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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 8 septembre 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploi

L'invité d'Apolline Matin : Budget 2027, faut-il taxer l’épargne salariale ? - 08/09

Au micro : Apolline Matin Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 40 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:27OuverteRéponse partielle

    Les banques opposées à ce projet de taxation, pourquoi ?

  • 3:05OuverteRéponse directe

    C'est déjà les mieux lotis ?

  • 3:41OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous touchez de l'épargne salariale ?

  • 6:20OuverteRéponse partielle

    Comment on fait pour lutter contre les fraudes bancaires en hausse de 34% en 2025 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:57InvitéFait
    « Oui, bien sûr, il y a d'abord CRDS, ensuite il y a un forfait social pour l'entreprise et ensuite à la sortie il y a encore des prélèvements sociaux. »
  • 6:24PrésentateurChiffre
    « Elles sont en hausse, ces fraudes, de 34% en 2025. »
  • 7:30PrésentateurFait
    « Ce que vous voulez dire, c'est qu'il y a une forme de complicité de ces plateformes. »

Temps de parole

  • Invité54 %
  • Présentateur20 %
  • Auditeur12 %
  • Auditeur 28 %
  • ?6 %

20,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez RMC. Taxer l'épargne salariale, c'était une piste qui était regardée. Voilà ce que disait le ministre de l'économie hier matin. Eh bien hier soir, le Premier ministre Sébastien Lecornu a refermé la porte et a démenti toute décision du gouvernement en ce sens. Taxer l'épargne salariale, vous, vous êtes archi contre. Bonjour Daniel Baal, patron du crédit mutuel CIC. Vous étiez jusqu'à il y a quelques jours le président de la Fédération bancaire française. Les banques opposées à ce projet de taxation, pourquoi ?

0:30
Invité

Je ne

0:30
Locuteur

sais

0:30
Invité

pas si les banques le sont toutes, en tout cas pour ce qui nous concerne au crédit mutuel où nous avons une vraie politique d'épargne salariale vis-à-vis de nos propres salariés et où nous proposons également ce service à nos clients. Lorsque nous avons vu cette proposition hier matin à la une des échos, évidemment nous avons réagi. Nous pensons sincèrement que taxer aujourd'hui davantage qu'elle ne l'est déjà parce qu'on raconte qu'il n

0:55
Locuteur

'y

0:55
Invité

a pas de taxation sur l'épargne

0:57
Locuteur

de salariés.

0:57
Invité

Oui, bien sûr, il y a d'abord CRDS, ensuite il y a un forfait social pour l'entreprise et ensuite à la sortie il y a encore des prélèvements sociaux. Donc dire que ce n

1:09
Locuteur

'est

1:09
Invité

absolument pas taxé est faux. C'est moins taxé que les salaires ? C'est moins taxé que les salaires parce que c'est de nature différente, c'est un vrai instrument de partage de la valeur qui peut évoluer d'une année à l'autre pour les salariés en fonction de l'évolution des résultats tout simplement. Et ensuite c'est quand même une épargne de long terme. Elle n'est pas immédiatement disponible pour le salarié, elle est bloquée pendant 5 ans, ce qui est très vertueux parce que cela permet de réaliser des investissements de long terme. Elle est bloquée sauf dans certains cas,

1:37
Locuteur

comme

1:37
Présentateur

par

1:37
Locuteur

exemple pour la naissance d'enfant,

1:40
Invité

mariage ou la construction de sa résidence principale. Donc c'est vraiment une épargne extrêmement vertueuse. Et rajouter de la taxation à ça, c'est encore taxer davantage. Quoi ? Bah le travail, tout simplement.

1:51
Auditeur

Oui mais alors après, c

1:52
Locuteur

'est

1:52
Auditeur

toujours une question d'arbitrage. On cherche des sous et on voit bien qu'il faudrait être naïf pour penser qu'il n'y aura pas de hausse d'impôt. Et là on se dit que

1:59
Locuteur

c

1:59
Auditeur

'est quand même une mesure assez juste. Parce qu'en réalité, qui profite de cette épargne salariale

2:04
Locuteur

?

2:04
Auditeur

Oui, mais les salariés, déjà les mieux lotis, ceux qui travaillent dans les très grosses entreprises, qui sont les salariés quand même, qui ont déjà les 35 heures, les comités d'entreprise de compétition, etc. Dans les petites entreprises, c'est très peu distribué. C'est vrai et c'est

2:19
Locuteur

bien pour cette

2:20
Invité

raison que le président de la République, depuis qu'il est au pouvoir, a cherché à développer ce principe de l'intéressement et de la participation. Le premier qu'il a mis sur la table, c'était le général de Gaulle dès 1967. Pourquoi ? Parce

2:33
Locuteur

que justement... Pas

2:35
Invité

67.

2:36
Locuteur

Un

2:36
Présentateur

petit peu plus tard.

2:37
Invité

Le

2:38
Présentateur

partage

2:38
Locuteur

?

