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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 16 août 2023 17 min

Allocation de rentrée scolaire, "Initiative politique d'ampleur" à la rentrée, loi immigration... Le "8h30 franceinfo" de Philippe Ballard

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Philippe Ballard

Bonjour Philippe Ballard, l'allocation de rentrée scolaire est versée aujourd'hui à 3 millions de familles sous condition de ressources, entre 398 et 435 euros par enfant selon leur âge, c'est environ 20 euros de plus que l'an dernier. Est-ce que face à la vie chère, ce montant est suffisant ?

0:22
Présentateur

Je pense que c'est surtout une allocation qui est attendue avec impatience par tous ces Français, vous rappelez le chiffre. Enfin, 3 millions de foyers qui ont droit, il y a malheureusement des gens, alors après c'est dégressif, on peut avoir une aide, mais ça va permettre tout simplement à ces personnes de survivre, on va rappeler qu'il y a 40% des Français qui ne sont pas partis en vacances, qui a de plus en plus de pauvres, ce sont les chiffres officiels, ce ne sont pas des éléments de langage, ça va permettre de survivre, parce que ramener par mois, ça représente 39 euros, si on divise tout simplement par 10, c'est même pas 1 euro par jour.

0:54
Invité

Est-ce que c'est suffisant justement dans le cadre d'un contexte toujours inflationniste ?

0:59
Présentateur

Oui, parce que vous parlez de l'inflation, je pense qu'on va en reparler, l'électricité a augmenté de 10% le 1er août, l'inflation sur les produits alimentaires c'est plus 18%, le prix de l'essence n'en finit pas de monter, on peut toujours faire plus. Moi je voudrais rappeler qu'en septembre 2021, c'est-à-dire il y a près de 2 ans, quand Marine Le Pen a lancé sa campagne pour la présidentielle, elle a mis ce thème du pouvoir d'achat sur la table, c'était le thème central de sa campagne, il y avait d'autres thèmes, la sécurité, l'immigration, etc. Mais force est de constater que 2 ans plus tard, ce thème du pouvoir d'achat est toujours le thème numéro 1.

1:32
Philippe Ballard

Sur l'antenne de France Info, ce matin, la FCPE demande la gratuité des fournitures scolaires, vous y êtes favorable ?

1:38
Présentateur

Alors la gratuité, après il faut se méfier, c'est jamais gratuit, il y a toujours quelqu'un qui paye, vous savez, on a eu le cas avec le bouclier fiscal par exemple, d'accord on donnait un chèque, mais on prélevait de l'autre côté, c'est-à-dire par des taxes et des impôts, donc la gratuité, il faut s'en méfier, on pourrait peut-être prévoir un système de bons d'achat par exemple, parce que là je disais, la presse ce matin, il commence à y avoir, comme tous les ans d'ailleurs, à la même période, quand l'allocation est versée, on nous dit, oh oui, les ventes de téléviseurs augmentent, il y a des parents qui consacrent cet argent à autre chose.

Pourtant les études de la CAF montrent que ce serait très marginal que l'allocation soit utilisée pour autre chose que des fournitures scolaires. Absolument, c'est une aide indispensable, je rappelais le chiffre, c'est même pas un euro par jour, et un enfant ça coûte cher, pour ceux qui ont des enfants, et puis un enfant c'est la richesse d'un pays, vous avez vu les chiffres depuis 1946, il n'y a jamais eu aussi peu, une natalité aussi faible en France, donc tout ce qui va dans le sens de, on aide la famille, on aide évidemment pas ricocher les enfants, ça va dans le bon sens.

2:37
Philippe Ballard

Malgré tout, vous sous-entendiez à l'instant que cette allocation de rentrée scolaire peut servir à acheter autre chose que des fournitures.

