François-Xavier Bellamy est l'invité de "Tout est politique"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et bonsoir François Xavier Bellami, eurodéputé LR. Merci d'avoir accepté notre invitation. D'abord à 19h3 comme tous les soirs, il est l'heure de retrouver Luc Brisson de la cellule vrai ou faux ?
Bonsoir Luc. Vous revenez donc comme promis sur cette sortie de de Louis Sarkozy dont nous parlions à l'instant qui veut supprimer la signalisation sur les routes. On l'écoute.
Je plaide pour une immense simplification de nos routes. Supprimer les feux rouges, les lignes blanches, les panneaux de signalisation. Dans sa ville pilote de Drakten au Pays-Bas, on a constaté une réduction de 40 % des accidents de la route.
Le carrefour principal est passé de 8 accidents graves par an à un seul. Alors, est-ce que supprimer la signalisation ça réduit les accidents ? Louis Louis Luc et c'est quoi cet exemple de cette ville au Pays-Bas ?
Alors au Pays-Bas, Louis Sarkozi cite l'exemple de la ville de Drarton. Donc c'est une ville de 45000 habitants qui c'est vrai au début des années 2000 a repensé une partie de ses aménagements et le fameux Carrefour que site que cite Louis SarkoZi c'est celui-ci. Avant il y avait des feux rouges et maintenant bah il y a plus de feux rouges mais il y a un rond-point et vous le voyez il reste quand même du marquage au sol.
Il y a même un passage piéton qu'on va apercevoir qui est qui qui est un petit peu plus loin, donc qui reste de la signalisation quand même. Alors, c'est vrai ce nouvel aménagement a permis de faire baisser les accidents. Il y en avait 10 en 2002 dont deux graves et puis il y en a eu qu'un seul en 2004 à la suite de cet aménagement.
Alors, toujours à Drarton, il y a parfois, c'est vrai he des aménagements sans signalisation, un petit peu plus originaux. Par exemple, sur ce carrefour, on a la route et le trottoir qui se qui se confond dans un espèce de de patchwork patchwork de couleur. Mais il reste quand même des panneaux à Drarton, hein.
Regardez, on a ici par exemple euh un panneau céder le passage. Voilà, donc il reste des panneaux à drarton. Faut pas croire que dans cette ville tout a été mis à nu et qu'on circule comme on veut comme le sous-entend Wi Sarkozi.
Alors, il cite d'autres exemples, notamment en Angleterre. Oui, dans son la suite de son intervention, il donne l'exemple de Kensington High Street euh à Londres qui a simplifié sa signalisation. Alors, c'est vrai hein, ça a été réaménagé.
Vous voyez qu'il y a des des garages vélo qui ont par exemple été mis euh au milieu de la chaussée, mais il reste quand même des feux rouges, il reste des espaces pour que les piétons traversent. C'est c'est vrai he le nombre de de collisions a certes baissé de quasiment 50 % grâce à ces nouveaux aménagements, mais encore une fois, on n'est pas du tout sur une anarchie totale de la circulation puisqu'il reste de la signalisation. il reste de la signalisation mais quand même même s'il y a pas de suppression totale de la signalisation, ces exemples montrent qu'avec un réaménagement et un peu quand même un minimum de signalisation, ça peut marcher.
Oui, ça peut marcher. Puis en France, on a déjà connu des exemples comme ça. Par exemple, à Bordeaux en 2015, la ville a décidé de supprimer dans 75 de ses carrefours, les feux tricoles.
Bah, 3 ans plus tard, aucun accident corporel n'avait été relevé. Les temps de trajet s'étaient même amélioré. Pareil à Paris, dans le 14e arrondissement 2017, la mairie décide de supprimer les feux de plusieurs carrefour et de laisser faire la priorité à droite.
Bien un an plus tard, le bilan était globalement positif. He pas d'accident corporel, la pollution avait baissé. Le seul bémol, c'était qu'un tiers des piétons était plus stressé quand il quand il devait traverser.
