Pour prévenir l'obésité infantile, 2 députés préconisent de mesurer et peser les élèves en CE2
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Le petit matin Sud Radio 5h7h Benjamin Glaise il est 6h41 Sud Radio La vie en vrai. D'ici 2050 un enfant sur 3 sera en situation d'obésité ou de surpoids. Pour lutter contre ce fléau, deux députés proposent notamment de peser chaque élève de CE2.
Cette proposition figure parmi les 10 recommandations de la mission flash qu'ils ont mené. Les résultats ont été dévoilés cette semaine et l'un de ces deux députés nous fait donc le plaisir d'être avec nous ce matin. Bonjour Christophe PR.
Ça euh bonjour Benjamin. Je rappelle vous êtes donc député PS du LOD. Vous avez mené cette mission flash au côté de la député LR Frédéric Meier.
Alors rapport très intéressant mais déjà revenons sur cette proposition qui fait beaucoup réagir. Vous préconisez donc de mesurer et de peser tous les élèves de de ces deux. Vous n'avez pas peur que ça stigmatise d'une certaine manière certains enfants ?
Christophe Princer ? Non. Ce qui m'étonne c'est que justement ça interroge puisque c'est quelque chose qui existait.
On a tous connu l'étite médical à l'école et le suivi d'une corte d'enfants. Donc le seul objectif nous qu'on a, c'est que les enfants soient pris en charge et soi et soient vu pour leur santé dans le cadre scolaire entre la grande section et la 6e où actuellement des enfants passent plusieurs années sans contrôle médical. Hm, vous l'avez dit, avant on avait cette visite médicale, on l'a plus aujourd'hui.
On l'a plus de manière systématique. Elle peut exister dans certaines écoles. Elle existe quelquefois en grande section et ensuite on va dire entre les 5 ans, 6 ans et l'âge de la rentrée en en 6e, on a rien.
Or, on s'aperçoit que le surpoids explose notamment dans les classes populaires avec des chiffres vraiment qui qui ont qui ont beaucoup grimpé. Sur l'obésité, c'est pareil, ça touche les milieux les plus défavorisés aussi. Et donc l'État doit s'en préoccuper.
L'État doit s'en préoccuper parce que il y a ce déficit d'activité physique qui est de plus en plus marqué chez les jeunes. Aujourd'hui, on ne fait pas assez de sport à l'école très clairement. Alors déjà, je en préambule, je je tiens à dire que l'école ne peut pas tout et qu'elle fait déjà beaucoup et qu'on lui demande de de réagir sur tous les sujets.
Mais nous, on a on on a travaillé sur l'école en particulier parce qu'on a la chance d'avoir une corte d'enfant et donc on a besoin que l'éducation nationale mette à disposition les moyens pour que l'école au premier degré comme au collège et au lycée puisse participer à ce ce phénomène en fait de création d'enfants d'intérieur. on a une sédentarisation du mode de vie et et nos enfants ne bougent pas assez avec des des résultats catastrophiques d'un point de vue physique et sur les caractéristiques aussi et les les perman les performances physiques des de nos enfants. On dirait quelques mots après.
Ouais. Mais c'est pour ça qu'Emmanuel Macron avait mis en place ce dispositif des 30 minutes de sport par jour. C'est c'est appliqué véritablement ça ou pas ?
Alors les chiffres qu'on a c'est une enquête du Sénat qui la donne, c'est moins de 50 % qui la mettent en place. Alors ça se met en place faut du temps, mais c'est surtout sur la méthode quand on voit que l'on propose des choses de manière verticale, que c'est pas discuté avec le coenseignant, avec les syndicats, avec les les directeurs, les professeurs des écoles et les et et tout le système en fait, on a du mal à le mettre en place surtout quand la formation n'est pas n'est pas n'est pas là. Donc on a un vrai travail aussi sur la formation, sur l'aide aux enseignants pour mettre en place euh ces ces 30 minutes.