2:43
Présentateur

Non mais je lisais des articles de presse, et tous les ans en fait, c'est un peu, comment on dit ? C'est un marronnier. C'est le marronnier, voilà, c'est l'expression consacrée dans la profession, oui il y a des articles, les parents s'en servent pour autre chose, c'est marginal, voilà, c'est marginal. Alors peut-être certains soumettent l'idée qu'on donne un bon pour le textile, pour l'abîment, un bon pour le cartable, un bon pour... Ok, mais là c'est indispensable dans le contexte actuel d'une inflation qui n'est toujours pas maîtrisée, contrairement à ce que nous dit le gouvernement.

3:10
Philippe Ballard

Dans le dernier programme de Marine Le Pen, vous souhaitiez au Rassemblement National réserver les allocations familiales aux Français. Préférence nationale aussi pour cette allocation de rentrée scolaire ?

3:20
Présentateur

Priorité nationale.

3:22
Philippe Ballard

C'est-à-dire ? C'est toujours d'actualité, c'est toujours...

3:25
Présentateur

C'est toujours, on est pour la priorité nationale, on aide les nôtres avant d'aider les autres, voilà, tout simplement. Dans le logement, dans le...

3:33
Philippe Ballard

Un jeune Français dont les parents ne le seraient pas, ne pourraient pas recevoir l'allocation de ses camarades.

3:37
Présentateur

Non, mais c'était... Alors, honnêtement, je ne sais pas si c'était aussi précis dans le... Si on parlait de l'allocation de rentrée scolaire... C'était pour les allocations familiales, la question c'est est-ce que vous souhaiteriez aussi cette aide ? C'était pour le logement également, il y a des Français qui dorment dans leur voiture, alors qu'il y a, on le sait très bien, dans le parc locatif, les HLM, il y a à peu près 30% des logements qui sont occupés par des immigrés. Donc, nous, on préfère que ça soit réservé aux familles françaises. Je pense qu'on découle effectivement que si les parents sont en situation irrégulière, d'ailleurs c'est versé par la CAF.

Là, il faut nous expliquer s'ils sont en situation irrégulière, comment ils peuvent recevoir des allocations.

4:19
Philippe Ballard

Donc, on ne cherche pas à intégrer davantage ces jeunes issus de l'immigration avec une telle aide, un coup de pouce pour la rentrée ?

4:25
Présentateur

D'accord, alors nous, on n'est pas pour l'intégration, on est pour l'assimilation, ça c'est déjà le premier point. Après, il faut avoir une volonté d'assimilation. On ne peut pas sombrer dans le communautarisme, dans le séparatisme et dire en même temps, moi donnez-moi de l'argent, point barre. Non, c'est donnant-donnant, si vous voulez.

4:43
Invité

Mais là, ce seraient des enfants qui seraient victimes. On parle d'allocation de rentrée scolaire, c'est pour des enfants à partir de 6 ans.

4:48
Présentateur

D'accord, mais enfin, là, ce n'est pas le cas. Voilà, là, c'est un débat un peu sans fin. Enfin, je veux dire, on réserve, oui, on est pour la priorité nationale. C'est tout à fait assumé, c'était le programme de Marine Le Pen en 2022 et on est toujours pour la priorité nationale.

5:01
Philippe Ballard

Philippe Ballard, la seule apparition officielle d'Emmanuel Macron pendant ses vacances est prévue demain à Bormes-les-Mimosas. Qu'attendez-vous de sa prise de parole à cette occasion ?

5:10
Présentateur

Ah ben là, déjà, nous, on reste un petit peu sur, alors il nous promet une initiative, laquelle on n'en sait rien, avec qui ?

5:17
Invité

Initiative politique à la rentrée, avec les forces politiques de l'arc républicain, c'est-à-dire hors Rassemblement National et hors France Insoumise, selon le chef de l'État.

