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interviewBackseat· 24 mai 2025

Prêt pour les présidentielles ? avec François Ruffin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

François Ruffin, je disais donc désormais candidat à l'élection présidentielle de 2027 à travers une élection primaire dont nous allons parler évidemment. François, je me permets de de te tutoyer. Tu as donné une interview à Libération paru hier dans laquelle tu as annoncé cette volonté d'organiser une primaire GER de Poutou à Hollande.

Ça ça surprend. Il y a quand même beaucoup de beaucoup d'éléments là-dedans. Qu'est-ce que tu appelles une primaire GER ?

Il y a une question qui est la question du départage mais il y a une question qui met beaucoup plus chère, c'est celle du débordement. C'estd comment on fait pour retrouver des gens par million ? On l' on a on est dans un temps où le pays est dans l'apathie, dans la résignation, dans l'abattement, dans le découragement et c'est encore pire à gauche.

Et il y a une constante dans mon parcours, c'est de chercher le chemin, la source avec mon bâton qui va nous permettre de faire surgir de l'énergie dans le pays. Quand je fais merci patron et nuit debout au moment de la loi travail, c'est pour faire surgir de l'énergie dans le pays. Quand on fait la fête à Macron et bon, il y a derrière, il y a plus lointainement le mouvement des gilets jaunes, ça fait surgir dans l'énergie dans le pays.

Quand le 9 juin au soir, il y a au moment de la dissolution, on dit front populaire, c'est dans l'espoir comme on jette une bouteille à la mer de faire surgir de l'énergie dans le pays qui va faire pression sur les parties et qui contraindra l'Union. Est-ce que Est-ce que ton modèle c'est la primaire victorieuse de 2011, celle qui a mené François Holland de pouvoir que c'est la seule primaire à ma connaissance qui a permis l'élection d'un président de la République ? Je suis pas né avec un désir de primaire, tu vois.

J'ai ça m'a pas ça m'a jamais fait rêver. Maintenant, la question que je pose, c'est quoi d'autre ? Qu'est-ce qu'on a d'autre pour remettre des millions de personnes en mouvement et en mouvement vers un chemin d'espoir et peut-être de victoire ?

Je dire, on a aujourd'hui une gauche qui joue en 2è division, comment on fait pour qu'elle joue la Ligue des Champions et qu'elle puisse l'emporter ? Et moi je pose un chemin, vous savez, c'est Roosevelt qui disait "Le pays ne nous en voudra pas d'avoir échoué mais nous en voudra de ne pas avoir essayé." Et ben, je pense que là, il y a quelque chose à essayer.

Pourquoi ? Parce que il nous faut un chemin de réunion. On va pas se retrouver avec cinq candidatures.

Qu'est-ce que tu réponds à ceux qui te disent qu'une primaire, c'est une machine à perdre ou à choisir le plus moupe François-Hollande ? Bon exemple, et ça sert à rien de faire une primaire. On a déjà Jean-Luc comme candidat.

Mais écoutez, c'est des critiques que j'entends beaucoup depuis que tu as annoncé ça. Tu vois, on en annoncé d'aut tous les obstacles. Je vois les dizaines d'obstacles qu'il y a sur le chemin de cette primaire et sur le chemin du Victoire de la gauche.

D'abord la la question que je pose, c'est quoi d'autre ? Quoi d'autre pour qu'il y ait des millions de personnes qui se saisissent de ça et qui fassent pression sur les partis pour qu'on se réunisse ? Et ensuite, il y a pas de loi de l'histoire comme quoi la primaire accouche du plus mou.

Benoît Amont était pas le plus mou candidat en 2016. François Fimon dans un autre registre était pas le plus mou des candidats à droite. Maintenant, je dis pas j'ai le dis pour moi, il y a pas d'idéal de la primaire.

On a une situation historique particulière. La situation historique particulière, c'est Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Aujourd'hui, ils sont donnés gagnants et à nouveau, on a euh un chemin qui amène pas à la gauche au 2e tour et si jamais elle lié avec le candidat euh qui est fait le plus fort la dernière fois, c'est la garantie de la défaite.

Donc Jean-Luc Mélenchon, c'est la garantie de la défaite. Oui, c'est la garantie de la défaite. Enfin, qui veut prendre le risque aujourd'hui ?

Je vous pose la question. Est-ce que vous voulez prendre le risque d'un 2è tour Jean-Luc Mélenchon, Bruno contre Bruno Retaillot, Jordan Bardella ou Marine Le P ? Tu parlais de débordement, ça peut marcher ?

Ron, je te demande non mais je je je Oui, répons. Si tu veux, je je François Ruffin face à eux, c'est un autre scénario. Je dis je dis pas François Ruffin, je dis quelqu'un qui est issu d'une primaire qui a rassemblé des millions de personnes, qui a des points d'appui dans le pays et qui apparaît comme étant plus central dans la gauche, plus rassembleur dans la gauche.

Léa, vous parliez de primaire de sorte à faire pression sur les parties. Donc vous imaginez un dispositif qui s'organise hors partie je suppose et après j'aurai une deuxième question dans la foulée, s'il vous plaît. Vous savez, à l'intérieur de chaque partie de gauche aujourd'hui, il y a des identitaires et il y a des unitaires.

Et il y a des gens qui peuvent être traversés par les deux. Un désir d'identité de leur parti et un désir d'unité. Et euh je il s'agit de s'appuyer sur les unitaires de chaque parti.

Il y a des partis qui vont venir euh autour de ça a été dit de Lucas, ce qu'elle organise, il va y avoir du mouvement à gauche. D'accord. Mais qui organise cette primaire ?

Et ben dans l'idéal ça puisque Lucy Castet se propose comme étant notre première ministre fut permanente d'une part et d'autre part étant un point de rassemblement un point de convergence de la gauche elle des clés peuvent être entre les mains de Lucy Casté les clés organise la primaire vous êtes candidat pour quelle parti quelle étiquette est-ce que cette primaire ça doit être un candidat par partie je pense pas il peut y avoir il peut y avoir du débordement et ensuite moi j'ai un autre sujet c'est comment on répond les idées de gauche dans le pays aujourd'hui On le voit sur le terrain médiatique, il y a pas une idée de gauche qui perse. On est sur la défensive, on est sur le reculoir en permanence. Comment reviendra après si vous voulez bien justement sur les idées, sur le fond, on avait prévu toute une séquence là-dessus.

Je voulais rester sur la primaire et sur la méthode. Je trouve qu'il y a quand même un petit paradoxe à vous entendre et à vous lire dans Libération parce que c'est surtout ça qui m'a mis la puce à l'oreille de voir qu'effectivement vous êtes fervant, vous êtes presque moteur de cette de cette union. Vous dites qu'il faut faire pression sur les partis, qu'il faut un candidat ou une candidate unique pour que la gauche puisse remporter.

Et lorsqu'on vous pose la question frontalement qui va remporter cette cette primaire, vous dites que c'est vous. Donc d'une part, vous dites qu'il faut se reposer sur le choix des électoristes et du peuple de gauche en quelque sorte, des sympathisants et sympathisantes qui font un débordement. Mais par ailleurs, vous nous laissez entendre que le game est plus ou moins plié.

Moi, quand j'entends ça, je me dis c'est paradoxal, il y a une certaine forme de contradiction. Et du coup, j'ai envie de vous demander, c'est quoi votre qu'est-ce que ça dit de votre candidature ? Qu'est-ce que ça dit de votre méthode et de votre stratégie ?

D'abord, ce que je dis dans le papier de libération, c'est j'y vais pour l'emporter. D'accord ? Ce qui est traduit par euh en en une par je l'emporterai et ma mère m'a écrit un message en disant mais c'est pas du tout toi François.

Voilà, parce que c'est pas du tout dans mon état d'esprit de donner les résultats à l'avance. Par contre, j'y vais pour l'emporter ou je l'emporterai, c'est quasiment la même chose. Pardon.

J'y vais. J'y vais pas pour perdre. Ça vous he ?

