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interviewSud Radio (sur YouTube)· 21 septembre 2025 14 min

Delage Automobiles : l’histoire d’une marque

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Sud Radio, osz entreprendre Tom Abinet. Bonjour mon cher Thomas Abinet. Bonjour Maxime.

Comme chaque dimanche matin après la matinale, on vous retrouve pour oser entreprendre notamment au programme ce matin. Et bien, je vais vous raconter l'histoire de la marque Andre. C'est de la confiture mais pas seulement.

Et puis on va parler automobile de prestige, levée de fond et comment ne pas parler d'ailleurs entrepreneuriat avec notre invité. Bah car nous recevons Laurent Tapis, président de Deag et puis Alexandre Lacharme, notre consulte entrepreneurial qui va nous parler de l'échec et si l'échec était la recette de la réussite. Eccoréso Business, le magazine de référence pour entreprendre présente Sud Radio, osz entreprendre la saga des entreprises.

Et précisément euh mon cher Thomas Abinet en ce dimanche matin, je pense à ceux qui sont encore autour de leur petit-déjeuner qui vont peut-être se tolérer une petite compote et on ouvre cette osée entreprendre avec cela précisément à cette marque qui sent bon les vergers, les confitures maison mais qui cache surtout une puissance industrielle totalement insoupçonnée. C'est Androse racontez-nous tout ça. L'histoire Maxime démarre dans le Lotte à Biarce sur Serre juste après guerre.

Nous sommes en 1959 et la famille Gervoson alors négociant en fruits décide de ne plus seulement vendre mais de transformer. Le Paris valoriser les fruits invendus en les cuisinant. Résultat une confiture artisanale mais qui fait un carton.

Le nom Androse vient d'un petit village grec mais c'est bien au cœur du sud-ouest que l'aventure prend racine. Et c'est précisément cette petite entreprise de famille qui va devenir clairement un géant. Non absolument.

Et l'envol commence dans les années 70 où Androse innove avec ses premiers yaourts aux fruits puis avec ses desserts lactés et compotes individuelles. Mais surtout la marque se développe en gardant le cap. Naturalité, goût, circuit court, le tout avec un marketing minimaliste.

Peu de pub mais un bouche à oreille redoutable. Et derrière en il y a aussi bonne maman qu'on connaît bien, sa marque sœur de confiture premium aujourd'hui adoré dans le monde entier. Mais aujourd'hui précisément pour la marque Androse, ils en sont où ?

Alors, Andre, c'est un groupe alimentaire majeur, toujours indépendant, toujours familial, avec près de 5000 salariés dans le monde. Il est présent dans plus de 100 pays et multiplie les engagements responsables : suppression d'huile de palme, développement de produits végétaux, emballage recyclable. En 2024, d'ailleurs Andrus a continué d'innover avec ses gammes bio et des recettes allégées en sucre, tout en soutenant activement l'agriculture française.

Une entreprise discrète mais solide qui prouve qu'on peut croître en gardant ses racines bien ancrées dans la terre et dans les fruits. C'est ça le secret de la réussite. Sud Radio, oser entreprendre l'invité.

Et mon cher Thomas, en ce dimanche matin, nous sommes avec Laurent Tapis. était le président de de l'âge automobile, l'une des marques les plus emblématiques du 20e siècle et qui fait un paris un peu fou. Ce paris-là, c'est le paris de l'avenir, c'est le paris de la modernité avec notamment sa première hyperc, c'est la de l'âge des 12 et pas seulement.

Mais on va en parler avec vous Laurent Tapis. D'abord, on va commencer par l'histoire de de lâche si vous le permettez et vous m'arrêtez et vous corrigez mon propos s'il est inexact. L'histoire de l'âge commence en 1905.

Des titres de champion du monde en grand prix, une victoire à Indianapolis et tout s'arrête en 1953. Il va falloir attendre 2019 avec votre arrivée pour une relance totale de la marque de l'âge. Pourquoi avoir fait le choix de reprendre de l'âge ?

Parce que c'était avec Bugatti la plus belle marque automobile de l'histoire française et que Bugatti n'était pas disponible. Elle a été successivement avec succès reprise par Volkswagen. Aujourd'hui, c'est le numéro 1 mondial de du marché des Hypercar.

Donc ces voitures qu'on vend au-dessus du million d'euros. Euh voilà, donc Bugatti est en prise. Je me suis intéressé à de l'âge et et clairement oui, après Bugatti, c'est la plus belle marque de l'histoire française et je suis très heureux que les anciens propriétaires aient acceptés de me la confier.

