Bertrand Chamayou : "Mon amour pour Ravel ne m'a jamais quitté"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
France Culture Olivia Gesbert bienvenue au club bonjour à tous chaque jour d'ici la fin de la saison un grand genre un grand thème aujourd'hui musique avec le pianiste Bertrand chamailloux le plus oreoé des musiciens 5 Victoires de la musique c'est totalement prestigieux il faut le dire il vient d'enregistrer les 20 regards sur l'enfant Jésus composé par mes sciences sur le label Erato et dès la fin de l'été on le retrouvera aux commandes du festival Ravel en Pays Basque son répertoire ses projets ses goûts sa vie d'avant mais surtout sa vie d'après Bertrand chamaillod est aujourd'hui l'invité du club pianissimo [Musique] une émission programmée par Henri Leblanc préparée par Sacha Mattei avec Laura du Teich Perez réalisé par Félicie foger avec hugor renard aujourd'hui à la technique et bonjour Bertrand chamaillod bonjour bienvenue Bienvenue à vous on va ouvrir avec un délicieux jeu d'eau parce que c'est presque l'été et puis c'est aussi autour de cette partition que votre rencontre avec Ravel s'est faite et cette rencontre elle est cruciale dans votre vie alors on y va en un mot jeu d'eau [Musique] [Musique] de la tendresse disiez vous Bertrand chamailloux et un parfum d'enfance c'est avec cette musique que Ravel a fait son son d'entrée dans votre dans votre chambre d'enfant exactement c'est exactement pour ça que j'ai appelé le mode tendresse c'est plutôt lié à mon enfance à savoir qu'en fait c'était une œuvre que j'ai découvert d'abord avec mes yeux et pas avec mes oreilles c'était assez curieux c'était j'avais un copain qui était un peu plus avancé que moi au piano et qui avait des partitions un peu plus moi j'avais que des partitions un peu pour les enfants disons j'avais un peu des sonates de Beethoven quand même qui était déjà assez évolué et puis un beau jour je suis tombé sur cette partie partition des jeux d'eau et comme on entend cette musique très fluide qui évoque effectivement les jeux de l'eau dans des fontaines ou des rivières enfin ça peut être tout un tas de de choses qu'on peut imaginer la partition effectivement est très noire de notes comme on dit c'est-à-dire il y a beaucoup de de notre très rapide donc ce qu'on appelle nous des triples croches des quadruples croches enfin toutes ces choses là qui font très vite et ça noircit énormément la partition et alors la participation est très belle à voir comme un dessin elle est très graphique et alors moi ça ça m'avait fasciné parce que j'avais j'avais encore jamais vu ça et comme je faisais un peu de piano je me dis tiens c'est une passion ça peut être ça et je me demandais comment ça sonner et puis alors j'ai quand même je vais pas parler comme un vieux dinosaure mais j'ai quand même grandi comme non pas à l'air d'Internet et tout ça on n'avait pas on n'avait pas accès comme ça en claquant des doigts ce qu'on voulait et il s'est avéré que par hasard extraordinaire je suis allé écouter un avec mes parents résidal de piano à Toulouse dans ma vie natale et qui n'était autre qu'un grand pianiste Franco polonais qui s'appelait Vlado perluther qui était un élève de Maurice ravelf à qui avait joué pour Maurice et il a joué en bis c'était pas dans son programme il a joué les jeux d'eau donc je les ai entendus peut-être 15 jours ou trois semaines après alors j'en ai un souvenir vague mais je sens que tout ça a fait que tout d'un coup je me suis plongé dans la musique de Ravel on commence à par un petit prélude très court qui était à ma portée à cette époque là et puis après c'est un amour vraiment qui ne m'a jamais quitté c'est vraiment une passion pour sa musique pour le personnage pour tout ça et qui m'a amené vers les autres compositeurs notamment de génération vers Debussy versa vinsky vers toute cette période qui me passionne énormément mais je dois dire que Ravel ça a été un des points de départ de presque tout dans ma vie voilà au point de rejoindre l'Académie Ravel à quel âge alors ça j'ai fait la première académie à 15 ans c'était Académie qui existe depuis 50 ans qui est une académie prestigieuse donc pour les élèves assez talentueux on va dire musicien alors justement est-ce qu'il y a aussi une philosophie particulière une philosophie Ravel en quoi est-ce l'école Ravel dans cet académie alors au début c'était peut-être pas tellement moi aujourd'hui avec le projet que je porte là-bas à Saint-Jean-de-Luz