"Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Benoît Hamon pourrait-il encore retravailler son programme ?
- 1:43OuverteRéponse directe
Allez, la défaite de Montebourg signe-t-elle la fin de sa carrière d'homme d'État ?
- 1:54OuverteRéponse directe
De quel grand socialiste se revendique Benoît Hamon ?
- 2:41OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a beaucoup de différences entre eux ?
- 2:57OuverteRéponse directe
L'électorat communiste s'est-il invité à la primaire ?
- 3:17OuverteRéponse partielle
Quelle est la position de Hamon sur la sécurité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:09Invité politiqueFait
« Oui, il sera obligé de le faire parce que son programme est très incomplet. »
- 0:16Invité politiqueFait
« Il a fondé pratiquement toute sa communication économique et sociale sur ce revenu universel. »
- 1:24Invité politiqueFait
« Sur l'Europe, il était pour le nom en 2005, et en 2007, il était secrétaire national à l'Europe au Parti Socialiste. »
- 1:34Invité politiqueFait
« Il a claqué la porte, parce que le traité de Lisbonne, qui avait été négocié par Sarkozy pour remplacer la Constitution, n'avait pas été assez combattu à son gré par le PS. »
- 5:06Invité politiqueFait
« Je pense qu'on a essayé de rendre la mariée plus belle. »
- 5:09Invité politiqueFait
« C'est-à-dire que les socialistes voulaient vraiment 2 millions, et donc ils ont essayé de faire monter le curseur. »
- 5:14Invité politiqueFait
« Artificiellement ? Oui, ce n'est pas très honnête. »
- 5:16Invité politiqueFait
« Il fallait assumer ce chiffre dès le départ. »
- 5:31Invité politiqueFait
« Et ça, ce n'est pas très net. »
- 5:36Invité politiqueFait
« Là encore, ça ressemblait à un congrès. »
- 5:41Invité politiqueFait
« Il faut qu'ils s'expliquent encore plus ce qu'ils ne l'ont fait. »
- 7:11Invité politiqueFait
« Il faut qu'il mette la main sur le parti tout de suite pour sa campagne. »
- 7:14Invité politiqueFait
« Ce que Royal n'a pas fait en 2007, et ce que Fillon a fait avec les Républicains il y a deux mois. »
- 7:36InvitéFait
« Par rapport à l'Europe, il a quand même des positions, on va dire, qui sont liées à tout ce qui a trait à la dette. »
- 7:56InvitéFait
« Oui, je pense qu'elles sont utiles. »
Temps de parole
- Benoît Hamon34 %
- Invité30 %
- Présentateur20 %
- Invité 29 %
- Invité 37 %
≈ 4,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Benoît Hamon pourrait-il encore retravailler son programme ?
Oui, il sera obligé de le faire parce que son programme est très incomplet. Sur le régalien, il n'a pas été tellement attaqué, mais sa politique judiciaire, sa politique étrangère, il est resté dans les grandes lignes quand même. Il a fondé pratiquement toute sa communication économique et sociale sur ce revenu universel. Il y a beaucoup d'autres éléments où on aimerait l'entendre, tout de même, il n'y a pas que cela. Donc Benoît Hamon devra absolument compléter son programme. Il pourra le compléter d'ailleurs en allant puiser Charnot-Mondebourg. Parce que dans certains domaines, la réflexion sur l'Europe, la réflexion macroéconomique, Montebourg a travaillé et apporté d'autres idées.
Le manque de cadres dans l'équipe Hamon et le manque d'idées dans certains domaines fait que la fusion avec Montebourg sera sans doute profitable aux deux.
Le rapport à l'Europe, c'est vrai que c'est très important. C'est quelque chose qui n'est aujourd'hui pas complètement clair, même si en plus avec la réunion avec Arnaud Montebourg, et pourtant ça va être un des éléments qui va structurer la réflexion de la campagne, peut-être pas l'élément central, mais le rapport à l'Europe, ce qu'elle nous protège, ce qu'elle nous apporte, le rapport au monde. Marine Le Pen va en faire son sujet principal, central, donc il faudra qu'il y ait une position claire là-dessus. Il dit quoi sur l'Europe, Benoît Hamon ? Pas grand-chose pour l'instant.
Et c'est pour ça qu'hier soir, moi je l'ai trouvé curieusement un peu sonné par le succès, parce qu'il s'y attendait un peu, mais là il voit ce que va être une campagne présidentielle, qui est quand même quelque chose de très violent, et il faut tout d'un coup changer de registre, changer de braquet. Personne l'a obligé non plus. Personne l'a obligé, mais voilà.
Sur l'Europe, il était pour le nom en 2005, et en 2007, il était secrétaire national à l'Europe au Parti Socialiste. Il a claqué la porte, parce que le traité de Lisbonne, qui avait été négocié par Sarkozy pour remplacer la Constitution, n'avait pas été assez combattu à son gré par le PS.