Alors, c'est une marque forte, c'est une marque connue, forte notoriété comme on peut dire dans le jargon. C'est la même recette que votre père utilisait. J'en prends pour exemple quand il reprend Adidas.

C'est la 4e marque la plus connue au monde. Évidemment, il avait pris la Vitler, d'autres marques qui étaient aussi très connu. Est-ce que vous avez appliqué quelque part un peu au-delà de l'intérêt de l'automobile le même raisonnement sur la marque ?

Oui, vous savez, je crois que le raisonnement des affaires de manière générale, il est un peu le même. Euh, qu'il s'agisse de faire une reprise, un spin-off, une start-up. Euh toutes les affaires doivent se réfléchir et se gérer, je pense, avec les mêmes recettes.

Évidemment, j'ai eu un très bon professeur en observant mon père, mais lui reprenait des sociétés qui étaient en difficulté mais qui étaient actives. Là, il y avait plus rien. J'ai repris un nom, un logo, il restait strictement rien puisque en 70 ans d'inactivité, il y avait plus rien à reprendre.

Euh mais il y avait cette histoire riche, magnifique et ça c'est un actif qu'on ne peut pas remplacer. Alors vous avez donc lancer Maxime le disait en lancement un hyperc la de l'âge des 12 conçu comme une Formule 1 et homologuée pour la route et inspiré des technologies de la Formule 1. Bah vous l'avez conçu d'ailleurs avec le concours du champion du monde 1997 Jacques Villeneuve.

Vous en avez vendu déjà plusieurs unités dont une à Tony Parker qu'on avait pu voir dans une émission de télévision. Sachant que chaque modèle va à peu près 2 millions d'euros hors taxe, hein, on est d'accord ? Et hors option.

D'cord. Exactement. Et hors option.

Euh le challenge, il est en passe d'être réussi. Oui. Euh on est en résultat d'exploitation positif euh depuis la 3e année consécutive.

Ouais. Euh et maintenant qu'on est un constructeur à part entière, puisqu'on a notre manufacture en production, comme les équipes de turbo ont pu le montrer avec cette émission dédiée à à de l'âge au mois de juin, euh je fais une levée de fond importante pour nous permettre de faire croître nos nos moyens marketing, de d'avoir des voitures que je puisse exposer un peu partout dans le monde puisqueaujourd'hui c'est ma seule faiblesse. J'ai une seule voiture qui est mon prototype et les voitures des clients que je fabrique.

Mais donc un se un seul véhicule qui nous appartient, c'est trop limité. on rate 90 % des événements auxquels il faut être présent alors que je voudrais être présent dans 90 % de ces événements. Voilà.

Donc le but de ma levée de fond, c'est de pouvoir fabriquer des voitures d'avance. Et puis on est en train de travailler sur le deuxième modèle très différent qui va s'appeler la torpie sans A. J'ai annoncé ça au Salon de Paris euh en octobre dernier et qui comme son aï la torpille de 1924 euh cherchera à établir un nouveau record du monde de vitesse.

Alors je vrais rester un instant sur la levée de fond si vous le permettez parce que vous avez effectivement lancé cette levée de fond d'un montant de 3 millions d'euros, sachant que déjà 2500000 € ont été souscrits. Donc il va rester 500000. Tout le monde aura fait le calcul avant moi.

C'est déjà un succès évidemment pour ceux qui nous écoutent. Il faut bien savoir que dans votre capitale, il y a des grands capitaines d'industrie, il y a des fortunes, mais il y a aussi monsieur et madame tout le monde. Donc ça veut dire qu'aujourd'hui encore justement alors c'est ça on peut 3 millions, c'est une petite levée parce que à l'échelle du projet on a mis beaucoup plus que ça jusqu'à maintenant et et on va lever beaucoup plus que ça.

C'est une petite levée qui permet de fixer notre valorisation parce que la dernière était il y a il y a 2 ans et elle double encore par rapport il y a 2 ans. Celle d' avait triplé par rapport à celle d' ans. Donc avant de faire une grosse levée, c'est important de fixer un un curseur, une valorisation de référence.

Donc c'est le but de cette petite levée de 3 millions. Et comme vous le dites, il y en a 2.5 qui ont été immédiatement souscrit en moins de 10 jours par mes actionnaires historiques, les grands capitains capitaines d'industrie que vous citez et d'autres qui sont moins connus mais qui sont très riches aussi.

