Rémi Féraud : « Une alliance de gauche pour la mairie de Paris n’est possible qu’autour du PS »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
De quelle une de presse souhaitez-vous parler en premier ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que c'était le bon moment pour reconnaître l'État de Palestine ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Un État palestinien peut-il voir le jour face à Netanyahou ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Afficher les deux drapeaux est-il une provocation ?
- 8:00OuverteRéponse directe
La taxe Zucman est-elle une mesure confiscatoire ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Ces efforts demandés aux entreprises ne vont-ils pas casser la croissance ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:30Rémi FéraudFait
« « Non, je crois que ça aurait été une erreur aujourd'hui de ne pas le faire et qu'il a raison de le faire dans le cadre de l'assemblée générale de l'ONU » »
- 9:30Rémi FéraudChiffre
« « une hausse d'une augmentation de 900 € par an pour les salaires nets en dessous de 2000 € par mois » »
- 10:30Rémi FéraudPromesse
« « Les socialistes entendent abroger la réforme de la retraite à 64 ans et revenir à un âge de départ à 62 ans » »
- 12:30Rémi FéraudChiffre
« « On a vu au Sénat dans un rapport que les centaines de milliards d'aide aux entreprises, c'était un montant à la fois excessif et insuffisamment efficace » »
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Bonjour Fero, bonjour. Merci d'être avec nous, sénateur socialiste de Paris. Vous êtes l'un des spécialistes du budget ici au Sénat.
On va évidemment en parler, mais d'abord on va regarder les unes de la presse régionale. On a sélectionné trois titres. D'abord la une de l'est républicain, Palestine, le geste fort de Macron, la France et une dizaine d'autres pays qui vont donc reconnaître ce soir la Palestine aux Nations Unies.
La deuxième une, c'est celle de la Charante libre du pain frais 7 jours sur 7 à la justice de trancher le tribunal de Poitier qui devra dire si les boulangeries de Charante peuvent ouvrir 7 jours par semaine contre 6 actuellement. Et puis la dernière, c'est celle de la Provence et ce très beau titre orage et désespoir au MPSG reporté à ce soir 20h en raison des pluies diluviennes qui ont frappé Marseille hier soir. De quelle avez-vous envie de parler ?
Évidemment, un jour comme aujourd'hui de la première, celle de l'est républicain, parce que euh c'est un fait historique que euh la France avec d'autres pays d'ailleurs reconnaissent euh l'État de Palestine. Et moi qui ne jamais été un soutien du président de la République, je veux euh saluer cette décision et cette démarche du président de la République aujourd'hui. Il a réussi un paris diplomatique selon vous ? certainement puisque d'autres pays et notamment la Grande-Bretagne, le Canada, l'Australie accompagnent la France dans cette démarche.
La France n'est pas isolée. Donc oui, c'est un progrès démocratique qui a un objectif de permettre une solution à deux états. À un moment euh où où le risque notamment d'annexion de la 6 Jordanie, d'expulsion des Gazaouis de la bande de Gaza est extrêmement fort.
Et je salue aussi la démarche qu'a eu Annie Dalgo, la ville de Paris hier soir, d'afficher sur la tour Effel non pas un seul drapeau, mais les deux drapeaux, celui d'Israël et celui de la Palestine en même temps. C'est le symbole que nous voulions envoyer et on va revenir sur cette question des drapeaux et notamment cette initiative de Livier Fort qui fait polémique. Mais pour revenir sur la reconnaissance de la Palestine, est-ce que c'était le bon moment ?
Est-ce qu'il n'aurait pas fallu attendre le démantellement du Hamas ? Le président de la République, je crois, avait dit il y a quelques mois qu'il fallait d'abord que les otages soient libérés et que le Hamas soit totalement désarmé. Et d'ailleurs, il n'a pas reconnu la Palestine à ce moment-là.
Il a estimé qu'aujourd'hui, il n'était plus possible d'attendre. Je crois qu'il avait raison. Et pourquoi alors que ces deux conditions ne sont toujours pas rempli ?
