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interviewFrançois Ruffin· 9 avril 2025 23 min

Trump, guerre commerciale : que la France en fasse une chance !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

François Rufin, bonjour. Bonjour. Bonjour et bienvenue sur Inter.

Vous vous dites légitime à représenter la gauche. Vous avez officialisé ces derniers jours. Vos ambition pour 2027, on va en parler dans quelques instants.

Mais d'abord, l'état du monde et cette guerre commerciale accélérée de manière spectaculaire par Donald Trump en 3 mois, pardon, il aura mis fin avec sa politique protectionniste et ses droits de douane à plus d'un demi-siècle de libre échange. Voilà des années François Ruffin que vous appelez au protectionnisme ici en Europe sur le fond. Êtes-vous si éloigné que ça de ce que fait Trump depuis une semaine ?

Écoutez, Donald Trump rond de manière brutale, unilatérale, agressive avec 30 ans d'ordre mondial commercial. Maintenant, je vais le dire plus tard, mais moi je l'aurais pas fait du tout de cette manière-là. Je pense queil le fait de manière stupide et stupide d'abord pour son pays lui-même.

Mais on est en France et je considère qu'ici à votre micro, je dois dire tant mieux. Je dois dire tant mieux parce que c'est une chance pour l'Europe et une chance pour la France. Vous savez, on peut pas il y a 15 jours ou dans les mois qui précèdent parler de souveraineté, de souveraineté sur l'industrie, de souveraineté sur l'industrie de défense et penser que il y a pas un enjeu à avoir des protections, à avoir des régulations et en d'avoir en partie une sortie de la mondialisation si on prend au sérieux la question. qui il a raison sur le fond, on entend vos critiques sur la méthode mais sur le fond mettre des barrières douanières, taxer tout produit qui entre sur les le sol américain à 20 30 ou 40 % c'est ce qu'il faut faire ici chez nous globalement.

C'est ce qu'il ne faut pas faire. C'est ce qu'il ne faut pas faire parce que pour moi, il n'a jamais été question. Vous savez, ça fait des décennies que j'ai réfléchi à ça parce que je considère qu'en Picardie, j'étais en première ligne pour voir des industries partir en série de mon coin, mais jamais j'ai pensé qu'il fallait relever de 20, 30, 40 % de manière unilatérale sur tous les produits.

Il nous faut un plan, il faut le plan des 100. Il faut le plan des 100 produits sur lequel on veut retrouver notre autonomie. Et là-dessus, oui, on met en place des taxes aux frontières, des barrières douanières, des quotas d'importation.

Qu'est-ce que c'est ces sans produits par exemple ? Bah c'est les aliments, les médicaments évidemment, ce sont les masques, les surblouses en cas de crise sanitaire, c'est la poudre, les obus en cas de guerre, c'est l'acier. Parce que je mets cette alerte là, si on veut pas de protection aujourd'hui, c'est l'acier qui disparaît.

Ma siège est fait d'acier. Si j'ai pas d'acier, je tombe par terre. Si jamais on n pas d'acier, il y a pas d'industrie de défense.

Si jamais l'Europe s'est fondé la C sur l'acier, or aujourd'hui si on laisse faire, c'est la fin de l'industrie de sidérurgie française, la fin de l'industrie de sidérurgie européenne. Mais vous mettez des droits douanes de combien sur ces 100 produits ? Il y a plusieurs instruments, vous savez.

Il y a les quotas d'importation, il y a les barrières douanières, il y a les instruments de défense technique. Ce que je veux vous dire madame Salamé, c'est que ce matin, c'est plus le François Ruffin qui a porté de manière un peu solitaire cette idée-là pendant des années. Aujourd'hui, c'est devenu une évidence, y compris chez les patrons.

C'est le patron de Valéo qui dit ça. C'est ce sont les patrons de la sous-traitance automobile qui disent ça. C'est la Fédération de la chimie qui dit ça.

C'est le le patron de Michelin qui dit ça. Si on met pas en place des défenses, on est cuit. Vous savez par exemple, on vient de promouvoir l'agrivoltamisme.

