Bonjour chez vous ! du jeudi 2 juillet 2026
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous retrouver en ce jeudi 2 juillet. Comme tous les jours, nous allons faire le point sur l'actualité près de chez vous. Voici le programme. Sébastien Lecornu à Marseille aujourd'hui, où il présidera une nouvelle cellule interministérielle de crise, alors qu'une nouvelle vague de chaleur devrait frapper le pays dès ce week-end. Le gouvernement, sous pression politique, écologiste et insoumis, veulent censurer pour dénoncer l'impréparation face aux canicules.
Dans une demi-heure, nous recevrons Marc Fénaud, le président du groupe Les Démocrates, à l'Assemblée et premier vice-président du Modem. Et dans ce contexte, le Sénat débattre du projet de loi d'urgence agricole et notamment de la gestion de l'eau. Faut-il créer de grandes réserves ? Les sénateurs qui ont également réintroduit des pesticides interdits, agriculture et écologie, sont-elles encore compatibles ? Le débat dans une heure entre Géraldine Wessner, Frédéric Dané et l'éditorialiste Michael Darman.
Et puis notre reportage en région, justement, vous verrez que face au changement climatique, les agriculteurs s'adaptent aux 0 en Provence, à la rencontre d'un producteur d'amende qui a adopté le goutte-à-goutte connecté. Le Sénat débute ses travaux sur le scandale du périscolaire 84 établissement parisien, visé mais des signalements dans plus de 70 départements, 16 régions, selon les associations entendues hier, et qui dénoncent un système qui tient par le silence. La sénatrice LR, Agnès Évrenne, est notre invitée. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous êtes à l'origine de cette mission d'information sur les violences.
Dans le périscolaire, on va en parler, évidemment, avec vous dans quelques instants. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et d'abord, le journal avec Audrey Vuittaz. Bonjour Audrey. Bonjour Auriane. À la ligne de ce jeudi de juillet, le premier gros incendie de l'été qui s'est déclaré entre l'Hérault et l'Aude. Chaleur et vent, les niveaux d'alerte étaient au plus haut. L'incendie a ravagé plusieurs centaines d'hectares sur deux départements. Des habitations ont dû être évacuées. Un important dispositif de secours est encore en place. Flora Sauvage.
Des flammes attisées par de puissantes rafales de vent. Un an après le méga incendie du massif des Corbières, le sud de la France est à nouveau frappé par les feux. Parti de l'Hérault, l'incendie s'est vite propagé au département voisin de l'Aude. Vers 23h, le feu avait déjà parcouru 800 hectares, mobilisant des centaines de pompiers. Quelques 200 personnes ont dû évacuer leur logement pour échapper aux flammes.
Il y a eu des évacuations de quelques quartiers périphériques sur les communes de Pouzols, Minervois et de Maliac. Parce que le feu est quand même très proche encore de Maliac. Il y a encore beaucoup de fumée. Et la situation est encore inconfortable. C'est un feu de sous-bois. Il y a du combustible. Et il y a surtout beaucoup de vent. Dans des conditions qui sont difficiles, avec un accès accidenté.
Plusieurs autres feux se sont déclarés mercredi dans le Var, à Fréjus et à Rognac, dans les Bouches-du-Rhône, à 20 kilomètres au nord de Marseille, mettant les services de secours à rude épreuve.
Quant au tenu des différents feux qu'il y a sur la zone au sud, on espère quand même bénéficier de moyens aériens pour pouvoir fixer définitivement l'Elysée.
Quatre Canadaires, deux avions d'Ache et un hélicoptère bombardier d'eau sont mobilisés dans l'Aude. Alors qu'un nouvel épisode de canicule se profile, 22 des 25 massifs des Bouches-du-Rhône restent interdits d'accès ce jeudi.
Des incendies ont également lieu au nord de Marseille où Sébastien Lecornu est attendu aujourd'hui pour une cellule interministérielle sur les fortes chaleurs et les incendies. Avec des ministres en visioconférence, il rencontrera aussi les autorités locales et les pompiers pour coordonner la réponse de l'État. Et l'agriculture est particulièrement touchée par les conséquences de cette canicule. Les effets ont été quasiment instantanés la semaine dernière avec une surmortalité des animaux d'élevage. La filière volaille a évalué ses pertes entre 2,5 et 3 millions d'animaux.
Dans ce contexte, Annie Gennevar, la ministre de l'Agriculture, annonce la mise à disposition de prêts de trésorerie pour que les éleveurs adaptent leurs bâtiments aux fortes chaleurs. L'agriculture est en première ligne de cette canicule exceptionnelle. Perte d'animaux, notamment dans la filière volaille. Dans l'ouest de la France, qui est généralement une région tempérée, nous avons beaucoup de pertes animales dans la filière volaille. Perte végétale dans les cultures, le maïs, le houblon. Il faut pouvoir faire le bilan. Pour certaines cultures, il est trop tôt. Les moissons ne sont pas terminés. Donc nous verrons bien. Marine Le Pen ne fera pas campagne sous bracelet électronique.
Déclaration faite à six jours de la décision de la Cour d'appel de Paris dans l'affaire des assistants parlementaires du RN. Décision qui déterminera si elle peut concourir une quatrième fois à l'élection présidentielle ou non. Si sa peine est allégée, elle pourrait avoir à porter un bracelet électronique pendant la campagne. Impossible d'après elle. Si je peux être candidate, je serai candidate. pour peu que je puisse faire campagne, M. Rochebas. Car s'il s'agit de m'autoriser à être candidate, mais de m'empêcher en réalité de mener une campagne tout à fait librement, vous entendez bien que ce ne sera pas possible.
Je ne peux pas dépendre d'un magistrat pour m'autoriser à aller faire un meeting à Romorantin ou aller sur un marché à Enabon. Les magistrats sont bien conscients, si vous voulez, qu'on ne peut pas faire une campagne présidentielle avec un bracelet. Et du côté des Républicains, Laurent Wauquiez tacle sévèrement. Bruno Retailleau est tend la main à Édouard Philippe. Le chef des députés LR n'a jamais cru à la candidature de son chef de parti, Bruno Retailleau. Il le fait savoir dans une interview accordée au Figaro. Il affirme qu'il devra savoir se retirer si sa candidature ne décolle pas dans les sondages. Pour l'instant, Bruno Retailleau est crédité autour de 10% d'intention de vote.
Pire, il tend la main à Édouard Philippe, le patron d'Horizon. Je crois qu'Édouard Philippe peut incarner l'ordre et le sérieux permettant de redresser la France. Peut-on lire ? Merci, Audrey. On dira quelques mots avec vous dans quelques instants, Agnès Stéphane. Mais d'abord, on va évidemment revenir sur la mission sénatoriale sur le périscolaire. Audrey, vous allez nous raconter ce qui s'est passé hier dans les premières auditions. On en parle tout de suite. Agnès Stéphane, vous êtes sénatrice à l'Ère de Paris et vous êtes donc rapporteur de cette mission d'information sur les violences dans le périscolaire. Vous en êtes à l'origine. C'est vous qui avez poussé pour qu'elles soient créées.
Le scandale qui a éclaté pendant les municipales à Paris depuis le parquet a ouvert des enquêtes sur 84 écoles maternelles, une vingtaine d'écoles élémentaires et une dizaine de crèches depuis le début de l'année. 132 animateurs ont été suspendus. Mais les signalements ne se limitent pas à Paris et on l'a vu hier lors de vos premières auditions et c'est pourquoi vous souhaitez plus largement faire la lumière sur le périscolaire. D'abord, Agnès Sévren, pour qu'on comprenne bien, pourquoi vous avez souhaité vous pencher
sur ce scandale du périscolaire ? D'abord parce qu'on a tous été sidérés quand il y a un an, au mois d'avril 2025, on a entendu ce qui s'est passé via la presse d'ailleurs à l'école Alphonse Baudin où on a vu qu'il y avait des pédocriminels qui avaient agi sur des enfants. On parle d'enfants de 2 ans, de 3 ans, de 4 ans, de 5 ans. Et donc, il me semblait essentiel qu'en tant que responsable politique, on puisse prendre nos responsabilités. Et aujourd'hui, c'est pour ça qu'il faut contextualiser ce sujet.
Moi, je considère en France que la protection de l'enfance est un sujet qui a été trop longtemps sous-traité et que la parole de l'enfant, beaucoup trop minimisée, mise en doute, voire ignorée. Et donc, j'ai demandé cette commission d'enquête. D'ailleurs, Gérard Larcher m'a apporté un soutien absolument constant. Et on se rend bien compte, en fait, qu'aujourd'hui, le scandale du périscolaire à Paris concerne aussi plusieurs villes en France. Ça a été dit hier, 70 départements, 16 régions.
Et donc, aujourd'hui, on doit faire la lumière pour les parents parce que les familles, aujourd'hui, n'ont plus confiance, non seulement dans les communes, puisque ce sont les communes, en fait, qui ont la responsabilité du périscolaire, mais non plus dans le service public de l'éducation nationale parce que des parents ne peuvent pas comprendre que dans un lieu sacré comme l'école, on puisse craindre pour la sécurité de son enfant.
Ça veut dire, pour qu'on comprenne bien, que votre mission d'information, qui a les pouvoirs d'une commission d'enquête, elle ne cible pas particulièrement la mairie de Paris ?
Non. Et vous savez, la protection de l'enfance, elle dépasse les clévages partisans. L'enjeu, là encore, c'est de se dire qu'aujourd'hui, à l'heure actuelle, on a chaque année 160 000 enfants qui sont victimes d'actes pédo-criminels. C'est un enfant toutes les trois minutes. Et pourtant, il y a seulement, il y a les classements sans suite, c'est 90%. Ces chiffres sont vertigineux. Donc, l'enjeu, ce n'est pas de savoir si c'est Paris, si c'est de rejouer un match politique des municipales. Absolument pas. Cette commission, elle est évidemment transpartisane.
Et donc, je le redis, l'enjeu, c'est de mettre fin à cette omerta, à ce déni qui, pour ma part, à mes yeux en tout cas, est totalement systémique en France, y compris dans les communautés scolaires où chacun se renvoie la balle. Et on l'a vu hier à l'audition, parce qu'il y a en fait une forme de zone grise. Le périscolaire est en France un angle mort. Pourquoi ? Parce qu'il y a, il faut le savoir, et ça, c'est illisible pour les familles, une direction bicéphale où on a d'un côté, en fait, le scolaire qui dépend évidemment de l'éducation nationale et le périscolaire qui dépend des collectivités. Sauf que pour toutes les familles, il n'y a pas de frontière entre les deux, théoriquement.
Et chacun se renvoie la balle quand il y a des actes, des délits qui sont commis. On va voir la directrice d'école qui dit « Ah, mais ça, c'est pas de ma responsabilité, c'est de la responsabilité de la collectivité. » Quand ils vont voir les maires, les maires ne sont pas informées, ils disent « Attention, il y a une enquête judiciaire, je ne peux rien dire. » Et c'est ce silence, en fait, qui fait que l'omerta est, j'allais dire, entretenue. Et donc, c'est non-assistance à personne en danger aujourd'hui.
Qui vous allez auditionner ? On va parler dans quelques instants avec Audrey de ce que vous avez fait hier, les premières auditions des associations. Mais est-ce que vous allez auditionner, par exemple, Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire, l'actuelle maire de Paris ?
Oui, bien évidemment, je vais auditionner. Vous savez, l'enjeu de cette commission, dans un premier temps, c'est d'abord d'établir une cartographie. L'État a failli de ce point de vue. L'État est en incapacité d'avoir une vision nationale et globale. Pourquoi ? Parce qu'en fait, le périscolaire est géré par secteur dans chaque commune. Et donc, SOS Périscolaire a fait un travail remarquable, d'ailleurs, pour commencer, en fait, à faire une cartographie. On va en parler. Et ça, c'est le premier objectif. Le second, c'est de pointer les responsabilités et les failles au plan national, recrutement, formation, organisation du périscolaire, et dans un troisième temps, faire des recommandations.
