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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 18 avril 2022 26 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asileEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Louis Aliot : "À la fin, c'est le peuple qui décide"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 66 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:34OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que Marine Le Pen peut encore être élue présidente de la République ?

  • 2:25OuverteRéponse partielle

    Que pensez-vous des tribunes contre Marine Le Pen ?

  • 3:44OuverteRéponse directe

    Le débat télévisé sera-t-il crucial pour les électeurs ?

  • 3:57OuverteRéponse directe

    Quelles erreurs Marine Le Pen a-t-elle commises en 2017 ?

  • 5:41FerméeÉludée

    Quel pourcentage d'une génération partira à 60 ans avec votre réforme des retraites ?

  • 5:56FerméeÉludée

    Est-ce que vous avez fait ces projections-là ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:01Invité politiqueFait
    « Son meeting à Marseille, on ne peut pas dire que ce soit la foule des grands jours. »
  • 1:57Invité politiqueFait
    « Pendant que M. Macron se planquait à l'Elysée derrière sa politique étrangère. »
  • 2:04Invité politiqueFait
    « Il a même profité malheureusement de cette abominable guerre en Ukraine au départ. »
  • 6:19Invité politiquePromesse
    « La retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler de 17 à 20 ans et 40 ans d'annuité, et 42 ans d'annuité pour ceux qui commencent à travailler après. »
  • 9:25Invité politiqueFait
    « On a dit qu'on ne remettait pas en cause évidemment les accords de Paris. »
  • 9:31Invité politiqueFait
    « On était nous pour une diversification, ce qu'on appelle le fameux mix énergétique, en mettant le paquet sur l'hydrogène et sur le nucléaire. »
  • 10:00Invité politiqueFait
    « On peut dire à nos partenaires européens, c'est à vous aussi de faire beaucoup plus d'efforts. »
  • 10:04Invité politiqueChiffre
    « L'Allemagne nous a mis dans le sac, entre guillemets, en étant dépendante de la Russie et du gaz russe à 70%, alors que heureusement pour nous et grâce à notre nucléaire, nous ne sommes dépendants qu'à 20%. »
  • 12:44Invité politiqueFait
    « Il a sorti une mesure de tout un arsenal pour lutter contre l'islamisme et ça en fait partie. »
  • 16:29Invité politiqueChiffre
    « Plus de 60% des Français sont opposés au voile dans l'espace public. »
  • 20:06Invité politiqueFait
    « Nous ne devons rien, M. Poutine, mais il y a un contrat de prêt et nous remboursons tous les mois des échéances comme vous, très certainement, vous avez un prêt. »
  • 21:01Invité politiqueFait
    « En ce qui me concerne, vous devriez le préciser, je suis devant vous sur le plateau, c'est 2500 euros, et pas 600 000. »
  • 22:43Invité politiqueFait
    « La meilleure preuve c'est qu'on continue à acheter du gaz aux Russes. »

Temps de parole

  • Louis Aliot60 %
  • Invité18 %
  • Présentateur16 %
  • Auditeur4 %

3,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Avec Léa Salamé, nous recevons ce matin le porte-parole de la candidate Marine Le Pen, maire RN de Perpignan. Question-réaction, amis auditeurs, au 01 45 24 7000 et sur l'application de France Inter. Bonjour Louis Alliot. Bonjour. Et merci d'être au micro d'Inter. Nous sommes au milieu de la campagne du second tour. Nous entrons dans la seconde semaine dont le point d'orgue sera le débat télévisé entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Mercredi soir, si on regarde les sondages, les intentions de vote restent serrées, mais Emmanuel Macron accentue légèrement son avantage.

Dans ce contexte, Louis Alliot, pensez-vous que Marine Le Pen peut encore être élue présidente de la République ou que cette perspective s'éloigne ?

0:42
Louis Aliot

Non, je pense qu'on est encore dans la course évidemment, que ces sondages donnent une photographie de l'instant, mais que M. Macron accumule depuis la semaine dernière un certain nombre de visites sur le terrain, où l'on voit quand même la mobilisation de ceux qui n'en veulent plus. Son meeting à Marseille, on ne peut pas dire que ce soit la foule des grands jours. Et puis surtout, l'utilisation de la thématique de l'écologie comme cela entre les deux tours, alors qu'il n'en avait jamais parlé avant.

1:12
Invité

Il n'en avait pas jamais parlé avant.

1:14
Louis Aliot

Je suis persuadé que un certain nombre de personnes trouvent que la ficelle est un peu grosse et qu'évidemment il va chercher des électorats pour agréger à lui des votes qui ne se sont pas reportés sur lui au premier tour.

