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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 24 avril 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalSolidarités & familleInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

La fronde qui fait trembler Tondelier

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous créez une simple scission ou une reconnexion avec les classes populaires ?

  • 0:55OuverteRéponse directe

    Pour vous, ce parti est-il devenu une succursale du PS ?

  • 2:20RelanceRéponse partielle

    Vous prenez une alliance avec la France insoumise ?

  • 3:07OuverteRéponse directe

    Est-ce que pour vous, comme Marine Tondelier, Jean-Luc Mélenchon pose des mines sur un champ de bataille ?

  • 3:41OuverteRéponse directe

    Cette réconciliation vous semble-t-elle impossible ?

  • 4:37OuverteRéponse directe

    Est-ce que votre exclusion est liée à la décision de Paris de rejoindre le PS ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:11Invité politiqueFait
    « Oui, ça a été le point de départ de la rupture. »
  • 3:15Invité politiqueFait
    « Non. Nous, on prend une alliance du NFP, en fait. »
  • 3:53Invité politiqueFait
    « On ne peut pas dire qu'elle est impossible. Elle est indispensable. »
  • 4:07Invité politiqueFait
    « Eux, ils sont en rupture. Et qu'ils aillent nous montrer qu'ils peuvent faire sans LFI. Ça n'a aucun sens. »
  • 4:14Invité politiqueFait
    « Le deuxième tour des municipales, même les socialistes les plus réfractaires ont fait des alliances avec LFI. »
  • 4:50Invité politiqueFait
    « Il y a une logique chez les écologistes qui sont un peu libertaires. C'est vrai qu'ils ne respectent pas souvent les consignes électorales. »
  • 7:22Invité politiqueFait
    « Elle a tout à fait raison, ça va être sûr. »
  • 10:09Invité politiqueFait
    « Les 21 propositions n'ont même pas été discutées en interne. Ils sont sortis à travers un communiqué de presse. »
  • 10:26Invité politiqueChiffre
    « Est-ce que la retraite à 60 ans, c'était possible ou pas ? »

Temps de parole

  • Invité politique67 %
  • Présentateur28 %
  • Invité3 %
  • Invité 23 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Le paysage écologiste est en pleine ébullition. Vous avez sans doute suivi les tensions au sein des écologistes de Marine Tondelier ces derniers mois. Entre stratégie d'alliance, primaire et choix de cap, la fracture est devenue réelle. Une fracture qui a donné naissance à un nouveau mouvement, les Verts populaires. Pour nous parler de cette écologie de rupture, j'ai le plaisir de recevoir un de ceux qui portent cette voix, Jérôme Glaise. Jérôme Glaise, bonjour. Vous étiez une figure bien connue des rangs parisiens des écologistes. Vous en avez été exclue et avec d'autres, vous avez décidé de vous lancer dans cette nouvelle aventure.

Alors pour comprendre, est-ce que vous créez une simple scission ou est-ce que vous essayez, selon vos mots, de reconnecter l'écologie avec les classes populaires et la radicalité de gauche ? On en parle tout de suite. C'est parti pour l'entretien. Jérôme Glaise, je le disais en introduction, vous avez été exclue du parti Les écologistes apparemment, dont vous étiez un des cadres. Vous parlez de rupture. Pour vous, est-ce que ce parti est devenu, à force de vouloir se recentrer, une simple succursale du parti socialiste ?

1:11
Invité politique

Oui, ça a été le point de départ de la rupture. Moi, je suis adhérent depuis 1997 et a priori, j'étais exclu. J'attends d'avoir le courrier d'exclusion, mais on m'a dit que j'étais exclu. En tout cas, je suis vécu comme quelqu'un qui n'est plus membre des écologistes, alors que, comme je l'avais dit, c'est mon parti qui m'a quitté. Ce n'est pas moi qui ai quitté les écologistes. Oui, tout a commencé en fait en décembre, notamment à Paris, où les Verts qui étaient depuis 1977 toujours en autonomie par rapport au parti socialiste ont décidé de partir avec le parti socialiste.

