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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 24 mai 2023 25 min

Majorité numérique : "Les plateformes vont avoir l’obligation (de) vérifier l’âge des utilisateurs"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci Alexandra burger Fontain d'être avec nous ce matin vous êtes sénatrice des Alpes-Maritimes et porte-parole des républicains on a beaucoup de sujets aborder avec vous d'abord on l'a vu hier cet hommage du Parlement aux policiers tués à cette infirmière tuée les policiers qui ont été tués par un chauffard qui a été contrôlé positif au stupéfiant qui est également alcoolisé hier on a appris qu'une fille aide de 6 ans était tuée par une conductrice dans les Yvelines là aussi tester positive au stupéfiant vous aviez défendu une proposition de loi avec le sénateur Laurent saumon pour un meilleur prévention des violences routières est-ce qu'il faut enfin créer un délit d'homicide routier selon vous alors je crois que c'est un sujet aujourd'hui qui fait plus que jamais l'actualité d'ailleurs tristement médiatisé par l'affaire Palmade il faut pas se cacher c'est un débat sur lequel nous on travaillait notamment avec mon collègue de la Somme Laurence saumon parce que nous avions été chacun sensibilité dans notre territoire moi au sein des Alpes-Maritimes à Antibes ou un jeune de 17 ans qui s'appelait Noé a été percuté par un chauffard qui conduisait sous l'emprise d'alcool et de stupéfiants et qui 70 jours après la détention provisoire a été libérée ce qui est très dur pour les familles c'est vraiment une sorte de double peine alors nous avons travaillé bien sûr à une proposition de loi qui est juste qui n'est pas prétentieuse ou qui n'est pas communicationnel mais qui demande justement qui pose un certain nombre de marqueurs essentiels d'abord de pouvoir travailler à l'effectivité des peines le cas que vous venez de dénoncer à l'instant des policiers avec deux circonstances agrémentes sachez que c'est quand même puni de 10 ans de prison 50000 euros d'amende sauf que dans les faits ce sont des peines qui ne sont pas appliquées donc nous on demande justement l'applicabilité des peines je crois que c'est ça le sujet majeur et que l'ensemble des associations qui luttent contre les violences routières également demandent plus de prévention également je crois que c'est un sujet assez important en tout cas c'est un sujet sur lequel il faut qu'on se penche je crois qu'à chaque fois qu'on peut apprendre des des incidents aussi dramatiques que celui-là et de cette fillette de 6 ans c'est ignoble je crois qu'il faut vraiment adapter une réponse pénale et vraiment pas besoin de changer la loyal il y a même pas besoin de créer un délit d'homicide routier il suffit juste d'appliquer c'est une demande un des familles des associations de le qualifier on va dire c'est une question sémantique d'homicide routier non plus d'homicide involontaire je peux comprendre que ça peut essayer en tout cas de de guérir un peu les mots de l'appeler un homicide routier dans les faits il n'y a pas vraiment de changement de qualification je crois que je vous l'ai dit les peines encourus sont déjà suffisamment importantes même si rien ne remplace bien évidemment un acte aussi terrible que même de faire disons de prison en tout cas je pense qu'il faut vraiment travailler à l'effectivité des peines et à la plaque l'appliquabilité c'est vraiment l'objet de notre proposition de loi on a vu hier l'hommage du Parlement à cette infirmière qui a été tué au CHU de Reims on va parler de cette actualité de ses soignants de ces agressions de soignants on va aller chez vous à Nice on retrouve Denis carro bonjour Denis merci beaucoup d'être avec nous vous êtes directeur des rédactions de Nice-Matin c'est la une et le dossier de Nice-Matin aujourd'hui les agressions personnelles soignants oui effectivement nous revenons sur la terrible agression et le décès de cette infirmière au CHU de Reims un drame qui scandalise la France et qui suscite beaucoup d'émotions et de colère partout et c'est le cas dans les dans les Alpes-Maritimes évidemment où on observe un comme ailleurs en France une augmentation des violences envers les soignants sur l'ensemble du territoire c'est plus 23% l'année dernière alors au lendemain de du décès de de cette infirmière ni ce matin consacre son fait du jour à ce fleo et ses soignants meurtri c'est ainsi que que nous titrons le dossier à la à la Une nous avons notamment recueilli le témoignage de Jordan Jordan est un infirmier d'une quarantaine d'années et il nous raconte les multiples agressions qu'il a subi ces dernières années