Il y a toujours des otages au main du Hamas et le Hamas n'est pas des mais en raison de la folie meurtrière de Netaniao et de son gouvernement. et je crois que tout le monde le comprend très bien. Non, je crois que ça aurait été une erreur aujourd'hui de ne pas le faire et qu'il a raison de le faire dans le cadre de l'assemblée générale de l'ONU et après un travail diplomatique qui permet à un autre membre du conseil de sécurité de l'ONU, c'est la Grande-Bretagne, d'être sur la même position que la France et à d'autres grands pays.
On peut penser au Canada d'être sur cette position. Derrière les mots, qu'est-ce qui va se passer concrètement ? Est-ce que selon vous un état palestinien peut voir le jour tant il semble clair que Benjamin Netanou fait tout pour l'en empêcher ?
Bien sûr que il ne verra pas le jour demain tel quel, mais l'erreur ça aurait été de ne pas avancer sur cette voie, de protéger la perspective d'un état palestinien. Mais pour le moment, ça ne restera que des mots probablement. Mais l'inverse aurait fait que les faits auraient été rendus peut-être davantage impossible.
Je vois bien les menaces, le chantage de Benjamin Netaniaou, mais avec ce genre de dirigeant politique extrémiste, il ne faut jamais céder à leur chantage et à leur menace. Reconnaître l'état de Palestine le jour de la fête juive de Rechashana, ça aussi ça fait débat au sein de la communauté juive. Est-ce que c'est pas un mauvais signal qui leur est envoyé ?
C'est le moment de l'assemblée générale de l'ONU. Donc ne confondons pas tout. Je sais par ailleurs l'inquiétude des Juifs de France et je la comprends et je la partage.
J'ai vu que après euh avoir euh manqué à participer à la manifestation contre l'antisémitisme, euh le président de la République a eu des propos extrêmement clairs sur l'antisémitisme euh récemment comme il l'a d'ailleurs toujours eu. Voilà, ne confondons pas les choses et voilà, ne mélangeons pas le religieux, le politique. Ça n'est pas Emmanuel Macron qui a choisi la date de l'assemblée générale de l'ONU.
Je ne veux pas faire de lien entre les deux. Olivier Fort, on en parlait il y a quelques instants, demande à Emmanuel Macron d'autoriser les drapeaux palestiniens sur les mairies aujourd'hui. On va retrouver Guillem Ricavi pour en parler, directeur éditorial de Vermatin, Guillem.
Alors que la polémique enf sur les drapeaux palestiniens, il y a une autre affaire de drapeau qui avait d'effrayé la chronique dans le sud. C'était à Nice il y a quelques mois. Oui, effectivement parce que Christian Estrosi, maire de Nice, lui n'avait pas mis des drapeaux palestiniens au balcon de son hôtel de ville, mais des drapeaux israéliens. il avait tenu tête au au préfet des Alpes Maritimes qui lui demandaient de les supprimer.
Il l'avait d'ailleurs finalement fait. Est-ce que pour vous c'est une provocation de la part de Christian Restrosi d'avoir affiché comme cela un soutien très fort à Israël en mettant en place ces drapeaux ? Mais euh Christian Estrosi, je crois, euh a affiché le drapeau euh israélien après les attaques terroristes du Hamas.
Et nous-mêmes à Paris, nous avons projeté le drapeau euh euh israélien pour marquer notre solidarité face au terrorisme. Non, ce n'est pas une provocation. Et aujourd'hui, quand on affiche un drapeau sur une mairie qui n'est pas le drapeau de la République française ou le drapeau européen ou le drapeau de la commune, c'est qu'on veut envoyer un signal politique et le signal politique qu'il faut envoyer aujourd'hui, je crois celui qui est juste, c'est la défense d'une solution à deux états, la préservation de cette perspective et donc c'est d'afficher les deux drapeaux.