Excusez-moi de vous interrompre, ce qu'ils sont handicapés, aveugle, malvoyant ou euh très âgé. Partie de la population. C'est c'est une partie non négligeable de la population.
C'est vrai, mais en tout cas, on avait pas d'accident euh qui qui avait été constaté. Mais ce qu'il faut retenir de tout ça, c'est que comme le laisse entendre Louis Sarkozi, enfin contrairement à ce qu'il laisse entendre, il n'y a jamais une suppression totale de la signalisation. À chaque fois, c'est des aménagements qui sont réfléchis et qui sont mis en place.
Merci beaucoup Luc Brisson. Rendez-vous hebdomadaire avec toute l'équipe de vrai faux. C'est le samedi, samedi à midi et dimanche à 20h.
Voilà, rendez-vous et prix. François Xavier Benami, qu'avez-vous pensé de cette proposition de de Louis Sarkoji de supprimer comme ça les les feux rouges, les lignes blanches, la signalisation pour responsabiliser davantage les automobilistes ? Euh non, mais en fait je pensais en fait je suis je suis un peu effondré.
Euh je dois dire on on a un pays qui est au bord de la crise budgétaire. Nos institutions sont aujourd'hui dans une situation de fragilité historique. Autour de la France et de l'Europe, les menaces s'accumulent tous les jours.
Euh, il y a des entreprises dont le rythme de faillite n'a cessé de de d'augmenter et les entrepreneurs désespérés qui quittent le pays. En ce moment, on est vraiment à un point de basculement historique. Les agriculteurs, il suffit de lire les sous-titres des bandeaux qui s'affichent alors qu'on vient de vivre événement majeurs.
Le fait que pour la première fois, la France importe plus d'alimentation qu'elle non produit. On a des agriculteurs qui sont dans une détresse immense parce que la dermatose nodulaire est en train de de menacer directement des filières entières d'élevage et on est en train d'avoir un débat sur les panneaux de signalisation. Enfin, je il y a il y a Non, peut-être il faut quand même qu'on réfléchisse juste une seconde à l'ordre des priorités qui intéressent aujourd'hui nos médias et et en fait la situation qu'on vit pardon mais elle est quand même assez symbolique de ce que la sécurité routière c'est un vrai sujet.
Il y a des il y a des vies en jeu. OK. J'ai beaucoup d'estime et d'amitié pour Louis Sarkozi.
Il est candidat aux élections municipales à Menton et j'espère qu'il gagnera. Mais c'est pas parce que Louis Sarkozi fait une proposition qu'on devrait euh et on peut évidemment avoir la vie qu'on veut dessus, mais que ça devienne le centre de notre préoccupation. Ça n'est pas ça n'est pas c c'est c'est sidérant comme situation.
Reprenant le fils, j'aimerais beaucoup être mathématicien pour faire une loi scientifique. Il faudrait trouver l'algorithme pour la formuler mais je je pense que le aujourd'hui on est dans une situation les politiques ont une grande responsabilité dans la crise de la vie démocratique mais les médias aussi on est dans une situation où plus un sujet est important moins on en parle et moins un sujet est important et plus il occupe d'attention c'est quand même phénoménal. Prenez la question la plus fondamentale de toute qui est par exemple la crise de notre école.
Je je pense queon peut parler des panneaux de signalisation autant qu'on voudra, mais on a appris il y a une semaine dans la dernière enquête qui vient de paraître que non seulement la France décroche dans le niveau scolaire de ses élèves dans des matières fondamentales par rapport à tous les pays de l'OCDE, mais que ce niveau décroche aussi en valeur absolue d'une manière vraiment stupéfiante. Je pense que les parents qui nous écoutent sont plus intéressés qu'on essaie de parler de la situation de l'école et quel média en a parlé à ce jour. Je n'ai pas vu ce sujet susciter la moindre attention médiatique.
On parle régulièrement de question écur qui vient de paraître cette enquête internationale majeure qui vient de paraître n'a suscité aucune attention. Aucune. On devrait parler de l'école matin, midi et soir.
On devrait parler de tous ces sujets. Permettez permettez qu'on ait une multiplicité et une diversité de sujets sur cette antenne. En l'occurrence ce soir, on a parlé d'piface, on a parlé des États-Unis, on a parlé de libertarisme et on s'est intéressé pendant 2 minutes à cette proposition qui a été faite par Luis Sarkozy qui a été reprise tout au long de la journée et on en a fait on en a fait 2 minutes sur une tranche de 2 he mais si vous voulez consacrer beaucoup d'importance, vous pouvez continuer.
Mais oui, pour le coup, le sujet qui est fondamental, c'est comment est-ce qu'on organise le débat démocratique dans ce pays. Vous m'avez invité, j'en suis très touché, je reviens de Bruxelles, je suis pas venu moi commenter les panneaux signalis. On encore 20 minutes, on a encore 20 minutes si vous le souhaitez pour évoquer tout un tas de sujets parce qu'il y a certainement un débat très important sur le sujet qui doit se tenir à dire, vous ne voulez pas commenter cette proposition.
Alors globalement, vous revenez de Bruxelles, vous le dites. Vous avez probablement vu un certain nombre d'images de l'Assemblée. Euh vous êtes vous avez l'air manifestement de déplorer la situation française.
Est-ce que vous partagez l'inquiétude de Sébastien le cornu aujourd'hui qui d'une certaine manière soit menace, soit fait pression, soit dit la vérité en disant il faut vraiment s'en sortir notamment pour le PLFSS parce que si ça ça passe pas, le reste ne passera pas non plus et on va être dans une grande détresse. On ne contrôlera plus rien. Est-ce que vous partagez le diagnostic et que faire pour y répondre ?
Ben, je partage évidemment le diagnostic que la France est dans une situation qui est extrêmement dangereuse parce que nous risquons en effet un euh un moment de de de crise budgétaire inédit dans dans l'histoire du pays. Mais je pense que ce qui manque le plus à la France, qui est le plus dangereux pour la France, c'est pas euh que notre État manque d'un budget, c'est que notre État manque de courage, de courage pour affronter les défis devant lesquels nous nous trouvons confrontés. Le fait est que nos finances publiques sont aujourd'hui un danger majeur pour l'économie, pour les économies de tous les Français parce que nous savons très bien que nous sommes rentrés dans une terre totalement inconnue et les autres pays européens qui sont pour certains d'entre eux passés par là, je pense à la Grèce nous regardent avec sidération nous enfermer aujourd'hui dans le déni de réalité.
Quand on voit qu'on arrive à 5 % du déficit et qu'à l'Assemblée nationale aujourd'hui tous les jours, on est en train de parler d'aggraver le déficit public, d'aggraver la dette publique avec la suspension de la réforme des retraites par exemple. Quand on voit qu'on est le pays le plus taxé de l'DE et que toute la gauche n'a qu'une seule proposition à faire, c'est d'augmenter les impôts, on se dit qu'en effet, on est dans une situation infiniment dans que faire comme dirait Lenin en 23 euh vous avez de de grandes références des trucs qui me ressortent comme ça euh ça veut dire ça veut dire que par exemple est-ce qu'ed c'est quand même frappant de citer le dictateur qui est à l'origine du totalitarisme le plus meurtriux du 20e siècle pas je suis pas léniniste. Est-ce que est-ce que Édouard Philippe fait le bon choix en disant ça c'est pas tolérable, je préfère faire planter le budget mais pas voter alors même que j'étais dans cette majorité des choses qui ne sont pas bien pour le pays.
