Des sanctions "dévastatrices" contre Poutine ?|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Alors, on peut peut-être justement évoquer les les sanctions. C'est c'est important aussi parce qu'on vous parlez de mots, mais là euh il y a ce 17e train de de sanction qui, ça y est, va se mettre en en place. Euh on va écouter euh Jean- Noël Barreau.
Alors, non, on va pas l'écouter mais on va voir ce qu'il dit euh le ministre des affaires étrangères. États-Unis et européens doivent se préparer à brandir des sanctions dévastatrices qui pourraient asphyxié une bonne fois pour toute l'économie russe. Aenté, c'est vrai que ça fait un paquet de sanctions maintenant.
Là, c'est le 17e, ça a commencé depuis très longtemps. On a du mal à mesurer l'impact sur l'économie russe, mais la vrai, il faut vraiment que pour que les Russes nous écoutent, il faut que ça fasse mal. C'est très clairement ce que dit Jean-Noel Barreau.
Moi je pense que dans le contexte actuel sur le plan, je vais revenir aux sanctions plus précisément, mais il y a aussi un élément qui me paraît très important aujourd'hui et vous avez évoqué les Chinois qui essayent de rentrer en jeu. Ils ont même à un moment proposé de faire partie de la coalition des volontaires. Évidemment, ils ont besoin aussi d'entraîner leur troupe.
J'espère naturellement ça sera refusé. Mais euh aujourd'hui, on voit bien que dans cette tutelle euh que la Chine exerce sur Poutine, car c'est une tutelle, franchement c'est pas la gloire de Poutine ça, vraiment pas. Euh il est en train de devenir un satellite de la Chine.
Bon ben grand bien lui fasse hein, si c'est ça qui lui convient. Enfin, ça me paraît pas être quelqu'un qui revient dans le jeu international que d'être le satellite de la Chine de XY. Pas du tout. sur les sanctions, je rappeler que nous au niveau européen, nous avons en effet mis en place un de sanctions.
Vous avez raison difficile d'en mesurer l'impact. On est aussi dans le discours de la guerre et que c'est difficile à mesurer d'avoir les chiffres sont-ils réels, pas réels, c'est très compliqué et en tout cas on peut pas le mesurer au soutien de la population ou au rejet de la population russe parce que quand on est en état de guerre, on soutient son chef. Donc c'est bien c'est bien les a plus forte raison quand on est en dictature et et à plus forte raison.
Donc donc ça n'a pas de raison de changer. C'est pas là qu'on pourra le mesurer. Mais du côté européen, rappelons parce qu'il est souvent quelque chose qui est mal compris, nous n'avons encore jamais mis de sanction sur le gaz russe.
Il n'y a pas de sanction européenne sur le gaz russe. Nous avons réduit nos importations des deux tiers mais nous n'avons pas mis de sanctions sur le gaz russe. Donc là mettre des sanctions sur le gaz russe et sanctionner comme d'ailleurs ça a été évoqué par les émissaires américains sous forme de droit de douine très important sur les pays par lesquels le gaz russe pourrait transiter et je pense notamment à l'Azerbaïdjan.
Voilà des mesures qui pourraient rendre la vie très difficile car le le gaz euh le le pipeline qui euh euh est prévu entre la Russie et la Chine pour pouvoir alimenter et qu' puisse dériver son gaz vers la la Chine n'est pas encore prêt. Donc là, nous avons les moyens pour moi de pression très forte sur la Russie en décidant de ne plus importer du tout de gaz russe. Xavier, oui, le pal n'est pas prêt et en prime a pas l'air franchement pressé notamment de de le financer, il voudrait le faire payer par la Russie.
Ça va prendre encore euh des années. Alors sur le gaz euh à l'horizon 2027 parce que c'est pire que ce que vous dites la GNT en fait le non seulement on sanctionne pas mais on en achète énormément. On a euh soutenu l'Ukraine l'Europe beaucoup moins qu'avant.
On a réduit 2/ tiers. Oui d'accord mais on a soutenu l'Ukraine à hauteur de 135 milliards d'euros. On a acheté pour 200 milliards de gaz. 2027 en théorie ça va ça va se terminer.
Alors sur les sanctions, l'Europe a quand même adopté aujourd'hui le 17e paquet de sanctions. Donc une soixantaine d'individus euh vont vont être sanctionnés. Toutes les sanctions classiques qui s'ajoutent les unes aux autres mais qui sont finalement à la fin pas d'une efficacité redoutable.
Il y a aux États-Unis un projet de sanction d'un sénateur américain proche de Donald Trump qui s'appelle Linse Graham qui évoque notamment ce que vous disiez, ce qu'on appelle les sanctions secondaires, c'est-à-dire sanctionner les pays qui achètent des produits en venant en provenance de la Russie, essentiellement de l'énergie pétrole ou gaz avec des droits de douane, on y revient aux fameux droits de douane au tarifs de Donald Trump qui serait à la hauteur de 500 %. C'est à ça que fait allusion, je crois euh Jean- Noël Barreau, le ministre. Ben c'est la Chine qui est le principal euh Oui, mais il y a pas que Chine, il y a l'Inde aussi.
Oui, l'Inde, bien sûr. Plusieurs pays qui sont euh dans le collimateur. Euh il y a l'Iran aussi, vous voyez, il y a quand même des gens qui sont assez proches de la Russie en tout cas pour la Chine et pour l'Iran de manière officielle.
Donc là, on voit qu'il y a quand même des choses qui se mettent en place pour priver la Russie de ses principales rentrées de devise euh qui sont euh liées quasi exclusivement aujourd'hui à l'énergie. Dans le même temps, on s'aperçoit que la Russie peut toujours acheter des composants à double usage militaire et civil de manière extrêmement simple. Je vous parlais hier de ce nouveau missile low cost russe dont les moteurs à réaction sont achetés tout simplement sur Alibaba pour un prix qui va de 15000 à 30000 dollars.
Sont des moteurs qui sont utilisés normalement dans des avions de modélisme. Alors des sanctions dévastatrices contre Poutine, écoutez ce qu'en pense le chef du Kremelin de ces sanctions. Nous ne nous laisserons pas intimider par ces possibles nouvelles sanctions.
La peur n'est pas une option. Il est essentiel de comprendre ce qu'il pourrait se passer et d'être préparé à toutes les actions que nos futurs adversaires potentiels pourrait entreprendre. Ils font beaucoup de choses à leur propre détriment.
Il semble qu'ils ne feraient jamais ceci ou cela parce que cela leur desservirait. Mais ils le font quand même. Ce sont des idiots.
Kessar. Faut pas oublier que Vladimir Poutine est un fin observatoire observateur de la vie politique internationale et de la géopolitique. Il a très bien à l'esprit en en faisant cette déclaration que dans le bras de fer Chine États-Unis sur la question des droits de douan et des sanctions, c'est plutôt la Chine de chi qui a emporté le morceau si je puis dire puisque donc les sanctions ont été drastiquement sont revenus au niveau initial quasiment un peu plus et que de ce fait de ce fait puisque en relation internationale et quand on est avec des acteurs de ce poids, bien ce qui compte c'est aussi la crédibilité donc de la parole politique et là la parole parole politique de Donald Trump, celle de sa pression maximum, elle va s'étioler dans le temps.
