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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 5 juin 2025 37 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Andréa Kotarac : "L'extrême pauvreté se trouve dans la ruralité !" (Sud Radio)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 21 %Attaque 59 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 52 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:56RelanceRéponse partielle

    Non mais je ne crois pas qu'il faille opposer l'un à l'autre. Peut-être rééquilibrer ?

  • 2:36ComplaisanteÉludée

    Alors comme je suis la chef, j'ai le droit à deux coups de gueule.

  • 3:23OuverteRéponse directe

    Andréa ?

  • 4:12RelanceRéponse partielle

    Mais vous, c'est votre budget, excusez-moi, pardon, les 1 000 milliards de têtes, c'est quand même vous, c'est pas moi.

  • 4:27OuverteRéponse directe

    Pourquoi ? Parce que si on ne nomme pas cette personne-là, que je ne respecte absolument pas politiquement parlant, on aurait eu qui ?

  • 5:10ComplaisanteÉludée

    Alors Frédéric, les Français en ont marre de ces comités, de ces nominations.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:08Invité politiqueChiffre
    « 117 milliards d'euros d'argent public qui passe de la poche des Français à la politique de la ville et aux banlieues. »
  • 0:46Invité politiqueChiffre
    « Dans le bassin minier, il y a presque 49% de chômage chez les 15-24 ans, si ma mémoire est bonne. »
  • 1:47Locuteur non identifiéFait
    « Si ce n'est à trouver un poste comme on a eu Sarah El Haïry contre qui, pour moi, j'ai un coup de gueule parce que ces sorties médiatiques concernent la société No Kids contre laquelle elle s'est riche. »
  • 3:34Invité politiqueChiffre
    « Le Rassemblement social a quand même largement commenté les débats budgétaires dans lesquels il y avait plusieurs dizaines, centaines de millions d'euros de fonctionnement pour les comités théodules. »
  • 3:59Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron ne nomme pas un francophone à sa tête. Il a nommé une rwandaise qui est anglophone plutôt que de promouvoir, par exemple, la RDC et le grand pays francophone. »
  • 4:50Invité politiqueFait
    « Si on ne nomme pas cette personne-là, que je ne respecte absolument pas politiquement parlant, on aurait eu qui ? Ayana Kamoura, Mme Tomira, enfin bon, merci monsieur, mais on pouvait s'attendre à tout par la matronie. »
  • 14:24Invité politiqueFait
    « On a toujours les mêmes termes, et moi je pense qu'il y a une banalisation de la violence dans ce pays qui est abominable. »
  • 14:58Invité politiqueFait
    « Hugo M, 24 ans. Alors lui, il a été condamné pour violence sur policiers, insultes, tentatives de saisir une arme. Il a été condamné à dix mois de prison, cinq avec sursis, le tout aménageable. »
  • 15:16Invité politiqueFait
    « Il est français. »
  • 15:46Invité politiqueFait
    « Hassan Bey, lui, il est d'origine de nationalité algérienne, il est sous obligation de quitter le territoire. Il était ivre sur la voie publique. Il a donné un coup de pied à un policier. Il a 7 mois avec sursis. »
  • 16:09Invité politiqueFait
    « Ali A, lui, il est de nationalité tunisienne. Il a jeté un projectile sur un policier. Il aura un stage de citoyenneté. »
  • 16:44Invité politiqueFait
    « Quand la société, aujourd'hui, voit des sauvageons, comme disait Jean-Pierre Chevènement, qui pillent, qui cassent et qui ont 500 euros d'amende. »
  • 17:01Invité politiqueFait
    « Parce que vous voulez, en tout cas, des personnes qui cassent, qui pillent, qui frappent des policiers, qui ont 500 euros d'amende, quand dans le même temps, un boulanger qui travaillait le 1er mai a eu 3000 euros d'amende. »
  • 36:03Invité politiqueFait
    « c'est elle qui a introduit, imposé plutôt, la réforme des retraites »
  • 36:07Invité politiquePromesse
    « une entrée sur le marché du travail plus tôt »
  • 36:12Invité politiqueFait
    « recule d'un an la potentielle entrée du travail chez les jeunes »
  • 36:15Invité politiqueFait
    « sa loi n'a aucune efficacité en la matière, en tout cas, sur les trois dernières années »
  • 36:23Invité politiqueFait
    « Les stages en entreprise, il y a des stages obligatoires pour les lycées professionnelles par exemple. »
  • 36:27Invité politiqueChiffre
    « rien qu'à Lyon, il y a 30 000 gosses qui n'ont pas de stage parce qu'ils n'ont pas assez de réseaux, etc. »
  • 36:40Invité politiqueFait
    « ils envoient à chaque foyer, à chaque famille, tous les emplois en tension qui existent sur le secteur »
  • 36:49Invité politiqueFait
    « il a une bourse pour ses études »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié43 %
  • Andréa Kotarac27 %
  • Présentateur16 %
  • Invité4 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %
  • Présentateur 22 %

2,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Andréa Kotarac

Sur la ruralité, nous, au Rassemblement National, ça fait longtemps qu'on avait vu la différence, parce que dans le monde politico-médiatique, la pauvreté est égale aux banlieues, est égale à 117 milliards d'euros d'argent public qui passe de la poche des Français à la politique de la ville et aux banlieues. La réalité, c'est qu'avant l'IFOP même, et je salue le travail de M. Dhabi, il y avait l'INSEE qui avait fait une enquête assez grande sur la ruralité, expliquant que l'extrême pauvreté, c'était pas la banlieue, c'était le monde rural, et particulièrement les communes les plus isolées.

Ce qui pose quand même un véritable problème d'égalité de traitement entre les citoyens, d'égalité de traitement entre les territoires, parce que les territoires les plus pauvres ne bénéficient pas en priorité de l'argent public des Français. C'est les banlieues qui en bénéficient, et ça pose un véritable problème. Dans le bassin minier, il y a presque 49% de chômage chez les 15-24 ans, si ma mémoire est bonne. Il n'y a pas de politique de la ville pour eux.