dans l'exercice de son métier à deux reprises notamment Jordan a reçu des coups de poing alors qu'il travaillait aux urgences et ne compte plus les coups de pieds les gifles les insultes il évoque aussi les patients menaçants les familles agressives la violence verbale au quotidien envers envers les blouses blanches un climat qui finit par miner le moral des soignants et qui a pour conséquence d'éloigner de plus en plus de professionnels de santé de ce métier si indispensable qu'ils ont qu'ils ont pourtant choisi alors j'en viens à ma question à Alexandra borchio Fontain madame la sénatrice est-ce qu'il faut comme certains le demandent renforcer les sanctions envers ceux qui s'en prennent particulièrement au personnel soignants d'abord je voudrais redire toute mon émotion et mon soutien d'abord aux proches de cette infirmière de 37 ans qui est décédé sous les coups de l'auteur d'une agression qui avait déjà commis il faut le rappeler quand même il y a quelques années des violences ignobles envers d'autres personnels hospitaliers je crois qu'il y a deux mesures et je m'associerai d'ailleurs aujourd'hui à la mine de silence qui est demandé dans la plupart des centres hospitaliers de France en soutien à cet acte ignoble je crois qu'aujourd'hui il faut non seulement renforcer et instaurer à mon sens une peine plancher contre tous ceux qui qui s'en prennent au personnel soignants vous parliez à l'instant du chiffre de 23% des médecins qui sont agressés sachez qu'en 2022 il y a une augmentation de 37% des professionnels de santé qui a été augmenté c'est une augmentation des faits de violence qu'on retrouve dans notre dans d'autres services mais qu'on ne peut pas qu'il nous faut absolument adapter une réponse pénale donc je soutiens d'ailleurs une proposition loi d'un collègue de l'Assemblée nationale Yannick de der qui est m’instaurait une pleine plancher pour les auteurs de violence envers les professionnels de santé puis je crois que plus globalement puisque là il s'agit d'un auteur des faits qui visiblement en tout cas aurait donc une maladie mentale c'est indéniable je crois qu'il faut aussi travailler un grand plan sur la psychiatrie je crois qu'en depuis 1980 les le nombre de lits en psychiatrie a considérablement baissé alors qu'il y a de plus en plus de demandes de prise en charge de passion à temps de maladies mentale donc là aussi je pense qu'il faut un plan assez conséquent c'est une volonté aussi de notre famille politique voilà de d'investir dans un plan de psychiatrie pour justement essayer de répondre à cette problématique et stopper cette violence envers les soignants Denis une autre question regarde votre une au-delà de la au delà de la situation de la psy et de la psychiatrie est-ce que c'est pas la situation de l'hôpital globalement qui qui pose problème et qui fait qu'on se retrouve face à ce type de situation alors l'hôpital qui pose problème je vais pas je veux pas porter évidemment une accusation contre le personnel hospitalier je suis vice-présidente de la Fédération hospitalière de France dans ma région provençale-côte d'Azur et je soutiens coûte que coûte des un prophète de santé qui qui travaille et qui donne un maximum de leur temps de leur énergie de leur engagement pour essayer de faire fonctionner un système aujourd'hui c'est vrai qu'il peut paraître à bout de souffle qui manque clairement de soutien malgré les les différents plans annoncés par le gouvernement Macron je crois aujourd'hui en tout cas qu'il y a une vraie prise en compte qui doit se faire du personnel hospitalier et puis je veux rappeler aussi que cette violence envers les soignants sont partout en France de nicaro est actuellement en direct de Nice le 9 mai devant l'hôpital Pasteur de Nice il y a eu un médecin du Samu qui a été violemment agressé je crois que ce sont vraiment des actes qu'on ne peut pas tolérer envers ce justement qui se sont engagés pour nous soigner merci beaucoup Denis merci d'avoir été avec nous depuis Nice la Une de Nice Matin et le dossier de Nice-Matin on regarde la une soignant meurtrie c'est à la Une de votre journal aujourd'hui merci beaucoup Denis carreau un mot sur les agressions d'élus puisque aujourd'hui aura lieu à Saint-Brévin la marche en soutien aux merdes missionnaire qui a démissionné on le rappelle parce que son domicile a été partiellement calciné il avait alerté sur l'abandon de l'État hier on l'a entendu dans le journal Eric Dupond-Moretti devant le Sénat s'en est défendu la justice locale n'a pas été aux abonnés absents a-t-il dit est-ce que l'État est suffisamment présent aux côtés des élus pour vous bien sûr que non et je crois que le témoignage de sommaire de Saint-Brevin pour être un témoignage d'autres élus d'autres mères en France Eric Dupond-Moretti dans son rôle de tenter en tout cas de réparer une carence là où l'État a été clairement défaillant je crois que le président de l'AMF David Lisnard est pleinement engagé contre les violences contre les élus il travaille ardemment aux côtés du gouvernement pour justement proposer un plan à la hauteur des ambitions aujourd'hui il y a de plus en plus de démissions de mer près de 1300 d'émissions depuis 2020 c'est énorme je crois qu'aujourd'hui il faut un vrai statut de l'élu il faut que là aussi dans le même cas que les infirmières je pense que n'importe quel personnalité en tout cas a commencé par les élus et les maires doivent pouvoir bénéficier d'une protection différente d'un citoyen lambda donc là aussi je suis soutiendrai toute mesure en faveur de peine plancher contre les auteurs de violences envers les élus de la République je crois que c'est important aujourd'hui de le rapporter un soutien clair et de ne pas réagir c'est à dire arriver après une action la démission de Saint-Brevin il est encore en vie mais sachez qu'il a aussi démissionné de son de son métier de médecin tellement il a été la commune et tellement il a été affecté et ils sont aujourd'hui un déménagement on a vu que des agressions d'élus ont conduit à la mort des élus donc je crois qu'aujourd'hui il faut une véritable ça devient urgent je sais que la MF y travaille j'espère que le gouvernement répondra à hauteur des enjeux et de cette crise terrible de la démocratie des élus qu'on vit en ce moment en France on va parler du texte dont vous êtes la rapporteur qui a été voté hier soir par le Sénat taxe issu de l'Assemblée nationale pour instaurer une majorité numérique et lutter contre la haine en ligne on va voir les détails et la séance avec ce jour-là [Musique] bonjour madame messenatrices et Steve le Sénat donc adopté hier soir une proposition de loi pour instaurer une majorité numérique qui avait urgence à agir parce qu'il est sur Oriane c'est que les mineurs sont plus victimes d'Internet que les autres catégories de la population je vais vous donner quelques chiffres premiers constat les plus jeunes sont très présents et très nombreux en ligne 82 % des 10 14 ans consultent internet sans leurs parents c'est des chiffres de la CNIL pour les mineurs internet c'est aussi et peut-être surtout en fait 28% c'est aussi surtout les réseaux sociaux et justement ces réseaux sociaux qui sont très utilisés 28% des 7 10 ans se rendent régulièrement sur un réseau social c'est une enquête ipso 60% des 11-18 seraient par exemple inscrits sur Tik Tok alors cette présence en ligne n'est pas problématique en soi mais les experts tirent la sonnette d'alarme elle augmenterait les risques de dépendance les risques de harcèlement encore les risques de faire de mauvaises rencontres c'est à dire de tomber sur des prédateurs sexuels ou encore des dealers et alors que prévoit oit le texte adopté hier soir mais il fixe une borne à partir de laquelle le mineur devra obtenir l'accord des parents pour s'inscrire sur un réseau social écouter la secrétaire d'État à l'enfance Charlotte cobel s'inscrire sur un réseau social n'est pas un acte anodin en particulier lorsqu'on est encore enfant sur un réseau social les enfants sont confrontés sont confrontés eux-mêmes au même risque que dans la vie réelle je dirais même une fois parfois plus que dans la rue la vie réelle les réseaux sociaux sont source de danger réel et graves en cela contrôler et accompagner l'accès des mineurs à l'entrée des réseaux est une réponse efficace la proposition de loi a été adoptée début mars à l'Assemblée nationale elle a été amendée hier par les sénateurs très concrètement avec les modifications apportées par le Sénat en dessous de 15 ans le mineur pourra s'inscrire sur n'importe quel réseau social s'il a l'accord d'un des deux parents au dessus de 15 ans il est un majeur dit numérique il peut donc faire ce qu'il souhaite question très simple madame la sénatrice comment vous allez vérifier l'âge des enfants qui se connectent en ligne et qui s'inscrivent sur les réseaux sociaux alors le procédé vise justement à ce que l'arcome produise un référentiel c'est à dire une liste justement d'éléments technologiques dont les plateformes les réseaux sociaux vont devoir on va avoir l'obligation de s'emparer pour vérifier au large là je pardon l'auteur cette proposition de loi dont laquelle j'ai été rapporteur visait justement à poser le débat à échanger aussi au sein des familles je pense que ça suscite un certain nombre de questionnements mais