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DébatC à vous (sur YouTube)· 17 février 2025 15 minContradictoireActualité / polémiqueNumériqueSantéJusticeÉconomie & entreprises

Cannabis : vers la légalisation en France ? - C à Vous

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce qui vous fait penser qu'on va avancer ? G.Attal a lu votre rapport ?

  • 0:30OuverteRéponse directe

    En quoi la légalisation baisserait la consommation ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Quand vous entendez G.Darmanin ironiser sur le fait que les trafiquants d'hier deviendraient de bons petits commerçants... Il ironise, mais vous pensez que ce scénario est réaliste ?

  • 1:45OuverteRéponse partielle

    Le sécuritaire, c'est ce qui a été appliqué depuis 50 ans. Vous considérez que c'est une réussite ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    L'idée, c'est d'assécher le business, qu'il y ait moins de dealers.

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Vous préconisez que le prix du cannabis légalisé ne soit pas trop élevé non plus ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15L.MendesFait
    « On est sur un débat moral. Ca fait 30 ans qu'on nous explique qu'il faut lutter fortement contre les drogues. »
  • 0:45L.MendesChiffre
    « On a multiplié par 2 la consommation de cocaïne, par 8 la consommation d'héroïne, et on a toujours autant de consommateurs de cannabis. »
  • 1:15L.MendesFait
    « L'idée, c'est de transférer une partie du trafic sur un marché légal accompagné par l'Etat. »
  • 2:00L.MendesFait
    « On propose une agence nationale qui permettrait de réguler, de la production de base avec le monde agricole jusqu'à la distribution. »
  • 2:30G.FardeFait
    « Une réussite, incontestablement, non, mais est-ce pour cela qu'il faut renoncer à tout ? »
  • 3:30L.MendesChiffre
    « La consommation de drogues chez les mineurs n'a jamais autant baissé. »
  • 4:00G.FardeChiffre
    « Le marché de la drogue représente 4 milliards d'euros par an, l'équivalent de la filière brassicole. »
  • 5:00L.MendesChiffre
    « 1 g de cannabis coûte moins d'un euro pour la fabrication. C'est possible de le faire. »
  • 6:00G.FardeChiffre
    « 58 % des Français y sont défavorables, dont 49 % des 18-24 ans. »
  • 7:30L.MendesFait
    « On ne veut pas de consommation dans l'espace public. L'idée, c'est de faire en sorte qu'on arrête d'avoir un débat... »
  • 9:00L.MendesFait
    « Les addictologues nous expliquent que c'est moins dangereux de légaliser le cannabis, d'encadrer sa vente, que de laisser la situation actuelle. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

de l'échec. - G.Darmanin: C'est un discours de défaite.

Ne croyez pas que ceux qui vendent du shit vont, demain, ouvrir une petite boutique en appelant les impôts et en appelant l'Urssaf. - P.Cohen: G.Attal a aussi fait savoir à l'AFP qu'il n'était pas question d'un tel projet. 2021, 2023, 2025...

Dois-je m'attendre à un prochain rapport pour 2027? - L.Mendes: Si on n'avance pas, qui sait? - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qui vous fait penser qu'on va avancer?

G.Attal a lu votre rapport? - L.Mendes: On est sur un débat moral.

Ca fait 30 ans qu'on nous explique qu'il faut lutter fortement contre les drogues. On ne dit pas le contraire dans ce rapport. On dit qu'il faut taper fort contre le trafic, qu'il faut protéger le consommateur et protéger ces petites mains utilisées par les trafiquants.

Il faut sortir de cette manne permanente. J'ai vu des enfants de 13 ans maltraités dans des caves pour entrer dans le trafic. On essaie de démonter ce genre de choses.

On fait un constat simple. On nous dit qu'il faut faire baisser la consommation. On a mis énormément de moyens sur la table.

La consommation ne fait qu'augmenter. On a multiplié par 2 la consommation de cocaïne, par 8 la consommation d'héroïne, et on a toujours autant de consommateurs de cannabis. - A.-E.Lemoine: En quoi la légalisation baisserait la consommation? - L.Mendes: L'idée, c'est de transférer une partie du trafic sur un marché légal accompagné par l'Etat.

