vrai. – Parce qu'ils appliquent la loi. – Ce que vous dites, c'est faux. – Ils font pas ce qu'ils veulent. – Mais non, parce qu'il n'y a jamais de minimum, il n'y a que des maximums dans la loi. – Oui, mais… – Donc, ils font ce qu'ils veulent. – Non, ils ne peuvent pas. – Regardez, je vais vous donner un exemple. Malheureusement, Robert Ménard, il n'a pas respecté la loi. – Ça va être difficile pour un magistrat de relaxer Robert Ménard. – Je sais pas.
– Je sais pas. – Mais je pense qu'il y a plus de chances d'être condamné, de toute façon, vu ce qui se passe aujourd'hui dans la magistrature. – Michel Fayad. – Mais je ne m'attaquais pas, en fait, aux avocats. – Non, mais c'était une bouteille. – Mais vous pouvez, de toute façon, il n'y a pas de soucis. – Mon propos, c'est vraiment contre certains avocats qui sont militants, qui essayent justement de trouver les aspects pour contourner la loi pour les OQTF, pour que les OQTF soient justement blanchis par le mariage ou par le PACS. – Mais c'est le travail d'un avocat d'essayer de faire en sorte que la loi s'adapte aux militants. – Mais il y a quand même la question de la conscience.
Il y a les avocats qui choisissent d'aider les OQTF à être blanchis, justement, et il y a les avocats qui choisissent de ne pas le faire. – Ils se comprennent que militants. – Donc il y a quand même la question de… – Ce sont des avocats militants, voilà. – Ce sont des avocats militants, ça se résume en une formule. – Les avocats qui sont au service du droit et de la justice. – Allez, autre procès, et je voulais qu'on en parle, même si je pense qu'il n'y a pas beaucoup de débats autour, mais je voulais qu'on en parle parce que c'est important de se souvenir de ce qui s'est passé le 29 octobre 2020 au petit matin.
Brahim Awisaoui, un Tunisien de 21 ans, a fait un massacre au sein de la basilique Notre-Dame de l'Assomption à Nice, égorgeant le sacristain qui s'appelait Vincent, tuant deux fidèles Nadine de Villers, 60 ans, retrouvée quasiment décapité. Et Simone Barreto Silva, une franco-brésilienne de 44 ans, victime de 24 coups de couteau. Brahim Awisaoui s'est ensuite rué sur les policiers municipaux en criant à la Ouagbar avant d'être grièvement blessé de 8 balles. Aujourd'hui, il a 25 ans, il comparaît devant la cour d'assises pour assassinat et tentative d'assassinat.
Presque 5 ans d'attente pour ce procès hors normes. Philippe Soucy représente Geoffrey de Villers, le mari de Nadine, pratiquement décapité ce matin du 29 octobre 2020 à l'âge de 60 ans. De ce procès, le client de Maître Soucy en attend beaucoup pour enfin se reconstruire. C'est quelqu'un qui, depuis 5 ans, se tient très proche de l'évolution de la procédure, qui attend beaucoup du procès pénal, qui sait qu'on ne peut pas tout attendre d'un procès pénal. Son interrogation, comme celle des avocats, comme l'interrogation qui est la mienne, c'est de savoir quel va être le système de défense de l'accusé.
Et pour cause cela fait des années que Brahim Awisaoui, Tunisien de 21 ans au moment des faits, invoque une amnésie totale sur les événements du 29 octobre 2020. Une ligne de défense irrecevable pour cet avocat. Il faut rappeler qu'il a fait l'objet d'écoutes téléphoniques en détention avec ses proches. Il a clairement indiqué qu'il était bien l'auteur des faits. Et je le cite qu'il était satisfait de son destin. L'avocat espère que cette amnésie ne résistera pas à l'oralité des débats. Lui et son client souhaitent obtenir des vérités au cours de ce procès prévu jusqu'au 26 février prochain.
Maître Sama, ça peut marcher ça ? Je ne me souviens de rien. Je n'ai pas de mémoire. Ça peut marcher devant le tribunal. Déjà vous dites que ça peut marcher comme si c'était nécessairement un stratagème. Si au téléphone il a reconnu les faits quand il est en prison, ça veut dire que tout à coup il s'en souvient. Oui, c'est ce que dit l'avocat adverse. Voilà, et à un moment où il faisait de l'avocat adverse, il attaque l'avocat de la défense, c'est bien normal. Mais c'est possible, il arrive parfois, les faits parfois sont très anciens, parfois il y a des substances, etc. Là c'est 2020, c'est 50 ans. Maintenant à la question, est-ce que ça peut marcher ?
