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interviewyoutube.com· 11 mai 2026 58 min

ENTRETIEN AVEC NICOLAS DUPONT-AIGNAN @dupontaignannicolas

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Invité

Alors aidez Radio Courtoisie à en produire d'autres. Rendez-vous sur soutenir.radiocourtoisie.fr. Merci d'avance.

0:09
Présentateur

Oui, chers auditeurs, merci à vous, merci à tous ceux qui vont nous soutenir parce que je le rappelle, Radio Courtoisie ne vit que des dons de ses auditeurs. Nous n'avons pas de subvention, nous n'avons pas de publicité. C'est ce qui garantit notre liberté de ton, notre indépendance. Mais malheureusement, il faut bien que nous soyons financés par quelqu'un et ce quelqu'un, c'est vous, chers auditeurs, parce que si vous ne le faites pas, personne ne le fera. Et vous serez ensuite condamnés à écouter le service public et je vous garantis que ce n'est pas un cadeau. Alors nous passons à la deuxième partie de cette nouvelle émission.

Samedi 20 septembre, Debout la France a tenu son congrès autour d'un mot d'ordre ambitieux, comment sauver la France. Dans son discours de clôture, le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a présenté les différents points de sa révolution du bon sens. En résumé, on y passera ensuite plus en détail, donc rétablir l'autorité de l'État, relancer la production nationale, reconstruire l'école et sauver nos services publics. Vaste programme, comme disait l'autre. Mais en préalable, il en appelle à la destitution d'Emmanuel Macron, et pas à la démission, donc à la destitution, et à une grande mobilisation populaire appuyée sur le référendum d'initiative citoyenne, le RIC.

Et pour évoquer cette stratégie de rupture, ce projet d'union des droites également, nous avons le plaisir d'accueillir aujourd'hui Nicolas Dupont-Aignan, qui inaugure donc notre nouveau format. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan. Eh bien bonsoir à vous tous. Et nous allons commencer par deux petites surprises qui ont animé votre congrès. On les écoute et puis on en parle juste après.

1:49
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas, comme je n'ai plus aujourd'hui honoré ton aimable invitation à me rendre à ton événement pour m'adresser à tes militants, ayant moi-même mon événement de rentrée politique, je souhaitais néanmoins vous adresser à tous un petit mot d'amitié. Je sais que l'usage veut qu'en général, quand on s'adresse à un concurrent politique, malgré l'amitié qu'on peut lui porter, on a tendance à mettre en avant ce qui nous sépare.

Eh bien moi aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de ce qui nous rassemble, parce que des combats communs, nous en avons beaucoup avec Nicolas, qu'il s'agisse bien sûr de la lutte contre l'immigration nationale, qui est massive et incontrôlée, de la restauration de l'autorité de l'État et dans ses fonctions régaliennes, de la protection aussi de pan de souveraineté de notre nation vis-à-vis de l'Union européenne. Et je n'ai pas oublié par ailleurs que Nicolas Dupont-Aignan a été le premier à rompre le cordon sanitaire en soutenant courageusement Marine Le Pen à l'élection présidentielle de 2017. Il y a eu un avant et un après.

Et nous avons vécu d'ailleurs ce moment ensemble qui était un grand moment d'enthousiasme et d'émotion. Et je suis reconnaissante d'ailleurs à Nicolas. Et je suis reconnaissante de Nicolas de continuer à porter, comme je le fais d'ailleurs de mon côté, cette voie de l'union et du rassemblement qui est selon nous, me semble-t-il, le seul chemin possible vers la victoire de la droite et du camp national face à cette gauche qui appelle au chaos et à la disparition de la France. Donc continuons de travailler à cela. Je suis sûre que nous finirons par obtenir gain de cause. Et je vous souhaite à tous un très bel événement de rentrée.

– Par avant, je voudrais te saluer Nicolas et dire à tous tes amis, qui nous regardent, que nous avons mené ensemble les combats essentiels depuis longtemps. Avec les élections européennes 1999, c'est nous qui avons fait naître le mot « souverainisme » ensemble. Et tu as toujours été fidèle à ta ligne, qui est notre ligne, et qui répond à la question « Où va la France à l'abîme ? ». La France est au bord du précipice. Le pronostic vital est engagé. Pas seulement pour des questions budgétaires, financières, pas seulement parce que la classe politique est nulle, mais pour une raison bien plus grave.

C'est que, tu le sais Nicolas, dans notre histoire, depuis 2000 ans, la France a eu à traverser de grandes épreuves. Elle en est toujours sortie victorieuse. Mais là, pour la première fois, elle craint l'épreuve dans laquelle elle se trouve, car elle pourrait disparaître. La France pourrait disparaître. Toi et moi, nous ne voulons pas que notre pays meure. Or, nous sommes en train de changer d'art de vivre. Nous sommes en train de changer de peuplement. Nous sommes en train de changer de civilisation.

4:43
Présentateur

– Alors, Nicolas Dupont-Aignan, donc les auditeurs de Radio Courtoisie, auront reconnu Marion Maréchal et Philippe Devilliers, qui ont tous les deux apporté leur soutien à votre congrès. Donc, c'est quand même plutôt un bon signe. Parce que, comment expliquer d'ailleurs ces deux surprises, ces deux soutiens ?

5:00
Nicolas Dupont-Aignan

– Je n'emploierai pas le mot de soutien, parce que l'union, c'est un rassemblement, et ce n'est pas le soutien de l'un à l'autre, c'est simplement deux messages d'amitié. Et ça fait du bien, parce que j'ai conscience, et eux aussi, que la gravité de la situation du pays exige de sortir de l'esprit partisan. Le régime des partis est en train de revenir, on le voit à l'Assemblée nationale, et si nous, on agisse pareil dans l'opposition, ça ne marchera pas. Or, il faut à un moment changer les choses. Et la façon de les changer, c'est d'abord de montrer l'exemple. Et montrer l'exemple, c'était de dire à Philippe et à Marion, et à ceux qui voulaient, mais bon… Eh bien, si déjà, on se parlait…

Et déjà, on se parlait, et que chacun parle aux troupes de l'autre, et qu'on mettait en commun nos troupes, qu'on mettait en commun notre façon de parler, notre façon de penser, et qu'on additionnait nos différences. Ce serait merveilleux. Voilà, c'est un premier pas, il y en a beaucoup à faire, mais il y a urgence.

6:01
Présentateur

Alors, quelle leçon vous retirez d'ailleurs de ce congrès ? Combien avez-vous réuni de personnes, et quels ont été les grands ?

6:07
Nicolas Dupont-Aignan

On était un petit millier. Vous savez, je déteste les présidents de partis, qui veulent faire croire qu'on est les meilleurs, les plus puissants, etc. Debout la France, c'est un parti qui vit, qui existe aux côtés d'autres, voilà, qui fait vivre une flamme gaulliste, indépendante, profondément. Vous avez évoqué ce que j'ai annoncé, mais en fait, il manquait la fin, et je ne vous en veux pas, parce que c'était la fin du discours, il était un peu long. C'est que toute ma logique, c'est de dire, il y a une révolution du bon sens qu'on aurait dû faire, qu'on devrait faire, et pourquoi on ne la fait pas ?

Que ce soit sur les sécurités, sur l'école, sur l'immigration, sur la santé, j'ai cité quelques exemples. Et en fait, on ne la fait pas, pourquoi ? Parce qu'il n'y a plus de légitimité populaire, c'est le refus du peuple, et c'est pourquoi je pense qu'on débloquera la société française par une nouvelle constitution, avec le RIC constituant un système à la Suisse, car sinon la confiance ne reviendra jamais. Elle est trop cassée entre le peuple et ses élus.

Et le deuxième point, sur lequel j'insiste évidemment, comme souverainiste, c'est que rien ne pourra se faire dans cette Union européenne, qui nous étrangle, qui nous étouffe, et j'ai longtemps cru qu'on pourrait la modifier de l'intérieur, je n'y crois plus un instant, et j'ai lancé une démarche qui n'est pas la démarche du Frexit pur, qui est la démarche d'une dissolution de l'Union européenne avec les pays qui le voudraient, et je vous renvoie au discours, parce que j'ai beaucoup travaillé dessus, pour qu'on ait un chemin de sortie, et qui rassure aussi les Français.

C'est-à-dire de dire, cette Union européenne empêchera tout pouvoir, même si vous nous mettez moi, De Villiers, Bardella, Le Pen, quiconque, Retailleau et tout, à la tête de la France, si on est dans l'Union européenne, rien n'en sortira. Rien ! Et il faut tordre l'idée, vraiment dans l'esprit de nos concitoyens, qu'on peut concilier la résolution des problèmes français dans le cadre de l'Union européenne. Alors après, comment on fait ? C'est beaucoup plus compliqué. C'est là où j'ai essayé de tracer un chemin moratoire. Sur quelques points fondamentaux. On ne paye plus un centime. La baudruche va se dégonfler.

On sort du marché européen de l'électricité, comme l'Espagne et le Portugal, et on divise par deux la facture tout de suite. On n'obéit plus aux oucas en matière de politique industrielle et commerciale. Et on met l'armée à nos frontières, pour soulager nos policiers et nos gendarmes, casser les narcotrafiques, et vraiment montrer que maintenant la France est redevenue la France. Et ensuite, une fois qu'on a fait ça, mais d'ailleurs Philippe de Villiers, sans qu'on soit concerté, c'est amusant, dans sa vidéo qu'il a adressée, propose un peu la même démarche concrète.

On dit à nos partenaires, voilà, maintenant la France ne joue plus, mais on est prêt à reconstruire avec ceux qui veulent, une Europe des nations, des projets, on n'est pas là pour partir tout seul dans un coin. Chiche, qui veut aller avec nous, changez ça. Et je suis convaincu qu'il y a beaucoup de pays qui n'en peuvent plus aussi de la dictature de l'Union européenne, qui sont prêts à bâtir cette Europe des nations libres, des souverainetés, et des projets communs à la carte.

Et là on a une démarche, en tout cas j'essaye d'apporter modestement, un chemin pour résoudre cette question fondamentale, que si on reste dans cette Union européenne, on ne résoudra aucun des problèmes français cruciaux, et en même temps les Français ont peur d'en sortir. Donc il faut trouver un chemin de reconstruction. Et surtout il faut pouvoir, on va revenir...

9:31
Présentateur

Pouvoir on peut toujours quand il y a le peuple... Vous allez nous l'expliquer dans une seconde. Alors là, j'invite déjà les auditeurs de Radio Courtoisie...

9:36
Nicolas Dupont-Aignan

On le voit avec Trump, pardonnez-moi. On le voit avec Trump, ce qui paraissait impossible, tout d'un coup il dit, bah c'est comme ça, et puis c'est comme ça.

9:41
Présentateur

Si vous nous écoutez donc, chers auditeurs de Radio Courtoisie, n'hésitez pas à envoyer vos questions à Nicolas Dupont-Aignan, il est là pour y répondre pendant une heure. Mais ce que vous venez de nous dire sur l'Europe, ça nous ramène à votre premier point, c'est-à-dire rétablir l'autorité de l'État. Parce que faire tout ça nécessite qu'il y ait quand même un État qui marche. Et là il ne marche plus.

9:58
Nicolas Dupont-Aignan

Oui mais c'est l'offre et la poule. Ce que j'ai essayé justement, et je vous renvoie au discours que j'ai travaillé, c'est de dire, tous ceux qui disent, parce que c'est passionnant quand vous regardez avec un peu de recul, si vous écoutez Retailleau, vous l'écoutez, et que vous mettriez les paroles de Retailleau dans la bouche de Bardella, en inversant, ils diraient la même chose. Le Pen dirait la même chose, Zemmour dirait la même chose, Knafo dirait la même chose, Dupont-Aignan si je peux me citer, Marion Maréchal. Donc ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'en fait il y en a un qui est au pouvoir et qui travaille avec les macronistes, qui dit la même chose que ceux qui l'opposent, et en fait ce sont des hamsters dans leur roue. Ce sont des hamsters dans leur roue parce qu'il n'y a pas de prise sur la réalité. Puisqu'aujourd'hui, si vous voulez rétablir les frontières durablement, vous ne pouvez pas. Si vous voulez expulser, emprisonner en durée de rétention tous les demandeurs d'asile, vous ne pouvez pas en raison des directives européennes, etc. Je vous passe les détails. Donc il faut à un moment dire stop. On ne joue plus. Ça ne veut pas dire qu'on est un mauvais européen. On va sauver l'Europe paradoxalement.

C'est nous qui allons sauver l'Europe paradoxalement. Parce que cette Union européenne interdit à l'État de reprendre le contrôle élémentaire, migratoire, sécuritaire. C'est tout. Tout le reste c'est de la littérature. On sait ce qu'il faut faire. Tout le monde sait ce qu'il faut faire. Mais on ne le peut pas dans le cadre des traités actuels. Non. Ce sera à la marge. C'est du détail. Mais aussi du gouvernement actuel. Oui mais le gouvernement, non mais je ne parle même plus du gouvernement parce que... Mais non mais ce n'est pas un gouvernement. Mais il existe, bien sûr. C'est le radeau de la méduse.

C'est le radeau de la méduse sur lequel veulent grimper tous ceux qui ont travaillé à la ruine du pays depuis 40 ans. Ou leurs enfants. Voilà. Donc c'est fini le gouvernement. Ce n'est plus le problème. Le problème c'est le président de la République. C'est pour ça que je parle de destitution. Parce que là aussi, j'avoue que je ne comprends plus. J'entends Marine Le Pen nous parler toute la journée de dissolution. Mais ce n'est pas à sa main. Et elle a une arme qui est à sa main. À la main de tous les parlementaires qui est l'article 68. Et ce serait un tremblement de terre si le Rassemblement National, Eric Ciotti et les autres disaient on dépose une motion de destitution.

Là ça aurait un effet concret. Mais répéter toute la journée dissolution alors que c'est à la main du président, ce n'est pas crédible. Il y a un moment où il faut sortir du jeu de rôle. Et je crois que les Français d'ailleurs n'écoutent plus tout ça. Plus rien. C'est un cirque à part. Parce qu'ils voient bien que ça n'a aucune importance. Et le monde politique et médiatique vit sur une planète qui n'intéresse plus aucun de nos concitoyens. C'est ça le drame d'ailleurs.

12:32
Invité

Oui, Nicolas Duponta subscribing, vous avez raison de poser la question de la dictature de l'Union européenne. Mais vous oubliez une autre dictature qui est la dictature des juges. Oui. Tout à fait. C'est qu'elles liés. Pas seulement. Si on prend la question par exemple Quel est le principal poste d'entrée aujourd'hui en France. C'est le regroupement familial. Qui décide. Qui a droit ou non au regroupement familial en dernier ressort ? C'est le Conseil d'État. Si on prend l'autre poste le plus important, qui est l'asile. L'asile, c'est décidé par la Cour nationale du droit d'asile, elle-même censurée, contrôlée en appel par le Conseil d'État.

Si on ne pose pas ces questions-là, on ne règle pas le problème. Et je pourrais citer le Conseil constitutionnel, puisque dès qu'une loi qui représente à peu près le dixième ou le centième de ce qui faudrait être fait est votée par l'Assemblée, elle est censurée par le Conseil constitutionnel, comme on l'a vu dans l'affaire philippine. Donc, derrière, je serais tenté de dire, l'arbre de l'Union européenne, il y a la forêt du pouvoir judiciaire. Et je ne l'entends pas beaucoup dénoncer comme il devrait l'être. Et si on ne dénonce pas le pouvoir judiciaire...

Je parle du pouvoir du Conseil constitutionnel, du Conseil d'État, et de ce qui tourne autour, et un peu de la Cour de cassation aussi, eh bien, on ne règlera pas le problème.