L'Etat définit un grammage maximum comme en Allemagne. Comme l'a dit R.Lescure, regardons ce qui a été fait au Québec.

Ca fonctionne. Oui, sur les premiers mois, on a une hausse de la consommation. Mais on ne sait pas qui consomme et comment.

Ca n'a pas arrêté de baisser derrière. - A.-E.Lemoine: Quand vous entendez G.Darmanin ironiser sur le fait que les trafiquants d'hier deviendraient de bons petits commerçants...

Il ironise, mais vous pensez que ce scénario est réaliste? - L.Mendes: On n'est pas dans une proposition comme ça.

On propose une agence nationale qui permettrait de réguler, de la production de base avec le monde agricole jusqu'à la distribution. Cette agence mettrait en place un système de licence. Ca existe pour les pharmacies spécialisées et les bureaux de tabac.

On a des licences restauration pour vendre de l'alcool dans les restaurants. On sait faire, dans notre pays. L'idée, c'est d'apporter une autre vision des choses.

On veut une vision qui soit aussi sur la santé publique. On n'entend jamais le ministre de la Santé parler de ces sujets. - A.-E.Lemoine: Le sécuritaire, c'est ce qui a été appliqué depuis 50 ans.

Vous considérez que c'est une réussite? La France est championne d'Europe de la consommation de cannabis. - G.Farde: Une réussite, incontestablement, non, mais est-ce pour cela qu'il faut renoncer à tout?

Imaginez qu'on applique ce raisonnement à d'autres politiques publiques. A la sécurité routière, par exemple...

On a mis beaucoup de moyens. En 2024, le nombre de morts sur les routes était plus élevé qu'en 2023. Faut-il pour autant renoncer aux limitations de vitesse?

Ca n'est pas raisonnable, de raisonner ainsi. Il faut au contraire continuer de lutter. Ce n'est pas parce qu'on est arrivé au constat qu'on consomme plus qu'il faut abandonner toute politique publique.

Imaginez le message que vous adressez à la population. Il serait possible de se droguer et le renoncement devrait prévaloir. - P.Cohen: C'est ce qu'on fait avec le tabac. - G.Farde: C'est le grand argument de la différence entre l'alcool et les drogues.

Ceux qui seraient contre seraient des prohibitionnistes. Le caviste n'est pas un dealer et le viticulteur n'est pas un producteur de coca. - A.-E.Lemoine: L'idée, c'est d'assécher le business, qu'il y ait moins de dealers. - G.Farde: Alors que le marché de la drogue représente 4 milliards d'euros par an, l'équivalent de la filière brassicole...

Vous pensez sincèrement qu'en légalisant une petite part, une infime part du marché du cannabis, vous arriverez à empêcher ceux qui vendent de vendre? D'abord, les primo-expérimentateurs sont des mineurs. Les dealers vont continuer d'aller les chercher à la sortie des collèges.

Ensuite, il y a ceux qui vont vouloir des produits plus chargés en THC. Quels seront les taux autorisés? 20 ou 30 %?

Ceux qui voudront plus continueront à aller le chercher. On dit qu'on met une pression sur des enfants pour qu'ils s'adonnent au trafic...

Ca fait vivre l'équivalent de l'agglomération de Brest. Ceux qui ont une consommation récréative, bourgeoise, cesseront d'être pénalisés pour cela. Mais pour tous les autres, que ce soit côté consommateurs ou côté trafiquants, je ne vois pas en quoi ça changerait quoi que ce soit. - P.Cohen: Ils sont censés être réprimés.

Dans la proposition de G.Attal, il y a des peines pour les guetteurs et les petites mains du trafic. - G.Farde: Quel est le taux de recouvrement? - L.Mendes: C'est basé sur des faits scientifiques.

On nous explique que le cannabis est beaucoup moins dangereux. Ca a été dit par tous les médecins. On a mis en place l'expérimentation du cannabis thérapeutique.