Et tout ça, ça suivait avec plein d'autres villes, à Nantes, à Rennes, donc des villes où, traditionnellement, les écologistes partaient tout seuls, ou avec des Verts citoyennes et citoyennes, comme on dit chez les écologistes, mais jamais avec la seule démocratie. Et ça a choqué beaucoup de gens. Et avec un autre élément très important aussi, ce qu'on disait, nous, c'est qu'il y avait une contradiction entre ce qui pouvait se passer au niveau national, c'est-à-dire au niveau de l'Assemblée nationale, où les députés votent donc la motion de censure, alors que le parti socialiste, au contraire, a permis à ce que le gouvernement Macron puisse exister.

Et cette contradiction, pour nous, elle était insupportable, d'où cette rupture.

2:20
Présentateur

Vous prenez une alliance, en tout cas avec la France insoumise, alors même que les relations entre votre ancienne famille politique, maintenant, et les filles sont au plus bas. Je propose d'écouter un extrait de Marine Tondelier, qui ne mâche pas ses mots sur Jean-Luc Mélenchon, et on en parle juste après.

2:34
Invité

Et puis, Jean-Luc Mélenchon a repris ce concept au vol. Et donc, je pense que quand on veut démontrer qu'il y a des gauches irréconciliables, ça conduit soit au choix d'opportunisme et de renoncement, comme l'a fait Emmanuel Valls ou d'autres socialistes, soit au sectarisme, comme le fait Jean-Luc Mélenchon, par exemple, en adoptant des positions internationales bancales, mais qui permettent de dire, vous voyez, moi je pense ça, et on est irréconciliables. Ou de faire des jeux de mots scandaleux avec des non-juifs, par exemple. Mais à la fin, qu'est-ce que ça veut dire ? Que Jean-Luc Mélenchon pose des mines, comme dans un champ de bataille, il mine le champ de bataille.

3:07
Présentateur

Est-ce que pour vous, comme elle, Jean-Luc Mélenchon pose des mines sur un champ de bataille ?

3:11
Invité politique

Alors, première, c'est la question d'avant, est-ce qu'on prend une alliance avec LFI ? Non. Nous, on prend une alliance du NFP, en fait. C'est-à-dire que nous, on demande à ce que Marine Tandeli reste le trait d'union qui a permis de créer le NFP, parce qu'il faut se rappeler quand même de ce monde très tendu où l'EPS et LFI ne discutaient plus ensemble, et c'est elle qui a fait venir tout le monde dans le siège des écologistes pour qu'ils puissent discuter. Donc nous, c'est plutôt par rapport à ça qu'on s'oppositionne. C'est-à-dire qu'elle a été le trait d'union, et comme elle ne l'est plus, donc en fait, on comble un vide qu'elle a créé elle-même.

3:41
Présentateur

— Et est-ce que, justement, aujourd'hui, cette réconciliation... C'est pour ça, d'ailleurs, que j'imagine que vous créez les verres populaires. Elle vous semble impossible de se revenir à ce trait d'union qu'étaient les écologistes, justement, en 2024 ?

3:53
Invité politique

— On ne peut pas dire qu'elle est impossible. Elle est indispensable. C'est-à-dire que la question, aujourd'hui, c'est qu'il n'y a pas d'alternative. Moi, j'ai toujours été, donc, dans l'unité de la gauche et des écologistes sur un programme clair. Donc on est dans la continuité. Moi, je ne suis pas en rupture avec le passé des écologistes. Eux, ils sont en rupture. Et qu'ils aillent nous montrer qu'ils peuvent faire sans LFI. Ça n'a aucun sens. On l'a vu au niveau des municipales. Le deuxième tour des municipales, même les socialistes les plus réfractaires ont fait des alliances avec LFI parce qu'il n'y a pas d'alternative, donc, à faire sans LFI.

Et réciproquement, aussi avec le parti socialiste, nous, on est toujours sur la ligne qu'ont défendu les écologistes. Rupture, radicalité. Mais quand même, on sait qu'il faut faire avec tout le monde.

4:29
Présentateur

— Oui, parce qu'on a beaucoup entendu parler, à un moment donné, quand une partie des écologistes de Paris avait décidé de rejoindre la liste de Sofia Chikiru. Est-ce que c'est justement ce moment-là où vous avez été, entre guillemets, exclu du parti ? C'est quelque chose qui n'a pas été accepté par la direction, même si je crois que chez les Verts, il n'y a pas de consigne où tout le monde doit faire la même chose, forcément.

4:48
Invité politique

— Alors, pour montrer qu'il y a bien eu un cas particulier, notamment sur ma personne, ce que je suis à dire depuis 1997, c'est qu'il y a une logique chez les écologistes qui sont un peu libertaires. C'est vrai qu'ils ne respectent pas souvent les consignes électorales. Et il y a la suspension quand les gens font des choix différents. Et après, les gens sont réintégrés. Et un exemple par rapport à ça, c'est à Toulouse, où à Toulouse, les copains qui avaient dit « mais non, on parle de François Picmal » ont été suspendus.

Et là, ils ont été réintégrés, puisque au deuxième tour, les écologistes ont dit « mais finalement, c'est François Picmal qui avait raison et qu'il ne fallait pas partir avec les partis socialistes ». Donc c'est pour ça que là-dessus, il y a quand même... On veut viser, notamment... Moi, je suis quand même une figure un peu de la gauche. On a vu un peu de me viser en me disant, de m'empêcher de parler par rapport à ça. Donc je pense que leur problème, c'est qu'on est un peu leur Gepetto face à Pinocchio. C'est-à-dire qu'on leur rappelle quand même ce qui ne va pas et qu'ils devraient faire. Parce qu'aujourd'hui, donc, on a Yannick Jadot qui fait pire et qui, lui, il n'y a pas de problème.

Il n'est pas exclu. Il n'est pas suspendu. Il est même... Lui, il est contre la primaire. Il va contre la primaire. Contre tout ce qui a été lancé avec le pacte de Bagnus. Je ne sais pas comment il s'appelle. Je crois que c'est le pacte. C'est le mot qui s'est utilisé. Et derrière, il n'y a rien. Il fait un truc contre Marine Tondelier et c'est bien plus grave. Ce qui fait, lui, que ce que nous on fait, nous, on n'a uniquement maintenu la ligne du NFP.

6:03
Présentateur

Justement, au-delà de la stratégie, il y a des questions, effectivement, de méthode. Et Sandrine Rousseau a souvent pointé du doigt un fonctionnement interne bloqué, voire parfois toxique. Il y a un extrait. Elle était dans une de nos émissions, Le Fauteuil, que je vous invite d'ailleurs à regarder sur YouTube. Mais voici l'extrait de Sandrine Rousseau.

6:19
Invité

La violence que j'ai subie à l'intérieur du parti est inadmissible, en réalité. Et que moi, j'ai subie, c'est une chose. Parce que moi, j'ai encore le socle qui me permet de tenir, la notoriété qui me permet de m'exprimer. Mais ce qu'ont subi certaines des personnes qui m'accompagnent dans le parti, c'est ultra trash. Et en fait, moi, je pense par exemple à Harmonie Le Serre, qui a été désignée pour être candidate aux législatives. Elle a fait la photo, elle a fait la profession de foi. Puis au dernier moment, on lui a dit « Ah ben non, parce que t'es rousseauiste, donc ça va être quelqu'un d'autre ». C'est dingue, quoi. C'est dingue. Donc non, c'est pas possible de fonctionner comme ça.