c'est surtout un constat vous avez rappelé des chiffres essentiels c'est vrai qu'aujourd'hui on s'inscrit sur un réseau social à 8 ans et demi la moitié des 6-10 ans sont titulaires propriétaires en tout cas d'un téléphone portable donc 6 ans je rappelle c'est quand on rentre au CP qu'on apprend à lire donc aujourd'hui les parents mettent très facilement des tablettes dans les mains des enfants et je pense forcément imaginer que le contenu qui peut être diffusé peut-être difficilement digérer par un enfant nous en tant qu'adulte on a le discernement nécessaire pour pouvoir digérer ce qu'on voit ce n'est pas le cas des enfants donc je crois que cette proposition de loi en tout cas elle avait vocation à poser le débat quant à l'applique militait de un problème peut le savoir on a voté hier soir le texte donc on est moins de 12 heures après toute façon est-ce qu'on pourra encore mentir sur son âge quand on s'inscrit sur un réseau social c'est très facile il n'y a aucune technologie au monde qui est infaillible mais à partir de ce moment-là alors qu'est-ce qu'on fait soit on se dit de toute façon pourra toujours la contourner ça sert à rien c'est déjà un petit peu le cas en ce moment les plateformes interdisent au moins de 13 ans mais on sait bien qu'on en changeant la date de naissance un peu comme l'accès au site internet on clique en disant qu'on a plus de 18 ans je crois qu'aujourd'hui en tout cas comme pour le rapport porno dans laquelle j'ai été co-auteur il faut véritablement à nous législateurs en tout cas poser un seuil de maturité un âge légal c'est à dire que à moins de 15 ans on peut consulter on interdit pas de consulter mais on place l'autorité parentale au cœur du dispositif c'est-à-dire que c'est le parent qui va décider si l'enfant va pouvoir avoir un réseau social mais ce qu'il faut savoir aussi et ce que j'ai précisé hier dans ma prise de parole c'est que d'autoriser un enfant à accéder à un réseau social c'est une chose mais contrôler ce qui regarde c'est mieux alors évidemment c'est impossible pour un parent de rester collé à son enfant à regarder exactement ce qu'il fait mais vous parliez à l'instant d'un pourcentage de d'enfants en fait qui consultent sont les parents à plus de 80 % alors c'est une suite logique les parents reconnaissent à 80 % évidemment qui ne savent pas exactement ce que font leurs enfants sur Internet et c'est tout là le problème des muni parce que aussi les enfants ils maîtrisent mieux la technologie que les parents numériques aussi et je pense en fait que cette proposition de loi au contraire va servir aussi de d'instaurer le débat à la maison et va servir de garde-fou et aussi et d'aide aux parents justement en un peu les responsabilisants et je trouve que c'est une proposition de loi qui est une proposition de bon sens qui fait consensus on a travaillé avec le gouvernement maintenant la main il y a des amendements qui ont été adoptés de la part de l'opposition sanatoriale parce que c'est un sujet avec comme seul objectif elle vient de la protection le président du groupe horizon sur lequel tout à fait le monde s'est mis d'accord et donc c'est un sujet en en tout cas transpartisans avec comme je le disais le seul objectif et la protection de l'enfant donc je crois que c'était important aujourd'hui de poser un cadre légal comme pour le cas des sites internet pornographiques qui sont accessibles aujourd'hui à l'encontre de la loi au mineur donc voilà c'est un texte a fait consciencieux je rappelle quand même qu'elle a été voté à l'unanimité hier les sanctions sont prévues contre les réseaux sociaux oui de 1% de leur chiffre d'affaires mondial donc je pense que c'était c'est des sanctions qui sont importantes parce que mais ils ont cette prise de conscience dans le cadre de ce rapport bien sûr j'ai mené des auditions avec la plupart des plateformes qu'on connaît tous ils ont pleinement conscience aujourd'hui que même si eux ce n'est pas une loi mais ce sont harmonisés entre eux pour interdire l'accès enfin empêcher l'accès au moins de 13 ans en considérant que leurs réseaux social est accessible après 13 ans mais ils ont les données du nombre de moins de 13 ans qui consultent qu'ils n'ont pas souhaité me livrer évidemment mais ils ont pleinement conscience que le l'âge des utilisateurs est de plus en plus jeunes et que même si bien sûr ils mettent en place parce que c'était pas un texte à charge contre les réseaux sociaux heureusement ils ont aussi des aspects positifs et tu essayes de mettre en place des garde-fous des sanctions en essayant de censurer et de supprimer ou de signaler des contenus qui seraient pas approprié seulement