Est-ce qu'il faut que tout ça faudrait mieux que tout ça ça saute très vite ? C'estàd que ce soit une dissolution soit que à terme Emmanuel Macron ne reste pas. Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Nous vous dites qu'on fait pas peut-être pas que des choses débiles avec les les feux rouges, mais ça fait 2 mois qu'on essaie de faire comprendre aux gens ce qui se passe et que c'est incompréhensible pour je suis d'accord. C'est pour ça que je je commençais en disant que les politiques ont une immense responsabilité dans la crise démocratique que ce pay en tant que responsable politique qu'est-ce que vous prenez ? Moi je prône la clarté et la constance. des forces politiques des forces politiques qui ont défendu pendant des mois pendant des années la nécessité de faire une réforme courageuse des retraites ne peuvent pas aujourd'hui dire exactement le contraire uniquement parce qu'il faudrait réussir à donner 3 mois de plus au gouvernement des forces politiques qui ont dit et c'est le cas des républicains, nous n'avons cessé de dire et nous sommes sans doute la seule formation politique à n'avoir jamais cessé de dire que la France connaissait aujourd'hui une trajectoire budgétaire qui devenait infiniment dangereuse pour le pays.
Nous n'avons pas le droit de renoncer à la vérité au motif que les socialistes font danser le gouvernement en promettant de le sauver si il accepte d'augmenter les impôts et d'aggraver encore le déficit et la dette. Et donc ce que ce que nous avons le devoir de faire, ce que nos députés continuent de de défendre à l'Assemblée nationale avec beaucoup de courage, c'est la nécessité de tenir des lignes claires et notamment contre l'augmentation des impôts parce que donc comme Édouard Philippe vous dites on peut pas voter pour ce budget. Moi je crois que vous dites comme le revoqué mais c'est aussi ce que Edard Philippe.
Oui bien sûr mais enfin tant mieux. Édouard Philippe il a été l'un de ceux qui a le plus contribué malheureusement à la gravation du déficit des finances publiques du pays quand il était premier ministre. Mieux vaut tard que jamais.
Il est toujours bon qu'en effet aujourd'hui il y ait de plus en plus de voix qui s'expriment pour dire le danger que représente aujourd'hui cette trajectoire de dette qui qui je le répète est un un danger existentiel. Vous voteriez dans l'hypothèse vous seriez au parlement français voteriez contre ce budget. Oui.
Et je crois que à ce qu'il y en ait pas. En tous les cas, je crois que notre devoir c'est de tout faire pour empêcher ce chantage socialiste qui continue de s'exprimer aujourd'hui. C'est quand même absolument fabuleux.
Aujourd'hui, vous entendez les socialistes qui disent à Sébastien Lecornu que la condition pour continuer de le soutenir, c'est maintenant d'augmenter la CSG, ce qui est dans le principe extrêmement intéressant. La CSG sur les revenus du patrimoine qui était quelque chose qui était qui qu'ils ont proposé qui a été accepté dans le deal. Bah Sébastien lecorn dont Eddouard Philippe ne veut plus entendre parler au nom de pas d'augmentation d'impôts notamment ça et on discute un taux de 2 % ou 1 % qui serait peut-être avalable entre guillemets par euh la droite.
Ce que je trouve assez stupéfiant dans ce débat c'est que les socialistes ne se battent pas pour l'école, pour l'hôpital pour les politiques sociales. Au fond, ils se battent d'abord pour augmenter les impôts. Mais pour disentil, répondent-il pour pouvoir avoir plus d'enseignants, plus de budget à l'hôpital.
Ils disent ils veulent pas augmenter les impôts pour faire plaisir enfin pour faire mal si j'ose dire à ceux qui ont des revenus. Et je crois que si en fait l'impôt est devenu leur but. L'impôt dans le meilleur des cas c'est un moyen et dans le meilleur des cas c'est un bon moyen.
Et il faut que les citoyens contribuent à la vie de l'État pour le bien le bien commun. Mais le fait est que dans le cas d'espèce depuis plusieurs semaines, nous entendons les socialistes faire de l'impôt. Un but en soi.
Ça a été la taxe Zukman. Maintenant, c'est l'augmentation de l'impôt sur euh sur de la de la CSG sur le patrimoine. Et vous le voyez bien, au fond, c'est toujours derrière cette euh revendication la logique d'une justice fiscale.
Ce qui veut dire en effet que le but n'est pas d'abord de financer des politiques publiques. On pourrait essayer de regarder comment s'y prendre d'autrement. Après tout, dans le pays le plus fiscalisé de l' CDE, c'est pas d'impôts que nous manquons.