Donc vous nous dites qu'Olivier Fort, il aurait pas dû seulement demander d'afficher le drapeau palestinien. Il aurait dû dire il faut afficher les deux drapeaux au fronton des mairies. Mais évidemment parce qu'en plus c'est notre identité politique de socialiste.
Vous savez aujourd'hui il y a président de la République qui va dire que la France reconnaît l'État de Palestine. Vous voyez les soutiens du président de la République, vous les entendez s'exprimer en soutien à cette position ? Non.
Et vous avez d'un autre côté Jean-Luc Mélenchon qui court voilà dans une espèce de dérive qu'il ne faut pas suivre non plus. Donc il faut que les socialistes puissent affirmer cette position qui a toujours été la nôtre et l'affirmer avec force les deux drapeaux pour une solution à deux États pour deux peuples qui ont le droit de vivre en sécurité et en liberté. Même si la situation est extrêmement grave aujourd'hui, il faut maintenir cette perspective et c'est au socialistes de le faire en France.
Comment vous l'avez pris vous à Paris la la décision d'afficher les deux drapeaux ? C'est une décision qui s'est prise en conseil de Paris ou c'est une décision d'Annie Dalg ? C'est une décision d'Annie Dalgo.
J'avais échangé avec elle sur cette décision et je crois que c'est la bonne décision. Je crois d'ailleurs qu'elle a été très bien comprise. Évidemment la tour Effel est un symbole qui sera vu dans le monde entier.
Guillem à Marseille, on parle également de drapeau aujourd'hui. Oui, effectivement, c'est une initiative du président de la région Provence Alpôte d'Azur, Renault Muselier qui ce matin a décidé lui et bien de pavoiser le bâtiment du conseil régional, non pas avec des drapeaux israéliens, non pas avec des drapeaux palestiniens, mais avec une vingtaine de drapeaux tricolores. Là aussi, il faut y voir un symbole.
Est-ce que c'est pas d'ailleurs la bonne solution euh de réaffirmer ce qu'est la France à ce moment-là ? Je sais pas en quoi 20 drapeaux changent par rapport à un. J'ai pas de commentaire à faire.
J'ai envie de j'ai envie de vous dire chaque chacun envoie le message qu'il souhaite envoyer et je crois que chaque mairie, chaque institution locale, régionale peut aussi faire ses choix. Moi, je suis fière du choix qu'a fait Paris. Que vont faire d'autres ? vu que Karim Boamran à la mairie de Saint-Toin avait fait avait pris la même décision afficher les deux drapeaux aujourd'hui.
Merci beaucoup Guilemrivi, merci d'avoir été avec nous ce matin et à très vite. On va passer à la politique avant de parler du budget dans quelques instants. Est-ce que vous souhaitez qu'un accord soit trouvé avec Sébastien Lecornu ou est-ce que la censure du PS dès le discours de politique générale, elle est quasiment inéluctable ?
Elle est probable. Mais attendons le discours de politique générale. Pour le moment, vous savez ce que Sébastien Lecnu va faire, va dire "Moi, je n'en sais rien.
C'est le grand silence". Donc, il y aura une déclaration de politique générale au début du mois d'octobre. Sébastien Lecornu a annoncé une rupture.
Quelle rupture ? Si les orientations qui l'annoncent correspondent notamment à ce que nous avons demandé, proposé dans le contrebudget du Parti socialiste. Alors, il y a des possibilités.
Je reste franchement très sceptique. Tout le monde. Mais est-ce que le PS va tout faire pour trouver un accord ou pas ?
Non. Non, c'est à Sébastien Lecornu de tout faire pour trouver un accord. C'est à Sébastien, nous nous avons montré notre responsabilité au mois de février dernier pour que la France ait un budget.
C'est François Bairou qui n'a pas tenu ses engagements notamment sur la réforme des retraites. C'est n'inversons pas les rôles, c'est au premier ministre de remplir les conditions d'un accord possible. Je reste très sceptique et même s'il y a dialogue, ça n'empêchera pas une censure.