5:25
Présentateur

Oui, alors il y avait une première version où ce n'était pas le cas. Bon, maintenant, effectivement, on retourne dans l'arc, le fameux arc républicain. Eux, ils sont dans l'arc de l'incompétence, mais ça, c'est d'accord. Alors, passons, Marine Le Pen a fait 42% au second tour de la présidentielle. Donc, on va se priver, si on suit ce raisonnement, de 42% de Français qui ont fait confiance à Marine Le Pen. Et puis, la deuxième question, c'est pour dire quoi ? Pour faire quoi ? Je crois que les Français sont franchement fatigués de ce cinéma, de cette com à 3 francs 6 sous, d'Emmanuel Macron. Il n'a aucune idée. On est dans l'improvisation permanence et il n'a pas de colonne vertébrale.

Il doit gouverner avec les notes fournies par McKinsey. Vous vous souvenez des Gilets jaunes ? Après, qu'est-ce qu'il y a eu ? Il y a le grand débat avec des cahiers de doléances. Ils sont passés où, les cahiers de doléances ? Enfermés dans les coffres-forts des préfectures. Vous savez, 2018-2023, les Français ont exactement les mêmes préoccupations. Des mesures ont été prises quand même, notamment l'augmentation du pouvoir d'achat. Oui, c'est largement insuffisant, vous savez.

6:23
Invité

Depuis, c'est vrai qu'il y a une guerre en Ukraine qui a augmenté l'inflation.

6:26
Présentateur

Oui, enfin, pas que, je regrette, mais le prix d'électricité, plus 10% le 1er août. On sort du mécanisme européen. On ne sort pas du marché européen de l'énergie. On sort de ce mécanisme qui fixe le prix de l'énergie d'une façon complètement délirante. Nous, on a des centrales nucléaires quand elles ne sont pas fermées, comme fait Sennheim, ou quand elles ne sont pas mises à l'arrêt. On a de l'hydraulique. C'est 80% de notre production. On devrait, en France, payer le prix d'électricité auquel nous le produisons. Mais avec ce mécanisme européen, ce n'est pas possible parce que c'est adossé au prix du gaz.

Généralement, pour rentrer dans le détail, c'est les centrales qui fonctionnent au gaz, qui sont mises en service et qui sont les moins productives. Généralement, c'est en Bulgarie et en Roumanie. Et le prix de l'électricité est fixé là-dessus. Il faut sortir d'urgence de ce mécanisme. Mais ça, le gouvernement n'en a pas le courage politique.

7:10
Philippe Ballard

Restez avec nous, Philippe Ballard, député Rassemblement National. On vous retrouve juste après le Filinfo à 8h40. Valentine Nottesse.

7:17
Invité

L'allocation de rentrée scolaire, c'est un coup de pouce appréciable, estime sur France Info Grégoire Ancel, le président de la Fédération Nationale des Parents d'Élèves. Cette aide, versée aujourd'hui à 3 millions de familles modestes, est revalorisée de 5,6% par rapport à l'an passé. Mais ça ne suffira pas, selon lui, vu la hausse des prix des fournitures scolaires. Plus 14%, par exemple, sur la papeterie. Toutes les pistes sont étudiées, criminelles et accidentelles. Enquête ouverte dans les Pyrénées-Orientales. Après l'incendie, démarré avant-hier près d'Argelès-sur-Mer. 500 hectares parcourus par le feu, stables et fixés depuis hier, selon les pompiers.

L'Ukraine reprend un village sur le front sud. Ouro Jainé a été libéré, annonce la vice-ministre de la Défense. Une victoire alors que la contre-offensive de Kiev face aux Russes piétine depuis des semaines. L'OM éliminée de Ligue des Champions de foot au tir au but par le Pagnatinaïkos hier soir. Un pénalty marqué par les Grecs à la 99ème minute a envoyé les deux équipes en prolongation. France Info. Nous sommes toujours avec Philippe Ballard, député de l'Oise et porte-parole du Rassemblement national. Un des gros sujets de la rentrée, ce sera la loi immigration.

Vous avez dit il y a quelques semaines que le parti LR, les Républicains, avait photocopié le programme de Marine Le Pen dans la matière. Est-ce que ça veut dire, Philippe Ballard, que comme les LR ont déposé deux propositions de loi immigration à l'Assemblée, vous pourriez les voter ?