0:56
Présentateur

Non mais je ne crois pas qu'il faille opposer l'un à l'autre. Non mais peut-être rééquilibrer, non ? Parce que ça fait 10 ans qu'on donne 117 milliards d'euros. Peut-être rééquilibrer et peut-être coudre. L'extrême pauvreté, c'est la ruralité. Parce que si on oppose les banlieues à la ruralité, on ne va pas en sortir.

1:07
Locuteur non identifié

Alors comme je suis la chef, j'ai le droit à deux coups de gueule. Hier, je vois Mme Nadia Hay, qui a été ministre de la Ville, qui a été battue aux législatives, qui dit « Je remercie le président Macron et le ministre Barrault pour leur confiance. » Et elle a été nommée ambassadrice déléguée interministérielle à la Méditerranée au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Ce n'est pas un coup de gueule contre elle précisément. Mais contre une nomination qui va servir à quoi ? Si ce n'est à trouver un poste comme on a eu Sarah El Haïry contre qui, pour moi, j'ai un coup de gueule parce que ces sorties médiatiques concernent la société No Kids contre laquelle elle s'est riche.

Commencez par élever vos enfants et on en parlera après. Mais l'ASE, j'aimerais bien qu'elle communique sur l'ASE. Donc il y a des postes comme ça qui ont été créés, des hauts commissariats, des sociétés. Et là, qu'est-ce qu'on nomme ? Est-ce qu'on a besoin ? On a besoin de pognon et on nomme... Mais c'est la société de l'entre-soi, c'est épouvantable, on se recasse. À la Méditerranée, non mais sans déconner, pardon d'être énervé, non ?

2:09
Présentateur

Non, c'est un... Qu'est-ce que vous voulez ? C'est consubstantiel à la Ve République ?

2:13
Locuteur non identifié

Non mais on n'a pas d'argent, on n'a pas d'argent, on n'a pas de pognon et on va nommer une déléguée. C'est important, je suis d'accord.

2:19
Présentateur

Mais Valérie, c'est consubstantiel à la Ve République de recaser les gens comme ça.

2:21
Locuteur non identifié

Non, c'est l'entre-soi et puis on recase parce que ces gens-là, il a été battu, je ne sais pas comment ça se passe, mais effectivement, il y en a plein qui se trouvent du jour au lendemain sans l'once d'un revenu. Je ne dis pas qu'il faut faire ça, vous avez parfaitement raison, je partage votre coup de gueule, mais on a un système d'entre-soi où on se recasse.

2:36
Présentateur

Non mais il y a un moment dans la vie politique où il faut arrêter... Bien sûr qu'il faut arrêter, j'explique. Je termine, je n'ai pas fini ma phrase. Il faut arrêter dans la vie politique d'être dépendant financièrement uniquement de ses mandats. Moi, c'est ce que j'ai fait. J'ai toujours été contre le fait d'être dépendant financièrement de ses mandats. Alors comment on fait ? Eh bien, on a une vie professionnelle à côté. C'est tout. Ben oui, moi j'ai bien fait. Et puis quand on a plus, on fait autre chose.

3:00
Locuteur non identifié

Quand le mec, il se fait virer de sa boîte parfois... Aux Etats-Unis, ça se fait comme ça. En Angleterre, ça se fait comme ça. Ça va vous parler, Sophie, sauf qu'ils sont inaptes au travail pour beaucoup d'entre eux qui ont eu des mandats et des mandats et des mandats... D'ailleurs, on ne les prend pas dans les boîtes. ...qui n'ont jamais bossé dans la vie. Non, ou alors ils se recassent comme conseillers pour des boîtes chiens. Oui, mais dans ce cas-là, il faut essayer d'ouvrir.

3:18
Présentateur

Enfin, il y a des tas de jeunes qui ont été battus aux législatives. Il faut qu'ils reviennent dans les boîtes. Andréa ?

3:23
Andréa Kotarac

Le Rassemblement social a quand même largement commenté les débats budgétaires dans lesquels il y avait plusieurs dizaines, centaines de millions d'euros de fonctionnement pour les comités théodules. Moi, je pense simplement à l'efficacité. Tout le monde sait qu'il y a l'entre-soi, mais à l'efficacité des politiques publiques. Est-ce que ce poste va être efficace ? Certainement pas. On le sait tous d'avance. Pourtant, il va coûter de l'argent aux contribuables.

Et par ailleurs, je critique aussi la Macronie, puisque sur des postes qui devraient être efficaces, qui devraient faire rayonner la France comme l'organisation de la francophonie, eh bien Emmanuel Macron ne nomme pas un francophone à sa tête. Il a nommé une rwandaise qui est anglophone plutôt que de promouvoir, par exemple, la RDC et le grand pays francophone. En fait, il fait l'exact inverse de ce qu'il devrait faire.

4:12
Présentateur

– Mais vous, c'est votre budget, excusez-moi, pardon, les 1 000 milliards de têtes, c'est quand même vous, c'est pas moi. – Vous ne savez pas ce que je vais vous dire. – Revenons au tennis peut-être. – Non, mais on va faire des ordres sur…

4:26
Andréa Kotarac

– C'est unanime, je suis français.

4:27
Présentateur

– Je vais vous répondre à ce que vient de dire Andréa, parce que lorsqu'il y a une nomination scandaleuse, que je considère scandaleuse alors qu'elle vient de mon camp, mais je la considère quand même scandaleuse, donc vous voyez mon objectivité, qui est la nomination de M. Ferrand, le président du Conseil constitutionnel, vous abstenez.

4:43
Andréa Kotarac

– Pourquoi ? Parce que si on ne nomme pas cette personne-là, que je ne respecte absolument pas politiquement parlant, on aurait eu qui ? Ayana Kamoura, Mme Tomira, enfin bon, merci monsieur, mais on pouvait s'attendre à tout par la matronie. Nous, ce qu'on va faire, c'est que le Conseil constitutionnel ne changera pas son essence avec M. Ferrand. – C'est hallucinant que vous soyez abstenus sur cette nomination. – Non, ce qui est hallucinant, monsieur, c'est que nous, on va faire parler le peuple français par référendum et on soumettra le Conseil constitutionnel à autre chose. – Ce que vous n'avez jamais fait.

5:10
Locuteur non identifié

– Alors Frédéric, les Français en ont marre de ces comités, de ces nominations. – Non, mais ça… – Franchement, tout n'est pas noté par les gens, mais c'est une… c'est une mauvaise petite musique qui enracine ce que j'appelle le clivage gros-petit. Il y a le clivage gauche-droite et il y a un clivage vertical, gros-petit, qui est l'égro. Alors le gros, ce n'est pas du tout physique, c'est les gens qui ont des positions, qui cèdent. Et c'est vrai que par rapport à ce que vous avez dit, c'est l'entre-soir, quand on se virait des boîtes, j'ai souvenir de 20 bâtiments de Français qui disent, ben oui, moi, quand je suis… si je quitte ma boîte, eh ben je recommence à zéro.

C'est le cas de personnes autour de cette table. C'est vrai que, voilà, le privé, une entreprise privée…

5:52
Invité

– Est-ce qu'ils ont le chômage ?

5:53
Locuteur non identifié

– Non, non, mais c'est vrai que quand on est député, je crois qu'on n'a quasiment pas le chômage. – Non, mais c'est pas moi. La question, c'est la nomination à un poste… – C'est la nomination à un poste qui, comme le disait Andréa, ne va pas avoir une efficacité vraisemblablement. – On n'en sait rien, ne faisons pas de procès. – Soyons positifs, allez, soyons positifs. – Effectivement, on demande à voir, mais pour Sarah, Aléry, il y a des commères, que vous l'appréciez ou pas, une certaine continuité entre ces fonctions ministérielles passées sur la question de la jeunesse. Et c'est vrai que la question de la jeunesse, c'est quand même beaucoup à faire.

Maintenant, c'est vrai que tout ça, ça a été sous Sarkozy, il y a eu des défaites terribles de la droite au régional de 2010, au cantonal de 2011, ça a été le cas aussi pour la gauche, pour François Hollande. Mais c'est vrai que, et pour en parler plus politiquement, un des leviers du vote RN aujourd'hui, c'est pas Marine Le Pen, c'est pas Jordan Bardella, c'est ce que j'appelle l'alternative. C'est on ne les a jamais essayés, ils feront peut-être moins pire que les autres. À tort ou à raison, c'est comme ça qu'une partie importante des Français le verbalise. – Non mais Nadiaï, c'est ambassadrice déléguée interministérielle, c'est pas… – Oui, enfin Ségolène Royal est ambassadrice au FAULE.

– Bon, vu les bêtises qu'elle raconte chez vos confrères de BFM, on peut en parler.

7:06
Andréa Kotarac

Mais juste une question, M. Bayrou, c'est quand même le reflet d'un symbole, était patron du Haut Commissariat à la planification. – Oui, oui, oui. – Il est Premier ministre aujourd'hui. Qu'est-ce qu'il a fait ? – Il était commissaire au plan. – Commissaire au plan. – Exactement. Qu'a-t-il fait ? – Il a fait des rapports, un rapport de 40 pages qui ont coûté extrêmement cher en France.

7:25
Présentateur

– Ils ont fait des rapports qui ont été classés verticalement, tout le monde le sait.

7:27
Locuteur non identifié

– Un mot sur la campagne. Alors avant ça s'appelait la Gay Pride, maintenant ça s'appelle la Marche des Fiertés. Allez voir l'affiche, donc Valérie Pécresse et la région Île-de-France s'est désolidarise de cette affiche polémique. Dans cette affiche, je vous l'ai décrit, vous avez un homme blanc, alors il est très blanc, il est pendu et il est tiré, la corde est tenue par, donc vous avez deux femmes voilées, une avec le drapeau palestinien. – Pourquoi on autorise ces affiches ? – Bah, elles sont autorisées quand même.

8:03
Présentateur

– D'ailleurs c'est plus la marge des fiertés, c'est la marche contre l'exploitation des...

8:07
Locuteur non identifié

– Oui, mais pour l'international réactionnaire, courir de tous les pays unissons-nous mais qu'ils aillent. – Jérôme, il y avait le BPP, le bureau de vérification de la publicité dans le temps. – Il y a toujours une autorité qui vérifie... – Alors, il y a une autorité et ça me paraît logique, et quand on faisait passer une pub... – Mais là, c'est pas une publicité. – On allait... – Oui, mais c'est pas une pub, là, c'est un événement. – Non, c'est un événement. – C'est une communication pour la marge des fiertés du 28 juin. – Non, je suis désolée, c'est une pub pour l'événement. – Non, ce qui est très très intéressant, c'est que... – Ça devait passer là-dedans.

– Sur cette affiche que j'ai eu le temps de regarder, il n'y a pas le mot homophobie, et pendant très longtemps, la marge des fiertés qu'on appelait la gay pride, c'était aussi par rapport à la lutte contre le sida.

8:42
Présentateur

Et c'était extrêmement festif. Maintenant, je crois que les chars et la musique sont interdits. – Non, mais là, c'est contre l'international réactionnaire. Ils le disent eux-mêmes. Je ne sais pas qui est l'international réactionnaire.

8:50
Locuteur non identifié

– Mais le sujet n'est pas l'affiche. Le sujet est que ça devrait être interdit.

8:56
Andréa Kotarac

– Mais on ne va jamais interdire ça. – On ne peut pas interdire. – Non, mais c'est quand même le sens un petit peu de l'histoire. C'est-à-dire qu'effectivement, à l'époque, la gay pride, ce qu'on appelait la gay pride, c'était pour réunir les gens, pour lutter contre l'homophobie, pour faire en sorte de les intégrer dans la société française, de dépénaliser les choses, etc. Aujourd'hui, on fracture. Parce que quand vous mettez un homme pendu, une autre qui est d'une communauté de telle ou telle religion, en l'occurrence une femme voilée, un autre qui tient un pendu, un autre qui fait... On est en train de fracturer la société par de multiples communautés.

