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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 24 septembre 2025 15 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationÉducation & recherche

Stéphane Le Foll : « Il nous faut des hommes et des femmes à la hauteur des enjeux politiques »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le Parti socialiste doit tout faire pour trouver un accord avec Sébastien Lecornu selon vous ?

  • 1:00RelanceRéponse directe

    Vous y croyez vous ? Vous pensez que c'est jouable, que c'est possible ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous vous verriez d'une manière ou d'une autre gouverner avec Sébastien Lecornu ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez apprécié le geste et la méthode de Sébastien Lecornu ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il faut mettre dans cet acte de décentralisation ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Les agriculteurs appellent à une grande journée de mobilisation vendredi. Est-ce que vous les soutiendrez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Stéphane Le FollFait
    « Il faut qu'il soit capable d'écouter. C'est en tout cas ce qu'il souhaite faire. »
  • 2:30Stéphane Le FollFait
    « Le Parti socialiste a trop à perdre s'il y a une dissolution. »
  • 4:00Stéphane Le FollChiffre
    « La suppression totale de la taxe d'habitation. »
  • 8:00Stéphane Le FollFait
    « Les agriculteurs appellent à une grande journée de mobilisation vendredi. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Stéphane Lefol, vous êtes maire socialiste du M, ancien ministre de l'agriculture. On précise juste qu'on vous attendait sur ce plateau. Vous avez eu un un petit problème de transport et vous êtes donc avec nous depuis votre ville du M.

On est ravi de de vous avoir pendant cette quinzaine de minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesser Redon du groupe Hebbra les journaux de l'est de la France. Bien le bonjour Orian. Bonjour Stéphane le folle.

Stéphan bonjour de la France. Sébastien Le Cornu poursuit ses consultations à Matignon avec les syndicats, avec les forces politiques. Est-ce que le Parti socialiste doit tout faire pour trouver un accord avec lui selon vous ?

Doit tout faire pour trouver un accord. En tout cas, ce qui est clair aujourd'hui, c'est que on est dans une crise politique majeure qui peut déboucher d'ailleurs sur une crise de régime. S'il y a pas d'accord, s'il y a pas de compromis de trouver, et bien on ira où vers la destitution ou vers la dissolution.

Euh c'est ce qui a été annoncé d'ailleurs par certains groupes à l'Assemblée nationale et la France euh dans le contexte international que vous avez évoqué ce matin euh elle est pas toute seule et il faut à tout prix qu'on arrive pour le pays à faire en sorte que nous ayons un budget et que nous ayons aussi des débats démocratiques que ça soit pour les municipales ou pour la prochaine présidentielle qui se fasse avec la sérénité nécessaire et je crois que dans ce contexte là chacun doit bien mesurer la responsabilité qui la sienne. Le gouvernement qui ne peut plus et qui ne peut pas avec Sébastien Lecnu refaire ce qui a été fait depuis de trop nombreuses années suite en particulier de tout nombreux mois suite à la dissolution. Il faut qu'il soit capable d'écouter.

C'est en tout cas ce qu'il souhaite faire puisque il a eu depuis son arrivée plusieurs réunions. Il faut écouter, proposer euh et faire en sorte que on arrive à un compromis qui ne sera pas un choix politique ou pour les uns ou pour les autres, mais un choix de responsabilité pour la France. Voà ce que je pense.

Alors le Parti socialiste là-dedans, ben il faut qu'il a qu'il arrive à amener sur la table ce qu'il a fait d'ailleurs sur après Blois un certain nombre de propositions. Mais c'est pareil pour tous les partenaires. Stéphan si chacun arrive avec des propositions sans négocier, il y aura pas de négociation.

Vous y croyez vous ? Vous y croyez ? Vous pensez que c'est jouable, que c'est possible ?

Mais je pense que c'est jouable ou c'est possible. Je me dis simplement la chose suivante. Dans des moments aussi compliqués, aussi difficiles, avec des enjeux aussi grands, il faut quand même être capable de à la fois de porter des convictions et des choix et en même temps de trouver les compromis nécessaires pour pouvoir avancer.