2:38
Invité

Je ne

2:39
Locuteur

suis

2:39
Invité

pas sûr que ce soit ça. Bon, enfin, on pourrait en débattre une autre fois. Bon,

2:42
Présentateur

on introduira la question avec Arthur Chevalier.

2:45
Invité

Non, ce que je veux surtout dire, c'est qu'on a cherché pendant ces années à

2:49
Locuteur

ce

2:50
Invité

que davantage d'entreprises entrent dans ce mécanisme de l'épargne salariale et la fiscalité, quelque part, qu'elle soit un peu incitative, c'est assez normal. Et on a le gouvernement à, pendant ces

3:02
Locuteur

dernières années, chercher à la rendue incitative. Et là, on la taxe.

3:05
Présentateur

C'est déjà les mieux lotis ?

3:08
Locuteur

C

3:09
Invité

'est sans doute des salariés d'entreprises qui sont socialement plutôt avancés.

3:14
Locuteur

Combien de salariés, chez

3:15
Auditeur

vous, la touche, les banques salariés ?

3:17
Invité

Chez nous, c'est la quasi-totalité des salariés. Mais c'est un choix que nous avons fait. C'est un choix. Nous, au Crédit Mutuel, au Crédit Mutuel Agence Fédérale, le partage de la valeur est pour nous quelque chose d'essentiel.

3:28
Locuteur

Je

3:28
Présentateur

voudrais que Gauthier puisse

3:29
Locuteur

revenir. Avec les

3:29
Invité

salariés, mais aussi avec la société, avec le dispositif du dividende sociétal. Donc les deux dispositifs se complètent très très bien.

3:36
Présentateur

Gauthier qui nous appelle de Reims, qui est ingénieur. Bonjour Gauthier.

3:40
Locuteur

Oui,

3:40
Invité

bonjour.

3:41
Présentateur

Je ne

3:41
Locuteur

sais

3:41
Présentateur

pas si vous touchez, vous, de l'épargne salariale. Est-ce que vous êtes salarié

3:44
Locuteur

?

3:44
Auditeur

Alors oui, je touche de l'épargne salariale. Et

3:47
Locuteur

vous ne voulez pas qu'on y touche

3:48
Auditeur

? Vous ne voulez pas que

3:49
Locuteur

le gouvernement y touche ?

3:51
Auditeur

Le gouvernement, on y touche déjà. Parce que quand je peux faire un déblocage, j'ai des prélèvements sociaux à hauteur de 6,6% que j

4:02
Locuteur

'ai

4:02
Auditeur

eu en plus-value. Allô ? Oui, oui, ce n

4:06
Locuteur

'est

4:06
Auditeur

pas rien, ce n

4:07
Locuteur

'est

4:07
Auditeur

pas rien

4:07
Locuteur

du

4:07
Présentateur

tout.

4:08
Auditeur

Voilà, donc ça fait quand même des sacrées sommes. Et contrairement à ce que dit Manu, aujourd'hui,

4:12
Locuteur

je

4:12
Auditeur

suis dans une grande boîte,

4:13
Locuteur

j

4:13
Auditeur

'ai de l'épargne salariale. Mais avant, j'étais dans une petite boîte et j'avais aussi de l'épargne salariale. Ça n'a rien à voir avec...

4:19
Locuteur

Ce qui est une minorité, parce

4:20
Auditeur

que sur les moins de 50 salariés,

4:21
Locuteur

il

4:21
Auditeur

n'y a que 20% des entreprises qui distribuent les banques

4:24
Locuteur

salariales.

4:24
Auditeur

Ok, et moi, mon salaire, il est en compétition avec mes collègues qui sont polonais ou espagnols. Et on m'explique que je ne peux pas avoir les mêmes augmentations qu'eux parce que moi, j'ai de l'épargne salariale.

4:38
Présentateur

Oui,

4:38
Locuteur

donc si en plus, on vous y

4:39
Présentateur

touche derrière, vous diriez que vous vous êtes fait

4:41
Locuteur

de pouvoir avoir.

4:41
Auditeur

Déjà qu'à la fin, on a grosso modo le même salaire parce que dans les grands groupes, on parle de total cash qu'on touche en rémunération. En fait, le total cash, il descendrait largement si on applique en plus tout ce qui est déjà prélèvement qu'il y a déjà comme sur ma fiche de taille.

4:57
Présentateur

Gauthier, je voudrais que Daniel Baal puisse réagir.

4:59
Invité

Non, mais je comprends très bien ce que dit votre auditeur. Rappelons également que cette épargne salariale est souvent un complément pour la retraite. Pour beaucoup de nos salariés, ça sert également à ça. Lorsqu'on connaît les débats qu'il y a aujourd'hui sur la retraite, le fait d'avoir effectivement ce dispositif est également vertueux. Et j'insiste sur un point. C

5:20
Locuteur

'est

5:20
Auditeur

déjà une forme de capitalisation en fait.