14:02
Nicolas Dupont-Aignan

Totalement d'accord. D'ailleurs, je vais vous envoyer mon discours, j'en parle abondamment. Mais, ce gouvernement des juges, il est aussi très lié à l'Union européenne. Parce que si vous regardez la jurisprudence du Conseil constitutionnel, elle interprète déjà un bloc de constitutionnalité tellement divers, français, qu'on peut tout lui faire dire tout et son contraire. Mais... Et elle s'appuie principalement aussi sur les traités signés par la France, par ceux d'ailleurs qui siègent au Conseil constitutionnel. Parce que ce qui est extravagant, c'est que ces 9-10 sages sont ceux qui ont ruiné le pays en le gouvernant. Laurent Fabius à un moment, Alain Juppé, toute la bande.

Donc, vous avez totalement raison. Mais c'est la question fondamentale de la démocratie. C'est-à-dire la reprise du pouvoir par le peuple. Et c'est là où je pense que le RIC constituant le RIC, une nouvelle constitution qu'on peut appeler sixième, cinquième bis, parce que De Gaulle, à la fin de sa vie, avait tout compris. Si vous reprenez le discours de Quimper, c'est passionnant. Avant le référendum qu'il a perdu, il avait compris que la cinquième avait été capturée par son propre parti politique. C'est intéressant. Et il avait l'intuition géniale, comme il était visionnaire, que cette cinquième qu'il avait voulu créer pour éliminer le régime des partis avait été capturée par un parti.

C'est intéressant. Et bref. Donc, la vraie question du pays. C'est que cette question de la souveraineté, c'est-à-dire cette alliance entre ces deux faces d'une même médaille, la démocratie, l'indépendance nationale. Sans indépendance nationale et sans démocratie, il n'y a pas de souveraineté populaire. Et on a ce qui se passe depuis 20 ans dans notre pays, c'est-à-dire les hamsters qui sont dans leur roue et qui n'ont pris sur aucune réalité. N'ayant pris sur aucune réalité, que se passe-t-il ? Historiquement, c'est très intéressant. Dans toutes les périodes de désastre depuis Jeanne d'Arc.

Jusqu'à la collaboration, les féodalités extérieures, les féodalités intérieures et les puissances extérieures s'allient. En fait, c'est quoi le macronisme ? C'est le retour, c'est les puissances d'argent et les féodalités et les puissances extérieures qui se coalisent face à un État lâche et qui pille le pays sur le plan économique. Parce que c'est un grand pillage quand même. Grand pillage économique.

16:18
Présentateur

Alexis Poulin, un mot peut-être pour réagir au propos de Nicolas Dupont-Aignan ?

16:22
Invité

Oui, déjà saluer la constance de Nicolas Dupont-Aignan qui, effectivement, reste sur une ligne souverainiste qui a été lâchée par une grande partie de la droite, malheureusement, et à gauche, je n'en parle pas. Alors que c'est évidemment, aujourd'hui, on voit l'horreur que devient l'Union européenne, le danger de l'extraterritorialité, qui sont de plus en plus de l'ordre du machin technocratique de Bruxelles et d'un État qui est très heureux, finalement, de se délester et de devenir, en fait, un État simplement percepteur pour rembourser une dette qui n'est pas la nôtre.

Et aujourd'hui, on voit bien que ce sujet-là est un sujet qui reste tabou dans l'ensemble des médias du service public et d'autres, d'ailleurs, qui ne veulent pas parler du problème européen, qui est un problème central. Que ce soit la question de l'euro qui aura un jour... Une crise fatidique et la question de la construction européenne qui, aujourd'hui, devient un danger, à la fois pour la stabilité, pour la paix et pour la croissance économique, on ne sortira pas, en fait, de l'équation. Et on peut parler longtemps et jouer à la droite et à la gauche et faire croire qu'on va avoir le contrôle de nos frontières et faire croire qu'on va avoir une politique énergétique indépendante.

Tout ça est faux. Tout ça reste, en fait, pas du mensonge, mais une fable qu'on peut, à loisir, décliner. Et j'espère que... Et d'ailleurs, c'est assez encourageant de voir que Philippe Devilliers et Marion Maréchal ont envoyé des messages à l'occasion de l'événement de Debout la France. J'espère voir une coalition du camp souverainiste et de gauche et de droite, d'ailleurs, pour faire comprendre à une majorité de Français qu'aujourd'hui, notre problème a un nom, c'est l'Union européenne.

18:10
Nicolas Dupont-Aignan

Je suis totalement d'accord avec Alexis Poulin. C'est la question. En tout cas, moi, c'est mon rôle. Comme je suis totalement libre, je n'appartiens à personne. Je ferai tout pour qu'on mette la question au cœur de la pièce et l'éléphant dans la pièce, parce que tous ceux qui feront croire que parce qu'ils arriveront au pouvoir, ils changeront quelque chose s'ils ne s'attaquent pas à cette question, mentent aux Français. Et les Français ont tellement reçu le mensonge depuis tant d'années que ça les achèverait complètement. Donc voilà. Donc il faut maintenant...

En revanche, la difficulté, il faut être très franc, la difficulté à laquelle je me trouve confronté, comme tous ceux qui pensent la même chose que ce que vient de dire Alexis, c'est de savoir, d'essayer de tracer un chemin qui permette de dire aux Français, voilà, on est tout à fait capable de faire l'épreuve de force, on est même capable de détruire, de dissoudre, parce que le dissoudre, c'est un terme plus élégant, qui fait moins peur aux gens qui ont un peu peur, de dissoudre l'Union européenne et de reconstruire, de reconstruire une Europe des coopérations parce qu'on est une puissance continentale, on n'est pas l'Angleterre historiquement, ça ne sera jamais la même chose que le Brexit, parce que la France a un rôle à jouer, j'en suis convaincu, c'est mon côté un peu missionnaire, mais je crois que la France a toujours joué un rôle au cours de son histoire pour indiquer le chemin, c'est son rôle universel, et les peuples d'Europe nous regardent aussi.

Et ce qui me désole le plus, je vais vous dire, dans ce que je vis aujourd'hui, ce qui me fait le plus de peine pour mon pays, c'est quand on est à l'étranger et qu'on voit des étrangers de différents pays, qui soient hongrois, italiens, tunisiens, tous les pays du monde, brésiliens, qui pleurent en me disant mais qu'est-ce qu'est devenue la France ?

La France pour nous c'était quelque chose qui pensait le monde, on ne pense rien, on est des petits caniches, des toutous, et donc moi je pense que la France ne doit pas simplement avoir un discours on s'en va de l'Union européenne, non, on la brise, on la reconstruit, on a un discours, on a un peuple, et puis après si les autres peuples ne veulent pas nous suivre, et bien on s'en ira, ça sera le Frexit. C'est...

Mais on aura essayé autre chose, conformément à notre grande histoire, on aura dit aux peuples d'Europe, ça ne peut pas continuer, d'avoir des gens oligarchiques, corrompus, qui nous mènent vers la guerre, et qui sont en train de faire sortir l'Europe du XXIème siècle, parce qu'à cause de leur connerie, pardonnez-moi l'expression, gros mot, et je mets une excuse auprès des auditeurs, parce que ça m'est sorti, tellement c'est révoltant, de faire la guerre en Ukraine, et de ruiner, de faire la fortune des Etats-Unis et de la Chine, ils sont en train de liquider l'Europe, pour les 50 ans qui viennent. Ceux qui se disent Européens.

Et ça, je crois qu'on a un discours à avoir, les souverainistes, qui est un discours de conquête et pas de repli. Et c'est très important, je crois, de le faire, pour montrer aux Français qu'on peut faire de grandes choses.

21:04
Invité

Xavier Van Leer, je crois. Oui, vous avez dit, la France est une puissance continentale, elle est même située au cœur de l'Europe, elle est un des pays fondateurs de l'UE, et donc on comprendra bien l'idée, l'UE ne se remettrait pas d'un départ de la France. Mais, dans cette configuration, est-ce qu'il ne serait pas plus porteur, habile, de rester dans l'UE, et d'utiliser notre possibilité de nous fâcher, d'avoir la politique de la chaise vide, de ne plus payer nos émoluments, voire la menace nucléaire d'en partir, à chaque fois que sur tel ou tel dossier, que nous jugeons vital, nous n'obtenons pas satisfaction, que ce soit sur des dossiers type immigration ou autre.

Eh bien, s'ils brandissent la sanction contre la France, nous avons la taille critique nécessaire, et le relief symbolique suffisant, pour dire non. Du coup, je ne comprends pas pourquoi...