1:29
Invité

Alors vous dites cela, il multiplie les déplacements sur le terrain, vous nous dites ça ce matin, c'est pas faux. Paradoxalement, Gabriel Attal à l'instant déclare Marine Le Pen fait elle une campagne en charentaise. Emmanuel Macron, lui, est partout depuis le premier tour.

1:46
Louis Aliot

C'est confortable les charentaises, vous savez.

1:50
Invité

Donc vous assumez le fait de faire une campagne en charentaise ?

1:54
Louis Aliot

Non, on assume le fait d'avoir fait une campagne depuis huit mois sur le terrain, pendant que M. Macron se planquait à l'Elysée derrière sa politique étrangère. Il ne parlait de rien, profitait d'un mouvement d'opinion. Il a même profité malheureusement de cette abominable guerre en Ukraine au départ et puis aujourd'hui il se trouve qu'il est dans un duel serré, il s'aperçoit qu'il faut faire campagne donc il va voir un peu comment ça se passe. Et là il voit quand même que tous les gens qui ont été dans la rue depuis cinq ans, il les a sous son nez lors de ses déplacements et c'est pas aussi évident qu'il ne le pensait sûrement.

2:25
Invité

Emmanuel Macron dit que le front républicain n'existe plus mais ces derniers jours on a vu un certain nombre de professions qui ont pris la parole pour dire non à Marine Le Pen. Vous les avez vu les tribunes des artistes, des sportifs, des avocats, des économistes, des personnels du monde de la santé. Ces pétitions, ces tribunes qui disent il ne faut pas que Marine Le Pen prenne le pouvoir, vous en pensez quoi ? Est-ce que vous pensez qu'il y a encore chez vous un plafond de verre ou aujourd'hui en France un plafond de verre qui l'empêche d'accéder à la dernière marche ?

2:51
Louis Aliot

Non, je pense que ce sont des tribunes qui peuvent d'ailleurs mobiliser celles et ceux qui doutaient encore que Macron était l'homme du système. Je l'ai vu et puis on le voit à chaque élection. Si je prends mon propre cas, j'avais un front républicain contre moi, les artistes s'étaient mobilisés, le monde sportif, associatif, etc. Puis à la fin le peuple décide. C'est un peu tout ça quand on voit des grands sportifs qui vivent quand même avec des moyens très importants, des gens de la culture, des médecins, des choses comme ça. Les gens se disent oui, tout ça c'est bien joli, mais eux sont à l'abri du besoin.

3:25
Invité

Même les rugbyman qui ne gagnent pas des millions, ils ont signé la tribune.

3:30
Louis Aliot

Enfin j'ai vu Denis Charvet qui est pour moi de ma génération, je veux dire, qui a dit qu'il ferait bien de se taire parce que quand on est sportif, on est sûrement très compétent dans sa matière, mais on l'a un peu moins sur le reste et ses engagements ne veulent pas dire grand chose en fait.

3:44
Présentateur

Louis Alliodon, dans quelle mesure pensez-vous que le débat télévisé Emmanuel Macron-Marine Le Pen sera crucial dans la décision finale des électeurs ? Marine Le Pen a reconnu qu'elle avait raté celui de 2017. A vos yeux, quelles sont les erreurs qu'elle a commises la dernière fois et qu'elle ne doit surtout pas commettre à nouveau mercredi ?

4:05
Louis Aliot

Je pense qu'elle doit prendre du temps, tout simplement. Elle doit arriver détendue. Je pense que le programme, elle le maîtrise. Elle voit très bien où vont porter les attaques de M. Macron et on le voit sur les plateaux tous les jours par rapport à ses ministres. Donc voilà, elle s'y prépare. Elle sera attaquée sur quoi ? Il faut être serein. C'est toujours les mêmes choses. Vous savez, depuis le départ, on voit la Russie. Quand ce n'est pas la Russie, c'est la politique économique, que sais-je encore. En fait, tout ça, si vous voulez, ça s'explique, ça se discute, c'est le débat. Et l'avantage de ce débat, de ce deuxième débat, en fait, c'est que M.

Macron n'est plus dans la même position. La dernière fois, c'était le petit nouveau, soi-disant très compétent, ministre de l'économie, qui était passé dans un trou de souris pour damer le pion à Hollande au dernier moment. Là, il est le président de la République et il a un bilan. Et ça ne va pas être la même histoire. Parce que quand même, depuis qu'il est président de la République, il y a eu un certain nombre de choses. Et ce certain nombre de choses, les gilets jaunes, le début de la gestion de la crise, tout le monde se souvient, des masques, des respirateurs, des problèmes d'aller aux hôpitaux, etc. Tout ça, j'espère...