On est dans le sens inverse que l'essence initiale de ce type de marche.

9:30
Locuteur non identifié

– Si on autorise ce genre d'affiches, laissons faire.

9:32
Présentateur

– Non, mais l'affiche, elle devrait être interdite. – Mais bon, c'est l'oeil qui divise apparemment. – Mais il ne manque plus qu'une étoile jaune sur le type qu'on comprend. – Absolument, elle devrait être interdite. – C'est tout à fait ça.

9:40
Locuteur non identifié

– On se retrouve dans un instant avec vous, et on va parler des peines qui ont été prononcées contre certains casseurs. C'est important de dire certains casseurs. après le match du PSG. – Parce qu'il y a des gentils casseurs et des méchants casseurs. – Non, certains casseurs, parce qu'il y a des casseurs... Enfin, on va y revenir tout de suite.

9:56
Présentateur

– Sud Radio. – Sud Radio. – Parlons vrai.

9:58
Locuteur non identifié

– Parlons vrai. – Sud Radio.

9:59
Invité

– Parlons vrai.

10:00
Présentateur

– Bonjour, c'est André Bercoff. Tous les jours, de midi à 14h, on explore non seulement l'actu, mais les coulisses,

10:07
Invité

mais la mécanique de ce qu'on vous cache, de ce qu'on ne vous dit pas sur tous les sujets de société et de politique. C'est dans Bercoff, dans tous ses états. À tout à l'heure, à midi. – Sud Radio. – Parlons vrai. – Chez La Vie Claire, on ne raconte pas de salades, on les sublime. Du 29 mai au 15 juin, moins 15% sur nos huiles et vinaigre bio. Et du 3 au 7 juin, nos tomates gras bio Origines France sont à 1,99€ le kilo. Alors, ça vaut le goût ou pas ? – La Vie Claire, la bio clairement engagée. – Tomates catégorie 2, voire conditions sur lavieclair.com. Pour votre santé, limitez les aliments grâces, salées, sucrées. – Savez-vous que la révision de votre voiture peut vous rapporter gros ?

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Locuteur non identifié

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12:28
Invité

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12:50
Présentateur

à seulement 12,85 euros le kilo. Intermarché, tous unis contre la vie chère. Viande bovine, faux filet 3 étoiles à griller.

12:58
Locuteur non identifié

Alors, t'as trouvé ton nouveau métier ? Entretien de la maison, garde d'enfants, aide aux seigneurs ? Non, j'abandonne. Bah non, c'est dommage. Toi qui cherches un métier pour prendre soin des autres ? Mais trop compliqué avec mon petit dernier à garder et... Sophia, respire. Chez O2, j'ai un métier avec un planning adapté à mes horaires et des formations pour me faire progresser.

13:16
Invité

Fais comme moi ! C'est exactement ce que je cherche.

13:18
Locuteur non identifié

Allez, renseigne-toi sur o2recrupe.fr. Et dans l'agence O2 près de chez toi, ils organisent une journée job café le 5 juin. Trop bien, O2, numéro 1 du service à la personne.

13:30
Invité

Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.

13:35
Locuteur non identifié

Allez, de retour avec vous sur Sud Radio. Je vous rappelle que c'est la fête de la radio aujourd'hui. La joyeuse fête, youpi ! Les Français aiment la radio, ils écoutent la radio. Un quart des Français a utilisé la radio pour s'informer lors d'une crise. Quoi un quart ? C'est un sondage. Pas assez ? C'est pas assez, vous avez raison. Andréa, avec vous, vous vouliez revenir, vous, sur les peines prononcées contre les casseurs post-PSG, post-match.

14:00
Andréa Kotarac

Oui, je vais essayer d'être rapide. Alors moi, je différencie d'abord très nettement les supporters que j'ai croisés, qui sont parfaitement pacifiques, qui vont au stade, etc., qui ont fêté les choses. Et la masse de personnes qui sont allées casser, piller, taper du flic. On a eu beaucoup de déclarations de certains magistrats qui justifiaient ces peines-là, d'autres qui les critiquaient nettement. On a toujours les mêmes termes, et moi je pense qu'il y a une banalisation de la violence dans ce pays qui est abominable. J'ai lu le Parisien, par exemple, le lendemain, qui disait « des drames inévitables ». Pourquoi c'est pas évitable ? C'est une question.

Vous avez un député macroniste qui a dit que la violence était intrinsèque à la société française ? Oui. Bon, d'accord. Et puis vous avez les propos du président de la République qui, comme à la suite des émeutes sur Naël, disait « les peines seront implacables, la justice sera implacable ». Alors, penchons-nous très rapidement sur… J'ai pris quatre exemples de peines qui ont été prononcées en comparution immédiate. Hugo M, 24 ans. Alors lui, il a été condamné pour violence sur policiers, insultes, tentatives de saisir une arme. Il a été condamné à dix mois de prison, cinq avec sursis, le tout aménageable.

C'est-à-dire qu'il aura un bracelet électronique pour avoir frappé des policiers, les insultés et avoir tenté de saisir une arme. Il est français. Un autre, Alvin, 19 ans. Lui, il a été condamné pour avoir jeté des cailloux sur des motards policiers. Donc il passait en moto et il les a canardés de cailloux. Lui, il aura 100 jours de travaux d'intérêt généraux et un stage de citoyenneté. 19 ans. Donc il a tiré sur des policiers avec des cailloux.

15:34
Présentateur

Il a envoyé des cailloux.

15:34
Andréa Kotarac

Il a envoyé des cailloux, fait des ricochets, ce que vous voulez. En tout cas, il a voulu viser des policiers en moto et il aura un stage de citoyenneté. Hassan Bey, lui, il est d'origine de nationalité. Algérienne, il est sous obligation de quitter le territoire. Il était ivre sur la voie publique. Il a donné un coup de pied à un policier. Il a 7 mois avec sursis. Pareil, sous bracelet électronique, sans expulsion du territoire. Les juges ont apparemment oublié de l'expulser du territoire puisqu'il était déjà sous occulté. Je termine simplement mon petit coup de gueule. Ali A, lui, il est de nationalité tunisienne. Il a jeté un projectile sur un policier. Il aura un stage de citoyenneté.

Donc, la question, c'est la suivante, c'est qu'on oppose souvent la gauche et la droite. La gauche serait humaniste et droite de l'homiste, la droite serait répressive. Moi, je pense que ça va au-delà de ça. Aujourd'hui, c'est du bon sens. Et c'est même la philosophie de Beccaria. Vous savez, ce philosophe qui a révolutionné le droit pénal. Arrêté les tortures. Il a individualisé les peines. Il a proposé une proportionnalité des peines. Mais il y a une notion qu'on ne cite jamais, et j'en terminerai là-dessus, c'est qu'il parlait du sens de la peine. Il faut que la peine ait du sens. A la fois pour la société.

Quand la société, aujourd'hui, voit des sauvageons, comme disait Jean-Pierre Chevènement, qui pillent, qui cassent et qui ont 500 euros d'amende.

16:51
Locuteur non identifié

Ou des racailles, comme dit Bruno Rottagno. Ou des racailles, si vous voulez. Des barbares.

16:54
Andréa Kotarac

Parce que vous voulez, en tout cas, des personnes qui cassent, qui pillent, qui frappent des policiers, qui ont 500 euros d'amende, quand dans le même temps, un boulanger qui travaillait le 1er mai a eu 3000 euros d'amende, le sens de la peine pour la société doit être posé. Et deuxièmement, le sens de la peine pour l'individu. Un Algérien sous OQTF qui frappe un policier, qui est pris en flagrant délit, qui est arrêté, aurait pu imaginer, en tout cas en Algérie, dans son pays, que ça serait quand même mal terminé pour lui. Il a 500 euros d'amende et un stade de citoyenneté pour quelqu'un qui n'est pas citoyen. Donc ma question, c'est la suivante. Ces peines ont-elles un sens ?

Je crois qu'elles n'ont surtout aucun sens et que plus personne ne comprend cette justice.

17:35
Locuteur non identifié

Andréa, je comprends et nous sommes évidemment tous d'accord. Sauf que moi, je vous pose la question. Imaginons que le RN arrive au pouvoir. Qu'est-ce que vous pourriez faire contre ça ? Ce sont des magistrats ? La justice est totalement indépendante ? Vous savez ? Non mais attendez. Donc j'aimerais savoir comment les mêmes, vous êtes au pouvoir, il y a les mêmes qui sont jugés. Expliquez-moi comment on va faire pour que ce soit différent.

17:59
Andréa Kotarac

La justice est indépendante, c'est garantie par la Constitution, certes. Il n'en reste pas moins que lors de la Révolution française, le juge a été défini de la façon suivante. Le juge, c'est la bouche de la loi. La bouche de la loi. Quand vous mettez des peines planchées, des peines automatiques, pour des mineurs multirécidivistes par exemple, le juge n'aura pas d'autre choix que d'établir une peine qui soit non pas minimale, mais qui soit à la limite de la peine planchée. Vous pouvez supprimer les allocations familiales pour les mineurs multirécidivistes qui ont des carences éducatives.

18:30
Présentateur

La question de Sophie est très bonne, parce qu'en réalité... Mais je suis en train de vous répondre. Non, non, non, mais moi je voudrais quand même intervenir. Mais non, mais je voudrais quand même intervenir. On a tout un programme pédale. Marine Le Pen avait un plan en fil et me temps. Alors, laissez parler Jérôme. Parce que dans cette affaire, il y a beaucoup d'amalgames. Donc, certes... Lesquelles ? Oui, oui, non, mais certes... Lesquelles ?

18:51
Locuteur non identifié

Mais attendez, allez-y.

18:53
Présentateur

C'est comment on fait ? Il y a beaucoup d'amalgames. Bon, premier point, il faut d'abord regarder les réquisitions du parquet, qui ont été très sévères. Les réquisitions... Non, c'est pas vrai. Je les ai lus. Je sais ce que c'est. Je les ai sous les yeux. Oui, mais c'était de la prison ferme partout. Quasiment. C'est pas vrai. Premier point. Mais si. Deuxième point. Mais si. Deuxième point. Ce sont les réquisitions du parquet n'ont pas été suivies par les juges. Bon, dans la majeure partie des cas. Donc ça, moi je suis d'accord avec vous. Il faut le regretter. Mais la question de Sophie est bonne. Quel est l'impact que vous allez avoir sur les juges qui sont parfaitement indépendants ?

Et même si vous changez la loi, comme le demande Darmanin, en mettant des peines planchers, l'appréciation du juge, elle est un. Elle est totalement... J'allais dire, on peut faire recours. Le parquet va faire recours dans un certain nombre de cas. D'ailleurs, vous ne l'avez pas précisé. Bon, mais il faut quand même le dire. Alors est-ce que ça va aboutir ? Moi, je n'en sais rien. Mais en tout cas, le juge est souverain dans sa décision. Et ça, vous n'irez jamais contre ça. Alors on peut le regretter. C'est nos systèmes actuels, juridiques et démocratiques. Mais c'est comme ça.

19:54
Locuteur non identifié

Juste une chose. En discutant avec des policiers, vous explique que les 560 arrestations, c'est fait pour rassurer la population. Sur ces 560 arrestations, combien comparaissent ? Sur ces comparutions, combien vont faire l'objet d'une procédure judiciaire ? Et ce que dit Rémi Hetz, le procureur général près de la cour de cassation, sa phrase peut choquer. J'ai vu ce matin Pascal Proulx qui avait tronqué la fin de la phrase. Il dit que la difficulté dans ce type d'affaires, c'est qu'il y a un décalage très fort entre les images de ces violences vues à la télévision et parfois la réalité des faits que l'on reproche. Il avait coupé parfois la réalité des faits.

Ce qu'il y a, c'est qu'on a des individus dans le box. Ce qu'on juge, c'est une personne, un homme ou une femme qui se trouve dans le box et à qui on impute un fait. Le problème, c'est qu'on manque de preuves. Le problème, c'est qu'on manque de preuves. Donc c'est ce que jugent les juges. Nous on dit, ouais, il a cassé un abribus. Prouvez-le, la loi fait que ça peut avoir des preuves.

20:52
Andréa Kotarac

Vous avez la possibilité, Valérie, notamment dans certaines démocraties libérales, d'introduire un délit qui est le délit de participer à un groupement qui provoque des violences. C'est-à-dire que vous avez 50 personnes pour aller vite qui pillent, cassent un magasin. Vous, vous êtes à côté, vous regardez, vous êtes dans le groupe. Vous serez condamnés de la même manière. Voilà, ça existe. Parce que vous n'avez rien à faire sur la voie publique aux côtés de casseurs qui s'opposent à la police.

21:20
Présentateur

Non mais là, ce n'est pas les gens qui regardent qu'il faut condamner, c'est les casseurs. Les gens qui regardent, on s'en fiche complètement. Ils disent qu'ils regardent.

21:29
Andréa Kotarac

Ils tirent des mortiers d'artifice sur les policiers. Non mais c'est vous qui confondez tout. Pardonnez-moi. C'est vous qui confondez.

21:35
Locuteur non identifié

J'entends ce qui est dit dans nos enquêtes qualitatives. Ce qui s'est passé ce week-end autour de la victoire du Président a quand même choqué profondément parce que ça a réactivé. Ça a réactivé. Ça n'est pas assez en oubli dans les chocs qu'ont connus les Français. Ce qui s'est passé au moment des émeutes urbaines et non pas de banlieues. Émeutes urbaines de juin et juillet 2023. C'est vrai que sur la question de la sécurité, de l'insécurité, vous parliez de ce qui est arrivé à notre ami Christophe Beaugrand, pour les Français, la solution ou le problème, ce n'est pas un plus de, ce n'est pas quantitatif, ce n'est pas plus de policiers, plus de moyens. C'est un problème de justice pénale.

A tort et à raison. Je ne dis pas ce qui est la réalité, je dis la perception du réel. Et jamais, comment dire, le sentiment que la justice ne sanctionne pas assez sévèrement les coupables, c'est des questions qu'on pose à l'IFOP qui sont assez longitudinales, qu'on pose depuis plus de 20 ans, n'a été aussi fort. Et sur Gérald Darmanin, ce qui est très intéressant, le fait que ce soit le seul ministre, alors je mets de côté le petit intermède Michel Alléomarie, qui soit passé de Beauvau à Vendôme, a été plutôt salué par les Français en termes d'attente. Parce que c'est là d'où vient le problème.

Et c'est vrai que, j'entends ce que dit Andréa Cotarac, alors je ne connais pas les faits, chaque cas est individuel, c'est Beccaria, c'est bien de le citer, ce qui est un des premiers qui, au-delà de la torture, a parlé de l'abolition de la peine de mort. C'est des faits individuels. Mais très clairement, le sentiment, et c'est la première critique faite à la justice, c'est que la justice n'est pas la même pour tous. Et la sanction n'est pas la même pour tous. Et ça, c'est absolument dévastateur pour la confiance à l'égard de la justice.

23:12
Présentateur

En tout cas, dans l'affaire qui nous concerne, ce qui s'est passé samedi soir et dimanche soir, moi, il y a deux réactions, à mon avis, immédiates qu'on pourrait prendre, que le gouvernement pourrait prendre, au-delà de ce qu'a dit Darmanin. C'est premier point, les peines planchées. Ça, ça me paraît évident.

23:28
Locuteur non identifié

– Apparemment, ça n'a pas fonctionné, les peines planchées.

23:31
Présentateur

– Oui, enfin, c'est ce qu'on dit. Mais enfin, il y a quand même eu... – Ah, c'est ce qu'on dit, ça a été taissé, non ? – Ils ont été supprimés très rapidement, puisque Sarkozy, quand il est arrivé, les a mis en place. – Et les mineurs. – Et quand Hollande est revenu... – Oui, la justice est mineure. – On m'a coupé la parole tout à l'heure. – Je termine. – Quand Hollande est revenu en 2012, il a supprimé les peines planchées. Donc en réalité, elles n'ont été appliquées que trois ans. C'est pas sur trois ans que vous allez avoir un bilan objectif et correct. Bon, donc il n'y a pas eu assez de temps pour voir ce que ça donnait.

Et deuxième point, moi, ce qui me paraît absolument évident, et moi, j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux, c'est la baisse de la majorité pénale à 15 ou 16 ans. D'ailleurs, il y a eu une proposition de loi qui a été déposée par votre groupe, M. Tivoli, je crois, qui est un député du Sud, député RN du Sud, qui allait parfaitement dans ce sens-là. Donc vous voyez, je vous tends une perche. Et la majorité... Alors lui, il proposait 16 ans. Moi, à mon avis, c'est plutôt 15 ans. Ça, c'est absolument indispensable. Mais on les met où ? Les prisons sont bourrées. Non, mais je comprends.

Ça permet en tout cas à ces jeunes qui sont mineurs pénalement d'avoir, sans exception, justement, de minorité, d'avoir systématiquement la peine des adultes. Bon, ben voilà.

24:42
Locuteur non identifié

Alors, un pacte planché, un pacte limité sur la récidive. Des études disent, comme celle de la direction de l'administration pénitentiaire, que ces peines planchées n'ont pas significativement réduit la récidive. Ça a été mis en place pendant trois ans. Engorgement des prisons. Oui, c'est ça. On peut en parler. C'est ça. On peut en parler aussi, c'est ça. Oui. Alors, une question. Une question. Je voyais, bon, effectivement, le ministre de l'Intérieur qui estime qu'il ne pouvait pas faire mieux, étant donné les circonstances. Moi, je me demande, franchement, quand on a vu ce qui s'était passé au moment de la victoire, etc., s'il fallait autoriser le car à descendre les Champs-Elysées.

Moi, je me suis d'accord avec vous. J'aurais interdit. D'autant que le préfère avait menacé, comme on dit à un enfant, si vous vous conduisez mal, vous n'aurez pas la parade. Ils se sont mal conduits.

25:28
Présentateur

Vous savez ce qui s'est passé ? Personne n'a rien dit dimanche matin. Moi, j'étais dans la rue. Je suis descendu à l'avenue de Wagram, qui est mon quartier. C'était un désastre. Un désastre. Un désastre. Tout était cassé, brisé, allumé, incendié, etc. Un désastre. Et donc, personne n'a réagi à ce moment-là. Personne n'est pas là. On y revient. Petite pause. C'est Andréa

25:51
Locuteur non identifié

qui fait la... qui marque la mérité. A tout de suite.

25:55
Invité

Les 5 et 6 juin, c'est la fête de la radio avec Sud Radio.

25:59
Présentateur

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26:07
Locuteur non identifié

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26:14
Invité

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Locuteur non identifié

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Invité

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Présentateur

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Invité

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Andréa Kotarac

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27:56
Invité

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Locuteur non identifié

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28:18
Invité

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28:23
Locuteur non identifié

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Invité

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Locuteur non identifié

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28:42
Invité

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28:45
Locuteur non identifié

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Invité

Moteur de store, volet roulant toujours au top.

28:49
Locuteur non identifié

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28:51
Invité

Répare tes stores chez un leader.

28:53
Locuteur non identifié

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28:55
Invité

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Locuteur non identifié

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Invité

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29:19
Locuteur non identifié

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29:26
Invité

Grand Frais

29:27
Présentateur

Salut, c'est Pierre. Pour mon stand-up ce soir, je ne peux pas ? J'ai Grand Frais. Ils ont des filets de truites françaises. Mais sinon, je le fais en vidéo. 3000 spectateurs

29:36
Invité

devant un écran d'ordi bien serré, ça peut passer.

29:39
Locuteur non identifié

Chez Grand Frais, retrouvez chaque jour des petits prix. Et jusqu'à samedi, le filet de truites est à 4,59 euros, la barquette de 270 grammes. Régalez-vous, faites vos courses. Grand Frais,

29:50
Présentateur

le meilleur marché.

29:51
Locuteur non identifié

Soit 16,99 euros le kilo, barquette de poids variable élevée en France. Liste de nos magasins ouverts ce lundi 9 juin de 9h à 12h30 sur Grandfrais.com

29:59
Invité

Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.

30:06
Locuteur non identifié

Et nous continuons nos débats, nous continuons nos débats. On voudrait à vous continuer avec Sophie de débattre. Peut-être qu'on peut parler quand même de l'extraction de Mohamed Amra. Moi, j'avoue que c'est ce qui m'est tout de suite venu à l'esprit quand j'ai vu le ministre de la Justice sur TF1 lundi dire on va mobiliser le GIGN, le RAID et il n'y aura aucun risque. La question que je me suis dit tout naturellement et peut-être bêtement, c'est mais pourquoi est-ce que le juge ne se déplace pas ? J'ai eu la discussion avec Philippe Bilger hier qui m'a dit non. Le principe, c'est que le prévenu va ou le détenu va voir le juge. Parce que là, ça va nous coûter un pognon de dingue.

Il y a des risques de sécurité. Il y a 260 kilomètres entre la prison et le bureau du juge que ne trouve-t-on à ce moment-là un bureau à côté ?

30:48
Présentateur

Moi, je partage exactement ce qu'a dit Retailleau. Le juge peut parfaitement déplacer. La vie est faite de remise en cause de nos principes tous les jours. Pourquoi celui-ci sous prétexte qu'on a une espèce de caste syndicaliste et notamment le syndicat de la magistrature pour ne pas le nommer qui est contre ? Non, je suis désolé. Vous avez raison. Il juge parfaitement à 200%.

31:09
Locuteur non identifié

Qu'est-ce qu'il en empêche ?

31:11
Présentateur

Rien ?

31:11
Locuteur non identifié

Alors, le secrétariat n'est-ce que... À part le principe. Oui, c'est le principe. Le secrétariat n'est-ce que... Oui, c'est le principe. National UFA Punsa Justice a déclaré si l'on peut comprendre les nécessités de l'instruction de la présence physique de l'individu, le magistrat aurait très bien pu se déplacer. Il y a qu'il va payer son déplacement, magistrat.

31:28
Présentateur

Mais on est bien d'accord. Tout le monde est d'accord. Sauf qu'il ne va pas le faire. C'est des fortunes, Frédéric. Non, mais je pense que, oui,

31:35
Locuteur non identifié

effectivement, la justice doit vivre avec son temps. C'est 260 kilomètres. Alors, c'est vrai que c'est... Qu'en tenu de ce qui s'est passé précédemment, ça a beaucoup choqué les Français, ce qui s'est passé. Le président Macron, je trouve qu'il a eu raison de commémorer un an après la mort de ces deux agents. Effectivement, le juge peut bouger, je pense.

31:56
Présentateur

Oui, bien sûr.

31:57
Andréa Kotarac

Encore une fois, un soutien et aux familles des deux agents pénitentiaires et d'ailleurs à toute l'administration pénitentiaire qui travaille dans des conditions qui ne sont pas les plus simples. Et deuxièmement, effectivement, simplement sur le coût et sur la sécurité, effectivement, on peut considérer que c'est au juge tout seul dans sa voiture de faire les 270 kilomètres. À la limite, on pourra lui payer le plein et l'étiquette de péage. Après, ça pose quand même une question de symbole. Est-ce que l'État français est quand même capable d'emmener une crapule et un assassin comme M. Amara devant le juge ? On a eu les mêmes cortèges pour Antonio Ferrara.

On a eu les mêmes cortèges pour le terroriste Ilich Ramirez Sanchez-Carlos. On a eu un tas de choses où l'État avait le monopole de la violence et n'avait aucunement, n'était pas du tout timide pour envoyer un prévenu devant. Justement,

32:48
Présentateur

il faut arrêter ça. Il y a bien un moment où le juge doit devoir... Je pose la question sur la table. Oui, mais ça prouve qu'il est bien plus à gauche que moi. Oui, voilà. Considérer que l'État

32:58
Andréa Kotarac

doit avoir le monopole de la violence et traiter les criminels de la pire manière qui soit, je veux dire que ce soit à gauche.

33:04
Locuteur non identifié

Quelques mots sur les annonces faites par Elisabeth Borne. Un plan pour améliorer l'orientation de la cinquième au post-bac. Ce n'est plus à la maternelle. Vous avez remarqué, ce n'est plus la maternelle. Donc, la ministre indique que des formations à l'orientation seront dispensées pour les professeurs principaux dans le secondaire. Je vais en cinquième. On va commencer en cinquième à dire à des gamins « Toi, tu vas t'orienter. » Enfin, je ne sais pas comment... On enseigne déjà. Plus, commençons par enseigner. Non, mais ce qui est dramatique en plus... Alors, je regarde tout simplement la fameuse année de césure qu'elle a proposée. Vous avez votre bac. Allez, un an à glander.

33:42
Présentateur

Enfin, j'exagère. Bon, ça va revenir à ça. Non, ça peut être utile. À quoi ? On peut aller dans une entreprise, on peut faire un stage, on peut s'occuper quand même.

33:50
Locuteur non identifié

S'engager dans un service civique, mener un engagement associatif ou voyager. Oui, alors voyager, très bien. D'abord, c'est une année pour les riches. Excusez-moi, mais quand vous avez des familles qui paient les études de leurs enfants... Ah, ça, on est d'accord. Et tout d'un coup, on recule d'un an le moment où ils gagneront de l'argent. On recule d'un an. Et c'est pour que l'enfant trouve sa voie. Comment est-ce que, en se baladant, même si c'est associatif et très bien, je ne dis pas qu'on ne peut pas faire des choses très utiles. Un an de césure, c'est ne pas considérer la valeur travail. Je pense que c'est une erreur fondamentale. En plus, les boîtes, moi, je ne demande pas mieux.

On en prend quand on peut des cinquièmes. Je prends des stagiaires dès que je peux. On n'a pas le temps de se n'occuper vraiment. Ils sont là en train de regarder partout. C'est vachement bien de s'acheter en entreprise. Oui, on est très contents. Troisième et seconde, c'est vraiment un vrai intérieur.

34:41
Invité

C'est très, très bien parce qu'ils voient ce que c'est qu'une entreprise.

34:44
Locuteur non identifié

Il y a aussi une inégalité quand on a du réseau. C'est ça, il faut le dire. Ils n'en peuvent plus. Les patrons disent qu'ils ont des demandes sans arrêt. Oui, c'est ça, je vous confirme. On n'est pas encore en permanence. On est solliciteur. C'est notre bloc d'accueillir déjà. On en a eu ici dans notre émission, etc. Donc, ce que je veux dire, c'est que quelles que soient les bonnes intentions, l'utilité que ça peut avoir, c'est surréaliste, c'est hors-sol. Nous avons besoin d'inculquer une valeur travail. Nous avons besoin d'aller vite. Ils ont besoin de rentrer dans la vie professionnelle tôt. Et plus on tarde, plus c'est difficile. Proposer qu'ils aillent.

Je vois bien, d'ailleurs, les enfants favorisés passent leur vie à voyager. Ils sont à perpète. Les stages, on vous donne ça. Mais par exemple, elle propose entre autres Elisabeth Borne rendre les conditions d'accès à l'enseignement supérieur plus souples. Quel enseignement supérieur ? Pour faire quoi ? Pour faire de la sociale... C'est quoi l'articulation avec Parcoursup ? Parcoursup est très fortement décrié par des forces politiques d'opposition très fortes. Non, mais par des parents aussi qui vous rendent compte la galère que c'est. C'est surtout un stress supplémentaire pour les parents qui est absolument terrible. Aussi bien des parents d'élèves brillants que d'élèves plus difficiles.

C'est les parents qui s'y collent d'ailleurs. C'est assez étonnant

35:58
Andréa Kotarac

pour Elisabeth Borne parce que d'abord, c'est elle qui a introduit, imposé plutôt, la réforme des retraites qui avait promis une entrée sur le marché du travail plus tôt. La même Elisabeth Borne recule d'un an la potentielle entrée du travail chez les jeunes. Et d'ailleurs, sa loi n'a aucune efficacité en la matière, en tout cas, sur les trois dernières années. Deuxièmement, vous parlez des stages en entreprise. Je vais aller très vite puisqu'on entend déjà la musique. Les stages en entreprise, il y a des stages obligatoires pour les lycées professionnelles par exemple. Vous savez, rien qu'à Lyon, il y a 30 000 gosses qui n'ont pas de stage parce qu'ils n'ont pas assez de réseaux, etc.

Là, on va faire une césure de je ne sais quoi. Et troisièmement, on peut aller voir ce qui se passe en Suisse. Les Suisses, qu'est-ce qu'ils font ? En tout cas, dans certains cantons, ils envoient à chaque foyer, à chaque famille, tous les emplois en tension qui existent sur le secteur. Parfois des emplois dont on n'a même pas idée. Si un gamin choisit la voie d'un emploi en tension, il a une bourse pour ses études. Les parents sont rassurés parce que l'enfant a un emploi local sur le territoire. Et la nation aussi est contente puisqu'on remplit les emplois en tension sans forcément faire appel à l'immigration.