Et au cœur des discussions, il y a le budget. Le Parti socialiste qui demande l'abandon du budget Bairou et a formulé ses propositions et c'est l'objet de votre éclairage Alexandre. le Parti socialiste qui défend donc en cette rentrée un contrebudget avec plusieurs propositions.
Qu'est-ce qu'on peut en retenir ? Alors, d'abord ce contrebudget socialiste propose au total une un effort budgétaire de 21 milliards d'euros, une baisse du déficit de 21 milliards d'euros. C'est moins que les 44 milliards d'euros qui avaient été proposés cet été par François Baerou.
Les socialistes veulent étaler dans le temps la baisse de notre déficit pour qu'il atteigne 3 % de la richesse nationale d'ici à 2032 et pas en 2029 comme c'était proposé par l'ancien premier ministre François Baou. Les socialistes proposent d'abord des mesures sociales pour le pouvoir d'achat, une hausse d'une augmentation de 900 € par an pour les salaires nets en dessous de 2000 € par mois. une mesure financée par une baisse de la CSG.
Et puis les socialistes entendent abroger la réforme de la retraite à 64 ans et revenir à un âge de départ à 62 ans. Rémy Fero, la suspension de la réforme de la des retraites à 64 ans, est-ce que c'est une condition des socialistes pour ne pas censurer Sébastien Lecornu ou est-ce que vous dites ce sera réglé à la présidentielle 2027 ? Non, c'est une condition pour ne pas censurer.
Nous nous sommes attachés à la justice fiscale, à un effort pour le pouvoir d'achat, à la défense d'un modèle de protection sociale, au soutien aux services publics, à la transition écologique du pays volontarisme. Vous avez vu encore les pluies diluviennes en Provence, elles sont liées au réchauffement climatique. Il y a une perspective politique derrière le contrebudget que nous avons proposé.
Nous avons fait des propositions avec notamment une trajectoire budgétaire plus juste et plus réaliste, plus raisonnable. Nous verrons bien si Sébastien le cornu y répond totalement en partie. Presque pas du tout.
Pas du tout. Je n'ai pas je ne suis pas très optimiste, mais franchement dans l'état où est le pays, dans les risques qui pèsent sur nous, il faut suspendre cette réforme des retraites et d'ailleurs une grande majorité des Français y sont favorables et puis il y aura une élection présidentielle dans un an et demi. Donc cette suspension de la réforme des retraites où évidemment ce serait un geste extrêmement fort.
Je crains que ce soit surtout une ligne rouge pour les soutiens de droite euh euh de la majorité présidentielle qui n'est pas majoritaire. Et dans ce contrebudget socialiste, il y a aussi des mesures de justice fiscale. Ah oui, notamment la taxe Zucman dont on parle beaucoup en ce moment.
La taxe Zucman, on le rappelle, c'est le prélèvement de 2 % euh sur les patrimoines qui sont supérieurs à 100 millions d'euros. Cette taxe permettrait de rapporter 15 milliards d'euros dans les caisses de l'État et cette taxe pourrait viser la valeur des actions possédées par certains dans une entreprise et donc du coup le bloc central n'en veut pas. Écoutez sur ce point le sénateur centriste Vincent Capocanelas qui était sur ce plateau la semaine dernière.
Alors je crois pas du tout à la taxe Zucman parce que ça serait enfin porté atteinte au enfin finalement à la propriété des entreprises et ça ne fonctionne pas. Il faut trouver des solutions qui soient robustes économiquement. Le pays doit faire des efforts, il faut qu'il soit bien réparti mais attention, c'est pas en fiscalisant ou qu'on y arrivera non plus.
Réy Ferro, vous entendez cet argument du bloc central avec cette taxe Zucman vous allez déposséder les entrepreneurs de leurs entreprises ? Tout le monde sait que ça n'est pas vrai et qu'il existe un sujet. On a beaucoup parlé de Mistral sur les licornes.
