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interviewBFM TV (sur YouTube)· 3 juillet 2025 14 min

Cécile Kohler et Jacques Paris, droits de douane,énergies...Emmanuel Macron s'exprime dans l'Aveyron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Vous avez aussi évoqué la possibilité d'une taxation à 25 %. Donc vous pouvez avoir un petit éclaircissement sur ce point. Est-ce que c'est 10 + 15 ou non ?

Alors je vous répondre très précisément. Merci de votre question et elle est importante pour tous ceux qui nous écoutent. Moi le souhait et ce que nous défendons depuis le début c'est d'avoir l'accord le plus ambitieux le plus rapide possible.

Et quand je dis l'accord, le plus ambitieux c'est zéro pour zé parce que nous on pense que ce ne sont pas les tarifs qu'il faut avoir entre les États-Unis et l'Europe, mais un marché ouvert où les produits puissent circuler avec évidemment ensuite les éléments de qualité, les normes qui existent de part et d'autre. Mais la solution c'est pas les tarifs. Donc nous on est pour un accord Z0 pour Z0 le plus vite possible.

Là c'est 10 % qui s'appliquent. Ce qui pèse sur nous, c'est potentiellement 25 ou davantage. C'est ce que je disais tout à l'heure, c'est la menace s'il n'y avait pas d'accord.

Le souhait qui est le nôtre et il y a je crois vraiment un très fort consensus, on a vécu au dernier Conseil européen, c'est que la négociation qui est menée en notre nom par la Commission européenne puisse être conclue et donc qu'elle soit conclue et qu'elle permettent bah d'obtenir ce qui est le minimum aujourd'hui pour les Américains 10 % donc 10 % pour 10 % et c'est ce qui a été par exemple négocié par les Britanniques que sur certains secteurs où le 0 % de tarif préexistait je pense à l'aéronautique qui en a beaucoup besoin et qui est important pour la région puisse avoir et puis qu'il y ait aussi des accords qui soient trouvés dans certains domaines. Par exemple, le gaz liquéfié, on va être des acheteurs pour continuer de se désensibiliser du gaz russe, que ce soit valorisé dans l'accord, que les efforts de défense soient valorisés. Voilà.

Mais pour moi, le bon accord, c'est un accord qui est conclu le plus vite possible avec les tarifs les plus bas possibles et qui doit être juste et ferme. C'est-à-dire que si malheureusement le choix américain est de mettre les tarifs sur nous, que ce soit compensé par une réponse de notre part qui incitera à démanteler tout ça. Je le pose un Percure.

Vous êtes tout à l'heure plutôt optimiste dans le la négociation juridique qui doit être donné. Vous avez dit je sais pas si on va la gagner ou pas. Est-ce que c'est l'optimisme qui Non, c'est la volonté.

Je je vais vous dire très clairement, je l'ai dit en l'état nous nous sommes opposés à cet accord et donc si l'accord n'était pas modifié, on se bat pour avoir une minorité de blocage qui permettrait de bloquer cet accord. Maintenant, on se bat aussi pour que cet accord soit amélioré. Et c'est tout ce qu'on est en train de faire avec plusieurs partenaires.

On a créé une coalition avec les Polonais, les Roumains, les Belges, les Italiens et plusieurs autres pays européens qui ont les mêmes problématiques que nous. En fait, ce qu'on dit c'est c'est un accord pour plein de secteurs qui est très bon, mais on peut pas sacrifier des filières agricoles. Et donc pour pas les sacrifier, qu'est-ce qu'on veut faire ?

On veut qu'il y a ce qu'on appelle des clauses de sauvegarde qui que si d'un seul coup ça venait déstabiliser un marché, on puisse dire stop. C'est ce genre de clause qu'on avait utilisé il y a quelques années avec l'Ukraine par exemple. Ça a bien marché et donc c'est ça qu'on veut négocier.

Donc nous ce qu'on demande c'est quelques pays, c'est ce qu'on appelle un protocole additionnel. c'est donc de compléter cet accord comme on le porte depuis le début pour qu'il puisse traiter les craintes légitimes que nous avons pour plusieurs filières agricoles. Et donc c'est ce que ce à quoi on travaille avec la ministre de l'agriculture, avec le ministre de l'Europe des affaires étrangères et il y a eu des premiers contacts avec les argentins et les Brésiliens pour leur expliquer cela.

