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Podcast / conversationSud Radio (sur YouTube)· 31 décembre 2024 5 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Vœux du président : Macron peut-il impulser une nouvelle dynamique ?

Au micro : Jean-François AkiliSource d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:19InvitéChiffre
    « En général, ces derniers temps, Emmanuel Macron faisait 10 millions de téléspectateurs. »
  • 0:45PrésentateurFait
    « Vous dites 8e, également, premier vœu du président sans majorité, même relative. »
  • 2:21PrésentateurFait
    « Le gouvernement, la censure du gouvernement Barnier, après seulement 3 mois d'existence, a divisé la population, on va dire, à part égale. »
  • 2:29PrésentateurFait
    « Les Français n'ont pas compris cette dissolution. »
  • 2:32PrésentateurChiffre
    « Quatrième Premier ministre en un an. »
  • 2:43PrésentateurFait
    « Pour quel résultat, au final ? »
  • 3:29PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron, qui n'a pas été très bien réélu en 2002, il dissout en juin, il est blessé, parce qu'il y a eu cette défaite de son camp face aux RN aux Européennes. »
  • 3:38PrésentateurFait
    « On a un paysage politique figé en trois blocs qui ne sont pas réconciliables. »
  • 3:55PrésentateurFait
    « Il y a eu cinq années plus deux. C'est comme un septennat désormais qui s'achève. »
  • 4:04PrésentateurFait
    « Ça rappelle Giscard, le réformiste battu en 1981, parce que les Français le jugeaient trop hautain, trop éloigné de leurs préoccupations. »
  • 4:21PrésentateurFait
    « Attention, une nouvelle censure. Le pays serait plongé dans un vide institutionnel inédit. »
  • 4:33PrésentateurFait
    « Il lui reste les référendums, possiblement, pour parler aux Français. »

Temps de parole

  • Présentateur83 %
  • Invité17 %

2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Frédéric Brindel.

0:04
Invité

C'est un plaisir d'être avec vous, de faire cette dernière de 2024. Il est 8h11, ce soir à 20h, et ça sera l'hymne national, la marseillaise. C'est une tradition, 20h, les voeux du président. Alors certains regardent, d'autres pas. En général, ces derniers temps, Emmanuel Macron faisait 10 millions de téléspectateurs. Ça pourrait être intéressant à voir aussi les audiences. Pour en parler, notre éditorialiste Jean-François Akili, bonjour.

0:31
Présentateur

Jean-François, Frédéric.

0:32
Invité

Bon alors, Emmanuel Macron, ça sera ses 8e, hein, vœux télévisés, pour souhaiter la bonne année aux Français. Dans un contexte d'impasse politique et de défiance accrue, son quinquennat peut-il redémarrer ?

0:45
Présentateur

Alors vous dites 8e, également, premier vœu du président sans majorité, même relative. Passage d'une posture de gouvernant à une posture de garant des institutions. C'est ce que confient les proches à l'Elysée. Les avis divergent. Le président qui va apparaître à la télé à 20h, au moment de l'apéro, je parle de chez nous, devant le poste, est-il fatigué, usé, comme le décrivent certains de ses soutiens, on lit ça dans les journaux notamment, ou au contraire dans une forme insolente, comme d'habitude, selon d'autres témoins, comme si les ennuis n'avaient pas pris sur lui.

Alors ce sera ce soir l'allocution la plus courte de ces 8 années de vœux du président, parce que les Français sont lassés de la politique, donc le président ne veut pas s'éterniser. On sait combien de temps à peu près ? En général, c'est un quart d'heure, dix minutes, ça sera relativement ramassé. Il aura à cœur, dans cet exercice, vous disiez 10 millions l'année dernière, de téléspectateurs, d'appeler à la stabilité, au dialogue, à la concorce, c'est l'heure du temps. À un moment où notre économie souffre, où le pacte social se fissure, et redonner du sens, du souffle, est-ce qu'il est encore en mesure de le faire ? C'est la question que tout le monde se pose.

2024 a été une année d'affaiblissement de nos institutions. Et bien évidemment, il y a une forme de défiance de ces institutions. La justice, qui est ressentie comme partielle, laxiste, trôlante, l'exécutif, l'Elysée, Matignon, décrié, bousculé par ce Parlement. On le voit aux questions au gouvernement tous les mardis, qui est transformé certains jours en ZAD. C'est tellement ça se bagarre dans les travées. Le gouvernement, la censure du gouvernement Barnier, après seulement 3 mois d'existence, a divisé la population, on va dire, à part égale. Les Français n'ont pas compris cette dissolution. Quatrième Premier ministre en un an.

Il n'en fait qu'à sa tête, celui-ci, François Bayrou, et qui a arraché, on le sait, son mandat dans le bureau du Président. Jean-François Akili, pour quel résultat, au final ? Pour quel résultat ? Bayrou a échoué à élargir, vous savez, le socle, parce qu'il voulait aller vers la gauche, ça n'a pas marché, le PS dit non. Son assise rappelle celle de son prédécesseur, avec en plus les Républicains, Laurent Wauquiez, qui réclame des garanties. Vous avez quoi, en fait, finalement ? C'est comme Barnier, mais en moins bien, en moins efficace en termes de soutien. Le sentiment dominant, c'est que le système politique, il dysfonctionne et qu'il ne sert plus vraiment les intérêts des Français.

C'est cette image-là que François Bayrou doit corriger.

3:16
Invité

Bon, alors, revenons sur le sentiment autour de ce deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron qui n'en finit pas de ne pas redémarrer. Et il y a un peu ce sentiment d'un immense gâchis.

3:27
Présentateur

Regardez les derniers mois. Emmanuel Macron, qui n'a pas été très bien réélu en 2002, il dissout en juin, il est blessé, parce qu'il y a eu cette défaite de son camp face aux RN aux Européennes. Il voulait cette malhorité claire, ça n'a pas marché. On a un paysage politique figé en trois blocs qui ne sont pas réconciliables. Ils sont irréconciliables. Vous prenez son règne marqué par tant de crises. Faut-il les rappeler, Benalla, Gilets jaunes, Covid, guerre en Ukraine, émeutes urbaines. Il y a une sorte d'empêchement à gouverner. Regardez, il y a eu cinq années plus deux. C'est comme un septennat désormais qui s'achève.

Ça rappelle un petit peu, pour ceux qui étaient à l'époque en âge de votée. Les moins jeunes. Oui, mais ça rappelle Giscard, le réformiste battu en 1981, parce que les Français le jugeaient trop hautain, trop éloigné de leurs préoccupations. Alors qu'est-ce qui reste en termes d'action en 2025 ? Il va parler de ça ce soir. Il va du moins ébaucher la chose. Nous verrons quelle sera la durée de vie du gouvernement Bayrou. Attention, une nouvelle censure. Le pays serait plongé dans un vide institutionnel inédit, avec un Emmanuel Macron fragilisé qui veut finir son mandat coûte que coûte. Il y a la carte de la deuxième dissolution, mais franchement, il ne va pas jouer avec ça.

Il lui reste les référendums, possiblement, pour parler aux Français. Bref, ironie de l'histoire, Frédéric, pour conclure, Emmanuel Macron avait débuté sa présidence avec celui qui a inspiré sa campagne à l'époque et en 2017, un certain François Bayrou, et en même temps, très au centre, François Bayrou, qu'il retrouve à la fin du récit et qui risque fort d'être celui qui va un jour éteindre la lumière.

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