Il y a aussi un impact positif sur l'être humain. On doit protéger les plus jeunes. Les primo-essayants ne sont pas les plus jeunes.

La consommation de drogues chez les mineurs n'a jamais autant baissé. Les influenceurs sur les réseaux sociaux y participent beaucoup. Ne pas fumer, ne pas consommer d'alcool, de drogues...

Ca a un impact positif. L'objectif, c'est d'assécher. Plus de 60 % du marché, c'est le cannabis.

La majorité des consommateurs, s'ils peuvent avoir un endroit, un plant chez eux, le feront. Ils ne prennent pas plaisir à ce que ce soit livré chez eux. Les Etats-Unis ont mis des milliards de dollars...

Le FBI et la CIA se sont mis dessus pour qu'on ait 38 Etats qui finissent par légaliser la consommation de cannabis. Au Colorado ou en Oregon, il y a une surconsommation. C'est trop libéralisé.

Ce n'est pas l'idée que nous défendons. Nous voulons mieux protéger le consommateur. A qui vous allez dire que votre produit n'est pas de qualité?

A personne. Vous n'êtes pas accompagné. On veut déplacer vers le médicosocial. - A.-E.Lemoine: La vente de cigarettes est encadrée par l'Etat.

Ca n'empêche pas que la vente de contrebande représente 38 % en France. Qu'est-ce qui empêcherait les vendeurs de cannabis de casser les prix pour continuer leur business? - G.Farde: Rien. - L.Mendes: Il y aura toujours du trafic.

On propose dans ce rapport de lutter plus fort contre la corruption et le blanchiment d'argent. Le blanchisseur, c'est le même pour tous les trafiquants. Le tabac dans notre pays, c'est par rapport à un tarif surélevé par rapport à la moyenne européenne.

Les gens font des allers-retours tous les week-ends pour aller au Luxembourg. Ils vont acheter légalement au Luxembourg, en Allemagne, en Belgique, en Espagne et en Italie. - A.-E.Lemoine: Vous préconisez que le prix du cannabis légalisé ne soit pas trop élevé non plus? - L.Mendes: 1 g de cannabis coûte moins d'un euro pour la fabrication.

C'est possible de le faire. Ils sont prêts à perdre 75 % de leur marchandise et ils gagnent de l'argent. - A.-E.Lemoine: On pourrait le cultiver chez soi? - L.Mendes: Je le propose dans le rapport.

Le Luxembourg le fait. On peut compter sur les parents et la responsabilité individuelle, comme au Luxembourg. - G.Farde: Il y a une question de fond.

Est-ce que la drogue participe au progrès social? Est-ce que la consommation de drogue fait progresser la société et l'humanité? Je ne le crois pas.

Donc pourquoi vouloir avancer à tout prix dans ce sens? - A.-E.Lemoine: Je ne suis pas sûre qu'on puisse dire que le tabac et l'alcool fassent progresser la société. - G.Farde: Précisément pour cela, pourquoi vous voulez ajouter d'autres substances?

Dans l'enquête du Cevipof, on a demandé aux Français si on pouvait considérer qu'au nom de la liberté à disposer de soi-même, il y aurait un droit à se droguer. Les Français répondent à plus de 70 % "non". Ils disent qu'il faut combattre le trafic. - A.-E.Lemoine: L'idée n'est pas de faire baisser la consommation. - L.Mendes: C'est d'éviter la première entrée.

Quelqu'un qui prend de l'héroïne, il faut l'accompagner. Il est malade comme un alcoolique, comme quelqu'un qui est dépendant au tabac. - E.Tran Nguyen: On disait que le cannabis était moins dangereux.

Ce n'est pas le cas de la cocaïne. Pourtant, vous proposez la dépénalisation de la détention de moins de 3 g. Il y aura un passage devant le juge au-delà de 6 g.

Votre collègue s'oppose à une amende au-dessus de 3 g. Avec moins de 3 g, on doit passer devant un médecin? Ca va vraiment dissuader? - L.Mendes: On s'est servi de ce qui a été fait au Portugal il y a 20 ans.