Il faut trouver à répondre à cet enjeu-là mais à dire tout le temps que ça n'est pas possible d'avancer sur la voie de la justice fiscale et notamment d'une meilleure participation des ultra riches. Euh et bien c'est comme ça qu'on va dans le mur politiquement. Il y a une attente de jusqu' possible autour d'autres choses, une autre forme de taxation des ultra riches que la taxe duman.
Oui mais il ne la propose pas. Et donc euh mais s'il vous propose autre chose, vous êtes vous êtes pas que bouté sur la taxe duman ou si mais c'est pas un un totem. Euh euh mais on attend leur proposition pour le moment.
Nous n'avons rien vu. Ce sont les socialistes en effet qui ont porté cette proposition euh de la taxe Zucman dans le débat public. Et c'est ça qui est extrêmement important, extrêmement positif et bien sûr que les Français sont attachés à la justice fiscale.
Ce cette injustice fiscale qui est la marque de la politique macronise depuis 2017, elle est arrivée au bout de son échec aujourd'hui et donc il faut inventer de nouveaux outils. Emmanuel Macron avait supprimé l'ISF, nous proposons aujourd'hui la taxe Zucman qui permet de prendre en compte l'augmentation délirante des inégalités de patrimoine et c'est ça qui doit être une perspective pour le pays de justice. Alors dans ce contrebudget socialiste, vous vous demandez également des efforts aux euh plus riches supplémentaires avec la flat taxe, c'est impôt unique sur les revenus financiers qui avait été créé en 2017 par Emmanuel Macron.
Avec vous, il passerait de 30 % à 32 %. Euh vous prévoyez également un plan de lutte contre la fraude fiscale qui rapporterait 3 milliards d'euros. Et puis euh ce contrebudget socialiste demande aussi un effort aux entreprises avec la suppression de certaines exonérations de charge patronale et la baisse de certaines aides aux entreprises.
Par exemple, la niche fiscale dont bénéficie le secteur du fret maritime. Rémy Fero, tous ces efforts demandés aux entreprises, est-ce que c'est pas le mauvais moment ? Est-ce que ça ne va pas casser la croissance ?
Mais d'abord, ils ne sont pas toujours demandés aux entreprises alors sur les suppressions d'exonération de charge sur la suppression de certaines parce que nous sommes allés trop loin en terme d'exonération de charge sans condition et qu'il y a besoin de ressources pour notre protection sociale. On a vu au Sénat dans un rapport que les centaines de milliards d'aide aux entreprises, c'était un montant à la fois excessif et insuffisamment efficace parce que insuffisamment conditionné. Les efforts que demande le Parti socialiste dans son contrebudget, sincèrement, ils sont raisonnables, ils sont cadrés budgétairement, il y a un chemin possible.
Donc ça ne va pas casser la croissance. Et c'est pas ça qui va casser la croissance. dans ce qui casse la croissance aujourd'hui, c'est l'inquiétude des Français.
C'est euh le risque d'une augmentation des impôts sur les classes moyennes et les plus modestes. C'est l'insuffisance en terme de pouvoir d'achat et donc de consommation. C'est ça aujourd'hui qui pèse sur la croissance ainsi que le manque d'investissement public.
Et pour combler le trou de la sécurité sociale, qu'est-ce qui est proposé ? Et bien les socialistes prévoient une baisse du déficit de la sécurité sociale de 4,6 milliards d'euros mais euh sans déremboursement euh de soins de santé. Euh ce contrebudget demande un effort aux travailleurs les mieux payés avec pour euh ces salariés une baisse du cumul emploi retraite, également une baisse des indemnités en cas de rupture conventionnelle et puis un plan de lutte contre les addictions à alcool drogue sucre.
Un plan qui est censé également améliorer les comptes de la sécurité sociale. Merci Alexandre. Réy Ferro, François Bairou, il avait fixé l'effort à 44 milliards.
Hier dans le Parisien, il y a Elbron Pivé dit "On peut trouver un compromis autour de 35 milliards." C'est votre avis ? Déjà, ça diminue mais c'est pas un problème de discussion de marchand de tapis, c'est pas un problème seulement de montant de l'effort, c'est comment il est réparti.