Est-ce que le fait de ne pas se rappeler de quelque chose suffit à être innocenté ? Non, bien sûr que non. Si jamais il y a des éléments matériels qui permettent de prouver qu'il a comme il est fait, non seulement ça ne fonctionne pas pour être acquitté, mais c'est vrai que ça peut aussi agacer si on arrive à prouver que c'est une fausse amnésie. Oui, mais hormis le fait qu'on retrouve les ingrédients, alors psy, pas psy, enfin voilà, il arrivait de Tunisie. Mais je voudrais juste, moi, ce sont les policiers municipaux qui ont neutralisé.
Et un petit message quand même pour tous ces maires, écolos généralement, des grandes villes, qu'ils ne veulent pas armer leur police municipale parce que, oh là là, c'est pas bien, qu'ils ne veulent pas mettre de caméras de vidéosurveillance. Si la police municipale, c'est ceux qui sont, c'est les primo-intervenants bien souvent, parce qu'ils sont plus près, ils sont sur le terrain. Donc oui, il faut bien sûr armer nos polices municipales. J'espère que les maires, je pense à Bordeaux notamment, qui a dit non, il y a eu Nantes, Grenoble évidemment, mais là, on est au top du top. Ils sont en train d'avancer. Oui, oui, oui, mais devant la réalité, on est rattrapé par la réalité.
Petit mot rapide, Ludovic Thoreau ? Oui, très très rapidement. Un, l'expertise psychiatrique de cette personne a dit qu'il se servait de son amnésie comme moyen de défense. Un psychiatre l'a dit, donc l'histoire, elle est réglée. Deuxième chose, on a trouvé dans son téléphone la photo du Tchétchène qui a décapité Samuel Paty. Troisième chose, pendant son incarcération, il a dit qu'il préparait un nouvel attentat. Si tout ça résiste, écoutez, j'aurais vraiment un doute par rapport à la justice. Michel Fayel ? Oui, moi j'aimerais dire une chose un peu plus large, c'est qu'Emmanuel Macron, il y a quelques jours, a invité Joulani, le nouveau patron de la Syrie, en France.
Et Joulani, c'est ce qu'il fait en Syrie, ce qu'il a fait pendant des années aux chrétiens, aux druzes, aux alawites, etc. Et donc, il est chef de l'État aujourd'hui en Syrie et Emmanuel Macron veut le recevoir à l'Élysée. Mais aujourd'hui, il faut quand même être très ferme vis-à-vis des terroristes. Il ne faut ni accepter ce genre de choses à Nice, ni accepter cela au niveau international. La France doit avoir une position très claire et ça commence par le président de la République. Il y a une question qui se pose aussi, bien évidemment, puisqu'il a attaqué en disant à la Ouagbar, il s'en est pris à une église également.
Et c'est intéressant parce qu'hier, Emmanuel Bompard de La France Insoumise était sur Europe 1 et sur CNews. Et on lui a demandé s'il condamnait ou pas l'islamisme. Et c'est intéressant de voir sa réponse parce que vous allez voir qu'il tourne autour du pot et qu'il refuse de condamner. Si vous me posez la question de savoir si le réseau de criminalité organisée est un problème pour la France, je vous le confirme. Si vous me posez la question de savoir si la menace terroriste est un danger... Non, la menace socialiste. Oui, mais moi je vous parle de la menace terroriste. Et moi je vous parle de la menace islamiste.
Eh bien vous parlez de ce que vous voulez, mais vous n'êtes pas à ma place, c'est pas vous qui posez les questions. L'islamiste, ça ne vous intéresse pas.
D'accord, c'est moi qui répond, vous vous posez les questions et moi je réponds de la manière avec laquelle j'ai envie de le voir. L'islamiste ne vous inquiète pas, ne vous inquiète pas. Mais derrière ce mot-là, vous mettez des choses qui sont des choses extrêmement différentes et c'est la raison pour laquelle je n'ai pas envie de le reprendre à mon compte. D'accord ? Donc quand il y a des motivations religieuses qui produisent, par exemple, des actes terroristes, oui, c'est un problème contre la France et il faut lutter contre, évidemment. Philippe Ballard, c'est incroyable de le voir tourner autour comme ça. Pardon, mais c'est pas étonnant.