Oui. C'est mettre des panneaux photovoltaïque dans les champs. Mais à un moment où la France vient de perdre sa dernière usine de fabrication de panneaux solaires où ils partent en Syrie en Allemagne, c'est fait c'est fini pour toute l'Union européenne et on est dans une dépendance maintenant totale sur un produit de stratégique sur l'énergie de la Chine désormais à 100 %.

Je je comprends et on comprend mais vous les mettez où les droits de douane ? Vous les mettez au à quelle frontière ? Aux frontières française ou aux frontières européenne ?

Aujourd'hui, c'est l'Europe qui doit penser différemment. Mais je constate que franchement, ils sont toujours aussi nuls. Mais il y a à changer et à faire changer tout ce qui se passe au niveau de l'Union européenne.

Et on doit peser évidemment là-dessus. La France doit peser là-dessus. Donc donc vous sur ça vous avez évolué parce que un temps vous disiez moi je veux mettre des droits douanes et des de faire du protectionnisme au niveau français.

Là vous parlez d'Europe je dis toujours je dis toujours il y a des mesures qui peuvent être prises au niveau français. Par exemple à un moment Emmanuel Macron a voulu relancer l'industrie du masque vous savez et il a donné des millions d'euros pour cuiller des usines de masque. Elles ont fermé dans les 6 mois dans l'année qui suivait.

Pourquoi ? parce que 99 % de nos masques continuent à être importé de Chine, mais parce que 97 % de notre commande publique, des pompiers, des lycées, des hôpitaux, importer de Chine aussi. Et là en revanche, sur la commande publique, on peut faire de la commande publique qui veulent dire des mesures protectionnistes aux frontières françaises sur certaines et aux frontières européennes sur d'autres.

Je dis je dis qu'il peut y avoir je dis il y a des outils. Par exemple, la commande publique est un outil qui peut être actionné au niveau français sans attendre l'Union européenne. Mais je dis qu'en revanche, il s'agit de faire bouger l'Union européenne parce que on peut pas faire des grands sommets sur la souveraineté en matière de défense et en matière militaire il y a 15 jours et 15 jours après dire que sur notre industrie de défense, on aurait plus d'industrie de défense en France si jamais l'industrie de défense ne s'était pas exonérée de l'Organisation mondiale du commerce. parce qu'il y a eu la commande publique, parce qu'il y a eu de la planification en la matière.

C'est ce qui a sauvé en partie en partie de notre industrie défense. Je veux dire que sur ce sujet-là, je pense qu'il y a moyen que on rassemble le pays, que si jamais on disait aux députés bosser sur identifier les sans produits, sur un plan là-dessus, je suis convaincu que on pourrait siéger pendant tout l'été et vous savez à la place de diviser d'enliser les syndicats et et le patronat aujourd'hui dans un conclave, je suis convaincu que les syndicats de salariés seraient prêts à signer là-dessus et que le patronat aussi. Je pense qu'il y a moyen de rassembler le pays pour se demander sur sur quel produit les 100 produits sur lesquels on veut retrouver notre autonomie.

François Ruffin face à la hausse des droits de douane Commission européenne promet de réagir tout en maintenant la voie de la négociation encore ouverte. Est-ce que c'est la bonne solution ou il faut la méthode chinoise œil pour œil, dents pour dents ? Écoutez, j'ai lu euh les pages que Ursula Vleon euh consacre à la ripost.

C'est c'est ridicule. Dedans, vous savez que il y a les bid, il y a les chewing-gums, il y a les combinaisons de skis, il y a la viande de Rennes. Est-ce qu'on a pour ambition en France, en Europe, d'avoir une renaissance de l'industrie du bid ?

Non. Non, mais vous avez bien compris le bidé, on en est loin maintenant. C'est plus ça la question.

Vous avez bien compris que ils ont deux choix au niveau de la Commission européenne. Soit ils font à la chinoise, c'est-à-dire on hausse on augmente immédiatement nos droits douan au risque de l'escalade et au risque de faire perdre de des des profits à nos entreprises françaises et européennes. C'est ça le c'est ça le risque.

