L'IMMENSE ESCROQUERIE DE MACRON ET DE SON PLAN DE RELANCE DE 100 MILLIARDS
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« Le gouvernement Castex - Macron vient d’annoncer un plan de 100 milliards d’euros pour relancer l’économie. »
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« 300 milliards d’euros de bloqués pour les prêts garantis par l’État. »
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« 30 milliards d’euros mis sur la table pour le chômage partiel. »
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« 100 milliards d’euros divisés par 160 000 créations de postes espérées, c’est aux alentours de 625 000 euros par emploi. »
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« Le Medef a dit que le plan était globalement ce qu’ils avaient demandé. »
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Le gouvernement Castex - Macron vient d’annoncer un plan de 100 milliards d’euros pour relancer l’économie. Moi, le terme je ne l’aime pas trop, “plan de relance” j’aurais préféré “plan de rupture” parce que qui dit relance dit qu’on va continuer à produire, à consommer comme avant alors que si on veut répondre aux besoins humains et environnementaux, il nous faut un plan de rupture. Pendant la crise du Covid il faut le rappeler il y a eu 3 budgets rectificatifs de près de 465 milliards d’euros, 300 milliards d’euros de bloqués pour les prêts garantis par l’État.
Il y a eu aussi le fameux fonds de solidarité, l’aide de 1500 euros pour les très petites entreprises, ce qui était nécessaire. Et puis 30 milliards d’euros mis sur la table pour le chômage partiel. Donc on a déjà 465 milliards d’euros qui ont été engagés et là on a maintenant 100 milliards d’euros, ils l’ont divisé à peu près en 3 : 30 milliards pour dire la transition écologique, il y aura beaucoup de choses à dire, et puis 60 milliards notamment sur les questions de l’emploi puisque Jean Castex dit que la priorité c’est sur les questions d’emplois et il promet dès 2021 la création de 160 000 postes et emplois avec ces 60 milliards d’euros.
Ce qui est fou avec ce plan de 100 milliards d’euros, alors que Jean Castex dit que la priorité doit être à l’emploi, il y a 0 euro qui est mis dans l’investissement public et dans les services publics. C’est à dire qu’on donne 100 milliards d’euros directement au privé en disant “créez de l’emploi”. Mais ça on a déjà vu que ça fonctionnait peu ou pas.
On a déjà eu le CIR, on a déjà eu le CICE, il y a déjà eu une précédente crise en 2008 où on avait déjà donné 25 milliards d’euros aux entreprises privées pour relancer l’emploi et ça n’a pas fonctionné. On a vu que les salaires avaient bloqué, pas d’emplois créés, par contre les dividendes avaient explosé. Et là on refait un plan de 100 milliards d’euros, c’est la première fois qu’il y a un plan aussi lourd, aussi massif avec 0 euro mis sur l’investissement public, sur les services publics, sur la création d’emplois publics.
Si la priorité c’est l’emploi, le premier employeur en France c’est l’État, ce sont les fonctionnaires. Si on fait le calcul, 100 milliards d’euros divisés par 160 000 créations de postes espérées, c’est aux alentours de 625 000 euros par emploi, c’est énorme. C’est une subvention à l’emploi de 625 000 euros, on nous avait déjà fait le coup rappelez-vous avec le CICE, Gattaz et Hollande nous promettaient un million d’emplois, on a eu 100 milliards d’euros et il n’y a jamais eu un million d’emplois créés.
Ca a fait beaucoup d’argent mis sur la table pour en réalité peu d’emplois. Si on avait consacré 100 milliards d’euros pour les fonctionnaires, si on estime qu’un fonctionnaire payé 1700 euros, on devrait les payer beaucoup plus mais aux alentours de 1700 euros avec les cotisations on aurait pu embaucher avec la même somme 960 000 fonctionnaires. Et là on aurait eu, je dirais, beaucoup d’investissement dans nos services publics, on pourrait faire tourner nos hôpitaux et nos Ehpad mieux que ça a fonctionné pendant la crise, on résoudrait la question de la sécurité, puisqu’il en est beaucoup question en ce moment, en remettant des hommes et des femmes dans la rue sur les questions de sécurité, nos tribunaux aussi pourraient avoir d’autres fonctionnaires, nos pompiers et nos écoles puisque avec cette rentrée difficile on voit qu’on manque d’institutrices et d’instituteurs.