Mais non, non, là, le but c'est d'augmenter les impôts en soi. Et je crois que c'est cette logique à laquelle nous avons le devoir de dire non d'une manière absolument déterminée. Ce pays crève de trop d'impôts et pas du tout de pas assez.
Ce qui est en train de mettre aujourd'hui la France en danger, ce qui est en train de décourager tous ceux qui dans ce pays continuent de travailler, de créer de la valeur, de créer de l'emploi, d'investir, d'innover. Ce qui décourage tous ceux qui veulent continuer de faire vivre ce pays, c'est exactement cette logique qui consiste à faire comme si on pouvait s'en sortir mieux en prélevant encore plus d'impôts pour le profit d'un état qui doit d'urgence se réformer. C'est ça la priorité.
Est-ce que vous êtes d'accord avec Gérard Larch sur le 493 ? C'était une erreur de s'en être privé et de continuer à s'en priver. Le 493, c'est un outil constitutionnel qui fait partie de la vie de nos institutions.
Maintenant, encore une fois, je crois que ce qui perd les Français et vous avez raison de le dire aujourd'hui, les Français sont perdus, c'est qu'on ait tellement de débats qui sont finalement très internes à la vie politique et je dirais même à la bulle politique. Qu'est-ce que ça est rentré dans la vie des gens quand même ? Il y a encore un sondage tout à l'heure qui fait que qui dit qu'une soixantaine de pour des Français sont hostiles comme s'ils étaient une façon de faire un des coups d'état quand on est dans l'exécutif.
Donc c'est effectivement peut-être des débats que vous trouvez un peu Non non, je dis pas que c'est débat qui sont Florentins. Je je dis simplement que d'abord le 493 est un outil de notre constitution, donc de notre démocratie. Ça n'est pas un coup de force, c'est une manière pour le gouvernement d'engager sa responsabilité mais je crois que le plus important c'est pas que les politiques parlent de la vie de leur propres discussions internes.
Ce qui est important, c'est que les politiques parlent de ce qu'ils veulent défendre devant les Français, de ce sur quoi ils veulent engager leur responsabilité. Présidentielle. Ça c'est une présidentielle mais c'est aussi le débat budgétaire aujourd'hui.
Alors on fait comment ? Je je me cramponne à ma question. Vous êtes à l'assemblée, vous votez contre.
Si Horizon vote contre et si un grand monde vote pour, il y a pas de PLFSS et ça va se reproduire pour la loi de finance, le budget normal. On on fait quoi là après ? Mais il faut un PLS, on vote pendant un an et demi.
Mais comme l'ont dit beaucoup de parlementaires aujourd'hui à l'Assemblée, il faut un PLFSS avant la fin de 2026. C'est-à-dire qu'on a tous les outils là encore institutionnels pour affronter une période transitoire dans laquelle un budget ne serait pas encore voté. Mais je le redis, le plus important pour la France, c'est pas d'avoir un budget quitte à avoir n'importe quel budget, c'est d'avoir le meilleur budget possible ou le moins mauvais d'entre eux. a l'air d'être mais c'est quand même la chose la plus importante qu'on en soit réduit à se dire que notre seul objectif c'est de voter un budget quel que soit son contenu.
Euh moi je vois beaucoup de gens aujourd'hui. Je vois beaucoup de chefs d'entreprise, je vois beaucoup de décideurs, je vois beaucoup de responsables européens qui regardent la France avec beaucoup de sidération et qui disent aujourd'hui mais voter un budget aussi toxique, c'est ce qui mettra la France en faillite. Et il y a beaucoup de Français aussi qui regardent ça et qui se disent "Ils sont incapables de se mettre d'accord et ils sont tous obsédés par l'élection présidentielle." Mais en fait, encore une fois, le but n'est pas seulement de se mettre d'accord, c'est de se mettre d'accord sur des bases qui soient saines et justes.