Ça vous surprend que je m'inscrive là-dedans et que j'y aille pour gagner ? Bah oui, j'y vais pour gagner. Je veux dire trois fois quand quand je vais dans en dans je me présente en candidature dans la somme face à Rassemblement national qui à chaque fois est à l'élection nationale 10 points au-dessus de la gauche à l'élection d'avant.

À chaque fois, j'y vais pour gagner, j'y vais pour l'emporter, j'y vais pas pour perdre. Donc j'y vais pour gagner. Donc du coup pour gagner cette pour remporter cette primaire dans cette perspective là, c'est quoi votre stratégie ?

C'est quoi votre méthode ? D'abord, il y a exister cette primaire et ensuite, il y a pour moi, comment on réussit à déborder euh du cadre euh de la gauche classique et amener des gens amener des gens à cette préélection, amener des gens ensuite à la vraie élection qui euh se reconnaissent plus dans la gauche depuis des années. Je vous vous la définissez comment la gauche classique.

Je dis que aujourd'hui le métallo d'Arscelor, je dis qu'aujourd'hui la femme de ménage d'un mior comme je suis marqué par les rimes. Je dis que l'auxiliaire de vie qui se fatigue, je dis que le chariste de martigue aujourd'hui, ils ont pas comme point de repère automatique la gauche et qu'il faut aller les chercher. Oui.

Et et c'est pas seulement l'extrême droite, ça peut être l'abstention, ça peut être la résignation, mais ils sont plus là, on les a perdus. Si on ne les retrouve pas, on aura pas 51 % au deuxème tour de la vous posez en opposition à cette gauche classique. Donc la gauche que vous proposez, elle ressemble à quoi ?

Je ne m'oppose pas en je ne me mets pas en opposition. Je dis il faut aller chercher, il faut aller chercher ceux qui nous manquent, ceux qu'on a eu avec nous pendant des décennies et qu'on a perdu, il faut aller les chercher. Ça veut dire qu'il faut parler aux femmes des ménages et leur dire avec nous, vos heures du matin, elles seront payées double.

Ce qui veut dire que l'entreprise, elle aura deux choix. Soit elle vous réintègre en journée, vous aurez plus à vous lever à 4h du matin, soit et bien vous aurez une meilleure paye à la fin du mois. Ça c'est c'est de dire euh à l'auxiliaire de vie, avec nous, il y a vous une garantie d'avoir le SMIC au minimum des salaires minimum que vous n'avez pas, avoir des horaires correctes et pas des petits bouts de contrat le matin et le soir et de parler de ces métierslà et de parler de de des conditions de vie, d'existence des gens dans leur concrétude et qui sentent que c'est à eux qu'on parle, qui se reconnaissent et que du coup ça fasse que ils reviennent dans normalement le camp qui est le camp du travail. travail qui défend les salariés et qui est la gauche.

Malek, tu tu dis très souvent que tu as toi sur ta circonscription battu trois fois le Rassemblement national. Si on prend le la dernière élection législative de l'année dernière, on peut dire que tu dois un peu ta survie à au retrait des macronistes. Il y a une représentante des jeunes avec Macron notamment qui qui je crois d'ailleurs contre la vie de son de son de de son parti au niveau national s'est retiré.

Euh en quoi tu peux toi être justement le grand gagnant avec cette strate et justement avec ton passif sur son territoire ? D'abord euh deux fois. La première fois, j'ai gagné en éliminant dès le premier tour de candidat du Rassemblement national alors que celle qui sortait première à l'élection présidentielle dans ma circonscription, c'était Marine Le Pen et on a fait diviser son score par deux en un mois.

Euh la 2e élection, malheureusement le candidaton s c'est tellement ramassé que ça a ouvert la voie à la candidature qu'on a fait 61 39 alors que à l'élection présidentielle d'avant à nouveau c'était Marine Le Pen qui sortait en tête et qui sortait majoritaire euh au 2e tour. Donc saluez ça quand même. Et l'an dernier sans les Macronis, qu'est-ce qui se passe ?

Et l'an dernier et ben on a fait ce qui s'appelle un deuxième tour. Ça veut dire qu'il faut gagner le premier tour, il faut se qualifier au premier tour mais oui au deuxème tour. Il faut que à la place de faire fuir les gens du centre et ben entre ils y vont pas de gaié de cœur.

Et les maires de ma circonscription, il y a un certains maires qui étaient des des maires plutôt de droite mais ils se disent "Bah non, entre l'extrême droite et François Ruffin, malgré tout choisit François Ruffin parce qu'on choisit un républicain." Et qu'est-ce qu'il faut faire pour pour les sédures justement ? ce centre, il y a des compromissions quand même à faire.

Non, mais il y a il y a zéro compromission. J'ai pas changé quel était mon propos sur le fait queil fallait que les salaires augmentent, qu'il fallait taxer les dividendes, qu'il fallait la fin des contrôles d'identité. Enfin, il y a eu zéro changement de proposition.

En revanche, je l'ai dit et je l'ai je l'ai expliqué pour moi depuis des années. J'ai pas envie de revenir là-dessus, mais il y a un changement de ton. Je considère qu'il y a un ton qui est un ton d'épouvantail qui fait fuir les gens, qui les effrait et il y a un ton qui peut être plus consiliant et qui peut les attirer.

Émilien, oui, encore une question de de cette méthode de la de la primaire. J'ai j'ai vu dans interview que vous proposiez 10 idées par candidat candidate. Est-ce que bon même si la réponse est un peu évidente, est-ce que c'est des idées tout courts ?

Est-ce qu'il y a un programme sur lequel on on se met d'accord comme le PS ait fait en 2012 ? Est-ce que c'est celui du NFP ? pas su du NF exactement, comment est-ce qu'on le renégocie ?

Donc finalement la question c'est est-ce que c'est le groupe engagé par cette primaire qui parle à tous les gens que vous évoquez ou est-ce que c'est chaque candidat candidate qui va elle-même faire ce travail de de propagande ? Je je l'énonce dans le dans l'entretien à libération. Pour moi, il y a une base qui est le programme d'une au Front populaire.

Il s'agit pas d'en faire une Bible mais enfin la base elle est là et les grandes orientations, elles sont là. touche pas trop et et ensuite il peut y avoir des apports personnels, des idées originales euh du débat qui est créé autour de ça. Voilà.

Et je le redis, il y a quand même un enjeu aujourd'hui à comment on fait pour aller reparler au pays avec des idées de gauche parce que pour l'instant on est dans l'entre soi quand on en parle où dès qu'on va dans les médias on est condamné à être sur la défensive. Je pense qu'on va y venir longuement ensuite mais à venir parler des idées de Gabriel Atal de Bruno Rataillot. Et ben, je pense que une primaire, c'est un temps où la famille se rassemble au moins pour débattre ensemble et aller débattre devant les gens partout dans le pays.

Et c'est un chemin à retrouver. Est-ce que vous imaginez la possibilité que comme pour la primaire populaire en 2024, en 2022 pardon, on puisse voter pour des candidats qui ne sont pas candidats ? Justement, je pense que enfin je je dis mon avis les modalités doivent être le moins folklorique possible.

D'accord. Euh je souhaite que les candidats aient rassemblé 100000 euh signatures. Ah oui donc vous organisez la primaire en gros là vous avez des idées quand même relativement il faut je je propose il faut mettre des choses sur la table vous vous arrivez pas les mains vides enfin voilà donc je pose des choses sur la table les gens ils sont d'accord ils sont pas d'accord on en discute mais il y a quelque chose dont on peut discuter.

Donc qui est candidat ? les gens qui ont rassemblé 100000 signatures de citoyens, qui ont rassemblé les signatures de 250 maires voilà pourquoi. Pour que ça soit pas une primaire folklorique.

Mais je redirais que faut retenir une leçon quand même de la primaire populaire. Malgré son côté bricolé amateur, à la fin il y a 500000 électeurs. 500000 500000 participants à la prière populaire.