Et donc nous en fait on a deux voies. Si le traité est maintenu en l'état, nous serons contre et on essaiera d'avoir une on se battra pour avoir une minorité de blocage et qui rentre pas en vigueur. Et puis en parallèle de ça, on se bat pour l'améliorer et qui prenne en compte bah les secteurs qu'on veut protéger parce qu'on pense qu'il serait déstabilisé par un tel accord.

Monsieur le président, deux de nos compatriotes sont accusés par l'Iran d'espionnage sur le compte d'Israël. Quelle est votre réaction à cette accusation ? Et très concrètement, que peut faire, que va faire la France maintenant ? parce qu'il faut mettre dès maintenant des sanctions pour faire pression sur le Il y a déjà beaucoup de sanctions qui existent comme vous le savez mais je veux ici dire un mot aux familles Paris et Colleur que j'ai reçu que le ministre a reçu à plusieurs reprises que nous suivons depuis le début leur dire mon affection et le soutien de la nation j'ai à plusieurs reprises je vais vous dire j'ai systématiquement parlé au président Péch et avant lui au président Raï de nos otages je reparlé ces derniers jours à deux repris prise au président Péch sur la question du nucléaire la situation mais mes deux discussions ont commencé par la question de nos otages connaît notre position ma préoccupation le choix qui a été fait est une provocation à l'égard de la France une offense et un choix inacceptable d'agressivité parce que nos deux compatriotes sont allés là-bas avec des engagements qui sont tout à fait respectables.

Ce sont des enseignants, ils avaient un engagement syndical. Mais se permettre de dire que ce sont des des agents de l'étranger qui auraient déstabilisé le régime et cetera. Je pourrais dire simplement que c'est fantaisiste si ça n'était pas criminel.

Et donc c'est inacceptable pour la France. Nous protégerons nos enfants et je peux vous dire que la réponse ne se fera pas attendre. Comment concrètement ?

Je vais appeler le président PIAN lui dire que lui demander de reasser évidemment cette qualification qui est gravissime et qui a des conséquences très grave. Lui dire le soutien absolu que nous portons en famille et dire que de toute façon si il maintenait dans les jours et les semaines qui viennent une telle qualification la France prendra des mesures de rétorsion. Monsieur le président vous savez mais j'en suis pas encore là parce que je veux d'abord le convaincre de reasser cela.

C'est une décision qui a été prise par des instances compétentes. Je vais en appeler au président iranien. Mais on peut pas accepter ça parce que ça ne correspond pas à la réalité.

C'est pas acceptable. Monsieur le président, tout à l'heure vous avez rencontré les éleveurs et vous avez une parole forte en disant que le pastoralisme et la présence du groupe était pas compatible. Vous entendu parler aussi de nécessité de prélever.

C'est vraiment la position que vous allez défendre aujourd'hui. Oui, c'est d'ailleurs la position que j'ai défendu déjà en me battant avec quelques autres mais on éétait pas beaucoup de combattants au début au niveau européen pour changer le niveau de protection du loup. Vous savez que tout ça vient de loin de la convention de Bern, de ce que l'Europe a ensuite appliqué et Lou était une espèce qui était très protégée.

Regardez le résultat ces dernières années, là où il a été réintroduit dans des massifs, on pouvait considérer que dans des massifs qui étaient eux-mêmes très protégés, classés, où il y avait pas d'activité humaine, que le loup se réintroduise et et recrée je pense qu'on pouvait trouver un consensus. Mais enfin, qui peut penser que dans des terres qui depuis des siècles vivent, se sont équilibrés, ont leur à la fois l'habitat mais aussi la préservation de la nature qui est liée à l'activité du pastoralisme ? Le loup peut revenir innocemment, c'est pas possible.

Il a d'ailleurs été chassé quand il essaie de venir par les mêmes bergers il y a 50, 100, 150 ans. Et donc, on a demandé beaucoup d'efforts à nos éleveurs et j'étais là depuis le début. On leur a dit, il faut protéger vos exploitations.

Vous devez mettre des barrièrages là, vous devez rentrer les bêtes, vous devez vous payer des chiens patou. Ensuite, on leur a dit que c'était pas bien d'avoir des chiens patou parce qu'ils attaquaient les gens qui venaient se balader. Ensuite, on a dépensé de l'argent public.

On en dépense pour les indemniser quand leur bêtes soit sont dévorées, soit par panique tombent. Et c'est là où on a les plus grosses pertes. On dépense de l'argent public à la condition qu'il soit protégé pour les indemniser.

Et donc vous avez beaucoup aujourd'hui nos exploitants d'abord qui vivent dans la peur, dans l'angoisse, ce qui est objectivement pas acceptable parce que c'est pas les gens qui décident ça qui vivent dans cette angoisse. On en a beaucoup qui du coup arrêtent ou changent les pratiques de pastoralisme. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire qu'il ne monte plus les bêtes. Ça veut dire parfois qu'il reste avec les bêtes à la ferme, les engraisse là, ce qui est beaucoup plus reposant, moins de travail pour eux. Mais pour l'équilibre entier, pour la qualité de la viande, c'est moins bon.

Mais surtout pour la qualité de nos paysages, c'est terrible parce que les conséquences derrière, qu'est-ce que ce sera ? Des changements d'habitudes, mais surtout des vallées entières qui vont retrouver la broussaille avec des risques d'incendie, avec des tas de dégâts qu'on aura. Pardon mais je vous parle de manière très concrète parce que c'est exactement ce qui est en train de se faire.

Donc là on s'est battu pour déclasser la protection du loup pour dire regardez il y en a partout. Il arrive ici. Il était quand même moins présent dans partout.

Il est ici. Il est dans le Var dans les communes. Vous en avez hier à Besançon.

Vous avez du loup il y en a trop. Donc il faut maintenant qu'on a réussi il y a quelques semaines à baisser la protection du loup, les pass protection forte à protection normale, adapter nos pratiques et là où on ne pouvait prélever le loup qu'après avoir pris toutes ces protections avec des conditions très restrictives, bah dire dans les endroits où il y a du pastoralisme, on doit construire ça avec la loi. On veut pas que le loup vienne s'installer parce qu'il menace une organisation pas simplement de production mais de vie, de préservation de la nature.

Et d'ailleurs, c'est c'est assez logique. un conflit dans même dans la gestion de la biodiversité. Pastoralisme c'est bon pour la biodiversité.

Si on laisse le loup s'installer au titre de la biodiversité dans ces vallées, il viendra fragiliser le modèle qu'on a aujourd'hui. Donc oui pour réintroduire le loup mais oui pour le faire là où il y a pas justement de pratique de pastoralisme et là où on n pas d'éleveur et de berg. Président il y a un mois je pourj vous disiez ne revenons pas en arrière sur l'écologie.

Hier, le ministre de l'intérieur a signé une tribune pour dire "Arrêtons de financer les énergies renouvelables". Ce soir, il rétait en disant "C'est du bon sens ce que je défends. Est-ce que c'est du populisme que pas ?" D'abord, moi j'ai nommé un premier ministre.

Le premier ministre, il doit diriger son gouvernement et les ministres du gouvernement doivent s'occuper des politiques qu'il conduisent. Chaque ministre, si on se met à avoir des ministres qui s'occupent de tout, çaappelle plus un gouvernement. Et donc je il y aura le temps des débats des programmes.

Là il y a le temps du gouvernement de la France et donc je pense que chaque ministre doit s'occuper des affaires pour lesquelles il est nommé. Après si les gens veulent faire autre chose, ils font autre chose. Mais moi je suis garant de ça.

Pas trop de parti du bon gouvern. C'est exact mais il faut discipliner la parole. La deuxième chose moi je viens d'un temps où c'était le nucléaire qu'il fallait complètement arrêter.

On disait que c'était aussi du bon sens. J'ai mis fin à ça. J'ai conduit un travail scientifique qui a été mené par l'Agence internationale de l'énergie, RTE et cetera.

Il a donné eu un rapport sur notre modèle et ce rapport dit une chose très simple. On doit aller vers l'électrification, on doit économiser de l'énergie et le seul modèle qui va, c'est celui qui fait du nucléaire et qui consolide et du renouvelable. C'est la stratégie que j'ai annoncé à Bfort en février 2022.

C'est la seule règle qui doit prévaloir. Pourquoi ? parce qu'elle est scientifiquement fondée.

Le renouvelable doit faire partie du mix électrique français. Et de la même manière que j'ai défendu le nucléaire en arrêtant les fermetures de centrale et en permettant de relancer la production, il est bon d'avoir une part aussi de renouvelable et c'est du bon sens et je vais vous dire c'est tellement du bon sens que vous êtes dans un département où l'énergie ici est produite par des barrages hydroélectriques. C'est du renouvelable.

Il y a un consensus complet, c'est une propriété de la nation. On doit investir et on va dépenser de l'argent pour ces barrages hydro parce que on a sauvé ce modèle en renationalisant EDF. On a permis qu' reste la propriété de la France et c'est une très bonne chose.

C'est moins cher que de la production nucléaire. C'est déjà installé amorti. C'est dans l'équilibre de notre territoire.

C'est bon pour les communes et ça permet de décarboner l'énergie. Donc faut arrêter les schémas. Il y a des gens qui par exemple veulent plus qu'on installe des éoliennes.

C'est du bon sens de pas leur imposer. Oui. Mais après, on veut développer du solaire de manière proportionnée.

Nos agriculteurs veut pas en mettre à la place des surfaces, mais ils en mettent sur les toits. Ça leur fait un revenu, on fait des déséquilibres. On est en train de développer de l'éolien en mer, ça fait du revenu.

On a même des filières, on crée des emplois avec ça. On a de l'hydro. Donc faut pas de caricature du bon sens, c'est de regarder la science, les pratiques, la réalité du territoire français et de se dire on a besoin de ce modèle complet qui est la stratégie de Belsfort et il faut de la stabilité de la constance.

Cette stratégie qui est la stratégie de la France qui est le fruit d'un très gros travail scientifique politique depuis 2022, moi je suis garant d'une chose, c'est qu'on l'applique. Et ce que je sais c'est qu'on a perdu beaucoup de temps dans notre pays, gaspiller beaucoup d'argent à faire du yoyo. Il y a eu un temps, il y avait le tout renouvelable, faut pas qu'on aille vers le tout nucléaire davantage.

Voilà, faut qu'on ait cette politique équilibrée. Le président Poutine a dit au président Trump qu'il ne renoncerait pas ses objectifs en Ukraine. Comment on peut arriver à une issue diplomatique pour se confirmer ?

Et vous le savez, c'est ce que plus d'ailleurs le président Trump lui-même depuis plusieurs mois, obtenir par la pression un cesser le feu le plus vite possible. Et c'est pourquoi nous avons pris un 18e paquet de sanction sanctions et j'espère très fortement que les sénateurs américains porteront eu même un paquet de sanctions qui ont vocation à ramener à la table le président Poutine, à faire cesser les armes et à construire une les termes d'une négociation pour une paix juste et durable. La pression raison d'armes que les Américains visiblement ne veulent plus faire.

Je je pense qu'il faut pas là-dessus. Moi, j'ai une dernière fois vu le président Trump, il venait devant le président Poutine. Ils ont longuement parlé, ils ont parlé y compris des livraison de patriotes et des armes.

Et je n'ai pas entendu de la part du président Trump positions qui ont été prises. J'ai compris qu'il y avait eu des décisions techniques, mais je ne surinterpréterai pas ces décisions techniques. Ce que je vois, c'est que les États-Unis d'Amérique ont affirmé le maintien de leur soutien à l'Ukraine et les États-Unis d'Amérique jouent depuis le début un rôle important.

Mais donc la clé c'est de maintenir le soutien, de renforcer les sanctions et d'avoir un sanctions qui permettent la de dissuader, de ramener tout le monde à la table des discussions et euh de permettre de construire cette paix qui doit être des négociations territoriales par l'Ukraine et des garanties de sécurité auxquelles nous contribuerons. Merci à tous.