Mais, écoutez, évidemment, tous les responsables politiques, parce qu'à la différence de toutes ces villes, Paris, en 2015, avait été alertée via un rapport de l'inspection générale qui disait, attention, les process ne sont pas clairs. Les process sont très permissifs. Et donc, on le sait, les pédocriminels sont attirés par les maternelles, les élémentaires, où ils peuvent vivre leur déviance. Attention, attention. Et malgré ça, aucune initiative n'a été prise.
Donc, Paris fait un cas particulier. Vous dites, la mairie, les élus savaient, ils n'ont rien fait.
Absolument. Ce qui n'est pas le cas dans les autres villes ? Eh bien, on va enquêter, justement. En tout cas, vous savez, la non-dénonciation d'un crime est un délit. Et c'est ce qui s'est produit à Paris.
Alors, on va justement regarder ce qui s'est passé hier. Puisqu'on le disait, vous avez donc lancé vos travaux, une mission d'information qui a les pouvoirs d'une commission d'enquête. Ça veut dire qu'elle peut, si besoin, mener des auditions sous serment. Et hier, pour commencer, Audrey, ce sont les associations de victimes, SES Périscolaire, Innocence en danger et MeToo École, qui étaient entendues. Et on le disait, on constate que le périscolaire, finalement, c'est une zone grise. Oui, Oriane, parce qu'il n'existe aujourd'hui aucune donnée nationale sur cet accueil qui concerne pourtant entre 3 et 4 millions d'enfants chaque jour.
Quand on parle du périscolaire, on parle de l'accueil le matin et le soir, en dehors des horaires de l'école, de la cantine, mais aussi des activités du mercredi, des vacances scolaires, des temps qui sont organisées par les communes, communes par communes, sous la responsabilité des mairies, vous l'avez dit. Ce n'est pas l'éducation nationale qui s'en charge. Résultat, personne n'est capable de dire précisément combien de structures existent dans le public, dans le privé, combien d'enfants elles accueillent et surtout, combien de faits et quels sont les faits et violences recensées. C'est d'ailleurs l'un des premiers objectifs de votre mission, établir un état des lieux.
Alors, une information peut-être, même si elle est très parcellaire, SOS périscolaire hier dit avoir été contacté par 530 familles dans 70 départements et donc 16 régions, en métropole et en Outre-mer et tout ça depuis 2021, preuve que le phénomène dépasse largement le périscolaire parisien. Alors, il y a quelque chose, moi qui a retenu mon attention hier dans les auditions, c'est qu'il existe deux formes de périscolaire et notamment une forme de périscolaire dit de garderie où il n'y a aucun contrôle.
Oui, en fait, il faut bien comprendre que les communes, parfois, ne déclarent pas ce qu'on appelle les accueils collectifs de mineurs, ACM, et donc n'ont pas les mêmes obligations que dans les villes qui, elles, ont déclarées. Et donc, quand on a déclaré aux autorités accueil collectif mineur, on a des obligations. BAFA, taux d'encadrement, formation, qualification. or là, aucune obligation. Et donc, les communes peuvent recruter, par exemple, le jardinier municipal qui va faire de la garderie.
Et c'est là où, en fait, il y a une zone grise, c'est qu'en fait, il y a une telle hétérogénéité, moi je pense qu'il faudra d'ailleurs harmoniser, pour qu'on puisse vérifier la vocation, en fait, des animateurs qu'on emploie, leur qualification, parce que c'est une vocation, prendre un jardinier municipal, ça s'est produit dans certaines communes, il n'a pas l'empathie, il n'a pas la considération, il n'a pas tout simplement l'habitude d'être au contact des enfants. Et c'est ça qui crée un vrai problème.
Et les associations, Audrey, elles parlent même d'un problème systémique. Oui, elles insistent sur un point, il ne faut plus considérer ces affaires comme des cas isolés, selon elles, il existe des dysfonctionnements profonds dans l'organisation du périscolaire qui créent les conditions de ces violences. On les écoute.
C'est une même mécanique qui est un peu réglée comme une horloge, c'est la famille qui alerte quand il y a un cas, c'est l'institution qui bien souvent minimise ou alors se taine ne donne plus de nouvelles et l'agent qui reste en poste bien souvent ou alors qui change d'école pour continuer ailleurs, soit dans une autre ville, soit même juste dans l'école privée d'à côté, ce n'est pas un problème aujourd'hui. Et la famille qui insiste et qui subit des pressions soit par l'institution, soit par la mairie, soit par l'école et c'est l'enfant, bien sûr, toujours qui trinque.
Cette répétition d'un bout à l'autre du pays, ce n'est pas une marque d'accident isolé, c'est bien la signature de ce système-là. Alors vous commencez les auditions,
mais vous l'avez un peu évoqué, pour vous c'est systémique ? C'est systémique, les chiffres sont glaçants. 110 écoles, vous l'avez dit, à Paris, 84 écoles maternelles, 20 élémentaires, 10 crèches, à Montreuil par exemple, 52 écoles, 11 sont concernées, dans le département du Rhône, 55 animateurs suspendus. Donc le sujet, et c'est là où il faudra regarder toute la chaîne de protection de l'enfant.
À Paris, par exemple, le vrai sujet pour moi, il est dans l'application de la réforme des rythmes scolaires de 2013, où il a fallu, parce que ça a été un passage en force, recruter massivement des animateurs, même des milliers, et que donc, entre le recrutement très peu regardant, parce qu'il fallait boucher des trous, en fait, on a pris des vacataires, la formation n'était pas suffisante, vous savez qu'aujourd'hui, le BAFA, en fait, tout le monde l'a, ces deux jours de formation, comment est-ce qu'en deux jours, on peut apprendre un métier, encore une fois, qui est très sensible, puisque c'est la protection de l'enfance.
Voilà, donc le sujet est systémique, et l'enjeu, c'est de voir comment est-ce qu'on peut justement, dans toute cette chaîne de protection, depuis le recrutement jusqu'aux évolutions législatives et pénales, faire en sorte qu'aujourd'hui, la circulation de l'information soit plus importante. On a passé beaucoup de temps hier là-dessus, parce qu'il y a une omerta systémique au sein des écoles, c'est-à-dire que, dès qu'un parent apprend qu'il y a un délit ou un crime, il va voir la directrice d'école, et elle dit, il ne faut pas affoler les autres parents. Mais ne pas affoler les autres parents, ça augmente l'angoisse, parce que désormais, tout se passe dans des boucles WhatsApp.
On va nous dire, tiens, aujourd'hui, tel animateur a été suspendu, sans dire les raisons pour lesquelles. Vous savez, j'ai été très touchée, j'ai un parent qui m'a dit, moi j'ai la chance dans mon malheur de savoir que mon enfant a le statut de victime, il est victime, mais d'autres parents ne savent pas encore s'ils sont victimes. Il y a aussi tout le problème de la brigade de protection des mineurs, où on sait qu'en fait, la parole de l'enfant s'efface au bout de deux, trois mois. Et il y a aujourd'hui, par manque de moyens, des délais trop longs. Des délais qui sont beaucoup trop longs, et donc des enfants qui, pendant des mois, n'ont pas été entendus.
Donc moi, cette circulation de l'information, je reviens sur le fait que ce soit systémique, c'est qu'en fait, à tous les niveaux, il y a des obstacles sur la libération de la parole, parce que certains parents ne veulent surtout pas savoir, parce que certains directeurs d'école pensent que ce n'est pas de leurs compétences. Vous voyez, à chaque fois, chacun se renvoie la balle. Moi, je pense qu'il faut que tous les parents qui ont été témoins ou qui savent des choses devraient s'exprimer aujourd'hui.
Et ce sujet de l'information des familles, il en a été question hier, Audrey. Oui, parce que vous l'avez dit, certaines familles ne savent même pas si leur enfant a été victime, concerné. Résultat, justement, les victimes ne peuvent pas être prises en charge correctement, ni même entendues. Et alors, c'est ce qui a révélé l'audition d'hier, ces situations, elles perdurent, même après la déflagration du périscolaire parisien, dans une école à Annières, commune Limitroff de Paris.
Hier, j'ai été informé de ce qu'une procédure de suspension avait eu lieu dans l'une des écoles, l'école Concorde à Annières-sur-Seine. Et de la même manière que dans plein d'autres situations, et malgré tous les retours qu'on a pu avoir de ce que la réponse n'était pas suffisante, eh bien, la mairie fait le blackout. On n'a aucune information donnée ni aux parents ni évidemment aux personnes concernées, ce qui est absolument dramatique. Il n'y a pas de réunion publique, il n'y a aucune information sur la nature des faits qui ont été reprochés à la personne mise en cause, aucune information sur la période non plus des faits qui sont reprochés à cette personne.
Ça vous surprend, ça vous interpelle que même à la lumière des scandales qui ont été révélés, il n'y a encore aucune information.
Parce que je vous le disais, l'OMERTA est encore très puissant et l'OMERTA l'est puissant pas seulement au niveau des écoles mais au niveau de l'État aussi. Il faut savoir qu'aujourd'hui, les parents sont complètement paniqués parce qu'on voit encore ce type d'informations et qu'il y a un chiffre qui est très inquiétant et qui démontre désormais la défiance qu'il y a vis-à-vis des communes et vis-à-vis de l'éducation nationale. On a 13% à Paris d'inscriptions en moins dans les centres de loisirs pour cet été. C'est-à-dire que désormais ça va être le système D. Les parents vont s'arranger. L'un ne va pas aller travailler pour garder son enfant. L'autre va faire du télétravail.
Cette défiance elle est anormale. Et moi, encore une fois, le sujet de la confiance est aussi important que celui de la sécurité. Comment se fait-il aujourd'hui que dans nos écoles, encore une fois, dans un lieu qui est censé être sacré, on puisse craindre pour l'intégrité physique de son enfant ? Ça, c'est inadmissible et moi, je ne l'admets pas et je pense encore une fois à tous ces parents que j'ai au téléphone et qui sont encore aujourd'hui traumatisés. Vous savez, dans certaines familles, ça fait remonter aussi des faits qui sont très anciens qui ont été tués depuis très longtemps. c'est un véritable séisme dans les familles qui sont concernées.
Et on le disait, cette question des violences dans le périscolaire ne se limite pas à Paris. On va aller à Marseille. Justement, on retrouve Pascaline Lécorché. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes adjointe au maire de Marseille en charge de l'éducation et du périscolaire. Chez vous, un seul cas de violence a été recensé. De quelle manière la municipalité a réagi ?
Alors, je tiens déjà à préciser que c'est un seul cas qui a été recensé gravissime ces derniers mois sur les violences sexistes et sexuelles, mais qu'en réalité, évidemment, qu'il y a des cas qui peuvent être remontés également par ailleurs, notamment des cas qui peuvent être remontés pour les violences intrafamiliales, mais également des violences ordinaires ou tout type de violence, quelle qu'il soit. Ce cas-là qui nous a été remonté, évidemment, il a été pris à bras-le-corps comme toutes ces situations.
C'était il y a quelques mois maintenant dans une école du centre-ville où un intervenant qui se rendait dans cette école pour des raisons techniques a commis une agression sexuelle sur un enfant et évidemment, tout de suite, une cellule a été mise en place en lien avec l'éducation nationale, un lien a été fait avec les familles de manière à ce qu'il y ait une information qui puisse être donnée. Il y a eu un rétexte, un retour d'expérience aussi de cette situation pour comprendre ce qui s'était passé et évidemment pouvoir réagir.
mais je tiens aussi à vous dire que nous, depuis 2023, nous avions mis en place à la Ville de Marseille une mission droit des enfants qui a été enrichie en 2024 pour devenir une mission de lutte contre les violences faites aux enfants et qu'en 2026, c'est une adjointe qui a été nommée au droit des enfants en plus de mon adjointure à l'éducation et au périscolaire de manière à ce que ce sujet soit traité de manière massive et à la hauteur des enjeux. C'est vrai.