21:57
Nicolas Dupont-Aignan

C'est exactement ce que je propose.

21:58
Invité

Non, je ne comprends pas pourquoi on présente l'issue nécessaire de tout cela, comme le Frexit, ce qui finit par, finalement, le remettre en avant. Non, je comprends. Vous avez raison. La question, c'est pourquoi... Je partage vos diagnostics, mais j'ai le sentiment qu'avec les souverainistes, alors c'est passionnant de discuter avec eux, parce qu'ils ont une grande connaissance de l'histoire de nos instants, de l'histoire de nos institutions, des argusties juridiques, donc c'est toujours très intéressant. Mais ça intéresse assez peu les Français, c'est très technicien.

Je me demande s'il ne vaudrait pas mieux simplement dire, eh bien, moi, au pouvoir, je ferai ceci, ceci, ceci, et votre vie va changer, et au moment où l'Union Européenne va dire, ah non, non, ce n'est pas le droit, avec la force et la légitimité d'une élection récente sur un programme fort, plus la place de la France telle que vous l'avez décrite, eh bien, le jeu est plié. Mieux vaut mettre l'Union Européenne en accusation sur des cas concrets, au fil des problèmes qui se poseront, plutôt que de faire la grande fresque d'une sorte d'effondrement qui fait effectivement peur aux Français.

22:56
Nicolas Dupont-Aignan

Alors, c'est l'esprit de mes propositions, donc je ne vois pas de différence majeure, si ce n'est qu'aujourd'hui, plus personne ne croit à ce discours dans nos concitoyens, tellement nos dirigeants l'ont dit et ne l'ont jamais fait. Donc, je pense qu'il faut le faire avec plus d'honnêteté, c'est-à-dire de dire, soit, on remplace l'Union Européenne par une organisation légère qui nous permet de travailler ensemble, soit on s'en va. Parce que seule la menace du départ nous rendra crédible pour obtenir une modification. Si vous arrivez à Bruxelles en recommençant ce qu'ont fait tous nos dirigeants, ni les Français, ni les Européens ne vous croiront.

Tandis que s'il y a un moment en France, un grand élan, qui n'est pas le Frexit sec que proposent certains et qui fait très peur, mais qui est de dire, on met tout sur la table, on fait un moratoire de six mois, on renégocie tout, qui nous aime nous suivent et à quelques-uns on s'en va, je peux vous dire qu'on garantit l'efficacité et la crédibilité. Voilà. C'est une voie, après moi je lance le débat, mais vous avez raison que le danger c'est d'avoir peur. Mais notre boulot, longtemps je me suis dit il ne faut pas parler de ça parce que les gens ont peur. Mais aujourd'hui, l'Union Européenne, excusez-moi, je vous rends la parole tout de suite. L'Union Européenne a changé de nature.

Avant, et c'est très important parce que c'est ce qui m'a fait évoluer beaucoup ces dernières années, avant l'Union Européenne s'attaquait aux souverainetés des Etats, ne s'attaquait pas aux individus. D'accord ? Aujourd'hui, depuis la crise Covid, l'Union Européenne a changé de nature. Elle s'est fédéralisée avec la complicité d'un Macron, d'un Mertz, voilà, de tous. L'Union Européenne ne s'attaque plus simplement aux Etats, elle s'attaque aux individus. Elle censure, elle va envoyer leurs enfants à la guerre, elle les épuise financièrement. On a changé de nature.

Et donc, il y a un moment, autant moi j'étais le grand avocat, on va taper du poing sur la table, dossier par dossier, vous allez voir ce que vous allez voir et tout, ça, ça allait encore quand le système n'étranglait pas au cou. Là, il est en train d'étrangler. Les Français ne s'en rendent pas assez compte parce qu'on ne les informe pas, parce qu'il y a une désinformation fabuleuse. Mais le bon sens populaire va l'emporter. Donc, il y a un moment, on ne peut plus, voilà, on ne peut plus être entre deux eaux. Il faut clairement dire, l'Union Européenne est notre ennemie, mais pas l'Europe.

Et on va reconstruire, avec les pays qui le veulent, vous savez qu'avec un Orban, on peut reconstruire quelque chose. Il y a un bouillonnement, ce qui s'est passé en 89, en 48, en toute l'histoire de l'Europe et même avant. Il y a un bouillonnement, il se passe des choses dans tous les pays d'Europe. Il y a une prise de conscience identitaire aussi. Bref, ce qui se produit, la France doit être à la hauteur. Voilà. Et je suis convaincu que les peuples nous attendent. Voilà. En tout cas, j'aimerais le croire.

26:12
Invité

Très bien. En tout cas, pour ce qui est de ce système qui va bien au-delà de l'Union Européenne, qui après avoir liquidé, peu ou prou, les souverainetés nationales et la capacité d'agir collective, s'en prend maintenant aux souverainetés individuelles, je vous approuve mille fois et je vous reconnais d'être parmi les seuls à s'inquiéter de cette question rampante mais majeure.

26:32
Nicolas Dupont-Aignan

Et si je peux me permettre, il y a une certaine droite aussi chez mes amis, je dis mes amis, ou chez des gens qui ne savent plus où ils habitent, mes anciens alliés du RN, pour parler clairement, parce que maintenant, moi je vais mettre les pieds dans le plat, parce que je n'ai pas envie de voir élire des gens qui sont comme le LR, qui deviennent comme LR et qui ne savent plus où ils habitent parce qu'ils veulent tellement gagner qu'ils oublient tous leurs principes. Donc je le dis pour les aider d'ailleurs. Il ne faut pas que les gens qui soutiennent le RN le prennent comme une critique. Je les aide en disant ça, en leur disant, arrêtez parce qu'à force vous allez tout perdre.

Ce n'est pas parce que vous allez plaire au système que vous allez gagner. Plus vous voulez plaire au système, moins vous allez gagner, contrairement à ce que vous croyez. C'est ce que Trump a compris. Et je ne suis pas trumpiste au sens, je ne veux pas le même modèle, je ne suis pas américain, mais la démarche mérite d'être entendue. Et donc là, j'estime que sur la crise Covid, sur ce problème des libertés individuelles, de l'argent numérique, de l'argent individuel, c'est la fin définitive de nos libertés, de l'esprit d'entreprendre, de la liberté individuelle. C'est un système chinois qu'on veut nous imposer.

Et c'est terrifiant de se dire que dans la classe politique française, on est combien ? On n'est pas nombreux. C'est ce que je veux dire. Arthur de La Triguan.

27:43
Invité

Vous avez évoqué deux pays, l'Angleterre et la Suisse. Alors j'ai deux questions pour chacun des pays. D'abord pour la Suisse, le référendum est le mot à la mode. On l'entend avec Sant-Jardin, on en parlait beaucoup, même du côté du Rennes, vous en parlez également. Et vous faites référence au modèle suisse. Mais le modèle suisse, ce qui compte est non moins le vote que la proximité du problème, c'est-à-dire la subsidiarité, c'est-à-dire la décentralisation. Ce qui n'est pas notre culture, ce qui n'était pas non plus la vôtre. Donc première question, c'est ce que vous avez changé là-dessus. Et deuxième question, par rapport à l'Angleterre, c'est une question fourbe.

Marion Maréchal et Philippe de Villiers sont intervenus. Est-ce que vous avez demandé à d'autres personnalités politiques d'intervenir et qu'ils ont refusé ?

28:19
Nicolas Dupont-Aignan

Alors j'ai demandé à d'autres personnalités, oui. Florian Philippot, que j'ai appelé pour aller à son grand rassemblement de la semaine d'avant à Arras. Je souhaitais aller lui parler, parler aux gens. Il ne m'a jamais répondu. Je l'ai invité chez nous, mais il ne m'a jamais répondu. Mais ça va venir, il doit bouder un peu, ça va passer. Et puis, j'ai tenté en cette rentrée de joindre Marine Le Pen et Jordan Bardella, mais ils ne connaissent plus mon numéro de téléphone. Donc, je pense qu'ils pensent qu'on peut gagner tout seul. Voilà, c'est la vie. Mais je ne suis pas rancunier.