Et puisque aujourd'hui il faut faire des efforts, et bien il faut d'abord demander ces efforts à ceux qui ont bénéficié de la politique fiscale d'Emmanuel Macron puisque elle n'a pas rempli ses objectifs en terme de redistribution. C'est assez simple. Je crois d'ailleurs que tous les Français enfin les Français très majoritairement le comprennent et l'approuvent, y compris ceux qui ne votent pas pour le Parti socialiste ou à gauche.
Il est temps de l'entendre. Donc euh voilà, c'est pas 44, 37 ou 35, ça n'est pas le seul sujet. Euh mais bon, je constate que euh euh plus personne ne trouve raisonnable visiblement ce que proposait en terme de de réduction du déficit.
Euh François Villon, on va parler de Paris pour terminer. D'abord cette législative partielle qui avait donc lieu hier. Michel Barnier, l'ancien premier ministre est arrivé en tête de cette législative devant le Parti socialiste qui l'affrontera au second tour.
Le score vous laisse vraiment de l'espoir. Cette circonscription, elle a été découpée par le gouvernement de François Fillon pour être ancré à droite et d'ailleurs François Fillon a ensuite été le député. Il y a un deuxième tour euh la candidate de la gauche a fait pour une partielle en plus où la gauche c'était faible dans les dernière partiel un score tout à fait honorable je crois à peu près équivalent à celui de l'an dernier et dans le 5e arrondissement elle est nettement en tête.
Donc il y avait trois arrondissements 5 6 7 et arrivé en tête 6e et 7e arrondissement. Tout dépendra de la mobilisation et moi j'appelle les électeurs de gauche à se mobiliser pour le 2e tour parce qu'évidemment si la participation augmente alors tout est possible. Vous étiez euh candidat au municipal à Paris.
Emmanuel Grégoire a remporté la primaire socialiste. Est-ce que vous ferez campagne en faveur d'Emmanuel Grégoire ? Oui, je l'ai dit euh dès le soir de la désignation d'Emmanuel Grégoire par les militants socialistes.
Peut euh rencontrer des échecs, avoir des déceptions en politique. Mais je Comment vous l'avez vécu cet échec ? Avec déception, c'est normal, mais avec responsabilité aussi.
C'est tellement important que Paris ne tombe pas dans les mains de la droite de Rachid Adati. Et pour cela, je souhaite que la gauche sache se réunir, la gauche parisienne de la majorité municipale actuelle autour de la candidature d'Emmanuel Grégoire et de celle notamment de nos maires d'arrondissement dans les arrondissements pour avoir un dispositif le plus efficace possible. Et moi, je contribuerai autant que je le peux, avec mes convictions à euh euh cette victoire de la gauche l'année prochaine au municipal.
Mais est-ce que pour ça, il faut s'allier dès le premier tour ? Je pense que l'alliance du PS, des vers, des communistes et de place publique notamment dès le premier tour nous permettra d'être plus efficace. Donc oui, je le souhaite.
Mais elle vous paraît possible autour de qui ? Elle me paraît possible et elle n'est possible qu'autour du candidat socialiste. Tout le monde le sait et donc j'espère que ce racemblement pourra se faire.
Tout tout le monde n'a pas l'air de le savoir. Les les écologistes et préféré que ce soit autour de David Belliard, les communistes autour de Yan Brossard. C'est normal mais depuis 2001, le maire de Paris est socialiste et c'est autour des d'un candidat socialiste que nous pouvons être le plus efficace.
Il y a une légitimité et c'est moi qui le dit. Donc euh voilà, moi je souhaite que ce rassemblement se fasse autour d'Emmanuel Grégoire pour Paris et autour de nos maires d'arrondissement sortant dans les arrondissements. Il y a des mers d'arrondissement socialistes, il y a des mes d'arrondissement écologistes, il y a un maire d'arrondissement dans le 20e de place publique.