Euh voilà, beaucoup de sujets, beaucoup de sujets en formation des enseignants du du premier degré euh sur le PS avec l'idée que ça fasse partie des épreuves au concours d'entrée. C'est ça. Alors ça le fait déjà mais sur des formes souvent à l'oral euh et la la part de la formation surtout sur l'éducation physique et sportive est trop faible.
Dans certaines écoles sur 2 ans, il y a une vingtaine vingtaine d'heures de formation sur l'éducation physique et sportive. Vous voulez aussi alors généraliser les tests de forme physique annuel au collège qui est déjà testé mais voilà vous souhaitez général généraliser je vais y arriver cela et puis vous pointez du doigt aussi les certificats médicaux les fameuses dispenses de de sport. C'est quoi le problème avec ces ces certificats ?
Alors le certificat c'est que ce qui nous remonte c'est qu'ils sont très très nombreux et qu'ils éloignent en fait de la pratique des enfants qui pourtant en auraient besoin. Tous les spécialistes, les médecins considèrent qu'il y a peu de pathologies qui permettent d'éviter ou qui doivent plutôt éviter euh de pratiquer euh une éducation physique et sportive ou une activité physique du moins. Le problème c'est qu'il faudrait aussi que les enseignants puissent être aidés sur certaines pathologies et puis il y a des enfants même en situation de handicap qui sont éloignés de l'activité physique et d'ication physique.
On a eu les JOP cet été. tout le monde s'est réjoui des performances des des champions, mais dans la réalité, la pratique fortive pour beaucoup est mis de côté. Hm.
Est-ce que vous avez estimer le coût de l'ensemble des 10 recommandations que que vous faites dans ce rapport ? Alors, de manière très objective, pas surtout évidemment parce que des choses peuvent coûter très cher comme d'autres beaucoup moins. Lorsqu'on parlera d'équipement structurant, parce que c'est aussi très important, on a besoin d'équipement structurant notamment dans nos territoires ruraux euh et on a besoin d'un vrai plan de l'État là-dessus qui aide les collectivités locales.
On a aussi des choses qui coûtent pas cher, les 3 heures de d'éducation physique et sportive euh dans le programme de primaire actuellement sur les l'enquête qu'on a faite n'est appliquée que dans 50 % des écoles. Pourquoi ? a une pression notamment de de l'administration aussi et de l'éducation nationale sur des matières dites nobles.
Et donc on va travailler le mat, les maths, les français euh de manière plus prépondérante que l'activité physique. Je crois que c'est une erreur et je crois que c'est la le positionnement de l'éducation physique et sportive du sport en général que l'État doit remettre en haut de la pile en fait. Mais le gouvernement, il va vous dire quoi Christophe Prensa, il va vous dire on n pas l'argent.
Alors, il y a des choses comme j'ai dit qui ne coûtent pas si cher que ça et même la ministre dans une entretien que j'ai pu avoir avec elle à l'Assemblée nationale puisqu'on l'a auditionné aussi nous a dit qu'elle allait peut-être généralisé. Je vais la rencontrer les tests physiques. Faut savoir que nos enfants ont perdu 35 % de capacité cardio-vasculaire en 35 ans.
C'est c'est énorme. Ouais. Donc ça pourrait faire l'objet d'un repris par le gouvernement pour un projet de loi ou faire l'objet d'une proposition loi.
Alors sur les 10 propositions, certaines je pense peuvent être repris par le gouvernement. Elles touche aussi trois ministères. Donc il nous faut rencontrer ministère d'éducation nationale, le sport et la santé parce que le sport c'est vraiment quelque chose de transversal.
Donc certaines propositions pour être reprise et puis à titre personnel avec ma collègue, on portera aussi des amendements ou des propositions de loi sur des choses comme le savoir nager. Par exemple, un enfant qui sort du qui sort de l'école primaire doit savoir nager et puis on doit avoir un bilan complet et on doit savoir qu'un enfant ne sait pas nager et remédier au collège quand c'est possible. Christophe, un grand merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio député PS du Lot.
Christophe Proença