Ca fonctionne. Le Portugal avait un problème très grave de consommation d'héroïne. Grâce à la dépénalisation, à l'obligation de soins, ils ont endigué ce phénomène chez eux.

On pense que c'est faisable. Au lieu de se retrouver devant un agent de police ou un juge, on se retrouve devant un médecin. On ne se donne pas suffisamment les moyens de pouvoir accompagner le consommateur.

La drogue sera saisie. Ils ne vont pas consommer. C'est juste le fait de pouvoir avoir 3 g sur soi et d'avoir une obligation de soins et de suivi. - P.Cohen: C'est toujours intéressant de regarder l'état du mouvement international.

Il y a un mouvement qui va vers la libéralisation. Le dernier pays en date qui a un débat avancé pour une dépénalisation du cannabis, c'est la Suisse. Ce n'est pas le pays le plus laxiste en la matière.

Il y a une proposition parlementaire qui est sur le point d'aboutir. - G.Farde: On a demandé aux Français ce qu'ils pensent de la légalisation du cannabis. 58 % des Français y sont défavorables, dont 49 % des 18-24 ans.

Même chez les plus jeunes, vous avez un clivage très marqué. Les Français n'y sont globalement pas favorables en termes d'opinion publique. Je vous rejoins, il y a un mouvement.

Mais même quand il y a un mouvement, on citait le cas des Etats-Unis...

Est-ce que, sur le plan social, il est favorable d'avoir des affiches à la sortie d'un rond-point qui encouragent à la consommation? - A.-E.Lemoine: Ce ne sera pas le cas. - G.Farde: C'est le cas dans le Colorado. - L.Mendes: Mais on n'est pas dans le Colorado.

On n'a pas le droit de faire de la publicité pour l'alcool et le tabac. Pourquoi on le ferait avec de la drogue? On ne veut pas de consommation dans l'espace public.

L'idée, c'est de faire en sorte qu'on arrête d'avoir un débat...

Il faut qu'on arrête de les prendre comme des délinquants. Il faut les poser comme des victimes. On nous explique qu'il faut taper sur le consommateur comme on tape sur le vendeur de drogue.

Mais quand on voit la réalité de la consommation dans notre pays, ça ne fonctionne pas. C'est le ministère de la Santé suisse qui a annoncé que c'était une bonne chose pour protéger les Suisses suite aux problèmes de consommation de drogue dans leur pays. On veut poser différemment le débat.

Il faut du courage pour changer de paradigme. Oui, il faut lutter fortement contre les narcotrafiquants. Ce qu'ils font peser d'un point de vue politique et social est très dangereux.

En même temps, il faut accompagner le consommateur qui est victimisé depuis des années. - A.-E.Lemoine: Le président de votre parti, G.Attal, manque de courage quand il refuse d'ouvrir ce débat? - L.Mendes: Je ne dirais pas ça.

Il y a un débat qui se pose à Renaissance. Il y a même un débat chez les Jeunes avec Macron. Ambroise Méjean a pris position à plusieurs reprises.

Des collègues me disent qu'ils ne savent pas se positionner sur le sujet. La majorité disent qu'ils ne connaissent pas les tenants et les aboutissants. On a eu le même débat sur la fin de vie.

Pendant longtemps, soit les personnes étaient militantes pour soit contre la fin de vie. On a des débats parlementaires. Le but, c'est d'avoir un débat sain.

On préconise d'avoir un débat de société pour apporter les bonnes réponses. Qu'on arrête de nous envoyer un urologue pour nous parler des problèmes liés aux addictions. Il faut nous envoyer des vrais addictologues.

Les addictologues nous expliquent que c'est moins dangereux de légaliser le cannabis, d'encadrer sa vente, que de laisser la situation actuelle. - G.Farde: Il y a un lobby commercial assez puissant derrière la légalisation du cannabis.

Il y a des intérêts financiers. - L.Mendes: Quels intérêts? - G.Farde: Pas vous personnellement.

Après, c'est où vous mettez la limite. Le cannabis, la cocaïne, les drogues de synthèse...

Vous déverrouillez quelque chose et vous avez quelque chose que vous ne contrôlez plus après. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 2.