6:59
Présentateur

Ce climat, décrit Sandrine Rousseau, c'est-à-dire l'exclusion, ou en tout cas la mise au banc de ceux qui pensent différemment, et c'est ce qui, comme vous dites, vous a poussé aussi à créer les verres populaires. Est-ce que ce qu'elle décrit, c'est un peu ce que vous nous décrivez juste avant, où on met de côté ceux qui ne pensent pas la même chose, mais pas tous. La preuve, vous le disiez tout à l'heure, Yannick Jadot.

7:22
Invité politique

Elle a tout à fait raison, ça va être sûr. Il y a une question assez violente sur la manière donc d'exclure les gens, c'est-à-dire que moi, je n'ai pas reçu un coup de téléphone, je n'ai pas reçu un mail. Du jour au lendemain, j'étais surpris de toutes les listes, de toutes les boucles WhatsApp, d'un seul coup, boum boum boum, tout disparaissait. Et ces gens-là, on n'a pas le courage de téléphoner, alors que moi, j'avais prévenu ce que j'allais faire. Mais eux, ils n'ont pas le courage en même temps de dire « Mais Jérôme, qu'est-ce qui se passe ? » Pourquoi toi qui adhérente, presque depuis 30 ans chez les écolistes, pourquoi tu fais ce chemin-là ? Ils n'essaient pas de comprendre.

Ils pensent qu'ils ont raison, qu'ils ont la vérité révélée. Et quand après, ces autres personnes qui sont sur une autre stratégie... Le problème, c'est que même la ligne de Yannick Jadot devrait discuter, on devrait discuter. Moi, je discute presque plus avec Yannick Jadot qu'avec Marine Tondeau. Ce n'est pas normal. Dans un parti, on doit discuter, on doit trancher car il y a des désaccords. Mais la discussion, ça fait partie du débat politique, même si on est dans un désaccord. Là, il n'y a pas de débat. Et là-dessus, Sandrine a tout à fait raison. Et ça a été encore pire ce week-end parce que ça, c'était il y a la semaine dernière.

Il y avait un conseil fédéral des écologistes où on l'accuse, en gros, de trahir alors que d'autres font pire parce que ce qu'elle demande, en fait... Elle dit la même chose que nous. Depuis l'intérieur, nous, on le dit depuis l'extérieur, c'est que... Mais pourquoi vous ne mettez pas LFI ? Pourquoi les 21 propositions n'ont pas été envoyées LFI ? Alors que c'est ça qui a permis à ces gens-là

8:36
Présentateur

d'être élus députés. Oui, c'est vrai que c'est assez particulier. Il n'y a plus vraiment, quand je vous entends, de place pour la contradiction chez les écologistes ? Pourtant, j'ai longtemps eu le sentiment que c'était un parti où, justement, des débats et des discussions contradictoires permettaient quand même de faire vivre le parti et malgré tout d'avancer. Mais j'ai l'impression que là, c'est moins le cas.

8:54
Invité politique

Oui, moi, j'ai souvent été minoritaire. Par exemple, je prends l'exemple de 2020. J'avais signé le serment de Romainville en tant qu'élu. Et donc, le serment de Romainville demandait qui est un candidat unique. Donc, j'étais contre la ligne puisque Yannick Haddoux était le candidat. Et donc, au moment, il y a eu des véléités, mais au moment, il y a eu des discussions. Et heureusement que j'avais signé le serment de Romainville puisqu'après, ça a permis de faire le tri d'union parce qu'ils avaient arrêté de discuter avec les insommies. Et nous, on continuait à discuter avec tout le monde parce qu'on pensait qu'il fallait faire un truc unitaire. Et il y a eu la NUPES.

Et au moment de la NUPES, on est venu me chercher pour faire les négociations programmatiques on venait quand même chercher toutes les compétences, toutes les forces pour arriver à faire progresser l'écologie. Et c'est ça aujourd'hui la difficulté. C'est-à-dire qu'ils s'enferment donc dans une sorte d'impasse au lieu d'aller chercher toutes les forces pour faire avancer l'écologie. Et là-dessus,

9:44
Présentateur

ils vont au suicide. Justement, est-ce que finalement, le programme du NFP tel qu'il avait été discuté en 2024, aujourd'hui, pour Marine Tondelier, il n'est plus valable ? C'est plus ce qu'elle décide de suivre avec le parti ? Qu'est-ce qui ne lui plaît plus dans ce programme sur lequel vous étiez plus ou moins tous d'accord à gauche ? Le problème, c'est qu'on ne sait pas.

10:08
Invité politique

C'est-à-dire que même les 21 propositions n'ont même pas été discutées en interne. Ils sont sortis à travers un communiqué de presse. Et d'ailleurs, beaucoup de gens, y compris de son propre monsieur, ont dit mais d'où s'asseoir les 21 ? Pourquoi il faut toujours recommencer le même travail ? Alors qu'il y avait une réflexion. Moi, j'étais négociation programmatique. On avait réfléchi sur les questions de financement. Est-ce que la retraite à 60 ans, c'était possible ou pas ? Quand on fait une vraie négociation sérieuse, on n'est pas que sur des titres pour un communiqué de presse puisque derrière, au moment de la NUPES, on pensait qu'on pouvait gagner et qu'on pouvait gérer le pays.

Donc là, la question, c'est sûr que même la stratégie de Yannick Jadot, ils sont incapables de remonter la pente et de gérer le pays en 2027. Et ça, c'est une vraie aussi impasse méthodique de leur part.

10:50
Présentateur

Vous dites justement vouloir une écologie de rupture qui parle au quartier populaire loin du productivisme. Mais concrètement, en quoi votre programme pourrait être plus efficace pour le quotidien des gens contrairement à ce que justement Marine Tondelier propose ? Alors ça,

11:06
Invité politique

c'est une grande différence aussi qu'on a avec le parti. C'est qu'il n'y a pas que la question du discours, il y a la question des actes. Et nous, par exemple, on a fait une conférence de presse aujourd'hui avec Ayu Bounet et avec Manal Kellouk. C'est-à-dire qu'il faut aussi que les gens concernés puissent parler et pas uniquement des questions limitées aux gens issus de l'immigration, mais de l'ensemble des sujets. Et c'est ça, la difficulté aujourd'hui. C'est-à-dire que, oui, il faut les intégrer dans le discours politique, mais on ne les met pas en position déligible ou en position subalterne. Et ça, ça n'est pas possible. C'est-à-dire qu'on ne peut pas parler au nom des gens.

On parle avec les gens. Et ça, pareil, là-dessus, nous, on pense que, et on a eu plein de gens qui n'étaient même pas adhérents des écologistes, Alliou, qui était sur la liste du 10e arrondissement, qui était deuxième pour au nom des verres populaires, lui, il n'était même pas adhérent des écologistes. Et donc, il était content. C'est-à-dire qu'on lui a donné sa chance parce qu'il avait toutes les compétences, il a fait des études, voilà, mais jamais on lui aurait donné la possibilité de pouvoir avoir une passe éligible. Alors malheureusement, il n'a pas été élu. Parce que ça a été un peu plus compliqué que ce qu'on avait pris à Paris. Mais deuxième, c'était tout à fait éligible.

12:11
Présentateur

Justement, qu'est-ce que vous proposez de radicalement différents, notamment par exemple sur le pouvoir d'achat ou sur le logement, quels sont chez les verres populaires des mesures ou des choix politiques qui pourraient être plus radicals que ce qu'on peut connaître ou en tout cas qui pourraient intéresser le quotidien des Français ?

12:27
Invité politique

Mais déjà, si on mettait en œuvre le programme de la DUPES-ENFP, qui n'est pas un programme révolutionnaire, si les gens qui avaient comparé le programme de 81 avec le programme d'ENFP, on était très en deçà de ce qu'on demandait à ce niveau-là. Aujourd'hui, le problème, c'est que la gauche, elle a besoin de victoire. C'est-à-dire qu'elle a besoin de revenir aux affaires et de pouvoir mettre en œuvre. Il y a eu tellement de saccages. Augmenter le SMIC, il faut arriver au pouvoir pour le faire ça. Si Lucie Casté, donc, avait été élue première ministre, c'était un décret. Ça ne passe même pas par l'Assemblée nationale.

C'est-à-dire qu'il y a plein de choses aujourd'hui qui ne sont pas mis en œuvre. Et nous, c'est pareil. C'est-à-dire qu'on maintient en fait une histoire de l'écologie politique assez radicale contre le nucléaire. Et en fait, ce qu'on accuse aussi dans cette direction, c'est de mener plus de batailles anti-nucléaires. Ça fait combien de temps que les écologistes n'ont pas organisé une grande manifestation alors qu'aujourd'hui, on lance l'EPR. On n'a pas de grande mobilisation contre les EPR alors qu'on a le plus grand programme de lance-nucléaire en France depuis 20 ans. Ils sont où les écologistes en tant que parti politique par rapport à ça ?

Donc en fait, on ne fait que maintenir en fait une tradition, un trait d'union. On comble un manque qui est créé

13:27
Présentateur

par une direction défaillante. Vous le disiez tout à l'heure, vous ne tenez pas fusionner avec LFI, vous gardez votre indépendance. Est-ce que le fait de créer ce nouveau mouvement, ce n'est pas encore plus fragmenter la gauche qui est déjà assez fragmentée et finalement peut-être éparpiller les voix et éparpiller la force ?

13:50
Invité politique

Alors c'est une question qui nous a été posée à la conférence de presse qu'on a annoncée aujourd'hui qui est tout à fait légitime. En fait, nous, on ne demande que de faire ce qui n'est pas fait, c'est-à-dire on maintient la ligne d'une FP. C'est-à-dire que, comment... Enfin, ce qui s'est passé quand même ces trois derniers mois, le fait qu'on ait permis à Macron de continuer sa politique parce qu'on n'a pas voté la motion de censure, c'est une catastrophe pour tout le monde. Nous, on demande uniquement de respecter cela et après donc faire croire aux habitants, et on l'a vu sur les élections municipales, qu'une partie des personnes ne comprennent plus ce qui se passe.

C'est-à-dire que, comment ça se fait que, si je prends le cas de la fermeture des écoles et des classes, c'est la conséquence du budget. Si certaines communes ont moins de moyens, c'est parce qu'on a baissé la dotation globale de fonctionnement qui est versée par l'État au collectif territorial, tout ça est une conséquence du budget. Si on fait des sommes de santé, toujours, c'est une conséquence du budget. Et à moins, il faut être cohérent. Soit on est d'accord avec la politique nationale et on participe à ce gouvernement, le parti va dire, s'il est d'accord avec ça, il n'a qu'à rentrer la majorité au lieu de faire ça de l'extérieur.

C'est-à-dire que ça brûle l'espace politique à la fois à gauche et à droite où on n'est plus dans la logique, même pas de la Ve République parce que normalement, on aurait dû le mettre à l'usique à casser. Nous, on rappelle des évidences, c'est-à-dire qu'on n'aurait pas dû exister en fait. On est là parce que

15:02
Présentateur

ce qui aurait dû fonctionner ne fonctionne plus. Et justement, pour 2027, vous êtes pour une candidature unique à gauche, mais on voit bien que LFI, Jean-Luc Mélenchon, lui, ne veut pas d'une primaire, il considère qu'il doit y aller. On voit bien que de l'autre côté, que ce soit le Parti Socialiste ou Place Publique ou même les écologistes sont peut-être... Pour une primaire,

15:27
Invité politique

qu'est-ce qu'il faudrait faire ? Alors, sur la candidature unique à gauche, il faut faire attention. C'est-à-dire que nous, on n'est pas d'accord à n'importe quel prix. C'est-à-dire qu'en 2020, moi, j'ai défendu la primaire populaire que LFI n'a pas soutenue, mais il y avait un programme. Et y compris LFI avait participé sur la plateforme commune programmatique au départ. On n'a même pas ce début aujourd'hui. Donc, il faut faire attention par rapport à ça. Et puis, depuis la primaire populaire, il y a aussi, après eu l'ANUPS et l'ANFP, il y a eu une discussion. Il y a eu 15 jours de discussion sur l'ANUPS et l'ANFP. Ça a été beaucoup plus rapide. Mais il y a eu cette discussion.

Pourquoi on n'a pas continué le travail de discussion qui avait été entamée ? Pourquoi on n'est pas allé plus loin au niveau de l'Assemblée nationale sur la question budgétaire ? Et il ne faut pas oublier non plus qu'il y avait eu un budget qui était sorti à la Commission de finances, qui était présidé par Eric Cocherelle. Et à l'époque, ça ne posait pas de problème pour les socialistes de voter ce qui sortait de la Commission de finances par Eric Cocherelle. Donc, c'est le problème. Aujourd'hui, il faut rappeler des évidences, des choses qui devraient fonctionner normalement. Donc, on n'est même pas révolutionnaire. On est justement remetté de l'ordre dans la politique

16:29
Présentateur

à gauche. Vous pensez, en tout cas, vous espérez que dans la dernière ligne droite, et comme un peu ce qui s'est passé en 2024, les esprits vont un peu mieux réfléchir et se dire finalement, on n'a pas le choix. Il faut qu'on y aille ensemble. Moi, j'ai toujours été optimiste.

16:45
Invité politique

J'avais écrit un papier dans le contre-temps avant qu'il y ait la NUPES. Donc, personne ne veut parler. Je parlais à l'époque du PS jusqu'à LFI. J'avais parlé d'éléments programmatiques. J'avais listé quelques points qui me semblaient de confrontations auxquelles il fallait répondre. Donc, moi, je ne suis pas pessimiste par rapport à ça. On l'a vu les élections municipales. Chaque fois, les gens sont surpris. Mais le danger, on a vu ce qui s'est passé la première partie de l'émission. C'est le rassemblement national. Le problème, ce n'est pas LFI. Le problème, ce n'est pas les socialistes. Le problème, c'est le rassemblement national.

C'est vrai que si on fait référence au livre de Chapoutot sur les irresponsables, on voit tout qui se met en place. la responsabilité des médias, la responsabilité de la droite, la division de la gauche, en fait, on est dans cette situation-là. Donc, il faut faire attention que ce soit du côté des insommis ou du côté de la gauche dite de Bagneux. Et aujourd'hui, il faut rajouter aussi, je ne sais pas comment on peut l'appeler, la gauche non-ménachoniste. Il y a deux gauches non-ménachonistes aujourd'hui. Il y a une de droite et une qui se revendique de gauche. Là-dessus, au milieu, il y a l'après qui dit qu'il faut encore faire avec LFI.

Franchement, pour les électeurs et pour le peuple de gauche, de comprendre ce qui se passe, c'est un peu difficile. Le désir d'unité, il est là, il est à 70%, mais pas à n'importe quel prix. Il ne faut pas faire croire que ce qui s'est passé au moment de la NUPES, moi, je me rappelle bien au moment de la NUPES, la première chose qu'il fallait faire avant de commencer à ouvrir les discussions, c'est qu'il y a eu des textes bilatéraux PS, LFI, écologistes, LFI, ce n'était pas très compliqué, avant de lancer la négociation, sur lequel, donc, il y avait une remise en cause d'une partie de la période de Hollande, parce qu'il ne faut pas oublier quand même d'où vient toute la catastrophe.

Ça a été rappelé aussi tout à l'heure. C'est-à-dire que Hollande, la déchance de la nationalité, il y a tellement d'éléments qui sont catastrophiques dans ce qu'a fait Hollande qui explique l'arrivée de Macron. Macron a été ministre de François Hollande, qui l'a empêché d'être candidat. On a l'impression que l'histoire recommence à zéro et qu'on oublie le passé. Non, le passé, il est là.

Les Insoumis existent en tant que force politique, l'on montre au niveau des municipales, c'est les seuls qui ont progressé, que la gauche divisée, ça ne fonctionne pas, et que quand elle arrive à se reconstituer, en quelques jours, elle a pu rattraper quelques villes où c'était mal parti, comme Lyon, par exemple. Voilà, c'est ça, l'arrivée politique de la France aujourd'hui.

19:10
Présentateur

Et justement, chez les Verts populaires, là, le mouvement est très très jeune, il n'a que quelques jours, vous êtes nombreux d'anciens écologistes ou d'autres qui arrivent d'ailleurs dans ce mouvement-là à l'heure actuelle ?

19:28
Invité politique

Alors, le texte qu'on a fait en 26 janvier 2026 a été signé par à peu près 900 personnes. Là-dessus, il y a différents groupes, donc il y a une partie qui reste encore chez les écologistes. Parmi les moments de pression, il ne faut pas oublier qu'en fait, la direction a suspendu tous les gens qui avaient signé le texte, même s'ils ne partaient pas en dissidence. Heureusement, dans ton conseil statutaire, les instances juridiques internes ont aboli le délit d'opinion, ça n'existe pas, on aura quand même l'esprit, mais un désaccord qui en plus, nulle part, il avait été écrit de partir avec les insommies, c'était ça. Donc ça, c'est une partie qui reste encore, qui mène la bataille.

Sainte-Rousseau ne l'avait pas signé, mais d'autres gens qui avaient signé restent là. Une partie, donc, était déjà en partance, d'autres qui ont été, on a accéléré le départ puisqu'ils ont été éjectés. Et puis, il y a aussi une partie d'anciens adhérents, moi qui suis un ancien des écologistes, donc il y a plein de copains et de copines que je revoyais, que je n'avais pas vus depuis très longtemps, une seule couche se dise, nous, on n'est pas insoumis, mais on est sur une gauche de rupture radicale, ce que ne font plus les écologistes.

Et puis, il y a aussi des gens qui ne sont pas chez les écologistes, qui ont signé aussi la tribune, donc j'ai cité tout à l'heure Alibou Mounet qui n'a pas été chez les écologistes, qui nous rejoignent. Voilà, pour le moment, il faut quand même savoir si sur les 900, combien on va nous rejoindre, quels sont les nouveaux qui vont nous rejoindre.

Là, ce stade, on a eu quand même des élus à Creil, on a quand même soutenu des bonnes dynamiques comme Creil, personne ne pensait que Creil allait passer, nous, on a soutenu Creil, Vaud-en-Velin, pareil, on a un copain qui est élu à Vaud-en-Velin, on a soutenu Vénitieux, donc on n'a pas soutenu beaucoup de villes, mais en fait, on n'a pas fait trop d'erreurs sur nos choix puisque ces villes-là, on ne s'en passait, personne ne pensait que ces villes pouvaient passer donc à gauche parce que... Ou à gauche, enfin...

21:19
Présentateur

Ou c'était à gauche parce qu'il y avait beaucoup des partis socialistes. Vaud-en-Velin, Vaud-en-Velin,

21:22
Invité politique

c'était... Bon, Vénitieux, c'est différent, c'est passé du PC à LFI pour des erreurs internes. Vaud-en-Velin,

21:27
Présentateur

c'est passé du PS à... Oui, mais c'était Hélène Geoffroy qu'on ne peut pas dire. C'est quand même le droit du PS. Effectivement. En tout cas, merci beaucoup, Jérôme Gleize. Je rappelle, vous êtes membre du nouveau mouvement Les Verts Populaires. Merci de nous avoir présenté un peu votre ligne aujourd'hui dans notre émission Toujours Debout. Sous-titrage ST' 501