Et et je le redis, je crois qu'aujourd'hui notre devoir, c'est de dire non à ce déni de réalité qui semble s'être emparé d'une gauche, qui pourtant était au responsabilité il n'y a pas si longtemps que ça, mais qui semble avoir oublié ce que veut dire assumer la responsabilité de l'État. Parce que, pardon, les gens qui aujourd'hui proposent de suspendre la réforme des retraites, les gens qui font voter cela à l'Assemblée nationale, les gens qui en ont fait la condition pour la survie du gouvernement, ces gens-là ne croient pas une seule seconde ne croit pas une seule seconde que le système de retraite restera viable quand ils auront obtenu ce qu'ils gagnent. Vous êtes d'accord avec moi ?
Et d'ailleurs, la vérité de cette affaire, c'est qu'on ment au Français. Et les gens qui font voter ça aujourd'hui sont ceux qui se mettent à l'abri, ceux qui se mettent hors de danger. Moi, je m'inquiète pas demain pour les les parlementaires qui sont aujourd'hui à l'Assemblée nationale et qui et qui font revendication sur revendication pour aller plus loin encore dans le déni de réalité.
Moi, je pense que ceux qui seront victimes de ce qu'on est en train de vivre aujourd'hui, c'est les plus modestes, c'est les plus vulnérables, c'est les plus fragiles, c'est les Français ordinaires, c'est ceux qui bossent et qui se donnent du mal. Moi ce qui m'inquiète c'est la situation des retraités qui sont plus sûrs que dans quelques mois leurs pensions seront payées. Personne quand même pour être honnête, personne ne dit que la suspension va régler le problème.
L'idée c'est de dire on suspend, on a un débat pendant l'élection présidentielle et puis après on tranche sur la réforme qu'il faudra mener. Et en fait on rend le débat impossible pour l'élection présidentielle parce que qu'est-ce que ça veut dire ? Quel est le signal qui est envoyé ?
C'est que n'importe quelle réforme, cette réforme, elle était pas parfaite. Elle était pas absolument celle qu'on aurait voulu défendre nous la droite. Mais on l'a voté parce qu'elle était malgré tout nécessaire.
Elle était pas suffisante mais elle était nécessaire. Quand vous êtes dans un pays qui a 5 % de déficit chaque année, c'est-à-dire qui est dans une zone rouge extrêmement dangereuse, que vous allez encore aggraver ce déficit. Quand vous êtes dans le pays qui a le taux d'activité le plus faible de l'OCDE à égalité avec la Turquie, le plus faible de l'OCDE, que vous allez encore faire baisser ce taux d'activité, donc vous allez encore appauvrir le pays.
Ces décisions là aujourd'hui, elles sont complètement irresponsables et elles minent la possibilité même d'un débat serein dans l'élection présidentielle parce que le signal qui est envoyé, c'est que quelque réforme que ce soit même la plus modeste et la plus imparfaite soit-elle, elle sera menacée demain par la démagogie des gens qui n'hésiteront pas à jouer sur ce déni pour pouvoir poser la question que faire sans citer l'origine ? Si le le gouvernement balit ce que les socialistes ont demandé, il aura pas plus de majorité ? il aura rien.
Donc on se retrouve sans budget. Et qu'est-ce on fait après ? On vivote jusqu'à la présidentielle prochaine en se disant bah 2027, on va faire regarder passer les trains puisqu'on a aucune majorité pour rien où on considère qu'il faut une accélération de la vie politique française de manière à trouver des solutions pour pouvoir aller de l'avant en faisant des vrais débats.
Qu'est-ce que vous préconisez ? Mais faisons de la politique dans le meilleur sens du terme. Si j'étais premier ministre que je ne suis pas, je prendrai les Français à témoin.
Je leur parlerai de l'état du pays. J'irai leur parler au français. Non, le premier ministre parle aux politiques, il parle au socialistes, il parle pas au français.
C'est ce que François Baïou a essayé de faire. Mais François Baïou, malheureusement, il a essayé de le faire au dernier moment dans la dernière ligne droite et et dans une méthode qui malheureusement condena d'avance son initiative. Mais sur le fond, est-ce qu'il avait raison de dire que la France était menacée de faillite ?