Écoutez, je me dis, ce serait intéressant de vous auditionner justement parce que voilà, il y a des lieux où ça se passe bien. On a vu hier d'ailleurs un témoignage d'un animateur qui avait embrassé sur la bouche un élève et qui a été condamné. Et c'est comme ça qu'il faut agir. En fait, le sujet, c'est aussi d'ailleurs le traitement des signalements. Et à Paris, on a vu qu'il y avait une chaîne de défaillance, c'est-à-dire que parfois il n'y a même pas de signalement. Et une des auditionnés, d'ailleurs le disait, je crois que c'est la SOS Périscolaire, les maires, parfois, ne savent même pas qu'ils peuvent faire un article 40. Ils ne savent même pas que l'article 40 existe.
Or, n'importe quel citoyen aujourd'hui, s'il a pris connaissance en fait d'un délit ou d'un crime, peut immédiatement saisir le procureur. Et donc, moi je suis rassurée parce qu'il faut aussi le dire. Vous savez, il y a 90% des animateurs qui font parfaitement bien leur travail. Mais aujourd'hui, encore une fois, je le redis, il n'y a pas suffisamment de contrôle et de recrutement en amont qui vérifient en fait la vocation et les profils. Et ça, ça me semble vraiment essentiel, mais ça m'intéresserait d'avoir le cas de Marseille pendant nos auditions. Merci madame.
Pascaline Lécorchet, qu'est-ce que vous attendez vous de cette mission d'information au regard de votre expérience d'élu et de ce que vous vivez à Marseille ? Alors, déjà, je voudrais aussi rajouter par rapport à ce qui vient d'être dit en disant que tout va bien à Marseille, je pense que comme nous, ce qu'on a décidé de prendre en main, c'est cette question fondamentale et de se dire qu'encore une fois, on n'a pas le droit de ne plus regarder les choses en face. On se doit d'être à la hauteur et on a la responsabilité des enfants qui nous sont confiés sur le temps scolaire et périscolaire. Le maire de Marseille a utilisé vendredi dans l'hémicycle le mot intraitable.
Moi, je voudrais parler aussi d'intransigeance et c'est vraiment la manière avec laquelle on veut travailler. Ça ne veut pas dire qu'aujourd'hui, tout est encore bien fait. Il y a une marge de manœuvre et donc nous sommes justement dans la disposition de nous améliorer, de mettre en place cette stratégie de lutte contre les violences faites aux enfants de manière transversale à la ville de Marseille et en particulier en ce qui me concerne dans le milieu scolaire et périscolaire. Ce que nous, on attend, je dirais, d'une mission parlementaire comme celle-ci, c'est justement qu'elle objective un certain nombre de chiffres.
Je crois qu'aujourd'hui, il y a vraiment un tabou encore très présent sur ces questions des violences faites aux enfants et qu'il faut lever absolument ce tabou et pour le lever, on a besoin d'avoir des chiffres, de connaître la réalité des faits pour pouvoir également la prendre en charge de manière adéquate.
Oui, d'ailleurs, c'est le commencement justement de cette commission d'enquête d'avoir un état des lieux, c'est ce que vous disiez, exhaustif parce qu'aujourd'hui, il n'y a pas de recensement national parce qu'encore une fois, c'est cette zone grise, c'est cet angle mort qui est le périscolaire où en fait, c'est chaque commune gère son périscolaire et c'est ça la difficulté, c'est qu'en l'occurrence, comme parfois, il y a des affaires qui ne sont pas judiciarisées, il est très, très difficile en fait de savoir à peu près précisément le nombre de traitements de signalements.
Donc, c'est notre premier objectif, c'est pour ça que je proposais éventuellement de voir, de vous rencontrer lors d'une audition, mais est-ce qu'il y a eu tout de même des signalements qui ont été faits dans d'autres villes de Marseille ? Parce que là, vous donnez un exemple, mais j'ai entendu dire qu'à Marseille, il y avait quand même aussi quelques délits qui avaient été signalés.
Alors, je vous parle là du fait le plus grave avéré chez nous. Nous avons mis en place à la ville de Marseille il y a quelques mois une adresse signalement pour être en mesure de centraliser l'ensemble des doutes qui sont remontés à la ville de Marseille, d'où qu'ils viennent, par ailleurs, d'où qu'ils viennent. Et tous ces doutes sont traités selon ce qui ressort. Tout est transmis au département, c'est partagé, le cas échéant, avec l'éducation nationale et évidemment avec les acteurs du périscolaire pour que la décision puisse être en adéquation avec le signalement qui est fait.
Donc évidemment, et nous avons un nombre de signalements qui est effectivement de quelques dizaines depuis le début de l'année et qui ont été traités de manière à ce que ces signalements ne se transforment pas en faits. Et lorsqu'il y a des faits, il peut y avoir, il y a eu, il y a quelques semaines, un fait de violence qui n'est pas caractérisable par de la violence sexiste ou sexuelle, mais il y a un fait de violence et l'animateur a immédiatement été suspendu.
Donc des signalements, il y en a, ils sont traités dans les 48 heures pour qu'en effet, ces signalements ne donnent pas lieu à des faits si ça n'a pas encore été fait ou ne s'étendent pas et que la personne qui est mise en doute puisse être retirée du contact des enfants immédiatement.
Mais qui a fait le signalement ? Est-ce que vous-même, vous avez été amené à en faire ou non ?
À la demande d'animateur ? En tant qu'élu, non, puisque c'est au niveau des écoles, c'est du terrain que doivent partir ces signalements.
Les élus peuvent le faire aussi. Oui, tout à fait. C'est bien ce qu'on reproche à la ville de Paris, les élus peuvent le faire.
Oui, si j'en avais connaissance, évidemment. Mais nous, les signalements, quand ils m'arrivent, ils ont déjà été pris en compte et moi, je suis les ensembles des signalements qui sont faits au niveau de la ville de Marseille par les personnes qui sont sur le terrain. Évidemment que moi aussi, je peux en faire si jamais j'ai une connaissance et je le ferai évidemment et toute personne qui aura connaissance d'un fait de cette nature à la ville de Marseille, qu'il soit élu ou non, a le devoir de faire ce signalement et nous avons le devoir de traiter ce signalement. Merci beaucoup.
Merci Pascaline Lécorchet d'avoir été avec nous, adjointe au maire de Marseille en charge de l'éducation et du périscolaire. On entend ce que demandent les élus. Audrey, pour terminer, que demandent les associations ? Eh bien d'abord, une meilleure prévention, meilleure formation des animateurs aussi. Elle souhaite aussi que les contrôles ne se limitent pas au moment du recrutement car certains fichiers mettent du temps à être mis à jour donc ils veulent que les contrôles soient réalisés tout au long de la période d'embauche. Autre sujet soulevé, les outils de vérification des antécédents.
Les associations estiment que les fichiers actuels présentent des limites notamment parce que certaines mises en examen n'y figurent pas et c'est là que le gros du sujet arrive. Elle demande que le principe de précaution soit davantage appliqué lorsqu'un professionnel fait l'objet de soupçons graves même sans condamnation définitive. D'après vous, est-ce qu'il faut un principe de précaution dès la mise en examen même sans condamnation ?
Oui, alors il faut faire attention à ne pas tomber dans les excès. Désormais, le principe de précaution égale suspension fait qu'on a des animateurs qui sont chez eux parce qu'ils ont tiré par la manche un enfant et qui sont, je le dis, au bord du suicide parce qu'en fait ils sont chez eux depuis six mois sans aucune information, sans aucune perspective en fait sur le fait de retourner ou non devant l'école donc il faut avoir du discernement et c'est le cas de le dire du bon sens.
Attention, encore une fois, ne pas jeter l'opprobre sur tous les animateurs mais moi je suis pour le principe de précaution par principe c'est-à-dire que dès lors qu'il y a une suspicion évidemment qu'il faut retirer l'animateur mais attention encore une fois aujourd'hui il y a des situations où les animateurs sont chez eux et sont assez traumatisés aussi alors que pour le coup pour certains pour certains ils n'ont rien à se reprocher.
Merci Agnès Évren de nous parler du début de cette mission d'information commission d'enquête. Le rapport il est attendu ? Pour l'automne. Et on suivra évidemment avec attention vos travaux. Un petit mot politique avant de terminer on l'a vu dans le journal ce matin dans le Figaro Laurent Wauquiez qui dit en parlant de Bruno Retailleau sans le citer toutefois il faut savoir se retirer si nécessaire et ce pour éviter un duel entre le RN et la France insoumise à la présidentielle. Est-ce que c'est un peu le coup de poignard fatal pour Bruno Retailleau ? Est-ce qu'on peut rassembler
le pays quand on n'arrive pas à rassembler son parti ? Écoutez franchement cette désignion elle panique nos électeurs parce que l'enjeu c'est la qualification au second tour et moi ce que j'ai envie de dire à Laurent Wauquiez je comprends son idée de vouloir rassembler toute la droite mais pourquoi est-ce que en fait Gabriel Attal et Edouard Philippe se décideraient eux au mois de février 2027 puisqu'ils ont décidé d'un accord d'une clause de revoyure et ils se décideraient quand nous on est en juillet 2026 et on doit d'ores et déjà se retirer.
ça n'a pas de sens c'est-à-dire qu'il n'y a pas de raison qu'il y ait aujourd'hui 50 nuances de gauche entre des candidats gauche sociale-démocrate gauche radicale gauche républicaine et qu'on dise à des millions d'électeurs qui veulent une offre politique de droite vous avez le choix entre ou le centre ou le Rassemblement national et bien moi je dis au milieu entre le centre et le Rassemblement national il y a la droite nous n'allons pas mettre notre drapeau dans la poche et Bruno Retailleau aujourd'hui il porte tout simplement le drapeau des républicains parce qu'il y a des électeurs de droite qui par définition veulent voter à droite
Merci Agnès Évren merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin et Audrey on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale Oui je vous parlerai notamment de la prison de Vars c'est près de Grenoble épinglé par la contrôleuse générale de privation des libertés je vous explique Et on voit ça et Marc Fénaud est notre invité il nous rejoint Le gouvernement sous le fait des critiques des oppositions accusées d'impréparation face à la canicule et le bloc central qui se cherche encore un candidat à la présidentielle l'unité est-elle encore de mise dans votre camp Marc Fénaud en ces temps de coupe du monde êtes-vous un défenseur central ?
On va en parler pendant 20 minutes Marc Fénaud président du groupe les démocrates à l'Assemblée nationale et premier vice-président du Modem une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien Lécuyer de La Voix du Nord Bonjour député Bonjour M. Fénaud Bonjour Les écologistes soutenus par les insoumis Marc Fénaud qui ont donc annoncé le dépôt d'une motion de censure pour sanctionner l'impréparation du gouvernement sur les canicules passées et celles à venir comment vous réagissez ?
