Censure Bayrou : "L’Élysée ne tient pas sans un Premier ministre solide" (Georges Fenech)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Toujours pour commenter l'actualité avec George Fenc et avec Vincent Rois. Aujourd'hui, chapitre 2 des précisions sur le budget 2026. La ministre des comptes publics, Amélie Monchalin annonce un coup de drapeau sur la contribution de la France à l'Union européenne.
Paris va donc contribuer au budget européen, certes, mais hauteur de 5 milliards 700 millions et non plus 7ARD300 millions. Écoutez la réaction là-dessus de Sébastien Chenu du RN. On a demandé une année blanche sur la contribution à l'Union européenne, c'était 7 milliards.
On nous a dit pendant des années qu'on était des dingues, qu'on était pour le frexite, que c'était irresponsable, que c'était pas possible. Elle baisse d'un milliard et demi. Ça veut donc dire que on peut la faire baisser cette contribution et on peut même probablement faire une année blanche plutôt que d'aller chercher de l'argent dans la poche des retraités et des travailleurs.
Donc voilà ce qu'on ferait. D'abord, on donnerait moins à l'Union européenne, ensuite on s'attaquerait aux dépenses tabou. Il y a pas un mot sur l'immigration.
Enfin, l'immigration, on est en train de voir rapport pouvreux. qui est sorti la semaine dernière qui nous dit que le faible taux d'emploi des étrangers dans notre pays coûte 100 milliards d'euros. On s'accroche quand même quand on a quand on voit des chiffres comme ça.
Voilà. Ce que monsieur Vert nous disait tout à l'heure que ça coûtait rien. Oui.
Non mais écoutez euh voilà. Oui. Écoutez là on peut on ne peut que en avançant des chiffres de l'OCDE, on ne peut que souscrire à ce à ce à ce discours.
Il est bien évident. Comment comment est-ce qu'on peut vous dire que l'immigration ne coûte rien ? Enfin, attendez, d'ailleurs, d'ailleurs, si elle ne coûte rien, on nous l'aurait dit, le fait à mon avis que monsieur Baou ne nous parle pas de l'immigration, c'est laquelle lou comme on dit.
C'est c'est évidemment un signal à mon à mon sens très fort et je pense effectivement que c'est le président de la République aussi qui a dû lui dire "Non, non, on naborde pas la question de l'immigration." Il y a fort à parier que ce soit le président qui lui a dit de de se calmer sur cette question. Il est bien évident, écoutez, quand vous faites rentrer 500000 personnes chez vous, vous rendez bien compte que ces gens, il faut les nourrir, il faut les soigner lorsque lorsqu'ils ont des problèmes de santé.
Enfin, il faut pas être grand clair pour comprendre que ça coûte, je vais reprendre l'expression du président de la République, que ça coûte un pognon de dingue. Le pognon de dingue effectivement, George Fenc. Oui.
Moi, j'ai juste envie de prendre un peu de distance. Euh ça fait 2 jours que on entend chacun dire ce qu'il pensent et faire des propositions, des contrepropositions. On vient d'entendre Herb Morin avec une tribune sans doute très intéressante qu'il a signé avec David Lissard.
J'ai l'impression comme en football le soir de d'une coupe du monde, il y a 60 millions de sélectionneurs. Nous sommes tous des ministres de l'économie ce soir. Le problème c'est pas les propositions, les contrepositions.
Bien sûr que c'est important mais la question qui se pose aujourd'hui à notre pays, c'est qu'il n'y a plus de confiance. Le peuple n'a plus confiance. Pour qu'il y ait une mise en œuvre de quelque proposition que ce soit, il faut qu'il y ait une capacité de mise en œuvre.
Et pour qu'il y ait une capacité de mise en œuvre, il faut qu'il y ait une adhésion du pays. Le pays, c'est vivant. C'est pas quelque chose comme ça qu'on impose.
Par décret, vous allez travailler plus. C'est pas vrai. Donc il faut qu'il y a une adhésion.
Pour qu'il une adhésion, il faut qu'il y ait une confiance. Et or aujourd'hui, il ne peut pas y avoir de confiance parce que le président est totalement décrédibilisé dans son action av été désavoué à plusieurs scrutins. Que le notre premier ministre, malgré tous ces efforts de bonne volonté, n'a pas les moyens de faire adopter un budget. il fera passer forcément par le 493.
Donc nous sommes dans une situation où plus personne n'incarne plus rien. Et donc il faudra et je reprends l'expression d'Hervé Mourin, il va falloir remettre les compteurs à zéro le plus vite possible. Bon alors George, je vous prends à la lettre.
Le le le le budget euh subit euh une motion de censure. Monsieur Baou tombe. Je vous suis pour le bien de la France.
Pour nous monsieur Macron doit donner sa démission. Pour moi, ça fait pas l'ombre d'un doute, d'accord. Peut pas y avoir de locataire à l'Élysée s'il y a pas un locataire à Matignon qui tiennent la route.
D'accord. Donc je crois que là, il sera de sa responsabilité de faire sauter ce que moi j'appelle déjà le verroulyséen. Parce que monsieur Baïou, je l'évoquais tout à l'heure, a parlé de la de la falaise ensuite hein.
Ça veut dire que s'il tombe, il y en a qui parlent de mur, lui par il entraîne avec lui le chef de l'État. D'accord. Si lui tombe.