de festivals Academy on essaye de plus en plus de se raccrocher une sorte de philosophie Ravel on va en parler mais à l'époque c'était surtout quelque chose qui était dans l'idée de diffuser sur ces terres natale la musique Draveil et de ses contemporains et aussi particulièrement la française parce que quand ça a été créé en 1970 il faut savoir Gravel était encore en compositeur considéré comme un peu contemporain donc il y avait quand même une volonté de diffuser bien au-delà du seul boléro qui effectivement n'a pas besoin de d'être particulier aussi toute cette musique de Ravel et puis tout ce patrimoine français autour de Ravel Debussy en particulier mais pas que forêt 500 et puis plein d'autres moins connus du groupe des 6 ou alors Albert Roussel Paul Dukas etc et bien d'autres aussi n'oublions pas aussi beaucoup de compositrices de cette époque là très importante donc Marguerite canal ou Jeanne Leleu ou d'autres donc tout ça c'était un petit peu la mission de cet Académie et puis de sensibiliser et puis quelque part d'être porteur un peu d'une d'une sorte d'école française aussi auprès des étudiants étrangers qui venaient découvrir un peu ce qui était cette grande tradition française et qu'elle est elle et c'est un si vous voulez c'est une filiation un petit peu et c'est très compliqué à résumer un mot parce que pendant longtemps on a dit l'école de piano par en français c'était la clarté le son père les choses comme ça alors il y a un peu de ça quand on entend cette musique et très délicate qui est aussi raffinée que du cristal et qui a ce côté effectivement un peu perlé mais enfin ça va bien au-delà de ça c'est une manière aussi d'être de quand on entend les grands musiciens français les choses ont peut-être un peu changé mais il y a quand même quelque chose qui est qui reste et vous savez je crois qu'en fait moi de plus en plus je passe ces histoires d'école on se dit l'école russe le truc mais d'où ça vient vraiment et quand même on se rend compte que malgré les rencontres les voyages les métissages culturels il y a des choses qui restent quand même dans le dans le sang un petit peu et je crois que aussi c'est lié pas mal à la langue maternelle aussi quelque chose une forte influence sur la manière dont on pour la musique la langue c'est la première musique en fait qu'on qu'on exprime une certaine manière et ça a une forte influence sur la manière dont on pense le rythme dont on dont on déclare les choses et donc je dirais que oui le français c'est la musique française c'est un peu ce cas de particuliers aussi notre langue française c'est un rythme qui est très horizontal c'est peu d'accentuation c'est quelque chose qui se passe vraiment beaucoup entre les lignes en filigrane dans les sous-entendus dans les doubles sens et dans la musique c'est un peu pareil elle est reconnue partout dans le monde aujourd'hui cette école française vous pouvez vous pouvez aller la défendre absolument partout où elle se comprend et elle se joue surtout ici sur place non quand même enfin je veux dire ça reste une culture la culture française et la musique est très qui est très développée évidemment dans la musique classique tu vois une énorme hégémonie de la culture germanique en particulier puis russes on va dire un petit peu dans sa manière enfin quand même l'école française la musique française une énorme place avec des grandes compositeurs notamment et je pense que Ravel est le plus grand ambassade de international alors évidemment avec son boléro mais même si vous retirez le boléro c'est quand même un décompositeurs qui est le plus joué dans le monde de très loin et le compositeur français le plus joué dans le monde d'où cette idée aussi de créer un festival qui porte son nom et défendent aussi cette idée de la musique que lui a pu porter par ses compositions d'où cette envie de créer une place forte de la musique française une place forte signée Ravel on va écouter Jean-François Essert avec lequel vous codirigez artistiquement ce festival Ravel en pays basquement le cerner ça fait un piano c'est quelque chose d'imposant c'est pas du tout je prends la même conception du rapport entre l'interprète et son instrument tel qu'un instrumentiste à corde qu'on se voit on aborde un problème très important c'est la distance de l'interprète par rapport à l'instrument pendant de la cas de l'instrumentiste accorde violoniste Altice violoncelliste et des instrumentiste avant aussi je pense qu'il