Je trouve ça assez désolant au moment où il y a une canicule et où il faudrait plutôt se concentrer sur ce qu'on fait ce qu'on doit faire que le gouvernement soit plutôt à la tâche je rappelle qu'on a une motion de censure accessoirement c'est une après-midi de perdu pour le gouvernement au banc pour le Premier ministre pour ne pas faire ce à quoi il est ce qu'il est chargé de faire c'est-à-dire d'essayer de veiller qui a préservé les populations des risques incendies des risques de la canicule et des conséquences de celle-ci je trouve ça on entre dans une phase où désormais au moment d'une crise on pense que le mieux quand il y a une crise c'est de rajouter une crise politique voilà qui imagine que dans les moments où nous aurions c'est une bataille la bataille contre la canicule c'est une bataille en ce moment de court terme et par ailleurs une bataille j'y reviendrai de long terme et donc la facilité qui consiste à se chercher toujours des boucs émissaires et après je vais donner quelques chiffres et deuxièmement à se dire après tout c'est le moment de se rabibocher avec l'EFI pour préparer une autre échéance qui est la présidentielle enfin personne n'est dupe de toutes ces opérations vous avez une action politique politique politicienne mais c'est la toute petite politique en quoi la chute du gouvernement le cornu la semaine prochaine si d'aventure la motion de censure était déposée on verra si elle est déposée on verra si on va à ce degré là d'immaturité politique à quel moment ça changerait quelque chose le lendemain matin par ailleurs le grief qui est fait c'est vous n'avez rien fait les gaz à effet de serre en 10 ans ils ont baissé de 20% dans les 30 années précédentes les 30 années précédentes ils ont baissé de 15% qui étaient au gouvernement si ce n'est 10 années là-dedans des membres du parti des écologistes le budget de l'écologie sous le président Macron il a doublé il est passé de 11 à 22 milliards on va en parler monsieur
il y a d'autres chiffres qui montrent
il est passé de 11 à 22 milliards en 2026 il était un peu plus élevé en 24 et 25 on a un problème budgétaire qui nécessite de faire des économies mais arrêtons de faire croire que la trajectoire qui a été la nôtre pendant 10 ans ce n'est pas suffisant il faudrait faire plus pour faire plus je le dis d'ailleurs aux écologistes et aux insoumis il faudrait faire des choix c'est-à-dire qu'il faut arrêter d'être démago et faire en sorte et éviter qu'on soit dans la situation dans 2 ans que 100 milliards de budget soit consacré à quoi ? au remboursement de la dette donc il y a une vraie impréparation aussi des esprits là-dessus
j'entends le procès que vous faites aux écologistes il y a malgré tout des questions qui se posent sur l'anticipation qui est faite par le gouvernement de ces crises successives on peut avoir aussi l'impression que les leçons ne sont pas tenues des épisodes précédents une cellule interministérielle de crise se déroule ce matin à Marseille
est-ce qu'il ne faut pas aller plus loin dans les décisions qui ont été prises jusqu'à présent ?
non mais pardon la préparation y compris d'ailleurs par rapport à un épisode un peu plus lointain qui était celui de 2003 pardon il y a des mesures qui ont été prises d'ailleurs c'est pas que sous les gouvernements d'Emmanuel Macron on a des pièces rafraîchies on a une attention particulière on a un système de santé y compris édifié de ce qui s'était passé pendant la crise Covid qui s'organise qui se mobilise et c'est à eux auquel il faut penser et c'est à eux qu'il faut rendre hommage enfin on ne peut pas dire qu'on n'a rien fait le Premier ministre est à Marseille aujourd'hui qui a fait plus que nous sur la question des feux de forêt ? qui ?
donc de la préparation est-ce que ça veut dire parce qu'on est dans un monde normal on est dans un monde réel que parce qu'on aurait essayé de préparer les choses on n'aura plus de feux de forêt la réponse est non mais la question centrale c'est est-ce qu'on a fait le maximum de ce qu'on pouvait faire on n'en fait jamais assez mais quand même pour essayer de limiter
est-ce que vous avez fait le maximum qui pouvait être fait ?
on a fait beaucoup la limite de l'exercice de répondre à la question du maximum c'est je pense que sur le dérèglement climatique le problème collectif que nous avons ça n'est pas un problème de ce gouvernement c'est le problème de tous les gouvernements qui n'ont rien fait avant ou peu fait avant et de tous ceux qui auront beaucoup à faire c'est d'arriver à retrouver des marges parce que le dérèglement climatique cavale beaucoup plus vite que nous parce que quand on dit pardon quand on dit 1,5 degré en Europe là on y est parce que je veux dire l'accord de Paris 2015 c'était pour maintenir 1,5 donc on savait qu'on était déjà 1,5 c'est 2015 2015 qui était président de la République qui était dans la majorité du président de la République de l'époque ?
c'est des écologistes ou c'est nous ?
c'est comme ça la question qui se pose donc en 2015 on savait qu'on avait 1,5 et donc on savait les années précédentes qu'il fallait s'adapter et donc on n'a pas fait les efforts nécessaires donc on est obligé de rattraper des choses alors moi je ne fais pas de grief à personne mais que ceux qui disent qu'on ne fait rien ne le disent pas parce que c'est inexact alors on essaye de faire des choses j'ajoute et je répète que nous avons besoin de dégager des marges budgétaires beaucoup plus puissantes pour aller beaucoup plus loin parce que sur les feux de forêt parce que sur l'adaptation agricole on y reviendra peut-être parce que sur les questions de décarbonation de notre économie il faut qu'on ait plus rien alors après il y a la question atténuation, adaptation mais l'atténuation nous sommes un des pays d'Europe et du monde qui a fait la trajectoire la plus avancée en termes de réduction il faut sans doute aller plus loin mais il faut aussi trouver des moyens
vous avez fait des choses mais est-ce qu'il n'y a pas aussi des reculs sur ce que vous faites par exemple la question du fonds vert qui est un fonds destiné à aider les collectivités face à l'adaptation qui a créé le fonds vert c'est ça vous l'avez créé mais là il est divisé par trois en deux ans est-ce que c'est pas une erreur est-ce qu'il faut arrêter de le diviser
quand vous faites le choix d'interrompre et d'en faire un point de blocage du budget la trajectoire qui a été choisie sur la réforme de retraite c'est deux milliards qui manquent à terme quand vous décidez de procéder à la réindexation de toutes les retraites indistinctement quel que soit le revenu de retraite c'est pas ce que nous voulions nous mais ça a été le point de blocage les socialistes ont dit si on n'a pas la revalorisation tout azimut on ne votera pas le budget c'est 4 milliards qui manquent sans doute donc il faut faire des efforts
sur le modèle social si on veut faire la transition écologique
cette idée qu'on a mis dans la tête des uns et des autres et notamment au parlement qu'on peut tout faire et qu'il suffit de dire je fais une taxe parce que je sais pas quoi faire donc comme je m'ennuie dans la vie je fais une taxe c'est pas comme ça on cavale derrière la dette pardon je veux pas être affolant si jamais on a un accident de marché qu'est-ce qui va se passer c'est le modèle social qui sera mis en cause donc ne pas réindexer les retraites c'était pas contre une mesure contre les retraités c'était de dire aux retraités qui je crois j'imagine je sais sont eux aussi soucieux de la planète de dire on est obligé de faire un effort sur la question écologique et on va faire un choix et bien c'est pas normal qu'ils le fassent donc oui on a baissé le fonds vert mais oui c'est nous qui avons créé le fonds vert vous voyez qui a baissé oui mais c'est un peu un retour en arrière des collectivités c'est un peu le stop and go qui a baissé pardon qui a baissé pour ce mauvais français pardon qui a baissé les dotations aux collectivités de près de 13 milliards en 2015 c'est François Hollande bon 13 milliards ok 13 milliards et ces 13 milliards ils manquent peut-être aux collectivités aussi pour rénover donc tous ces gens qui s'abstraient une espèce d'absolution générale de tout ce qu'ils ont fait avant les 13 milliards ils ont manqué dans les caisses des collectivités j'étais maire j'ai par ailleurs pas fait dans la démago de comptoir j'ai donc quand j'ai été maire considéré que ça devait être la part de l'effort que nous devions faire collectivité mais qu'on vienne pas nous dire 15 ans après qu'ils avaient tout fait qu'on n'a rien fait parce que c'est exactement l'inverse qui s'est passé
Julien sur l'agriculture oui je veux parler à l'ancien ministre de l'agriculture de la situation particulière Sébastien Lecornu doit présider demain une réunion de ministres sur les conséquences de la canicule sur l'agriculture qu'est-ce que vous en attendez ?
alors malheureusement sur l'agriculture pour l'avoir vécu moi-même je pense qu'on alors il faut faire les mesures d'urgence c'est les mesures de court terme mais le problème c'est que sur la trésorerie notamment c'est ça que vous voulez dire ?
alors il y a la trésorerie il y a le système assurantiel qui avait un accord avec les assureurs le système assurantiel pardon qui a mis en place un nouveau système assurantiel ce sont les gouvernements je ne parle pas de moi de Emmanuel Macron parce que j'en ai un peu assez qu'on oublie ce qu'on a fait le système assurantiel il était en défaut quand on est arrivé on a rajouté des centaines de millions d'euros sur le dispositif pour mieux couvrir les assurances et pour faire en sorte que les grandes cultures l'arboriculture même si tout ça n'est pas parfait c'est pas le sujet aille mieux donc on a besoin de traiter l'urgence le sujet fondamental ça rejoint un peu la conversation qu'on avait sur les questions écologiques c'est qu'il faut qu'on arrive à adapter le modèle agricole et que le dérèglement va tellement vite qu'on n'a pas le temps sur des cycles aussi courts de faire un mouvement aussi long vous voyez ce que je veux dire c'est à dire que meilleur accès à l'eau on en reprendra peut-être c'est nécessaire évolution des pratiques moi j'avais lancé quand j'étais ministre le plan d'agriculture méditerranéenne avec des moyens à l'époque c'est vrai qu'ils ont été un peu rabattus mais avec des moyens qui permettaient de dire c'est quoi l'agriculture méditerranéenne sous 45 degrés et d'ailleurs malheureusement manifestement 45 degrés ça n'est plus qu'un sujet méditerranéen comment on arrive à faire pousser quelque chose dans ce pays sous ces contraintes là quel est le cycle végétal quels sont les végétaux qu'il faudra privilégier donc il faut à la fois des mesures conjoncturelles dans une conjoncture qui était elle-même déjà mauvaise et par ailleurs il faut essayer de se projeter pour dire qu'est-ce qu'on essaye de se dire de ce qu'en sera l'agriculture à plus 1, 2, 3 ou 4 degrés j'ajoute pardon je vous dis quand on dit plus 1, 5 degrés au niveau mondial c'est océan compris et en Europe c'est pas plus 1, 5 c'est beaucoup plus que ça c'est plus 5 plus 6 plus 7 plus 8 et plus 8 c'est ce qu'on a cet été
mais sur les mesures de court terme je lisais ce que disait la coordination rurale qui estimait que face à la surmortalité animale notamment dans les élevages la France n'était pas prête il n'y a pas de plan national d'adaptation des bâtiments ou en tout cas il tarde à être mis en place il n'y a pas de réforme de la gouvernance de la filière de l'écarissage qui revient vraiment comme une question très forte avec la surmortalité est-ce que là encore
vous avez alors vous pensez qu'il y a des choses à améliorer pardon il faudrait que dans ce pays chacun prenne ses responsabilités la filière c'est qui ?
c'est pas l'État la filière la filière c'est les producteurs les transformateurs les distributeurs donc sur l'écarissage et qu'il y a besoin de se mettre d'accord que sur la question par exemple de la santé animale de la lutte contre les pandémies y compris le mieux c'est qu'on renvoie pas toujours la balle au gouvernement et qu'on finisse pas toujours par dire donnez-nous 100 millions 200 millions ou 500 millions ils n'existent pas ces 500 millions donc il faut qu'on regarde dans la filière comment on s'organise sur une filière qui est parfois elle-même en fragilité économique donc ne nous renvoyons pas la balle car par ailleurs les échos que j'ai de ce qui se passe dans le reste de l'Europe montrent que cet épisode de canicule il fait des ravages de l'Atlantique à l'oral si vous me permettez cette expression donc arrêtons là aussi de dire oui quand vous avez 45 degrés à Nantes même ce parce que c'est une chose de dire du dérèglement est une autre chose de constater ce que ça produit territorialement parce que bon 45 degrés à Nantes les élevages dans l'Ouest ont beaucoup souffert en Bretagne dans le Morbihan enfin dans plein d'endroits et donc on a besoin là aussi d'ajuster nos dispositifs et donc il faut je partage l'idée qu'il faille qu'on se mette autour de la table et qu'il faille qu'on mette des moyens qu'on peut mettre nous mais que les éleveurs seront appelés à mettre parce qu'il ne faut pas rêver et regarder par ailleurs comment on s'est transmis dans la chaîne de valeur c'est-à-dire qui va payer à la fin
et en ces temps de canicule on le disait la question de l'eau est importante elle est débattue en ce moment même au Sénat examen du projet de loi d'urgence agricole les sénateurs contre l'avis du gouvernement ont assoupli encore plus les contraintes au stockage de l'eau facilitant davantage la construction de réservoirs vous leur donnez raison ?