5:16
Présentateur

C'est sur ça qu'elle va attaquer.

5:18
Louis Aliot

J'espère, Mme Salamé, que ça fera partie du débat.

5:21
Invité

Ah ben, ça, ça dépend des candidats, vous savez. Dans ce débat d'entre-deux-tours qui est très très normé, c'est eux qui décident... Ah bon ? Bien sûr, c'est eux qui décident sur quoi elle va aller. Je veux dire, ce n'est pas à moi de dire à Marine Le Pen de faire le bilan d'Emmanuel Macron. Je pense qu'il y a des grandes thématiques. Ah ben bien sûr, les thématiques, elles sont tranchées par nous, ça par contre, ça c'est certain.

5:41
Présentateur

Voilà, donc pour ce petit point, Marine Le Pen a renoncé en février dernier à son projet de fixer à 60 ans l'âge de départ à la retraite pour tous. Désormais, cette mesure est réservée à ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans et qui auront cotisé 40 ans. C'est bien ça, Louis Alliot ? Oui. C'est bien ça. Dites-nous, quel pourcentage d'une génération partira à 60 ans ? Est-ce que vous avez fait ces projections-là ? 10, 15, 20% ?

6:06
Louis Aliot

Écoutez, moi je ne suis pas un spécialiste de la question, je n'ai pas vocation à être ministre de l'économie, et donc je m'en tiens à cette notion, j'allais dire ce principe. La retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler de 17 à 20 ans et 40 ans d'annuité, et 42 ans d'annuité pour ceux qui commencent à travailler après. Tout simplement parce que ceux qui commencent à travailler de 17 à 20 sont souvent ceux qui ont des travaux plus pénibles que ceux qui commencent à travailler plus tard, qui sont plutôt des travaux intellectuels.

6:40
Invité

Donc ça on a compris, pour ceux qui ont travaillé avant 20 ans, on a compris qu'ils pourront partir à 60 ans. Mais en fait, ceux qui ont commencé à travailler après à 23, 24 ou 25 ans, prenons celui qui rentre sur le marché du travail à 25 ans, en revanche il devra attendre l'âge d'annulation de la décote. Il faudra attendre qu'il fasse ses 42 annuités, donc en fait il partira à la retraite, celui qui est rentré sur le marché du travail à 25 ans, il partira à 67 ans, ça ne change rien par rapport au système d'aujourd'hui, vous ne changez pas grand-chose.

7:07
Louis Aliot

Je ne comprends pas comment je gagne un an. Vous gagnez un an parce que c'est 42 annuités. Mais c'est normal, celui qui commence sa vie professionnelle à 25 ans, il ne peut pas arriver... Il n'y a pas de problème, mais on veut juste comprendre

7:19
Invité

ce qui change avec Marine Le Pen si elle est élue présidente. Rien.

7:22
Louis Aliot

C'est un système qui est beaucoup plus proportionnel et juste. Jusqu'à 20 ans pour les travaux pénibles, vous avez 40 annuités et vous partez à 60 ans, et pour le reste c'est 42 ans d'annuités et vous partez à 62 ans. Vous pouvez partir à 62 ans, mais si vous n'avez pas les annuités que vous voulez, votre retraite pleine, il vous faut continuer à travailler.

7:42
Présentateur

Sinon vous partez avec une décote.

7:43
Louis Aliot

Sinon vous partez avec une décote.

7:45
Présentateur

Ou alors il faut attendre 67 ans pour l'annulation de la décote.

7:48
Louis Aliot

Ou alors vous partez effectivement. Voilà, mais c'est quelque chose qui est assez juste. On n'imagine pas quelqu'un... J'y reviens parce que c'est important.

7:54
Invité

Oui c'est important, mais ce qu'on essaie de vous dire, c'est que la grande réforme de Marine Le Pen jusque-là, jusqu'à ce qu'elle ait changé d'avis, c'était là, c'est 60 ans pour tout le monde. Aujourd'hui, mis à part si vous avez commencé à travailler avant 20 ans, en fait ça ne change pas par rapport à aujourd'hui.

8:08
Louis Aliot

Oui, mais il y a un principe de réalité, ça coûtait très très cher. Là on l'a chiffré, et ça tient compte aussi de ce rapport budgétaire. Mais ça tient compte aussi du fait qu'on ne peut pas commencer sa vie à 25 ans par rapport à quelqu'un qui commence à 17 ans, et puis partir à la retraite pratiquement au même âge, en ayant une retraite pleine pour les deux. Parce que l'inégalité elle est majeure pour celui qui a commencé à 17 ans et pour celui qui a commencé à 25 ans.