aujourd'hui il y a aucune technologie qui permet à priori à Forterie justement de limiter le contenu donc je crois que cette proposition de loi permet de poser ce cadre d'alimenter le débat et de prendre conscience surtout quand on est éclairé par les littérature scientifiques et le nombre de données qu'aujourd'hui il y a de vrais dangers et que c'est important aujourd'hui d'en parler vous l'avez un peu modifié quand même ce texte issu de l'Assemblée nationale notamment sur la question de l'accord parental que vous avez simplifié oui je sais souhaité simplifier l'accord parental parce que c'est une difficulté réelle quand on réduit une proposition de loi c'est c'est bien de la faire quand même dans les en s'inspirant quand même de de modèle en j'avais dire un peu personnel je suis aussi maire de famille d'adolescents je crois que c'est important de recueillir la vie des deux parents pour des décisions on dit usuelles c'est à dire grave une opération un voyage à l'étranger ou tout autre décision un peu plus importante je pense que de demander à un des deux parents l'autorisation à mon sens semblait suffisant en accord d'ailleurs avec le l'auteur de la proposition de loi c'était une amendement aussi qui a été largement compris donc il y a aussi sa pause à partir du moment où on demande aux deux parents des difficultés techniques vous le savez il y a des des pairs ou des mères surtout à 82% qui sont isolés donc l'autorité parentale un des deux parents donne l'autorisation on a jugé en tout cas que c'était suffisant vous l'avez dit vous êtes la co-auteur du rapport du Sénat sur la pornographie Jean-Noël Barrault il rappelait que 2 millions d'enfants sont exposés chaque mois à des contenus pornographiques est-ce que ce texte va aussi permettre de lutter contre ça alors ce texte là de la proposition loi visait exclusivement l'usage des réseaux sociaux il y a un projet de loi numérique qui sera émail examiné au Sénat fin juin de mi-juillet porter évidemment par le ministre Jean-Noël Barrault qui vise justement à reprendre nos préconisations qu'on avait fait avec Laurence Cohen Annick Billon et Laurence Rossignol suite au rapport un port de l'enfer du décor qui a fait grand bruit qui est sorti à peu près il y a un an nous l'avons traduit dans une proposition de résolution qui a été là aussi adoptée à l'unanimité qui a été la proposition de résolution la plus signée enfin le texte législatif pardon le plus signé de la Cinquième République déjà là aussi c'est un sujet quand même transparciant qui a mis tout le monde d'accord parce qu'il s'agit de la protection des mineurs et qu'en plus les sites internet enfreignent la loi parce que depuis 2020 il est interdit au site internet de diffuser des contenus aux mineurs alors eux ils avaient choisi comme comme processus de sélection de demander à l'utilisateur s'il y avait plus de 18 ans en un clic on a jugé que c'était absolument pas efficace donc je crois savoir qu'en ce moment une expérimentation est menée avec un site internet pour justement mettre en place un filtre par on appelle ça de double anonymat justement pour pouvoir empêcher l'accès à des contenus donc on espère en tout cas je serai très attentive évidemment à l'examen de ce texte dans lequel je souhaite justement être pleinement actif pour suivre les évolutions mais je crois savoir justement que nos recommandations ne se rapportent seront prises en charge qui viseront bien entendu à enfin pouvoir appliquer la loi et protéger nos enfants merci Steve bien sûr des violences contre les élus tout à l'heure ce sera à suivre dans le club à tout à l'heure on va parler de votre partie les ténors des républicains ont présenté leur mesure pour lutter contre l'immigration pour durcir la politique migratoire alors on a bien vu cette volonté de s'afficher uni il y avait Olivier marlex Bruno retailleux Eric ciotic qui parlait d'une seule voix est-ce que ces propositions elles font vraiment l'unanimité au sein de votre partie alors au sein de notre partie politique évidemment elles font l'unanimité et je crois que cette volonté justement un peu d'agir tous numéro de la droite donc je crois que c'était un test qui un texte qui est courageux assumé qui est pleinement dans les valeurs de notre famille politique et qui arrive à un moment où ça devient une urgence aujourd'hui de réguler l'immigration je crois que notre pays en l'occurrence la France a le droit de choisir son immigration aujourd'hui les chiffres explosent on va pas les rappeler ici mais c'est indéniable il y a de plus en plus de titres de séjour qui sont délivrés on a dépassé les 30 000 en 2022 quand en 2012 ou Nicolas Sarkozy c'était beaucoup moins de 100 000 donc je crois qu'aujourd'hui il y a une urgence à réguler personne peut le nier personne peut s'opposer à ça bien sûr il y aura toutes les voix qui vont s'exprimer au sein de notre famille politique nous sommes en une famille politique de débats d'échanges chacun fera entendre sa voix mais je pense qu'on fera consensus sur ce sujet au sein des républicains et au sein de la majorité sénatoriale parce que la majorité c'est naturel c'est la droite et le centre on a appris que les centristes allaient également déposer leurs propres proposition de loi est-ce que ce sujet est en train de fracturer la majorité sénatoriale non je crois que la majorité Sénator elle porte son nom déjà de travailler en partenariat après je trouve ça totalement sain que chacun appartient à une famille politique avec des marqueurs qui lui sont propres donc l'Union centriste en l'occurrence pour le Sénat va proposer et bien son projet sur l'immigration je suis sûr qu'on se retrouve sur un certain nombre de points que chacun ait ces marqueurs c'est le propre de chaque partie politique mais comme on a toujours travaillé en adéquation j'ai aucun souci de dialogue entre notre président de groupe Bruno Retailleau et Hervé Marseille le président de l'Union centrée vous pensez qu'il pourra en Boutière ces textes et comment est-ce que vous pensez alors au Sénat déjà il faut voir si la majorité sénatoriale va aller voter mais à l'Assemblée nationale est-ce que vous pensez vraiment que les textes vont aboutir alors qu'on sait qu'une partie de la majorité présidentielle et sur une ligne beaucoup plus à gauche je crois que c'est toute la force de notre famille politique c'est de convaincre justement avec un texte qui est réalisable qui est ambitieux mais qui est réaliste et qui part des chiffres incontestés et donc le travail du Parlement c'est de débattre mais je crois aujourd'hui que j'ai pleinement confiance dans les députés les républicains même s'ils sont mineurs pour convaincre la majorité présidentielle pour convaincre l'ensemble des députés sur cette nécessité en tout cas et que j'espère qu'ils pourront avancer un certain nombre de points essentiels que nous en tout cas évidemment on a pu savoir que ça fait 18 mois que le ministre de l'Intérieur nous annonce un texte sur l'immigration et que si nous avons souhaité aujourd'hui prendre les devants c'est parce que nous étions taux nous sommes toujours en attente de ce texte qui devrait être débattu à l'heure où on se parle vous et moi donc et qui n'arrive pas donc c'était notre responsabilité aussi notre famille politique de prendre les devants pour justement proposer un texte parce que nous sommes responsables et qu'il y a urgence aujourd'hui à réguler l'immigration de notre pays on je l'ai dit il y avait une volonté aussi des républicains de s'afficher unis sur ce texte c'était pour faire oublier la séquence catastrophique des retraites on a toujours été uni sur le texte des retraites également c'est pas parce qu'ils n'ont pas fait une de JDD ensemble qu'il n'était pas uni je crois que il y a eu c'est un sujet quand même les retraites qui a toujours suscité des polémiques ce n'est pas un sujet on l'a vu là avec l'examen sur les retraites notamment au Sénat c'est un sujet qui peut diviser sur certains problématiques on comprend aussi l'enjeu je crois que sur le sujet de l'immigration et je reviens un peu à ce qu'on s'est dit tout à l'heure c'est un marqueur de droite c'est un sujet qui fait partie plein de notre famille politique donc on ne pouvait pas se rassembler donc après le texte des retraites où on était aussi Unis malgré quelques voies dissonantes au sein de notre famille il y en a chez dans votre famille politique ils disent qu'ils voteront la proposition liotte d'abrogation de la réforme des retraites c'est pas un problème ça pour vous il y aura toujours des voix dissonantes et on n'est pas là pour obliger l'ensemble de nos collègues à s'allier à notre cause mais en tout cas une majorité de une grande majorité d'ailleurs de des parlementaires les républicains et des élus aussi en France sont rassemblés derrière justement ce projet qui est porté par Olivier Marleix au nouveau taillot Éric Ciotti avec ses deux propositions là merci beaucoup merci première demi-heure dans 20 minutes dans le club des territoires on reviendra sur le climat de violence dans la société dont on a parlé agression d'élus de soignants de policiers comment l'expliquer comment sortir ce sera le débat du club et d'abord on va reparler notamment du texte qui a été voté hier dans vous étiez la rapporteur avec Charlotte cobel qui nous rejoint