5:21
Invité

D'une certaine manière, en plus les sommes sont utilisées pour des investissements de long terme, on parle régulièrement de flécher l'épargne. Là, on a une manière de flécher l'épargne et souvent de flécher l'épargne en plus sur des investissements à caractère durable. Donc vraiment, dire que c'est une épargne très vertueuse, je crois qu'on ne le redira jamais assez. J'espère que le gouvernement, et que le propos du chef du gouvernement d'hier soir, met un terme à ce débat. Je rappelle qu'il avait déjà été mis sur la table il y a quelques mois. Donc ce n'était pas juste par hasard. Mais il faut arrêter de vouloir systématiquement

5:55
Locuteur

taxer

5:55
Présentateur

le travail.

5:56
Locuteur

Il faut arrêter

5:56
Présentateur

nettement. C'est

5:56
Locuteur

5:56
Présentateur

-dire que c'est une manière de taxer le travail.

5:58
Locuteur

Oui, c'est

5:58
Invité

taxer le travail. Et le travail est déjà très taxé en France. Les prélèvements sont déjà très importants sur les salariés et sur les entreprises. Ce n'était pas vraiment nécessaire de mettre encore cette couche supplémentaire.

6:08
Présentateur

J'aimerais vous entendre aussi sur les fraudes bancaires qu'on a dit par manipulation. C'est-à-dire, effectivement, quand on se fait avoir, quand on se trompe, ou quand on accepte, effectivement, tous ces SMS que l'on reçoit. Elles sont en hausse, ces fraudes, de 34% en 2025. Comment on fait pour lutter ?

6:26
Invité

D'abord, les banques font des campagnes de sensibilisation très importantes. La Fédération bancaire française, également, en réalise.

6:32
Locuteur

Dès qu'on

6:33
Présentateur

ouvre son appli, maintenant, on

6:34
Locuteur

reçoit effectivement une sorte d

6:35
Présentateur

'alerte, disant, attention, soyez vigilants. Exactement.

6:38
Invité

Lorsqu'on veut faire un virement, lorsqu'on veut autoriser un prélèvement, lorsqu'on veut faire un paiement à distance, on a suffisamment d'alerte.

6:44
Locuteur

Mais alors, pourquoi est-ce que ça

6:45
Présentateur

augmente à

6:46
Locuteur

ce point ? Ce n'est

6:46
Invité

pas suffisant, parce qu'un certain nombre de nos clients se font encore avoir. Je vais vous dire, aujourd'hui, les banques ont fait leurs efforts. Il faut également que, du point de vue pénal, on apporte les sanctions nécessaires. Et il y a un point qui n'est pas couvert aujourd'hui, en angle mort, ce sont les plateformes numériques. Les plateformes numériques, qui, aujourd'hui, facilitent la diffusion massive d'offres frauduleuses. Or, on sait que les plus grosses...

7:13
Présentateur

Vous parlez de quoi ? Vous parlez d'Instagram, de tout ça, qui, en fait...

7:16
Locuteur

L'ensemble des déplacements mirobolants, etc.

7:18
Invité

Au bout de trois clics, on vous

7:19
Locuteur

propose...

7:19
Invité

Qui trouvent des revenus, qui trouvent du chiffre d'affaires, en mettant en avant des offres qui, juste, ne peuvent pas être réalistes.

7:26
Présentateur

Et ils le savent

7:26
Locuteur

?

7:27
Invité

Bien évidemment. En

7:28
Locuteur

tout cas, si elles ne le savent pas, c'est qu'elles ne cherchent pas à savoir. Ce que vous voulez dire, c'est qu'il y a une

7:31
Présentateur

forme de complicité de ces plateformes.

7:34
Invité

Au moins par omission. Au moins une complicité par omission.

7:37
Locuteur

Mais

7:37
Invité

quand il s'agit de perdre...

7:38
Locuteur

Voudrait-il

7:39
Présentateur

les obliger à

7:39
Locuteur

vérifier davantage ?

7:40
Invité

Absolument. Je veux dire, une banque, un assureur, beaucoup d'intermédiaires ont des obligations de vérification des opérations qu'elles réalisent, très fortes. Pourquoi les plateformes numériques n'auraient pas ces mêmes obligations ?

7:53
Présentateur

Merci, Daniel Baal, d'avoir répondu à nos questions ce matin. Vous êtes le patron du Crédit Mutuel CIC. Merci aussi à Gauthier. Ça faisait très, très longtemps que je ne vous avais pas entendu, Gauthier. Tout va bien

8:02
Auditeur

? Oui, c'était la première fois.

8:05
Présentateur

La première fois avec moi ? J'avais l'impression de vous avoir déjà entendu sur l'antenne une autre fois. Mais en tout cas, merci de votre témoignage. N'hésitez pas, maintenant que vous avez poussé la porte.

8:12
Invité

Moi, je suis d'accord avec Gauthier. Vous avez bien raison.

8:13
Présentateur

Vous avez bien.

8:14
Invité

Un mort de taxes et le travail, ça suffit.

8:16
Présentateur

Arthur est d'accord avec vous, Gauthier.