Je pense que dans la vie, il faut unir les talents et les différences et qu'on a besoin de toujours plus petit que soi, étant petit, entre guillemets, en termes de poids peut-être, mais je ne pense pas en termes de discours. Donc, je pense que le drame de la vie politique française, c'est cette espèce d'incapacité à s'entendre, à s'unir, à tendre les bras, à confronter. Et je vais vous dire, je vais vous faire une confidence, ce qui me désole, c'est que la gauche sait le faire. Hélas, oui. C'est que le Front républicain de Mélenchon qui nous a étalés en 2024, il mettait un Hollande et un Poutou dans la même pièce.

On est bien plus proche entre Marine Le Pen, Bardella, moi, Sarah Knafo, Marion. Et pourquoi cette incapacité ? Alors, j'estime, moi, je vous le dis très franchement, parce que je veux les faire réagir. J'estime que c'est au navire amiral quand même de tendre la main. Parce que les petits, entre guillemets, parce que je ne me sens pas petit, mais voilà. Et on est tous dans la même situation. Donc, ils ne veulent pas. Eh bien, on va s'organiser sans eux. Et on va dire aux Français, on va prendre un témoin. Voilà. Qu'est-ce que vous proposez ? Pourquoi faire ? Et comment ? Moi, maintenant, ça suffit. Et j'estime qu'on a un devoir.

Parce qu'on n'a pas le droit de laisser mourir la France parce que certains ont la grosse tête et ne savent plus où ils habitent. Voilà. Donc, je le dis, il va falloir les remettre les pieds sur terre. Et j'ai beaucoup de militants RN qui nous suivent, de cadres RN qui prennent parfois leurs cartes à Debout la France en disant, comme ça, on aura les deux. Il y en a beaucoup qui vont chez Marion. Il y en a beaucoup qui vont chez Zemmour. Mais, c'est une richesse. On a une chance inouïe d'avoir une Sarah Knafo, un Zemmour, une Marion Maréchal, un Philippot.

Et puis, il y a Michel Onfray et on a toujours beaucoup de mal avec Michel Onfray que j'adore, qui est un grand intellectuel brillant, mais que j'aimerais tellement qu'il s'engage davantage. Il y a des gens à gauche qui sont remarquables parce qu'aujourd'hui… Qu'est-ce que vous pensez d'Alexandre Jardin qui a… Oui, mais Alexandre Jardin qui fait un très bon boulot. Mais, toutes ces personnalités, devant l'histoire, à notre mort, on dira quoi ? Ils ont été incapables de se parler, d'échanger alors qu'il y a le feu à la boutique. Mais, c'est aberrant. Vous avez un gros camion de pompiers qui s'appelle ARN, il n'y a plus d'eau dedans. Bon, vous avez des petits camions de pompiers partout.

La maison flambe et chacun est avec son tuyau d'arrosage. Mais, on est chez les fous, on comprend la colère de nos… on comprend la colère de nos concitoyens. Et je ne parle pas de la gauche qui a beaucoup de problèmes parce qu'il y a beaucoup de patriotes à gauche, contrairement à ce qu'on croit, qui aiment la France et on en a à deux bouts la France et qui sont désespérés de voir le pays dans cet état. Donc, il y a un moment, longtemps je me suis tué, j'étais gentil garçon, aimable, tendant la main à tout le monde. Maintenant, je l'attends toujours mais, je l'attends mais je parle. C'est-à-dire, je vais dire,

32:04
Invité

je vais… Nicolas Dupognet, vous avez dit Bardella et Marine n'ont plus mon numéro, est-ce que Jean-Philippe Tanguy a encore votre numéro ?

32:14
Nicolas Dupont-Aignan

Non,

32:15
Invité

il me fait un procès

32:16
Locuteur

donc c'est encore mieux.

32:17
Nicolas Dupont-Aignan

Et,

32:18
Auditeur

quels sont vos crimes selon Jean-Philippe Tanguy ?

32:20
Nicolas Dupont-Aignan

Je l'ai licencié quand il m'a poignardé dans le dos en fonction de l'article 5 de l'Assemblée nationale, il était mon collaborateur, il faisait des interviews en disant que j'étais le pire des nuls, ce qui est contraire à la déontologie d'un collaborateur, je l'ai licencié, ce qui est sympathique j'ai gagné haut la main et il me poursuit en appel voilà c'est là et après je l'entends là dans les médias dire monsieur dupont-aignan est un type formidable je suis

32:44
Invité

ravi c'est un excellent souverainiste de gauche mais il a son talent philippe tanguy il est un excellent souverainiste il a été mon collègue il n'a aucun il a été bien formé alors il n'a aucun sur tous les sujets importants il est sur la même ligne que france inter il est il prospère

33:02
Nicolas Dupont-Aignan

contre lui il a été un de mes collaborateurs g il a un talent fou il parfois je ne suis pas d'accord avec lui maintenant il est libre ce que je voudrais faire comprendre à cette classe politique c'est que le combat individuel au moment où la france en train de couler est une folie voilà maintenant après ça ne veut pas dire que chacun ne pas apporter son identité propre moi je suis un souverainiste un gaullo souverainiste marion maréchal est plus identitaire plus attaché parle beaucoup de la famille et c'est tant mieux elle apporte ça sa patte et si chacun apporte sa patte le pays va va s'en sortir il ya tout pour réussir il ya un joli programme commun qui peut naître mais oui à droite le père est de vous relancer à droite patriote au delà de la droite à la fois de droite avec une union des droites mais s'élargissant au delà à tous les gens qui aiment la france pour la sauver et puis après les histoires politiciennes reprendront d'ailleurs toute l'histoire de france si vous regardez c'est ça c'est qu'à un moment une cristallisation et puis on met de côté vous savez c'est vous avez souvenez des bandes dessinées d'astérix bon à un moment faut

34:22
Invité

défendre le village quand même et donc je te vois le village je reprends ma question sur le modèle suisse voulait le décentraliser vous voulez plus de subsidiarité où vous aurez c'est toujours très

34:31
Nicolas Dupont-Aignan

bien sûr je suis moi jacobin cavan mais je pense qu'il faut clarifier la décentralisation c'est à dire que le l'addition de niveau est insupportable donc moi je suis pour la suppression des régions des ars des conseils économiques et sociaux des intercommunalités et je veux rétablir uniquement l'échelon communal avec parfois des regroupements de communes qui s'impose et l'échelon départemental avec parfois certains départements qui pourrait fusionner tellement ils sont proches et je pense que si on avait comme une département état avec une clarification des responsabilités ça irait mieux mais je suis aussi pour le rick local parce que vous savez la décentralisation avec des notables qui sont tous copains qui s'entendent qui dilapide l'argent public qui se renvoie l'ascenseur je connais dans mon département de l'essone par coeur ça vaut pas mieux au niveau de l'état donc ce que je veux dire c'est que on restera toujours un pays unitaire moi je ne suis pas favorable vous me connaissez je ne suis pas du tout favorable à des lois différentes selon les coins le français aime l'égalité mais en revanche on peut simplifier on peut subsidiariser si je puis dire beaucoup de choses voilà et on est obligé donc on on sera pas la suisse mais entre en fait aujourd'hui vous avez quoi l'oligarchie à tous les niveaux l'oligarchie à tous les niveaux l'impuissance

35:59
Présentateur

alors on a beaucoup de questions d'auditeurs qui commencent à s'accumuler aujourd'hui un moment

36:04
Auditeur

vous êtes tant mieux alors il ya un auditeur pose la question sur la seule personne qu'on n'avait pas cité depuis tout à l'heure c'est monsieur asselineau quid des rapports avec monsieur asselineau qui selon moi c'est l'auditeur qui parle à de fort bonnes analyses mais dont la personnalité

36:18
Présentateur

semble créer un désert autour de lui et qui nous a invités cependant ces assises mais semaine

36:23
Nicolas Dupont-Aignan

prochaine asselineau est à des analyses absolument fulgurante et j'adore regarder ses vidéos et il faut qu'il apprenne à travailler avec ses voisins voilà c'est la vie et vous êtes le voisin de monsieur

36:34
Auditeur

asselineau oui mais je dis rien alors pensez-vous vous présenter à l'élection présidentielle ne pensez-vous pas qu'il y a déjà beaucoup trop de candidats à droite ne craignez-vous pas que votre candidature soit contre-productive en particulier eu égard à vos scores lors des précédentes

36:51
Nicolas Dupont-Aignan

présidentielles c'est contradictoire parce que si je fais pas de bon score je suis pas gênant et si je pense je serai candidat à l'élection présidentielle sauf événement majeur qui peut se produire mais pour justement mettre sur le tapis la seule question qui n'est jamais mis sur le tapis qui est la question fondamentale de l'union européenne et de la souveraineté et puis il y a deux tours de scrutin je connais par coeur la logique des institutions et je crois être le seul à avoir quand même montré l'exemple en 2017 à vouloir couper le cordon sanitaire j'ai rejoint marine le pen et j'ai tout donné avec tous les risques je l'ai fait j'étais le premier à le faire donc j'ai pas de leçon à recevoir d'esprit d'unité et je l'ai

37:34
Invité

fait à deux reprises et justement j'ai par rapport à cette future élection présidentielle ou cette démission s'il y a ou changement de président vous avez dit qu'une navire amiral qui veut s'allier avec personne parce qu'il est devenu trop gros et désire trop le pouvoir mais en dessous vous êtes plusieurs apprenez une union reconquête Marion Maréchal qui est un peu sur le côté RN et vous est-ce que vous pensez qu'il est ou ce qu'il est possible d'avoir un navire qui rassemble ces trois groupes ou est-ce que c'est le même on y travaille ça se traduirait

38:05
Nicolas Dupont-Aignan

comment ça se traduirait déjà de se travailler davantage ensemble avoir chacun nos nos positions nos projets qui qui confluent vers un programme commun c'est fondamental c'est fondamental parce que moi je pense que dans la vie en politique ceux qui réfléchissent à la fin l'emportent toujours

38:29
Invité

tout moi j'espère donc on pourra trouver un bateau avec Nicolas Dupont-Aignan Florent Philippot Marion Marchal Eric Zemmour si vous arrivez à les remettre ça serait possible une plateforme un parti une flottille en tout cas avec plusieurs bateaux concourant ensemble à l'élection présidentielle

38:48
Nicolas Dupont-Aignan

c'est pas tout à fait pareil mais ça je les laisse mais tout le monde sent bien au delà de ça tout le monde sent bien qu'il faut une union moi tous les gens je sais Cet été, j'étais dans le Midi de la France, tous les gens venaient me voir en me disant « Alors, mais pourquoi vous n'unissez pas ? » Mais je dis « Mais on rêve de s'unir ! » Mais voilà, il faut être deux pour s'unir, ou trois, ou quatre. Donc je pense que ça progresse beaucoup. Ça progresse beaucoup, mais il faut que l'Union soit aussi sur un projet. L'Union pour l'Union n'a jamais rien apporté. En revanche, c'est un projet politique. Et ce projet politique, pour moi, il allie la démocratie, la révolution démocratique.

Les Français attendent beaucoup. C'est d'ailleurs intéressant ce que vous disiez tout à l'heure, monsieur. Dès qu'on aborde le débat sur l'Europe, les gens sont un peu hermétiques parce qu'ils ont le sentiment qu'ils ne connaissent pas bien. Et dès qu'on aborde la question du RIC, de la démocratie, d'un besoin d'air, il y a une immense appétence de nos concitoyens qui ont compris qu'ils avaient été écartés de tout. Et je pense que cette idée de RIC constituant, de référendum d'initiative citoyenne, de changement radical de fonctionnement, de la démocratie française peut rassembler beaucoup de Français, de tous horizons. Et ça, je pense que c'est un élément fondamental.

40:03
Présentateur

Alexis Poulin, peut-être un mot ?

40:06
Invité

La question de l'Union, ça fait longtemps qu'elle est là, des souverainistes, avec un peu le serpent de mer en disant, mais est-ce que c'est ça qui va faire finalement le changement ? Est-ce que ça peut changer les choses en matière de voix, en matière de poids électoral ? Parce que derrière, il y a quand même un plafond de verre médiatique qui est assez terrible. Le fait que ce sujet européen soit systématiquement placé au plus loin possible, que la question même migratoire est un vrai tabou aussi, la façon dont c'est traité. Et donc, ça revient avec le débat qu'on avait en première heure sur le service public de l'info, à savoir qu'on a en France un débat qui est totalement tronqué.

Une vraie démocratie aurait le droit d'avoir un débat beaucoup plus vif, beaucoup plus libre, avec tous les tenants et les aboutissants de chaque camp, qui auraient le droit de s'exprimer à part et égale, pour que les Français puissent se faire une idée. Or là, on a affaire à une propagande climatique, européiste, immigrationniste, etc., comme si c'était la loi en réalité. Et tout ce qui va à l'encontre de cette propagande est soit censuré, soit à une place de strapontin sur les médias dits « mainstream ». Et je pense que là, il y a un problème fondamental d'information et donc de débat. Et d'un débat non informé fait qu'on a des citoyens.

On va l'informer donc qu'ils vont voter sans savoir, simplement parce qu'on va leur présenter Gabriel Attal en disant « Regardez, il est tout beau, tout neuf, il brille, c'est Macron en mieux, allez-y, votez pour ça ! » Et plein de gens vont voter pour ça sans savoir ce que c'est en réalité.

41:38
Présentateur

Alors vous parlez d'or, Alexis Poulin, et avant de laisser Nicolas Dupont y en répondre, j'aimerais mettre mon grain de sel, c'est précisément pour cela que, pardon de prêcher pour notre paroisse, mais que nous avons besoin de radio courtoisie, c'est-à-dire de médias libres, indépendants des annonceurs, indépendants des groupes de pression, parce que sinon... On ne peut pas parler librement.

Et je vous le dis, même dans les médias de notre camp, vous ne trouverez pas, à mon avis, en tout cas je n'en connais pas, une émission où on peut laisser parler Nicolas Dupont pendant une heure, calmement, librement, en disant tout ce qu'il a envie de dire, et la semaine prochaine ce sera avec d'autres personnalités politiques, mais c'est absolument introuvable désormais. Et donc on a vraiment besoin que les auditeurs qui ont envie d'un peu de liberté d'expression nous soutiennent. Pardon. On doit revenir tout droit à la même chose, mais c'est absolument vital. Pardon Nicolas Dupont, une heure de cette parenthèse.

42:30
Nicolas Dupont-Aignan

Non mais Alexis Poulin soulève un d'autres problèmes fondamentaux. Moi je pense que, contrairement à ce qu'on croit, le peuple français est vraiment mûr pour un vrai changement, et il y a un progrès incroyable qui s'est effectué en deux ans. Une prise de conscience impressionnante de nos concitoyens. Mais la question majeure, c'est le... Le... Le couvercle médiatique qui est mis sur la marmite. Et ce couvercle ne veut pas dire que nos concitoyens croient encore ce que disent les journalistes. Je pense que ça commence à disparaître. Mais en revanche, le problème fondamental, c'est que cela interdit à nos concitoyens de voir d'autres formes d'expression.

Et c'est ce qui crée ce nihilisme, ce doute, cette résignation, ce défaitisme général. Parce que les français ne sont pas idiots, ils ont compris que ce qu'on leur racontait à la télé, était effroyable, ils n'y croient plus. Mais comme on ne leur laisse pas voir de voie alternative différente, eh bien, ils se disent, il n'y a rien. Et ils sont écoeurés, et tous pourris, tous des nuls, et on se recroqueville sur son jardin. Ce faisant, on ne peut pas avoir de sursaut collectif, si on n'a pas un sursaut collectif vers quelque chose de différent, d'original.

Et c'est là où les médias alternatifs, et vous avez un rôle à jouer fondamental, c'est là où nos chaînes YouTube nous aident énormément, même si parfois, on est, comme on dit, shadow banned, c'est-à-dire censuré, parce que c'est le cas. Parfois, alors c'est très aléatoire d'ailleurs. Quand on a des vidéos qui montent à plusieurs millions d'exemplaires, tout à coup, la semaine d'après, pouf, qu'est-ce qui se passe ? On a l'impression d'un trou d'air, on ne sait pas ce qui se passe. C'est quand même très effrayant. Donc voilà, la question médiatique est fondamentale. Mais là, vous ne pouvez pas me reprocher de ne pas avoir essayé.