On va regarder le détail des mesures je voudrais juste conceptuellement dire une chose pour le coup là non plus je n'ai pas changé d'avis depuis quand j'étais ministre j'ai fondé la même chose il faut qu'on combine deux choses il y a besoin de plus de réserves alors les réserves c'est plein de formes on a fait le modèle bassine ça énerve tout le monde c'est très réservé à un territoire j'étais l'autre jour dans le département de la Vendée quand vous regardez le modèle de réserve de substitution qu'ils ont fait pardon si quelqu'un vient m'expliquer que c'est mauvais et pour l'agriculture et pour l'environnement je veux être au milieu de la table et qu'on en parle parce que vraiment c'est un modèle où on a amélioré la qualité du marais c'est le modèle Saint-Solene c'est un modèle on prend dans les cours d'eau ou dans les réserves les nappes de surface pour remplir des réserves dont on se sert l'été et avec un double mouvement qui est un on prend de l'eau dans les périodes où il y a un excès parce qu'il y a des millions de mètres cubes qui partent quand il y a des inondations en particulier ou quand il y a un excès d'eau et deuxième élément il y a quand même un travail qui est fait sur l'évolution du modèle c'est-à-dire que dans tous les cas il ne faut pas s'extraire et c'est là que je peux avoir un débat avec les sénateurs mais on va regarder ce qu'il y a dans le texte c'est arrêtons de faire croire qu'on va stocker on va stocker on va stocker et qu'on aura résolu le problème et qu'on va irriguer 100% du territoire français ça n'est pas vrai non plus et donc la question de la sobriété c'est un débat que j'avais eu d'ailleurs avec la ministre n'est pas un gros mot parce que la sobriété s'applique aux citoyens elle s'applique aux entreprises elle s'applique au nucléaire d'ailleurs et elle s'appliquera aux agriculteurs parce que sinon je sais qu'on leur ment alors on peut toujours leur mentir en se disant on s'en fout on aura passé l'étape et dans 10 ans on ne sera plus là pour avoir comme d'autres on en parlait ce matin pour avoir à rendre des comptes moi je considère qu'on doit dans une vie politique dans une action politique penser toujours qu'on aura un jour des comptes à rendre et que donc on est responsable de ce qu'on dit donc il y a besoin d'assouplir ce qu'on a fait c'est la droite ligne de ce qu'on avait fait du projet de loi que j'avais porté sur l'orientation agricole et qui avait été finalisé par la ministre Genevard tout va bien mais dans des limites de durabilité regardez les modèles on dit toujours l'Espagne l'Espagne l'Espagne il y a une partie du modèle agricole espagnol qui est en train de s'effondrer parce que quand vous avez un truc qui est autant dépendant de réserve quand les réserves sont vides le modèle il s'effondre donc il faut faire attention
un mot sur les pesticides oui puisque contre l'avis du gouvernement le Sénat a voté dans la nuit de lundi à mardi la réintroduction le Sénat vote beaucoup contre l'avis du gouvernement j'en suis navré n'en soyez pas navré n'en soyez pas compris enfin en tout cas ils ont réintroduit deux insecticides donc l'acétamipride et excusez-moi de lire flupiradifurone j'espère ne pas avoir à la répéter c'est un dossier qui avait mis le feu au Parlement évidemment l'an dernier il y avait eu cette pétition de 2 millions de signatures est-ce que vous ne craignez pas
que ça réenflamme le débat ?
tout le monde est prévenu le Premier ministre a écrit un courrier pour dire que s'il s'agissait de réintroduire ces produits il n'en était pas question pour le gouvernement et que le point d'équilibre n'était pas là et que ce n'était pas l'objet du texte sénateur prête leur responsabilité je le dis ce texte ne sera jamais voté avec ces dispositifs on peut faire semblant là aussi mais moi je vais vous dire je vois des agriculteurs la question du progrès qu'on a dans ce texte je le dis en plus et qu'on peut trouver avec le Sénat sur l'eau la question on n'en a pas parlé mais de l'amélioration des contraintes qui pèsent sur la création de bâtiments agricoles parce que pendant qu'on dit on est dépendant à 50% pour la filière X ou Y volaille porc un peu moins porc mais enfin etc des autres on passe son temps en France à empêcher les gens de construire des bâtiments d'élevage ça c'est un point positif le travail qu'on a fait sur la prédation du loup et Dieu sait si je me suis impliqué y compris pour le déclassement de cette espèce et pour faire en sorte qu'on retrouve un point d'équilibre moi je vais vous dire ça ça peut toucher à peu près tous les agriculteurs de France et de Navarre le sujet qu'on évoque c'est beaucoup moins d'agriculteurs je ne dis pas dit que ce n'était pas important mais il est clair depuis le début que le point d'équilibre il faut qu'on rappelle pardon de le dire à nos amis j'essaie de rappeler à nos amis sénateurs qu'à l'Assemblée nationale il n'y a pas de majorité ok que par ailleurs je pense que c'est une erreur je l'ai dit y compris au risque de ne pas me faire que des amis qu'on peut faire des textes contre la population et à la fin ça se retourne contre les agriculteurs pour faire la pétition dont vous parlez moi j'ai peur d'aucun débat j'étais un des rares à défendre Sainte-Solène sur des plateaux au moment où il y avait tout ce qui se passait donc je suis très à l'aise pour dire ça je dis simplement qu'il n'y a pas de majorité avec ça mais moi si le Sénat fait le choix de faire capoter le texte il fera le choix de faire capoter le texte mais ça sera sa responsabilité les rapporteurs savent parfaitement que cette disposition le gouvernement n'en veut pas que nous n'en voulons pas parce qu'il n'y a pas de majorité pour le faire et que je préfère une politique où on avance sur les trois sujets que je viens d'évoquer et je suis prêt à en parler devant les agriculteurs et on verra qui a fait capoter le texte
confidentiel est-ce que vous serez au meeting d'Edouard Philippe dimanche ?
Non j'ai dit depuis le début que je ne serai dans aucun meeting je pense Mais vous pourriez le soutenir ? Parce que là il est en grand Je soutiendrai à la fin D'abord rassurez-vous on soutiendra quelqu'un en Modem j'en parlais encore hier et François Bayou parce qu'on a besoin d'un candidat
Lui il a des noms François Bayou
Attendez laissez-moi finir Deuxième élément on a besoin d'avoir une candidature qui rassemble et aujourd'hui mais pas qui rassemble Marc Fénaud qui rassemble les Français c'est-à-dire qui au premier tour dit quelque chose d'assez puissant pour que ça soit audible et au deuxième tour disent quelque chose qui produit un deuxième rassemblement c'est-à-dire des gens qui ne viennent pas de cet horizon-là d'une autre ou d'un autre se rassemblent parce qu'ils considèrent que pour l'intérêt du pays il faut se rassembler sur cette candidature donc l'heure n'est pas au ralliement à courir derrière tel ou tel candidat ça n'a pas d'intérêt
Mais jusqu'à quand monsieur Fénaud ? On attend comme ça ?
À mon avis l'automne L'automne ça suffira ? Vous aurez toujours Je peux faire état d'un espoir J'espère qu'à l'automne les choses se décanteront Il me semble que l'heure n'est pas au choix pour l'instant Moi c'est pas je finasse pas je veux juste qu'on se mette d'accord sur un candidat J'alerte aussi sur le fait qu'il ne faut pas qu'on se fasse non plus des vilainies les uns avec les autres Je parle aux candidats parce que je pense qu'on va créer une ambiance qui va être telle que les rassemblements qui devraient se produire ne vont pas se produire pour des affaires humaines Je mets en vigilance là-dessus Vous sentez que ça risque de se tirer dans les pattes ?
Les gens qui sont dans un parti viennent soutenir le candidat d'un autre parti Vous parlez de Laurent Wauquiez par exemple ?
Par exemple mais pas que lui Ou de Maud Bréjean Par exemple mais en plus je m'entends bien avec tout cela mais je dis simplement moi je pense aux militants je pense aux cadres des partis ils ont choisi un candidat la question n'est pas de savoir j'aime, j'aime pas bon ou mauvais quand on est dans un parti ma vie politique c'est 27 ans dans le même parti à être loyal et pas à tergiverser je pense que dans ce moment si vous faites ça ça énerve les cadres j'entendais madame Évren ça énerve les députés les sénateurs et donc qu'est-ce que vous pensez que ça produit alors qu'il faudrait se rassembler ?
ça produit sur le moment un petit buzz sur il rajoint un tel ou il rejoint une telle très bien Donc Laurent Wauquiez
il a voulu faire le buzz
j'ai pas du tout ce que je dis je cible pas Laurent Wauquiez Laurent Wauquiez a raison sur le fait qu'il faut produire des rassemblements je suis absolument en ligne avec lui et qu'à la fin il faudra qu'il y ait un candidat et donc la parole de fond je trouve qu'elle est juste mais attention dans ce moment-là à ce qu'on ne donne pas le sentiment à nos électeurs à nos militants à nos cadres de faire de la manœuvre politicienne c'est blessant en fait pour les gens
on a simplement une question là je parle pour le président de votre parti François Bayrou il a parlé pour lui en tout cas c'est bon il a trouvé les deux candidats
Jean Castex et Thierry Breton vous le suivez ? alors est-ce que je peux vous dire une chose je vais vous dire quelque chose qui est assez paradoxal le problème aujourd'hui on dit beaucoup il y a trop de candidats moi j'ai peur qu'il n'y en ait pas assez je vais vous dire ce que je pense je pense qu'il n'y en a pas assez qui sont capables de franchir le premier tour et gagner le deuxième dans notre espace c'est ça qui nous manque c'est pas des candidats pour être candidats quand vous dites pas assez
vous jugez qu'il y en a quand même ou il n'y en a pas assez est-ce que dans les sondages
aujourd'hui il y a des candidats dont vous êtes assurés assurés qui passent le premier tour et qui gagnent face probablement au Rassemblement National s'il était le cas est-ce que vous avez un non ? assurés non voilà pour le moment dans les sondages Edouard Philippe passe le premier tour il me manque des candidats il me manque des candidats qui soient capables de faire les deux donc j'aimerais mais pardon
vous pensez que Thierry Breton
attendez laissez-moi finir je réponds vous savez je réponds à la question et que donc qu'on puisse s'interroger s'il y a d'autres candidatures et que Bayrou François Bayrou disent et Castex et Breton moi ça me paraît pas illégitime parce qu'on a besoin de se dire que dans ce système on n'est pas on n'est pas contraint aujourd'hui par des candidatures dont manifestement je fais pas grief aux candidats c'est pas le sujet manifestement on voit mal comment elles peuvent être présentes au deuxième tour et même gagner au deuxième tour si d'aventure elles étaient présentes au deuxième tour donc il n'est pas illégitime qu'on se dise après tout Thierry Breton après tout Jean Castex mais tout ça devra produire à la fin comment ?
vous allez dire un autre non ?
pas du tout non non non non mais c'était pour faire une fausse liste mais donc on a besoin de se dire ça donc paradoxalement alors ça des candidats pour faire des petits scores il y en a plein mais des candidats pour faire le rassemblement pour gagner, rassembler et parler au français il n'y en a pas assez en tout cas pour l'instant il y a des doutes et donc c'est pas illégitime qu'on puisse se dire et faire part de ces doutes merci Marc Préneau
merci beaucoup d'avoir été notre invité la une de la voie du nord on se projette oui c'est pas pour nous tout de suite c'est où passer sa retraite merveilleusement dans le nord déjà venez dans le nord et puis après on verra on verra les solutions merci Julien regarde ici ce qu'est la une de nos régions vous avez fait le tour de nos quotidiens régionaux et on commence en allant près de Grenoble la prison de Vars épinglée par la contrôleuse générale des privations des libertés c'est la seconde fois en trois ans un taux d'occupation de 209% dans le quartier des majeurs c'est ce que rapporte le Dauphiné libéré en 2023 il était déjà de 173% et la situation était déjà jugée critique il y a aussi un manque cruel de personnel résultat certains étages qui hébergent 120 personnes demeurent parfois sans surveillance notamment au moment des promenades le niveau d'hygiène est classé en alerte noire aussi c'est ce qu'on peut voir avec des détritus jetés par les fenêtres et d'après un rapport de la contrôleuse l'établissement n'est pas en mesure de fournir des biens de première nécessité pour écrire se laver ni même s'alimenter correctement et les syndicats de conclure extrêmement inquiets on ne sait pas comment on va tenir cet été et pourtant les détenus continuent d'entrer tout autre sujet également à la une de la presse régionale c'est le congé parental le nouveau congé parental qui intéresse plusieurs de nos quotidiens oui car depuis hier les parents d'enfants nés ou adoptés depuis le 1er janvier 2026 peuvent prendre jusqu'à deux mois de congé supplémentaire la presse de la Manche détaille les modalités il est indemnisé à 70% du salaire net le premier mois 60% pour le deuxième mois l'employeur ne peut pas refuser et les deux parents peuvent prendre le congé en même temps alors Faustine et son compagnon interrogés dans Ouest France ont sauté le pas nous avions envie de profiter plus longtemps de notre bébé de le voir grandir ce sont des moments précieux ça évite aussi avec mon compagnon de chercher un mode de garde en plein milieu d'année oriane comment faire l'air son enfant là c'est un petit peu tôt mais après quand même on va se poser la question on va aller à Nevers bonjour Louise Darieux merci beaucoup d'être avec nous vous êtes journaliste au journal du centre et vous consacrez un article à l'illettrisme dans votre édition du jour c'est un fléau chez les jeunes de votre département la Nièvre est à la traîne du classement national alors pour inciter à la lecture il y a une opération ministérielle qui est actuellement déployée dans les écoles expliquez-nous de quoi s'agit-il oui alors effectivement la Nièvre comme d'autres départements français est touchée par l'illettrisme c'est dans son article ma consoeur Emmanuel Delègue rappelle qu'en 2024 15,2% des jeunes de 17 ans du département présentait de fortes difficultés à la lecture notamment pour comparaison la moyenne nationale est à 13,4% donc c'est quand même un phénomène un phénomène d'envergure nationale et justement pour pallier ces difficultés le ministère de l'éducation nationale a lancé l'opération cet été je lis qui bien entendu est déployée dans la Nièvre pour une nouvelle année et cette opération a pour but d'inciter à la lecture en offrant un livre en fait à chaque élève de CM2 pour qu'il puisse le lire durant l'été et pour donner envie à ces élèves de tourner ces premières pages qui sont souvent les plus difficiles les élèves ont pu appréhender cet ouvrage en classe et cette année le livre choisi c'est Les Métamorphoses d'Ovid voilà Alors justement pourquoi ce choix de livre Les Métamorphoses d'Ovid ?
Eh bien parce que les équipes pédagogiques de l'école de Dorn ont expliqué à mon confrère Pierre Brérard que ce livre est une passerelle idéale entre les écoliers de CM2 et l'entrée en sixième parce que c'est un ouvrage qui est à la fois sérieux avec des valeurs des morales et ludique avec des histoires racontées qui font rêver qui suscitent l'imagination et par conséquent qui peuvent captiver un jeune public et les élèves de Dorn avaient l'air d'être très heureux de recevoir ce livre Merci beaucoup Louise aimer lire ça s'apprend c'est la une du journal du centre ce matin Merci Louise Dario d'avoir été avec nous on poursuit avec la revue de presse régionale et l'actualité ce sont aussi les incendies qui touchent le sud du pays Plusieurs centaines d'hectares dévorés par les flammes dans l'Hérault c'est ce qu'on découvre en une de midi libre chaleur et vent les risques étaient au plus haut ces derniers jours on voit aussi en une de l'indépendant que l'incendie a ensuite progressé vers l'aude attisé par un vent fort des maisons ont été évacuées un important dispositif reste en place avec des centaines de pompiers mobilisés Auriane Et puisqu'on parle de canicule EDF veut donner un coup de pouce Alors que le débat sur la climatisation fait rage EDF vient d'annoncer un coup de pouce de 80 millions d'euros au niveau national pour aider à climatiser les établissements scolaires et les centres de loisirs communaux c'est ce qu'on découvre dans le bien public une aide en deux volets avec une première enveloppe d'urgence pour aider les établissements à acheter des ventilateurs des climatisations mobiles et dans un second temps l'aide doit permettre d'installer des pompes à chaleur réversibles les établissements ont jusqu'au 30 septembre pour faire la demande Et Audrey après la période caniculaire les orages ont touché une partie du pays Lors de ces épisodes climatiques certains photographes et vidéastes passionnés s'emploient à capturer les nuages et la foudre dans leurs objectifs on les appelle les chasseurs d'orage et ça donne souvent des clichés impressionnants aux aires apocalyptiques Gabriel Zia est allé à leur rencontre pour nos partenaires de Val-de-Loire TV
Des appareils photos braqués vers le ciel Posté au beau milieu des champs ce petit groupe
de photographes n'attend qu'une seule chose que le ciel se déchaîne Mais avant de pouvoir admirer ses arcs électriques encore faut-il savoir lire les nuages
La colonne ascendante est vachement petite normalement elle devrait prendre de l'ampleur mais là elle ne veut pas
Métérologue bénévole chez Météo Centre Kevin Filin est un habitué de l'exercice
de voir toutes ces boursouflures sur le côté et puis toute cette petite bande de nuages qui rentrent qui signent qu'elle s'alimente en humidité donc c'est ça qui nous montre qu'elle n'a pas perdu de la vigueur mais il faut qu'elle veuille donner plus
Les yeux rivés sur leurs écrans les chasseurs d'orage suivent minute par minute la progression des cellules orageuses car leur trajectoire reste souvent imprévisible cette part d'incertitude c'est justement ce qui a poussé Cyril Aiguier à se lancer dans la chasse aux orages il y a maintenant 20 ans
le côté un peu mystérieux et scientifique de la chose parce qu'on ne sait jamais comment ça va se dérouler une chasse la preuve aujourd'hui les modèles ont annoncé quelque chose et au final ça ne s'est pas passé du tout comme prévu on peut passer des heures sur le terrain sans rien avoir le flop fait partie de la passion mais quand ça sort on est content
après plusieurs heures de chasse le son tant attendu
retentit dans le ciel de Touraine c'est juste au dessus
la puissante cellule orageuse se met en place et avec elle les premières rafales de vent ici la némomètre frôle les 50 km heure à peine le temps d'immortaliser une dernière fois le nuage que la pluie s'abat sur le groupe
on va se mettre à l'abri
ce soir-là aucun impact de foudre photographié mais avec l'été qui débute ils le savent la chasse ne fait que commencer et place à notre débat agriculture et écologie sont-elles réconciliables ? et pour répondre à la colère des agriculteurs le Sénat examine en ce moment le projet de loi d'urgence agricole et le modifier réintroduction de pesticides interdits assouplissement des conditions pour créer des réserves d'eau ce contre la vie du gouvernement et en pleine période de canicule alors agriculture et écologie sont-elles désormais réconciliables ?
Vous allez en débattre Géraldine Wessner bonjour merci beaucoup d'être avec nous rédactrice en chef au point spécialiste des sujets d'agriculture et d'environnement avec nous en visio Frédéric Danès bonjour merci beaucoup d'être avec nous journaliste spécialiste des questions d'environnement et vous êtes chroniqueur chez Marianne et Mickaël Darmon éditorialiste politique bonjour Mickaël bonjour merci également d'être avec nous Géraldine Wessner d'abord pour commencer plus largement est-ce que ce projet de loi d'urgence agricole c'est une bonne réponse à la colère et aux préoccupations des agriculteurs
c'est une réponse nécessaire d'urgence encore une fois c'est pas le projet définitif qui va répondre aux questions fondamentales d'une société où est-ce qu'elle agriculture on veut notamment pour 2050 mais il permettra comme son nom l'indique c'est une loi d'urgence de lever certains verrous pour l'adaptation qui sont très attendus des agriculteurs je pense aux bâtiments d'élevage notamment vous savez qu'on importe aujourd'hui plus d'un poulet sur deux qu'on consomme on n'arrive pas en France à construire un seul poulailler c'est extrêmement compliqué bon il faut lever ces petits verrous pour relocaliser certaines productions je pense à l'eau on va en parler parce que on le voit aujourd'hui on est confronté au mur du changement climatique et certaines adaptations peinent à être mises en route maintenant s'ils sont adjoints à des sujets qui sont très crispants parce qu'on est dans une année très politique au seuil d'une campagne présidentielle c'est ce qui rend ces débats un peu compliqués alors qu'on aurait aimé qu'il ne soit moins qu'il soit plus consensuel Frédéric
le journal L'Union titre ce matin le Sénat veut desserrer les taux des agriculteurs ça résume bien ce qui se passe au Sénat cette semaine où les sénateurs s'opposent souvent au texte du gouvernement oui ça desserre les taux momentanément ça répand à une urgence comme l'a dit Géraldine mais en fait ce serait une victoire à la pyrus parce que derrière tout ça si je lis bien à la fois le texte et ce qu'il y a derrière et si j'entends bien ce que les gens qui en savent bien mieux c'est dangereux parce que ça remet en cause ce texte en tout cas sur l'eau remet en cause toute la gestion de l'eau le mode de gestion de l'eau local démocratique issu de la loi de 64 et de la loi de 92 il remet même en cause finalement c'est pour ça que je me dis que ce texte il sera retocot au conseil constitutionnel il remet même en cause le principe de l'eau est un bien commun inscrit dans la loi de 92 pourquoi ?
parce qu'il de fait il donne l'eau la gestion de l'eau aux seuls irrigants à tel point que même le MEDEF s'en est ému dans une note interne publiée par l'AFP un mercredi le MEDEF qui considère que alors que les entreprises font des efforts finalement les agriculteurs n'ont pas besoin d'en faire et le MEDEF s'inquiète d'un accaparement je les cite sans contrepartie sans contrainte et sans limite oui c'est même plus que dangereux c'est grave ce qui est en train de se passer c'est à dire que encore une fois l'eau gérée démocratiquement à l'échelle locale par les agences de l'eau laquelle agence de l'eau d'ailleurs dans l'article 5 se verrait une troisième tutelle en plus de Bercy qui lui fait les poches et du ministère de l'écologie une troisième tutelle qui serait le ministère de l'agriculture voilà je pense qu'on a compris donc oui c'est très bien pour les agriculteurs pour faire des bassines très vite moi j'ai rien contre les bassines mais sur l'avenir ben ouais c'est grave c'est grave parce que l'eau va appartenir demain aux irrigants c'est à dire à la Fénessoa et Frédéric on va se pencher particulièrement sur cette question de l'eau je vais y arriver mais d'abord Mickaël pour finir sur un petit mot plus large c'est pas le premier texte ce ne sont pas les premières mesures qui sont faites par l'exécutif pour calmer la colère des agriculteurs sans remonter très loin on remonte à Gabriel Attal il y a à peu près deux ans il y a eu une flopée de mesures pourquoi l'exécutif n'arrive pas à calmer la colère des agriculteurs ?
On pourrait remonter à la révolution française en fait pour ça que je me suis arrêtée à Gabriel Attal vous avez bien fait mais en fait il y a effectivement un sujet structurel du rapport à cette population agricole qui pendant un temps a été celle qui a sauvé la France c'est la population phare des Trente Glorieuses à qui on a tout donné parce qu'il fallait reconstruire parce qu'il fallait nourrir parce qu'il fallait relancer et progressivement on l'a vu s'étioler progressivement on l'a vu être prise dans un étau celui d'un carcan européen on peut le critiquer ou pas mais ça s'est passé et on a vu le poids normatif dans la société de l'agriculture se réduire alors que justement les enjeux environnementaux les enjeux de bonne nourriture n'ont fait qu'augmenter donc bien sûr il y a eu un problème depuis déjà bien deux décennies de difficultés à dire aux agriculteurs pourquoi ils devaient changer François Mitterrand l'avait fait ça avait généré des manifestations monstres lorsqu'il avait dit les agriculteurs doivent aussi devenir jardiniers de la nature être capables de pouvoir avoir d'autres tâches que celles strictement productives qui était un mouvement culturel extrêmement puissant qui avait généré des très grandes manifestations on se souvient des 1 million d'agriculteurs à Paris à l'époque réunis par Raymond Lacombe pas de pays sans paysans c'était le grand débat et qui au fond allait aussi aux racines identitaires françaises il y a eu une dite grande difficulté de par le système de la co-gestion du gouvernement français de pouvoir dire aux agriculteurs quand il fallait changer leur tenir un discours ferme et aujourd'hui on ne fait que du pansement et que des lois d'urgence et alors dans ce texte il y a deux questions qui posent plus particulièrement le sujet agriculture écologie sont-elles irréconciliables ou pas Géraldine on va commencer en cette période de canicule par la question de l'eau sujet attendu sujet de clivage et là aussi c'est à la une de la presse régionale ce matin la une du républicain Laurent avec cette question comment cultiver avec moins d'eau tout l'enjeu est là ?
alors on ne cultivera pas sans eau cultiver avec moins d'eau figurez-vous que les agriculteurs le font déjà en 20 ans 25 ans ils ont réduit l'utilisation de l'eau pour l'irrigation de 30% donc en fait on y arrive on y arrive jusqu'à un certain point maintenant on sait que la France est dans une situation climatique particulière elle se réchauffe plus vite que le reste de la planète on s'achemine vers plus 3,8 plus 4 degrés d'ici la fin du siècle ça signifie quoi pour la France ?
ça signifie des périodes de sécheresse plus longues plus marquées et des périodes de précipitation plus concentrées mais on n'aura pas moins d'eau qui va tomber sur le territoire donc il faut se poser une question d'adaptation il y a des endroits où on aura besoin effectivement de plus d'eau à certaines périodes simplement pour pouvoir préserver les écosystèmes pour arrêter de pomper dans les nappes alors que justement les nappes sont à sec et que la sécheresse se prolonge ça ce sont les grands ordres de grandeur aujourd'hui à peu près 7% de la surface agricole est irriguée c'est 30% en Espagne donc on est privilégié en France on a une marge pour l'adaptation la question est comment le faire intelligemment et on le voit ces 20 dernières années on n'a pas été capable de construire plus de 5 millions de mètres cubes de retenue d'eau c'est ridicule au même moment le Maroc dans la même période il construisait 2 milliards de mètres cubes de retenue l'Espagne en a infiniment plus que la France elle en utilise beaucoup pour son agriculture et on importe 60% de nos fruits et légumes d'Espagne alors est-ce que l'écologie c'est de rien faire chez nous et de piquer l'eau des Espagnols qui sont dans une situation bien pire que la nôtre ou est-ce que c'est de s'adapter intelligemment c'était l'idée de ces textes de loi puisqu'il y a de fait un blocage idéologique à la construction de retenue d'eau il est clair que c'est pas la solution idéale c'est pas une solution parfaite ni unique ça vient nécessairement d'ailleurs le GIEC le dit c'est une solution qui doit faire partie d'un éventail d'un panel de solutions avec des nouvelles cultures une desertification des changements de modèles avec d'autres voilà d'autres types d'économies de sobriété mais ça fait partie du panier de solutions et on n'arrive pas à en parler maintenant j'entendais ce que disait Frédéric sur cette loi en tant que telle au départ le projet du gouvernement c'était de débloquer cela et au Sénat ont été ajoutés des amendements qui vont dans l'excès inverse mais c'est le problème en fait on a eu tellement de radicalité d'un côté que là les sénateurs et notamment les sénateurs agriculteurs sont dans un excès peut-être de l'autre il y a eu des choses qui ont été lancées dans les années 2020 qui sont les PTGE une nouvelle gouvernance de l'eau qui associe davantage tous les acteurs moi je trouve que c'est un grand succès quand ça fonctionne localement la réponse elle doit être absolument locale et en concertation avec tous les acteurs
Frédéric quand on entend le contexte les chiffres que donne Géraldine est-ce qu'aujourd'hui construire des réserves d'eau c'est indispensable ?
Evidemment mais c'est même inscrit dans le 12ème programme des agences de l'eau notamment en Occitanie c'est le bassin d'Urgaronne c'est celui qui pardonnez-moi qui morfle le plus avec le changement climatique il y a une centaine de retenues collinaires qui sont installées dans le cadre des subventions possibles de l'agence de l'eau donc de toute façon les agences de l'eau font déjà le boulot les commissions locales de l'eau à une échelle encore plus locale sur des bassins versants plus petits ont déjà acté le fait qu'il fallait des retenues collinaires des bassines il fallait soutenir l'irrigation il n'y a pas une agriculture possible sans irrigation et tout ça a été fait en concertation avec le monde agricole or là comme l'a dit Géraldine finalement on est d'accord le Sénat en rajoute une couche c'est-à-dire que non seulement les choses sont déjà là sont déjà acquises par une longue concertation mais non c'est pas suffisant on flingue tout par terre par plein d'articles je peux rentrer dans les détails mais c'est ça qui est grave en fait et derrière tout ça on sent bien quel est l'objectif du gouvernement c'est la lâcheté habituelle du gouvernement qui abandonne tout à son co-gestionnaire qui est le vrai gestionnaire de l'agriculture la FNSEA la FNSEA à qui on dit merci d'avoir soutenu le gouvernement à juste titre pendant la crise de la dermatose on essaye d'éviter la transformation de la coordination rurale en mouvement aux néochemises vertes des années 30 et puis ça permettra à Bercy par finalement une annulation du rôle des agences de l'eau ça permettra à Bercy de récupérer tout l'argent qu'il y a derrière donc oui il faut des bassines évidemment il faut de l'irrigation mais comme l'a dit Géraldine c'est à chaque fois se poser la question c'est pourquoi faire sous quel climat comment si faire de l'irrigation c'est je prends une image caricaturale c'est faire du maïs qu'on va exporter on va exporter de l'eau comme les Marocains nous exportent de l'eau quand ils nous vendent des fraises qu'on achète ici à la barquette 99 centimes sur le marché si c'est pour faire du légume si c'est pour faire du maraîchage si c'est pour faire du maraîchage qui viendra alimenter les marchés locaux oui là il y a tout intérêt à avoir de l'irrigation mais là la logique derrière c'est bien de laisser la gestion de l'eau aux seuls irrigants ça va même plus loin que ça il y a un amendement du Sénat qui a finalement interdit au gouvernement d'imposer des compteurs vous vous rendez compte que les irrigants n'ont pas de compteur en France et c'est tellement ridicule que dans le même temps le gouvernement finance des recherches pour observer ce que font les irrigants par satellite donc pas de compteur pour pas gêner le monde agricole par contre on va les observer par satellite c'est complètement ridicule on voit bien l'objectif l'objectif est politique l'État abandonne la gestion de l'agriculture et de l'eau à un seul syndicat la FNSEA en espérant que la coordination rurale n'aille pas plus loin dans ses brutalités
je pense que l'analyse est un petit peu caricaturale là pour aussi avoir bien suivi non pour avoir bien suivi ces débats je ne suis pas certaine du tout que ce soit dicté par la FNSEA par contre il y a eu beaucoup d'articles de lois beaucoup d'amendements rédigés directement parce que ça va dans les deux sens des amendements j'en ai repéré au moins une quinzaine rédigés directement par des ONG environnementales voilà mais moi ce que je déplore si vous voulez c'est qu'on n'arrive pas à sortir et y compris au Sénat aujourd'hui que je pensais pardon plus raisonnable d'une espèce de débat ultra caricaturale qui fait reculer tout le monde ce qui est quand même une dinguerie c'est le il y a des besoins alors de dire que tout allait bien et que le texte était parfait c'est pas vrai non plus dire que tout va bien enfin là la FNSEA vous dites les agriculteurs étaient quand même sous-représentés dans la gestion locale de l'eau il y a des problèmes surtout de justice il n'est pas normal qu'un juge unique puisse décider de quel modèle d'agriculture il doit avoir sur un territoire donné on est toujours dans des caricatures folles le maïs c'est méchant les radis c'est bien enfin c'est complètement absurde il faut penser les adaptations sur un temps long et un temps long c'est 10 ans c'est 20 ans c'est pas demain mais on est toujours dans de la posture et j'espérais qu'au Sénat on soit capable de sortir de cette posture alors le texte c'est pas terminé il y a encore une commission mixte paritière on peut espérer qu'on envoie des gens qui soient un peu plus raisonnable parce que derrière en réalité même les irrigants on est face à un problème je crois que les gens ne le voient pas nettement c'est-à-dire que le changement climatique est brutal on a passé là l'hiver et le printemps les pieds dans l'eau littéralement vous aviez des nappes quand ce sont des nappes karstiques très réactives qui ont reçu des milliards de mètres cubes qui sont partis à la mer et dans ces mêmes territoires cet été on va déjà avoir des restrictions d'eau préfectorale qui sont bien naturelles parce que c'est l'eau potable qui est impactée donc qu'est-ce qu'on aura cet été ?