Le Medef a dit que le plan était globalement ce qu’ils avaient demandé C'est ce qu'on avait demandé globalement. On voit bien ce que ça veut dire. Ce plan de 100 milliards d’euros, 0 euro mis sur l’investissement public, de fonctionnaires et de services publics et tout donner au privé.
Et donc en réalité on va conforter les marges des entreprises, d’autres déjà qui ont bénéficié de prêts garantis par l’État ou qui ont activé le chômage partiel ont déjà commencé à licencier ou annoncent des plans de licenciements, ce qu’on appelle malheureusement des plans sociaux ou des plans de sauvegarde de l’emploi. Ce sont des plans mal nommés, ce sont des plans de licenciements forts. On pourrait en citer, par exemple Renault et Air France qui ont 5 et 7 milliards d’euros de prêts garantis par l’État annoncent des milliers de suppressions d’emplois.
La question qui est posée c’est le contrôle de l’argent public, parce qu’il n’y a jamais de contrôle. Par exemple le CICE, alors qu’on nous avait dit qu’au départ ça serait pour l’emploi et qu’il y aurait des contreparties, il n’y a jamais eu de contreparties. Donc là nous demandons aussi que sur ces 100 milliards d’euros il y ait des contreparties.
Qu’on aide les entreprises pour passer la difficulté, d’accord, mais il faut qu’il y ait des contreparties en terme d’emplois, environnemental, etc. On ne peut pas donner de l’argent public comme ça à des entreprises privées et ne jamais contrôler si il est bien utilisé pour l’emploi, la recherche et développement, ou alors accaparé par les actionnaires, c’est ça la réalité. Pour les très grands groupes, si on a la volonté politique de relocaliser l’industrie, il faut que l’État participe à ces choix stratégiques.
Et donc par exemple Renault, Air France ou d’autres on pourrait monter au capital de ces entreprises parce qu’on ne va pas continuer à donner de l’argent public sans le contrôler et en plus ne jamais participer aux choix stratégiques, c’est beaucoup d’argent, notre argent. Le problème c’est qu’aujourd’hui avec cet argent on fait des plans de licenciements, alors que si l’État est au capital il peut avoir un regard et participer à des choix stratégiques, réorienter l’industrie, relocaliser un certain nombre de choses, et donc je dirais pour les très grands groupes il aurait été logique que ces prêts soient plutôt transformés en montée en capital. Si nous ne faisons rien, nos enfants connaîtront un monde fait de migrations, de guerres, de pénuries, de disparitions d'archipels et de villes côtières causées par ces évolutions.
Cela a déjà commencé. Make our planet great again. Sur l’écologie et le gouvernement Macron, on ne peut pas les croire – je suis désolé de le dire comme ça – parce qu’on a vécu déjà trois ans avec eux.
C’est le même gouvernement qui fait de l’affichage et de la communication politique. Par exemple en Guyane dit “on ne fera pas le projet Montagne d’or” mais il y a une quarantaine d’autres projets qui menacent la Guyane française pour 360 000 hectares de forêt guyanaise. Donc il y a beaucoup de com’ mais en réalité derrière ça suit peu ou pas.
Donc je suis assez méfiant parce que les trois dernières années il n’y a pas eu une remise en cause totale des moyens de production et de consommation. C’est le même gouvernement qui en pleine crise du Covid continue quand même au niveau européen avec les autres états à continuer à signer ou en tout cas à entretenir des liens pour signer des traités de libre-échange notamment avec le Mexique, c’est le même qui nous a fait signer le CETA à marche forcée. Et puis fondamentalement moi je pense que si nous voulons préserver le vivant et la planète il faut sortir du système capitaliste.
Parce qu’il n’y a pas de capitalisme qui s'accommode de transition écologique et donc ça c’est sûr que ce n’est pas la volonté du gouvernement Castex - Macron.
Emmanuel Macron