Ce sont eux et elles qui peuvent porter le combat si nous sommes tous unis. Et puis euh évidemment que chacun et les socialistes devront faire des efforts pour la constitution de la liste parisienne. Mais voilà, ne perdons pas de vue l'essentiel.
L'essentiel c'est de l'emporter en mars prochain. Vous étiez soutenu par Annie Dalgo. Annie Dalgo, dont les frais de représentation ont été révélés ces derniers jours et il passe mal.
Plus de 84000 € de vêtement de luxe financé par la ville entre 2020 et 2024 dont des robes Dior. Alors, on précise qu'il y a rien d'illégal. Elle est restée dans l'enveloppe prévue par la loi.
Mais quand même, est-ce que c'est pas déplacé à un moment où on demande tant d'efforts aux Français de voir des des robes dior à plus de 6000 € acheté par la Mire de Paris ? On dit des robes d'or euh je crois qu'il doit y en avoir deux, peut-être une pour justement la représentation comme maire de Paris. Ce sont des frais de mandat dont les montants n'ont rien à voir avec ceux des ministres, des secrétaires d'état ou des parlementaires.
Donc cette polémique est à la fois absurde, injuste, j'allais dire un peu dégueulasse et qu'elle relève du pur populisme. Dalgo a respecté les règles pour des frais de mandat d'un montant de 20000 € enveloppe voté par le conseil de Paris. Et si des robes de grands couturiers ont été utilisées par ces frais de mandat, c'est justement pour représenter Paris et notamment pour mener la campagne qui a permis à Paris d'obtenir les jeux de 2024.
Donc moi, je suis indigné par cette polémique qui ne vise qu'unidalgo. Alors que euh évidemment tous les responsables politiques de premier plan dans ce pays bénéficient de frais de mandat. On peut le contester éventuellement mais pas euh en accuser à Nidalgo.
Et Olivier Fort le premier secrétaire de Parti socialiste et pas forcément de votre avis Alexandre. Olivier Fort qui n'est pas tendre avec Annie Dalgo, même s'il reconnaît que la fonction de maire de Paris exige certains frais de représentation et il y a certainement quelque chose entre le jean et la robe dur. Voilà.
Donc ça veut dire que il y a des déontologues qui doivent être partout dans nos collectivités et qui doivent dire ce qu'il est possible de faire, ce qu'il est raisonnable de faire et ce qui ne l'est pas. Et parfois peut-être pour de grandes manifestations se faire prêter des vêtements par ces grandes maisons qui ont intérêt elles aussi à ce que présidente ou une maire ou une présidente de région ou de département et bien elle s'habille et fasse honneur à la création française. Qu'est-ce que vous voulez répondre à Olivier ?
On peut toujours compter sur Olivier Fortin. C'est affligeant. Panidalgo visiblement.
Visiblement c'est affligeant. Notamment au moment où la gauche parisienne, les socialistes parisiens sont engagés dans un combat difficile et essentiel pour les prochaines éleité de la part des élus. Mais 20000 € de freinement d'at par an encadré utilisé justement pour représenter Paris.
Je ne vois pas en quoi cela est contraire à l'exemplarité. Tout cela est un rideau de fumée monté par une officine d'extrême droite afin de créer une polémique. Les chiffres sont les chiffres sont vrais.
Rémy Ferron. Oui, d'accord. Mais ils n'ont ils n'ont aucun caractère problématique.
Tout cela vise à noyer la mise en examen pour corruption de Rachid Adatifi. La vous pensez que la révélation de ces chiffres, ça vient de Rachid Adati. Mais ça vient de l'extrême droite.
Et Rachid Adati, l'extrême droite, c'est pareil. monde le sait et ça vise justement à noyer l'ensemble des polémiques et à oublier qu'il y a quelque chose de grave. C'est ça qu'aurait dit autour de Rachidi.
C'est ça qu'aurait dû dire Olivier Fort. Merci Réy Ferro. Merci beaucoup d'avoir été notre invité.
Oh.
Rémi Féraud