Bon, mais je trouvais que c'était l'occasion maintenant que le le dossier est quand même largement dérisqué comme on dit euh puisque on a franchi toutes les étapes compliquées, hein. Le plus dur, c'est de partir d'une feuille blanche comme j'étais il y a 6 ans et d'arriver là où je suis aujourd'hui, c'est-à-dire d'avoir une voiture, une usine en production, des clients qui sont livrés, tout ça, c'était très compliqué. Maintenant que c'est fait, je voudrais fédérer autour de ce projet des ambassadeurs, des gens enthousiastes et qui n'ont pas forcément la fortune des Niels ou des Pinox.

Donc jusqu'à maintenant, on est que 20 actionnaires euh et qui sont tous des gens très riches. Je je suis le moins fortuné de tous, mais je suis le majoritaire quand même. Et je voudrais le offrir la possibilité à des gens que ce projet passionne comme nous euh de nous rejoindre, voilà, avec des tickets modestes.

Alors, c'est pas du crowfunding, on peut pas devenir actionnaire d'une marque de luxe comme de l'âge avec 100 € hein. faudra mettre quand même un peu plus que ça euh mais voilà d'ouvrir le capital à des gens qui seront demain les ambassadeurs de la marque et qui la feront rayonner parce qu'il faut reconstruire la notoriété de cette marque. Alors en vous écoutant, on entend aussi la gêne de l'entrepreneur hein, c'est-à-dire votre père derrière.

Je vois revenir sur un peu votre parcours si vous le permettez pour qu'on vous connaisse un peu mieux pour nos auditeurs et nos auditrices de ce dimanche matin parce que vous êtes pas à votre premier coup d'essai entrepreneurial Laurent Tapis. Vous avez commencé par aller dans les paris sportifs. Ensuite vous avez racheté des sociétés de court agent crédit. après une création d'entreprise avec d'autres dans l'achat et la revente d'or.

C'est un besoin de vivre plusieurs vies. Euh en l'occurrence, ça me fait penser un peu à votre père qui disait que pour réussir sa vie, il en avait d'ailleurs fait une chanson, hein, c'est des années 85 avec Did Barbelviens. C'était son réussir sa vie.

Pour réussir sa vie, il faut en avoir plusieurs. Faut que chacun fasse ce pourquoi il est fait. En fait, la première des qualités, c'est se connaître soi-même.

Il y a des gens qui sont extrêmement heureux avec, on va dire, une vie. Moi, ma belle-mère par exemple était professeur, elle a adoré son métier de prof, elle voulait rien faire d'autre que d'enseigner. Bon, il se trouve que j'ai un peu la même génétique que mon père et que nous effectivement on aime bien être actif dans plusieurs domaines et et voilà.

Donc comme c'est notre tendance, j'ai suivi cette tendance moi-même et c'est vrai que j'ai j'ai fait 10 sociétés dans des domaines très différents euh et je continuerai à le faire. Mais à la différence que de l'âge, celle-là, c'est pas une société que je fais pour la CD. Je suis tellement heureux de faire ma passion parce que je suis passionné d'automobile.

Donc là, c'est la première fois que j'entreprends dans ma passion. Donc un jour les minoritaires sortiront mais moi en tant qu'actionnaire majoritaire, j'entends rester bah tant que Dieu me prêter à vie quoi. Je voudrais revenir sur un élément qui est évoqué dans un livre que je montre à la caméra dans lequel vous avez contribué puisquil un chapitre qui vous est dédié écrit par Philippe Spanguero qu'on connaît bien dans cette maison parce qu'il est également animateur chroniqueur sur Sud Radio.

C'est l'affaire Adidas, c'est l'affaire Crédilonnais. Euh je vous cite, j'ai dit à mon père, "Papa, tu ne gagneras jamais. L'État est éternel et toi tu ne l'es pas.

Euh aujourd'hui, votre ambition, si j'ai bien lu ce que vous avez donné comme interview quelque part à à Philip Sanguero, c'est vous voulez remettre en ligne le site d'information sur l'affaire tapis afin que toute la vérité soit faite et que vous puissiez redorer au passage l'image de votre père." Alors, on comprend la conséquence et l'intérêt de la démarche. Déjà, j'ai une question à vous poser.

Pourquoi c'est plus en ligne ? Euh ben en fait euh je l'ai lancé il y a longtemps ce site qui s'appelait affire Taipi.fo, il a été haqué systématiquement, c'estàd que dès que je le mettais en ligne, il y avait je ne sais pas comment euh des actions qui étaient faites par je ne sais qui qui faisaient qui ne restait pas en ligne.

