On subit les conséquences de l'immigration ! - Philippe Ballard (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 7 %Attaque 66 %Défensif 27 %
Questions et réponses
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- 2:40OuverteRéponse directe
Philippe Ballard, aujourd'hui il y a cet hommage rendu dans les écoles. Et ça se fait avec une inquiétude.
- 3:24RelanceRéponse partielle
Depuis Samuel Paty, qu'est-ce qui a changé ?
- 8:35OuverteRéponse directe
Pourquoi est-ce que les islamistes s'attaquent en particulier à l'école ?
- 10:32OuverteRéponse directe
C'est le fait que des professeurs souscrivent à cette idéologie.
- 13:20OuverteRéponse directe
Comment stopper ce projet islamiste ?
- 16:09OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes d'accord pour dire qu'il y a un projet aujourd'hui islamiste qui s'attaque à nos écoles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Locuteur 2Fait
« Agnès Lassalle, prof d'Espagnol, dans un lycée à Saint-Jean-de-Luz, était poignardée à mort par un de ses élèves. »
- 4:08PrésentateurChiffre
« Le vote des enseignants en 2007, 3% des enseignants votaient pour le Rassemblement national. Ça a été 20%, c'est le chiffre du Cévi-Pof après les législatives. »
- 4:24PrésentateurFait
« On paye une immigration incontrôlée qui fait le lit du communautarisme, qui fait lui-même le lit du séparatisme, et qui parfois peut malheureusement faire le lit de l'islamisme. »
- 5:58Locuteur 3Chiffre
« Désormais, un professeur menacé obtient la protection fonctionnelle dans 100% des cas. 4000 agents du ministère en ont bénéficié l'année dernière. »
- 8:50Locuteur 9Fait
« Pourquoi ils s'attaquent en particulier à l'école ? Parce que l'école, c'est le lieu où les élèves sont encore malléables intellectuellement, psychologiquement. »
- 10:10Locuteur 9Fait
« Creil, c'est 1994. La loi sur le voile à Creil, c'est 1994. »
- 11:59Locuteur 9Fait
« Il y a un projet des frères musulmans qui a commencé en 1928, un projet global. »
- 15:19Locuteur 9Fait
« Les adaptations, adapter son emploi du temps pendant le ramadan, c'est non. »
- 19:51PrésentateurFait
« Entre l'année scolaire 2022-2023 et l'année scolaire 2023-2024, les atteintes à la laïcité en milieu scolaire ont augmenté. »
- 20:16PrésentateurFait
« La semaine dernière, lors des questions au gouvernement, c'était le jour où cette professeure à Tourcoing s'est fait agresser par une élève avec qui elle demandait de retirer son voile. »
- 20:54PrésentateurFait
« La laïcité est remise en cause par des islamistes. »
- 21:18PrésentateurPromesse
« La solution, c'est arrêter ce flux migratoire complètement incontrôlé, expulser ceux qui n'ont rien à faire sur le territoire national et faire respecter les lois de la République. »
- 26:30Locuteur 3Fait
« Dabia Benkiret, 26 ans, était pourtant sous le coup d'une OQTF depuis deux mois lorsqu'elle a commis ce meurtre. »
- 29:15PrésentateurFait
« C'est le gouvernement qui n'est pas capable de faire appliquer les OQTF. »
- 30:01PrésentateurFait
« Cette femme n'aurait pas dû être là. »
- 30:23PrésentateurFait
« OQTF égale dehors. Je suis d'accord là-dessus. »
- 30:40PrésentateurFait
« on n'ose pas couper les visas, on n'ose pas couper les aides, etc. »
- 36:34PrésentateurFait
« on va augmenter les taxes à droite, on va augmenter les impôts à gauche »
- 36:58Locuteur 4Chiffre
« c'est 100 millions d'euros de plus »
- 37:00Locuteur 4Chiffre
« c'était 1 milliard 1 cette année et ça sera 1 milliard 2 l'année prochaine »
- 37:11Locuteur 4Chiffre
« le budget c'était 140 millions d'euros »
- 38:33Locuteur 4Chiffre
« l'Elysée s'augmente de 3 millions »
- 38:36Locuteur 4Chiffre
« l'Assemblée nationale de 10 millions »
- 38:45Locuteur 4Chiffre
« le Sénat s'augmente de 6 millions »
Temps de parole
- Présentateur57 %
- Locuteur 915 %
- Locuteur 212 %
- Locuteur 36 %
- Locuteur 45 %
- Locuteur 14 %
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Merci d'être en direct avec nous, Philippe Ballard nous a rejoint, bonjour, merci également de nous avoir rejoint. Bon le plateau commence à se remplir petit à petit, le roi des Belges nous a mis les bâtons dans les roues, c'est quoi qu'on puisse dire aujourd'hui. Donc personne n'a la frite sur ce plateau, parce que je vous rappelle qu'il est à Paris, donc tout le quartier autour de la place de l'étoile est bloqué, on a du mal à traverser, donc voilà, les invités sont en retard, il nous manque maître Dylan Slama qui ne va pas tarder à arriver.
Juste pendant la pause, Catherine Rambert, vous me disiez, il y a quelque chose qui m'étonne quand même, c'est qu'on oublie une prof dans ses hommages.
Ça ne m'étonne pas, ça me scandalise. Vous vous souvenez ce qui s'est passé le 22 février 2023 ? Alors vous, vous le savez parce que je vous en ai parlé hors antenne, le 22 février 2023, Agnès Lassalle, prof d'Espagnol, dans un lycée à Saint-Jean-de-Luz, était poignardée à mort par un de ses élèves. Alors effectivement, ce meurtre, il n'était pas motivé par, ce n'était pas un acte religieux. J'imagine que c'est pour ça qu'elle passe sous les radars de l'hommage qui est rendu aujourd'hui, avec raison, bien sûr, avec raison, à Samuel Paty et Dominique Bernard. J'en déduis donc qu'il y a les bons morts de l'éducation nationale et puis les autres. C'est un peu violent.
À qui on ne pense pas forcément. Alors puisque personne ne rend hommage à Agnès Lassalle, je vais prendre une minute, Jean-Marc, pour le faire. Moi, je vais lui rendre hommage. C'était une prof exigeante et bienveillante, paraît-il pas assez sévère. C'était donc une prof plutôt sympa. Et vous vous souvenez, pour ses obsèques, son compagnon, qui s'appelle Stéphane Voirand, avait fait une danse qui avait ému la France entière devant son cercueil. Et je ne sais pas si on prend les images. Son compagnon dit aujourd'hui que depuis ce dramatique accident, ce dramatique attentat, parce que c'est un attentat contre le professeur, eh bien, il ne peut plus avancer. Il est bloqué pour deux raisons.