Et on rappelle qu'il reste quand même un second tour, et qu'il peut y avoir une surprise au second tour.
Absolument.
Bon, ce serait une grosse surprise. Allez, la défaite de Montebourg signe-t-elle la fin de sa carrière d'homme d'État ?
À moins qu'il ait envie de retourner vers l'entreprise, je pense qu'il va quand même attendre la phase que décrivait Gérard Grimbert pour pouvoir jouer sa carte jusqu'au bout.
De quel grand socialiste se revendique Benoît Hamon ?
De Jaurès peut-être. Il doit remonter assez loin, parce que justement, avec son caractère, s'il veut préserver sa bulle de nouveauté, en tout cas le fait qu'il apparaisse comme étant quelqu'un qui vient avec des idées nouvelles, etc., ses références, non, il a été chercher des références, on va dire plus à l'international, peut-être pas à Jérémy Corbyn, mais c'est des choses, ou en Grèce, ou même aux États-Unis. Bernie Sanders, c'est une référence qui est plus intéressante, effectivement. Et je pense que c'est plus structurant, et sans doute un peu plus nouveau que d'aller chercher Pierre Bourrois.
C'est les mêmes références que Mélenchon, qui s'est lui recentré en abandonnant Chavez et Castro, et en venant vers Bernie Sanders.
Il a intérêt à abandonner Chavez, vu l'État dans lequel est le pays.
Il y avait pas mal de questions ce soir sur ce thème-là, sur le lien qu'il peut y avoir entre Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon. Est-ce qu'il y a beaucoup de différences entre eux ?
Il y a une différence de génération, il y a quelques différences de position. Le programme de Mélenchon est encore plus irréaliste en économie classique que celui de Benoît Hamon. Mais je ne vois pas ni l'un ni l'autre se retirer en faveur de l'autre. C'est pas possible, ils iront au bout de tous les deux.
L'électorat communiste s'est-il invité à la primaire ?
Une partie, pour ce qui reste de l'électorat communiste, d'une certaine manière. C'est vrai qu'il y a une partie, comme le disait Gérard Grimbert tout à l'heure, une partie de la gauche de la gauche. Et c'est sans doute elle qui s'est plus mobilisée proportionnellement que le parti socialiste habituel et qui a permis cette avance de Benoît Hamon.
Quelle est la position de Hamon sur la sécurité ? Il n'en parle pas beaucoup, c'est pas son thème de prédilection ?
Non, dans les débats télévisés, quand on est venu sur le terrorisme, il a été comme tous les autres, à l'unisson, c'est-à-dire plus de moyens, fermeté, voilà, il n'a pas tranché là-dessus. Il a été beaucoup moins audacieux que sur le cannabis, par exemple, où il est transgressif.
Avec un tel programme, Hamon aurait-il une majorité à l'Assemblée ?
Il faut d'abord qu'il soit élu président de l'Arabie. Oui, oui, oui, oui.
Allez, Hollande va-t-il choisir Macron ou le candidat du PS, Catherine Neuil ?
En tous les cas, Macron lui a fait dire qu'il ne sollicitait absolument pas son soutien. Alors, dans le livre d'Avey et l'Homme, François Hollande dit « Macron, c'est moi ». Macron n'est pas Hollande, enfin, il y a une différence. Et il dit Hamon, c'est pas grand-chose. Oui. Dans le même livre. Non, non, non, il dit « Macron, c'est pas grand-chose ». S'il quitte le PS, à la fin de la phrase, c'est celle-là.
Donc, c'est un peu différent.
Il soutiendra Macron au deuxième tour, si Macron est au deuxième tour, face à Fillon ou face à Le Pen, Hollande. Il le fera pour tous les sociétés. Mais pas avant. Pas avant.
Marine Le Pen peut-elle craindre Benoît Hamon ?
Il a quelques caractéristiques, non pas similaires, mais si on doit se dire quels sont les éléments qui ont été motivés. C'est vrai que le discours, on va dire relativement populaire, en tout cas la cause du peuple, pour utiliser ce terme-là, qui ne convient pas parfaitement de Mamon, mais en tout cas l'idée de pouvoir aller au plus proche des préoccupations des gens en difficulté sociale, oui, mais les différences sont tellement plus importantes que ce qui les rapproche qu'il vaut mieux s'arrêter là.
C'est deux candidats qui travaillent beaucoup la jeunesse, mais ce n'est pas du tout la même jeunesse. Pas du tout. Donc je ne vois pas Hamon piquer des jeunes à Marine Le Pen, ni l'inverse.