Pour le Hamas, est-ce que c'est un mouvement terroriste ? On se souvient de Mme Obono qui ne voulait pas dire que le Hamas est un mouvement terroriste. Là, il est en droite ligne de ce que pense la France insoumise, tout simplement. Non, il faut combattre l'islamisme parce que les islamistes sont des terroristes. Mais ça lui fait tellement mal à la bouche de le dire. Et pourquoi, après vous, alors ? Pour deux raisons. Alors, en fait, oui, sincère ou pas, on ne sait plus l'arrivée. Par calcul politique, on le sait très bien, c'est le calcul politique pour les quartiers où ils vivent des musulmans, mais les musulmans ne sont pas tous islamistes, bien évidemment.
Et c'est pour ça qu'à Vigneuf-Saint-Georges, ils se sont gaufrés. Pardon, il n'y a pas d'autre solution parce que tous les musulmans, évidemment, ne marchent pas dans la salle combine de la France insoumise. C'est les collabos des temps modernes, la France insoumise, tout simplement. Ils collaborent avec, sans le dire, avec cette idéologie islamiste. Voilà, ce sont les collabos des temps modernes. Michel Fayad là-dessus. Oui, il faut quand même dire que qu'est-ce qui est derrière l'islamisme ? L'islamisme, c'est certains auteurs islamistes. Et ces auteurs islamistes, comme elles sont acceptées par tous les islamistes, il y en a un qui est admis par tous, qui s'appelle Eben Taimiya.
Il a fait des fatwas pour exterminer tous les juifs, tous les chrétiens, tous les druces, tous les alawites. Et donc, si ça, ce n'est pas du terrorisme, alors qu'est-ce que c'est ? Donc, l'islamisme conduit au terrorisme. C'est par l'islamisme que le terrorisme arrive. Mais quand vous avez un homme politique français, Emmanuel Bompard, qui est un homme politique de premier plan, parce que c'est vraiment le droit de Mélenchon, qui refuse, qui tourne autour, qui vous parle, vous lui posez la question sur l'islamisme, vous avez vu comment il démarre ? Il démarre sur les réseaux mafieux. Justement, c'est hallucinant, c'est plus honte.
Mais il y a une chose qui l'oublie aussi, c'est que l'Algérie a énormément souffert de l'islamisme. Donc, l'islamisme, il ne frappe pas que les minorités que je viens de dire, les autres religions, il frappe aussi les musulmans. Et ça, donc, c'est même une insulte envers l'Algérie, dont certains ressortissants sont ses électeurs. Donc, il y a quand même une réflexion à avoir de son côté. Ludovic Coutoro. C'est terrible d'avoir des politiques. Mais oui, mais oui. Je suis d'une tristesse, je veux dire, moi qui suis peut-être un peu plus vieux que vous tous, je vois ça, mais je suis... Beaucoup, mais non ? Non, un peu. Pardon. Mais allez, allez, allez, allez. C'était juste...
Oui, ça fait deux fois. Donc, la définition de l'islamisme, c'est une doctrine prenant l'islam comme une idéologie politique. Ça veut dire que maintenant, une religion va être un parti politique. Non, mais dans l'islam, vous avez une idéologie politique, de toute façon. Excusez-moi, excusez-moi. Excusez-moi, vous connaissez l'islam, vous avez travaillé là-dessus, comme nous tous autour de cette âme, je pense. Vous savez bien qu'il y a une idéologie politique dans l'islam. Oui, mais c'est clair. Vous n'allez pas le découvrir là. Oui, mais ouvertement, lui, il dit qu'en fait, une religion peut être un parti politique et peut donner ses idées dans la gouvernance d'un pays. C'est terrible.