Oui, effectivement. Et alors alors que enfin c'était difficile de faire euh plus disons contenu. Alors je suis d'accord 500000 c'est assez impressionnant pour un truc organisé de Briquet Brock.

Ceci étant, on a vu le résultat, c'est-à-dire une candidate qui n'a pas eu les 500 signatures de maire et et infiné parce que j'en ai été un communiqué à appeler à qui qui appelle à voter Jean-Luc euh loin de loin du Imaginez, c'est ça qui arrive. Vous seriez pas très content si jamais il y a euh des points d'appui que dans les partis et qui vont arriver, c'est il y en aura. C'est pas si jamais il y aura s'il y a des le maire de Montreuil, Patrice Bessac, qui a dit "Moi, je suis pour que il y a une primaire." Il y a des voix qui s'élèvent pour dire que ils sont pour une primaire.

Donc ça veut dire que les 500000 on va largement les dépasser. On sera à 1 million, on sera à 2 millions de personnes. Moi vous je on part à une candidature à la présidentielle avec 2 millions de dans une base de données, 2 millions de numéros de téléphone et 2 millions d'adresse mail.

Ça fait déjà un bon point de départ en terme de logistique et autre chose. Vous organisez moi je suis pour une primaire physique, la primaire populaire c'était juste sur internet. Maintenant, je pense qu'il faut toujours offrir aux gens des moyens aussi financiers organiser quand même.

Il faut une ambition et une ambition l'ambition pour moi c'est un bulletin de vote, un bureau de vote par canton. Pourquoi ? Parce que aujourd'hui il y a des endroits entiers où la gauche a disparu et ben au moins les gens de gauche se rassemblent pour organiser ça et qu'on a un bureau de votre physique par canton et vous retrouvez un maillage du territoire.

Faut voir que de quel point on part. Euh non, je pardon mais tout ça ça se fera pas sans vous. En fait le l'enjeu pour moi, le seul enjeu c'est comment je remets les gens qui sont là, les gens qui sont derrière leur écran, comment on leur redonne un peu la main.

Les 2 millions, le mailing de 2 millions, c'est c'est basé sur quoi ? C'est sur euh c'est un objectif. C'est un objectif.

Je dis la primière populaire a fait 500000 de manière un peu bricolée. Enfin, il faut le rendre hommage à la limite mais je pense que si on s'organise un peu plus en amont, qu'on pose des dates et ainsi de suite, on peut arriver à 2 millions. Et moi je ma question en fait, elle est permanente, c'est comment je remets les gens ?

Le il y a 9 millions de personnes qui sont allé voter et le 7 juillet au soir, c'est terminé. C'est les quatre chefs de parti qui se réunissent et qui se mettent en en accord désaccord pendant 15 jours pour enfin aboutir à une première ministre. Et depuis ce temps-là, où est la voix des 9 millions de personnes ? elle a disparu.

Bah, il s'agit de trouver le chemin qui les remet dans le jeu et on aurait jamais eu l'union l'an dernier quand même. Alors, j'ai sauvé ma peau, mais c'est pas seulement qui ai sauvé ma peau, entre guillemets parce que vous savez, je peux avoir une vie revenir à mon métier que j'adore de journaliste sans problème. Mais j'ai sauvé mon siège et surtout ça pas été conquis par le Rassemblement national mais c'est le cas pour moi, c'est pour le cas pour plein de personnes dans le pays.

Vous auriez une majorité bardéla dans l'hémicycle si j'avais il y avait pas eu cette union des forces de gauche 9 jour. Pourquoi elle s'est produite ? Elle s'est pas produite parce que les partis n'ont bien voulu.

Elle s'est produite parce qu'en 24 heures, il y a eu 400000 personnes qui ont signé une pétition parce qu'il y a eu des manifestations devant le siège des partis et que ça a mis une pression. Mais quand je dis Front Populaire, c'est que je me souviens du du Front Populaire de 36 en 34, comment il y a le premier chemin vers l'Union ? Il y a un cortège place de la nation avec des gens de la CGT, les gens de la CGTU, c'estàdire des socialistes d'un côté, des communistes de l'autre et qui dans les deux cortèges se mettent à crier unité unité unité.

Et c'est cette pression populaire qui amène à Lignon. Donc si jamais je moi aujourd'hui c'est le souci, c'est pas que les chefs de parti répondent, je vois des des titres. C'est pas ça le sujet.

Le sujet c'est est-ce que est-ce qu'il y a quelque chose qui se met en branle dans le pays ? Ça va plaire à Adelle que je dise mets en branle. Ouais, ça va beaucoup la faire marrer.

Non mais mais tu tu tu dis, je comprends ton idée de dire il faut la première la plus large possible évidemment. Donc de Poutou à à Hollande. OK.

Moi, j'envoie deux énormes absents de cette primaire d'entrée de jeu, c'est Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Gluxman. Est-ce que le but de cette primaire, c'est de choisir le troisème homme ? On est à ce point-là.

On verra comment les choses évoluent selon qui se met dedans. Selon quelle est la pression qui Je pense que Raphaël Luxman ou Jean-Luc Mélenchon peuvent Oui, je pense que Raphaël Glan, oui, Jean-Luc Ça sera plus compliqué. Et ben voilà.

Bon, même moi je dis la porte est ouverte mais ça sera plus compliqué. On reprend le scénario de de la primaire populaire. Vous vous retrouvez, admettons, faisons un peu de politique fiction.

Moi, j'aime bien ça. Ça ça m'amuse pas mal. Vous vous retrouvez euh candidat de cette effervescence et de cette primaire de la gauche.

Jean-Luc Mélenchon décide tout de même se présenter. Vous sentez que finalement ce que vous portiez à savoir l'Union de la gauche, c la division et cetera et quand même en contradiction avec le fait de garder votre candidature, est-ce que comme Christian Tobira vous appelez à voter Mélenchon ? Est-ce qu'on va avoir une Est-ce que il va y avoir Est-ce qu'il va y avoir Non.

Est-ce qu'il va y avoir une candidature commune ? euh où c'est possible. Est-ce qu'il y aura une candidature unique de la gauche en 2027 ?

Non. Mais je vous dis avec deux candidats, on a encore des chances de se qualifier pour le deuxème tour. Donc en fait, vous seriez peut-être comment dire moteur de cette désunion finalement alors que l'ambition initiale d'être dans l'union.

Si si on y va comme ça, vous aurez pas deux candidats, vous en aurez cinq. D'accord ? Et c'est peut-être un minimum cinq.

Donc là, le sujet c'est comment on fait pour que au moins il y ait une chance d'accéder au 2e tour et euh je sais même pas si une candidature unique unique et absolument euh souhaitable. Mais en revanche, ben il y aura match. il y aura match parce que Jean-Luc, il a sa légitimité issue de son score de la dernière fois et qu'il s'agit pas de contester et que en revanche, je je dis en cas de 2e tour que c'est la défaite assurée et il y aura match parce que il y aura un candidat issu de cette primaire qui aura 2 millions de personnes qui auront voté pour lui en tout cas qui se seront qui se constitueront une base.

Et ben ensuite il y aura il y aura un match pour jouer les demi-finales avant de jouer la finale. Euh on t'a interrogé en tant qu'initiateur de ce de et premier candidat à cette primaire. Maintenant, on aimerait aussi t'interroger sur le candidat à l'élection présidentielle.

Euh euh on on te connaît euh François Ruffin, on te connaît euh sur ton discours sur les exclues de la société, tu es tu es assez bien identifié dessus. Euh on te connaît un peu moins bien sur les questions sociétales alors que se pose la question en ce moment de la de la de la fin de vie, alors que des questions se posent sur les discriminations. Euh c'est c'est quoi ta candidature sur les questions sociétales ?

Où est-ce que tu veux emmener la société ? Vous savez le le la question c'est pas sois tout seul comme président de la République, c'est quelles font sont les forces sociales qui vont l'appuyer ? Mais moi j'ai porté comme je c'était la 4e mesure puisque moi les les 10 mesures je les avais faites dans ma circonscription.