Il est bloqué parce qu'il n'y a pas eu de regrets ni d'excuses de l'assaillant et que finalement, cette femme est oubliée. Imaginez aujourd'hui qu'elle doit être le désarroi de la famille, de son compagnon, de ses amis d'Agnès Lassalle, de voir qu'elle passe en dessous des radars et que personne ne va lui adresser à elle sa minute de silence. Agnès Lassalle, elle est le symbole des outrages et de la violence qui est faite à tous les profs en France. Et je suis contente, merci Jean-Marc, que ces news me permettent de rendre hommage à une femme qui, certes, n'a pas été assassinée pour un motif religieux, mais ce n'est pas une raison pour l'oublier.
Il faut rendre que cette minute de silence soit aussi dédiée à sa mémoire.
Je vous remercie. Je vous ai laissé le faire, effectivement, parce que c'est important. C'est important de lui rendre hommage, même si c'est vrai. Là, c'est ce que je vous ai dit. C'est très bien pour la laïcité, mais c'est très bien d'avoir appelé que cette professeure a été tuée aussi. Donc voilà, il n'y a aucun souci là-dessus. Philippe Ballard, puisque vous êtes arrivé quand même, aujourd'hui, il y a cet hommage qui est rendu dans les écoles. Et ça se fait avec une inquiétude. L'inquiétude de savoir comment ça va être reçu par les élèves. On avait Maxime Repère tout à l'heure qui nous disait « Il y a des écoles où ça va être difficile. Il y a des endroits où ça va être difficile.
» On en est là aujourd'hui en France à se dire, quand on veut rendre hommage à des profs qui ont été tués de façon horrible, affreuse, on est inquiet pour savoir comment ces hommages vont être rendus. Et il y a même une question subsidiaire. Est-ce que cette minute sera rendue dans tous les établissements ? Bien sûr. Parce que ça ne peut pas être imposé en fait. C'est un peu sur la base du volontariat des responsables des établissements. Ça sera intéressant également à regarder. Alors c'est très très bien évidemment de faire cette journée, cette minute de silence. Mais en fait, depuis Samuel Paty, question, qu'est-ce qui a changé ? Qu'est-ce qui a changé ?
Est-ce que le hashtag pas de vague est toujours là ? Oui, bien sûr que oui. Est-ce que les minutes seront respectées ? Ben non, vous venez de le dire, bien sûr que non. Et c'est vieux. Vous vous rappelez du rapport Aubin ? Ça date du début des années 2000. Et c'est un haut fonctionnaire du ministère de l'Éducation nationale qui pointait du doigt toutes ces dérives islamistes. Et tous les gouvernements, tous les ministres de l'Éducation nationale, celui qu'il a reçu, c'est François Fillon, sous le tapis. Et puis tous ceux qui sont succédés, de droite, de gauche, du centre, ils ont tout mis sous le tapis. Voilà, on en est là.
Alors vous parlez des enseignants, et vous avez bien fait de rendre cet hommage. On regarde un chiffre. Alors c'est peut-être un peu pour nous réconforter. Le vote des enseignants en 2007, 3% des enseignants votaient pour le Rassemblement national. Ça a été 20%, c'est le chiffre du Cévi-Pof après les législatives. Bon, les lignes bougent, tant mieux. Il y a peut-être une prise de conscience, mais ça ne sera pas suffisant. Qu'est-ce qu'on paye là ? Et j'en terminerai par là. Mais on paye une immigration incontrôlée qui fait le lit du communautarisme, qui fait lui-même le lit du séparatisme, et qui parfois peut malheureusement faire le lit de l'islamisme.
Alors vous avez posé une question, la question était de savoir qu'est-ce qui a changé depuis la mort de Samuel Paty par exemple. C'est la question qu'on s'est posée, nous aussi, pour essayer de faire le point. Regardez.
En mémoire aux professeurs assassinés, une minute de silence est organisée au niveau national dans les collèges et lycées aujourd'hui. Une cérémonie qui pourrait être compliquée à mettre en place selon les enseignants.
La situation va être très très différente d'une école à l'autre. Il y a des écoles où ça ne posera pas de problème, et des écoles où cela posera problème, les élèves vont soit faire des provocations, soit participer en traînant les pieds à cet hommage.
Dans un entretien à la tribune dimanche, la ministre de l'éducation nationale rassure et annonce une baisse très nette du nombre d'atteintes à la laïcité dans les établissements scolaires à la rentrée 2024, par comparaison avec l'année précédente. Mais les enseignants, eux, demandent plus d'actions concrètes. C'est bien joli des minutes de silence, c'est bien joli des hommages, mais ça vient après. Nous, ce qu'on aimerait, je pense, sur le terrain, c'est de vraies actions, c'est-à-dire qu'on arrête avec le pas de vague. Quand un professeur tire la sonnette d'alarme, on l'écoute, on le soutient.
On met en place de vrais projets d'éducation qui remettent le savoir au centre de tout, parce qu'en l'état, c'est l'obscurantisme qui triomphe, qu'on puisse, comme vous dites, étudier tout sereinement, dans tous les quartiers, sans se censurer. Désormais, un professeur menacé obtient la protection fonctionnelle dans 100% des cas. 4000 agents du ministère en ont bénéficié l'année dernière.
Alexis Isard, ex-député, ensemble, cette inquiétude de la part des professeurs, elle l'est entendue. C'est clair, il faut dire qu'il a fallu des rames terry, mais désormais, elle est entendue. Il y a cette protection qui leur est donnée avec près de 4000 professeurs, qui est énorme, d'ailleurs. Au passage, il faut souligner ce chiffre. Ce n'est pas juste un chiffre balancé comme ça, c'est énorme. Qu'est-ce qu'on peut faire d'autre pour les aider, ces profs ? Déjà, avant de commencer mon propos, je peux dire qu'on ne peut pas se satisfaire de la situation, c'est un fait.
Mais on parlait tout à l'heure, vous parliez du rapport Robin, ce qu'il préconisait particulièrement, c'était de former les professeurs à la laïcité parce qu'il y avait, lui détectait certainement, avant tout le monde, un problème de laïcité dans les écoles. Et c'est ce qui est fait. Et d'ailleurs, on se rend compte qu'il y a... C'est pour ça que j'ai préféré commencer mon propos par on ne peut pas se satisfaire, mais il y a tout de même une baisse des atteintes à la laïcité dans l'école. Et c'est en partie lié au fait que les profs sont mieux formés à ça. Un prof qui meurt chaque année, je ne sais pas si on a... Et est-ce que les chiffres sont fiers ? Je préfère, je sais qu'on est...