C'est en tout cas ce que je pense profondément parce que parce que le Parti socialiste a trop à perdre s'il y a une dissolution. Mais c'est pas que le Parti socialiste, c'est la c'est la France. C'est c'est plutôt ça.

Moi, je me positionne pas uniquement dans une logique partidaire. Qu'est-ce qui est l'intérêt du Parti socialiste et des socialistes ? Quel est l'intérêt, si je me place un autre côté, des républicains ?

Quel est l'intérêt du Rassemblement national ? On l'a bien compris. Quel est l'intérêt de la France insoumise ?

On l'a parfaitement compris. Tout ça pour aller où ? C'est ça le problème.

Et donc moi ce que je me dis c'est que il faut sortir de cette logique et il faut essayer d'avoir des hommes et des femmes qui politiquement sont capables d'être à la hauteur des enjeux tels qui sont posés aujourd'hui. Et je l'ai dit dans un contexte international, on y reviendra peut-être juste un un point hein sur ce qui s'est passé à l'Assemblée générale des Nations- Unies avec un président de des États-Unis qui comme l'avait dit un jour au Saintxupéri dans l'entre de guerre a perdu le sens de la mesure. Vous parlez des hommes et des femmes hein justement pour euh pour diriger la France, pour constituer ce gouvernement.

Est-ce que vous vous verriez d'une manière ou d'une autre gouverner avec Sébastien Lecnu ? Moi, je me verrai euh gouverner. On m'a appelé, vous le savez, euh à la fois François Berou et puis Michel Bernier.

Je je suis maire et j'écoutais d'ailleurs Jérôme Durin tout de suite là que je salue et j'ai trouvé cette interview avec beaucoup de sens de la responsabilité et en même temps des valeurs et un engagement. Je j'ai choisi, comme il l'a d'ailleurs dit d'agir aussi de manière concrète et au quotidien en étant maire et président de la métropole et même président du pays du M. C'est une manière aussi de faire de la politique avec un rapport direct avec la réalité et avec l'envie de la changer cette réalité.

Moi, je suis partisan de passer d'une gauche de la rupture comme c'est annoncé souvent par certains à une gauche de la transformation. Et je trouve que les élus locaux aujourd'hui dans la transformation joue un rôle qui n'est pas assez valorisé. Je note d'ailleurs que le premier ministre nous a envoyé un courrier souhaite un grand débat sur la décentralisation.

S'il souhaite des propositions, je peux vous en faire. Mais justement, on va en parler. Effectivement, il a écrit une lettre au maire, Sébastien Lecornus.

C'est l'un de ses premiers gestes à Matignon. D'abord, est-ce que vous avez apprécié le geste et la méthode ? Et deuxièmement, le contenu de la lettre.

Est-ce qu'il vous convient ? Ben, j'avoue quand même que depuis euh quelques mois et quelques années euh les collectivités locales euh on n'ont pas été ni écouté ni entendu. Je vais commencer avec euh le choix qui a été fait de supprimer la taxe d'habitation.

Donc une perte, ça a été rappelé tout à l'heure par Jérôme Durin d'autonomie fiscale et financière des collectivités qui était une erreur grave et qui n'a pas suscité de débat parce qu'il y a pas eu vraiment de débat ni avec les élus ni avec les collectivités. J'ai trouvé qu'au Sénat, d'ailleurs à ce titre, le Sénat a pas joué assez son rôle hein pour essayer de peser sur cette question qui aujourd'hui tous les élus vous le diront et c'était dit tout de suite par Gérold Durin et bien cette perte d'autonomie financière fait que on a des compétences et des responsabilités qui sont de plus en plus importantes et on a de moins en moins de moyens et on est lié directement à une politique nationale qui lorsqu'elle fait des erreurs et bien se retrouve dans la difficulté qu'on connaît et à comme premier réflexe de baisser largement les dotations aux collectivités ou ce qui avait été d'ailleurs promis en compensation de la perte de la taxe d'habitation. Donc tout ça vrai sujet pour moi, il faut la rétablir taxe d'habitation.