Bien sûr que non. Et c'est ce qui fait que d'ailleurs nous n'avons pas pu ne pas souscrire au constat qu'il proposait. Bien sûr que le risque est immense.
Et quand il parlait de l'injustice générationnelle qui fait qu'aujourd'hui des jeunes actifs dans ce pays qui travaillent et qui se donnent du mal ne peuvent pas vivre décemment du produit de leur travail, est-ce qu'il avait tort ? Bien sûr que non, il avait raison. Le fait est que maintenant il faut en tirer une action utile.
Et moi, je crois qu'il faut arrêter d'enfermer la politique dans le jeu parlementaire. Il faut que ceux qui dirigent ce pays regardent les Français dans le dans les yeux et leur disent la réalité. Et pourquoi pas ?
Pourquoi pas un référendum après tout ? Pourquoi pas prendre les Français à témoin ? En tous les cas, on a même pas besoin de référendum pour aller dire aux Français la situation du pays.
Et moi, ma conviction profonde, c'est que non seulement les citoyens sont capables de comprendre ce qui se passe et veulent qu'on arrête de leur mentir, mais qu'il y a pas d'autres chemin que celmi les français, c'est ce que la méthode Bao comme le disait Sonia, ça fait depuis le début même Barnier et tout le monde a essayé de la reprendre en leur disant vous verrez vous, il faut être pour parce qu'autrement ça va aller mal. Manifestement, les parlementaires s'en fichent. C'est même pas une question d'être pour parce que sinon ça va aller mal. c'est c'est de partager avec les Français et ça, je suis désolé de le dire, ça fait trop longtemps qu'on ne l'a pas fait, de partager avec les Français un constat clair sur la situation du pays.
Et c'est pour ça par contre que je réagissais un peu vivement sur l'histoire des feux signalisation, c'est parce que je pense que malheureusement on devrait consacrer toute notre attention collective à la situation de la France qui est en risque existentiel et pour français, c'est la seule manière pour agir de manière vraiment eff. Parlons un peu des municipales, j'espère que ce sujet vous intéresse. Martine Vassal, candidate de la droite et du centre à Marseille, a provoqué des remous en refusant d'écarter un éventuel accord avec le RN au second tour.
Elle a dit "On verra à ce moment-là est-ce qu'elle aurait dû être plus claire et dire il y aura pas d'accord." Moi, je pense que Martine Bassal mène aujourd'hui la campagne courageuse dont Marseille a besoin pour pouvoir se reconstruire. Sous nos couleurs.
Elle l'amène sous les couleurs notamment des républicains pour pouvoir faire en sorte que l'alternance soit possible. C'est la seule chose qui compte. distinguer le premier tour du deuxième tour, pardon, mais c'est ce qu'on fait dans n'importe quelle élection et je pense c'est parfaitement normal de se prononcer frontal dans la question.
À partir du moment où on nous parler un débat philosophique là pour le coup qui est pas inintéressant sur l'Union des droites, est-ce que à terme il y a une recomposition qui se fait avec DLR et des gens profilent Bardella, c'est-à-dire un peu la droite de la droite ou est-ce que vous restez on reste sur une position à la Xavier Bertrand qui est considérait que aucun rapport avec le RN ? On a l'impression, j'en arrive à la question de Sonia, que sur les municip municipales, le terrain est en avance sur les États-majors. Qu'est-ce que vous pensez être la bonne ligne pour l'avenir ?
C'est qu'en gros les États-majors disent soit le RN, soit discute mais ne le disent pas ouvertement alors que sur le terrain, on se voit, on se fréquente et on se dit que finalement on est compatible. Non mais sur la question, je reviens à la question des 2e tours. On va pas parler des deuxièes tours avant les premiers, mais ce que dit Martine Vassal et en tous les cas pour moi ma ligne a toujours été celle-là, c'est que si au deuxième tour il faut choisir entre des candidats de la France insoumise ou des listes équivalentes au Nouveaux Fronts populaire et des candidats du Rassemblement national, pour moi à titre personnel le choix sera vite fait très clair.