Mais au-delà de ça, quand vous écoutez ça, vous vous dites, mais tais-toi. Ne parle plus, si tu te pètes, tu nous fais mal. Tu fais mal à notre pays et tu ne comprends rien. Juste pour être élu, excuse-moi. Maître Sama. Il y a un mot qui me vient d'esprit, moi, quand je l'écoute, c'est soumission. Oui, exactement. Vous avez raison, vous avez raison. Et perversion, et collaboration. On a dépassé le un mot, il y a un mot qui vient d'esprit, vous, vous nous faites le dictionnaire. Bon, on va faire une pause, on va se retrouver dans un instant, on reviendra sur le meurtre de Louise juste après la pause parce que c'est l'heure où les premiers élèves sont en train de sortir de l'école de Louise.
On va retourner sur place dans un instant. On fait juste la pause très vite, le CNUS Info, et puis on part justement à la sortie de l'école de Louise. A tout de suite en direct.
Vous savez pourquoi chez Carglass, on vous demande votre numéro d'immatriculation ? Eh bien, regardez notre stock, là. Ça nous permet d'identifier tout de suite votre pare-brise pour l'envoyer dans le centre que vous avez choisi. Et en plus, vous n'avez rien à avancer, quel que soit votre assureur. Alors, si vous avez une urgence sur votre pare-brise, réservez tout de suite sur carglass.fr ou appelez Carglass au 3044. C'est gratuit. N'oubliez pas, carglass.fr au 3044. Et en plus, en ce moment, Carglass, vous avez pas les déçus glaces.
Carglass répare, Carglass remplace. Et au drame, hier après-midi, en Seine-et-Marne, les moins de 20 ans de Damarille-Hélice recevaient mots. À la mi-temps, un groupe de jeunes de la ville s'est introduit dans le stade. Un joueur de l'équipe adverse a été grièvement blessé à l'arme blanche. La Fédération française de football a condamné ses actes et déposera plainte contre X. L'Assemblée examine aujourd'hui un texte pour renforcer la sécurité dans les transports. C'est la priorité des priorités pour Philippe Tabarro. Le ministre des Transports était sur notre antenne ce matin. Plusieurs mesures sont attendues par les professionnels du secteur.
L'autorisation du port des caméras piétons par les contrôleurs ou encore le durcissement des sanctions autour des incivilités. Et puis, dès aujourd'hui, les États-Unis vont imposer 25% de droits de douane sur l'aluminium et l'acier. Arrivant dans le pays, Donald Trump avait appliqué cette mesure. Lors de son premier mandat, le président américain dénonce une concurrence déloyale en provenance des pays asiatiques et européens. De son côté, l'Union européenne affirme n'avoir reçu aucune notification pour l'heure.
11h36 sur CNews. Merci d'être en direct avec nous. On revient bien évidemment sur le meurtre de Louise. On va partir dans un instant en direct d'Épinay-sur-Orge où la préfecture de police a mis en place ce matin un dispositif de sécurité pour la reprise des cours en demandant aux parents de ne pas laisser leurs enfants aller en cours seuls. L'enquête se poursuit sur place. D'importantes forces de l'ordre sont présentes et les enquêteurs tentent de découvrir le moindre indice pour savoir qui a tué Louise. 11 ans, on part tout de suite sur place puisque c'est l'heure du début de la sortie des cours au collège.
André Moroy, d'Épinay-sur-Orge, où nous attend Audrey Berthaud avec les images de Timothée Forgé. Audrey.
C'est à moi ?
Oui, c'est à moi. Alors, on a un petit problème.
Oui, bonjour Jean-Marc. Alors en effet, il vient d'avoir une sortie des classes à 11h30. précisément, il y avait beaucoup de parents qui attendaient. En fait, les parents s'organisent pour récupérer un petit groupe d'enfants, 5, 10 enfants, et puis évidemment pour pouvoir les raccompagner. Ce matin, il y a aussi eu du ramassage scolaire, également fait par les parents. Ce sera aussi le cas ce soir à la sortie des classes. Alors, les parents que nous avons interrogés sont évidemment très très inquiets. Les enfants aussi sont terrorisés de revenir à l'école.
Les cours ont repris ce matin à 9h30 au lieu de 8h30 habituellement pour laisser un délai déjà pour que le jour se lève et puis pour que les parents puissent s'organiser. Le recteur de l'Académie de Versailles était présent ce matin dans le collège pour échanger avec le personnel et les enseignants. Une cellule d'écoute a été mise en place. Des psychologues sont présents, des infirmiers, des médecins sont à disposition pour les élèves, les professeurs et puis les parents. Et puis vous le voyez derrière moi, Jean-Marc, toutes ces fleurs, ces centaines de fleurs qui ont été déposées avec des petits mots laissés.
