Léa Balage El Mariky, députée de Paris, est l'invitée politique de la matinale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à vous. On l'a appris dès hier. Emmanuel Macron a annoncé que la France ne voterait pas pour l'accord entre l'Union européenne et le Mercosour.
Donc la France euh s'oppose frontalement, même en minorité. Votre première réaction à cette annonce du président Macron ? Bah enfin enfin on a euh une réponse à peu près claire du président de la République.
Faut rappeler d'où on part cet accord entre l'Union européenne et le mercosour. En réalité, ce sont des négociations qui ont duré, qui sont étendues depuis près de 20 ans et qui concernent Exactement qui concerne pour le Mercosour, donc cette cette partie du globe, le fait de pouvoir exporter de la viande bovine, des volailles, du sucre, de l'éthanol sans droit de douane au sein de l'Union européenne et pour les Européens de pouvoir exporter notamment des automobiles européennes ou des industries, des produits issus de l'industrie pharmaceutique ou cosmétique. Donc nous allons sacrifier notre agriculture pour espérer de faire tenir l'industrie automobile notamment.
Et pendant toutes ces années de négociation, notamment singulièrement depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir, il y avait eu des moments où on pouvait véritablement et efficacement s'opposer à ce traité de libre échange, notamment en 2020 puisque l'Allemagne était opposée à ce traité de libre échange Angela Merkel et là où Emmanuel Macron aurait pu prendre son bâton de pèlerin, aller convaincre l'ensemble des pays européens de s'y opposer, et bien il ne l'a pas fait au moment ou mais alors ce que vous ce que vous dites laisse bien entendre que le nom d'aujourd'hui Mais il ne compte pas, c'est pour ça il ne compte pas. Il ne sert simplement pour Emmanuel Macron qu'à conserver une forme de voilà conserver un peu la face par rapport à la colère qui s'élève que ce soit de la part des agriculteurs, mais aussi des consommateurs, des élus locaux, de l'ensemble des parlementaires qui Exactement. qui se sont opposés à se traiter, c'est et ils veulent se retrouver assez seuls en réalité lors de ce vote alors que nous aurions pu faire une coalition majoritaire contre ce traité de libre échange et là il va se retrouver avec la Pologne et l'Irlande assez isolé sur la scène européenne contre ce traité.
Donc c'est un nom euh censé calmer la crise agricole, ce qui n'est pas le cas à l'instant où on se parle, de calmer les oppositions et ce n'est pas le cas au moment où on se parle puisque par exemple alors les Républicains avaient menacé de censurer si la France ne votait pas contre. Et le Rassemblement national dans cette affaire décide quand même de déposer deux motions de censure. Une à l'Assemblée nationale en France et une contre la Commission européenne présidée par VERL.
Donc en fait non seulement ce nom ne pèse pas en Europe mais va pas servir à grand-chose en France. C'est une vous diriez quoi ? Une défaite de la stratégie euh de l'exécutif.
En fait, c'est la révélation de tous ces altermoiements euh d'Emmanuel Macron au fur et à mesure de l'avancée de ce traité. Il faut se rappeler que ce traité, il a été euh euh négocié aussi de manière très poussive par euh la Commission euh européenne et la France ne s'y est pas opposée. En novembre 2025, Emmanuel Macron se disait plutôt favorable à ce traité de libre.
Il le disait avec Loua, président du Brésil. Oui mais enfin c'est exactement mais je je pense qu'il y a certains par trahison à ce momentlà et mais donc cette absence de constance d'Emmanuel Macron, cette incohérence, je vais le dire franchement nous fragilise au niveau de l'Union européenne parce que nous aurions pu avoir une majorité contre ce traité de libérer échange lors de ce vote de vendredi si on était si nous avions bien pris notre bâton de pèlerin pour aller convaincre et puis surtout nous n'avons pas répondu à tous les enjeux que pose la crise agricole et qui pose C'est ce que j'allais vous dire. La fin du film pour le Mercosour, c'est sa ratification a priori en le 12 janvier au Paraguay avec la Vlen mais c'est surtout que la crise agricole, elle perdure.
Alors la crise sanitaire, c'est particulier, mais sur le modèle économique, sur les difficultés qu'on les agriculteurs qu'on dont on parle depuis 2 ans de manière très aigue avec plusieurs premier ministres à la manœuvre, tout ça va rester larvé ou est-ce que vous pensez qu'on va vers une période encore plus compliquée avec des agriculteurs qui sont certes contents du nom mais qui savent que vont malgré tout avoir les conséquences du traité ? Mais d'autant plus que la parole politique est totalement décrédibilisée quand on a l'ensemble des parlementaires qui refusent se traiter et que en novembre 2025 Emmanuel Macron et se dit toujours favorable à se traité, il n'y a plus de prise de parole, j'allais dire crédible de la place du de la part du président de la République et de son gouvernement. les propositions, ça démonétise encore un peu plus la parole politique que celle du président de la République de son camp singulièrement, mais je crois que ça entache l'ensemble de la parole politique.
Les propositions, elles sont sur la table, elles ont parfois même été adoptées à l'Assemblée nationale. Je pense à la proposition de loi de ma collègue Marie Pochon sur les prix planchés. C'est une revendication majeure la rémunération des agriculteurs.
Cette proposition loi, elle a été adoptée à l'Assemblée nationale. Il faudrait simplement que le gouvernement et bien l'inscrive à l'ordre du jour du Sénat pour que nous puissions au lieu de voter la loi du plomb qui réintroduit des néonicotinoïdes euh avoir une proposition de loi qui réponde à la première préoccupation des agriculteurs, leur rémunération. Alors, on verra si il y a des évolutions après la signature.
On va voir déjà ce qui se passe à Bruxelles aujourd'hui et si effectivement c'est ratifié au Paraguay. Euh mais pour autant euh vous n'êtes pas complètement d'accord non plus avec les solutions préconisées par certains agriculteurs. Donc euh c'est-àd que ce débat-là, il va redevenir franco-français avec un un accord avec le mercosour qui va chapaoter tout ça.
C'est pas prêt de se calmer. Alors, c'est pas le seul traité de libre échange et c'est pas les seuls euh risques qui euh pèsent aujourd'hui sur l'agriculture française. Le principal risque, c'est le réchauffement climatique.
Quand on a des vignobles à Bordeaux qui n'arrivent plus à produire assez et on se demande quelles sont les prochaines cultures qu'il va falloir développer, est-ce queil faut développer du kiwi, de l'abricot dans la région bordelais pour stabiliser les revenus de de ces viticulteurs ou bien quand on a et bien des épisodes climatiques quand comme on les connaît actuellement qui peuvent aussi avoir un certain nombre de de conséquences et bien sûr les zones, ces crises sanitaires qui se développent et pour lesquelles nous n'avons toujours pas de plans crédible de la part du gouvernement. C'est ça le risque majeur qui pèse sur l'agriculture. C'est un sujet français, européen, mondial, mais nous devons avoir des réponses très concrètes vis-à-vis de nos agriculteurs.
Alors, on va parler de budget, c'est le jour sans fin. Comme en 2025, on a toujours pas budget, on aura peut-être un en 2026. On reparle de du 49 aligné 3.
Vous n'êtes pas allé à Ber mardi discuter avec les différents ministres du secteur. Par définition, vous voteriez contre ce budget. Qu'est-ce qui pourrait faire que vous vous absteniez ou que vous votiez pour ?
Ça c'est pas parti pour hein. C'est pas par définition, c'est par lecture très concrète de ce qu'il y a dans ce budget. Euh nous avons eu tout d'abord un budget qui a été rejeté par l'Assemblée nationale.
Enfin, en tout cas, nous avons voté qu'une partie mais ensuite c'est le Sénat qui l'a complètement détricoté. Nous partions déjà d'une copie très très néfaste pour les Françaises et les Français. Avec la copie du Sénat, c'est la catastrophe.
Et pourtant, c'est le gouvernement qui a choisi de reprendre la copie du Sénat qui n'avait déjà pas fait l'objet de consensus et pour lesquels il demande qu'il faut que qu'il y ait encore 12 à 15 milliards d'euros de dépenses en moins ou de recettes supplémentaires. Hier, nous avions eu euh nous avons eu le le début de la discussion budgétaire en commission des finances. Euh il s'agissait euh notamment d'aller chercher des recettes supplémentaires sur euh les plus grandes entreprises, les 400 entreprises qui font euh 1 milliard d'euros de bénéfices sur le territoire français.
Et bien euh alors que cette surtaxe qui avait été acceptée à l'Assemblée nationale, pour lesquelles le gouvernement euh donnait aussi son assentiment, cette surtaxe a été refusée. Euh il n'y a pas eu une majorité alors que nous avions fait des amendements de repli, c'est-à-dire de proposer des rendements moins importants sur cette taxe. Vous entendre à vous entendre, vous vous voteriez compte.
On en est pas encore là, les débats vont avancer mais ça veut dire à national vous les insoumis, les communistes, votre compte. On sait pas ce que font les socialistes peut-être une abstention, mais ça veut dire que ce budget, si on fait les calculs aujourd'hui, si le gouvernement veut un budget pour la France, c'est un 493 des ordonnances. Alors, ce qui moi cette responsabilité de ne pas avoir de budget, de se mettre bah en fait dans cette seringue là, c'est celle du gouvernement.
Je vous dis, il a fait le choix de reprendre le texte du Sénat. Il fait le choix de faire euh une alliance principalement avec celles et ceux qui refusent la taxation des plus hauts patrimoines euh des plus grandes euh fortunes et des entreprises euh les plus prospères de notre pays. Alors que nous avons besoin de répartir euh la charge.
Euh c'est aussi un budget qui ne va pas investir notamment on parlait euh la crise climatique dans ces investissements qui sont nécessaires, que ce soit pour les collectivités territoriales, mais aussi pour l'État lui-même. Donc ce budget est de très mauvaise facture et c'est la responsabilité du gouvernement de le proposer. Ensuite la manière dont il va le soumettre au vote.
S'il passe par 493. Là encore Sébastien Lecornu nous a dit cœur sur la main qu'il souhaitait que les parlementaires s'expriment. Bon ben, s'il revient sur sa parole dont acte, c'est pas la première fois qu'un macroniste le fait.
S'il passe par ordonnance, c'est bien pire. Ça veut dire que le parlement ne s'exprime pas du tout. Euh les ordonnances, c'est simplement on prend une copie euh du budget du gouvernement et euh il est euh ensuite appliqué.
Donc il n'y a pas de vote. Peut-être que nous aurions un projet de loi de finance rectificative pour euh eth bien s'ajuster à un certain nombre de choses au cours de l'année. Mais ça ça se fait déjà quand on a des budgets.
Finalement, l'Assemblée est depuis longtemps habituée à ne pas voter ses budgets. Mais c'est encore une fois la responsabilité de monsieur le cornu. Bon, nous verrons bien, nous serons vite fixés.
Euh il nous reste 30 secondes. J'aais qu'on parle de des municipales avec un gros enjeu pour les écologistes. Vous avez euh euh bénéficié d'une vague verte en 2020 en prenant les ville de Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Poitier, Besançon, Tour et en gardant Grenoble.
Euh on dit que beaucoup de mairies sont en danger. Euh qu'est-ce que vous pouvez dire aujourd'hui ? C'est quoi ?
C'est l'écologie au quotidien qui peut faire que vous gardiez ces villes. Je voudrais qu'on regarde simplement ce qui se passe aux États-Unis. Aux États-Unis, euh Trump est en train d'avoir une politique extrêmement brutale à l'égard des citoyennes et des citoyens euh de son pays.
Si euh le Rassemblement national arrive au pouvoir en 2027, ce sont les villes qui vont pouvoir euh nous protéger, vous protéger exactement comme le fait le maire la maire de de Chicago, la maire de Boston, le maire de New York vis-à-vis de la violence des États-Unis. Euh et bien nous avons aussi besoin d'avoir des villes qui protègent euh vis-à-vis euh d'une politique ultra autoritaire, ultraviolente euh qu' promeut le Rassemblement national. C'est la raison pour laquelle nous avons besoin d'avoir des villes écologistes qui restent en place.
Léa Balage El Mariky