Non mais si lui tombe Non mais ce que je veux dire c'est que si lui tombe ça peut être très très grave pour la France parce que après on va retrouver un autre premier ministre renommé par le même monsieur Macron qui ne pourra rien faire de plus parce qu'il n'aura pas d'avantage de majorité et cetera et pendant ce temps-là comme on dit dans les films muet ou la dette augmente les problèmes financiers augmentent et un jour on ne va plus nous prêter. Oui. Alors après qu'est-ce qu'on fait nous ?
Qu'est-ce que font les Français ? J'entendais c'est la vie quotidienne, vous allez me prendre pour quelqu'un qui fait des brefs de comptoir, mais j'entendais chez le boucher une dame qui disait il faut faire la greffe des impôts. C'estàdire que il faudrait que tous les Français unanimement arrêtent de de verser consentement à l'impôt.
Le consentement à l'impôt par exemple. Voilà. Est-ce que euh d'autres j'entendais aussi euh où je lisais je crois dans un article quelqu'un qui disait "Ben dans ce cas-là euh prochaine élection 2027, on fait la grèffe des urnes.
Il y a pas un seul électeur." Oui, pas un seul électeur. Vous avez ceux qui app le pays hein.
Vous avez ceux qui comme Rima Hassan pardon de la cité appellent à la révolution hein. Ça évidemment on sera très très loin de tout cela. Qui ne qui ne règlerait rien la révolution.
Mais soyons concret aussi parce que bon ça pourrait donner mauvais idé les filles cherchent le chaos. Voilà. Non mais vaut mieux euh voilà.
Oui. Non mais ça règle bossé ou non mais tout à fait et puis ça va le mieux en le disant comme on dit. Il y a ceux comme Vincent sûr et moi-même qui sommes profondément attachés à démocratie et qui dit démocratie dit un corps vivant.
Il faut que ça bouge. Il faut redonner la parole un moment au peuple. Le peuple aujourd'hui il est bayonnais.
Écoutez-moi, j'entends ça. Le président de la République depuis le 1er janvier dernier nous a dit "Vous allez avoir la parole, vous allez on ne voit rien venir." Absolument.
Regardez regardez. Ce que disait Emmanuel Macron le 25 avril 2019, nous sommes à l'Élysée, il y a une conférence de presse et on parlait d'une éventuelle suppression des jours fériers. Écoutez Emmanuel Macron, est-ce qu'il faut revenir sur des jours fériers ?
Moi, je ne suis pas favorable à cette méthode. J'y suis pas favorable parce qu'on a déjà essayé, parce que ça a pas très bien marché, parce que c'est pas clair, parce que c'est une complexité absolument habissale pour tout le monde et parce que à la fin ça renvoie des complexités. Les entreprises le font pas de la même manière.
Il faut que ce soit optionnel. Nous adorons les débats. Moi aussi.
Mais si on pouvait s'économiser en plus le débat de savoir quel jour férier on choisit, ce serait formidable. Alors certes, c'était il y a 6 ans. Certes, la situation économique n'était pas la même.
Il y avait pas le même endettement. Ça rapporte quand même 3,4 milliards chaque année et ça va dans les caisses de les ÉPADes, la vieillesse et cetera. Bon, en attendant, c'est vrai que nous avons un président de la République qui a changé d'avis.
Oui. Bah, il change d'avis. Euh, monsieur Hervé Morin l'a dit euh tout à l'heure.
Euh, il change d'avis constamment, on narrive pas à le lire. Donc voilà, un coup il est pour, un coup il est contre. C'était vrai pour euh le ce que disait le chef d'étatmajor à propos du budget de de des armées.
Bon euh il il a viré le chef d'étatmajor et puis et puis après il dit "Mais non mais on va réaugmenter le le budget des armées." Bon euh la disait il disait pire que ça Hervé Morin et vous pourrez le voir sur le site internet de Europ n'a pas de valeur. Fausse valeur.
Fausse valeur. Fausse valeur ou Emmanuel Macron. fausse valeur.
Ça doit ça va faire du bruit je pense. Ça va faire du bruit. Non mais écoutez, de toute façon, les jours fériers, c'est pas le c'est pas l'alpha et l'oméga du sauvetage français.
Les jours fériers c'est c'est d'abord c'est symbolique. Je suis pas sûr. Alors pour la date, je je pas pour les dates, je suis pas sûr que ce soit le soit une date qui est très très symbolique pour les catholiques qui est lundi de pâqu.
Oui. Ben oui qui est le jour de la paix qui est le jour de la paix après la résurrection du Christ. Et et puis vous avez le 8 mai.
Alors il y a il y a un débat je crois George sur le 8 mai parce que de Gaul était pas forcément favorable non plus. Il l'avait supprimé en 195 quand même la victoire des alliés sur les nazis. Oui mais en même temps il fallait la réconciliation avec l'Allemagne donc il fallait arrêter de se réjouir notre victoire sur l'Allemagne.
Ça pouvait ce qu'on s'entendre aussi. Moi sur cette question des commémorations, il y a très très longtemps que j'ai une opinion ferme, il faudrait une date dans l'année qui rassemble l'accommoration pour tous les morts pour la France. Et cette date pour moi c'est la seule, l'unique c'est le 11 novembre.
C'est celle qui pourrait Est-ce que vous rendez compte ? Vous avez le 11 novembre, vous avez le 14 juillet, vous avez la journée de la résistance, vous avez le 19 mars pour l'Afrique du Nord, vous avez euh je sais plus au mois de décembre pour l'Indochine, vous étais député, j'étais tous les mois en commémoration au mort. C'est au mois de mai, ce ne sont plus des tunnels, ce sont des viaduc et à la fin tout le monde est en vacances.
François Bayrou