8:30
Invité

Ce que je veux dire, c'est que, mis à part pour les moins de 20 ans, ceux qui ont commencé avant 20 ans, il n'y a pas de réforme des retraites sous Marine Le Pen en fait. Ah si, il y a une réforme des retraites. Uniquement pour ceux qui ont commencé avant 20 ans, pour le reste ce sera la même chose que maintenant.

8:39
Louis Aliot

Ah oui, mais c'est important parce que c'est les travaux les plus pénibles, vous comprenez. Quand vous êtes sur un chantier et que vous soulevez des briques toute la journée, c'est pas pareil d'avoir 40 annuités et de partir à 60 ans que celui qui a un travail intellectuel, qui peut être un peu moins dur physiquement et qui peut faire quelques années de plus.

8:54
Présentateur

Venons-en, Louis Alliot, à l'écologie, alors que le rapport du GIEC sonne l'alarme et ne nous donne désormais plus que 3 ans pour engager la grande bascule. Vous écrivez que la France figure dans les 5 pays où l'environnement est le moins dégradé, le RN poursuit. Pourquoi punir les Français ? Ce n'est pas aux Français de payer pour les fautes des autres. Doit-on en conclure qu'on n'a rien à faire de plus ? Avec 5 ans de Marine Le Pen, aucune mesure de plus, rien de plus ne sera fait pour lutter contre le changement climatique ?

9:25
Louis Aliot

Non, ce n'est pas vrai parce que d'abord, on a dit qu'on ne remettait pas en cause évidemment les accords de Paris, que deuxièmement, on était nous pour une diversification, ce qu'on appelle le fameux mix énergétique, en mettant le paquet sur l'hydrogène et sur le nucléaire, entre guillemets propres, les micro-centrales et d'autres centrales nucléaires.

9:45
Présentateur

Et vous dites aussi qu'on est les bons élèves et qu'il faut sortir de la punition, de l'approche punitive contre les Français.

9:51
Louis Aliot

Si on est des bons élèves, ce n'est pas la peine non plus de pénaliser les Français. En revanche, on peut dire à nos partenaires européens, c'est à vous aussi de faire beaucoup plus d'efforts. Et on le voit d'ailleurs aujourd'hui par rapport à la Russie, par exemple, on se rend compte que l'Allemagne nous a mis dans le sac, entre guillemets, en étant dépendante de la Russie et du gaz russe à 70%, alors que, heureusement pour nous, et grâce à notre nucléaire, nous ne sommes dépendants qu'à 20%.

10:16
Invité

Pas que grâce au nucléaire, grâce aux éoliennes aussi, que vous voulez démanteler. Dans cette période, mais vous le dites vous-même, dans cette période de crise écologique redoublée par la guerre d'Ukraine, est-ce sérieux de démanteler cette source d'énergie que sont les éoliennes ?

10:30
Louis Aliot

Alors, démanteler est un grand mot, ne pas renouveler, je dirais. Ah non, elle veut les démanteler. Non, non. Ne pas les renouveler. C'est-à-dire ne plus donner d'aide pour en installer et attendre la fin de vie de celles qui y sont avant de passer à un autre chose. Ça j'entends,

10:44
Invité

mais ce n'est pas ce qui est prévu. Ce qui est prévu,

10:45
Louis Aliot

c'est que vous voulez les démonter. Non, ce n'est pas vrai. Alors, je l'ai expliqué hier sur un autre truc. On ne va pas se promener avec nos clés à molette à la main pour le lendemain de l'élection pour démonter les pylônes. Il faut quand même arrêter. Vous savez, les éoliennes, c'est des contrats. Ces contrats, elles sont passées souvent avec des mairies. Ça permet à des toutes petites mairies de pouvoir vivre, etc. Donc, on ne va pas casser tout ça. Ce n'est pas vrai. Ça va prendre 10 ans. Le démontage peut progresser.

11:08
Invité

Vous êtes revenu sur ce que vous disiez.

11:10
Louis Aliot

Mais non, on l'a expliqué. C'est de la pédagogie. Et pendant ce temps-là, j'espère que la recherche, d'ailleurs, fait d'énormes progrès, le photovoltaïque. Moi, je donne des exemples précis. À Perpignan, vous avez un marché Saint-Charles, 68 000 m2 de bâtiments qui sont totalement en photovoltaïque et qui produisent 10% de la consommation de l'énergie de Perpignan. Tout cela dans des endroits où on peut le faire, il faut le faire. Et en matière d'écologie, encore une fois, vous savez, il faut arrêter de penser qu'on est anti-écologique. Moi, je prends toujours un exemple qui est le mien puisque c'est celui que je connais le mieux.

Nous avons planté à Perpignan 4 500 arbres et 6 000 en prévision. C'est-à-dire que dans les 3 ans, nous aurons planté à peu près 10 000 arbres supplémentaires que ce qu'il y avait. Tout ça, c'est des petites choses. La végétalisation des écoles, la transformation de l'irrigation. En fait, je veux dire, il y a beaucoup de sujets écologiques qui ne font pas l'actualité mais qui sont très importants pour la vie et le quotidien des Français.

12:05
Présentateur

Alors, Louis Alliot, pendant toute cette campagne, Marine Le Pen l'a dit clairement, elle veut interdire le port du voile dans l'espace public. Mais depuis ce week-end, ça semble beaucoup moins clair. Marine Le Pen dit désormais que le voile est un problème complexe. Jordan Bardella disait hier que ça n'était pas l'urgence, pas une priorité. Est-ce que vous rétro-pédalez maintenant sur cette mesure phare de votre programme ?

12:29
Louis Aliot

Écoutez, je pense qu'on explique mieux. Voilà. C'est pas pareil. Non, mais c'est important. Pardon.

12:35
Invité

Vous avez expliqué ça sur tous les plateaux pendant des mois. On interdira le voile dans la rue et dans le métro, dans tous les espaces publics. Et aujourd'hui, vous expliquez que non.

12:44
Louis Aliot

Il a sorti une mesure de tout un arsenal pour lutter contre l'islamisme et ça en fait partie. Il n'en demeure pas moins qu'à mon avis, il faut y aller progressivement dans les services publics d'abord, puis ensuite s'attaquer à cette idéologie et aux organismes qui l'apportent en France, notamment par le biais de l'ancienne UOIF qui s'appelle aujourd'hui les musulmans de France. Or, ça n'a rien à voir avec les musulmans de France. Je regrette. Mais ils ont pris ce mot-là.

Donc, les musulmans de France, c'est d'ailleurs, appel à voter pour Emmanuel Macron, alors que je pense que l'immense majorité des musulmans qui vivent en France et qui sont français, eux, n'ont pas tout à fait la même opinion que ces musulmans de France.

13:24
Invité

Est-ce que le voile sera interdit si Marine Le Pen est élue dimanche prochain ? Est-ce que le voile sera interdit ou pas ?

13:28
Louis Aliot

Il y aura une politique volontariste qui mettra fin aux visées de l'islamisme radical sur notre sol, qui commencera par l'interdire dans les services publics et qui, par voie de conséquence, limitera dans la rue sa visibilité ? Ça paraît évident. Mais ça veut dire quoi ?

13:44
Invité

Limitera dans la rue sa visibilité ? Ça veut dire... Parce que, pardon, Marine Le Pen, on lui a posé la question il y a trois semaines. Elle a dit, oui, il y aura une amende sur chaque femme qui porte le voile dans la rue. On lui demandait

13:53
Louis Aliot

comment faire. Elle disait, il y aura une amende. 135 euros. Comme ceux qui portaient les mails. La ceinture de sécurité. Depuis, elle a expliqué, elle a expliqué, je crois que c'était avant-hier sur le marché, et elle a dit d'abord...

14:06
Invité

Sur le marché face à une dame âgée qui lui disait, moi je le porte depuis que je suis âgée. Oui. Et que je suis grand-mère.

14:11
Louis Aliot

Et elle en a vu une autre qui lui a dit, je ne le porte que depuis que j'ai 50 ans, etc. Donc, je veux dire, c'est une affaire compliquée. Ce sera un débat parlementaire et à ce moment-là, le choix sera fait. Mais il faut une politique qui tend petit à petit vers l'interdiction du voile dans l'espace public.

14:30
Présentateur

Mais les grands-mères

14:30
Louis Aliot

pourraient avoir le droit de le porter ? Je ne sais rien. Les grands-mères... Au-delà d'un certain âge... Écoutez, moi je suis très ami avec, vous le savez, la communauté Harki. Et je connais beaucoup, évidemment, de mamans de Harki ou de femmes de Harki qui le portent quelquefois. C'est une question qui n'est pas facile. Mais là où tout le monde s'accorde, c'est que c'est une question qui marque aujourd'hui une appartenance politique à une idéologie. La preuve, moi je la prends il y a encore deux ans en Algérie. Vous avez des femmes qui se sont levées massivement pour ne pas être victimes de la pression sociale et communautaire qui s'exerce sur elles et qui vise à l'obligation de le porter.