Au risque de me mettre fâché avec beaucoup de journalistes, qui m'étaient payés à Pati et Cohen en leur temps.

44:26
Invité

On parlait de Patrick Cohen, et il y a cette séquence historique où Nicolas Dupont-Aignan dit à M. Cohen que c'est un propagandiste du macronisme, en plein plateau. Et c'est ça, en fait, qui fait que tout s'arrête. Et tout le plateau vous dit, taisez-vous, on ne peut pas entendre ça, excusez-vous, vous ne pouvez pas dire ça. Or, c'est bien le problème auquel on est confronté aujourd'hui. Ces gens-là continuent et ne sont pas sanctionnés, et continuent de faire campagne pour un camp politique de manière éhontée, et totalement assumée.

44:57
Auditeur

Je peux vous faire rire juste, sur le plateau de Radio Courtoisie, on peut dire que Patrick Cohen est un suppôt du pouvoir.

45:02
Nicolas Dupont-Aignan

Mais je peux vous faire rire ? Vous savez ce qu'ils ont fait ? L'émission C'est à vous, ensuite, la semaine qui a subi cet légère incident. Tous les soirs, ils ont invité un témoin pour dire que j'étais fou. Donc, le lendemain, ils ont invité un psychiatre. Je vous jure que c'est vrai. Ils ont invité un psychiatre qui a analysé le cas Dupont-Aignan. Et depuis... Cette émission de 2019, de mémoire, je n'ai plus jamais été invité sur France 5. Jamais. Et il faut voir à quel point ce milieu est incroyable, corporatiste. Je suis invité quelques jours après, sur Télématin, avec Caroline Roux.

Et Caroline Roux, je peux le dire, avant l'émission, on prend un petit café, et me dit, Nicolas, vraiment, vous savez, vous êtes incroyable. Vous avez une capacité de suicide médiatique. Vous ne serez plus invité nulle part pendant plusieurs années avec cette affaire. Sans prendre un des nôtres.

46:05
Présentateur

Vous voyez ce qui vous attend, en retour de votre égo. Non, non, mais... Ça, c'est fini.

46:10
Invité

C'est fini, sauf que... A cause des médias alternatifs, à cause des réseaux sociaux.

46:14
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, mais sauf que moi, j'ai été quand même ostracisé pendant... Et toujours. Et quand vous n'avez pas le minimum vital, même avec... Je fais entre 5 et 9 millions de vues par semaine sur mes réseaux. YouTube, Facebook. Mais malgré tout, si vous n'êtes pas un peu invité à la télévision, le regard des Français est différent. Et je vois cette semaine, j'ai été invité par Sonia Mabrouk. C'est tout bête. C'est fait un million. D'abord, en plus, je fais une audience vraiment forte quand je passe, parce que je passe tellement rarement. Mais j'étais à une brocante dans ma circonscription dimanche, à Ville-le-Brunois. Mais j'ai eu un accueil incroyable. Et les gens me disaient, on vous a vu.

Qu'est-ce que vous avez dit ? Qu'est-ce que j'ai dit ? Je ne sais pas, mais on vous a vu. Donc, ce qui est terrible, c'est que ça a encore un brevet d'honorabilité, de crédibilité. Ils ne croient plus vraiment ce qui est dit, mais malgré tout, quand tous les soirs, vous avez la soupe du TF1, la soupe de France 2, que sur ces grandes émissions qui comptent, vous n'avez que 5 personnalités qui peuvent y aller. Marine Le Pen, Bardella, Mélenchon, Macron, enfin Macron et le gouvernement. Voilà. On enferme les Français là-dedans. Soit vous êtes Mélenchon, soit vous êtes le gentil Macron. Soit vous êtes Le Pen, soit vous êtes le gentil Macron.

Alors, il n'y a plus le gentil Macron, mais alors on trouve des expédiants. On invite Édouard Philippe qui n'a jamais rien fait, qui ne dit rien sur rien et qui est invité comme un héros. Et puis bientôt... Mais je vais vous dire ce qui va se passer. Bientôt, ils vont inviter Louis Sarkozy à TF1. Au journal de 20 heures. Ils vont l'inviter, je vous jure que ça va arriver. Et qu'ils vont le mettre en piste pour dire qu'il va nous sauver.

47:54
Invité

C'est le final. C'est le final de Martin Bouygues. Alors, c'est humain. Il faut comprendre.

48:01
Nicolas Dupont-Aignan

Il faut que les Français, à un moment, réagissent. Alors, ils réagissent. Attention, il y a un progrès. Le succès de vos émissions. Mais c'est une reconquête. Alors là, pour le coup, une reconquête fondamentale. Parce que rien ne pourra se faire sans les médias alternatifs. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé aux États-Unis. Mais Trump avait quand même beaucoup d'argent qu'on n'a pas.

48:19
Invité

Et il a eu Musk. C'est vous qui l'avez dit. Il a eu Musk. Et c'est Musk aussi qui a permis... Manifestation avec entre 150 000 et 500 000, peut-être davantage, personnes. Manifestation contre l'immigration en Grande-Bretagne. J'avais une question technique très courte. Le référendum d'initiative citoyenne, je comprends très bien. Qu'est-ce que vous appelez le référendum d'initiative citoyenne constituant ? Comment vous faites ?

48:47
Nicolas Dupont-Aignan

C'est comme en Suisse. C'est qu'avec un référendum d'initiative citoyenne, un nombre, par exemple, un million de signatures, vous pourriez, par exemple, changer l'article sur le Conseil constitutionnel. Et ce qui est très intéressant sur la Suisse, ce n'est pas tant l'usage du référendum constituant que la menace qu'il fait peser sur ceux qui pourraient abuser du pouvoir dans la Constitution. Vous voyez la différence ? C'est-à-dire que...

49:13
Invité

Mais il faut au préalable changer la Constitution.

49:15
Nicolas Dupont-Aignan

Ah ben, bien sûr. Voilà. D'accord. Voilà pourquoi ça peut être un élément clé d'une refonte institutionnelle. Pour revenir à l'esprit originel de la cinquième, ce n'est pas contre la cinquième, c'est pour revenir à l'esprit. Elle a été trahie, la cinquième, par des petits présidents qui ont pris les pouvoirs sans l'idée de la responsabilité devant le peuple. C'est comme ça, la réalité. Ils ont pris le pouvoir, mais pas les référendums.

49:37
Présentateur

On va lire quelques messages d'auditeurs de Radio Courtoisie, parce que, précisément, ils sont nos soutiens, et on leur donne la parole. Et ensuite, Arthur de Vatrigan.

49:43
Auditeur

Pourquoi ne pas faire une France fédérale et régénérer un modèle pour l'Europe en la réenracinant par le régionalisme, comme l'avait prévu le général de Gaulle en 69 ? Parce que vous parlez de communes, départements, états, et par exemple, l'UDR, eux, mettent la région, et ils suppriment plutôt les départements.

50:02
Nicolas Dupont-Aignan

Alors, c'est peut-être mon vieux fond jacobin, mais je me méfie beaucoup des séparatismes. Et je n'ai pas envie de voir la France partir en lambeaux avec un retour à des régions, l'Alsace qui part avec l'Allemagne, la Bretagne d'un côté, les autres avec le Pays Basque. Attention, la France est un pays qui a été fait, c'est comme la bicyclette, il faut avancer. Moi, je suis très réticent, par l'idée que j'ai de l'histoire de France, à l'idée d'une explosion qui serait attisée. N'oubliez pas que même les Américains, quand ils ont débarqué, voulaient séparer la France en grandes régions. Attention.

50:39
Invité

Et le département de Seine-Saint-Denis pourrait se rattacher directement à l'Algérie. Il n'y a pas besoin de passer par une région, là.

50:46
Présentateur

Ou au Mali, ou à l'Afghanistan.

50:49
Nicolas Dupont-Aignan

Donc, c'est pour ça, gardons l'unité. Vous savez, les pays, la monarchie, il y a une constance, si vous regardez l'histoire du pays, la monarchie, la République a prolongé la monarchie. La monarchie républicaine, oui, mais, mais bien, elle a détruit la tête, si je puis dire. Mais, elle a gardé l'État, la nation. L'État-nation n'est pas né à la Révolution, c'est pas vrai. L'État-nation est né, mais, mais, est riche au lieu, et bon, bref, on ne va pas refaire toute l'histoire de France, vous êtes bien plus calés que moi.

51:23
Invité

On voit très bien que ça part mal à partir de Philippe Lebel, on ne lui pardonnera jamais pour ça. À partir du néolithique, monsieur. Non, j'ai une question, on parlait beaucoup de Trump, et c'est vrai, alors, en ce moment, on a l'impression qu'on vit dans un moment Trumpiste, si on n'est plus partie du camp opposé au pouvoir, une espèce de révolte contre les élites, légitime, sauf qu'entre le Trump première version et le Trump deuxième version, il y a le post-libéralisme qui a amené une stratégie qui était de le remplacement des élites. Or, aujourd'hui, on voit un rejet des élites, mais à aucun moment une stratégie de remplacement des élites.

Et pourquoi Trump n'a pas gagné une deuxième fois ? C'est parce qu'il y a eu un remplacement. Il n'y a eu pas que l'alternative, il y a eu un remplacement. Donc, qu'est-ce que vous préconisez pour remplacer les élites, aujourd'hui ?

52:02
Nicolas Dupont-Aignan

Ça ne se remplace pas par décret, cher monsieur. Non, par des formations, mais comment ? Oui, mais moi, je vois une jeunesse exceptionnelle de 20 ans, des jeunes de 18, 20, 30, d'une nouvelle génération qui ont compris tout ce qui se passait. Et je suis confiant dans ce terreau français qui émerge, et donc, je ne suis pas inquiet là-dessus. Simplement, comment ils font sauter le couvercle ? Et comment il va sauter le couvercle ? Par qui ? Comment ? Je n'ai pas la solution, malheureusement. Moi, je fais tout ce que je peux à mon modeste niveau. Mais je ne suis pas inquiet sur cette richesse du pays.

D'ailleurs, notre pays survit parce qu'il y a des gens exceptionnels à tous les niveaux associatifs, même des enseignants, qui portent le truc à bout de bras, alors que le pouvoir, il n'existe plus. Donc, il y a une France qui vibre, qui boue, qui est là pour demain. Non, ça, je pense que ça viendra. D'ailleurs, la preuve, je vais vous dire, moi, j'ai été très impressionné par les manifestations que Philippot a organisées.

Vous voyez, quand je ne suis pas content de lui, je lui dis, et je l'admire, je lui dis, ces manifestations pour la liberté pendant le Covid, quand tout le monde nous traînait dans la boue, vous aviez une jeunesse, et là, de toutes les couleurs, et avec le drapeau français. Et qui avait compris. Donc, il y a un vieux fonds français quand même qui demeure, je ne sais pas pour combien de temps. C'est pour ça que je sens l'urgence. C'est qu'il faut l'incarner, il faut le réveiller, il faut lui dire que c'est possible. Il faut que, aussi, je pense, dans toutes nos sphères souverainistes, de droite ou de gauche, qu'importe, on cesse d'être pessimiste. Il faut qu'on retrouve un langage positif.

Et ce qui est aussi intéressant, j'ai beaucoup écouté les discours de Trump, parce que je trouvais que c'était intéressant, pour corriger mes défauts. Vous voyez ? Parce qu'on a ses défauts, il faut se remettre en cause dans la vie. Et je me suis dit, je suis trop négatif, trop nostalgique, et quand je vois Trump avec ce défaut américain, parce que ce n'est pas notre culture, il ne s'agit pas d'imiter Trump, il s'agit de comprendre la démarche. C'est de dire, on a tout en main, on va y arriver, vous êtes forts, il y a un moment, on y va. Et il faut que les Français, est-ce que le peuple français a encore envie de vivre ?

Je sors un livre au mois d'avril, et c'est là que je suis en train de terminer ma conclusion. Et moi je veux poser la question aux Français. Est-ce que vous voulez vivre ? C'est la grande question centrale en réalité. Mais c'est la question. Est-ce que vous voulez être esclave ? Est-ce que vous voulez être un peuple de loukoum ? Ou est-ce que vous vous réveillez ? Non mais attend, il y a un moment. Est-ce que vous aidez Radio Courtoisie ? Est-ce que vous aidez Debout la France ? Est-ce que vous aidez ? Qu'est-ce que vous avez fait ? Qu'est-ce que vous avez fait dans les six derniers mois à part râler ? Concrètement. Qu'est-ce que vous avez fait ? Eh bien il y a des gens qui font beaucoup.

Moi Debout la France vit, comme vous, votre radio, par la générosité de ses donateurs, et il en manque. Mais il y en a qui le font. Qu'est-ce que vous avez fait pour votre pays depuis un an alors que vous râlez tout le temps ? Voilà.

55:16
Présentateur

Alors on a encore beaucoup de questions d'auditeurs qui s'accumulent. On va en lire peut-être quelques-unes en rafale, parce que malheureusement il ne nous reste que trois minutes. Alors autant dire que ça va aller vite.

55:24
Auditeur

Comment quitter l'Union Européenne avec notre énorme dette en euros ? Un sujet extrêmement grave est la mise en place de l'euro dématérialisé qui devrait prendre effet d'ici 2030. Pensez-vous que nos libertés individuelles existeront encore ?

55:35
Nicolas Dupont-Aignan

Non. L'euro dématérialisé, l'euro numérique, c'est le traçage et le système du crédit social définitif. Et c'est surtout la manière, pour la Banque Centrale, de prendre définitivement le pouvoir sur les banques centrales, nationales, et sur les banques privées. Et sur les banques privées. Attention, et les banques privées feraient mieux de faire attention là, c'est la fin. Elles peuvent fermer leurs guichets, et leurs privilèges d'ailleurs. Mais, et sur, alors que la sortie de l'euro, mais se fera de toute façon, elle est inéluctable. Vous verrez que la sortie de l'euro se fera, je ne sais pas quand, mais c'est inéluctable. Cette monnaie ne peut pas marcher.

56:14
Présentateur

Alors il nous reste deux minutes, une dernière question peut-être Nicolas Dupont-Aignan. Est-ce que, vous parliez d'optimisme, est-ce que précisément, vous êtes optimiste sur ce qui semble impréalable, c'est-à-dire cette capacité, des droites sinon, à s'unir, mais au moins à s'entendre, et à faire en sorte de, faire élire, les bonnes personnes au bon endroit, au bon moment. Ou est-ce que au contraire, vous voyez plutôt le village gaulois, des réfractaires,

56:36
Nicolas Dupont-Aignan

pour parler comme Macron. Je suis optimiste, à moyen terme, dans la mesure où je pense, que plus on se rapprochera, du chaos, plus à un moment, il y aura un électrochoc, salvateur. C'est toute l'histoire de France. Voilà. Maintenant, moi, je ne suis pas Madame Soleil, malheureusement, et je fais ce que je peux essayer de faire, ce que je dois faire. Et si chacun fait la même chose, dans ma bonne mentalité judéo-chrétienne, et bien nous serons sauvés.

57:07
Présentateur

Bon, et bien écoutez, sur ces forts propos, Nicolas Dupont-Aignan, merci, merci d'être venu à Radio Courtoisie. Il y a encore beaucoup de messages d'auditeurs, mais voilà, il y en a trop maintenant pour les lire, puisqu'il nous reste moins d'une minute. Donc, merci à Richard De Seize, merci Alexis Poulin, Jean-Yves Le Galou, Arthur de Vatrigan pour L'Incorrect, merci aussi à Xavier Van Lierde, et à Claudia, à La Technique. Et rendez-vous la semaine prochaine, 17h30, pour un nouveau numéro de Restons Courtois. Notre invité sera Marion Maréchal. Ça suffit maintenant !