C'est ça qu'il faut peser parce que tout le monde aurait envie de dire "Ah oui d'accord, tu nous augmentes de 30 % pour œil dans pour d'est Oui, donc qu'est-ce qu'il faut faire ?" pas tout alors alors alors que que préconise Fran François Ruffin au niveau de la Commission européenne ? On veut une repost symbolique.

Bon quel est le symbole de l'Amérique de Trump et de Musk ? C'est la Tesla. Plus une voiture Tesla vendue sur le continent européen.

Donc vous interdisez Tesla. On interdit si on veut prendre une mesure symbolique, on frappe là-dessus. Deuxème point, évidemment les gafards sur lequel il s'agit de retrouver une souveraineté numérique.

Dans un premier temps, on les taxe. Dans un deuxième temps, on les remplace. Mais surtout, il faut bien comprendre que c'est pas par euh le travail, c'est pas par euh euh finalement les biens qu'on est concurrencer aujourd'hui par les Américains.

Le problème, c'est que on l'a vu avec Alstom Energy, on l'a vu avec Technip, on l'a vu avec la TCO, c'est que ces 10 dernières années, ce sont 1500 entreprises françaises, souvent des fleurons qui ont été rachetés par des fonds anglo-saxons, américains. C'est là-dessus qu'on doit empêcher ça. Plutôt que de faire la danse du ventre pour attirer les capitaux américains dans notre pays, on doit se demander sur quoi on maintient notre souveraineté et on refuse.

Donc on fait quoi avec les entreprises qui expliquez-nous celles qui le sont déjà Celles qui le sont déjà, on va avoir bien du mal à exproprier. Je propose pas ça mais par contre je dis pour la suite plutôt que d'aller faire la danse du ventre dans des T France pour attirer les capitaux américains, on devrait plutôt s'en protéger. François qui viennent et depuis l'élection de Trump il viennent beaucoup capitaux voulez pas les cap je dis que on a un capital national en matière d'assurance vie ainsi de suite qu'on doit d'abord mobiliser le capital national et qu'on doit pas laisser partir par exemple le dolipran aux États-Unis.

Donc ça veut dire maintenir une souveraineté aujourd'hui vis-à-vis des Américains, ça se joue plus sur le capital que sur les droits de douane. Les industriels français étaient réunis hier à Berourc Ferat pour tenter d'élaborer une position commune face à la guerre commerciale. La semaine dernière, Emmanuel Macron a appelé les industriels à suspendre leurs investissements aux États-Unis.

Quel message enverrions-nous euh si de grands acteurs européens investissaient des milliards dans l'économie américaine au moment où les États-Unis s'en prennent à nous, disait Emmanuel Macron, il a eu raison de le faire. Je vous dis, c'est pas la réponse que je propose. Je je là, il se repose sur les patrons leur disant "N'allez pas investir aux États-Unis." Bon, c'est leur faire confiance pour ça.

Vraisemblement, ils iront là où il y a du profit, mais comptons sur leur patriotisme. Je dis en revanche, il y a quelque chose où monsieur Macron a la main, c'est les investissements américains sur le sol français voire européen. Et là, s'il veut, c'est lui qui peut dire "Non, c'est fini." Mais l'appel au patriotisme, qu'est-ce que vous en pensez ?

Parce qu'à la fin, qu'est-ce comment vous qu'est-ce que vous feriez à sa place face à ces grandes entreprises ? Et on l'a vu au début de l'arrivée de Donald Trump, c'est quand Donald Trump promet une baisse de l'impôt sur les sociétés à 15 % alors que chez nous elle est à 25 %. Les grands patrons effectivement et on les a vu que ce soit Stellantis, LVMH, CMA, CGM, ils sont partis aux États-Unis, ils ont commencé à investir là-bas, ouvrir des usines là-bas.

Vous leur diriez quoi ? Écoutez, d'abord la question c'est est-ce qu'ils vont produire aux États-Unis pour le monde, pour l'Europe ou est-ce qu'ils vont produire aux États-Unis pour les États-Unis ? Si c'est ça, je l'entends.

Si c'est en revanche pour faire de l'importation ici en Europe, je l'entends pas. Mais je vous redis sur la question industrielle, on est bénéficiaire dans nos exportations avec les États-Unis. Donc le souci est pas là.

Il faut pas prendre la proie pour l'ombre. Aujourd'hui, on a un souci sur ça qui est vis-à-vis de l'est, vis-à-vis de la Chine notamment. Euh et euh on va ce souci va être redoublé parce que comme les exportations chinoises ne parviendront pas aux États-Unis, ça va d'autant plus débouler sur le marché européen.

Donc je dis l'urgence là de se protéger et je suis pas le seul à à tirer la sonnette d'alarme quoi. Vous savez quand je vais sur le site euh site d'Arselor euh à Dquerque sur l'acier, ce sont les ouvriers qui m'alertent dans l'endroit où se trouve le plus grand haut fourneau d'Europe parce que il est en fin de vie et ça sera bientôt fini. Mais c'est aussi le patron d'Arcelor qui vient en commission des affaires économiques et qui nous prévient qui va aller produire en au Brésil ou en Inde que parce que c'est moins cher là-bas et que ila si jamais on met pas de protection.

Donc il y a la nécessité aujourd'hui. Il dit il vous dit aussi "N'augmentez pas trop nos impôts sur les sociétés." François France ça qui disent aussi c'est pas ce qu'il vient de dire.

C'est pas ce qu'il vient dire. Vous savez il faut les augmenter à nouveau. Emmanuel Macron les a baissé de manière drastique.

Il est pas on est passé de 33 % à 25 %. Vous si vous revenez au pouvoir, il faut revenir à 33 % d'imposition sur les sur les sociétés. Écoutez, écoutez madame Salam, et moi je regarde ça, je regarde les échos de mon ami Bernard Arnaud.

Je vois quoi dans les échos ? Un nouveau record de dividendes. Les entreprises tricolores ont une nouvelle fois les premières contributrices à l'échelle européenne.

Une hausse moyenne de 8,2% taxer. Donc il faut les taxer vous savez, il y a 80 90 % des Français qui trouveraient juste que dans notre pays les petits payent petits et que les gros payent gros. et que oui, là où il y a des hyperdividendes, là où il y a des mégafros, la justice fiscale, si on veut faire du commun, c'est qu'en effet, elle paye davantage.

François Ruffin, il y a l'économie selon Trump, mais il y a aussi la la guerre idéologique menée contre les chercheurs, contre les sciences, les listes entières de mots désormais interdits. Cette dimension du trumpisme, elle vous glace. Alors, vous allez dire que ce matin, j'ai choisi décidément l'optimisme de la volonté plutôt que le pessimisme de la lucidité parce que je veux en faire à nouveau une défendre Donald Trump.

Non, non, pas du tout. Entendez, entendez bien que sur les droits de douane, je ne dépen pas du tout la méthode de la preuve. Et là, au contraire, mais je veux dire, faisons-en faisons-en je veux dire, on a nous a dit que pendant des années, les cerveaux partaient aux États-Unis. faisons revenir.

Ayons un grand plan d'accueil, je dis de réfugiés scientifiques parce que aujourd'hui c'est la science payer les payer pardon les payer. Et ben oui et ben je je suis favorable à ce qu'il y a un grand planut qu'on on entraîne nos universités dans la misère parce qu'en vérité on a diminué très nettement le budget par étudiant et très nettement diminué le budget de nos facultés. Il s'agirait aujourd'hui de le revaloriser pour deux raisons.

D'abord, pour attirer ses cerveaux qui en effet, il y a une chasse à la science, il y a une guerre au savoir qui est menée aux États-Unis et il y a un certain nombre de personnes qui pourraient euh avoir une aspiration pour un lieu de refuge et un un lieu d'accueil, mais aussi parce que comment on pense que on va gagner la bataille économique demain et qu'on va redevenir une puissance ? Moi, je vous ai dit la nécessité de protection, est-ce que je prétends que ça suffit ? Non, il est évident qu'il y a besoin d'innovation. l'innovation ne l'aura que parce qu'on aura une ébullition.

Je dis aussi, vous voyez ma surprise, dans ce temps où le monde bascule un jour, enfin il y a de semaines, le monde bascule sur la sécurité mondiale et en particulier européenne. Aujourd'hui, le le monde bascule sur la guerre commerciale et je sens pas un pays en ébullition où on aurait des chercheurs, des scientifiques, des intellectuels qui se réuniraient à l'Élysée dans les ministères, à l'assemblée et qui viendrai imaginer parce que là on on change d'époque le temps où c'était concurrence, croissance, mondialisation qui fonctionnait à à tir la larigo et que bon ça nous formait le cadre duquel on ne pouvait pas sortir, c'est fini. Donald Trump le fait exploser.

Donc soit on fait du bouche à bouche à ça, soit on fait du massage cardiaque au libre échange, soit on se dit bah c'est le temps de l'imagination au pouvoir, il faut imaginer autre chose. Et ça ça doit se faire avec des inspir sur la défense. L'autre versant de l'arrivée de Trump, c'est la politique européenne de réarmement partout.

Les 27 augmentent leur budget de défense. On parle aujourd'hui d'une défense commune commune. Vous êtes favorable à ça François Ruffin.

Vous êtes tout sur la question de la défense commune et sur la question de l'augmentation des budgets militaires. Emmanuel Macron, Édouard Philippe parle de 3,5 d'arriver à 3,5 % du pip. Vous vous dites quoi ?

Écoutez, il y a une course à l'échalo. Un jour c'est 3 %, le lendemain c'est 5 %. On revient à 3,5 %.

Je dis je dis d'abord il faut identifier nos points de faiblesse et là on a vu des points de faiblesse dans la guerre en Ukraine alors que nous ne sommes pas directement engagés. On est à cours des produits de base tout comme pendant la crise Covid, on avait été à cours des produits de base, c'estàd les masques et les sur blouses. Là, on se retrouve à cours de produits de base, les obus, les munitions, euh la poudre, des choses de base.

Donc évidemment là-dessus, il faut retrouver notre souveraineté et il faut investir sur ce terrainlà. Et ensuite, il faut voir comment on fait pas en Europe une série d'armées banza. Vous savez qu'on dit que l'armée française est une armée banzaï, c'està-dire qu'elle a tout en petit.

Il faudrait pas qu'on ait 27 fois tout en petit dans l'Union européenne. Et donc, vous êtes favorable à une défense commune ? Je suis favorable alors non pas à une de la défense mais avec à une défense de l'Europe et évidemment ça demande des moyens différence c'estàd que je crois pas qu'il y aura une grande armée européenne et je prends et je ne souhaite pas là il en est il en est pas question là pour l'instant et donc c'est pour ça que je fais la nuance et que je dis que je suis favorable à une défense de l'Europe c'est-à-dire à ce qu'il y ait des moyens mis en commun que ça soit coordonné alors est-ce que c'est l'OTAN est-ce que c'est plus l'OTAN est-ce que c'est l'OTAN sans les Américains mais qu'il y a une coordination de cette défense de l'Europe et que on fasse pas des séries d'armées côte à côte mais queil y ait bien une coordination entre elles.

Oui, deux questions sur l'application Radio France. Thomas, bonjour. Pour le travail, j'utilise beaucoup Google Doc, pas parce que c'est américain, mais parce que c'est ergonomique.

On peut notamment l'utiliser sur son portable avec l'application dédiée. Vouloir remplacer les entreprises américaines est une idée à l'emporte-pièce. Hervé, bonjour.

Les Tesla modè Y sont fabriqués en Allemagne. Réponse de monsieur Ruffin, s'il vous plaît. Alors, sur les Tesla, j'en ai bien conscience qu'elles sont fabriquées en Allemagne.

Maintenant, je dis de la même manière qu'on a fait un Airbus européen par la coopération entre les pays, je pense que se dire bah voilà, on en finit avec Tesla et on fait une voiture électrique européenne par la coordination entre les pays où tout serait à 100 % européen à l'intérieur de cette voiture. C'est ça c'est dans un moyen terme mais le moyen terme le moyen terme vous savez vous avez vous fermez la usine test en amédiatement on continue de produire mais on produit autre chose on produit un autre type de voiture électrique. Bon voilà donc et ensuite sur j'ai bien conscience que le remplacement des logiciels et pas seulement des logiciels va pas se faire en un claquement de doigts.

C'est pour ça que j'ai bien dit dans un premier temps, on taxe les gafas parce qu'aujourd'hui les gafas échappent à l'impôt. quasiment complètement et dans un deuxième temps, il faudra aller vers le remplacement et pas être dépendant. Pourquoi ?

Parce qu'aujourd'hui l'ord de le nouvel ordre de nos pays, ce sont les données et on a une aspiration des données qui se fait aujourd'hui par les États-Unis et par le biais des GF. Google doc, vous l'utilisez vous ? Mais j'utilise plein de choses.

J'utilise des frigos sur sur X mais je suis sur voilà, il est évident qu'on va pas se dire "Ah bah tiens, je me coupe un bras. Est-ce que ma chaise elle est bien française ? Et je vais cesser ma mère sur ma chaise quand je rou mais quand vous dites on taxe ou on interdit cela vous c'est c'est ça que vous c'est qu'on pas d'alternative je le dis mais sur la voiture excusez-moi madame madame mais je c'est pour ça que je c'est pour ça que pour l'instant c'est quand même un grand échec c'est quand même un grand échec de la Macronie qui nous a prétendu être la startup nation depuis maintenant une dizaine d'années et finalement on se retrouve dans une totale dépendance des réseaux sociaux américains ou chinois aujourd'hui.

Bon, c'est un échec un échec français échec. Quelques questions politiques, il reste quelques minutes. Euh d'un mot, la course à la présidentielle semblous être ouverte la semaine dernière avec une sortie probable de sa favorite Marine Le Pen condamné à 4 ans d'emprisonnement et à 5 ans d'inéligibilité avec application immédiate.

Elle a fait appel de sa condamnation. Jean-Luc Mélenchon et votre ancien parti La France insoumise estime que la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple et pas à la justice. Donc vous avez compris cette réaction ?

Non, c'est une réaction que je n'ai pas compris. Euh d'autant plus que euh je me souviens qu'il y a une dizaine d'années euh on ont on manifesté euh place de la Bastille avec des balai euh pour une opération de coup de bal au moment de l'affaire CUUSAC et euh c'était un temps où on avait comme souci euh la probité et l'exemplarité euh au cœur euh du d'un programme de gauche. Donc je pense il faut le maintenir.

Je vois qu'il y a une une séance de rattrapage qui s'est déroulé le weekend dernier. Donc j'espère qu'on va en revenir sur plus une ligne de défense de l'état de droit et des magistrats. Et puis a vous François Ruffin.

Vous avez lancé récemment un Tour de France de meeting et de réunion publique, une campagne que vous avez appelé Notre France ce weekend dans la tribune dimanche. Vous vous êtes déclaré déterminé à être candidat à la présidentielle et légitime à représenter la gauche. Ce qui veut dire que vous êtes officiellement candidat pour 2027.

Vous savez, c'est une chose que je prends très au sérieux. Être candidat à présider la France, ça veut dire 500 ma 5 millions d'euros et ça veut dire des soutiens des militants qui se trouvent partout dans le pays. C'est pas l'heure de ça.

Aujourd'hui, ce que par contre j'ai vu, c'est une espèce d'apathie, je le disais dans le pays mais à gauche aussi et qui fait que dans un temps où tout bascule, quand on demande aux gens comment ça va, ils font la liste de tout ce qui va pas. Et je me suis dit bah voilà, comment on fait pour remettre de l'énergie ? Comment on fait comme le chanter de Johnny pour redonner l'envie d'avoir envie ?