Donc moi, je ne veux pas qu'il arrive en France ce qui arrive malheureusement en Algérie et ailleurs. Et c'est pour ça qu'à une certaine époque, d'ailleurs, beaucoup de chefs d'État arabes l'avaient interdit sur leur territoire. On pense évidemment à Nasser et à Bourguiba.

15:24
Invité

Alors, sémantiquement, on voit que vous évoluez. Vous savez... C'est-à-dire que... Non mais, on voit bien que sur les éoliennes, ce qui est prévu dans le programme, c'est de les démanteler. C'est écrit, hein. Il faut... On démantèlera progressivement les éoliennes. Là, vous nous dites ce matin... Progressivement ? Oui, d'accord. Mais là, ce matin, vous nous dites non, on ne les démantèlera pas. Sur le voile, c'est qu'il y a écrit dans votre programme. Ne me faites pas dire ce que j'ai... Oui, sur le voile, c'est...

15:45
Louis Aliot

Progressivement. D'accord.

15:47
Invité

Sur le voile, il n'y a pas de progressivement, c'est le voile sera interdit dans l'espace public. Là, vous expliquez qu'on verra le débat. Vous n'allez pas défendre le voile, quand même. Est-ce que je suis en train de... Est-ce que c'est le sujet ?

15:56
Louis Aliot

D'abord, est-ce que c'est le sujet ? Mais le problème, il est là... Le sujet, c'est ce que vous avez écrit

16:00
Invité

dans votre programme.

16:01
Louis Aliot

Oui, mais je vous l'explique comment nous ferons. Mais on en est arrivé à un point où on est obligé de s'expliquer et presque à dire... Et vous, d'ailleurs, à défendre le voile alors que le voile, nous le savons. Non, je ne défend pas le voile. On pose des questions pour essayer de comprendre. Dans cinq jours,

16:13
Invité

il y a une élection présidentielle. Il y a écrit dans un programme d'une des deux candidates le voile et les signes religieux seront interdits dans l'espace public. On essaie de vous expliquer...

16:21
Louis Aliot

Eh bien, je viens de vous l'expliquer. Le débat parlementaire, les services publics et, je rappelle, plus de 60% des Français sont opposés au voile dans l'espace public. Voilà. Ça fait résonance, quand même, à ce que pense une majorité de Français. Voilà.

16:36
Présentateur

Bon, on va passer au standard où il y a encore une question sur les éoliennes. C'est Philippe qui la pose. Il habite Cahors. Bonjour et bienvenue.

16:46
Auditeur

Merci de prendre ma question. Bonjour, M. Alliot. Bonjour. J'aimerais que vous m'expliquiez plus en détail votre opposition aux éoliennes. J'entends par là... Ce n'est pas du tout agressif, mais... Alors, mis à part de dire que ça défigure le paysage, c'est une des questions d'appréciation. Par exemple, je ne vais pas faire l'autoroute que vous devez connaître. Ah oui ? Moi, je trouve que ça... Le bourse que l'autoroute, non recyclable, le pylône peut-être, mais actuellement, mais on pourra se progresser. Ça ne consomme pas d'espace. Une éolienne, c'est 400 m², donc on peut le mettre...

17:25
Louis Aliot

C'est 10 tonnes de béton, à peu près.

17:27
Auditeur

Oui, mais ça ne consomme pas d'espace.

17:29
Louis Aliot

Oui, mais c'est 10 tonnes de béton.

17:31
Auditeur

On peut le mettre dans longtemps. Ah, ça, c'est durable. On peut le mettre dans des champs agricoles, contrairement aux photovoltaïques, sur la pêche. Là, il faut voir avec les pêcheurs. Mais ça ne va pas prendre non plus... Les oiseaux ? Les chauves-souris ? Non, je connais... Vous avez l'air de bien connaître le sujet,

17:52
Présentateur

Philippe. Les oiseaux ? Qu'est-ce qui fait le cœur de l'opposition du RN aux éoliennes ? C'est ça, la question que vous pose Philippe. Louis Alliot, que pouvez-vous répondre à notre auditeur ? Le cœur même, le cœur même, au-delà de défigurer le paysage. Voilà ce qui était la question.

18:09
Louis Aliot

Oui, mais c'est déjà une attente. C'est l'écologie que défigure un paysage. Ensuite, il y a l'histoire des espèces naturelles qui vivent dans ces zones-là. Vous avez les oiseaux. Moi, j'ai lu des choses sur les chauves-souris. Il y a quand même un milieu naturel qui est perturbé par ces éoliennes, en plus quand même de la modification du paysage. Et la multiplication de ces éoliennes, que le veuillons, ne remplacera jamais ce que peut apporter le nucléaire, demain l'hydrogène, ou même l'exploitation de nos déchets. Parce que vous avez aussi cela qui est un jeu dans le mix énergétique.