Alors, si on veut aller dans le les propositions, je pense que sur la question de l'autonomie fiscale, financière des collectivités, il y a quelque chose à reposer. La suppression totale de la taxe d'habitation. Alors, pour le bloc communal, les communes ont une compensation avec la taxe foncière.

Sur la question des métropoles qui sont des lieux d'investissement, c'est la TVA qui a pu monter. qui aujourd'hui est dans la situation qu'on connaît et qui en plus est plafonné dans la compensation. Donc il faut retrouver un espace avec un impôt local qui puisse être au départ une manière de redonner un tout petit peu d'autonomie financière aux collectivités.

C'est ce qui avait d'ailleurs été plus ou moins évoqué par un Vrain un jour qui a été remisé je ne sais pas dans quel carton. Mais euh sans augmenter les pressions fiscales, il faut retrouver de l'autonomie euh financière. 2è point, les péréquations aujourd'hui doivent être totalement revu.

Euh il faut qu'on ait une discussion technique et on va pas rentrer dans les détails ce matin, mais pour revoir l'ensemble des péréquations, comment le seul fond, à qui elle s'adresse, en fonction de quel critère. Je pense que là, il y a une vraie euh euh un vrai retour à une discussion avec l'État. Et puis euh je terminerai sur il faut qu'on trouve dans cet objectif là le fait que les dynamiques démographique économique des collectivités soient reconnu pour leur permettre justement d'accompagner les mouvements d'investissement qui sont absolument nécessaires.

Stéphane le fo il y a il y a la question évidemment cruciale hein de des finances locales mais sur d'autres sujets. Qu'est-ce que vous avez envie de dire à à Sébastien Lecr ? Qu'est-ce qu'il faut mettre dans cet acte de décentralisation ?

Et bien alors je vais continuer donc là l'autonomie fiscale et financière. Ensuite il y a il a posé dans un courrier qu'il a renvoyé d'ailleurs au sénateurs et à tous les parlementaires un certain nombre de questions sur des compétences. La première des compétences aujourd'hui, c'est que les collectivités locales, région et le grand bloc communal sont les premiers investisseurs dans le domaine de la transition énergétique.

Il faut qu'on pense maintenant, comme ça a été fait avec les mobilités à donner une responsabilité très claire sur les objectifs de transition écologique et énergétique, la décarbonation de nos économies, la décarbonation de la mobilité, la baisse des consommations énergétiques avec l'isolation des logements et tout ce qui concourt à la décarbonation de notre société. Les collectivités ont une part spécifique à prendre et je pense qu'elles doivent devenir, il faut une compétence spécifique, autorité organisatrice de la transition énergétique et à quel niveau de collectivité pardon Stéphan à quel niveau de collectivité niveau des régions ? Il y a deux collectivités qui me paraissent être indiquées, c'est la région et les intercommunalités et les métropoles.

Dans ce domaine, elles doivent avoir une responsabilité particulière puisque c'est elles qui investissent aujourd'hui. Deuxième élément majeur, la santé et d'ailleurs le premier ministre l'évoque. On a on exerce aujourd'hui des compétences dans le domaine de la santé sans qu'elle soit reconnue par personne, ni par l'État, ni souvent malgré tout par les ARS au niveau local et au niveau régional.

Et donc on a besoin d'avoir une clarification sur le rôle et la place des élus et des collectivités dans le domaine de la santé. L'État a failli. Aujourd'hui, on a des déserts médicaux.

La SAR en est un exemple. D'autres départements aussi. Donc il faut que dans ce domaine-là, on clarifie les compétences en même temps qu'on ait des moyens pour pouvoir assurer ce qui est fait aujourd'hui dans beaucoup de collectivités.

Le troisème point majeur pour moi, c'est la question de l'éducation. Dans les domaines de l'éducation, le bloc communal, le département et la région agissent à chacun à leur niveau. Il faut qu'on puisse donner non pas uniquement comme mission à nos collectivités d'avoir à gérer les infrastructures, l'immobilier, mais d'être en capacité d'être dans la continuité du temps scolaire avec ce qu'on appelle le périolaire et toutes les activités qu'il y a autour, en particulier les activités culturelles, les activités sportives, les activités de découverte.

Il faut que tout ça soit réorganisé et il faut permettre à ce titre-là d'avoir une discussion beaucoup plus décentralisé avec les les directeurs et directrices d'école pour ce qui concerne le bloc communal, les directeurs et les directrices des collèges pour ce qui concerne les départements, les directeurs et les directrices de lycée pour ce qui concerne la région. Il faut que le temps scolaire qui est un temps extrêmement restreint dans la vie d'un enfant soit augmenté. par le temps périscolaire et toutes les activités autour.

Et dans ce domaine, c'est des collectivités qui assument des responsabilités. Il faut qu'elle soit reconnu, structuré, coordonné et ça c'est un enjeu très important pour lutter contre l'échec scolaire. Un autre sujet, vous êtes ancien ministre de l'agriculture.

Fabrice avait une question sur ce sujet. Oui. Et vous êtes aussi dans un département rural où l'agriculture est extrêmement présente et forte.

Les agriculteurs appellent à une grande journée de mobilisation vendredi. Est-ce que vous les soutiendrez ? Moi, c'est d'abord les agriculteurs, c'est la FNSEA, hein, et avec la coordination rurale.

Bon, la confédération pays cette manifestation, c'est l'effet de cela. J'ai j'ai entendu le président Rousseau il y a pas longtemps sur la question du Mercosour. Je l'avais dit il y a longtemps.

C'est un accord qui doit être s'il doit être négocié avec les précautions absolument nécessaires dans le domaine de euh la production animale avec deux cibles spécifiques qu'il faut protéger la viande bovine de manière générale et la volaille. Mais quand j'entends aussi monsieur Rousseau dire des choses qui sont fausses comme ça avait été le cas d'ailleurs avec le CTA parce que personne ne dit qu'aujourd'hui euh sauf au Sénat, monsieur Rota à l'époque remettant leur totalité en cause le CTA pour des raisons qui ne sont pas réelles ni vraies. Je pense en particulier à à l'idée qui avait été évoquée pendant un moment d'exportation de viande bovine hormoné, ce qui n'est pas vrai parce que l'Europe ne l'accepte pas.

Je n'ai pas regardé toutes les clauses de sauvegarde, mais il faut les regarder de manière précise et que les slogans qui consistent à dire et à faire peur sont des slogans qui aujourd'hui je trouve dans le contexte international dans lequel on est euh plus que pour l'ancien ministre que je suis difficile à accepter. Donc la FNSA euh qui a pris leadership dans ce domaine objectif de l'agriculture française. Nous avons une agriculture qui est à la fois forte, qui est à la fois de qualité, qui est aussi exportatrice et qui doit en même temps permettre à toutes ces filières de se développer avec un objectif qui doit être la compatibilité entre l'environnement et la production.

C'est pourquoi j'ai toujours défendu le grand concept d'agroécologie. C'est très clair. Stéphane fol, une dernière question un peu plus personnelle.

Est-ce que vous serez de nouveaux candidats au municipal en mars ? Ah, je vais prendre ma décision à la fin de l'année, donc je ne vais pas anticiper, mais je suis prêt à revenir cette fois-ci. Non, je je vous ai dit que je prendrai ma décision à la fin de l'année.

Donc, je ne je ne vais pas l'anticiper. Je je reviendrai volontiers sur Public Sénat pour vous l'indiquer. Merci beaucoup.

Merci Stéphane Lefol merci spécialiste président de la métropole du Mci ministre de l'agriculture d'avoir été avec nous depuis votre ville. Fabrice, on regarde la une du progrès de Saint-Étienne. C'est le procès perdriot.

Ah oui, une semaine judiciaire chargée à à Lyon en l'occurrence puisque ça se juge à Lyon dans cette affaire euh un scandale politicau autour d'une sex tape. Voilà à suivre dans les colonnes de la tribune le progrès. Et c'est Père Driot, je suis une victime collatérale, la une du journal. [Musique]

Stéphane Le Foll : « Il nous faut des hommes et des femmes à la hauteur des enjeux politiques » — Stéphane Le Foll · Pourquijevote