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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 26 mars 2025 43 min

Boualem Sansal : bientôt condamné, bientôt expulsé ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

J'ouvre le second débat de ce sens public consacré au sort de Wallem sans salle incarcéré depuis euh 130 jours en Algérie. Une peine de 10 années de prison a été requise contre l'écrivain âgé de 80 ans. Pourquoi est-il dans le euh collimateur du pouvoir algérien ?

Comment est-il devenu cette cet oage d'un bras de fer diplomatique ? Pourquoi la gauche française brillait par sa quasi absence hier lors de d'une manifestation de de soutien ? Avant de répondre à ces questions avec nos invités, on va revenir sur la carrière d'un homme engagé contre l'islamisme avec Julian Rolland.

Personnage controversé en Algérie, écrivain à succès en France. Boem sans salle, 80 ans est connu pour sa plume libre et indépendante. C'est réon c'est les traductions de livres.

Si son père est d'origine marocaine, il est né en Algérie. Son salle grandit à Alger et reçoit une éducation occidentale. Enseignant, chef d'entreprise et au fonctionnaires, il ne commence à écrire qu'à 48 ans.

Son premier livre, Le serment des barbares, est publié en 1999, un portrait critique de l'Algérie. C'est un libre penseur au double sens du terme. D'abord parce que il n'adhère pas une religion en particulier, même s'il ne renit pas une spiritualité chez l'homme et puis aussi parce que il pense librement et il écrit ce qu'il pensent.

Auteur de 10 romans et de nombreux essais, il écrit en français et est traduit en plusieurs langues. Son thème de prédilection, l'islam et ses dérives. Son champ, un peu comme un récitant dans un dramantique, c'est d'alerter la France sur les risques d'un basculement islamique.

Dire la vérité, s'exprimer, lutter contre l'islamisme, c'est se mettre en danger et en danger de mort. Critiqué en Algérie, parfois censuré, son travail a été récompensé en Europe, notamment par l'Académie française. Boem sans salite, voire de l'extrême droite à laquelle il accorde cette interview.

Oui. Quand la France a colonisé l'Algérie, euh toute la partie ouest de l'Algérie faisait partie du Maroc et euh elle a décidé comme ça arbitrairement de rattacher tout l'ouest de l'Algérie de du Maroc enfin tout ce qui est l'est du Maroc. Elle l'a elle l'a pris elle a tracé une frontière comme ça.

Une interview qui fait polémique en Algérie. Sans sale est accusé d'être un relais de la propagande marocaine. Conséquence, un mois et demi plus tard, il est interpellé à l'aéroport d'Alger.

Il est accusé d'atteinte à l'unité de l'Algérie. Wallem Sansal est soutenu par Emmanuel Macron. Le président l'avait lui-même naturalisé français en 2024. souhaite qu'on puisse trouver voilà un une issue rapide à cette situation qui est une situation humaine, humanitaire et de dignité de dignité pour tout le monde.

Sans partager sa vie entre la France et l'Algérie, il est désormais emprisonné dans son pays d'origine depuis le 16 novembre 2024 dans des conditions floues. Plusieurs comités de soutien se sont créés pour demander sa libération. Il risque jusqu'à 10 ans de prison.

Le verdict est attendu ce jeudi. Boem sal peut-être bientôt condamné demain, peut-être bientôt expulser, qui sait ? On en débat avec Arnaud Beneditti.

Bonsoir, bienvenue. Vous êtes rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire et fondateur du comité de soutien de Boem sans salle. Rachid Temal, bonsoir.

Bienvenue à vous. Vous êtes sénateur socialiste du Valdoise, président du groupe d'amitié France Algérie ici au Sénat et vice-président de la commission des des affaires étrangères. Euh Razikad Nani, bonsoir.

Bienvenue à vous aussi islamologue philosophe et vous publiez sortir de l'islamisme aux éditions Éric Bonnier et Mathieu Croissandau, éditorialiste politique. Évidemment, rester à mes côtés, on peut peut-être rappeler Arnaud Bedédetti euh euh alors le ce que la justice algérienne dit, qu'est-ce qu'elle officiellement reproche à Boem sans salle ? C'est une construction, on s'en doute bien.

