Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLe Média· 13 janvier 2026 20 min

PROCÈS LE PEN : POURQUOI CELA PEUT ÊTRE PIRE QUE PRÉVU

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Ah là, je suis trop contente, c'est ma série préférée qui reprend. Mais non, c'est quoi ? L'affaire des assistants parlementaires à Renes.

En plus, il paraît que cette saison va être dingue. Peut-être que le perso principal va prendre sa retraite à la fin. J'ai entendu dire ça.

On sait pas. Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le mardi 13 janvier et aujourd'hui c'est le retour à la case tribunale pour Marine Le Pen.

Presque la case départ d'ailleurs parce que en appel, les magistrats repartent de zéro et réétudie l'affaire en entier. C'est celle des assistants parlementaires. Vous vous souvenez cette gigantesque magouille financière tentaculaire sur plusieurs années qui visait à financer le parti en se servant dans les deniers des contribuables européens.

Bref, le RN ExFN a tapé dans la caisse d'argent public et ce pendant des années montant du pactol plus de 4 millions d'euros tout de même grâce auquel le Rassemblement national a pu prospérer et se développer. Alors, en première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à 4 ans d'emprisonnement dont deux enfermes aménageables et 100000 € d'amende pour détournement de fonds publics. Mais surtout, cette peine était assortie d'une inéligibilité de 5 ans avec exécution immédiate.

Autrement dit, un gros caillou dans la godasse pour celles qui comptaient évidemment briguer l'Élysée une nouvelle fois, la 4e en 2027 et surtout celle qui n'a jamais été le mieux placée pour l'emporter vraisemblablement. Ça tombe quand même très mal pour elle. Depuis ce coup de massu, la toolière de l'extrême droite française tente par tous les moyens de pouvoir se présenter après des tonne de jémiade de remise en cause de l'état de droit et de l'indépendance de la justice.

Elle a tenté plusieurs recours devant le Conseil d'État et la Cour européenne des droits de l'homme. À chaque fois, elle a été renvoyée dans les cordes. Elle joue désormais le tout pour le tout avec ce procès en appel qui doit durer 5 semaines.

Ce matin pour le début du procès, le média s'est rendu au tribunal. Je vous laisse avec les images de mes collègues Nadia Swini et Andre Manivit. Et ben un état d'esprit qui tend à vouloir demander à la cour d'appel de confirmer la décision du tribunal en ce qui concerne l'existence d'un détournement de de fonds public très important puisqu'on est sur plusieurs millions de d'euros organisé dans le cadre d'un d'un système quelque chose qui était systémique à ce moment-là centralisé organisé au plus haut au plus haut niveau.

Voilà ce que nous venons de demander à la à la cour d'appel. Ce que vous demandez à la cour d'appel, c'est aussi de confirmer cette peine d'inésibilité avec les substitue pas je me substitue pas au procureur au procureur général au parquet en 40 qui était le parti civile. Je ne suis pas là pour demander une peine ça appartient au procureur de le faire.

Pour notre part, on se contentera en se contentera, ce qui est déjà pas mal de demander effectivement la la condamnation pour un détournement de fond public. C'est c'est le point le plus important pour nous. J'ai le souvenir de certains responsables du Rassemblement national parler de Marine Le Pen victime.

Nous nous trompons pas. La victime c'est bien le Parlement européen. C'est bien au Parlement européen.

Donc aux citoyens européens donc aux citoyens français auquel on a détourné et volé plusieurs millions d'euros. Alors la décision de la cour d'appel est attendue pour cet été et c'est à ce moment-là que tout se jouera et que sera décidé qui de Marine Le Pen ou Jordane Bardella sera candidat pour le RN en 2027. Même si désormais tout semble indiquer que cela n'aura aucune espèce d'importance.

Elle permettra simplement d'être une manière de rassurer l'électorat frontiste en montrant que le parti en a sous la semelle et au passage de faire passer un petit message au juges. Quelle que soit leur décision, elle ne raléira en rien l'ascension annoncée du RN. Que ce soit Marine Le Pen, Jordane Bardella ou un canard boîteux en fin de MU.

Sur le bulletin, l'issue restera exactement la même. À l'extrême droite, l'incarnation ne compte plus. Tout ce qui importe aux électeurs, c'est la marque RN.

Le projet politique est presque secondaire à ce stade. Les écarts d'ailleurs de lignes entre Marine et son Poulin, notamment sur le plan économique, n'intéressent même pas leur électorat. Ils veulent juste parier sur le Bon cheval celui qu'il pense capable de franchir la ligne d'arrivée.

Alors en mars dernier, la condamnation est tombé comme un coup de tonner et l'idée d'un barda candidat a pris tout le monde de cours. Même en interne, personne n'avait osé vraiment y penser. Quelques mois plus tard, l'onde de choc est digérée et le plan B est parfaitement intégré chez les frontistes comme chez leurs adversaires.

Et c'est même pire que ça, la jeune recrue a tendance à coiffer au poteau son aîné. Du moins, c'est ce que racontent les derniers sondage. D'après l'Institut Verriant pour le monde et la revue l'hémicycle, 49 % des Français considèrent que le trentenaire qui n'a jamais bossé de sa vie a le plus de chance de remporter l'élection présidentielle.

Ils sont, attention 18 % à penser la même chose pour Marine Le Pen. Alors moi à sa place, j'aurai les nerf honnêtement. Imaginez un peu, ça fait 40 ans qu'elle attend ce moment.

Elle a bossé d'arrache-pied pour faire oublier à tout le monde par un miracle que je ne m'explique toujours pas, qu'ils ne sont rien d'autre que les héritiers des pires abominations de l'histoire. Et tout ça pourquoi ? Pour se faire doubler par le petit héritier légitime, même pas un Le Pen, plus vide de charisme qu'une page blanche, bête comme ses pieds et ce malgré un coaching à 133000 €.

Ah bah, c'est cruel. savoureux pour nous autres mais cruel pour elle. Mais au final l'issue du procès de Marine Le Pen ne changera rien.

Je persiste et signe à le dire. Le sondage commandé par le monde et l'hémicycle l'expose d'ailleurs très bien. Le parti d'extrême droite atteint un record historique d'adhésion à ses idées. 42 % des Français se déclarent d'accord avec ses propositions contre seulement 29 % avant la présidentielle de 2022.

C'est une véritable lame de fond. Et même si cela ne se traduit pas dans les faits, notamment depuis l'élection législative de 2024 dans l'imaginaire de l'opinion publique, le RN serait perçu comme le principal parti d'opposition à Emmanuel Macron avec une image très antisystème qui lui est tout à fait favorable. Et même si le parti est toujours vu comme xénophobe et raciste par la moitié des sondés quand même, peu importe, la majorité apprécie les positions hostiles à l'immigration portée par l'extrême droite.

Le business de la haine est vraisemblablement très porteur en France comme ailleurs. L'enquête laisse entrevoir une France coupée en deux à part quasi égal vis-à-vis du RN. D'un côté, un rejet ferme des électeurs notamment de gauche évidemment et puis quelques irréductibles un peu plus au centre et de l'autre une adhésion croissante notamment chez les électeurs de droite dites traditionnelles qui ont complètement fait sauter la digue depuis quelques mois voire année.

Cette fracture se traduit par des sentiments contradictoires vis-à-vis de l'évocation du parti, la peur d'un côté et l'espoir de l'autre. Ils sont en tout cas cités à égalité. Ça en dit long comme le note dans le monde et dit votre Indumine le directeur d'étude de l'institut.

C'est extrêmement révélateur du sentiment que le grand soir peut arriver et de l'autre d'une France qui en prend conscience et qui le craint. La photographie de l'instant livrée par l'Institut Verriant a beau être déplorante, elle n'a rien de véritablement surprenante, il suffit de mettre le nez dehors, de discuter avec des inconnus, de sortir de son cercle de confort ou même de rester dedans d'ailleurs pour que la réalité nous pète aux yeux. Le racisme, la peur de l'autre, le repli sur soi, ses sentiments nausés à bon sont devenus des moteurs de la vie politique sociale en France.

Les idées du RN de l'extrême droite ne se contentent plus de rester cantonné au meeting ou au réseau militant. Elles ont infusé dans chaque strate de la société. Même là où le cordon sanitaire semblait le plus solide, l'extrême droite n'est plus une marge.

Elle s'installe dans le quotidien subtilement mais durablement prête à dicter la norme, à légitimer la haine et à remodeler les consciences. Et même lorsque surgissent des scandales comme cette affaire des assistants parlementaires, un détournement quand même massif de fonds publics, on le rappelle, l'effet sur l'opinion publique est quasi nulle. Le RN s'en sort comme si de rien n'était.

Ces casseroles peuvent éventuellement offrir quelques arguments à ses adversaires pour tenter de déstabiliser le RN, mais rien de plus. Au final, l'ogre reçoit une flèche qui lui chatouille à peine l'épiderme, tout en l'alimentant son narratif victimaire. Et cela ne l'empêche pas de continuer sa route, écrasant tout sur son passage.

Il n'y a que éventuellement sur le plan personnel que Marine Le Pen joue gros. Trois scénarios s'offrent à elle. La relaxe, ça c'est le Saint- Gral évidemment, ou alors une condamnation avec ou sans possibilité d'être candidate.

Et là, ça se gâte. Le pire scénario est évidemment l'inéligibilité confirmée, mais ce n'est que guère plus reluisant que de pouvoir être candidate en prenant l'ordre et l'autorité. Le tout avec un bracelet au pieds.

Pour certains politologues, en cas de condamnation confirmée, Marine Le Pen risque de mettre fin à sa carrière politique. C'est le cas de Luc Rouban, chercheur au Sévipov, qui estime qu'elle ne parviendrait pas à maintenir son influence sans mandat. Il rajoute même que ce serait une Aubène pour certains ORN qui ne seraient pas mécontents de rompre définitivement avec l'héritage Le Pen.

Finalement, la cerise sur le gâteau de la normalisation, une stratégie, on le rappelle, concoctée par la fille et qui serait donc scellée par sa propre éviction. Encore une fois, c'est cruel mais savoureux quand on regarde ça depuis l'autre côté. Alors, c'est peut-être bientôt la retraite pour Marine Le Pen à 57 ans.

Il y a de quoi faire rêver. tous les travailleurs de France, monsieur l'ennui d'agette, elle pourra toujours s'occuper de son petit élevage de chat. Reste qu'elle devrait dire au revoir à la politique définitivement et surtout au patrimoine familial.

Le fameux parti légué par son père à peine un an après qu'il ait cassé sa pipe, mais qu'on ne s'y trompe pas. Enterrer les Le Pen n'est pas enterré l'extrême droite en France. Pendant toutes ces années, elle a semé une meute de successeurs prêt à bondir dès que l'occasion se présentera.

Et avant de passer au reste de l'actualité du jour, le média a un petit message pour vous. Depuis plus de 8 ans, nous tenons bon dans un paysage audiovisuel toujours plus concentré et réactionnaire. Chaque jour, plus de 25 travailleurs et travailleuses écrivent enquête, film, montent.

Chaque jour, il et elle mènent la bataille de l'info. Mais pour tenir, nous avons évidemment besoin de vous. notre antenne, notre histoire, c'est vous qui la faites vivre.

Alors, si vous le pouvez, aidez-nous à continuer à vous informer et à créer un paysage audiovisuel plus juste, plus social et plus solidaire. Abonnez-vous ou faites un don défiscalisé aux médias. Toutes les infos sont sur notre site internet, c'est hyper important pour nous et grâce à vous, le combat pourra continuer.

Ce matin, au moins 350 tracteurs ont fait leur entrée dans Paris pour exiger des actes concrets et immédiats en faveur de la souveraineté alimentaire. Le convoi composé majoritairement de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles FNSEA et des jeunes agriculteur s'est ensuite installé devant l'Assemblée nationale avec l'autorisation de la préfecture. Vers 14h, une délégation a été reçue par le cabinet de Sébastien Lecnu.

La ministre de l'agriculture, Annie Jeunev, a alors indiqué que le premier ministre devrait prochainement faire des annonces à ce sujet. Ce matin, Jeunev appelé au calme et au respect des personnes et des biens tout en affirmant comprendre les inquiétudes exprimé par les agriculteurs. Les mobilisations se poursuivent donc partout en France notamment pour dénoncer le projet de traité de libre échange entre l'Europe et les pays du Mercosour.

Hier au Havre, des dizaines de camions ont été contrôlés afin de confisquer les marchandises lorsqu'elles proviennent d'un pays extérieur àux. Sur la 64 à Carbone, près de Toulouse. Les forces de l'ordre ont tenté cette nuit de déloger les agriculteurs qui bloquent la voie depuis plus d'un mois.

Les ultras de la 64 ont finalement accepté de lever le blocage. C'était ce matin, mais les mouvements de contestation dépasse aussi la France. Et hier, des manifestations ont eu lieu en Italie, en Pologne et en Irlande, soit des pays directement concernés par l'accord de libre échange entre l'UE et le Mercosour.

La signature du traité est prévue ce samedi 17 janvier au Paraguay et on le rappelle à l'origine de la colère agricole de décembre, c'était aussi la question de la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse Bovine. Ce mardi matin, les organisateurs du salon de l'agriculture ont annoncé qu'il n'y aurait pas de beau vin lors de l'édition 2026 pour justement éviter les risques de propagation de la maladie. Évidemment, on continuera à suivre les mobilisations des prochains jours dans nos différentes éditions.

Ce mardi marque le retour des discussions autour du projet de loi de finance 2026 à l'Assemblée nationale. Faute d'accord trouvée avant la fin de l'année dernière. Les députés sont contraints de reprendre l'examen du texte.

Cette nouvelle lecture s'ouvre sur la base du texte adopté par le Sénat après le rejet quasi unanime du projet en première lecture à l'Assemblée. Au cœur des discussions de ces prochains jours, la question des recettes fiscales et des dépenses publiques. Les économies exigées des collectivités territoriales suscitent une vive opposition à gauche alors que le gouvernement continue de défendre un budget qu'il juge responsable.

Une large partie des députés y voi au contraire une politique d'austérité. De même, certaines mesures fiscales, notamment celles touchant au carburant ou encore aux infrastructures routières, continuent d'alimenter la contestation à droite. L'exécutif continue d'affirmer vouloir aboutir à un compromis parlementaire malgré les divergences sur ces différentes questions.

Si Sébastien lecornu s'était engagé au début de son mandat à ne pas recourir à l'utilisation de l'article 493, la porte-parole du gouvernement Mauxbrégon semble en revanche plus nuancé sur cette question. Rien n'est exclu mais personne ne pourra faire l'écondomie du compromis. Quel que soit le mode parlementaire que vous utilisez, la procédure législative, vous devez vous mettre d'accord sur le fond du budget.

Et aujourd'hui, on a encore quelques points bloquants, quelques équations que nous n'arrivons pas à résoudre. Je pense à la question euh des grandes entreprises et de ce surpôt sur les sociétés. Il y a des discussions.

Je pense à la question de la contribution des collectivités territoriales. Là encore, entre ce qui avait par exemple proposé le gouvernement et ce qui a proposé le Sénat, il y a un écart qui est important. Le tout avec un déficit qui, je le redis, doit être inférieur à 5 %.

Mais enfin, aujourd'hui commence les discussions en hémicycle. Ça va être un moment absolument décisif pour pouvoir en tout cas c'est notre souhait dénouer les quelques points bloquants. Des personnalités politiques comme François Hollande ou encore Michel Barnier pousse également le gouvernement à faire le choix d'un passage en force au nom de la stabilité dis-il.

En attendant, l'examen des 3400 amendements devrai se poursuivre durant une dizaine de jours. Et on termine ce récap par un point sur les manifestations en Iran où la répression des manifestations se poursuit. La mobilisation ayant débuté le 28 décembre dernier avait notamment pour but de dénoncer la détérioration brutale des conditions économiques, l'inflation et la précarité grandissante d'une grande partie de la population.

L'ONG Iran Human Rights confirme la mort de 648 manifestants et l'arrestation d'environ 10000 personnes. Mais certains rapports effoquent un chiffre bien plus élevé allant jusqu'à 6000 morts. Dans un communiqué commun, les ONG Amnesty International et Human Right condamnent l'utilisation illégale de la force et des armes à feu.

De son côté, le haut commissaire de l'ONU au droits de l'homme se dit torrifié par la répression des manifestations, je le cite, "Il faut cesser de tuer des manifestants pacifiques et il est inacceptable de qualifier les manifestants de terroristes pour justifier la violence à leur égard. L'accès à internet largement coupé dans le pays depuis jeudi dernier sur l'ordre des autorités reste toujours inaccessible dans de nombreuses régions. Le chef de la diplomatie iranienne a qualifié ce matin sur Aljazira ses coupures par l'existence supposée d'opérations terroristes liées aux manifestations.

Sur la scène internationale, les réactions se multiplient. Hier, Donald Trump a annoncé que tous les pays commerçants avec l'Iran seraient soumis désormais à des droits de douanes de 25 %. La présidente de la Commission européenne, Ursula Vanerleyen, promet de son côté que de nouvelles sanctions contre Teran allaient être rapidement proposé aux 27 pays membres.

Ce mardi, le ministre des affaires étrangères français Jean-Noël Barreot a convoqué quant à lui l'ambassadeur iranien pour dénoncer, je cite, la violence d'État qui s'est abattue aveuglément sur les manifestants pacifiques. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé.

Et n'oubliez pas que l'indépendance a un coût. Alors, si vous avez envie et la possibilité de nous donner un précieux coup de pouce, n'hésitez pas à vous abonner au médias ou à faire un don défiscalisable sur notre site internet. Vous pouvez aussi parler de nous autour de vous et nous suivre sur les réseaux sociaux.

Et d'ailleurs, en attendant la TNT, retrouvez-nous sur nos deux chaînes YouTube, le Média et le Média 247 pour ne rien rater de nos programmes. Très bonne soirée sur le média.

PROCÈS LE PEN : POURQUOI CELA PEUT ÊTRE PIRE QUE PRÉVU — Marine Le Pen · Pourquijevote