de nouveau des débats très violents des agriculteurs désespérés et on les comprend parce qu'ils vont regarder leur culture crever des activistes de l'autre côté qui diront c'est de votre faute parce que vous êtes des méchants qui refusés qui refusés vous déadapter je ne comprends pas qu'on n'arrive pas à sortir de ces postures dans un pays qui se veut adulte et mature
et politiquement risqué ce sujet des bassines Michael on se souvient de Sainte-Solène
bien sûr mais c'est surtout d'ailleurs ce qu'a dit Delphine
au début de pardon Géraldine au début de ce débat on est en année électorale on est en année politique explosive il y a des enjeux extrêmement forts dans des territoires où la mesure de l'état d'esprit de colère et de ressentiment est extrêmement inquiétante donc il y a aussi des bassins de colère il y a des bassins de ressentiment qu'il faut être capable de pouvoir juguler et on le sait le gouvernement de ce point de vue là préfère à chaque fois effectivement saupoudrer de manière à faire en sorte qu'il n'y ait pas trop d'explosions parce que tout simplement l'écosystème général français aujourd'hui dit on ne sait pas où on va et sur cette question de l'adaptation de l'agriculture à la question de l'eau on va regarder notre reportage en région face au changement climatique et à l'augmentation du nombre d'épisodes de sécheresse les agriculteurs sont forcés de s'adapter en Provence des pionnés ont adopté le goutte à goutte connecté objectif baisser sa consommation d'eau tout en améliorant la qualité de la production Céline Schmitt a rencontré un producteur d'amandes d'une culture pourtant gourmande en eau bien plus que l'olivier ou la vigne ces amandes Jean-Pierre les déguste depuis sa tendre enfance
c'est que du bonheur
sur le plateau de Valenceul il cultive fièrement ses 52 hectares d'amandiers
vous voyez là vous avez tous les ingrédients d'un arbre en peine de santé déjà beaucoup de fruits vous voyez les nouvelles pousses ici déjà c'est là où l'année prochaine il y aura du fruit vous voyez les corses on voit que le tronc
il éclate ça veut dire il grossit et tout ça on a cette évolution depuis 4-5 ans depuis qu'on a mis l'irrigation à intérêt le champ de Jean-Pierre est truffé de petits capteurs il mesure en temps réel la température du sol et son humidité pour calculer la quantité exacte d'eau à apporter l'agriculteur peut contrôler au quotidien l'état de santé de ses arbres
voilà il est là ici on voit bien là il y a un petit ressort et lui il prend la dimension de la branche si jamais il est stressé on a la dimension qui régresse si jamais tout va bien et c'est la dimension ça augmente régulièrement mon grand-père cultive et la mandier mes parents aussi la méthode ancestrale c'est formidable mais là aujourd'hui depuis quelques années on a la technique qui vient nous aider et on est très friands de ces nouvelles données de cette nouvelle qualité de travail c'est parfait tout ça pour nous
Jean-Pierre a investi 300 000 euros dans cette installation aujourd'hui sa consommation en eau a baissé de 30% de quoi séduire les sceptiques pour les aider à sauter le pas les producteurs de Provence sont accompagnés par des ingénieurs en charge de la gestion de l'eau dans la région ils interprètent les données collectées par les capteurs et conseillent les agriculteurs
donc ce qu'on va faire c'est qu'on va réhumecter
rajouter de l'eau comme ça à la base on va le voir sur l'application assez rapidement le temps que l'eau arrive l'irrigation c'est pas forcément le sujet sur lequel l'agriculteur a le plus d'expertise qui se passe en fait assez souvent c'est que l'agriculteur a l'impression que le sol est sec a l'impression que les feuilles commencent à souffrir de la sécheresse donc décide de lancer une irrigation alors que en fait la vigne n'en a pas besoin et concrètement on aura consommé trop d'eau pour derrière avoir une qualité de la production qui se sera dégradée rendre plus efficiente la gestion de l'eau quand cette ressource est de plus en plus rare des ingénieurs et chercheurs du monde entier plancheront sur cette question lors du prochain sommet de l'irrigation à Marseille en septembre prochain on le voit Géraldine l'adaptation de nos agriculteurs et la modernité et c'est un peu gagnant-gagnant parce que le stress hydrique du coup est mieux contrôlé c'est bon pour la nature c'est bon aussi pour les agriculteurs ils disaient moins de 30%
de consommation d'eau oui mais c'est extraordinaire ce type mais c'est ce type de technologie qui doit être généralisé simplement il l'a dit 300 000 euros d'investissement c'est pas rien ça dépend aussi de la taille des exploitations donc il faut accompagner les agriculteurs dans ce travail le goutte à goutte il se développe depuis quelques années mais il a du mal à se généraliser parce que pour certains agriculteurs âgés c'est vrai changer de pratique c'est pas facile que beaucoup d'agriculteurs ont plus de 50 ans donc consentir ces investissements c'est pas évident on sait pas quand on va pouvoir les rentabiliser donc là on vit une période quand même formidable dans 10 ans plus de la moitié des agriculteurs vont partir en retraite c'est le moment pour accompagner mais alors fortement cette transition si le gouvernement et toutes les instances ça va être au rendez-vous pour être derrière les jeunes générations qui vont reprendre plus diplômées mieux formées avec des nouvelles pratiques ancrées dans leur temps pour les accompagner financièrement vers cette adaptation nous avons en France absolument tous les atouts pour rester un beau pays agricole dans ce monde qui va être plus difficile qui est marqué par le changement climatique et opposer agriculture et écologie est en fait une aberration parce que qu'est-ce qu'on voit en ce moment dans le sud-ouest où on n'arrive pas à s'adapter où on n'arrive pas là où il le faut à construire des retenues ou à faire d'autres techniques et bien ça simplement les sols s'assèchent on perd toute la biodiversité personne ne souhaite qu'on arrache des vignes partout que ça devienne des friches ce sont des espaces morts sujets aux incendies il faut penser dans la globalité ce système-là on a ses atouts mais c'est vrai qu'il faut les accompagner
et c'est une question aussi beaucoup de moyens Frédéric Géraldine le rappelait et on l'a vu dans le reportage la transition écologique elle a un coût pour nos agriculteurs elle a un coût mais qui est largement supporté par les agences de l'eau ça ne faut pas l'oublier donc l'agriculteur dont vous avez montré l'exemple c'est 300 000 euros d'investissement j'aimerais bien savoir quelle est la part qui a été prise en charge par les agences de l'eau mais c'est très intéressant ce reportage parce qu'il montre exactement je suis d'accord avec Géraldine ce qui se passe sur le terrain qui est souvent très différent de ce que de ce que laissent à supposer les débats un peu caricaturaux qui se passent au Sénat ou ailleurs c'est-à-dire sur le terrain grâce à cette concertation entre tous les usagers on arrive à ce genre de transition et notamment là un goutte-à-goutte subventionné par l'agence de l'eau connecté mais vous avez bien si je regarde bien les images c'est un goutte-à-goutte sur une terre qui est très peu labourée qui est couverte en permanence c'est-à-dire qui permet à un sol de retenir l'eau qu'on lui envoie par le goutte-à-goutte donc oui on a tous les moyens pour changer je me souviens à Perpignan des viticulteurs qui sont passés de l'écoulement gravitaire de l'eau c'est-à-dire on ouvre la vagne on laisse faire au goutte-à-goutte on fait 90% d'économie donc il y a déjà un système qui permet ces innovations dès lors qu'on en discute localement pourquoi le foot par terre en tout cas oui ça va coûter cher ça va coûter de plus en plus cher et là vous avez Bercy qui dans la réforme des agences de l'eau dans la volonté étatique de foutre en l'air les agences de l'eau veut récupérer l'argent qui se trouve dans les agences de l'eau il y a à peu près 2 milliards et demi pour le redistribuer via les préfectures enfin voilà ce texte c'est n'importe quoi par rapport à la réalité du terrain où les choses avancent grâce aux agriculteurs Michael ?
Moi ce qui me frappe c'est qu'effectivement dans un pays qui est au fond labouré par l'idéologie on l'a vu parce que ce débat écologie-agriculture il est absolument hexagonal il est hexagonal il est villageois à l'échelle des enjeux des enjeux du monde donc il est vraiment même d'ailleurs assez ridicule parce que un peu d'humilité bienvenue au club la France a l'air de découvrir le goutte-à-goutte mais enfin il fallait regarder le Maroc depuis des années il fallait regarder Israël depuis des années il faut regarder les régions désertiques où on fait pousser des tas de je dirais de plantations depuis des années qu'est-ce qu'ils ont fait ?
Le goutte-à-goutte mais la France au sommet de sa science aujourd'hui est obligée par la force de la situation est obligée aujourd'hui de regarder un petit peu autour et de dire au fond comment avez-vous fait ? comment vous avez fait ? Moi j'appelle ça la parabole du grand débat vous savez un président qui tout d'un coup pensait tout savoir il va voir les maires à la base du terrain pour leur dire mais vous faites comment ? Peut-être faudrait-il avoir la même démarche ?
Alors Géraldine on le disait la transition écologique elle passe par l'accompagnement par les moyens elle passe aussi par la recherche et c'est tout le débat qu'il y a eu cette semaine au Sénat autour de la question des pesticides la question du pas d'interdiction sans solution pour résumer un peu tout ça les sénateurs ont réintroduit des pesticides interdits en France mais autorisés ailleurs en Europe parce qu'ils estiment qu'il y a une concurrence déloyale que c'est injuste et qu'il faut attendre d'avoir des solutions avant de les interdire qu'est-ce que vous pensez
de ce débat ?
Mais c'est tout le problème parce que c'est un débat franco-français ça n'existe nulle part ailleurs et en fait ces deux molécules c'est vraiment le débat est devenu totémique ça bloque tout vous avez des choses ce sont des molécules qui sont autorisées de façon encadrée dans toute l'Europe qui permettent dont l'absence en tout cas nuit à certaines cultures très précises que bon on a voulu les réintroduire parce qu'effectivement ça crée une distorsion de concurrence sur la noisette sur la betterave qui est réelle on a fermé six sucreries on est envahi de noisettes qui sont cultivées en Turquie tout ça est vrai mais on n'arrive plus à avoir de débat rationnel parce qu'en France une minorité de scientifiques en rébellion considère qu'ils savent mieux que l'ensemble des scientifiques européens vous imaginez il n'y a pas eu d'alerte sanitaire en Allemagne il n'y en a pas eu en Belgique il n'y en a pas eu en Italie parce qu'ils veulent tous empoisonner les gens ça n'est pas vrai maintenant qu'on a posé cela fallait-il le réintroduire dans ce texte sachant tout ce qu'on vient de se dire l'éruptivité des débats la façon dont c'est rugueux je pense moi personnellement que c'était une erreur et une lourde erreur parce que ça risque de faire tomber l'ensemble du texte parce que voilà l'état de polarisation de la société et de la politique est tel qu'on n'est plus capable d'avoir un débat rationnel sur ces sujets donc je pense vraiment que c'était une erreur parce que regardez cette semaine on n'a parlé que de ça et pas des 40 autres mesures de ce texte qui sont franchement nécessaires pour l'agriculture encore une fois le terme loi d'urgence agricole c'est pas un terme dévoyé et nous sommes en année présidentielle laissons ces débats-là justement aux grands projets de société ça va être un thème de la présidentielle la façon dont on traite les surtranspositions les agences sanitaires mais c'est pas le moment et aujourd'hui je trouve que c'est dommage parce que ça met vraiment ce texte en péril
Frédéric sur les deux questions la question de fond est-ce qu'il faut interdire en France des pesticides qui sont autorisés dans les 26 autres pays européens et sur la forme est-ce que c'était le bon moment le bon calendrier le bon texte parce qu'il ne faut rien trouver des pesticides bon je ne veux pas me fâcher avec Géraldine mais oui on peut interdire des pesticides par contre oui il faut accompagner les agriculteurs il faut qu'il y ait une solution de remplacement est-ce que la recherche a suffisamment travaillé pas tout à fait est-ce que les champs d'agriculture via leurs cellules IRD innovation, recherche, développement ont suffisamment travaillé j'en sais rien est-ce que les champs d'agriculture via leurs fermes expérimentales ont suffisamment travaillé j'en suis pas sûr est-ce qu'on peut se passer de certains pesticides non le glyphosate par exemple si vous le retirez tout de suite vous perdez toute l'agriculture de conservation des sols qui d'un point de vue agronomique est bien supérieur au bio et bien plus utile pour la réserve en eau et pour répondre à votre question là je ne suis pas d'accord avec Géraldine le but du gouvernement en ajoutant les pesticides enfin du gouvernement du Sénat ou du gouvernement j'en sais rien en ajoutant les pesticides c'était détourner la tension sur l'eau et là on n'a pas parlé de cette vraie menace encore une fois de modification de ces deux lois de 64 et de 92 et c'est là le plus gros problème voilà Michael il me semble aussi qu'il y a une dimension liée à ce mantra français depuis quelque temps sur la souveraineté sur la souveraineté alimentaire sur la souveraineté agricole combien de fois a-t-on décrété ça y est on revient à la souveraineté il faut revenir à la souveraineté encore faudrait-il s'en donner les moyens et encore faudrait-il faire en sorte que les agriculteurs ne soient pas mis devant le fait accompli avec une concurrence compliquée avec des importations de produits qui eux sont élevés et cultivés avec ces pesticides qui sont interdits en France donc il faut savoir aussi ce que l'on veut et quelque part oui c'est une équation compliquée mais la souveraineté a un prix Merci à tous les trois merci beaucoup pour ce débat la discussion au Sénat du projet de loi d'urgence agricole merci à tous de nous avoir suivis la semaine prochaine je vous laisse en compagnie de Steve Jourdain j'en profite pour remercier nos invités nos éditorialistes nos journalistes la presse régionale qui nous a accompagnés tout au long de cette saison les équipes techniques également et rédactionnelles de Public Sénat merci à tous de nous avoir suivis et je vous retrouve avec grand plaisir au mois de septembre très bel été Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat