Réunion publique à Fessenheim (68) : discours de Jordan Bardella
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Chapitres
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« Marine a réalisé près de 54% des voix lors de l'élection présidentielle, à domicile dans cette belle terre d'Alsace »
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« Dix jours où nous allons tout donner ici avec vous sur le terrain mais aussi là-haut dans les médias »
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« comme hier soir sur BFM TV face à Nathalie Loiseau »
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« une Europe des nations, des libertés, une Europe des coopérations entre États »
- 3:23PrésentateurFait
« les débarquements de migrants, c'est terminé »
- 5:11PrésentateurChiffre
« notre assiduité et notre efficacité sont parmi les plus exemplaires du Parlement, avec un taux de présence de près de 91% aux séances de vote »
- 7:09PrésentateurChiffre
« La moitié de l'électricité alsacienne est produite ici, à Fessenheim »
- 7:18PrésentateurFait
« l'énergie idéale propre, peu coûteuse et sans risque, elle n'existe pas encore »
- 9:01PrésentateurFait
« On a vu il y a quelques jours Jean-Pierre Raffarin, Robert Rue, Elisabeth Guigou »
- 12:51PrésentateurChiffre
« 1% de plus ou de moins, c'est potentiellement un député patriote de plus ou de moins »
- 14:30PrésentateurFait
« Regardez les dégâts qu'a fait Emmanuel Macron en seulement deux ans »
- 14:40PrésentateurFait
« En seulement deux ans, il a isolé la France en Europe comme jamais elle n'a été isolée »
Temps de parole
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d'être parmi vous ce soir, à Fessenheim, à domicile, où Marine a réalisé près de 54% des voix lors de l'élection présidentielle, à domicile dans cette belle terre d'Alsace où l'on n'a pas peur de se retrousser les manches, où l'effort n'est pas un gros mot, où l'on est fier d'aimer son pays et de le défendre. Avant toute chose, il me faut évidemment adresser mes plus sincères félicitations et remerciements à la Fédération du Haut-Rhin pour l'extraordinaire mobilisation effectuée témoignage d'une présence quotidienne dans le paysage local.
Merci à notre délégué départemental, Christian Zimmermann, Virginie Joron, notre présidente de groupe, merci au maire de Fessenheim qui nous accueille et que nous avons rencontré et merci évidemment à l'ensemble de nos élus présents. On peut les applaudir. Depuis plusieurs mois, nous labourons le terrain. Nous venons à votre rencontre de meetings en réunion publique parcourant la France des villes, la France des villages, la France des oubliés, la France qui résiste, la France qui tient bon, la France debout, la France prête à infliger un carton rouge à Emmanuel Macron le 26 mai dans les urnes.
Tout juste dix petits jours nous séparent du dénouement de cette campagne des élections européennes qui annonce d'ores et déjà des crises de panique chez les tauliers du système. Dix jours où nous allons tout donner ici avec vous sur le terrain mais aussi là-haut dans les médias, comme hier soir sur BFM TV face à Nathalie Loiseau, où j'espère avoir été à la hauteur de vos attentes, où j'espère avoir défendu au mieux nos idées, nos convictions, nos valeurs et démontrer le sérieux de notre programme pour la France et pour l'Europe. Un débat en démocratie est toujours un moment de clarification. On ne peut pas tricher ou louvoyer, on doit la vérité aux Français qui nous écoutent.
Dans ce débat, avec la candidate sous tutelle d'Emmanuel Macron, Nathalie Loiseau, deux visions radicalement différentes se sont opposées. D'un côté, leur Europe de l'impuissance collective, de la folie migratoire et de la furie fiscaliste. De l'autre, notre Europe, une Europe des nations, des libertés, une Europe des coopérations entre États, une Europe du bon sens et des protections, une Europe basée sur le respect des peuples, sur la défense de nos agriculteurs, de nos travailleurs, de nos industries et sur le patriotisme économique. Une Europe qui n'a pas peur de revendiquer son héritage, une Europe qui n'a pas peur de dire que les débarquements de migrants, c'est terminé.
Une Europe qui ne s'excuse pas d'être européenne. Hier, nous avons assisté à la fin d'un numéro de prestidigitation. Tout le monde a enfin vu derrière les agitations, les imprécations et les moulinets verbaux que Mme Loiseau n'a rien à dire. Que le vieux monde froid, aigri et sans âme qu'elle incarne fait partie du passé, quand nous, patriotes, incarnons le présent et surtout incarnons l'avenir. S'entend l'enthousiasme populaire clairement de notre côté, le système a sorti depuis quelques jours l'artillerie lourde, ne reculant devant aucune bassesse pour tenter de nous dézinguer.
Alors je vous rassure, nous avons sorti les casques lourds et nous entendons depuis quelques jours le bruit des missiles. Tantôt nous serions des agents américains, tantôt nous serions des agents russes. Ils y vont en cette fin de campagne avec leurs gros sabots habituels, avec leurs calomnies, mais la ficelle étant tellement grosse, fort heureusement que les Français ne sont pas dupes. Et vous me direz bon signe. Les Français en aura le bol des sermons, des consignes opportunistes et des leçons de morale, qu'on leur dise pour qui voter ou ne pas voter, qu'on leur dise ce qu'ils doivent penser ou ne pas penser.
A longueur d'articles de presse, on tente de nous dire à quel point l'Union européenne est formidable, à quel point elle est essentielle à nos vies, à quel point les méchants que nous sommes voudraient la démolir. Mardi, c'est le monde, propriété du macroniste Xavier Niel et du mélenchoniste Mathieu Pigasse, qui essayait maladroitement de dresser un bilan défavorable et négatif de notre action au Parlement européen, alors que notre assiduité et notre efficacité sont parmi les plus exemplaires du Parlement, avec un taux de présence de près de 91% aux séances de vote.
Il y a une dizaine de jours, c'est le Parisien qui ouvrait une nouvelle chronique intitulée Merci l'Europe et dévoilait chaque jour un projet financé par l'Union européenne, c'est-à-dire en fait par nos impôts, parce qu'on nous dit souvent l'Europe finance ci, l'Europe finance cela, mais en réalité l'Europe ne finance rien, c'est l'argent des Français donné à l'Union européenne qui ensuite finance. Pour dénoncer les ravages du communisme, on lui prêtait autrefois l'adage « Donne-moi ta montre que je te donne l'heure ». L'Union européenne, c'est ça, et elle partage tant avec l'impasse soviétique. Elle dit investir pour vous, et elle le fait avec votre argent.
Elle dit défendre la liberté, elle ne défend que la sienne, et menace ceux qui veulent leur indépendance, comme les Britanniques. Elle dit vouloir notre prospérité, mais elle vous rend moins qu'elle ne vous prend. Elle dit assurer notre sécurité, elle désarme et démantèle nos frontières. Elle dit être l'instrument de la paix, jamais la France n'aura été si isolée sur la scène européenne que sous Emmanuel Macron. L'Europe de la désunion fait face chaque jour un peu plus à sa déroute, et ne peut plus nier sa vocation ultime. La dilution des nations et des identités, la disparition des peuples au profit d'un conglomérat de consommateurs, cheval de troie de la mondialisation sauvage.
Et votre région alsacienne n'aura pas été épargnée par les trahisons et l'abandon. L'Alsace, par sa situation, par son histoire, par sa culture, représente ce que l'Europe comme réalité civilisationnelle peut faire de meilleur, mais ce que l'Union européenne comme arnaque politique peut produire de pire. Fessenheim est à ce titre un autre symbole, et la fermeture à venir de sa centrale nucléaire est un désastre économique, écologique et stratégique qui se profile. C'est le signe d'une France qui cède aux pressions, qui abandonne son indépendance énergétique, qui sacrifie ses emplois face au chantage. La moitié de l'électricité alsacienne est produite ici, à Fessenheim.
On sait bien que le nucléaire n'est pas l'énergie idéale, loin de là, mais l'énergie idéale propre, peu coûteuse et sans risque, elle n'existe pas encore. Alors en attendant, pensons au moins à préserver nos emplois, à ne pas livrer nos territoires au chômage de masse et aux drames sociaux qui en découleront fatalement. Nous serons la semaine prochaine pour le dernier meeting de campagne à Hénin-Beaumont, et le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais ne s'est toujours pas remis économiquement et socialement de la fermeture des mines, du départ de Métal Europe et de la mise à sac de tout le secteur industriel comme de nombreux territoires en France.
On ne veut pas de ça pour le Haut-Rhin et pour Fessenheim. L'écologie doit se faire au profit des populations et non à leur détriment de manière punitive. Pérennisons l'activité nucléaire en attendant, investissons dans la recherche d'autres énergies renouvelables exploitables à long terme et entamons à terme une reconversion de nos sites nucléaires en créant de nouveaux emplois durables et novateurs et en bénéficiant de l'expérience de ceux qui sont déjà là. C'est cela, faire de la politique avec bon sens. A travers ma candidature, le Rassemblement national a fait le pari non pas de la jeunesse mais celui de l'avenir.
Face à nous, des hommes et des femmes du passé, des idées du passé et des partis politiques du passé. Nos adversaires sont caricaturaux et représentatifs de cette spirale de l'échec. L'oiseau, sa liste, ses meetings, ses soutiens, à commencer par Macron et Philippe, tout cela est un petit peu caricatural. Le renouveau politique qu'il nous avait annoncé est une énième arnaque, politique et marketing. Quand nous nous recevons le soutien d'hommes et de femmes, politiques issus de la société civile qui ont compris la nécessité de changer d'air, c'est l'arrière-garde et l'arrière-banque qui veulent au secours du gouvernement et du pouvoir en place.
Jugez plutôt la liste des soutiens les plus récents et notables à Emmanuel Macron. On a vu il y a quelques jours Jean-Pierre Raffarin, Robert Rue, Elisabeth Guigou et on a appris tout à l'heure que Mme Royal allait voter pour Emmanuel Macron. Ça ressemble plus à un festival rétro des années 90 qui a un comité de soutien. Alors moi franchement, je préfère les colissiers de la liste du Rassemblement national et nos soutiens. Ceux qui ont participé aux combats nationaux de longue date, comme ceux qui nous ont rejoints après en avoir pris conscience.
Je préfère ceux qui font leur mea culpa, même tardif, à ceux qui nous envoient dans le décor sans jamais douter d'eux-mêmes et persistent dans l'erreur. Je préfère Andréa Cotarac dont vous avez entendu parler, conseiller régional qui a quitté hier la France insoumise et son mandat parce qu'il a compris que nous étions les seuls à pouvoir battre Macron le 26 mai. Je préfère Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud qui ont quitté les Républicains après avoir pris conscience que leur ancienne famille politique n'appliquerait rien, absolument rien de ce qu'ils ont promis.
Je préfère Hervé Juvin, que vous entendrez tout à l'heure, qui, après avoir consacré une partie de sa vie à l'écologie humaine, a décidé de s'engager à nos côtés. Et tant d'autres qui, plutôt que de continuer dans l'illusion, ont fait le choix pour ces élections européennes de la nation. Ces ralliements ne sont pas opportunistes. Au contraire, ils témoignent simplement de notre vocation à rassembler. C'est notre ADN politique depuis toujours. Ni droite, ni gauche. Juste et simplement, la France, les Français, est fière de l'être. Deux visions de la France s'affrontent dans ses élections européennes. L'une est soumise et docile. Ça, c'est celle d'Emmanuel Macron.
L'autre est fière et puissante. C'est la nôtre. Parce que deux Europes s'affrontent également. L'une est technique et aseptisée. C'est la leur. L'une est populaire, démocratique, forte de ses nations et de ses peuples. Et cela, c'est la nôtre. Ils prétendaient incarner le nouveau monde. Ils paradent sur les ruines de l'ancien. Ils prétendaient être ceux qui amèneraient une nouvelle ère. Ils sont les vestiges d'une époque révolue. Eux sont des archéologues. Nous, nous sommes l'avenir et nous sommes des visionnaires. Parce que nous avons eu un train d'avance sur absolument tous les sujets. Parce que les ravages de l'immigration incontrôlés, nous les avions prédits.
Que les dégâts de leurs politiques économiques et de la mondialisation sauvage, nous les avions annoncés. Parce que leur mépris du peuple et de sa volonté, nous l'avions dénoncé. Si nous devons répondre coupable d'une seule chose, et je le dis souvent, c'est peut-être la seule chose qu'on peut nous reprocher, c'est d'avoir eu raison trop tôt, en réalité. Le temps presse, mes amis. Ils vous ont déjà tant pris. Et vont encore vous prendre davantage. Et parce que nous avons encore notre dignité et notre identité, nous devons reconquérir notre liberté et notre souveraineté le 26 mai. Alors, mes amis, il nous reste dix jours pour convaincre, près de vous et autour de vous.
Encore trop de nos compatriotes se tiennent à l'écart de cet enjeu et de l'élection. Parce qu'ils trouvent ça lointain. L'Europe pense que ça ne les concerne pas. Et comment ne pas les comprendre, puisque, en réalité, tout est fait pour les éloigner des grandes décisions qui sont prises. Et c'est bien nos destins individuels et communs qui sont en jeu. Ne laissez personne décider à votre place. Le pouvoir, comme le dit Marine, il est à vous. Alors reprenez-le le 26 mai. Le 26 mai, on ne trouve pas d'excuses pour ne pas aller voter. On trouve dix minutes. Avant d'aller fêter la fête des maires, avant d'aller au déjeuner de la fête des maires, on va chercher ses proches et on va voter.
Pas une voix ne doit manquer à l'appel, surtout à la proportionnelle. Car 1% de plus ou de moins, c'est potentiellement un député patriote de plus ou de moins. Et un député patriote en plus, dites-vous que c'est toujours un député macroniste en moins. Nous le disons depuis le début de cette campagne, partout sur le continent européen, nos idées et nos partenaires sont en position de force et arrivent au pouvoir. Partout en Europe, il y a une soif de liberté et de justice à laquelle nous devons répondre en rendant au peuple le pouvoir du peuple.
Des patriotes authentiques, de main majoritaire ou en position de force à Strasbourg et Bruxelles, c'est l'assurance d'être entendu, l'assurance d'être défendu. Ce que nous voulons est simple, c'est bien une union des nations européennes, au service de tous les peuples et de tous les pays qui y prendront part, libres de participer ou de partir, sans qu'ils aient en permanence la crainte des sanctions ou le couteau sous la gorge s'ils ne marchent pas ou pas. Notre liberté est à notre portée. L'alignement des planètes est parfait partout en Europe et la chance qui ne se représentera peut-être plus ainsi. Il n'y a que deux solutions, sombrer ou réussir, et nous, nous voulons réussir.
Chacun d'entre nous ici présents peut à la mesure de ses moyens et de ses possibilités jouer un rôle dans notre prochaine victoire la semaine prochaine. Il n'y a pas de petite contribution et toute bonne volonté sera évidemment la bienvenue. Parlez-en à vos proches, à vos familles, à vos amis, à vos collègues. Convainquez-les qu'il y a en péril la France, mais qu'il existe un espoir et que cet espoir, nous l'incarnons. Regardez les dégâts qu'a fait Emmanuel Macron en seulement deux ans. En seulement deux ans, il a divisé les Français comme jamais ils n'ont été divisés en provoquant une colère qui n'est pas décidée à s'éteindre.
En seulement deux ans, il a isolé la France en Europe comme jamais elle n'a été isolée. Il a insulté nos amis et nos partenaires de toute l'Europe avec ce mépris qu'on lui connaît et que j'ai retrouvé hier chez Nathalie Loiseau. Il reste dix jours, dix petits jours. Nous n'avons pas le droit de lui laisser la victoire. Nous n'avons pas le droit de le laisser poursuivre cette œuvre néfaste qui a déjà fait tant de mal aux Français en seulement deux ans. Alors mes amis, décrétons la mobilisation générale face à l'Europe de Macron et mettons à genoux sa politique, son arrogance et sa déconnexion. Et mettons-lui un coup d'arrêt la semaine prochaine dans les urnes.
Vive le peuple français, vive la République et vive la France. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci.