Faut-il instaurer l’état d’urgence pour prévenir les feux de forêts ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui s'est dit ce matin dans cette cellule de crise ?
- 2:36OuverteRéponse directe
Est-ce que le changement climatique est la cause unique de la taille de l'événement ?
- 5:18OuverteRéponse directe
L'état de forme physique et mentale de vos pompiers sur place ?
- 6:50RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'il y a quelque chose de prévu dans ce sens pour la suite ?
- 8:59OuverteRéponse directe
Quel est le rôle aujourd'hui de votre municipalité et à quel niveau vous êtes touché ?
- 9:57OuverteRéponse directe
Dans quel état sont les gens qui ont dû évacuer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:48InvitéFait
« Il est évident que le changement climatique, le dérèglement climatique, comme on l'appelle maintenant, est le facteur principal de ces phénomènes-là. »
- 4:35InvitéFait
« Quand il fait très chaud, le pin transpire. Il y a de l'essence de pin qui s'évapore de tous les arbres et ça fait des essences très très inflammables. »
- 5:25InvitéFait
« Les pompiers, mentalement, sont toujours prêts, on va dire, en découdre. »
- 6:02InvitéFait
« Les équipes sont clairement épuisées. »
- 7:28InvitéFait
« Il y aurait des sanctions lourdes pour les gens qui se feraient attraper ou à allumer des feux, ou de façon volontaire, ou à jeter des mégots dans la forêt sèche. »
- 13:22PrésentateurChiffre
« 44 000 personnes ont été évacuées de la presqu'île de Cap-Ferret dans la nuit de jeudi à vendredi. »
- 14:00InvitéFait
« Les armées sont une force efficace dans le cadre des catastrophes naturelles. »
- 15:10InvitéChiffre
« Il y a 600 sapeurs-sauveteurs qui sont mobilisés déjà dans le sud. »
- 15:46InvitéChiffre
« Il va avoir la capacité d'envoyer 10 tonnes d'eau en 10 secondes. »
- 17:29InvitéFait
« Gabriel Attal nous a fait la facétie, en 2024, d'annuler deux commandes de Canadair. »
- 24:01PrésentateurChiffre
« 7000 départs de feu ont déjà été recensés dès le début de la saison estivale selon le gouvernement. »
- 24:16PrésentateurChiffre
« 9 incendies sur 10 résultent d'une action humaine. »
- 29:12InvitéChiffre
« 27 sapeurs-pompiers qui ont été pris en charge, 6 qui ont été transportés, 5 par rapport à une intoxication monoxyde de carbone et 1, suite à une explosion de bouteilles de gaz, il a eu une fracture ouverte de la cheville. »
Temps de parole
- Présentateur37 %
- Invité31 %
- Invité 219 %
- Auditeur4 %
- Auditeur 23 %
- Invité 33 %
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Situation apocalyptique en Gironde, autour du bassin d'Arcachon, dans les Landes, également à proximité de Biscarros. Les feux XXL ne sont toujours pas fixés, les évacuations se poursuivent, le cauchemar semble interminable pour les populations locales. Nous sommes avec Guillaume Millet, le secrétaire général de CFDT S1033, donc Gironde. Il était au ministère de l'Intérieur ce matin à la cellule de crise. Bonsoir Guillaume Millet.
Bonsoir.
Qu'est-ce qui s'est dit ce matin dans cette cellule de crise ? Il y a eu un point presse, notamment de la préfecture, qui est chargée bien sûr de retranscrire ce message. Nous sommes bel et bien, malheureusement, dans une situation apocalyptique que pratiquement jamais la France n'a connue.
Alors je vais nuancer vos propos parce que je n'ai pas eu cet honneur d'être invité à la cellule de crise de l'Intérieur. Parce que ça, ça appartient au directeur général de la sécurité civile, au ministre de l'Intérieur lui-même. Moi, j'étais reçu effectivement par le ministre de l'Intérieur à 11h. Mais c'était dans le cadre de discussions qui étaient prévues de longue date. Et en fait, les événements se chevauchant. On a longuement échangé sur la situation actuelle en Gironde et en France de manière générale.
Précision importante, effectivement, vous n'étiez pas à l'intérieur, mais vous avez eu, bien sûr, les confidences de l'intérieur. Alors, la situation, on est bien d'accord, elle est considérée comme exceptionnelle. Jamais une telle situation ne s'est produite.
Par son ampleur, on a déjà connu 2022, nous, en Gironde, avec des feux de quasi même importance avec l'Andiras. Rappelez-vous, à la même période, en 2022, et parallèlement à la Teste également. Maintenant, ce feu-là est d'un autre genre encore, dans une végétation encore plus sèche. Et la particularité de ce feu-là, c'est qu'il descendait vers le bassin d'Arcachon, donc vers des zones très urbanisées, en interface avec la forêt. Donc, il a fallu mettre énormément de moyens pour essayer de défendre tous les points sensibles qui étaient à défendre.
Et c'est un feu qui, au cours de la nuit, a changé complètement de comportement, puisqu'il est parti dans des directions complètement incontrôlées, incalculables. Et en fait, ce feu, c'est générer son propre chemin en faisant fi de toutes les prévisions.