Mais mais ça veut pas dire que on prépare euh quelque chose qui serait une sorte d'agrégation de force politique. Par exemple, Jordan Bardella ne s'en cache pas. Enfin, il s'en cache un peu mais enfin il est pas ouvertement mais à terme quand on leur dit vous mettrez qui dans votre gouvernement si vous êtes au pouvoir ben ils sont persuadés qu'il y a une bonne partie de chez vous et qu'entre la ligne retaillo la ligne voqué il y a pas mal de gens qui se diront finalement si on a un plateforme commune on peut travailler avec moi je sais pas le sentiment que j'ai eu c'est que quand Bruno Rotaillot était au ministère de l'intérieur le Rassemblement national en avait fait sa cible prioritaire et quand j'écoute Marine Le Pen et que pour le coup vous demandez à Marine Le Pen comment elle choisirait entre Olivier Fort et Bruno Rotaillot Marine Le Pen dit qu'elle ne choisira pas Marine Le Pen continue de dire que le Rassemblement national et moi je me borne à l'écouter après tout, elle est celle qui incarne aujourd'hui cette formation politique et en particulier dans une élection présidentielle demain en tout état de de cause.
Marine Le Pen dit que le Rassemblement national n'est pas un parti de droite ni un parti de gauche. Moi, ça a été mon très grand désaccord avec Emmanuel Macron, l'un de mes grands désaccords avec Emmanuel Macron et et je vois que Marine Le Pen partage de ce point de vue la position du président. Je crois pour ma part que le clivage droite gauche ça existe.
Je ne crois pas au même temps et je ne crois pas non plus au ni droite ni gauche. Je pense qu'il y a dans ce pays une gauche qui s'assume, qui se reconstruit de manière très radicale et que pour répondre à cette gauche, il faut qu'une droite s'assume aussi avec la cohérence d'une vision, une vision sur les questions de sécurité, d'immigration, sur les sujets régaliens, mais aussi sur les sujets d'économie, de liberté économique, de reconstruction d'un état qui n'assume que ses missions et qui rendent à la société la responsabilité de de d'agir et de décider. Et et je pense que cette euh vision-là, elle n'est pas portée aujourd'hui par une autre formation politique que par la nôtre.
C'est pour ça que je me bats pour que avec les Républicains, nous puissions reconstruire cette proposition politique cohérente dans le débat en France demain. Les sondages avec le rassemblement national très haut, que ce soit Jordan Bardella, Marine Le Pen, c'est quelque chose qui vous préoccupe, qui vous inquiète ? Mais que le Rassemblement national soit très haut, c'est c'est c'est tout le monde le sait.
Ce qui est certain aussi, c'est que rien n'est rien n'est écrit d'avance. D'abord, ça j'en suis profondément convaincu. Je pense que si on regardait les sondages avant les élections présidentielles au stade où nous en sommes en 2022, en 2017, plus encore, en 2012 également, on aurait sans doute pas pu lire la suite de l'histoire à l'avance.
Donc le vrai sujet pour nous aujourd'hui, c'est comment est-ce qu'on fait du travail qui nous attend l'occasion de reconstruire une proposition crédible. Pour nous, l'enjeu c'est de réussir à qualifier notre ligne politique au 2e tour de l'élection présidente et d'être uni. Et pour ça, il faudra être uni.
Mais pas seulement être uni, il faudra être uni derrière une ligne qui soit claire. Il faudra être uni derrière la proposition politique qui pourra relever le pays. Parce que les partis ne comptent pas.
Vous savez, les partis sont des outils et on se on se moque éperdument des étiquettes partisanes. La seule chose qui compte, c'est le pays. C'est de relever le pays.
Et pour ça, ma conviction profonde, c'est que notre formation politique a une responsabilité historique. Merci beaucoup. AM d'avoir accepté notre invitation ce soir.
François-Xavier Bellamy