Bon après, je suis passé autre chose. Euh je m'en suis plus occupé pour être honnête et j'ai malheureusement pas le temps de le remettre à jour comme je le voudrais mais je le ferai. Alors dernière question en un mot parce que ça va être la chronique qui va vous suivre.

Est-ce que il faut échouer pour réussir le rentapis ? Ça aide absolument. On apprend dans l'échec, c'est quelque chose malheureusement qui n'est pas dans la culture française, qui est très présent dans la culture américaine.

C'estàdire que les fonds d'investissement américain quand ils reçoivent des investisseurs qui viennent leur présenter, leur pitcher, comme on dit en anglais leur projet, souvent ils regardent le parcours et ils aiment voir dans le parcours qu'il y a eu un ou deux échecs parce qu'ils se disent que la personne ne refera pas les mêmes erreurs. Et et c'est exact. En France, on a un peu tendance à ne pas pardonner l'échec.

H donc moi je l'ai connu comme beaucoup d'autres entrepreneurs et et j'en ai retiré les leçons. Ça m'a servi je pense. Merci à vous.

C'est la clé. Merci beaucoup Laurent Tapi d'être passé du côté de Sud Radio et osé entreprendre ce matin. Je rappelle que vous êtes le président de de l'âge automobile avec un très beau projet.

On l'a compris. Sud Radio, oser entreprendre les essentiels de l'entrepreneuriat. Et on finit justement mon cher Thomas sur osé entrep avec cette chronique nous sommes avec Alexandre Lacharme sérial entrepreneur business angel et consultant entrepreneurial pour cette émission et vous allez Thomas avec Alexandre nous parler justement de ce qu'on vient d'aborder avec Laurent Tapi à savoir l'importance de l'échec dans une carrière.

Oui, on va y donner un petit prolongement et c'est vrai parce qu'on glorifie souvent la réussite. Vous l'avez dit Laurent Tapis les levé de fond, les belles histoires. Mais Alexandre pourquoi l'échec mérite-t-il autant notre attention ?

Parce que Thomas, l'échec fait partie intégrante du parcours entrepreneurial. C'est même l'un de ses piliers cachés. Quand on observe les grands entrepreneurs, on se rend compte qu'ils ont échoué bien plus souvent qu'ils l'ont réussi.

La différence, c'est qu'ils ont su transformer chaque échec en apprentissage, en expérience accumulée. C'est presque un passage obligé finalement. Oui, mais pourtant en France, l'échec a toujours une connotation très négative.

Du coup, c'est vrai dans certaines cultures comme aux États-Unis, on l'a évoqué précédemment, l'échec est presque un badge d'honneur, un passage obligé, un rit de passage. Il prouve qu'on a osé, qu'on a tenté. En France, il reste trop souvent associé à une faute, à un stigmat.

On en a honte parfois. Mais la réalité, c'est qu'il n'y a pas d'innovation sans essais, sans itération et donc pas d'essai, pas sans risque d'échec. Alors, si on vient au présent au moment que nous où nous que nous vivons, pardon, que doit retenir un entrepreneur qui vit un échec au moment où nous parlons ?

Et bien Thomas, il doit retenir qu'il ne s'agit pas d'une fin mais d'une étape simplement. Un échec, c'est une transformation, une information précieuse sur ce qui ne fonctionne pas. C'est l'occasion de réajuster, de se remettre en question, d'améliorer son projet et surtout de développer une résilience qui fera la différence à long terme.

Dans le fond, l'échec n'est pas l'opposé du succès. C'est au contraire souvent son chemin le plus sûr. D'ailleurs, l'entrepreneur français milliardaire Xavier Niel en témoigne lui-même.

Il reconnaît au fil des interviews, je le cite, être le mec qui se plante le plus. C'est ce qu'il a dit plusieurs fois d'ailleurs. Pourtant, à en voir l'ampleur de sa réussite, on comprend que l'échec a été pour lui non pas un frein mais un tremplin.

Merci à vous. H et je citerai également pour conclure merveilleusement cette chronique, une anecdote un jour glissée par l'ancien président de la République Nicolas SarkoZi sur l'échec à savoir moi si vous me regardez, il va il m'a fallu quand même quelques gros échecs pour avoir quelques petites réussites. Ça vient conclure tout ça.

Thomas, on vous retrouve dans un instant pour oser investir. À tout de suite. Sud Radio, oser entreprendre Tom Abinet.

M.

Delage Automobiles : l’histoire d’une marque — Bernard R. Tapie · Pourquijevote