Et donc le le notre France, c'est notre France qui protège qui protège l'industrie, qui protège les emplois, qui protège la santé, qui protège le vivant, qui protège les enfants. C'est voilà une déclinaison de d'une France qui protège, vous savez, je pense que la question de la protection est aujourd'hui centrale et si j'ai a une grande colère populaire depuis des années et des années he qui ne pas aujourd'hui, c'est parce que les gens ont la certitude de ne plus être protégés. Olivier Fort souhaite une primaire de la gauche sans Jean-Luc Mélenchon.

Euh c'est ça ce qu'il faut faire. En tout cas, il faut une candidature commune. Il va falloir avancer.

On peut pas se permettre euh dans le temps où il y a l'extrême droite et l'extrême argent qui prennent en tenaille, on peut pas se permettre dans ce temps-là d'avoir le le la division qui pèse sur notre camp. Donc mais une candidature commune, ça pourrait être celle de Jean-Luc Mélenchon. Mais je pense que c'est pas à moi de le décider, c'est pas à Olivier Fort de le décider, c'est pas à Jean-Luc Mélenchon de le décider tout seul, mais que il peut y avoir euh un mode de désignation, la primaire en éteint, on verra bien quel mécano se met en place mais pour arriver à une candidature commune qui puisse être qui puisse soulever l'espoir et amener à la victoire à la victoire présidentielle à la dernière présidentielle François Ruffin vous avez soutenu Jean-Luc Mélenchon quand vous l' quand vous l'écoutez vous qu'il connaissez bien est-ce que vous avez un doute sur le fait qu'il soit un nouveau candidat Écoutez madame Salam, je viens pas faire pour faire un entretien sur Jean-Luc Mélenchon.

Je je pas la question là vous noterez qu'on vous a fait trois fois. Ça fait trois fois il y a trois questions sur Jean-Luc Mélenchon. Je le dis moi mon objectif c'est faire mieux pour qu'on ne me pose plus la question.

H voilà donc et faire mieux pour moi aujourd'hui c'est notre France qui protège, c'est notre France qui partage. C'est parler au pays en entier, pas à moitié. C'est demandé comment on fait pour rassembler la gauche et pour rassembler la France quand il y a tant de force dans le pays qui cherchent à la fracturer, à la diviser, à la séparer.

Vous disiez le 1er avril dernier en meeting, vous allez dire que ça en fait une 4e de question en référence à Jean-Luc Mélenchon. Faire mieux ce n'est pas faire vieux. Excusez-moi, mais non seulement vous vous citez Jean-Luc Mélenchon à nouveau mais en plus c'est pas moi qui l'ai dit, c'est mon collègue Alexis Corbière.

Donc si vous voulez euh l'inviter autour de cette table pour faire de la mélchonologie, je veux bien mais moi je suis pas de mélanchonologue et une sle j'ai pour j'ai pour espoir d'être françologue et de de me demander qu'est-ce que je dois dire au pays pour être compris. Corine Corine sur la p d'inter vous dit "Bonjour François Ruffin. Est-ce que vous ne devriez pas plutôt terminer vos meetings par Bella Chao que par la Marseillaise Vous savez, ça fait des années que je regrette qu'on abandonne des thèmes à l'extrême droite.

Je l'ai dit, le thème de la protection doit pas être abandonné à l'extrême droite, mais le les symboles qui sont en plus issus de notre grande révolution, de la grande révolution française, qui sont la marseillaise, qui sont le drapeau tricolore, qui sont liberté, égalité, fraternité, jamais je ne les céderai. Ils sont à nous. Moi, je me sens pleinement patriote et je me sens pleinement patriote et du coup blessé par euh ce ce que devient mon pays où euh on a laissé partir l'industrie et où je vois dans chaque crise une perte de souveraineté.

Yeah.