8:54
Présentateur

Vous vous le rappeliez justement, oui, il faut fonctionner la photocopieuse. Il faut un copier-coller du programme de Marine Le Pen. Alors après, LR, ils sont 62 députés. Voilà, 62 députés. Vous êtes 89. Voilà, 88 députés. Si vous parlez du projet de loi de M. Darmanin, je pense que c'est à ça que vous parlez, on a clairement dit, c'est non, s'il s'agit de régulariser des personnes qui se trouvent en situation irrégulière sur le territoire national, ça sera, non, vous vous rendez compte du signal envoyé aux mafias ? Qu'est-ce qu'ils vont faire, ces mafias, qui laissent mourir, au fond de la Méditerranée ou de la Manche, des pauvres bourgs ?

Venez en France, vous serez régularisés, même si vous n'avez pas de papier, parce que vous allez pouvoir travailler dans certains secteurs.

9:41
Invité

Il y a un volet régularisation, effectivement, pour les personnes qui travaillent dans des secteurs en tension, que ce soit le bâtiment, la restauration ou dans les hôpitaux également. Mais il y a aussi un aspect très répressif pour lutter contre l'immigration illégale. Ça, vous ne pourriez pas soutenir le gouvernement là-dessus ?

9:58
Présentateur

Marine Le Pen a toujours dit, on est une opposition ferme et constructive. Vous savez, si on reprend tous les projets, l'OPMI, par exemple, la loi de programmation pour le ministère de l'Intérieur, la loi de programmation militaire, in fine, on l'a votée. Après, un texte de loi comporte plusieurs articles. Il y a des articles que l'on peut voter et d'autres que l'on ne vote pas parce qu'ils ne nous conviennent pas. Donc, s'il y a des articles qui vont dans le bon sens, on pourra les voter. Mais il faudrait déjà avoir le texte parce que je ne sais pas si vous l'avez, mais personne ne l'a. Oui, c'est un petit peu chaotique la préparation de ce texte.

Oui, mais c'est à l'image du gouvernement, si vous voulez, il faut maintenir. C'est le en même temps, le en même temps à l'oeuvre.

10:32
Invité

Mais vous disiez que vous étiez contre la régularisation de travailleurs sans papier. Sauf que quand on regarde les sondages, les Français, eux, ils sont pour à la fois de la fermeté, pour expulser davantage les personnes qui n'auraient pas à être en France, mais aussi, ils sont favorables majoritairement à ce qu'on régularise les travailleurs sans papier. Vous n'êtes pas déconnecté de ce que veulent les Français ?

10:52
Présentateur

Alors, je pense que les Français manquent peut-être d'informations. On va être très concret et très précis. La restauration. Moi, je suis élu de la deuxième circonscription de loi. C'est très rural. Dans les restaurants, il n'y a pas de problème de main d'oeuvre. Parce que soit on est en famille, soit dans un périmètre de 1, 2, 5 kilomètres, on arrive, on trouve du personnel pour servir en salle, pour être en cuisine, etc. C'est un problème purement dans les métropoles. Et pourquoi c'est un problème dans les métropoles ? Parce que vous êtes serveuse, vous gagnez donc à 1 500, 1 600, 1 700 euros. Vous finissez à 23h30, minuit, votre service.

Vous n'allez pas pouvoir vivre à Paris, à Lyon, à Marseille, à Lille. Vous allez devoir prendre des transports en commun pour retrouver votre logement à 20, 25, 30 kilomètres. Alors déjà, d'un point de vue sécuritaire, bon courage. Je ne sais pas, moi, une jeune fille, une jeune serveuse qui est obligée de prendre les transports en commun à 23h30, minuit, je pense qu'elle risque, on peut le dire, y compris pour sa vie. Et puis, elle n'a pas les moyens. Pourquoi elle fait ça ? Parce qu'elle n'a pas les moyens de se loger sur place. Il y avait un dossier intéressant dans le journal Le Monde. Voilà, je cite Le Monde. Je cite mes sources. C'était dans M, vous savez, c'est le magazine.