Par exemple, vous pouvez lire les étoiles pleurent et nos cœurs crient plus jamais ça. Donc voilà, vraiment ces nombreuses fleurs qui s'accumulent chaque minute depuis que nous sommes arrivés. Et puis je rappelle qu'une enquête pour meurtre a été ouverte et que les investigations se poursuivent pour déterminer les circonstances des faits et puis surtout identifier le ou les auteurs de ce terrible meurtre. Jean-Marc.
Merci beaucoup Audrey Berthaud avec les images de Timothée Forger. Et je vous précise qu'on ne vous montre pas volontairement la sortie de ce collège parce qu'il y a des enfants, parce qu'il y a des mineurs et pour leur protection, bien évidemment, surtout dans ces circonstances, on préfère ne pas vous montrer leur sortie puisqu'il faudrait flouter et comme on est en direct, ce n'est pas possible. Donc voilà, je vous précise juste ça parce que c'est important. Ludovic Thoreau, vous êtes médecin aussi et vous aviez un petit mot à dire justement sur les enfants.
J'entendais mon collègue psychiatre qui disait qu'il fallait beaucoup d'écoute et il faut parler, ça c'est évident. Mais cette génération d'enfants et d'adolescents a été sacrifiée pour quoi ? On a eu deux ans de Covid. En fait, en pleine construction, on ne pouvait pas sortir, pas s'embrasser. Et maintenant, ils vivent au quotidien avec ces meurtres qui arrivent tous les jours. C'est lourd à porter, c'est lourd. Alors il faudra beaucoup d'écoute, beaucoup de pédagogie. Mais les réalités sont là, les faits sont là. Il y a eu la Covid, il y a ces meurtres tous les jours.
Voilà donc ce qu'on pouvait dire. On va continuer bien évidemment à suivre ce drame tout au long de la journée sur CNews, à suivre l'enquête en espérant que très rapidement les policiers aient une piste sérieuse et puissent mettre la main sur celui ou ceux qui ont tué cette petite fille puisqu'elle n'avait que 11 ans. Sujet très différent. Emmanuel Macron avec cette question, c'est quoi cette communication autour de l'intelligence artificielle ? Alors c'est vrai qu'hier, on était un peu sans voix en voyant la communication d'Emmanuel Macron, en particulier avec ce montage vidéo sur l'intelligence artificielle où il danse, où il fait des tutos coiffure.
Alors bien sûr, ça a été fait par l'intelligence artificielle. Mais est-ce que c'est le rôle d'un président de diffuser ça, de mettre ça sur les réseaux sociaux ? C'est assez contesté. Tout d'abord, regardez la vidéo parce que rien que ça, c'est du caviar. Je fais cette petite vidéo pour essayer de vous remonter le moral. C'est quand même une dinguerie, tu vois. Mon cheveux. Prends ensuite tous les cheveux qui restent sur le côté droit. La techno a une culture à part entière. On est attaché à la bagnole. On aime la bagnole. Et moi je l'adore. Et tu voudrais qu'elle soit en rien ce soir. Plus, n'hésite pas à t'abonner pour plus de vidéos. Bisous mes petits loups. Bien joué.
C'est assez bien fait, ça m'a plutôt fait rire. Mais plus sérieusement, avec l'intelligence artificielle, on peut faire de très grandes choses. Changer la santé, l'énergie, la vie dans notre société. Et donc la France et l'Europe doivent être au cœur de cette révolution pour saisir toutes leurs chances. Et pour pousser aussi les principes qui sont les nôtres. Ce en quoi nous croyons. C'est le but de ce sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle. C'est dès demain à Paris. Alors je compte sur vous.
Ok.
Là c'est bien moi. Ouais, je sais pas s'il faut rire ou pas. Enfin voilà, c'est un peu spécial. Visiblement Emmanuel Macron était très fier en tout cas d'avoir fait ce petit montage. Si vous avez regardé l'interview d'hier sur France 2, c'était assez intéressant parce que Laurent Delahousse commence à lui parler de ce petit message. Et vous allez voir, le président a un énorme sourire. Il est très content, il est très fier. Et puis la journaliste indienne qui est à côté, qui est sans doute un peu plus incisive, on va dire, lui dit que c'est pas drôle du tout. Et que ça ne la fait pas du tout rire.