Est-ce que les chiffres préféraient pour commencer mon propos en disant que je ne peux pas me satisfaire de la situation. Mais la réalité, c'est qu'il y a quand même une baisse, il faut continuer. Ce n'est pas satisfaisant. Il y a toujours des problèmes de laïcité dans les écoles. On le voit, on ne connaît pas encore les résultats de cette minute de silence. Ça ne devrait pas poser problème de faire une minute de silence pour ces deux professeurs. En théorie. En théorie. En théorie, mais dans l'effet, dans l'effet, il y en aura des problèmes. On sait que ce n'est pas le cas. On sait que ce n'est pas le cas. Oui, oui, je souscris à tout ce qui a été dit,
mais il y a un adage connu qui dit qu'il n'avance pas recul. Nous, en France, on n'avance pas nos pions. On n'avance pas pour expliquer. Pour nous, c'est la laïcité. Pour nous, c'est le respect de loi de la République. Pour nous, dans tels établissements publics, ce n'est pas de voile. Et si on n'avance pas nos pions, vous comprenez, on est face à des gens qui les avancent. Mais on le fait, en l'occurrence. Oui, mais pas assez. Bien sûr qu'on le fait un petit peu, pas assez. Les profs ont fait peser sur les épaules des professeurs la responsabilité de faire respecter les laïcités. Débrouillez-vous.
Et puis, quand il y a un problème, le lectorat ou les instances supérieures, quelles qu'elles soient, ouvrent le parapluie, ils disent pas de vagues, pas de vagues. Donc, c'est un petit peu facile de s'abriter derrière eux, alors qu'on a des institutions qui devraient faire respecter avec une intransigeance absolument absolue nos valeurs. Et c'est pas ça. Mais je vais vous dire, Catherine,
excusez-moi, je vais être un peu en opposition avec vous, mais même vous, vous n'osez pas. Parce que la réalité, c'est pas... Comment ça, j'ose pas ? Parce que la réalité, c'est pas respecter la laïcité. En réalité, la vraie chose, c'est quoi ? C'est résister au coup de boutoir de l'islamisme. Oui, bien sûr. C'est ça. Non, mais quand on dit la laïcité, on a l'impression que toutes les religions sont en train de s'attaquer à l'école. C'est pas ça. La réalité, c'est l'islamisme. Oui, bien sûr. Et c'est comme ça qu'il faudrait le dire. On est en direct avec Pierre Martinet, ancien agent du service Action de la DGSE. Bonjour. Merci d'être en direct avec nous.
Pourquoi est-ce que les islamistes s'attaquent en particulier à l'école ?
Bonjour à tous. Pourquoi ils s'attaquent en particulier à l'école ? Parce que l'école, c'est le lieu où les élèves sont encore malléables intellectuellement, psychologiquement. Et c'est vraiment un lieu où on peut faire une pénétration idéologique de façon assez simple et assez facile. Et au quotidien, surtout. Le principal, c'est que chaque jour, il y a des écoles, il y a des cours. Donc chaque jour, on peut diffuser ce projet islamiste de façon idéologique. Je pense que vous avez résumé, dans vos titres, vous avez résumé un peu le projet islamiste. Idéologique, financement. Vous avez parlé de financement.
Et les actions violentes qui se manifestent par les assassinats, qui se manifestent aussi dans votre hommage. Vous n'avez pas parlé, parce qu'elle est encore vivante, mais vous n'avez pas parlé de cette professeure qui a été frappée parce qu'elle a demandé à un élève, à une élève de retirer son voile. Et le plus inquiétant, c'est qu'il y a des professeurs qui ont pris partie, qui ont pris Fête Écosse pour l'élève. Donc tout ça, c'est un réel projet. Et les professeurs ne doivent pas être isolés dans cette lutte-là. C'est effectivement pas que de la laïcité. C'est un projet islamiste. C'est un projet islamiste qui se manifeste de trois façons.
Une façon idéologique par les revendications religieuses du quotidien. Et ça, c'est très difficile de lutter contre ça parce qu'il faut de la volonté politique. Et là, c'est pas le nouveau gouvernement... À chaque fois qu'il y a un nouveau gouvernement qui se met en place, on a l'impression de repartir à zéro. Creil, c'est 1994. La loi sur le voile à Creil, c'est 1994. Et cette loi a été mal faite parce qu'elle mettait en avant uniquement la condition féminine et pas le projet politique qu'il y a derrière ces signes ostentatoires et cette volonté d'imposer cette religion.
Non, la délicité... Pierre Martinet, il y a quand même un élément qui est assez nouveau pour moi, en tout cas, que jusque-là, on avait assez peu abordé. C'est le fait que des professeurs, j'ai envie de dire, souscrivent à cette idéologie. Parce que quand il y a des profs qui viennent dire « Non, mais vous êtes en tort à leur collègue, vous êtes en tort parce que vous avez demandé à cette jeune fille d'enlever le voile », ça veut dire qu'ils souscrivent à cette idéologie. Et j'ai envie de dire que c'est presque plus dangereux si on peut faire une échelle. C'est encore plus dangereux parce que ça veut dire qu'ils vont diffuser en plus cette idéologie dans leur classe.
Alors, il y a... Dans toutes les strates de la société, les frères musulmans ont un impact idéologique sur ces personnels-là. Chez les avocats, chez les professeurs. Et effectivement, des professeurs qui « adhèrent » au projet islamiste en prenant la défense d'une élève qui refuse d'enlever son voile, c'est dramatique. Ça veut dire qu'ils sont en train de gagner la partie. Ça veut dire que nous ne mettons pas les bonnes armes en face de cette idéologie. Nous avons les moyens militaires pour détruire un groupe islamiste armé. Je pense à l'État islamique, je pense à d'autres groupes également.
Mais nous refusons de mettre les bons moyens en face de l'idéologie parce qu'on a peur des conséquences. Aucun homme politique en place aujourd'hui dans un gouvernement n'est capable de dire qu'il y a un projet des frères musulmans qui a commencé en 1928, un projet global. Ce n'est pas un projet franco-français. La France pourrait être le fer de lance dans la lutte de ce projet en adaptant sa loi de 1905, sa laïcité, à ce projet-là bien particulier. C'est un projet bien particulier. Et il y a la partie idéologique, la partie revendication religieuse du quotidien. Si on ne le stoppe pas, il n'aura de cesse de progresser.
Cela devrait être une cause nationale et pas uniquement les professeurs en première ligne pour le contrer. C'est une cause nationale. Le président de la République de se saisir de cette cause nationale, à même titre que l'économie ou le chômage, on doit absolument mettre les bons mots en face de ces personnes qui n'ont de cesse. C'est un projet global. L'Europe aujourd'hui, si vous prenez la photographie de l'Europe aujourd'hui et celle de l'Europe en 1994, en 1994, oui, et 1984, il a totalement changé. Et là où je rejoins M. Ballard, c'est qu'il y a aussi une immigration constante qui est arabo-musulmane et évidemment, ils viennent avec leur religion.
Et dans cette religion, il y a une partie, il faut arrêter de se mentir, il y a une partie qui est fondamentaliste et qui revendique le droit de vivre sa religion selon le livre et non pas selon les lois de l'homme. Il est aujourd'hui urgent de stopper ce projet.