Le magazine. Et ils interrogeaient dans les métropoles, à Paris, notamment, des patrons de restaurants qui disaient, ben oui, moi, j'ai recours à cette main-d'oeuvre parce que les gens acceptent, acceptent d'être payés 1 600, 1 700 euros. Et puis, ils s'entassent à 6, 7, 8 dans 20 mètres carrés. Ça leur permet d'envoyer de l'argent dans le pays d'origine. Est-ce que c'est ce modèle social que l'on veut en France ? Eh ben non. Non, on ne veut pas de ce modèle social. Là, le patronat souhaite une chose, c'est tirer les salaires vers le bas avec ce modèle. On ne peut pas dire l'inverse. C'est factuel. C'est juste factuel.

Donc, si les Français avaient tous ces éléments en main, je pense qu'ils ne répondraient pas aux sondages. Voilà.

12:38
Philippe Ballard

C'est grâce à un certain nombre d'étrangers que beaucoup de commerces fonctionnent aujourd'hui et donc une grande partie de notre économie tourne aussi.

12:45
Présentateur

D'accord. En travaillant 7 jours par semaine, en travaillant 12 heures par jour. Et régulariser ces personnes et revoir ces règles-là. Si c'est ça le modèle, c'est non. Ça ne serait pas la solution. Ça sera non. Sûrement pas. Et puis, il y a l'autre aspect, c'est cet appel d'air que vous allez créer parce que les mafias vont s'engouffrer dans la brèche avec un discours formaté d'avance et ça va être un flux migratoire. Alors que là, le bilan est catastrophique de Gérald Darmanin, cette majorité d'Emmanuel Macron en matière d'immigration. D'ailleurs, j'en profite, il y a une petite...

Parce qu'il y a des journalistes qui me demandent, aidez-nous à voir les chiffres officiels du ministère de l'Intérieur concernant les OQTF, pays par pays.

13:20
Invité

Les obligations de quitter le territoire.

13:21
Présentateur

Voilà, les obligations de quitter le territoire français. Parce qu'ils reçoivent une réponse formatée de la part du ministère de l'Intérieur, on ne communique que le chiffre global. Il y a eu, alors par exemple au premier trimestre, vos confrères, consœurs ont reçu 8674, je dis ça de tête, d'OQTF réalisés. Mais quand ils demandent le détail pays par pays, combien pour l'Algérie, combien pour le Maroc, la Tunisie, le Mali, là c'est silence radio, on ne communique pas ces chiffres pays par pays. Donc si M. Darmanin veut une démocratie libérale en France, il continue dans cette veine.

13:55
Philippe Ballard

Philippe Ballard, la dissolution des soulèvements de la terre est en suspens, décision du Conseil d'État, qu'en dites-vous ?

14:01
Présentateur

J'espère qu'ils vont être dissous, c'est la moindre des choses quand même. Et pour l'instant, cette dissolution est suspendue. C'est le Conseil d'État qui n'a pas dissous. Voilà, on respecte l'état de droit, même si on émet des réserves évidemment sur cette décision. Mais enfin, ils doivent être dissous, c'est quand même la moindre des choses.

14:19
Philippe Ballard

Il y a une nouvelle marche qui partira ce vendredi, dans deux jours de Sainte-Soline. C'est là qu'avaient eu lieu les affrontements qui ont conduit à cette décision de dissoudre les soulèvements de la terre. Un convoi de vélos et de tracteurs sur le thème de l'eau et jusqu'à Paris. Vous redoutez, vous, que cette marche dégénère ?