Et vous allez voir après le visage d'Emmanuel Macron totalement fermé, en train de lui répondre. Regardez, ça dure 30 secondes. Regardez avant et regardez après.
Qu'est-ce que vous pensez de cette vidéo ? Le président de la République a posté cela aujourd'hui. Finalement, c'est l'intelligence artificielle qui a utilisé son image depuis quelques temps. Il en a fait une compilation. Il les propose. Alors ça peut faire sourire, mais ça ne fait pas que sourire, uniquement. Ensuite, tous les cheveux qui restent sur le côté droit.
La techno et la culture apparaissent.
Ça n'est pas drôle, ça n'est pas drôle.
On aime la banlieue. Ça n'est pas drôle de sensibiliser.
Est-ce que cela vous emmène ? Vous l'avez posté aujourd'hui.
Parce que c'était aussi lancé le débat. Mais ça, c'est ce que l'intelligence artificielle permet de faire. Ouais, c'est drôle ou pas, l'huile de Victoro ? Waouh ! Sérieux, sérieux. En plus, je vous dis qu'il va remonter le moral. Je ne sais pas qu'il y a de moral remonté après ça. Mais excusez-moi quand même. C'est le président de la République. Alors, on se demandait ce qu'il allait faire après son truc. On le sait. Il va être acteur Hollywood. Soit il va être en blonde. Soit il va appeler Netflix. Soit il fait MacGyver. Mais c'est ridicule. C'est ridicule au moment où la France est à ce niveau. Il se marre. Il est tout content. Il se déguise en fille. Je trouve que je me déguise.
Non, mais il ne déguise pas. C'est l'intelligence artificielle. Vous avez compris quand même. Mais j'ai bien compris. Mais ça vient de faire une noix artificielle et un peu plus humaine. Parce que là, excusez-moi, ça ne redorre pas la France. Pourquoi ? Parce que dans ce sommet, il y a un ministre américain qui vient, un ministre chinois, Van der Leyen. Enfin, tout le monde vient. Et qu'est-ce qu'il voit ? Il voit la blonde. Excusez-moi. Déjà qu'on n'avait pas beaucoup d'orat. Mais alors là, il nous a tués complètement. Écoutez ce qu'on dit Marion Maréchal. C'était ce matin sur RTL.
Je considère qu'aujourd'hui, Emmanuel Macron est un président qui n'a plus d'avenir devant lui. Et quand je le vois faire des petites blagounettes sur Internet, sur ses réseaux sociaux, au moment où la France s'effondre sur elle-même, quand je le vois envisager d'inviter un ancien dirigeant de l'État islamique et d'Al-Qaïda sur les perrons de l'Elysée, et quand je le vois faire des vidéos pour répondre à des influenceurs sur TikTok, pour la gratuité, ou en tout cas le paiement par carte des télépéages, au moment où justement précisément les États-Unis annoncent investir 500 milliards dans l'IA, je ne sais pas quel crédit on peut donner à sa parole encore.
Je trouve qu'Emmanuel Macron, dans sa communication, est ridicule. Pour ceux qui auront vu cette vidéo, vous aurez l'occasion de constater qu'il, me semble-t-il, abîme la fonction présidentielle.
Michel Fayad, est-ce que c'est ridicule la communication d'Emmanuel Macron, puisque c'est l'expression employée ? Moi je pense que complètement, c'est vraiment ridicule, mais au-delà de ça, je veux dire, la France a 10 ans de retard. L'IA, ça a commencé il y a 10 ans, Emmanuel Macron est président depuis 8 ans. Donc tout ce gap qu'on a perdu, c'est sous le mandat d'Emmanuel Macron. Il nous a expliqué hier soir qu'on était le premier pays européen en ce qui concerne l'intelligence artificielle, que tout allait bien. Mais sur la communication, je voudrais juste qu'on parlera de l'IA juste après, mais sur la communication elle-même du président...