Elle s'étole déjà sur le son territoire national, mais elle elle s'est aussi auprès de ses partenaires, mais aussi de ses adversaires. Et Poutine est particulièrement conscient de tout ça parce que encore une fois c'est un très fin observateur pas que de la géopolitique mondiale mais aussi de ce qui se passe dans les autres États et ça et notamment ça il regarde de très près ce qui se passe aux États-Unis dans les autres États mais si je peux me permettre je pense qu'il s'adressait également à sa population à ses généraux à son armée la peur n'a pas sa place c'est aussi un message qu'il envoie en interne et pour les préparer aussi parce que la situation économique de la Russie est dans est franchement très très compliquée hein avec même si effectivement on a du mal à mesurer mais on peut quand même avoir une idée que des taux d'intérêt qui sont à plus de 20 % et puis dans les cas il faut tenir dans ce casl il faut tenir c'est pas discuter si on est sûr de ça par contre sur les sanctions le gaz je souscrit à l'esprit bien sûr mais on pourrait le décider nous-même je dire que c'est comme vous faisiez remarquer c'est nous qui achetons le gaz c'est pas c'est pas lui qui nous l'envoie gratuitement donc que cette action elle est quand même d'un sens de l'acheteur vers le vendeur c'est pas le le vendeur qui nous impose Donc si on voulait le faire, on le ferait. Le problème c'est que si on le fait, on nachèerait que du gaz aux Américains.
Donc en terme d'autonomie, c'est quand même assez moyen quoi. Surtout que ailleurs les créneaux sont pas très larges et donc on voit bien qu'on est pris à travers un certain nombre de contradictions matière et puis on a quand même l'habitude, ce serait le 17e train, je crois. C'est quand même ça fait quand même beaucoup et et donc on s'aperçoit que par rapport à la à la faillite totale de l'économie russe annoncé par un ancien ministre de l'économie d'un gouvernement précédent, on en est très très loin.
On en est très très loin. On a complètement sous-estimé cette résilience. On a confondu le souhaitable et le probable.
Le problème, c'est qu'on a affaire à des gens qui sont capables d'être très résilients, de souffrir et de faire souffrir la population pour obtenir quelque chose qui présente comme plus important. Et c'est dans notre dynamique sur un certain nombre d'années, car il faut réfléchir sur un certain nombre d'années, il est très important de se remotiver dans la réalité avec des faits concrets, se réarmer, devenir fort parce que ce qui se passe avec Poutine, rien ne dit que son successeur sera pas dans la même logique. logique.
H Occupons-nous de nous européens, concentrons-nous sur ce que nous sommes capables de faire, sur ce que nous pouvons faire. Faisons-le sur et faisons-le avec le courage auquel j' tout à l'heure 2 ans pour sortir du gaz russe. Voilà.
Mais est-ce qu'il y a pas un ch on verra en 2027. Est-ce qu'on est en on est-ce qu'on a réellement opéré au moins nous français ce changement de logique, ce changement de regard sur le monde de notre position dans le monde et de notre position face à la Russie ? Ah oui, indubitablement.
On se rappelle au tout début euh juste après l'invasion à grande échelle en 2022, les tentatives du président Macron de prendre à tâche avec Vladimir Poutine en disant il faut que j'arrive à lui parler et puis bon ça n'a mené à rien. Il a coupé tout toute toute tentative de ce type. Euh voilà et on est vraiment sur une position très claire surtout de de de coordination européenne car c'est pas nous la France tout seul.
Nous avons des atouts évidemment mais chacun des pays européens en a. Nous avons notamment la diffusion nucléaire mais pas seulement. Nous avons d'autres atouts.
Donc c'est en européen qu'on pourra y arriver. C'est là que la coalition des volontaires vraiment qui a été menée par le président Macron et largement appuyé et maintenant mis en fait en coordination avec Kirstarmer et puis Tusk et Friedrich Schmerz est vraiment un atout essentiel. Oui, nous avons changé notre position.
Pour revenir à ce que vous disiez tout à l'heure, on est vraiment dans la construction d'une nouvelle guerre froide dans laquelle la question est où sera le mur ? Où sera-t-il ? sera bien sur un mur qui fait que nous européens avec l'Ukraine, nous ne reconnaîtrons jamais les territoires conquis par la Russie.
Il faut être très clair comme c'était le cas pendant la précédente guerre froide que personnellement j'ai connu. Donc c'est ça qu'il faut essayer de construire. Nous ne sommes pas sur une résolution du conflit ou d'un seul coup demain les Ukrainiens et les Russes feront à Miami.
Jean-noël Barrot