Alors, question autour de la table, Geoffrey Vupero, donc pour Guillaume Millet.
Oui, j'ai une première question. Est-ce que le changement climatique est la cause unique de la taille de l'événement ? Ou est-ce qu'il y a d'autres raisons derrière ça ?
Il est évident que le changement climatique, le dérèglement climatique, comme on l'appelle maintenant, est le facteur principal de ces phénomènes-là. Aujourd'hui, la barrière climatique, en fait, on voit qu'elle se déplace vers le nord. On retrouve des feux de bourrée dans le centre de la France, là où il y a dix ans, il n'y en avait pas. On retrouve des feux d'espace naturel sur les côtes. Au 14 juillet, il y avait un feu d'espace naturel sur les côtes de Bretagne au niveau de Fréel, du Cap Fréel, là où il n'y a jamais eu de feu de surface. Donc, on voit bien que ce dérèglement climatique fait augmenter les chaleurs plus haut dans le nord de la France. Ça se décale.
Et en fait, les climats que nous, nous avions dans le sud depuis des années, aujourd'hui, on peut clairement dire qu'on a des climats dans le sud-ouest de la France qui équivalaient à, il y a quelques années, au sud de l'Espagne ou quasiment même des fois au Maghreb, puisque fin juin, à Bordeaux, à Londres, nous avions du 45 degrés. Donc, on voit bien que les températures augmentent, que la pluie, même si elle est tombée en quantité cet hiver dans pas mal d'endroits, ça a bien rempli les nappes. Ça nous permet aujourd'hui d'avoir des réserves hydriques qui sont suffisantes, mais qui commencent déjà à être un petit peu épuisées. Et il reste encore tout le reste de la saison à faire.
Cette sécheresse, qui est arrivée extrêmement tôt, avec des épisodes caniculaires qui se sont succédés, ça a complètement asséché le sous-bois et la forêt. En Gironde, nous avons des grandes forêts de pin. Quand il fait très chaud, le pin transpire. Il y a de l'essence de pin qui s'évapore de tous les arbres et ça fait des essences très très inflammables. Et il suffit qu'il y ait une étincelle, quelqu'un qui allume un feu, un écho qui soit jeté par la fenêtre, des travaux agricoles dans la forêt. Ces essences-là vont s'enflammer. Ça va partir en cime très très rapidement au lieu de rester dans le sous-bois.
Et quand les feux partent en cime, ça devient complètement délirant et très très difficile à stopper.
Bon, voilà sur un point très précis. Alors, juste parce que nous allons dans un instant recevoir le maire de Mios, Cédric Pin, qui sera également interrogé par nos vraies voix. Mais peut-être juste une question, Guillaume Millet. L'état de forme physique et mentale de vos pompiers sur place ?
Les pompiers, mentalement, sont toujours prêts, on va dire, en découdre. Maintenant, même si la tête suit, le physique va peut-être commencer à tirer parce que ce sont des répétitions d'efforts. Ce sont des déplacements de point en point. À chaque fois, il faut redescendre, retirer des tuyaux, redescendre des points sensibles, des maisons. On attend que le mur de flammes nous vienne dessus pour économiser l'eau et arroser au dernier moment. Et puis, dès que c'est éteint, on repart ailleurs. Les équipes sont clairement épuisées. Et je pense surtout aux renforts qui viennent des départements voisins et du reste de la France.
Il y a des gens qui ont fait 15 heures de camions de pompiers depuis l'Est de la France pour venir en Gironde en étant engagés directement sur les incendies. Donc, je vous laisse imaginer qu'après 15 heures de trajet, on n'a pas toute la lucidité pour attaquer les incendies. Donc, les gens commencent à être fatigués. Même s'il y a des relèves qui sont effectuées de façon tous les douzeurs, on va dire, les pompiers volontaires sont là aussi, mais eux aussi sont épuisés. Tout le monde joue le jeu, mais un jour ou l'autre, on commence déjà à tirer la langue. Question rapide de Rost. Alors, parce que j'entendais un de vos collègues tout à l'heure parler de la question de la prévention.
Il dit qu'on a un gros problème là-dessus et d'ailleurs, même sur plein d'autres sujets, c'est souvent le cas. Lors de votre rencontre aujourd'hui avec le ministre, est-ce qu'il y a quelque chose de prévu dans ce sens pour la suite ? Les gens qui jettent les mégots, ce qu'ils font les... Enfin, je pense qu'on ne parle pas assez peut-être aujourd'hui de prévention auprès des gens. Guillaume Millet.
Je ne suis pas celui qui sait les lois en France, donc j'ai entendu dire, madame la préfète, accompagnée du procureur de la République de Bordeaux, qu'il y aurait des sanctions lourdes pour les gens qui se feraient attraper ou à allumer des feux, ou de façon volontaire, ou à jeter des mégots dans la forêt sèche. Maintenant, faire de la prévention, je pense qu'on n'a qu'à mettre les gens devant un incendie de forêt, et je pense que la prévention, la pédagogie se fera d'ailleurs.
