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InterviewRadio France (sur Site radio)· 16 octobre 2026 7 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Fonderie de Bretagne : "Il va falloir se battre" pour le reclassement et la santé des 244 salariés après la liquidation

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Et pourtant, que de savoir-faire sur place, que d'argent public ou privé dépensé ou promis ces dernières années.

  • 0:36OuverteRéponse partielle

    Qui, selon vous, porte la responsabilité principale de cette liquidation ?

  • 2:34RelanceRéponse directe

    Mais alors justement, Simon Uzena, on ne va pas refaire tout le passé et le passif, parce qu'on en a déjà beaucoup parlé sur ici Brézizel, et malheureusement, mais c'est l'avenir maintenant qui compte.

  • 3:07OuverteRéponse directe

    Sur quoi vous allez vous battre prioritairement ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Et je reviens sur l'aspect psychologique, parce qu'on sait que c'est un moment charnière, des salariés qui vont peut-être se retrouver seuls du jour au lendemain, seuls en tout cas face à ce deuil, puisqu'on peut comparer ça à un deuil.

  • 4:42RelanceRéponse directe

    Quand vous dites « on va être très vigilant », concrètement, ça veut dire quoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:03Invité politiqueFait
    « Un immense gâchis, un drame social sans surprise. »
  • 0:06Invité politiqueFait
    « Le tribunal de commerce de Lorient a donc prononcé hier la liquidation judiciaire de la fonderie de Bretagne, Thomas. »
  • 0:59Invité politiqueFait
    « Et oui, il y a une première responsabilité à court terme, qui est celle d'Europlasma, qui n'a tenu aucun de ses engagements, ni en termes de fonds mobilisés, ni en termes d'investissements réalisés, et surtout, ni en termes de commandes annoncées. »
  • 1:04Invité politiqueFait
    « Donc ça, c'est très clair, avec des défaillances caractérisées en termes de gestion, notamment de gestion RH. »
  • 1:42Invité politiqueFait
    « il y a eu des décisions de Renault au cours des années passées, notamment en 2013. »
  • 1:51Invité politiqueFait
    « quand ils ont décidé de supprimer le service commercial, quand ils ont décidé de remettre la fonderie de Bretagne au service quasi intégral de Renault, s'était fragilisé gravement l'avenir de la fonderie de Bretagne. »
  • 2:10Invité politiqueFait
    « Ce que je peux dire, en revanche, c'est que depuis le lancement de la procédure au mois de juillet, il y a eu une mobilisation exceptionnelle, mobilisation exceptionnelle des salariés. »
  • 4:06Invité politiquePromesse
    « il va falloir se battre pour obtenir des moyens à la hauteur de l'engagement qui a été celui des salariés »

Temps de parole

  • Simon Uzenat71 %
  • Présentateur26 %
  • ?3 %

≈ 13,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Simon Uzenat

Un immense gâchis, un drame social sans surprise. Le tribunal de commerce de Lorient a donc prononcé hier la liquidation judiciaire de la fonderie de Bretagne, Thomas.

0:09
Présentateur

Et pourtant, que de savoir-faire sur place, que d'argent public ou privé dépensé ou promis ces dernières années. Bonjour Simon Uzena.

0:17
Simon Uzenat

Bonjour Thomas.

0:19
Présentateur

Sénateur socialiste du Morbihan, également conseiller régional. 244 salariés du site Morbihanais vont donc perdre leur emploi, on le savait, depuis plusieurs jours. Depuis juillet, le placement redressement judiciaire de l'entreprise,

0:30
Locuteur

vous

0:31
Présentateur

vous êtes battu, beaucoup battu pour tenter de sauver l'entreprise.

0:34
Locuteur

Ça

0:34
Présentateur

ne doit pas marcher. Qui, selon vous, porte la responsabilité principale de cette liquidation ? C'est Europlasma, c'est Renault, c'est l'État

0:42
Locuteur

?

0:43
Simon Uzenat

Écoutez, les responsabilités sont multiples. En réalité, on le savait, avec un déclenchement de procédure de redressement judiciaire en plein cœur de l'été, une durée très courte,

0:55
Locuteur

les

0:56
Simon Uzenat

conditions étaient extrêmement difficiles. Et oui, il y a une première responsabilité à court terme, qui est celle d'Europlasma, qui n'a tenu aucun de ses engagements, ni en termes de fonds mobilisés, ni en termes d'investissements réalisés, et surtout, ni en termes de commandes annoncées. Donc ça, c'est très clair, avec des défaillances caractérisées en termes de gestion, notamment de gestion RH. Et donc, ils ont décidé au dernier moment de lancer la procédure au mois de juin, alors que les alertes se multipliaient depuis des mois. Et cette responsabilité, elle était immense. Mais

1:36
Locuteur

évidemment,

1:38
Simon Uzenat

quand on regarde un peu plus loin, les salariés le disent eux-mêmes, il y a eu des décisions de Renault au cours des années passées, notamment en 2013. Alors oui, sur la production, mais sur l'organisation même de la fonderie de Bretagne, quand ils ont décidé de supprimer le service commercial, quand ils ont décidé de remettre la fonderie de Bretagne au service quasi intégral de Renault, s'était fragilisé gravement l'avenir de la fonderie de Bretagne. Donc oui, il y a eu de nombreuses décisions en la matière, c'est très clair.

Ce que je peux dire, en revanche, c'est que depuis le lancement de la procédure au mois de juillet, il y a eu une mobilisation exceptionnelle, mobilisation exceptionnelle des salariés, dont je tiens à saluer l'engagement, le professionnalisme absolument remarquable des administrateurs judiciaires, de la mission interministérielle aux restructurations d'entreprises, des conseils de la fonderie de Bretagne, jour et nuit, 7 jours sur 7, pour essayer de trouver une solution.

2:34
Présentateur

Mais alors justement, Simon Eusena, on ne va pas refaire tout le passé et le passif, parce qu'on en a déjà beaucoup parlé sur ici Brézizel, et malheureusement, mais c'est l'avenir maintenant qui compte, et on entendait ces salariés dans le reportage d'Angeline Demuinck dire pour certains, moi je suis né à Lorient, j'ai toujours vécu à Lorient, je ne

2:53
Locuteur

vais

2:53
Présentateur

pas partir des fonderies,

2:55
Locuteur

il

2:55
Présentateur

n

2:55
Locuteur

'y en

2:55
Présentateur

a pas d'autres, je ne

2:55
Locuteur

vais

2:55
Présentateur

pas partir de la région, qu'est-ce que je fais maintenant ? Il faut que j'annonce tout ça à ma famille, donc forcément, là on parle en ce moment d'argent, d'indemnité, il faut que le plan se passe le mieux possible. Sur quoi vous allez vous battre prioritairement ?

3:10
Simon Uzenat

Écoutez, tout d'abord, moi je tiens à insister sur la dimension sociale, humaine, psychologique, du drame qui se produit avec la liquidation de la fonderie de Bretagne, vous avez des salariés qui y travaillent depuis des années, certains même depuis des décennies,

3:29
Locuteur

ils

3:29
Simon Uzenat

sont même des affaires de famille, il y

3:31
Locuteur

a

3:31
Simon Uzenat

eu des générations impliquées, et donc la première des préoccupations, c'est de veiller sur la santé physique et psychique de ces salariés, qui nous ont redit encore hier, et moi je les ai au téléphone tous les jours, depuis des semaines, des mois, c'était une deuxième famille. Et donc évidemment, quand vous perdez une famille, vous risquez de ne pas être bien, et donc il faut vraiment veiller sur ce point-là. Et ensuite, sur les conditions matérielles,

4:01
Locuteur

c

4:01
Simon Uzenat

'est très clair, dans le cadre du PSE, il va falloir se battre

4:05
Locuteur

pour

4:06
Simon Uzenat

obtenir des moyens à la hauteur de l'engagement qui a été celui des salariés, et donc c'est l'objet des discussions qui ont été engagées par l'État avec Renaud, pour que les moyens qui existaient dans le cadre de la fiducie puissent être mis au service de ces salariés, pour les aider à se projeter dans un nouvel avenir professionnel, à se reconvertir.

4:30
Présentateur

Et je reviens sur l'aspect psychologique, parce qu'on sait que c'est un moment charnière, des salariés qui vont peut-être se retrouver seuls du jour au lendemain, seuls en tout cas face à ce deuil, puisqu'on peut comparer ça à un deuil. Quand vous dites « on va être très vigilant », concrètement, ça veut dire quoi ? C'est-à

4:45
Locuteur

-dire

4:45
Présentateur

comment on accompagne ces salariés pour qu'ils relèvent la tête

4:48
Locuteur

?

4:49
Simon Uzenat

Écoutez, là, les discussions ont débuté dès hier, avec l'ensemble des parties prenantes, les administrateurs judiciaires, ceux qui vont avoir la charge de la liquidation judiciaire en tant que telles, la mission interministérielle en restructuration d'entreprises, les collectivités locales, je pense en particulier à l'agglomération de Lorient, à la région de Bretagne. Il va y avoir des réunions encore aujourd'hui pour organiser la procédure et faire en sorte que, justement, les conditions matérielles, les solutions d'accompagnement puissent être mises en place. Donc là, à l'heure précise où on se parle, tout n'est pas encore précisément arrêté.

Il va y avoir, évidemment, l'envoi des lettres de licenciement et puis des moyens d'écoute, d'accompagnement. En tout cas, moi, c'est un point sur lequel je serai

5:45
Locuteur

très vigilant. Et puis,

5:46
Simon Uzenat

aux côtés du président de la région, sur les sujets de formation, d'accompagnement sur les reconversions. Là aussi, nous serons aux côtés des uns et des autres avec une ambition qui a été rappelée par les élus pour le site.

6:02
Locuteur

C

6:02
Simon Uzenat

'est de lui conserver une vocation industrielle. C'est, je crois, aussi ce qu'attendent les salariés de la Fonderie.

6:07
Présentateur

Merci. Et cet accompagnement, il est demandé aussi par les membres du gouvernement qui se sont exprimés, en tout cas sur le dossier hier.

6:14
Locuteur

On

6:14
Présentateur

pourra noter simplement

6:15
Locuteur

que

6:16
Présentateur

la réaction d'Europlasma n'est pas à la hauteur. ce communiqué de deux phrases qui n'évoquent même pas l'avenir des salariés. Merci, Simon.

6:24
Locuteur

C'est la défaillance

6:25
Simon Uzenat

jusqu'au bout et il n'était même pas présent pour l'audience au tribunal de commerce, ni présent ni représenté. C'était

6:31
Locuteur

sans

6:31
Présentateur

doute important de le rappeler

6:32
Locuteur

ce matin de

6:33
Présentateur

mettre ces personnes-là face à leur responsabilité aussi. Merci beaucoup, Simon Uzena,

6:38
Locuteur

sénateur

6:39
Présentateur

socialiste du Morbihan. Bonne journée à vous.

6:40
Locuteur

Merci

6:41
Simon Uzenat

beaucoup, Thomas Bié.