Et donc, petit à petit, je pense qu'il faut essayer de contenir, évidemment, l'expansion de ces éoliennes en ne les finançant plus et en limitant dans le temps la durée de vie pour les remplacer par une autre énergie propre qui, petit à petit, sort sur le marché des énergies. Voilà. Ce n'est pas plus difficile que ça. Et moi, je considère que dans la plaine du Roussillon, par exemple, à côté de Perpignan, toutes ces éoliennes sont une attente à quelque chose qui, avant, le canigou, les coteaux, décorbières, etc., était magnifique. Bon, mais aujourd'hui, vous avez des ventilateurs plantés au milieu d'un champ.

19:16
Présentateur

On retourne au standard où Nadine nous attend. Bonjour et bienvenue.

19:20
Auditeur

Bonjour, merci. Alors, ma question à nous, Marie. Comment faire confiance à une candidate qui a un prêt...

19:27
Locuteur non identifié

C'est M. Louis Alliot, Nadine.

19:30
Auditeur

Pardon.

19:30
Locuteur non identifié

Non, non, il n'y a pas de problème. Allez-y, allez-y.

19:32
Auditeur

Comment faire confiance à une candidate qui a un prêt de 9 millions d'euros avec une banque russe, banque russe qui a des liens avec Poutine et qui est accusée d'avoir détourné à de multiples reprises des fonds européens ? Candidate qui s'autoproclame exemplaire.

19:47
Présentateur

Ben, écoutez... Merci pour cette question. Louis Alliot, vous répondez. Alors, je vais vous répondre.

19:52
Louis Aliot

Je suis prêt à accepter l'adresse de la banque que vous me donnerez pour refinancer ce prêt de 9 millions parce que vous ne pouvez pas à la fois tolérer un système qui nous empêche d'emprunter de l'argent en France et nous reprocher d'aller l'emprunter ailleurs. Nous ne devons rien, M. Poutine, mais il y a un contrat de prêt et nous remboursons tous les mois des échéances comme vous, très certainement, vous avez un prêt. Quant aux fameuses enquêtes, je ne savais pas que vous étiez juge ou enquêtrice, on verra le résultat des courses au moment où les procès se tiennent. Je précise.

20:24
Présentateur

Non, non, juste factuellement qu'il s'agit d'un rapport de l'Office européen de lutte anti-fraude, l'OLAF. Le Parlement européen réclame plus de 600 000 euros de fonds publics qu'il estime détournés par Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen, Bruno Golnisch et vous-même sur une période allant de 2004 à 2017. Je donne simplement les faits. Cet argent aurait été utilisé pour financer le Front National ou des dépenses personnelles. Le rapport a été transmis au parquet de Paris le 11 mars. Est-ce que vous pouvez ? Voilà, pour analyse avant éventuelle ouverture d'une enquête préliminaire.

20:56
Louis Aliot

En ce qui me concerne, vous devriez le préciser, je suis devant vous sur le plateau, c'est 2500 euros, et pas 600 000. Non, je tiens à le préciser. Pour le reste, c'est le fameux même organisme qui est en train et qui a poursuivi messieurs Bayrou et Mélenchon pour les mêmes faits. Donc j'espère qu'il y aura un jour un procès et qu'on arrivera à déterminer précisément quand on est député européen, on fait de la politique et on conteste formellement tout ce qui nous est reproché dans cette affaire.

21:26
Invité

Sur la Russie et sur l'Ukraine, Marine Le Pen a surpris la semaine dernière en disant qu'elle prenait un rapprochement de l'OTAN avec la Russie dès que la guerre contre l'Ukraine serait terminée. Elle a surpris notamment Robert Ménard qui s'est mis en retrait de votre campagne juste après ses déclarations et il a dit pourquoi ? Il a dit il y a des bombes qui tombent sur des gens en ce moment, vous n'allez pas leur parler d'un rapprochement avec les Russes, avec les types contre l'humanité et il précise aussi sur Orban qu'il a dit à Marine Le Pen qu'est-ce que tu vas t'afficher avec Orban ? Orban, ce n'est pas un modèle de démocratie. En conséquence, il s'est mis en retrait de votre campagne.

Vous entendez ses critiques ? Vous lui répondez quoi ?

22:04
Louis Aliot

Rien, vous savez, moi avec Robert je suis assez proche de lui et Béziers n'est pas loin de Perpignan donc il a sa liberté de ton et il a toujours eu sur la politique étrangère ses préférences et ses spécificités. Mais ils vont

22:16
Invité

jusqu'à se mettre en retrait de la campagne là.

22:18
Louis Aliot

Oui, parce qu'il ne veut pas systématiquement qu'on l'interroge sur ceux qui le différencient de Marine et jamais sur ceux qui le rapprochent. Mais il appelle à voter Marine Le Pen et évidemment il nous soutient dans cette campagne électorale. Mais c'est un problème de fond. Il va bien y avoir un moment où la guerre va se terminer. Il y aura un accord de cesser le feu et je pense que dans cet accord de cesser le feu Israël, la Turquie, il y a plein de pays comme ça qui ont un rôle majeur. Il faudra bien discuter avec la Russie. Et d'ailleurs je vais vous dire la meilleure preuve c'est qu'on continue à acheter du gaz aux Russes.

Bon, alors moi je veux bien qu'on joue les hypocrites mais il faut dire à l'Allemagne qu'elle arrête tout de suite elle coupe le robinet avec la Russie et on isole comme la Corée du Nord la Russie. Est-ce que c'est possible ? Je ne le crois pas. Est-ce que c'est souhaitable pour notre économie aujourd'hui ? Je pense que ce serait périlleux. Et puis si on va au bout de la... Moi je regrette.

Si on va au bout de la logique Madame Salamé il faut arrêter avec toutes les dictatures et tous les pays totalitaires on arrête avec l'Arabie Saoudite on arrête avec le Qatar l'Arabie Saoudite qui est en train de mener une guerre au Yémen avec de l'armement français quand même personne ne le dit ça fait des morts voilà toutes ces choses on arrête de soutenir des dictateurs en Afrique J'entends mais

23:23
Invité

il y a un mot qu'elle a employé là ce matin vous dites on va discuter si un accord c'est le fait on discute Non, elle, elle dit il faut un rapprochement avec la Russie est-ce que vous estimez qu'il faut se rapprocher de la Russie une fois que la guerre s'arrêtera se rapprocher avec la Russie de Vladimir Poutine s'il reste au pouvoir c'est-à-dire considérer que l'agression en Ukraine que les morts que le siège de Mariupol que les viols que le massacre de Boucher n'a pas existé et on repart là Vladimir Poutine il ne faut pas dire ça non je vous pose la question parce que parler aujourd'hui d'un rapprochement avec des agresseurs c'est un peu étonnant

23:52
Louis Aliot

il faudra des enquêtes des mises en cause effectivement même pas la lumière relever tous les faits de crimes contre l'humanité de crimes de guerre etc.

ça, ça paraît évident vous savez moi j'en ai reçu à Perpignan des Ukrainiens et je sais très bien de quoi il la retourne sur le terrain et c'est d'ailleurs j'allais dire cette agression russe qui nous a permis en quelque sorte de réviser notre vision aussi des relations internationales par rapport à cette Europe centrale donc de ce point de vue là on ne peut pas nous faire la critique mais il n'en demeure pas moins que va se poser la question des rapports que nous pourrons avoir demain avec une Russie qui aura fait ce qu'elle a fait avec les crimes qui vont avec et donc on s'en rapproche mais non on s'en rapproche pas on discute je vous souviens c'est pas nous qui avons M.

Poutine tous les jours au téléphone mais c'est M. Macron voilà donc soit on dit que Poutine est infréquentable il faut arrêter de lui parler mais pour l'instant malheureusement malheureusement il faut mettre fin à cette agression parce qu'il y a des morts et des civils aujourd'hui qui en paient le prix

24:49
Présentateur

il nous reste quelques secondes de questions rapidissimes il y aura des listes communes aux législatives avec reconquête où on aura le choix le jour du premier tour avec un bulletin reconquête et un bulletin ARN

25:01
Louis Aliot

écoutez j'ai vu que M. Collard avait dit qu'il y aura des candidats reconquête partout donc je fais confiance à M. Collard vous faites toujours confiance à M. Collard ? oui dans cette affaire là oui

25:10
Présentateur

Marine Le Pen a exclu de gouverner avec Éric Zemmour si elle était élue vous le regrettez ?

25:15
Louis Aliot

écoutez il a dit qu'il ne demandait rien qu'il ne voulait participer à rien je ne sais pas pourquoi on lui demanderait de participer mais il n'en demeure pas moins qu'il a fait 7% à ses élections présidentielles qu'il a des partisans et qu'il faut aussi leur parler

25:27
Présentateur

Louis Alliot merci porte-parole de la candidate Marine Le Pen maire ARN de Perpignan

25:34
Louis Aliot

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