Non, mais un président de la République, il ne peut pas faire ça. On n'imagine pas le général de Gaulle ou même Jacques Chirac. Ah, il y avait longtemps qu'on ne sortait pas le général de Gaulle. En même temps, il n'y avait pas l'IA sous le général de Gaulle. Non, mais imaginez, et même maintenant, est-ce que vous imaginez Vladimir Poutine le faire ? Vous imaginez le président de Chine le faire ? Vous imaginez le premier ministre Moudi le faire ? Vous imaginez Donald Trump même le faire ? La seule chose qu'il s'est permis de faire dans l'attente, c'est de danser un petit peu. Mais ce n'est pas de se mettre en discothèque. C'est un mélange.
Dylan Sama, je vous en appare à la fois, parce que Dylan Sama n'a pas l'air totalement d'accord. Je ne suis pas d'accord, je vais me faire un petit peu son avocat. Déjà, vous parlez des présidents des Etats-Unis. C'est votre plaisir en même temps. Si jamais, s'il y en a bien un qui se met en scène et qui se met en spectacle, c'est le président des Etats-Unis, quel que soit, républicain, démocrate. Là, il montre des images de lui ridicules. Excusez-moi, quand il se fait coiffer, quand il est chez le coiffeur, ou quand il est rebond.
Par ailleurs, effectivement, Malone Réchal a raison sur un point, c'est qu'il n'a plus beaucoup de pouvoir à devenir aujourd'hui, donc il fait ce qu'il peut sur les réseaux. Mais quand même, il arrive à capter l'attention de millions de personnes en faisant ça. Ah oui, c'est qu'on en parle bien ou en mal, c'est bien. En gros, c'est ce que vous me dites, en fait. Il ne capte pas l'attention sur Emmanuel Macron. Il capte l'attention sur l'intelligence artificielle. C'est devenu un influenceur. On parle de l'intelligence artificielle. Non, mais tous les hommes politiques aujourd'hui sont sur Instagram. Tous les hommes politiques aujourd'hui sont sur Instagram, sur le réseau.
Moi, je me rappelle de François Fillon qui se mettait, pendant sa campagne de 2007, sur Snapchat, à se faire des filtres avec des museaux de chiens. Marine Le Pen faisait la même chose, d'ailleurs. Sur Snapchat, elle se faisait des filtres où elle se travestissait en animaux. Mais elle n'était pas présidente de la République. Elle aspirait à l'être. Elle aspirait, mais elle n'était pas. Donc aujourd'hui, c'est l'image de la France, quand même.
On venait toujours le général de Gaulle à une époque, évidemment, pas la même.
Même les chefs des textes actuels, ils ne le feront pas. Enfin, les autres pays, il n'y en a aucun qui fait ça. Mais je pense que, et encore une fois, ce n'est pas lui qui a fait les montages, il fait simplement le diffuser. Et grâce à ce montage, tout le monde parle aujourd'hui de l'intelligence artificielle. Philippe Allard ! Vous avez dit tout à l'heure que tout le monde s'en fiche de l'intelligence artificielle. Eh bien, grâce à cette vidéo, on en parle. Non, non, non, non, non, juste là, juste là, on s'en fiche pas. Excusez-moi, je crois que Mme Michu, l'intelligence artificielle, voilà. Grâce à cette vidéo, elle se moque du Président.
Grâce à cette vidéo, elle se demande si la France, elle n'est pas humiliée. Excusez-moi, est-ce que montrer cette image-là du Président, il y a déjà assez de gens qui disent... Excusez-moi, je vais vous dire vraiment, au fond de moi, ce que je pense. Il y a déjà assez de gens qui diffusent de la merde sur les réseaux sociaux pour pas que le Président de la République s'amuse à le faire lui aussi. Parce que c'est se moquer du Président. C'est du divertissement. Ah bon ? C'est le rôle du Président de la République. C'est de bien vous divertir. Au service de la communication sur l'intelligence artificielle. J'ai des ballards. Non, mais il est en roue libre. Enfin, voilà, il faut dire la vérité.
Le Président de la République, il n'a plus grand-chose à faire de ses journées. Et c'est l'image... Là, c'est une journaliste indienne. Enfin, c'est une journaliste indienne. Elle n'est pas ministre, elle n'est pas président. Et elle lui dit... C'est pas drôle. Enfin, l'image que l'on a à l'étranger, c'est... Elle le recadre. Elle le recadre. Enfin, on en est là. C'est une journaliste qui recadre un Président de la République. En même temps, c'est pas Laurent Delahousse qu'elle a recadré Emmanuel Macron. Oui, oui, mais ce qui est intéressant... J'aime beaucoup Laurent Delahousse. Je le regarde... Mais ce qui est intéressant, c'est que c'est une journaliste indienne.