Pourquoi tant de cafouillages autour des chiffres de la participation ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
Je pense qu'on a essayé de rendre la mariée plus belle. C'est-à-dire que les socialistes voulaient vraiment 2 millions, et donc ils ont essayé de faire monter le curseur. Artificiellement ? Oui, ce n'est pas très honnête. Il fallait assumer ce chiffre dès le départ. D'autant qu'en même temps qu'on ne nous donnait pas le chiffre de participation, on a bloqué les compteurs sur la répartition des voix. Comme s'il y avait eu à un moment donné une décision de ne pas humilier Montebourg, de lui donner ses 18%, de garder un écart raisonnable. Et ça, ce n'est pas très net. Là encore, ça ressemblait à un congrès. C'est ce qu'on voit dans les congrès.
Et ce n'est pas normal que dans une primaire, ça soit le cas. Il faut qu'ils s'expliquent encore plus ce qu'ils ne l'ont fait. Globalement, c'est inquiétant quand même de voir qu'avec Trump investi le vendredi, tous les populistes de l'Europe qui paradent ensemble le samedi, il n'y a pas en France 2 millions de gens qui se disent « Allez, il faut quand même aller voter, même si on vote blanc, même si on vote pour quelqu'un qui ne nous convainc pas, il faut quand même aller voter ».
Sur le chiffre de participation, malgré tout, lorsqu'on regarde les chiffres de participation qui ont été donnés à 13 heures et à 17 heures, si l'on applique les mêmes ratios de transformation et d'augmentation, j'allais dire, entre le vote de 13 heures et 17 heures, que ce qu'il y avait lors de la primaire de 2011 et de 2016, si on applique les mêmes ratios, on arrive à 1,6 million. Pourquoi l'avoir caché, alors ?
Hamon sera-t-il le premier secrétaire du PS à défaut d'être président de la République, Catherine ?
Ça va dépendre beaucoup de son score à l'élection présidentielle. C'est aussi simple que ça. Normalement, il est programmé pour ça. À mon avis, le soutien d'Aubry, de la maire de Paris, tout ça va dans le sens qu'ils sont d'accord pour qu'ils prennent le parti. Ça, ça me paraît simple. Mais s'il se fait 6% à l'élection présidentielle... Il sera fragilisé. Mais Jeremy Corbyn a pris le parti.
Oui, mais... Jospin, après 95, garde le contrôle du parti à travers Hollande. Après 2002, il le perd. Et Ségolène Royal, qui fait un bon score en 2007, elle le perd. Elle ne met pas la main sur le parti.
Est-ce que vous ne pensez pas, quand même, qu'une fois élue, si c'est le cas, encore une fois, il faut faire attention, parce qu'il y a un second tour, il y a des gens qui vont aller voter. Et on ne s'est habitué aux surprises. Une fois qu'il sera dans la bataille, il aura envie de la mener, cette campagne, et aussi de renverser la table. Et il n'est pas candidat pour être premier secrétaire du Parti Socialiste. Non, non, non.
Il faut qu'il mette la main sur le parti tout de suite pour sa campagne. Ce que Royal n'a pas fait en 2007, et ce que Fillon a fait avec les Républicains il y a deux mois.
Que propose Hamon pour l'Europe ? On en a dit un petit mot tout à l'heure. Mais pour l'instant...
Pas grand-chose.
Pourquoi ? C'est un sujet qui ne l'intéresse pas ?
Oui, c'est un sujet qui n'intéresse pas. Puis il y a quand même, depuis des années... Et puis c'est un sujet qui a été traité pendant la primaire. D'abord, il n'a pas été traité. Il s'est mis un peu en contraste par rapport à Arnaud Montebourg, justement, où il disait « Moi, je suis pour aller les renégocier, pour discuter. » Par rapport à l'Europe, il a quand même des positions, on va dire, qui sont liées à tout ce qui a trait à la dette. Ce qu'il veut pour une renégociation du montant de la dette, un allotissement de la dette entre les différents pays. Et il s'est mis un peu en contraste par rapport à Arnaud Montebourg.
Il dit « Il ne faut pas aller casser la vaisselle, il faut aller leur parler. »
Les primaires sont-elles vraiment utiles ?
Oui, je pense qu'elles sont utiles. Simplement, je pense que le parti qui l'organise doit, un, représenter un très large secteur de l'opinion, très large. Et deuxièmement, il faut qu'ils soient relativement unis, ce qui n'est pas le cas du Parti Socialiste.
Une dernière question pour terminer. Valls, peut-il encore gagner cette primaire ?
Tout est possible. Rien n'est écrit, dit Manuel Valls. On va lui appliquer ce terme-là. Il a dit ça pendant tout le long de l'heure. Merci à vous tous.
C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h25. On se retrouve demain, 17h50, pour un nouveau C'est dans l'air. Tout de suite, c'est à vous. Belle soirée sur France 5. Sous-titrage Société Radio-Canada
Benoît Hamon