– Et comment le stopper ? Comment le stopper ? C'est ça la question. Parce qu'en fait, il y en a qui tirent la sonnette d'alarme depuis longtemps. On se souvient par exemple du Front National à l'époque qui tirait la sonnette d'alarme et tout le monde poussait des cris d'orfraie. en disant mais quelle horreur, mais quelle horreur, qu'est-ce que c'est que ce parti raciste ? Bien qu'il y ait eu aussi des déviances racistes parfois sur le Front National. – Oui, bien sûr. – Mais ça, non, non, il faut le dire. – Ça, c'est autre chose. Mais juste, sur ce point précis, tout le monde criait au loup.
Et aujourd'hui, les gens sont en train de se dire « Ah ben oui, effectivement, il se passait quelque chose et alors personne ne dira le Front National avait raison. Mais on se rapproche, plus ça va, plus les gens se rapprochent de ces idées-là. »
– Laissez-moi répondre à votre question. Parce qu'effectivement, les constats sont faits depuis des années, mais il n'y a aucun dirigeant qui est capable de donner des solutions. Laissez-moi répondre à votre question très rapidement. Premièrement, si vous voulez contrer ce projet islamiste, il faut reconnaître qu'il y a un projet islamiste et non pas uniquement des infiltrations idéologiques ou des actions violentes, du terrorisme. Les actions violentes sont contre-productives dans le projet. D'ailleurs, les frères musulmans ne sont pas favorables aux attentats. Ça vient plutôt de la mouvance djihadiste-salafiste.
Ensuite, un, qu'il y ait un président de la République qui soit capable de dire « Il y a un projet des frères musulmans. » Deux, il faut avoir le courage de prendre des décisions, de prendre des vraies décisions pour le contrer. C'est-à-dire que la loi sur le séparatisme, pour moi, elle est nulle et non-advenue parce qu'à aucun moment elle parle de l'islamisme. Il faut avoir le courage également de vouloir remettre le religieux dans la sphère du privé en refusant toute revendication religieuse du quotidien. Je vous donne trois exemples. Le voile, c'est non. Le halal dans les cantines scolaires, public, c'est non. Les adaptations, adapter son emploi du temps pendant le ramadan, c'est non.
Le but, c'est de ne pas s'attaquer aux musulmans, mais c'est de s'attaquer à l'islam fondamentaliste qui ne a de cesse de vouloir grignoter les digues de notre fondement, les digues de notre laïcité et notre culture. Donc, si on n'a pas un gouvernement qui est capable d'appeler un chat un chat, c'est-à-dire les frères musulmans, le salafisme, interdire les frères musulmans et les inscrire sur la liste des groupes terroristes, criminaliser le salafisme parce que c'est une dérive sectaire de l'islam et refuser toute revendication religieuse afin de remettre ce religieux-là dans la sphère du privé comme toutes les autres religions.
Merci beaucoup Pierre Martinet, ancien agent du service Action de la DGSE. Je rappelle que vous avez fait un livre également qui s'appelle « Pris en otage, un agent du service Action raconte » chez Mareuil Édition. Maître Dylan Slamat, vous nous avez rejoint. Bonjour. Merci d'être enfin arrivé. Je sais que ce n'était pas simple et on l'a tous vécu ce matin. Mais plus sérieusement, est-ce que vous êtes d'accord pour dire qu'il y a un projet aujourd'hui islamiste qui s'attaque à nos écoles ?
Il y en a un.
Alors, est-ce que c'est un projet organisé ? Est-ce que c'est fait d'individus isolés ? Voilà. Mais en tout cas, il existe quelque chose et le problème qu'on a, c'est qu'on est toujours dans la réaction. Vous voyez, même la loi séparatiste dont c'est dit qu'elle est nul et non-avenue, mais même cette loi est en réaction à l'attentat contre Samuel Paty. Aujourd'hui, on en parle parce qu'on est dans la réaction à ce qui s'est passé. C'est-à-dire qu'on n'est jamais dans l'anticipation des problèmes à venir. On est toujours effectivement dans la réaction et donc avec un train de retard.
Et lorsqu'on a un train de retard effectivement pour se prendre au cœur du problème, c'est extrêmement problématique. Donc je pense qu'il faudra essayer de prendre les devants de ce problème-là et de voir justement en amont quels sont les moyens d'action des terroristes ou pas seulement des terroristes d'ailleurs, de ceux qui veulent s'infiltrer effectivement dans les écoles. On n'a pas parlé du sport mais dans le sport également pour essayer d'adapter, j'ai envie de dire, l'agenda ou le cadre républicain à un cadre qui lui n'est pas républicain, qui est islamique.
Mais quand Pierre Martigny nous disait pas de voile, il nous disait pas de voile, pas de halal dans les écoles, on n'adapte pas l'emploi du temps, vous êtes d'accord avec ça ? Ah oui, bien sûr, je suis d'accord, si vous voulez, mais il faut être ferme. Ça veut dire qu'à un moment, il a presque, je ne vais pas dire attaqué, mais il s'en est pris un peu aux professeurs qui parfois pouvaient aller dans ce sens-là aussi. Mais les professeurs sont totalement démunis, si vous voulez, c'est le fameux pas de vague. Les professeurs sont démunis donc il faut être avec les professeurs et ne pas commencer à se dire on a les professeurs contre nous, qu'à les professeurs qui sont tués.
Réaffirmer ces principes de fermeté, ce n'est pas une attaque, c'est une réaffirmation de qui l'on est. Donc c'est ça qu'il faut bien expliquer aussi aux musulmans qui ne le comprennent pas, c'est que c'est une réaffirmation des lois de la République et de la laïcité. J'ajoute aussi quand même qu'un des outils pour infiltrer et pour déstabiliser la République, ce sont les femmes, les jeunes femmes. On va les voiler, je vous rappelle que le voile c'est un asservissement des femmes avant d'être un signe religieux parce qu'il faut cacher leur féminité. Donc il faut lutter contre ça aussi et à chaque fois que moi je vois une femme voilée, je me dis que c'est une défaite de la République.
Vous vous dites la même chose ? Oui bien sûr, si vous voulez le voile, tout le monde disait ça, Jean-Luc Mélenchon il y a une dizaine, une quinzaine d'années disait la même chose. Aujourd'hui c'est le contraire. Aujourd'hui c'est l'inverse. Mais voyez que si vous voulez le cadre républicain est resté le même, c'est plus malheureusement une certaine mouvance qui elle a évolué. Mais si vous voulez ça, c'est une banalité de le dire, malheureusement ça n'en est plus une aujourd'hui. Alors l'Institut CSA pour CNews, le JDD Europe 1 a interrogé les Français pour leur demander s'ils estimaient que la laïcité était menacée à l'école. Voici les résultats.
Retirer son voile avant de rentrer dans l'enceinte de l'établissement scolaire, c'est une obligation pour les élèves stipulée dans la charte de la laïcité à l'école. Un texte établi en 2013 est affiché dans les établissements publics.
Le port de signes tenus par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit.
Cette disposition émane d'une loi de 2004 votée pour encadrer le port de signes religieux à l'école. Des règles à propos desquelles chacun aime avoir son avis.
Il faut pouvoir donner aussi une trame au niveau de la culture qui passe par la laïcité.
Une école publique, oui, devrait être laïque, bien sûr. On devrait enseigner toutes les religions dans les écoles. Comme ça, les gens, ils peuvent se comprendre.
Inscrit dans la Constitution et caractérisé par la neutralité de l'État vis-à-vis des différents cultes, le principe de laïcité garantit la liberté de croire ou ne pas croire. Toutes les lois et circulaires qui ont été prises par la France dans ce domaine sont parfaitement conformes à la loi européenne, en tout cas, aux exigences européennes. Par conséquent, sur le problème de la laïcité qui est là pour, au fond, garantir la liberté de penser de chacun en ce qui concerne sa religion, mais de ne pas l'afficher dans les établissements publics.
Un principe régulièrement remis en cause. Entre l'année scolaire 2022-2023 et l'année scolaire
2023-2024, les atteintes à la laïcité en milieu scolaire ont augmenté. Selon les derniers chiffres, en mars 2024, les atteintes principales sont le refus d'activité scolaire, le port de signes et de tenue religieuse et les suspicions de prosélytisme avec des chefs d'établissement et des professeurs en première ligne. Est-ce que la laïcité est menacée, Philippe Ballard ? Ah bah oui, c'est le moins qu'on puisse dire, mais Pierre Martinet disait une chose très juste, il faut nommer les choses.
Je vais être concret, la semaine dernière, lors des questions au gouvernement, c'était le jour où cette professeure à Tourcoing s'est fait agresser par une élève avec qui elle demandait de retirer son voile. Madame Angente, qui est la nouvelle ministre de l'Éducation nationale, à aucun moment dans sa réponse n'a parlé d'islamisme. Et l'ancien ministre de l'Intérieur, qui est de Tourcoing, qui est redevenu des députés, pareil, dans sa question, qui est une sorte de question-réponse d'ailleurs en même temps, n'a pas parlé d'islamisme. Il faut nommer les choses. Les écoles sont attaquées par qui ?
Ce ne sont pas des gamins qui sont des cathos traditionnalistes, de confession juive, des Sikhs, des hindous, des bouddhistes. Non, c'est toujours la même chose. Alors attention, je ne suis pas en train de vous dire que tous les élèves musulmans sont des islamistes. Attention, il faut faire la part des choses. Mais n'empêche que la laïcité est remise en cause par des islamistes. La gamine de Tourcoing, on a appris qu'elle vit dans une famille de sept enfants qui pratiquent un islam rigoriste. Et voilà, et arrivée à l'école, les lois de la République, on leur fait un bras d'honneur. On en est là en France, donc il faut réagir.
Et la solution, c'est arrêter ce flux migratoire complètement incontrôlé, expulser ceux qui n'ont rien à faire sur le territoire national et faire respecter les lois de la République. Moi, j'ai une question... Attendez, moi j'ai une question intéressante aussi parce que maître Slama, si je ne m'abuse, vous étiez dans le dossier Samuel Paty, puisque vous avez défendu une des jeunes filles qui était mise en cause.
J'ai défendu un mineur, un jeune collégien.
Un jeune collégien qui était mineur dans ce dossier. C'est son éducation. Comment vous expliquez en fait ces prises de position ? Non, alors c'est là que j'aimerais... Vous voyez, on peut être d'accord et parfois d'une nuance. Vous avez qualifié l'enfant d'islamiste. Voilà, je pense qu'il faut aussi faire la part des choses et je ne pense pas... Le mineur avec quoi ? 14 ans, c'est ça ? Oui, alors lui, pour le coup, vous voyez, ça n'a rien à voir. Il a... Alors, il a une responsabilité, il a été condamné. Il a désigné le professeur mais il l'a fait sans savoir quel était le projet derrière, sans aucune infiltration idéologique de le professeur. Il a été condamné quand même.
Et il l'a fait, il a été condamné, mais si vous voulez... Non, non, mais pas du tout pour la situation de malfauteurs. Et si vous voulez, il a été reconnu, y compris par le tribunal, qu'il n'y avait aucune volonté et aucune connaissance du projet qui avait lieu derrière. Donc si vous voulez, on est sur un gamin de 14 ans qui a voulu se faire 200 euros, qui a agi de manière totalement inconséquente et qui a été condamné pour cela, l'islam, dans son comportement, lui, n'a rien à voir. Il ne savait pas ce qui allait arriver au professeur. Non, non, non, c'est pas ce que j'ai dit. Non, non, mais à un moment, vous avez qualifié la jeune fille d'islamiste, celle qui a porté le voile.
Voilà, faisons attention aussi. Quand on porte un voile dans un établissement scolaire alors que c'est interdit, on fait du prosélytisme et il y a une démarche intellectuelle derrière. Pardon, mais c'est là où on commence à être faible. Quand on commence à excuser ce genre de choses, il faut nommer les choses. Non, c'est pas excuser, je suis d'accord avec vous. Il faut nommer les choses. C'est juste qu'attention au mot parce qu'à qualifier un peu tout le monde d'islamiste, si vous voulez, on ne fait pas la part des choses et on en crée peut-être un petit peu. Donc, je suis d'accord, encore une fois, sur le fond, sur certains principes.
Juste dire à tout va que parce qu'on porte un voile, on est islamiste, bon, ça me paraît... Non, c'est pas tout à fait ce qu'il a dit parce qu'on porte un voile et on veut imposer le port du voile dans une école où c'est interdit. Il n'y a pas juste porté le voile. Je suis d'accord. Mais islamiste est un mot quand même très, très, très marqué. Voilà, je n'irai pas jusque-là. C'est une nuance que j'ai par rapport à... Catherine Lambert.
Je vais faire une suggestion qui va paraître un petit peu provocatrice, mais on parle de supprimer les allocations familiales aux parents de délinquants qui commettent des actes très graves, etc. Pourquoi pas ? C'est pas une réponse qui est contestée. Pourquoi pas ? On ne pourrait pas convoquer les parents de ces jeunes femmes ou des gens qui ne respectent pas les lois de laïcité.
Attention, on vous donne un avertissement, mais si vous perdurez, il y aura un signalement et à terme, il y a peut-être la possibilité d'une sanction pour permettre aux gens de bien comprendre que chez eux, ils font ce qu'ils veulent, mais dans le cadre des institutions publiques, c'est nous qui faisons ce que nous voulons. C'est nous qui imposons nos lois. Ce ne serait pas inintéressant de discuter avec eux, de leur dire attention, au bout de trois signalements, vous risquez de perdre vos allocations. Ça permet d'avoir un dialogue et d'expliquer aux gens, de réexpliquer aux gens. Vous allez me dire qu'il faut pour ça qu'on est une institution ferme et déterminée à avancer.
C'est une institution.
Outre les allocations et les pénalités derrière, vous mettez quand même le doigt sur quelque chose parce que c'est un élément qu'on voit aussi dans les notions de harcèlement. C'est que parfois, les parents ne sont même pas au courant de ce que font leurs enfants. Et autre sujet, c'est que parfois, les parents sont convoqués mais ne viennent même pas au rendez-vous. Et là, ça, c'est problématique. Ça avait été pointé du doigt par Gabriel Attal.
C'est vrai, c'est là où les services sociaux doivent se parler parce que ces parents-là, ce sont les mêmes qui savent se déplacer pour réclamer leurs subventions, sans leurs allocations, leurs aides. Donc, il faudrait qu'il y ait une corrélation pour que tout le monde soit au courant de ce qui se passe. Ça va dans le sens du débat
où les parents...
Et on dirait, voilà, avant de vous donner votre aide, vous allez répondre au rendez-vous du proviseur qui vous attend
depuis trois fois. Et parfois, le comportement de l'enfant découle aussi de l'éducation et des parents. Moi, je me demande dans ce pays à quel moment on a perdu le bon sens. À Tourcoing, c'est ça. Et dans la triste histoire Samuel Paty, on sait très bien que les parents, notamment le père, a une part prépondérante et quid des parents. Il y a un écosystème qui se fait autour de ce qui se passe dans nos établissements scolaires. Voilà, on va suivre ça tout au long de la journée. Ça va être intéressant d'essayer de comprendre comment cet hommage est rendu aujourd'hui à ces professeurs qui ont été tués et dans quelles circonstances tout cela se passe.
On va le vivre ensemble, bien évidemment, tout au long de la journée sur CNews. Autre sujet dont je voulais parler avant qu'on fasse la pause, c'est le meurtre de Lola. Vous vous en souvenez, le 14 octobre 2022, Lola, 12 ans, était retrouvée morte dans la cour intérieure de l'immeuble où elle habitait à Paris avec ses parents. C'est une femme qui s'appelle Dabia qui avait avoué d'avoir tué l'enfant. Une femme qui était sous OQTF et ce matin, pour la première fois, la maman de Lola a pris la parole chez nos confrères du Figaro.
C'est la première fois qu'elle s'exprime depuis le drame. Après l'assassinat
de sa fille Lola
en octobre 2022, Delphine Davier-Hôpital s'est confiée
dans une interview accordée au Figaro. Je suis encore en arrêt maladie. Je ne me sens pas capable de retravailler. Ma vie sera toujours compliquée. Ce n'est pas un sujet dont on parle en famille. Je n'en ai pas envie. Lola, 12 ans, avait été retrouvée morte dans une caisse en plastique
dans la cour intérieure de l'immeuble où elle habitait avec ses parents. Très vite identifiée, sa meurtrière avait reconnu les faits sans pouvoir expliquer son geste.
Les attentes, c'est que l'autre paye. J'attends de savoir ce qu'elle va dire, ses réponses. On se pose toujours la question du pourquoi. Pourquoi l'autre a fait ça ? Pourquoi Lola ? Pourquoi tout ça ? Cette dame a tout détruit, tout ce que j'avais, ma fille, mon mari, notre boulot, tout a volé en éclats. J'aurai toujours cette cicatrice, personne ne pourra me l'enlever, que ce soit mes soeurs ou n'importe qui d'autre. Dabia Benkiret, 26 ans, était pourtant sous le coup
d'une OQTF depuis deux mois lorsqu'elle a commis ce meurtre. Une situation qui n'est pas sans rappeler le cas de Philippine, sauvagement assassinée en septembre dernier.
On se dit encore une fois, encore une, et pour combien de temps ? C'est ce qu'on se dit. Tous ces gens-là n'ont rien à faire là. Malheureusement, on est impuissants. On ne peut rien faire contre tous ces drames. C'est la France. Deux ans après l'assassinat de Lola, le parquet de Paris a requis un procès aux Assises contre Dabia Benkiret, accusée de meurtre sur mineur de 15 ans, accompagnée de viols et d'actes de barbarie. Elle en court, la prison à perpétuité.
Alexis Isard, est-ce que l'État est responsable ? Ce qui est certain, c'est qu'il n'y a pas de mots assez forts pour venir derrière les paroles de ses parents-là. C'est vraiment très compliqué de s'exprimer. Forcément, il doit y avoir une rage qui est immense quand on vit ce genre de choses. La personne responsable, elle va subir les conséquences de son acte. Même la prison. Excusez-moi, c'était pas ma question. Ma question, c'est est-ce que l'État est responsable d'avoir laissé en France une femme sous OQTF ? L'État est responsable de la sécurité de tous les Français. C'est pour cette raison qu'on a une police et c'est pour cette raison qu'on... C'est pas ma question non plus.
Je suis désolé, c'est pas ma question non plus. Est-ce que l'État est responsable d'avoir laissé en France une femme sous OQTF qui n'aurait pas dû être là ? Moi, ce que je vous dis, enfin la réponse que je vous dis, vous voulez que je vous dise que l'État est responsable... Non, je vous pose une question. La réalité, moi, ce que je vous dis, c'est... Est-ce qu'il est responsable ou pas pour vous ? Est-ce que l'État est responsable ou pas pour vous ? L'État est responsable d'assurer la sécurité des Français par ce biais-là et l'État est responsable d'être en place... Excusez-moi, c'est une banalité. La question, c'est est-ce que l'État est responsable de ne pas appliquer les OQTF ?
Vous voulez du sensationnel, moi ? Mais pourquoi c'est du sensationnel ? Excusez-moi, c'est une question que tout le monde se pose. On attend votre réponse
avec intérêt, moi je l'attends. C'est pas sensationnel,
donc allez-y. Je ne sais pas, c'est pour moi
des prudences oratoires comme ça.
Vous voulez que je vous dise quoi ? La vérité, est-ce que vous pensez ? Est-ce que vous, Alexis Isard, vous pensez que l'État est responsable ? Moi, ce que je pense, c'est que l'État est responsable d'agir sur ces sujets-là, de donner les moyens à sa police et de se donner les moyens de renvoyer les personnes qui n'ont rien à faire chez nous et qui commettent des crimes et des délits. C'est ça la réponse. Donc l'État est responsable de ne pas avoir renvoyé cette femme ? L'État a une responsabilité dans le fait que cette personne-là était encore sur le territoire et qu'elle n'avait pas pu être renvoyée.
Mais quand je vous dis l'État, c'est facile à dire, c'est plein de services qui n'ont pas pu appliquer C'est pour ça que je ne vous demande pas de désigner qui que ce soit. C'est pour ça que je... Oui, mais quand vous dites de dire que l'État est responsable, vous mettez en responsabilité tous les agents qui ont fait le meilleur qu'ils pouvaient. Réellement, les policiers qui ont investigué sur ces enquêtes-là ont fait tout ce qu'ils pouvaient pour pouvoir renvoyer cette personne sur son territoire. On ne peut pas croire, on ne peut pas laisser dire que les agents, les policiers, les enquêteurs ont laissé faire. Mais les enquêteurs, non. Les enquêteurs ont fait leur travail.
Les enquêteurs... La police a fait son travail. C'est au-dessus. C'est au-dessus. C'est le gouvernement. C'est le gouvernement. C'est le gouvernement qui n'est pas capable de faire appliquer les OQTF. Et pourtant, le gouvernement a mis en place une loi immigration pour essayer de résoudre ce type de problème-là. Et pourtant, comme vous dites, Maître Slama, est-ce que l'État est responsable ? Ce n'est pas si simple que ça. Ah, mais je n'ai pas dit que c'était ça. Une réponse simple à une question tellement complexe. Non, mais l'État a la responsabilité de faire exécuter ses décisions administratives. C'est clair. Une décision administrative n'est pas exécutée.
C'est la responsabilité de l'État. Pour moi, c'est assez clair. Ceci dit, est-ce qu'une personne sous OQTF est par définition et par essence une personne dangereuse ? Moi, je vous réponds que non. Non, mais juste, elle ne devrait pas être là. Juste, elle ne devrait pas être là. Elle ne devrait pas être là. Non, mais vous savez, il y a des OQTF. On a un délai pour exécuter l'OQTF. Ça veut dire qu'on a un délai et donc on peut être légalement sur le territoire tout en étant sous OQTF parce qu'on a par exemple deux mois pour exécuter l'OQTF. Donc si jamais on est dans le délai de deux mois, elle peut être là jusqu'à ce que les deux mois soient arrivés. Elle n'aurait pas dû être là.
Cette femme n'aurait pas dû être là. Le problème que l'on a à dire OQTF égale danger égale responsabilité de l'État... Je n'ai pas égal danger. Je dis, excusez-moi, on a des OQTF, les gens sont encore là alors que la plupart du temps au bout d'un mois normalement ils ne doivent plus être là. Pourquoi ? Parce qu'on leur dit est-ce que vous voulez bien avoir l'amabilité de quitter le territoire ? Enfin, excusez-moi, il y a un truc qui est incompréhensible. J'ai commencé par vous dire très clairement pour moi qu'il y a une responsabilité d'État lorsqu'une décision n'est pas exécutée. OQTF égale dehors. Je suis d'accord là-dessus. Excusez-moi, ce n'est pas compliqué à comprendre.
Non mais ce n'est pas compliqué à comprendre mais c'est compliqué à exécuter. Le dire comme ça laisse entendre qu'il suffit d'appuyer sur un bouton. L'exécution des OQTF, on le sait, c'est beaucoup plus compliqué. Pour plein de raisons. Je peux le développer si vous voulez. Des raisons économiques, des raisons juridiques, des raisons diplomatiques. Et la volonté. Parce qu'on n'a pas forcément la volonté non plus. Parce que si on arrêtait peut-être de donner des aides à tous ces pays qui nous refusent de récupérer nos OQTF, ce serait peut-être un peu plus simple. Simplement, on n'ose pas couper les visas, on n'ose pas couper les aides, etc.
Mais pour des raisons qui concernent aussi l'intérêt français. Parce qu'il n'y a pas de courage. Mais vous ne croyez pas qu'une gamine qui se fait tuer ce n'est pas l'intérêt français ? Mais bien sûr que si. Mais vous savez, lorsqu'on est le chef d'État, une gamine qu'on retrouve dans une valise, dans une cour d'immeuble, vous ne croyez pas que c'est l'intérêt des Français ? Vous faites un peu, et je le comprends, du sensationnel. Mais vous voyez, dans la réalité, vous dites que c'est du sensationnel. Mais je commence par dire qu'il y a une responsabilité de l'État. Je ne sais pas pourquoi vous comprenez à moi. C'est totalement horrifié par ce qui s'est passé.
Cette personne ne devait pas être là. Il n'y a pas de mots assez terribles. Je ne suis pas de l'avocat d'État. D'aucune manière. Je dis simplement que ce n'est pas si simple et que n'importe qui sur leur responsabilité, ce serait possible. On est obligé de faire la pause. On en repart après, si vous voulez bien. On fait juste la pause, pardon, la pub, le C News Info. On se retrouve juste après, tout de suite en direct.
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Les ministres de l'économie et de l'industrie sont arrivés à Lisieux sur le site de production du Doliprane. Antoine Armand veut des garanties concernant les négociations qui ont lieu entre Sanofi et les fonds américains. Enfin, l'ex-capitaine des Bleus Amandine Henry annonce sa retraite à 35 ans. Amandine Henry, c'est 109 sélections en équipe de France. « J'ai eu l'immense honneur de porter ce maillot, la fierté de défendre nos couleurs avec ferveur et le bonheur de partager des moments inoubliables avec mes coéquipières à écrire la joueuse sur Instagram. »
10h39 sur CNews. Merci d'être en direct avec nous. On va juste terminer notre dossier sur Lola avec cette meurtrière qui n'aurait jamais dû être là. C'est ce que dit sa maman dans une interview qu'elle a accordée à nos confrères du Figaro ce matin. Philippe Ballard. Oui, je ne vais pas vous dire que si on arrive au point il n'y aura plus de crime il n'y aura plus de meurtre bien évidemment mais cette maman qui dit voilà l'assassin de ma fille était toujours là c'est ça la France. Alors vous faites le parallèle à juste titre dans le sujet avec Philippine.
Moi je rajouterai une troisième personne la femme du gendarme qui a été tuée par un OQTF à Mont-de-Lieu et elle a dit texto « La France a tué mon mari. » Donc oui l'État a une part de responsabilité et ce n'est pas nouveau ce n'est pas forcément évidemment que ce gouvernement mais ça remonte à des décennies des décennies de laxisme.
J'écoutais Timon de Bombrial qui était invité à Sonia Mabrouk ce matin et il avait une bonne image il disait tous les gouvernements de gauche, de droite, du centre qui se sont succédés depuis très nombreuses années se rendent compte que ça craque mais ils se disent bon allez ça peut tenir encore 5 minutes là le mur il est en train de se lézarder mais ça peut tenir on ne peut pas se contenter d'avoir des ministres qui vous disent à une maman ou à des parents ou à une épouse dont le mari a été tué désolé vraiment la France est désolée non ça ne peut plus continuer comme ça alors on ne va pas refaire le débat sur les OQTF il n'y a rien de plus de choses à dire il faut juste avoir de la volonté quand ils accusent la France d'avoir une responsabilité comme l'a fait la femme du gendarme ne parle pas à un interlocuteur comme une victime rapidement parce que là on parle des OQTF il y a un film qui s'appelle l'histoire de Souleymane on est invité sur les plateaux télé et à chaque fois alors parce que je suis député rassemblement national sans doute on me dit mais est-ce que vous êtes allé voir le film c'est vraiment un très beau film on magnifie quelqu'un qui est mais il y a des centaines de belles histoires comme ça voilà effectivement moi aussi je ne veux plus qu'il y ait de guerre dans le monde je ne veux plus qu'il y ait d'enfant malade mais quelqu'un qui est sous OQTF il n'a pas été sur des plateaux télé du service public entre parenthèses et il faut arrêter de nous dire vous voyez ça ne pose pas de problème il n'a pas fait le primaire délit ce qui est sans doute vrai pour ce monsieur mais jusqu'au jour où alors lui peut-être qu'il restera dans les clous mais s'il veut faire une demande d'asile et bien il va à Conakry à l'ambassade de France de Guinée il fait une demande d'asile c'est inscrit là-bas et s'il s'acceptait il viendra mais là il retourne non il n'a pas à être parce qu'il y a la circulaire valse qui est remise en cause non il n'a pas à être régularisé puis en plus le modèle quand même il livre des plateaux repas Uber c'est ça le modèle de l'économie avec les clandestins je dois dire que moi je suis le premier en m'en être étonné ici à avoir évoqué ça quand je l'ai vu sur France 5 j'étais un peu surpris qu'un occupé vienne tranquillement à la télé mais je me suis fait insulter de tous les côtés en me disant que c'était ronteux c'était dégueulasse et par rapport à ce que vous dites maître vous avez dit ça a été levé effectivement il y a eu un imbroglio autour de ça parce que lui-même a répondu à une interview de nos confrères d'AMSIS en disant je suis content mais le préfet dans l'après-midi a dit non c'était juste réétudié pour l'instant et c'était pas encore levé c'est important non non mais c'est important de donner la précision parce que c'est vrai qu'il y a eu un imbroglio pendant toute la journée de vendredi autre sujet que je voulais aborder c'est l'aide médicale d'Etat parce qu'on nous explique qu'on va tous se serrer la ceinture avec le nouveau budget on va augmenter les taxes à droite on va augmenter les impôts à gauche enfin non tout à droite plutôt l'aide médicale d'Etat en revanche va augmenter là on trouve de l'argent comme pour d'ailleurs le budget de l'Elysée qui va augmenter de 3 millions au passage on est avec Gauthier Lebrecht journaliste politique à CNews bonjour Gauthier est-ce qu'on sait de combien devrait augmenter cette aide médicale d'Etat en tout cas le budget et pourquoi on augmente ça
alors oui on le sait c'est 100 millions d'euros de plus c'était 1 milliard 1 cette année et ça sera 1 milliard 2 l'année prochaine il faut savoir que quand l'aide médicale d'Etat a été créée au début des années 2000 le budget c'était 140 millions d'euros vous voyez aujourd'hui on est à 1 milliard de 100 millions d'euros vous voyez comme ça augmenter et les républicains notamment Bruno Rotaillot qui était le patron des sénateurs LR voulait réformer cette aide médicale d'Etat pour faire une aide médicale d'urgence évidemment intervenir en cas d'urgence de crise cardiaque ou autre et ramener le budget à 70 millions d'euros donc cela c'est une petite défaite pour Bruno Rotaillot qui voulait réduire le budget de l'aide médicale d'Etat et qui voit le budget dans ce qui est proposé par le gouvernement à l'heure où on se parle une augmentation alors vu que ça ne plaît pas à Bruno Rotaillot évidemment le ministre de l'Intérieur il a un plan il pense à ses amis sénateurs LR qui sont majoritaires au palais du Luxembourg et qui vont réduire le budget de l'aide médicale d'Etat quand le budget va leur être proposé après ça sera aux macronistes à l'Assemblée nationale d'arbitrer est-ce qu'ils vont assumer devant les Français d'augmenter de 100 millions d'euros ce budget pourquoi est-ce qu'il augmente parce que vous avez toujours plus d'immigration illégale en l'occurrence parce qu'il faut bien comprendre l'aide médicale d'Etat c'est pour les sans-papiers en situation irrégulière et donc plus vous avez évidemment d'immigration irrégulière plus vous avez d'aide médicale d'Etat il faudrait aussi réduire le panier de soins parce que ce panier de soins est très très large donc ça serait aussi une piste pour réduire le budget et puis vous l'avez cité puisque les symboles ne s'arrêtent pas là l'Elysée s'augmente de 3 millions l'année prochaine l'Assemblée nationale de 10 millions vous avez un député sur votre plateau ce serait intéressant de savoir s'il va voter pour ou contre quand ça sera proposé dans les semaines qui viennent et le Sénat s'augmente de 6 millions voilà donc c'est quand même des jolies enveloppes aussi pour Elysée Sénat et Assemblée nationale
Merci beaucoup Gauthier Philippard quelle image vous donnez quand même Oui bah c'est pas nous Non les députés c'est pas nous Vous les députés C'est le gouvernement Quelle image de l'Elysée Pardon ?
Par contre vous en bénéficiez vous allez certainement pas demander mais vous en bénéficiez étant donné que votre groupe augmente vous touchez plus d'argent Oui c'est mécanique mais c'est pas nous qui l'avons demandé C'est plus d'un million d'euros Je ne vais pas relativiser mais bon c'est 3 millions là on est à 3 200 milliards de dettes Oui mais c'est la force des symboles On votera compte C'est la force des symboles Vous faites bien d'en parler parce que j'étais en circonscription comme tous les députés ce week-end Il y a 3 choses mais alors là vraiment il y a un énorme avertissement à envoyer mais je pense qu'ils le savent Au gouvernement il y a effectivement cette hausse du budget de l'Elysée du Sénat et de l'Assemblée nationale la hausse des taxes sur l'électricité le 1er février ça alors les Français il ne faut pas leur faire à l'envers ils l'ont très très bien compris ils ont compris que le prix la matière première électrique elle est enfin baisée au moins pour l'instant mais qu'on allait augmenter les taxes sur l'électricité au-delà de ce qui prévalait avant le bouclier tarifaire avant la grande crise et puis il y a effectivement l'AME on va priver les Français en partie de remboursement mais par contre pour ceux qui sont clandestins sur le territoire national et bien ça sera un budget là c'est vraiment le gouvernement doit tenir compte de ces 3 avertissements que moi les gens ne m'ont parlé que de ça voilà hausse du budget l'Elysée de l'Assemblée l'électricité qui va augmenter et puis l'AME bon courage merci
merci merci merci merci