Et donc, c'est quelqu'un de l'extérieur qui est en train de nous dire quel est l'impact à l'étranger d'une vidéo pareille. Très. Il a une nouvelle équipe, Emmanuel Macron, pour sa com'in. C'est pour ça que Marion Machel, quand elle a rappelé que sur l'histoire du PV... Alors, l'influenceur, quand on a gratté... Ah, bien sûr. On en a parlé. C'est un type qui était des propos misogynes, qui frayait plus ou moins avec des milieux qui ne sont pas fréquentables. Enfin, voilà, il en est là. C'est-à-dire, même avec une mauvaise équipe de com', il continue à faire de la mauvaise com'. Alors, dernier point, là où je vais peut-être vous rejoindre, c'est effectivement...
Non, on ne peut pas se fixer de l'intelligence artificielle. Non, je n'ai pas été mentionnée. Ça va impacter tout le monde. Les médecins... Non, mais quand il y avait une révolution... Schumpeter, vous savez, c'est des destructions catrices. Les canuts, le tracteur remplacé, les ouvriers agricoles. Là, les médecins, les présentateurs TV vont être impactés par l'intelligence artificielle en Chine, en Inde. Déjà, présentateurs et intelligents, ça ne va pas ensemble. De toute façon, voilà. Artificiels, je vous le dis avant qu'on me le dise. Emmanuel Macron qui a annoncé 109 milliards. Alors, hier, il annonce 109 milliards qui vont être investis.
Alors, il n'y a pas de durée, il dit, dans les prochaines années. On ne sait pas vraiment qui investit là-dedans. De la France et de l'étranger. C'est-à-dire qu'il n'y a pas du tout de là pour la France. Moi, je n'ai rien compris. Je n'ai pas compris qui investissait pendant combien de temps. Mais de 109 milliards, il sera même... Ludovic Thoreau. Mais il a annoncé 109 milliards qui viendraient peut-être de l'étranger. C'est déjà annoncé de l'étranger, d'accord ? Il va la mettre dans la loi de finances. Je n'ai pas vu la loi de finances.
Alors, il annonce, pour être très précis, il a annoncé 109 milliards d'euros d'investissements privés, français et étrangers en matière d'intelligence artificielle pour les prochaines années. Donc, on ne sait pas combien de temps, on ne sait pas par qui. Et on ne sait pas où l'argent ira. Et on ne sait pas où l'argent ira. Si ça ira dans des entreprises françaises ou des entreprises qui sont même étrangères présentes sur le sol français. Il y a cette question-là. Et puis, il y a la question aussi de l'IA qui compte énormément aussi. Vous avez oublié juste ce point-là, l'armement. Aujourd'hui, on utilise des drones avec l'IA. Et la France est très en retard là-dedans.
Excusez-moi, Philippe, c'est vrai que vous m'avez repris deux fois quand je dis que ça n'intéresse pas. Et vous avez raison, c'est le jeu, il n'y a pas de souci. Quand j'ai dit que ça n'intéresse pas... Mais excusez-moi, je me mets à la place d'un agriculteur. Il manifeste, il pleure. Et je le dis avec beaucoup de respect. Il pleure parce qu'il n'a pas de quoi finir son mois. Et vous avez le président qui vient vous dire, Jean, on va investir 109 milliards sur l'IA. C'est pas l'État. Mais comment vous voulez que ça passe, des messages comme ça ? Je ne vais pas défendre la politique de Macron. Les agriculteurs, d'ailleurs... En fait, on balance des chiffres à la figure des gens.
109 milliards. On ne sait pas d'où, on ne sait pas quoi, on ne sait pas comment, pourquoi pas 100, pourquoi pas... Pourquoi 109 ? Et l'agriculteur, il a 800 euros pour vivre à la fin du mois. Et ça recommence dans le sud-ouest. Oui, mais voilà. Il bloque la 63 à partir d'aujourd'hui. Il y a un problème. Il y a une déconnexion. Je vous renvoie à la tribune de Marine Le Pen dans le Figaro aujourd'hui sur l'intelligence artificielle. Ça m'a étonné que vous me renvoyiez à la tribune d'Emmanuel Macron.
Philippe Ballard