La 4e mesure c'était la fin des contrôles d'identité. Donc voilà, on pose un une direction qui dit il y a plus de contrôle d'identité, il y a plus de demande de papier quand il y a pas de délit qui est constaté. D'accord ?

Ça c'est une chose. Après je moi je me positionne pour le changement de genre possible en mairie sans avoir à passer devant un tribunal et j'ai pas de difficulté à dénoncer des choses qui sont pour moi des des évidences à gauche. Malek, je je j'attendais à ce moment où on allait pouvoir parler justement de de du modèle que tu nous proposes.

Je j'ai du mal en fait à voir une vision globale et c'est pour ça que c'est bien de t'entendre. Euh, on est d'accord, pas d'accord, on a Jean-Luc notamment qui parle de Nouvelle-France qui le théorise, qui l'explique. Toi, ta divergence avec Lfi, ça a toujours été de dire "Je te cite les bours et les Tours." OK ?

Et moi, malheureusement, quand je t'entends, j'ai très souvent de t'entendre parler pour les bours et les bours. Si tu dois parler autour, qu'est-ce que je dois entendre ? Parce que laisse-moi te dire que quand tu me parles de mesure sur les contrôles d'identité, je suis très content.

Je me suis encore fait contrôler lundi soir. Franchement, je serai le plus heureux du monde. But le problème est est systémique.

Il est beaucoup plus grand que ça. Qu'est-ce que tu nous proposes comme modèle de société ? Moi je propose un je suis boniste.

Ça veut dire que je pense qu'il faut remettre le bonheur comme Fabien euh il faut remettre le bonheur comme mot qui soit pas interdit en politique idéneu en Europe. Je le dis parce que il faut voir le moment qu'on traverse. Le moment qu'on traverse, c'est un moment où d'obscurité et où il y en a qui ont pour projet de mener la société vers des temps plus obscur.

Et c'est énoncé par alors on a Trump, on a Musk mais l'idéologue c'est Ravir Miley qui vient nous dire qu'est-ce qu'il veut. Il veut que le Nord écrase le sud, il veut que les hommes écrasent les femmes, il veut que les blancs écrasent les racisés. Et il nous dit qu'il faut revenir en arrière sur la révolution française, les Lumières et même l'humanisme de la Renaissance.

Euh et ben moi je je pense qu'il nous faut renouer avec l'humanisme de la renaissance les lumières, la révolution de de 1789 qui pose comme principe qu'il doit y avoir une possibilité de bonheur pour chacun. Il y a un obstacle au bonheur qui est quand même très régulièrement le porte-monnaie. Donc c'est les questions sociales, les questions de salaire qui doivent pas être négligé et il y a des obstacles au bonheur qui sont les discriminations sur la couleur, sur la religion, sur le genre.

Ces discriminations là, elles existent. ell elles doivent être levées. Alors après, on peut faire on peut y aller vers une serre une mesure mais en tout cas l'orientation qui est donnée, c'est celle-là.

Et moi maintenant ma question euh et je pense que tu t'attends à cette question parce que de toute manière, si je ne te la pose pas euh je commets un impère. À l'automne dernier, tu as parlé d'une honte sur le fait de parler différemment au centre-ville d'Amien euh qu'au noirs et aux arabes de d'Amien Nord. Si je veux moi encore une fois t'amener sur ce le modèle de société que tu me vends et sur justement moi je suis OK pour les bours et les tours à condition que le e soit en majuscule.

Comment tu me parles à moi si je suis un jeune justement de d'amener en or et que tu me veux me vendre ton projet de société ? Parce que encore une fois le bonheur c'est cool mais qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? François Ruffin.

Ouais. Le d'abord euh le bonheur, vous savez, tu sais quand on regarde euh quelles sont les priorités des Français euh en quartier populaire ou en dehors des quartiers populaires, les cinq premiers thèmes qui viennent sont les mêmes. Le logement, euh la santé, le travail, euh l'éducation et c'est sur le 6e thème que il y a une différence qui apparaît puisque d'un côté c'est la police en quartier populaire et de l'autre côté c'est l'immigration.

Donc la question c'est est-ce qu'on on centralise sur ce qui va déchirer le pays ou bien sur ce qui va euh euh sur tout ce qui peut le rassembler, sur la masse de ce qui peut le rassembler ? C'est si tu centralises alors pourquoi tu avais deux tractes deux tractes différents ? Mais d'abord malheureusement tu sais c'est pas moi seulement qui euh mettait pas et c'est pas pour l'année dernière, c'est pour il y a des années, d'accord, qui mettait pas la photo de Jean-Luc Mélenchon dans les campagnes parce que ça ne passe pas, ça passait plus.

C'était ça marchait pas et il y a des tas de candidats qui se sont retrouvés à faire la même chose parce que ça ne passait plus. Tu as des noms mais il il y en a des noms qui sont parus dans la presse, je vais pas livrer les camarades mais voilà malheureusement vous regardez le résultat des dernières élections législatives. Regardez où est-ce que les députés insoumis se sont fait dégager.

C'est dans tous les endroits de campagne. Après la stratégie de la France insoumise c'est de mettre le paquet sur les quartiers populaires. Et très bien mais comment que moi je tu dis la nouvelle France, moi je veux la France en entier.

D'accord. Moi si tu me théorises et que tu m'expliques, tu me déroules la France en entier. Je fa il faut la France en entier.

Moi je veux les quartiers mais je veux le reste aussi. Euh je je peux pas accepter que dans une région comme la mienne qui est de tradition euh communiste, socialiste, de pendant un siècle, on a envoyé des députés de gauche à l'Assemblée nationale, hors centre-ville, je suis le dernier député de gauche de tous les Haut de France. Euh je je je lutte contre ça.

Je lutte pour que la gauche, elle reste ancrée dans des terres populaires qui sont pas seulement les quartiers. et je dis en menant la même campagne en 2024 dans les bours et dans les tours. Léa, vous parliez tout à l'heure, je vous avais vous avez mis le doigt sur quelque chose d'assez fondamental et on en parlait avant avant votre arrivée en plateau, la question du débat public et voilà de ce qui va se passer en 2027, quelle va être la gueule du débat pour le dire un peu un peu clairement.

Vous dites qu'il faut reprendre la main sur le débat public, que c'est fondamental. J'ai le sentiment que ça fait quand même pas mal d'années qu'on échoue, que et je mets je mets on, je dis la gauche parce que par ailleurs les forces médiatiques entre autres mais aussi financières et cetera ne sont pas forcément en notre faveur. Qu'est-ce que vous faites pour que on reprenne la main du débat public ?

Vous savez, il y a des occasions qui sont manquées. Il y a des fois où on perd sur notre propre terrain. Pour moi, en 2022, le débat, il est sur notre terrain.

On est dans l'après-crise Covid. La crise Covid a monté a montré le caractère essentiel euh des d'invisibles dont on parlait pas auparavant. Ben, il pouvait y avoir toujours les métiers que j'ai cité précédemment quand je disais auxiliaire de vie, femme de ménage, euh cariste, camionneur et ainsi de suite.

Il pouvait y avoir une une grande campagne qui cible euh qui euh mettent ces métiers-là en lumière et euh c'est des métiers que vous allez à la fois dans les bourgs et dans les tours euh et ben ça n'a pas été fait alors que le terrain il était fécond pour ça. Donc je il y a moi il y a toujours une bataille. D'habitude je viens avec un bouquin, je viens avec un film.

Pourquoi ? parce que dans les médias, c'est le moyen d'amener le débat sur votre propre terrain et pas aller jouer sur le terrain de l'adversaire. Et donc la la le sujet c'est comment on fait et moi je pour certain nombre de questions qui sont des questions de gauche et qu'on va pouvoir amener dans le débat public.

Mais je crois que c'est déjà possible de déplacer le débat public et de pas considérer comme une fatalité que il va y avoir que les propositions de Bruno Rotaillot qui vont être discuté et celle-là il faudra les affronter. Alors, c'est pas impossible, ça c'est sûr. Euh ce n'est pas évident pour autant.

Effectivement parce que enfin on voit bien que sur les dernières élections, ça a un peu échoué pour le coup. Euh est-ce queil faudrait pas une proposition forte, un peu comme le revenu universel ? Je me souviens de Benoît Amon, c'était quand même une proposition qui avait été pas mal débattue et qui lui avait permis de se positionner.

Bon, avec le score qu'il a fait certes, mais tout de même c'était ça avait permis pendant un temps de mettre ça sur sur le devant de la scène. Est-ce que vous vous avez parmi vos 10 propositions, d'ailleurs j'aimerais bien les connaître si elles sont déjà prêtes, une proposition phare qui pour vous pourrait être fédératrice mais qui pourrait effectivement permettre à la gauche de reprendre la main sur le débat public. Mais je vais pas vous la livrer ce soir.

D'accord. Bah, c'est dommage mais je je vais je peux vous livrer des choses qui me paraissent être de nécessité publique. Mais vous voyez euh une proposition comme le revenu universel, il faut quand même mesurer avant de la porter si elle passe ou non dans les classes populaires et elle est pas passée.

Ça ça le le la question du travail, de vivre de son travail, de bien vivre de son travail et de non pas en survivre est une question qui demeure clé dans les classes populaires de notre pays. et le revenu universel n'est pas passé. Et donc moi je pose la question, je pose des principes en tout cas bien vivre de son travail et bien en vivre.

La question de donner un sens, donner un sens à son travail, ça suppose la démocratie au travail par exemple. Moi, je suis pour une extension de la démocratie qui doit pas être, vous savez, il y avait un gilet jaune sur lequel il était marqué faire l'amour une fois tous les 5 ans, ça n'est pas une vie sexuelle. Voter une fois tous les 5 ans, ça n'est pas une vie démocratique.

Et ben, je pense qu'il doit y avoir une consultation. Si si je propose si je propose le l'idée d'une primaire, c'est que je pense qu'il doit y avoir des consultations qui doivent être beaucoup plus régulières et qu'il doit y avoir le référendum d'initiative citoyenne mais par exemple queil y ait de la démocratie de l'entreprise délibératif ou pas tout les quatre modalités je vais pas vous les réciter hein mais euh euh non mais ouais on en parlait on parlait avant dans l'émission moi je suis favorable à ce que on on offre cette nouvelle nouvel outil là au peuple je le dis comme ça euh il y a une question du rapport entre entre le politique et la société, entre le pouvoir et la société est-ce qu'on pense que le pouvoir parce que il y a Ruffin, un autre, un bon copain, une bonne copine qui est à l'Élysée, que même il y a du monde d'humanistes, de féministes, d'antiracistes, d'écologistes dans les ministères et à l'assemblée, est-ce qu'on pense que comme ça ça va suffire pour changer la société ? Je vous dis, j'y crois pas.

Je crois pas à ça. Je crois que on arrive à changer la société avec la société. Il y a des grands moments où on arrive à faire des choses parce que on a fait mûir la société.

Donc il faut remettre à plat la constitution, faut une nouvelle constitution, une assemblée constituante. Qu'est-ce qu'il faut que le Front populaire ça a marché pas parce qu'il y a une seulement parce qu'il y a une victoire dans les urnes, parce qu'il y a eu un mouvement dans la rue. C'est comme ça qu'on a eu les 40 heures et les congés payés.

Quand Brois Croisa fait la sécurité sociale en 1945 qui est une espèce d'utopie réelle, pourquoi il peut le faire ? Il aurait été traité de fou sinon. Mais pendant 1 demi-ècle, il y a eu des mutuels, il y a eu des fédérations, il y a eu des caisses d'entraide de qui a construit du déjà là, qui a fait qu'il y a eu des déjà là dans cette société qui fait qu'il y avait plus que entre guillemets le fruit à accueillir mais il était déjà mû.

Bah, il y a des fruits qu'on doit faire murir quand par exemple on fait une proposition de loi sur les vacances avec euh des membres de tous les groupes parlementaires pour dire voilà tous les gamins doivent pouvoir partir en vacances l'été, être encadrés et ainsi de suite. Le fait de dire que à Trappe ou à Poitier, ils le font déjà en payant payant 10 € bah ça fait que les gens ils nous écoutent, ils disent "Mais c'est pas des fous s'ils le font à trappe à mon à Poitier, pourquoi on pourrait pas le faire partout ailleurs dans le pays ?" Donc je pense que on doit considérer que le pouvoir politique, il est là non pas pour inventer la société, mais il est là pour permettre au meilleur de la société d'accoucher.

Or aujourd'hui, on a des dirigeants politiques qui sont là pour faire accoucher la société de son pire. Ah ouais. Du coup, va vraiment nous expliquer la méthode parce que c'est intéressant.

Je ne dis pas comment faire. Je vous explique une grande consultation citoyen je vous explique je vous explique pas seulement la méthode, je vous la mets en œuvre. Quand j'essaie de mettre les gens en mouvement autour d'une primaire, c'est le premier c'est la première étape d'un réchauffement du pays.

Je me demande qu'est-ce qu'il y a d'autre pour remettre les gens en branle et pour faire que ils se saisissent de quelque chose. Mais évidemment, il va falloir qu'il y ait des manifes parce que en face de nous, quand on aura le pouvoir, il va y avoir le Sénat qui va venir dire "Je crois que ça va pas être possible." Il va y avoir le MEDF qui va venir dire je crois que ça va pas être possible.

Il va y avoir la Commission européenne qui va venir dire je crois que ça va pas être possible. Et le seul moyen de lever ces obstacles là, ça sera le peuple. Ça sera le peuple en manifera le peuple par exemple.

Il nous faut des États généraux, la fiscalité. Voilà. Et derrière si ça bloque, il nous faut un référendum qui oui, vous avez raison.

Mais la seule manière de faire lever les obstacles et qu'on n pas des micro changements mais qu'on ait des grands changements, ça sera un appui populaire. Ça veut dire un appui aussi sur ce qui font. Les associations font, les élus locaux font, il y a les syndicats qui font.

Bah, il faut que on réchauffe la société et que on fasse traverser ça d'une espérance. La gauche ne gagne pas à froid, mais elle change encore moins la société à froid. Émilien, oui, j'ai une question sur les les sujets pour lesquels vous êtes les plus les plus identifiés, les questions de travail.

Euh et sur le côté structurel un peu des propositions, j'ai entendu ce que vous disiez sur entre question de des femmes de de ménage et effectivement je n'y pas du tout le côté très important concret médiat des changements pour elle. Mais la question c'est est-ce que c'est pas un peu pensement ? De même parler de démocratie d'entreprise, je crois que vous proposez un/ers de salarié dans le conseil d'administration ça reste minoritaire.

La question c'est quoi la grande transformation structurelle dans le monde du travail qui change la structure on va dire de l'économie tout comme dans de dans du point de vue social la sécurité sociale a pu être en 45. Alors, je veux dire la démocratie dans le travail pour moi, je vois la démocratie parce que je je crois vraiment que c'est la remise on sortira la société de sa torpeur seulement si on remet les gens avec euh du pouvoir entre les mains. C'est pour moi une démocratie par le haut.

Je dis 1/3 de salariés au conseil d'administration, mais je dis 1/3 d'ONG euh de euh d'élus locaux, de représentants euh de de d'association de consommateurs et ainsi de suite qui viennent représenter des intérêts différents et un/3 de représentants du capital. Donc voilà pourquoi parce queon a des multinationales aujourd'hui qui ont un poids considérable sur leur territoire, sur les sous-traitants, sur l'économie en général et que il y a pas de raison que euh il y ait pas des que 100 % du pouvoir soit laissé euh simplement au détenteur du capital. Bon, ça c'est une chose, mais je dis démocratie par le bas.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la personne dans son atelier, dans son bureau, à raison d'une demi-journée par mois, il y a la possibilité de se réunir sans sa hiérarchie avec, c'est pas la possibilité, avec ses collègues et de décider de qu'est-ce qui va, qu'est-ce qui va pas dans l'organisation et de faire remonter ça avec un pouvoir contraignant, avec que de manière à ce que les gens ils retrouvent la parole. Vous savez, faut voir de où on part.

Moi je je veux bien peindre une société idéale. Moi j'ai un enjeu. J'ai un enjeu, c'est que ça fait 40 ans qu'on est dans le grand bon en arrière.

D'accord ? Et ça se s'acroit là avec un grand bon en arrière réactionnaire. Donc je souhaite montrer un vaste horizon mais simplement si on pouvait mettre le coup de talon au fond de la piscine, si on pouvait remettre la société dans le sens de la marche avant plutôt qu'en permanence dans le sens de la marche arrière, j'en serai déjà bien content.

Vous voyez ? C'est simplement le droit à la parole. Les gens se taisent.

Faut comprendre que les les les classes populaires ont peur. Elles ont peur. Elles ont peur dans leur quotidien.

Elles ont peur en particulier sur le lieu de travail. Et la possibilité d'ouvrir sa bouche simplement, de dire des choses sur son travail, ça existe pas aujourd'hui. Donc il y a un espoir.

C'est un espoir que je vous connaissez le beau texte de Simon Veale quand elle était dans les les usines automobiles au moment du Front populaire. Elle dit ça à ce moment-là c'est comme si ce qu'on avait comprimé pendant des années et des années, d'un seul coup c'était un ressort et un ressort d'espérance qui se levait. Je cherche le chemin qui va permettre de faire euh sauter ce ressort d'espérance.

Un autre sujet dont on a déjà parlé dans la première partie de cette émission, c'est la situation humanitaire catastrophique à Gaza. La volonté d'occupation voire de destruction de la bande de Gaza par Benjamin Netaniaou et son gouvernement. On on voulait t'interroger sur ce sujet aussi, notamment qu'est-ce qui t'a fait évoluer sur ta position sur la qualification du génocide ?

Euh en en décembre dernier, tu disais je cite "On en est pas là". Qu'est-ce qui a changé ? Qui ce qui a changé d'abord c'est la qualification par les instances internationales elles-mêmes etqu le le la rapporteur des Nations- Unies a évolué sur la question et passé de risque génocida à génocide directement amnésie internationale également.

Et donc, mais vous savez au-delà de la qualification, je bien mais il y a et ce que je réclame parce que là depuis le début qu'il y a des sanctions. C'est ça. Alors lesquels on cible qui ?

Ouais. On squ si on fait des sanctions sur Israël. Déjà la remise en cause je suppose de l'accord de Je suis pour un embargo sur Israël comme on l'a fait sur l'Afrique du Sud de temps de la parte.

Tant que tu auras pas à cesser le feu. Je suis pour que pour tous les soutiens du gouvernement de Benjamin Netaniaou qui soit culturel parce qu'on a vu ce chanteur venir même projeter des odes à l'armée israélienne en plein cœur de Paris il y a 48 he maintenant que les soutiens de Benjamin Net qui soient sportif qui soi culturel et encore davantage politique soit privé de visa pour le territoire européen. Je dis moi de mon côté, j'étais privé de visa.

Je devais aller en Israël et en Palestine pour rencontrer des amis de gauche là-bas des deux côté. Et bien on nous a interdit d'y aller. Pourquoi on leur permet à eux ?

Je suis pour queil y ait pas la possibilité pour B Netaniaou de survoler le territoire, l'espace aérien français. Or, on lui a permis ce survol de de du territoire français. Donc il y a des mesures très concrètes, très directes qui peuvent être prises par la France.

Évidemment, je suis pour que on ait une résolution aux Nations- Unies qui disent cesser le feu à Gaza et qui disent fin des colonies en six Jordanie. et que ça soit la France qui réclame cette session extraordinaire euh devant du Conseil de sécurité, je suis évidemment pour la reconnaissance de l'État de Palestine. Vous savez, je rencontrais l'ambassadeur de Palestine en Espagne puisque j'avais fait un un voyage là-bas l'an dernier puisque c'est l'un des premiers pays qui a reconnu enfin qui a émis le souhait de reconnaître la Palestine comme état.

Euh l'ambassadeur de Palestine euh euh me disait "Faites tout pour que la cause de notre pays ne soit pas la cause d'un camp euh ne soit pas la cause d'un parti mais soit la cause de toute l'humanité." Et je crois que c'est à ça qu'on doit vrai. Malek, je veux vraiment qu'on revienne sur cette bascule sur le mot génocide parce qu'en réalité, désolé de te dire qu'en décembre dernier, juridiction internationale, organisation parlait déjà de génocide.

Je tu fais et en réalité le fait que tu bascules, moi je le vois enfin c'est bienvenu et merci. C'est peut-être un peu tard mais merci. Mais je vois que tu es dans ce mouvement où même le président de la République est en train d'évoluer sur le sujet.

Moi maintenant sur les sanctions, j'ai l'impression qu'il y a plus ou moins un tout le monde est plus ou moins d'accord sur la demande des sanctions. Maintenant c'est comment déjà on les met en place. Mais surtout explique-nous d'où vient justement cette basculte parce que il y a un an il y a un an on t'entendait pas comme ça François pour être honnête.

J'ai tu m'entendais sur la même chose sauf sur la qualification mais je dis la même chose. Mais même le 7 octobre d'accord le 7 octobre le jour de de l' des attentats terroristes commis par le Hamas. Je dis ma compassion pour les victimes.

Mais je dis attention ce qui va arriver pour les Palestiniens avec ce gouvernement d'ultradroite pour les populations civiles palestiniennes, c'est le pire qui puisse arriver. C'est vrai François. Mais sur les élections européennes par exemple, tu alors que c'est aussi un sujet européen sur les élections européennes, tu reprochais aussi un petit peu à la France insoumise de de parler de Gaza, là où les autres d'ailleurs ne le faisaient pas.

Je n'ai jamais reproché à la France insoumise de parler de Gaza. Je dis simplement que il doit y avoir d'autres thèmes aussi, comment on s'adresse au pays, comment on fait pour que le pays tout entier se reconnaisse. Et donc il y a évidemment j'ai fait 157 tweets pour dire mon indignation face à ce qui se passe en Palestine avec une évidente un évident désir que non seulement il y a un CCF, je veux dire j'ai reçu des comités populaires de Palestine, je j'ai soutenu Lune au roi quand euh euh ils avaient leur interdiction d'accéder à la bande de Gaza.

J'ai voilà donc je maintenant je l'ai fait depuis le 7 octobre et depuis le 7 octobre disant il doit pas y avoir d'émiplégie dans l'humanité. Il y a je les larmes d'une mère palestinienne valent les larmes d'une mère israélienne. Moi je demande simplement à ce que il y a il y a cette pleine humanité et je vois un parfois une une c une demi cécité.

Léa, moi je voulais revenir un peu sur vous président et du coup j'élargi un peu aux questions internationales parce que je trouve ça assez intéressant parce que c'est quand même un un comment dire une chaise gardée un peu du président de la République. Déjà première question, vous aujourd'hui à la place d'Emmanuel Macron par rapport à ce qui est en train de se passer et on peut le qualifier de génocide sans avoir peur à Gaza. Qu'est-ce que vous faites très concrètement genre vraiment ?

Quelles sont les actions que vous mettez en place et par ailleurs, quelle est votre position sur un un certain nombre de sujets notamment internationaux par rapport vous avez parlé par pas mal des barrières douanières en étant plus ou moins favorable à avoir une reposte assez forte face à Donald Trump et pourquoi pas remettre des des tarifications douanières et cetera. Voilà. Quel a un peu quel est un peu votre projet géop ?

Il y a deux choses différentes quand même qui sont mais je vais vous le redire. Je veux dire, Emmanuel Macron a toutes les cartes en main pour mettre en moins sur les marchandises françaises un embargo sur en fait ce qu'on fait sur Poutine et l'Ukraine h euh face à la Russie, ben qu'on fasse la même chose sur Netaniaou et Israël, qu'il y ait pas de deux poids de mesure parce que le poids de mesure, il a des conséquences multiples. D'abord évidemment c'est un impentant de la population Gazaoui dont il faut dire aujourd'hui c'est pas seulement 2 millions de déplacés, c'est 2 millions d'affamés qu'on est en train de construire et entre ce qu'on compte, on compte tous les jours le nombre de de personnes tuées sous les bombardements.

Malheureusement ça va être la pointe apparente d'un isberg parce que ce qui va tuer les gens ça va être les maladies, ça va être la difficulté d'accéder à la nourriture et d'accéder aux médicaments. Donc donc euh et donc ce qu'on a fait euh si pour le la Russie, on peut le faire de et on doit le faire parce que y a cette première conséquence là, une deuxième conséquence que vaut la voix de la France mais que vaut la voix de l'Occident dans les pays du sud qui aujourd'hui se disent "Bah attendez, il nous demande il faut intervenir face à Poutine, qu'il faut que c'est une grande affaire et ils font rien face à Gaza." Et moi, j'ai un souci de paix civil aussi, de paix civil dans notre pays où on a à la fois la première communauté juive d'Europe et la première communauté musulmane.

Ça veut dire que si jamais le président de la République, si jamais le gouvernement il montre pas queil est juste sur une affaire comme celle-là, et ben ça crée des tensions intérieures à notre pays. Et donc, je pense que pour toutes ces raisons-là, Emmanuel Macron a des leviers pour agir. Je l'ai dit, il peut embargo sur Israël, refus de visa pour les soutiens du gouvernement de de Netaniaou et session extraordinaire devant les Nations- Unies tout en continuant à réclamer la libération des otages du Hamas.

Euh en attendant la primaire et l'élection présidentielle, pardon, excusez-moi, échange. Alors, si je pars sur le livre échange, là, on est parti pour longtemps, mais allons-y. Une dernière question, vas-y.

Est-ce que vous pouvez faire court sur votre vision du libre échange ? parce que c'est vrai je vous ai entendu sur France Inter récemment en disant qu'il fallait clairement remettre en place des tarifs danniers qu'il fallait une réponse assez forte à ce qui était en train de faire Donald Trump. Voilà, je je voulais avoir un peu votre votre avis. et dans l'Union européne parce que du coup ça aussi une conséquence sur la place de la France au sein de l'Union européenne.

Je je veux vous dire que ce que je raconte le plus souvent, c'est pas comme si je l'improvisais dans la semaine qui précède parce que j'ai eu la chance d'avoir une vie avant de faire de la politique et j'ai eu 20 ans pour écrire des bouquins tous adimut et donc il y a il y a une constante chez moi. Oui, je souhaite des taxes aux frontières, des barrières douanières, des quotins d'importation. Si et c'est même pas à l'égard des États-Unis.

En vérité aujourd'hui, le gros souci, il demeure à l'égard de l'Asie et en particulier de la Chine qui en en surcapacité de production déjà et qui là en plus va sevoir fermer le marché américain et va faire rebasculer toutes ces marchandises sur le continent européen. Ce qui veut dire quoi ? Ce qui veut dire qu'on a eu la fermeture de la dernière usine de fabrication de panneaux voltaïque photo d'accord ?

Normalement, c'est une industrie d'avenir nécessaire pour l'écologie. Et ben notre dernière usine à fermer, c'est pareil en Allemagne. Mais c'est à peu près toutes les usines qui souffrent de cette manière-là et ça va être pire dans les temps à venir.

Oui, je considère que face à ça, il nous faut des régulations en fait que le libre échange est une machine à dumping. C'est une machine à dumping social, c'est une machine à dumping fiscal, c'est une machine à dumping environnemental et même c'est une machine à dumping démocratique. Pourquoi ?

Parce que c'est comme si les multinationales mettaient en permanence un couteau sous la gorge des gouvernants en disant "Mais attendez, si vous relevez vos normes environnementales, si vous nous taxez plus, on va partir." Ben oui, contre ça, je demande à l'Union européenne d'avoir une politique de protection. Vous savez même, je crois que le verbe protéger est le verbe qu'attendent le plus les Français.

Moi, je voudrais qu'on soit les protecteurs. Je pense que protéger, c'est important. Et ensuite, il y a ce qu'on peut faire au niveau français.

Au niveau français, je pense qu'on peut faire un by French act que la commande publique soit dirigée en priorité. Tru France, c'est bien aussi. Tus France.

Alors, voyez, T France, c'est attirer le capital américain. On a déjà un/ers de nos industries qui est aux mains d'actionnaires anglo-saxons. Est-ce qu'on pense que il en faut plus ?

Moi, je crois pas. Je crois qu'en revanche, on a 2000 milliards d'assurance vie dans notre pays et que la grande question d'Emmanuel Macron devrait être de se demander comment on fait pour mobiliser le capital national, pour quoi faire, dans quelle direction. Malek, je voulais aussi qu'on parle de François Ruffin de député parce qu'avant d'être futur président de la République, il y a quand même un mandat de députés à finir.

Euh depuis euh alors tu fais partie de ce qu'on a appelé communément les purgés, je mets des guillemets. Euh et depuis tu sièges dans le groupe écologiste et social puisque le nom du groupe a changé. Euh comment ça se passe dans le groupe ?

Comment ça se passe depuis un an ? D'abord, je tiens à dire que je me suis autopurgé, hein. Euh j'ai fait un choix euh appuy sur le bouton.

Voilà. Donc euh et euh je veux dire le souci euh aujourd'hui, c'est le rôle de l'Assemblée nationale mais qui était déjà un souci auparavant. Bah pour le coup, elle revient sur le premier plan là l'Assemblée.

Euh alors on a on a je dis la chance d'avoir le projet loi fin de vie aujourd'hui parce que c'est un un vrai projet et qui euh interroge sur le sens de la vie, de la mort. Bon et donc il y a un projet intéressant mais en dehors de ça Jean, tu regardes les textes qui passent à l'assemblée. Non mais je suis d'accord, c'est pas dingue.

Non mais je je c'est pas c'est pas dingue. Je veux dire posons les choses autrement. c'est que le monde est dans un temps de bascule h euh que la France a de grandes questions à régler euh et c'est même pas que elles ne sont pas tranchées à l'assemblée, c'est qu'elles n'y sont pas débattues.

La question du libre échange, don je considère que ma réponse dans le budget débat mais comme le budget, il y a pas de question, il y a pas de question de libre échange dans le budget et le budget il passe par 49 et on doit attendre l'automne. les questions de est-ce qu'il faut du réarmement les questions de démographie le pays est en train de vieillir comment se prépare face à ça le président nous a dit faites des gosses oui mais c'est une voilà tu vois j'ai produit tu me demandes François Rfin député j'ai reproduit un rapport sur la politique familiale parce que je considère que les questions démographiques c'est des grandes questions. Emmanuel Todd avait prévu la chute de l'URSS en regardant les indices démographiques à la fin des années 70 hein.

Donc c'est une grande question pas bon bref Emmanuel to quoi. Mais oui OK. démographe.

Donc quand il parle de démographie ça va. Mais aujourd'hui il y a 2,4 enfants désirés par femme. Il y a 1,6 enfants réalisés par femme et par homme.

D'accord ? Il y a 1,6 enfants réalisés. Moi, je crois que c'est triste qu'un président de la République vienne enjoindre au réarmement démographique.

C'est-à-dire que ça dit quelque chose de la vision d'Emmanuel Macron qui ne voit les individus que comme des producteurs et y compris des producteurs d'enfants et qui est incapable parler de joie, de bonheur, de désir parce que c'est ça avoir un gamin, l'amener à l'école, le tenir par la main qui parle pas comme ça mais qui donne des ordres qui enjoint alors que il y a un désir d'enfant encore dans notre pays. Les gens, ils ont envie d'avoir des enfants, qu'est-ce qui fait qu'ils en ont pas ? Ça ça coûte cher et on a plus les moyens.

Donc on repousse un petit peu plus tard à quand on aura un CDI. On a un logement qui est trop petit. Donc j'ai étudié dans un très bref rapport mais les causes qui font que les gens disent bah non on repousse le moment où on aura un enfant, on en aura un alors qu'on en aurait voulu deux.

Voilà. Et donc pour ça qu'il faut le bonurisme, mais il faut libérer euh ce qui euh euh enlever les obstacles à ce que les gens s'épanouissent et là puisse avoir le nombre d'enfants qu'il souhaitent parce que avoir des enfants ou pas d'enfants s'il le souhaite aussi. J'ai pas de problème.

J'ai pas de problème avec ça. Je dis juste dans quand on interroge les gens, je le dis alors c'est 2,4 ça veut rien dire derrière la virgule. On va pas les Oui, c'est marrant.

Moi j'aime bien ces chiffres. Mais mais mais voilà, en tout cas, il y a il y a un fossé entre le désir qu' et moi ça c'est des témoignages très concrets, hein. J'ai une animatrice, vous connaissez, c'est du Ruffin là.

Bon, j'ai une an j'ai une animatrice périscolaire de chez moi qui voulait des enfants, qui a attendu pendant 8 ans parce que elle avait un petit contrat parce que son copain, il était en intérim. Voilà. Bon là, ça y est, je l'ai croisé à la braderie, à une braderie chez moi le 1er mai.

Elle était toute contente. Elle elle m'a dit "Voilà, j'ai eu un enfant." Voilà, donc bon.

Mais ça se réalise tardisement. Du coup, il y en aura un alors que peut-être tu aurais eu la la le la volonté d'en avoir deux. Alors, tu n'es plus dans aucun euh parti euh parmi les membres du du NFP.

Du coup, je te pose la question d'autant plus librement si Emmanuel Macron dissolvait l'Assemblée nationale là au mois de de de juin-juillet, est-ce que tu penses que c'est vrai qu'on sait jamais ce qui peut lui passer par mais voilà, on sait jamais au point où on en est maintenant tu connais, on fait gaffe. Mais du du coup si ça arrive sérieusement vraie question, est-ce que le nouveau Front populaire, je te je rappelle quand même c'était toi qui avais eu l'idée hein dans une matinale de radio d'appeler ça le Front populaire, euh est-ce que ça pourra réexister ou est-ce que tu sens que le torchon a brûlé définitivement entre les socialistes et les et les insoumis ? Je je pense que ça va être très compliqué quand même.

C'est je quand je lance l'idée de la primaire, c'est pour reprendre le le chemin par un autre biais. Voilà. Mais on sent que ça va et quel chemin ?

Parce que je vais pas te mentir, il il y avait des insoumis dans le chat au début de l'interview. Bon, tu les connais pas super giga chaud sur ton idée de primaire. Mais je le dis.

Quelles sont tes relations avec les insou ? Qu'est-ce que tu as envie de leur dire ? Ben, je j'ai envie de leur dire queil faut qu'on fasse cause commune parce que je vois pas très bien comment on va faire 51 %, comment on va aller battre la droite, battre l'extrême droite parce que c'est quand même ça l'enjeu euh et euh que il faut que on ait le rassemblement qui soit le plus large possible devant derrière une figure qui soit la plus rassembleuse possible.

Voilà. Mais je pense que vous savez je sais à quel point compte les rapports de force. Donc dans l'état de rapport de force présent, la politique c'est du rapport de force aussi.

Il y a pas eu Jean-Luc Mélenchon qui fonctionne comme ça. Dans l'état du rapport de force présent, je vois pas pourquoi les insoumis euh se mettraient dans une primaire, verrai du rassemblement, ainsi de suite. Donc euh il y a la nécessité de construire quelque chose qui apparaisse puissant, qui apparaisse dynamique, qui apparaissent appétissant pour faire que ça vienne ensemble.

Mais le 9 juin au soir quand est lancé Front Populaire, euh les insoumis et c'est pas les seuls sont ont pas envie de rentrer dans cette histoire. Mais je leur dit, il y a 400000 signatures en 24 heures et il y a euh euh des manifestations avec il y avait un point qui était un point négatif à l'époque et qui est presque devenu un point positif, c'est qu'il y avait une urgence. Là, on a une urgence moyenne, hein.

Euh donc euh ça c'est c'est pas il y a pas la même euh dynamique. Une dernière question, Émilien. Oui, j'ai une question très de vous poser parce que c'est une question de stratégie globale de la gauche qui est bloquée à 30 % depuis aujourd'hui une dizaine d'années.

Ce qu'on constate notamment chez que c'est que chez les classes populaires qui pour beaucoup s'abstiennent mais aussi pour beaucoup, il se développe ce qu'on appelle en sociène une conscience sociale triangulaire. C'estàd que on n'aime pas les gros mais on pense aussi qu'il y a des petits qui profitent trop notamment voilà pas de la bonne couleur de peau, mais pas que. H comment est-ce que des gens comme vous faites pour dire aux gens ce qui semble le préalable de la reconquête de leur vote non c'est pas les gens d'en bas qui comptent, c'est les gens d'en haut parce qu'on peut le répéter et vous le répétez mais c'est structurellement ancré dans un consens fait.

C'est c'est une bataille de faire regarder vers le haut. D'autant plus que au fond les figures du capital ont disparu de euh du lieu où les gens habitent. Enfin euh je donne un exemple, mais quand euh Applique secours, c'était des filatures textiles, il y avait des châteaux des frères saints qui étaient tout alentour et euh les gens ils sortaient de l'usine, ils voyaient les châteaux, ils allaient au cimetière, ils voyaient les grands mausolés pendant que eux ils étaient enterrés à même le sol.

Ils entraient dans l'église, il y avait le carré réservé pour les frères saints avec des petites dorures et puis les sièges moltonnés pendant que ils étaient à l'extérieur sur des sièges en paille. Donc tout ça se voyait. À partir du moment où Bernard Arnaud a tout repris et viré tout le monde, le yode de Bernard Arnaud, il siège pas sur la somme.

Donc il y a la nécessité pour la gauche de montrer ça. C'est une lutte. Voilà, quand il y a la fermeture de Whpool et que je commence à entendre les ouvriers sur le parking qui s'emprennent aux réfugiés, aux assistés, aux immigrés, je dis "Mais attends, c'est est-ce que c'est eux qui viennent de vous licencier ?" Bon, je reviens le lendemain avec un tract où je remonte la tête de Jeff Fétig mais ils savent pas qui est Jeff Fétig.

Vous savez pas non plus qui est Jeff Féig Whpool, d'accord ? Et non seulement je fais ça, mais je montre sa maison qui est un espèce de château moderne avec 17 chambres, avec une piscine extérieure, avec un cours de tennis, avec un accès direct à la plage aux États-Unis à 5000 km de là pour qu'il matérialise où va l'argent. Donc ça c'est un enjeu.

Et après moi je suis pour des droits universels, je le dise parce que la question qui revient c'est beaucoup les assister les assister les assister. Et ben je suis pour que je dis la République s'est grandi quand elle a fait l'école gratuite à la fois pour les enfants d'ouvriers et pour les enfants de Bernard Arnaud. La République elle s'est grandi quand elle a fait la sécurité sociale et l'hôpital où Bernard Arnaud est remboursé tout comme les le sont les enfants des ouvriers à l'hôpital public.

Mais oui et et mais voilà mais je pense que aujourd'hui il nous faut reconstruire des droits qui sont universels. Il y a il y a un outil pour égaliser pour c'est l'impôt et en dehors de ça il faut construire la possibilité d'accéder au droit pour tous. Merci beaucoup François Ruffin d'être venu sur le plateau [Musique]

Prêt pour les présidentielles ? avec François Ruffin — François Ruffin · Pourquijevote