Ils comprendront assez vite.
Ils comprendront qu'il ne faut pas le faire, mais effectivement, non, dans les écoles, on ne fait pas tellement de prévention. Dans les écoles urbaines, on va dire, parce que les écoles qui sont dans un milieu forestier, c'est la forêt, c'est la nature, et on est attaché. Et dès le plus jeune âge, en fait, on sait qu'il ne faut pas jouer avec le feu en forêt. Maintenant, est-ce qu'il y a une vraie décision politique à orienter de la prévention dans les écoles, etc., je ne sais pas. Mais effectivement, il faut éduquer les gens pour tout, notamment même ça.
C'est clair, c'est clair. Merci beaucoup, merci beaucoup. Merci beaucoup, Guillaume Millet, secrétaire général CFDT S10-33. Nous allons accueillir le maire de Mios tout de suite, Cédric Pain. Bonsoir, monsieur le maire. Bonsoir. Merci, merci d'être avec nous, de nous accorder un petit peu de temps. Mios, évidemment, en Gironde. Hier, nous avions d'ailleurs un témoignage d'une personne qui était à Biganos et qui avait été évacuée. Quel est le rôle aujourd'hui de votre municipalité et à quel niveau vous êtes touché ?
Alors, nous, commune de Mios, on n'a pas été touchée directement. Par contre, on est une commune solidaire. Donc, on est une des communes qui était présente pour accueillir, notamment avant-hier, dès 3h du matin, les gens des campings qui ont été évacués. Notamment, beaucoup d'Allemands, des Belges, des Français. On les a accueillis, on a tout fait du mieux possible pour avoir beaucoup de bienveillance. On leur a, évidemment, donc ils étaient contents d'avoir un gymnase, d'un étang, ils ont alimenté, le petit-déjeuner, bien entendu.
On a le centre commercial qui a joué un rôle extraordinaire, Maxi Coffee, enfin je ne devrais pas le citer, mais qui est une entreprise miocèse qui a fourni le café. Tout le monde a joué le jeu pour essayer de bien les accueillir. Là, il nous reste encore quelques personnes. Voilà, c'est beaucoup de bienveillance.
Dans quel état sont les gens qui ont dû évacuer, parce que certains ont été réveillés en pleine nuit ? J'imagine qu'il y a des traumatismes assez forts.
Alors, perturbés quand ils sont arrivés, un peu perdus. Mais ils ont reconnu qu'ils ont été bien accompagnés par les forces de l'ordre. Et puis, surpris de voir qu'on les attendait à Nios, devant le gymnase. Tout était éclairé, tout était prêt. Voilà, ils ont beaucoup apprécié cette organisation. Question de Joseph Touvenel. Oui, monsieur maire, j'ai l'impression, d'après ce que vous nous dites, que dans une société qu'on nous décrit comme très égoïste, et souvent à juste titre, quand il y a ce type de drame, il y a de vraies solidarités qui se mettent en route. Notamment votre commune, mais aussi les agriculteurs, aussi les forces de l'ordre, d'ailleurs, qui font un gros travail.
Et puis, les habitants qui vont être solidaires des sinistrés. Est-ce que vous le ressentez aussi comme cela ? Complètement, vous avez raison. Nous, on a été marqués par les Allemands, qui étaient émus. Mais ils nous ont dit merci, mais tout le temps, en permanence, pour la bienveillance qu'on leur apportait. Et ce n'est pas les élus, c'est les agences, c'est tout le monde, les entreprises. Et ils nous ont dit, vous voyez, en Allemagne, on est très organisé, les choses, on attend beaucoup de la force publique. Et ici, on sent une force différente. On sent que tout le monde est dans cet esprit de vouloir apporter quelque chose, donner et être présent.
Et ça, ils ont été très, très émus par ça, très touchés. Et je crois qu'on critique souvent un peu la France, etc. Mais il y a aussi quelque chose de très beau, cet esprit solidaire qui sait être là quand il y a besoin.
Cédric Pin, évidemment, en tant que maire de la ville de Miose, vous êtes au premier rang des informations. Est-ce que vous avez quelques confidences, pas confidences, mais informations, tout simplement, sur ce qui vous attend, ce qui attend la région, là, sur la nuit qui arrive ou pas ?
Alors, nous, on a comme information, c'est effectivement les villes, au fur et à mesure, qui sont évacuées. Là, ça a été Arès et Andernos, mais c'est par prudence, notamment l'hôpital. Donc, à chaque fois, toutes les communes du bassin d'Arcachon, il y a une vraie solidarité. On est tous en train de dire qu'on est présents. Moi, ce qui m'inquiète un peu, c'est les orages, peut-être, dans ce week-end, cette nuit, qu'il y ait de nouveaux départs et que, quelque part, les forces de pompiers soient dispersées. Donc, ça, ça nous inquiète.
On s'aperçoit que la semaine prochaine, on parle encore une semaine de beau temps, avec des fois, quand on parle de pluie géométrie, on parle de 1 mm, 2 mm, c'est rien. Donc, j'ai peur qu'il y ait d'autres sources et d'autres feux.
Bon courage. Merci beaucoup, Cédric Pain, maire de Mios. Évidemment, cette édition spéciale consacrée au feu et en Gironde et dans les Landes se poursuit. Nous sommes avec nos trois vrais voix, Rost, Joseph Touvenel, Geoffrey, Vuperrault. Restez bien avec nous sur cette édition spéciale consacrée au feu de forêt en Gironde et dans les Landes. Un incendie XXL, qualifié d'incontrôlable, d'imprévisible par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui ajoute le pire feu de la saison pour qualifier cette situation. Plus de 12 500 hectares ont brûlé sur la zone de Somos, le Porges, et qui a atteint aussi l'Aige-Cap-Ferret la nuit dernière et menace le nord du bassin d'Arcachon.
Les habitants d'Ares, d'Andernos-les-Bains ont reçu l'ordre d'évacuer. En prévention, 44 000 personnes ont été évacuées de la presqu'île de Cap-Ferret dans la nuit de jeudi à vendredi. Nous voulions revenir avec nos trois vrais voix, Geoffrey Vuperrault, Joseph Touvenel et Rost, sur cette situation et notamment un tour de table. Votre info, vous êtes un des spécialistes de la question, le rôle de l'armée. Est-ce que l'armée finalement a un rôle à jouer pour gérer ces feux de forêt, Joseph Touvenel ?
En fait, souvent on passe à côté du fait que les armées sont une force efficace dans le cadre des catastrophes naturelles. Les Corses le savent très bien, c'est d'ailleurs une des raisons qui fait que le deuxième REP est si bien vu en Corse, c'est qu'il y a régulièrement des incendies, vu la chaleur qu'il peut y avoir. Et le deuxième REP, à chaque fois, intervient avec les populations civiles et évidemment avec les pompiers. Mais le rôle des armées, là on le voit notamment en Gironde, c'est vraiment la détection, la surveillance, l'ouverture d'itinéraire.
Quand vous êtes dans une zone boisée, compliquée, montagneuse, ils ont des spécialistes qui font les ouvertures d'itinéraire pour les pompiers. C'est la création de pare-feux. C'est-à-dire qu'avec leurs engins, ils vont faire des pare-feux, ce qui va éviter à l'incendie de se nourrir. Parce qu'ils ont dégagé le terrain, c'est tous les travaux du génie avec le matériel du génie, l'héliportage et l'hélisurveillance. Par exemple, la nuit, les canadaires ne passent pas. Oui, mais les plumas, eux, peuvent traiter les incendies de jour comme de nuit. Et les plumas, souvent, c'est d'anciens militaires qui les pilotent parce qu'ils les ont pilotés pendant les armées.
Et le feu tactique, c'est-à-dire que le feu tactique, c'est une coupure avec un feu pour éviter que l'incendie puisse passer. Et ça, c'est vraiment des spécialités de nos armées avec des hommes qui sont mobilisés. Il y a 600 sapeurs-sauveteurs qui sont mobilisés déjà dans le sud. On oublie souvent que les pompiers de Paris, ce sont des militaires. Alors oui, eux ont un statut un petit peu à part, effectivement. Comme les marins-pompiers de Marseille, ce sont des militaires. Et puis, dans les moyens, on nous annonce que l'A400M, vous savez, c'est le 400M d'Airbus. C'est ce qui a remplacé le Transal, les Hercule 730.
C'est un gros porteur qui, normalement, transporte des blindés, va transporter des hélicoptères. Il peut mettre sans cesse parachutiste. Là, il y a eu des essais qui ont été faits à Nîmes au mois d'avril. On met à l'intérieur de l'A400M un gros réservoir. Et il va avoir la capacité d'envoyer 10 tonnes d'eau en 10 secondes. Le problème, c'est le temps pour le charger.
Alors, justement, c'est très important ce que vous dites sur les moyens aériens. Écoutez, Sophie Brocas, la préfète de la Nouvelle-Équitaine, qui comprend la Gironde, bien sûr, qui faisait tout à l'heure l'inventaire.
Les moyens aériens, aujourd'hui, sont renforcés par le ministre de l'Intérieur. Donc, nous avons 4 Canadair et nous avons 3 bombardiers d'eau, plus, évidemment, les hélicoptères de reconnaissance du feu. Voilà, donc des moyens importants. Mais, je le dis, nous allons en avoir besoin parce que cet incendie n'est pas encore fixé.
Alors, on voit bien qu'il y a l'utilisation, mais notamment l'A400, elle dit après, parce qu'elle est interrogée dessus, elle dit, on va faire des tests, mais ça aurait été bien de les faire avant, Joseph.
Il y a eu un premier texte au mois d'avril, mais tout n'est pas terminé, parce qu'il faut la formation et la qualification des équipages. Il faut savoir que c'est un avion, un gros porteur, donc, qui est plus gros que les avions qui, aujourd'hui, interviennent, c'est-à-dire qu'il est moins manœuvrable. Et quand il faut manœuvrer à basse altitude et dans des zones compliquées, avec des vents compliqués, par exemple, comme une zone montagneuse, c'est très difficile à manier. Et donc, ça peut, voilà, si c'est arrivé en rase-motte en pleine, ça peut se faire, mais généralement, les incendies sont rarement, enfin, les plus difficiles sont en montagne.
Et puis, dans les moyens, oui, il y a des moyens affectés, mais quand on nous dit qu'on a 12 Canadair, l'AFP nous disait mardi soir qu'il n'y en avait que 8 qui étaient opérationnels. Donc, on a un gros problème qui n'a pas été anticipé depuis des années. Je rappellerai que Gabriel Attal nous a fait la facétie, en 2024, d'annuler deux commandes de Canadair, sachant que les Canadair ne seront pas livrés les premiers avant 2028-2030.
Bien. Merci pour ce point important. Alors, le Tour de France va arriver dans un instant. On regarde, on est sur plusieurs fronts, on marque une petite respiration, dans un instant, on fonce à l'Alpe d'Huez. Restez bien avec nous. Vous vivez une émission particulièrement intense, évidemment, édition spéciale pour les Feux de Forêt, nous y reviendrons, la Gironde, les Landes, etc. Nous avons nos trois vrais voix avec qui nous débattons des gros sujets d'actualité. Rose Tella, Geoffrey Vupero aussi, Joseph Touvenel, qui vient de nous faire un tour de table magnifique sur le rôle de l'armée par rapport à ces Feux de Forêt.
Et là, encore situation exceptionnelle, nous vivons l'arrivée de la 19e étape du Tour de France à l'Alpe d'Huez. Sud Radio, le Mac du Tour.
Avec Matoc, l'affineur des Pyrénées depuis 1950, en tête de peloton du savoir-faire fromager.
Avec notre consultant Pascal Chanteur, également président du syndicat des coureurs cyclistes français. Bonjour Pascal.
Bonjour à toutes et tous.
Mais c'est une étape de folie où un Français peut encore gagner, on est d'accord ?
Comme tous les jours, comme tous les jours. Leni Martinez, Leni Martinez est dans le final. Mais Pogacar est revenu dans les derniers kilomètres et ça va être un sprint ou alors Pogacar est en train de s'échapper.
Oui, parce que les 21 virages de l'Alpe d'Huez, un monde incroyable. Tout le monde s'est bien tenu, il n'y a pas eu de problème.
Écoutez, il n'y a pas eu de problème, même s'il y a énormément de monde, vu qu'on va passer deux fois aujourd'hui et demain.
Bon, 14 coureurs étaient en tête au pied de l'Alpe d'Huez, parmi lesquels des Français, Bruno Armiraille pour aider Sepp Kuss, l'Américain et surtout Leni Martinez qui est dans le top 10, qui pouvait gagner l'étape. Le seul problème, et nous entrons dans le final, c'est parti ! Le seul problème, c'est que l'ordre maillot jaune, Tadej Pogacar, qui n'a jamais gagné ici à l'Alpe d'Huez, où les plus grands se sont imposés, comme Bernard Hinault, comme Eddy Merckx, eh bien, Tadej Pogacar a attaqué. Il est revenu petit à petit sur ce trio avec Richard Carapace qui se bat tout au long de cette étape contre Valentin Paré-Peintre, notre Français qui porte le maillot blanc à poids rouge.
Il est revenu sur Leni Martinez, il est revenu sur Sepp Kuss, et là, Tadej Pogacar a lâché tout le monde, dans la dernière petite montée, alors que Leni Martinez se bat pour essayer de revenir sur le maillot jaune. Richard Carapace est en troisième position. Victoire de Tadej Pogacar, qui assoit plus que jamais sa domination sur le Tour de France, qui gagne enfin à l'Alpe d'Huez. Deuxième place pour Leni Martinez, qui s'en veut notre jeune Français, qui va faire un rapproché encore au classement général.
Il était septième au général, il fait deuxième, juste devant Richard Carapace, l'équatorien, qui pendant les trois premiers cols a été dominé par Valentin Paré-Peintre, qui a dominé Valentin Paré-Peintre dans la quatrième ascension pour les points du meilleur grimpeur. Et là, Richard Carapace, qui fait troisième et qui marque aussi des points. Il y a des luttes à tous les niveaux, Pascal Chanteur.
Oui, oui, si on peut revenir sur l'arrivée, Leni Martinez a fait une petite faute de rester dans la roue de Richard Carapace quand Pogacar a attaqué dans les derniers vectomètres. C'est ce qui lui vaut peut-être la victoire ce soir.
Ah, vous pensez que si Leni Martinez était resté dans la roue de Pogacar, c'était jouable ?
Peut-être qu'il aurait pu tenir la roue, parce que rappelez-vous, à 5 kilomètres de l'arrivée, il est resté bien consciencieusement dans la roue de Pogacar qu'il l'a ramené sur Carapace. Et vous savez, quand il y a un trou, quand il y a un coureur qui fait un trou devant vous, c'est difficile de réagir immédiatement.
Et d'autant plus quand c'est Tadej Pogacar. Donc quatrième place pour Sepp Kuss. Les trois gros échappés du jour qui ont donc vu passer la bombe Tadej Pogacar. Et là maintenant, Pascal Chanteur, c'est la lutte pour le podium. Remco Evenpool, le champion olympique, s'est échappé. Il a lâché et Del Toro et Sexas. Et le problème, c'est pour la troisième place pour le podium. Paul Sexas est en difficulté, le français, Pascal Chanteur.
Oui, oui, oui, tout à fait. Evenpool a attaqué en premier. Il a pris du large. Derrière, Del Toro a lâché aussi Paul Sexas. Et là, je ne peux pas vous dire, je n'ai pas les images devant les yeux. Là, Remco arrive. Remco arrive. Et Del Toro ne va pas tarder derrière.
Oui, et au dernier pointage, il y avait dix secondes. On garde bien sûr l'antenne avec vous, Pascal Chanteur, jusqu'au passage de Paul Sexas. Donc, alors, anecdotique, Tobias Johanesen, qui faisait lui aussi partie du grand groupe d'échappés, vient de passer la ligne. Et donc, la suite des leaders. Quel écart, encore une fois, creusé par Tadej Pogacar sur ces suivants. Remco Evenpool, plus que jamais, bien assis sur la deuxième place du podium du Tour de France. Le Belge qui passe ici avec, donc, quelques mètres d'avance sur Isaac Del Toro, le maillot blanc, le mexicain, le coéquipier de Tadej Pogacar. Est-ce que Paul Sexas va revenir sur le maillot blanc ?
Est-ce que Paul Sexas va limiter la casse ? Voilà, top pour Isaac Del Toro. Et derrière, Ayuso et Sexas, top ! Voilà, bon, ça reste très serré. Tout est encore possible pour Paul Sexas pour aller chercher le podium. Merci, Pascal Chanteur. On se retrouve tout à l'heure pour un point précis. Ça sera à 18h50.
Avec Matoc, l'affineur des Pyrénées depuis 1950, en tête de peloton du savoir-faire fromager.
Les vraies voix Sud Radio. Allez, on retrouve nos trois vraies voix pour le premier des grands débats de la soirée. Geoffrey Vupero, chef d'entreprise et chroniqueur sur la chaîne Rooftop français, qui est un média qui s'adresse notamment à la communauté asiatique de France. Et puis Joseph Touvenel, éditorialiste politique, directeur de la rédaction de Capital Social. Rost, artiste et président du collectif Banlieue Active. Artiste, notamment rappeur. On connaît vos tubes. Messieurs, c'est parti pour la question du soir. Vraie voix Sud Radio. 7000 départs de feu ont déjà été recensés dès le début de la saison estivale selon le gouvernement.
Le Var, les Pyrénées-Orientales, Fontainebleau, la Gironde, l'Élande. La France brûle de plus en plus au fil des étés qui passent. 9 incendies sur 10 résultent d'une action humaine. La crainte, la colère, l'incrédulité nous obligent à imaginer le pire. D'où notre question du soir. Hashtag incendie. En période de risque, faut-il instaurer l'état d'urgence pour prévenir les feux de forêt ? Parce qu'on en est à se poser cette question, Geoffrey Vupero. Rappelons ce qu'est l'état d'urgence parce que ce n'est pas anodin. C'est un régime juridique exceptionnel qu'on peut déclarer s'il y a un péril grave pour l'ordre public.
C'est une question difficile mais c'est une vraie question. Est-ce que dans certaines circonstances il faudrait limiter les déplacements des gens ? En réalité, comme on a abordé tout à l'heure, je pense qu'une prévention suffisante serait une meilleure solution parce que restreindre les libertés des gens comme on a connu par le passé, je ne pense pas que ce soit une solution viable. Rost ?
Je partage à 1000% parce que comme vous le soulignez, l'état d'urgence, ça ne rappelle pas toujours des bons souvenirs. On l'a vécu d'ailleurs à l'occasion du Covid, notamment pour la dernière fois. Sinon, c'est en période de guerre. Souvent quand il y a eu les attentats, c'était pareil. Ça renvoie quand même à énormément de choses. Il faut être extrêmement vigilant sur la privation des libertés. Toutefois, il est fondamental et on le rappelle, de faire de la prévention. En France, on ne se rend pas compte, mais on est toujours en train d'essayer de corriger, soit par la répression, soit on essaye de courir après les choses une fois qu'elles sont déjà là.
Alors qu'on passe notre temps, et c'est le rôle d'ailleurs de beaucoup d'associatifs comme nous par exemple, on prévient les politiques en permanence. « Attention, attention, il faut agir, il faut prévenir, il faut prévenir, il faut éduquer les gens. » Rendez-vous compte que c'était pendant le Covid que certains ont appris qu'il fallait se laver les mains. Oui, oui, on est d'accord. Donc, il faut faire ce travail en permanence.
« Justement, sur ce sujet et les catastrophes naturelles, effectivement, ça fait 20 ans, 30 ans qu'on entend parler de changement climatique, et finalement, on en entend parler encore, on est en manque de matériel. Qu'est-ce qu'on a fait à part du politique ? On aurait pu entrer dans la pratique et installer des systèmes de prévention ? »
Messieurs, je vais me faire l'avocat du diable et je vais lancer là-dessus un autre diable, Joseph Touvenel. Sur la prévention, je vais vous donner un petit cas de figure, je ne sais pas s'il m'écoute, mais bon, ça le fera sourire. J'ai dans ma résidence un gardien, vous savez, et puis il a sa fille qui a son chéri et son chéri fume, mais alors vraiment non-stop. Et deux, trois fois, le soir, je le vois, il jette les mégots de cigarette par terre. Qui est-ce qui les ramasse ? C'est son beau-père, donc mon gardien. Vous comprenez ?
Donc, si on en est, parce que moi, je veux bien faire de la prévention, mais pour qu'un gars comprenne que s'il jette son mégot de cigarette, bien, un, déjà, quand ça concerne le père de sa chérie qui est obligé de les ramasser un par un, vous voyez où je veux dire où on en est ? C'est plus de la prévention,
ça s'appelle de l'éducation. Oui, exactement. D'abord, on ne balance pas son mégot. Qu'il fasse chaud, qu'il fasse froid, on ne balance pas son mégot. Mais d'ailleurs, la meilleure des préventions commence par l'éducation. C'est l'éducation qu'on donne aux enfants dès le plus jeune âge qui devraient se continuer le long de la scolarité. Et puis, moi, j'ai fait beaucoup de scoutisme. On faisait des feux. On faisait des feux en forêt, mais on nous apprenait à les faire. On apprenait à protéger. Et je n'ai jamais vu déclencher un incendie. C'est-à-dire que c'est aussi de l'éducation. Le milieu naturel se respecte. D'abord, on ne jette pas ses saloperies, pas plus un mégot qu'autre chose.
Et si on allume un feu, on prend les précautions au préalable et on n'allume pas de feu dans période de sécheresse comme aujourd'hui. Pour l'état d'urgence, moi, je suis d'accord. L'état d'urgence, c'est la privation des libertés essentielles. On ne déclenche pas n'importe quand et n'importe comment. Et on a vu sous le Covid les excès que ça amenait. Je rappelle ce couple qui se promenait sur une plage et qui était traqué par un hélicoptère de la Gendarmerie à la Ligue Nationale. Donc, non seulement ça nous coûte très cher, c'est ridicule, mais c'est une véritable atteinte aux libertés.
Plus les petits papiers qu'il fallait remplir pour circuler, on a atteint une atteinte véritable à la liberté. Je ne tiens pas à ce que ça se reproduise trop souvent.
Alors, juste un rappel, par exemple, le commandant Jean-Marc Sicard, chef de poste de commandement des pompiers pour l'incendie du Var, qui... Alors, non, pardonnez-moi, je me suis trompé sur le choix du son. C'est Marc Vermelaine que je voulais écouter. Marc Vermelaine, le directeur départemental des services d'incendie et de secours de Gironde. Écoutez, il parle des pompiers. Si on a dans l'objectif de prévention que vous soulignez avec beaucoup de talent, à prendre conscience de quelque chose, écoutez comment il décrit l'état dans lequel son nom pompier, donc Marc Vermelaine.
27 sapeurs-pompiers qui ont été pris en charge, 6 qui ont été transportés, 5 par rapport à une intoxication monoxyde de carbone et 1, suite à une explosion de bouteilles de gaz, il a eu une fracture ouverte de la cheville. Je tiens à signaler qu'il s'agit d'un sapeur-pompier de Sainte-et-Marne et j'en profite pour remercier l'ensemble des sapeurs-pompiers de France qui viennent nous aider et notamment les franciliens mais également tous les autres. Nous n'avons pas eu connaissance, que ce soit les forces ou que ce soit les sapeurs-pompiers de victimes potentielles dans les quelques 53 maisons que malheureusement nous avons abdéprurées comme étant détruites.
Voilà, je voulais que vous écoutiez ce son parce qu'il dit plein de choses. Il dit que tous les soldats du feu de toute la France sont là, qu'ils se blessent, qu'ils sont... Vous voyez, vous parliez de situations extrêmes. N'en est-elle pas une ?
Bien sûr. Et on peut rappeler aussi Anthony Bertome et Wilfried Schmitten qui sont les deux pompiers qui sont décédés dans leur véhicule. Et c'est pas pour ça qu'il faut... D'ailleurs, sur ces territoires là où il y a les incendies, la gendarmerie empêche de passer. On régule, on évacue des populations. Et d'ailleurs, on évacue des populations, ce qui est très difficile. Là, on apprend, c'est des milliers de personnes qui sont évacuées et relogées. La preuve que ça ne nécessite pas l'état d'urgence. L'état d'urgence, c'est aussi la privation des libertés. C'est le contrôle notamment de ce que vous pouvez dire sur Sud Radio. Attention à ce qu'on veut faire.
Par contre, qu'on prenne des décisions drastiques sur les territoires concernés, notamment pour la circulation des personnes et des véhicules. Oui, c'est normal. C'est du bon sens. C'est ce qui a été fait d'ailleurs quand Fontainebleau s'est embrasé. Par exemple, ils avaient coupé la A6 et les routes d'à côté. Mais il faut continuer. les pompiers, les profs, les pompiers, les soignants sont des gens pour qui j'ai une admiration sans borne parce que ce sont des gens souvent qui donnent plus que ce qu'ils devraient donner pour notre société et pour le bien-être de tous. Donc, saluer vraiment le travail qu'ils font actuellement et les encourager là-dedans.
Bon, alors vous l'avez compris, on souhaite toujours faire cette question qui se veut toujours un petit peu iconoclaste. Aller puiser dans ses retranchements de la réflexion hashtag incendie en période de risque. Faut-il instaurer l'état d'urgence pour prévenir les feux de forêt ? Que disent nos auditeurs ? Déjà au 0826 300 300 Fiona de Nîmes. Bonsoir Fiona.
Bonsoir Pierre-Éric. Bonsoir tout le monde.
Merci, merci de prendre le temps de nous donner votre sentiment parce que c'est vrai qu'il y a tellement, tellement de ressentis là, de colère qu'on se dit mais est-ce qu'il ne faut pas marquer vraiment le coup ? Qu'en pensez-vous ?
Malheureusement, je suis de votre avis. Je vous écoute depuis 5 minutes là au Téléphone. Moi je suis de nuit mais j'ai déjà été évacuée par rapport à un incendie. Donc à mon avis, instaurer l'état d'urgence en période de risque de forêt peut être une solution. alors mais il faut prendre avec des pincettes ce que je dis mais uniquement dans des situations exceptionnelles donc là en l'occurrence
bien sûr
que les conditions météorologiques sont extrêmes ou que le risque est très élevé je pense qu'il est légitime malheureusement de prendre des mesures aussi drastiques par rapport à la population qu'on a dans le sens où il n'y a personne qui est responsable jamais mais vous parliez du fils de... Du gardien le fils de mon gardien Voilà À un moment donné effectivement c'est l'éducation qui nous manque Vraiment C'est...
Bon bref Voilà Donc il faut la prévention la sensibilisation du public le renforcement des moyens de sécurité civile reste selon moi c'est une priorité on ne peut pas demander à des soldats du feu d'aller au front et de ne pas leur donner les moyens je trouve ridicule actuellement le peu de bombardiers qu'on a de... Oui
de moyens de moyens effectivement Oui oui Joseph Joseph nous l'a bien rappelé Oui Joseph en fait
il y a une confusion Ce que vous dites Fiona est tout à fait exact et c'est aussi du bon sens dans les zones sensibles mais en fait l'état d'urgence c'est une définition juridique L'état d'urgence ça date de 2020 c'est un régime d'exception en cas de crise sanitaire Oui Voilà Oui mais on tourne autour quand même Joseph C'est pour ça Moi mon rôle c'est de vous provoquer On n'est pas dans une crise sanitaire On est dans une crise et d'ailleurs les préfets ont tous les moyens de prendre des mesures drastiques et des mesures d'urgence dans les territoires et dans les secteurs concernés et ça c'est bien
Mais là tout à l'heure d'ailleurs à 18h30 on fera un point très précis avec Quentin Barbaza qui interrogera Rémi André notre monsieur météo et Rémi nous annonce alors des orages secs du vent tourbillonnant et là franchement enfin toutes les conditions sont requises Quentin Saunier sur la chaîne YouTube de Sud Radio que disent les auditeurs de Sud Radio pour la question ? Eh bien ils répondent oui à 75% il faut instaurer l'état d'urgence pour prévenir les feux de forêt on a beaucoup de commentaires avec ce sondage mais qui vont plutôt
à l'encontre du sondage on a Gaëtan qui nous dit quand on en vient à l'état d'urgence c'est là qu'on constate que nous sommes devenus un pays pauvre et on a Lilou
qui va dans son sens elle dit avant l'état d'urgence il faudrait déjà des Canadaires Oui mais voilà c'est cela Geoffrey Vupero
Il y a quelque chose qui me dérange avec cet état d'urgence c'est toujours cette fuite en avant vers plus de restrictions dans tous les domaines en réalité on avance vers une restriction de liberté parce qu'il y a une peur
et c'est vrai mais on ouvre une boîte de pendants
par exemple
les incendies alors on sait qu'à 90% c'est d'origine humaine mais la majorité des incendies sont liés à une activité qui est une activité liée au travail par exemple Fontainebleau l'incendie à côté de l'autoroute A6 c'est parce qu'il travaillait et alors ils l'ont pas fait volontairement mais qu'en faisant une soudure il y a des étincelles etc dans les Landes aussi il faut avoir conscience et le gros incendie qu'il y avait eu dans les Landes je crois que c'est en 2022 de mémoire ou 2020 je sais plus c'était parti d'un véhicule c'était pas une activité voilà et l'autoroute d'urgence n'aurait rien changé bien bon
dossier très intéressant évidemment l'objectif c'est de réfléchir en tout cas merci à tous pour vos réactions dans un instant un de nos auditeurs l'auditeur fil rouge du soir va être justement challengé il devra être ministre de la sécurité civile on va l'écouter à tout de suite
là la fin