14:34
Présentateur

Je pense aux forces de l'ordre. Il y a eu plusieurs dizaines, voire de même centaines de blessés de la part des gendarmes qui étaient à Sainte-Soline. Donc, s'ils se retrouvent face aux mêmes énergumènes, moi, j'ai déjà une pensée pour eux, parce que c'est toujours sympa avec les écolos extrémistes. C'est oui, oui, on est à vélo, on est sur des tracteurs. Et puis très vite, ça dégénère. Et des gendarmes risquent, des policiers, enfin là, en l'occurrence, c'était des gendarmes mobiles qui étaient déployés, risquent leur vie.

15:04
Invité

Vous souhaiteriez que cette marche soit interdite ? On sait que les manifestations à Sainte-Soline avaient été interdites.

15:09
Présentateur

Vous savez, je pense que les services de renseignement ont des informations. S'ils ont des informations prouvant qu'il y a des armes qui peuvent être embarquées, des armes par destination, je pense qu'ils pourraient l'interdire. On n'a pas ces éléments d'information.

15:21
Philippe Ballard

Vous concrètes, vous, au Rassemblement National, que proposez-vous pour lutter contre le réchauffement climatique ?

15:26
Présentateur

Ah, très bonne question. D'arrêter la mondialisation complètement folle et débrilée. Vous savez, un super tanker qui parcourt, qui vient de Chine ou d'Asie en Europe, ça pollue autant qu'un million de voitures par an. Donc c'est le localisme, c'est les circuits courts. Là, on arrête de polluer. C'est un schéma global, si vous voulez, le réchauffement climatique. Vous ne voulez pas de taxes ?

15:46
Philippe Ballard

Vous ne voulez pas que l'on déploie davantage les énergies renouvelables ?

15:48
Présentateur

Non, mais si on fait du localisme, on n'a pas besoin de mettre de taxes, on va arrêter d'importer. Vous savez...

15:52
Invité

Vous savez bien que ce n'est pas possible d'arrêter la mondialisation totalement telle qu'elle est aujourd'hui.

15:55
Présentateur

Non, mais il ne s'agit pas d'arrêter la mondialisation. On ne va pas revenir dans l'Albanie des années 70. Il s'agit juste de faire le juste échange plutôt que le libre échange. Vous savez, même les députés renaissants sur le Mercosur sont revenus en arrière maintenant. Ils ne sont pas pour... Le traité de libre échange avec l'Amérique latine. Le traité de libre échange avec l'Amérique du Sud, l'Amérique latine.

16:15
Philippe Ballard

Et concrètement, pour les Français ?

16:17
Présentateur

Eh bien, le localisme, les circuits courts, vous savez, c'est très à la mode en plus. Je pense que le Rassemblement National et Marine Le Pen ont été un peu précurseurs dans ce domaine puisqu'on a mis ça en avant. La mondialisation qu'on nous a vendue heureuse pendant des années, c'est un fiasco total. On a mis des millions de Français dans le fossé. Pourquoi ? On nous a mis en concurrence avec des pays qui n'ont pas les mêmes règles fiscales, sociales, environnementales. Puisque vous m'en parlez, vous savez, quand on fabrique un jean au Pakistan ou en Chine ou au Vietnam, je pense que les normes environnementales, ce n'est pas les normes environnementales européennes.

Et on pourrait continuer avec l'alimentation. En France, on est obligé d'apporter parce qu'on est dépendant des fruits, des légumes, de la viande blanche, de la viande rouge. On marche sur la tête. Donc, on arrête avec cette fave de la mondialisation heureuse. On revient vers le localisme, les circuits courts, le bon sens.

17:10
Philippe Ballard

Philippe Ballard, député de l'Oise et porte-parole du Rassemblement National. Merci d'avoir accepté l'invitation. Merci beaucoup.

17:17
Présentateur

J'ai une petite pensée pour Gérard Leclerc ce matin, si vous me le permettez, qui malheureusement a perdu la vie dans un accident d'avion qui était journaliste lui aussi et qui est officier dans le service public. C'est dit.

17:27
Philippe Ballard

Merci, Philippe Ballard.