Discours de Bayrou : « Aucun élément pour soutenir François Bayrou », selon Guillaume Gontard
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
En fait, la vraie question, c'est qu'on me donne un élément, qu'on me donne un argument, qu'on me donne une orientation qui ferait qu'on ne censurerait pas ce gouvernement. Pourquoi nous avons censuré Michel Barnier il y a quelque temps ? Pourquoi ? Parce qu'il n'y avait pas de cohésion politique autour de son projet. On nous ressort les mêmes vieilles recettes, on ne se remet jamais en question. Quelle serait du coup la différence ? On verra, on va quand même attendre mercredi, il va repasser devant le Sénat en direct, on pourra d'ailleurs l'interpeller, on verra s'il y a eu un petit choc, un petit réflexe de prise de conscience mercredi.
Mais c'est en tout cas pour moi très inquiétant, parce que moi je le redis, la question de la censure, ce n'est pas quelque chose comme ça qu'on utilise, qui amuse. Non, au contraire, c'est quelque chose de grave. Moi je préférerais ne pas censurer, je préférerais avoir des orientations, je préférerais avoir un Premier ministre. qui comprennent ce que veulent les Françaises et les Français, qui comprennent aussi son opposition. On a fait, les écologistes ont fait des propositions sur la question écologique, sur la question sociale, rien n'a été repris, nous n'avons aucun mot dans cette déclaration.
Mais de remettre sur le métier, on l'a demandé, c'était quelque chose qui a été d'ailleurs proposé aussi par Michel Barnier. Mais pour moi le seul point positif, c'est quand même une certaine prise de conscience que ce texte n'est pas le bon et qu'il faut le remettre sur le métier. C'était intéressant d'ailleurs que ce soit Elisabeth Borne qui fasse ce constat-là, en tout cas qui soit à les tribunes pour dire ça. Après la vraie question, c'est est-ce que les organisations syndicales, dans ce temps très court, mais surtout très contraint, vont pouvoir faire pour arriver justement à retravailler ? On sait que la question par exemple du départ de l'âge à la retraite est une vraie question.
On sait que le cadre dans lequel ils seront mis, et surtout avec la condition de dire, si vous ne vous mettez pas d'accord, on revient à la réforme d'Elisabeth Borne. Ce qui est une contrainte qui ne me paraît pas acceptable quand on veut négocier sereinement. Donc on voit bien que les dés sont pipés et que ce gouvernement souhaite une seule chose, gagner du temps, gagner quelques jours, gagner quelques semaines. C'est tout. Il me semble que non, il me semble que par rapport à ce que j'ai dit. Mais en fait, ce n'est même pas la question d'être convaincant. C'est surtout, quelles sont les choses concrètes ? Qu'est-ce que je peux dire à la sortie de ce discours ?
Tiens, on a compris, il y a eu une censure, ce n'est pas rien, il y a eu une censure. Michel Barnier a été censuré pour un certain nombre de questions. Qu'est-ce qui fait que ça va changer ? Qu'est-ce qui fait qu'on a peut-être d'autres orientations ? Qu'est-ce qui fait qu'on a envie peut-être de soutenir François Béroud ? Je n'ai rien, je n'ai aucun élément. Vous avez parlé des retraites, mais on voit bien que c'est en réalité une coquille vide. Et sur le reste, rien sur l'écologie, rien sur la question sociale. On est dans le néant, on a fait un catalogue d'espèces de sujets. On a listé des sujets sans cap. Voilà où on en est. Merci.
Guillaume Gontard