y a vraiment un contact direct l'interprète entoure l'instrument il pense qu'il y a une possession complète et physique dans le cadre du piano il y a une distance par rapport à l'instrument à cette distance il faut arriver à la briser parce que le contact fait par intermédiaire des mains et puis et puis il y a encore deux ou trois mètres derrière qui sont loin le envoi à peine ce qui se passe de l'autre côté et je pense qu'il faut il faut arriver à briser cette distance dans l'espace et vraiment un obstacle franchir mais c'est intéressant il a été votre prof aussi Jean-François Essert de mentors quand j'étais au concertoire de Toulouse et qui m'a fait venir d'abord à l'Académie Marvel puis à Paris enfin c'était la raison je dirais enfin il a été le déclencheur de des événements de tout ça merci intéressant ce qui raconte parce que nous on imagine le pianiste faisant faisant corps avec avec son instrument et lui rébilite l'idée et la nécessité de remettre aussi une distance ou et parfois de la de la réduire mais effectivement c'est un soin complexe parce qu'il est très et on peut pas comme il disait avec un violon quelque part on danse un peu avec son instrument d'une certaine manière le piano c'est une c'est une chose très imposante et qui est qui est figé un petit peu donc il faut comment arriver à faire corps avec l'instrument ça c'est une grande difficulté c'est des choses que j'ai beaucoup appris d'ailleurs auprès de lui et auprès de des quelques personnes avec qui j'ai travaillé cet instrument particulier pour ça oui comment vous vous trouvez votre présence scénique aussi par rapport à ce côté très figé vous êtes devant les mains dessus mais le corps a besoin aussi de s'exprimer tout à fait mais ça bon ce sont des choses qui lui alors ça c'est intéressant parce qu'on parlait de l'école française ça c'est effectivement on se rend compte d'ailleurs qu'il y a des constantes ou selon les cultures les choses ont été appréhendées un petit peu différemment et ça et l'école française a souvent été d'ailleurs une école plutôt de la distance et votre philosophie à vous mais moi c'est très curieux parce que je pense que je suis un peu héritier de ça et j'ai toujours envie d'aller contre ça d'une certaine manière vous savez c'est très bizarre alors quand je me vois j'ai pas du tout l'impression de de correspondre ce que je fais réellement ou ce que je l'ambitionne de faire je suis assez parfois content du résultat parfois au moins mais c'est très curieux comme on ne se voit pas exactement comme on est ou que ce qu'on a ambitieux de faire c'est ça un petit peu qui est très curieux chez les artistes et que je pense que le résultat est souvent éloigné de ce qu'on projette de faire initialement sur cette relation avec l'instrument et pour vous avec le piano on peut peut-être évoquer les mots de la violence et liste solgabita avec laquelle vous avez travaillé collaboré aussi elle nous disait pour elle une fois qu'elle avait son violoncelle entre les entre les mains l'instrument elle le percevait uniquement comme un moyen c'est à dire qu'en fait elle essayait de l'oublier c'est un moyen pour elle pour s'évader et pour vous oui oui mais complètement mais moi j'ai c'est vraiment ça c'est à dire que tout le travail pour moi c'était il y a quelque chose qui m'a été un peu une relation c'est que je me suis mis à pratiquer un peu la méditation enfin j'avais eu des problèmes physiques à une quinzaine d'années donc j'ai cherché tout un tas de voix et j'ai découvert que ce qui m'aidait le plus mais monter sur scène vaincre le trac etc c'était la méditation là pas dans le sens de de déconnecter et puis d'arriver etc c'est un peu ça mais c'est d'être capable de dans l'instant où on joue précisément d'être dans une sorte de de d'évasion et d'être capable de se focaliser que ce précisément ce qu'on est en train de faire et quand je dis bien se connaître en train de faire c'est pas ce qui va arriver dans un quart de seconde et dans c'est d'avoir suffisamment préparé ou absorber une musique et le rapport aussi à l'instrument pour que ça devienne organique au point où on ne il y a une sorte de corrélation entre le geste et le et l'oreille qui se fait mais quasiment de manière inconsciente on est plus du tout à réfléchir et donc on est dans une forme d'évasion une forme de choses un peu transcendante comme ça alors moi c'est c'est des choses que que je recherche énormément parce que j'y parviens très facilement à la maison et je j'ai découvert un petit peu comment parvenir à ce genre d'État sur scène et qui est parfois décuplé quand on a finalement le cette espèce de côté sans filer face au public mais non effectivement le truc je pense que tout le monde peut le trouver à évacuer tout ce qui est parasite en fait toutes les pensées parasites et tout ce qui vient un petit peu nous s'étirer c'est très difficile moi on est toujours en lutte avec ça mais en tout cas la par rapport à l'aspect mécanique de l'instrument pour finir avec ça le piano c'est c'est à dire que ce qui est très étonnant c'est de découvrir que ce ne sont pas des boutons qu'on appuie et des marteaux qui frappent mais tous les mouvements que ce soit du mécanisme ou de la main sans réalité des mouvements circulaires non interrompu contrairement à ce qu'on pourrait croire à partir du moment on comprend ça on est dans un rapport très très fluide justement l'instrument et on peut faire vraiment corps et danser avec son instrument alors vous avez évoqué vous avez parlé de transcendance à l'instant Bertrand chamailloux et on pense à un autre compositeur dont vous êtes aussi un grand interprète à ce mot là Franz listt lui c'est le voyage intérieur lui c'est votre compositeur porte-bonheur comme vous l'avez dit un jour vous offre cet état de grâce intérieure quand vous interprétez du list oui il y a beaucoup de liens entre listervelle Ravel était un grand fan de liste le piano de Ravel est un piano qui vient de Lise d'ailleurs parler de jeux d'eau quelques années auparavant liste avait composé ces jeux d'eau de la ville d'Hadès qui est le modèle absolu de Ravel pour ses propres judo ce sont des compositeurs moi dans lesquels je me retrouve complètement aussi dans le le type de jeu pianistique qui m'offre un plaisir quasiment hédoniste quoi de rapport sensuels à l'instrument et puis ce sont des personnalités alors les deux chacun leur manière mais très différent parce que liste était beaucoup plus expansif on va dire que Ravel d'une certaine manière c'est quelqu'un qui est énormément voyagé qui a qui a été un peu la comme disait un peu la pop star de son époque qui était avant de comme vous le disiez entamé un voyage intérieur oui c'est finalement complètement isolé en devenant AB à la fin de sa vie donc c'est un parcours très étrange et très très singulier et très très romanesque euh oui moi ça a été disons que je pense que ce qui m'intéresse dans mon rapport au compositeur c'est aussi les personnalités qu'il y a derrière et puis dans le cas de lys c'est vrai que ça a été c'était important de bonheur parce qu'en fait à chaque fois les grands projets Lyciens que j'ai fait les études d'exécution transcendantes les années PNL ce sont des projets qui m'ont aidé dans ma dans ma carrière c'était à chaque fois des projets porte-bonheur des choses qui m'ont soit lancée au début soit après confirmer et ça a été toujours les grands moments que j'ai consacré à liste ont toujours été des moments très heureux et des moments clés dans le développement de ma carrière on entend ce quelque chose de l'ordre de l'apaisement aussi et bien là c'est mes sciences émissions que vous avez retrouvé pour ce nouvel album que vous avez enregistré Olivier Messian avec cette oeuvre pour piano composé en 1944 vin regard sur l'enfant Jésus dont on écoute tout de suite un extrait et on en reparle juste après [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] là c'est le regard du père dans cet extrait le tout premier on vient d'entendre le tout premier c'est passionnant avec cette œuvre qui a quand même là encore fait le tour du monde elle est particulièrement on dirait religieuse mais mystique aussi parce qu'on parle tout à l'heure en l'occurrence c'est ce qui m'intéressait et je crois que on parlait de liste on parlait de Ravel tous ces grands projets Messi en particulier aussi là qui m'accompagne depuis l'enfance en fait il a su faire souffler ça de ce souffle divin vous l'entendez-vous à travers chaque note de cette partition il y a quelque chose d'extrêmement transcendant d'extrêmement oui enfin qui appelle un mysticisme quel que soit en croix ou pas je pense et en tout cas ce qui m'intéresse beaucoup dans ces grandes choses c'est on parlait de transcendance mais c'est la dimension du voyage aussi c'est des grandes épopées des grandes odyssées comme les Années de Pèlerinage de lys comme quand je me suis atelier a fait une intégrale Ravel et c'est toujours quelque chose qui m'a fasciné en fait de d'entamer un grand voyage en fait et d'une certaine manière pour revenir à Ravel et au festival Ravel ce projet me tient à cœur parce que c'est c'est né d'un amour double de Ravel et de et du Pays Basque et c'est vraiment la dimension du voyage et du pèlerinage qui m'intéresse dans un projet comme ça c'est à dire tout ce que je fais je me rends compte que c'est un petit peu liesse c'est à dire l'idée de partager avec les gens une grande traversée quelque part la musique elle est entrée dans votre vie très jeune très tôt mais ce que vous arrivez quand même à percevoir encore aujourd'hui non pas pourquoi vous croyez en la musique mais en quoi la musique vous a vous a-t-elle fait croire finalement qu'est-ce qu'elle vous offre comme comme univers qu'est-ce qu'elle vous ouvre comme possibilité c'est ça c'est après chacun moi c'est très difficile à expliquer d'une certaine manière il est vrai que je pense qu'en on peut tout se voir des sortes de révélation dans la vie divers degrés et notamment des choses qui nous font un peu quitter le sol qui était la terre on parlait d'évasion parler de transcendance on parle de mysticisme mais ça peut être aussi des choses moins ambitieuses ça peut être des choses tout à fait joyeuses une forme de divertissement aussi parfois une forme de légèreté ça peut être plein de choses différentes il est clair que moi ça c'est ça c'est ça c'est précisé sans même que je ne fasse rien c'était la musique qui a été le monde parce que j'ai beaucoup de passion dans la vie il faut savoir que je dis toujours que quand on me dit qu'est-ce que vous auriez faisait pas fait de musique j'ai l'impression que j'aurais pu avoir beaucoup de centres d'intérêt notamment dans les domaines d'expression artistique mais il y a beaucoup de choses qui me qui m'intéressent dans tout domaine où je suis quelqu'un de passionné je crois que souvent quand on est une patience c'est parce que beaucoup de gens que je vois ont des caractères passionnés et ceux peuvent se passionner potentiellement pour beaucoup de choses mais en l'occurrence la musique ça a été une rencontre oui très particulière et où est-ce que vous trouvez aujourd'hui la nouveauté Bertrand Chaillot c'est complexe ça comme question [Musique] moi j'ai pour raconter aussi évidemment pourquoi je m'attelle aussi aujourd'hui à faire un projet autour d'un compositeur et pourquoi j'ai des obsessions comme ça autour de certains compositeurs je pense que moi-même en fait ce que j'aurais voulu être au départ finalement l'histoire décide de votre nom mais c'était j'aurais voulu être compositeur j'avais envie à la base de composer de la musique j'improvisais j'essaie de composer et le piano c'était vraiment un moyen c'est exactement ce que disait seul tout à l'heure comme vous disiez mais pour moi c'est un moyen et c'est toujours un moyen d'expression et l'interprète recompose toujours à sa manière alors d'une manière oui j'ai fini par comprendre ça parce qu'au début ça m'obsédait pas tellement la question de l'interprétation mais effectivement n'ayant pas ne mettant pas réalisé comme compositeur c'est par le biais d'autres compositeurs et dans la manière dont je transmets et ma propre lecture de ces choses là que que je me suis révélé mais alors le comment se renouveler bon déjà la création ça c'est très c'est très important et puis donc ça oui avec des compositeurs mais aussi des plasticiens des chorégraphes des choses comme ça et l'autre chose c'est effectivement faisant un projet pour les autres j'ai toujours travaillé pour moi et donc le festival Ravel l'Académie pour les jeunes c'est comment faire quelque chose pour les autres voilà ce festival Ravel en Pays Basque il débute le 23 août il se poursuivra jusqu'au 9 septembre il y a tout un programme complet à la fois de rencontre de thématiques une édition particulière que vous avez pensé imaginer des master class aussi j'invite chacun à y aller et puis aller à la rencontre de cette musique et de ce compositeur Ravel et pas seulement on fait beaucoup beaucoup de choses autour de ça c'est un état d'esprit avec et ce festival c'est un vrai voyage et je cite deux disques pour terminer Maurice Ravel l'intégrale hein que vous avez enregistré en 2007 sur le label Erato toujours sur ce label le les 20 regards sur l'enfant Jésus d'Olivier Messiaen dont on a écouté un extrait et qui est votre dernier album merci beaucoup à vous merci merci
Xavier Bertrand