Mais qu'est-ce qu'elle dit ? Bah nous vu du côté du comité de soutien, c'est un procès politique qui est fait à Bolemon Sal. Soyons clair.

Bon, après, au regard du code pénal algérien, la justice algérienne se base sur un article qui est l'article 87 bis qui permet de poursuivre un certain nombre de personnes qui auraient commis des atteintes à la sûreté de l'État, qui auraient éventuellement été complice d'une entreprise terroriste, qui aurait remise en cause l'intégrité du territoire. Ce sont des ce sont des chefs d'inculpation qui sont extrêmement larges et d'ailleurs dont Brollem Cansal n'est pas le seul aujourd'hui, il faut le rappeler euh à subir, j'allais dire les foudres. Il y a un jeune caricaturiste algérien qui était d'ailleurs présent hier lors de la manifestation que nous avons organisé devant l'Assemblée nationale Ainouche qui a pris 10 ans pour au fonse au chef de l'État mais à qui on a rajouté 20 ans par contumasse en se basant sur ce même article 87 bis donc si vous voulez c'est un article qui en effet permet de poursuivre un certain nombre de personnes dès que le pouvoir algérien considère que ces personnes éventuellement sont trop critiques voir remettent en cause d'une certaine manière la doxa du pouvoir. 130 jours de détention aujourd'hui pour Bolem Sans salle.

Rachid Temal, qu'est-ce qui vous anime ce soir ? L'espérance d'une libération rapide. Oui.

D'abord parce que on va voir demain et peut-être que c'est l'issue rapide et parce que il peut y avoir condamnation demain et quoi éventuellement une expulsion, un geste du pouvoir. Je pense que alors ça peut paraître particulier ce que je veux dire, mais je pense que pour le gouvernement algérien, ça permet de dire il y a condamnation aux connaissances d'un délit. Bon et pour euh deux autres en France français, c'est la sortie de Bhem sale assez rapidement.

Son expulsion et la France parce que en plus il est euh euh il est aussi il a un certain âge, il est malade et je pense que euh les dernières déclarations du président euh Teboun peuvent laisser supposer que une avancée. Donc c'est l'espoir que nous avons aujourd'hui, c'est qu'il y a une sortie rapide et qu'il soit rapidement libéré de prison et qu'il puisse revenir en France, se soigner et vivre sa vie comme il comme il l'entend et comme un être un homme libre. Hm.

Euh Razica Nani, à quel point le l'histoire de Sansal est instrumentalisée des deux côtés de la Méditerranée ? L'histoire de Boisam Saint-Sal aujourd'hui est dramatique pour beaucoup de personnes mais surtout pour lui parce que être en prison et perdre sa liberté c'est dramatique d'autant plus qu' est malade et âgé. Euh donc euh l'instrumentalisation, je pense qu'elle existe.

Oui, on peut pas la nier. On le voit tous les jours et euh on le voit aussi beaucoup en France. Et donc ce que j'espère, je me rejoins monsieur le sénateur que ces deux éléments qui nous donne de l'espoir euh donne réellement quelque chose qui permet de libérer Boam Sansal, le fait que le président de la République algérienne se dit prêt au dialogue et je pense que ce n'est ce n'est qu'avec le dialogue et la diplomatie que qu'on peut sortir de ce problème.

Il y a aussi le fait euh que il y a une accélération de l'agenda euh juridique. Donc là aussi euh je je pense la même chose. Je pense que le président de la République peut-être euh lui accordera une grâce et ça sera une sortie euh qu'on espère.

Ouais. Arnobéti effectivement il faut expliquer cette accélération du calendrier judiciaire. C'estàd c'est c'est ça peut être alors c'est très paradoxal ce que je vais dire mais c'est d'abord inquiétant mais ça peut être une bonne nouvelle à terme.

Ben nous si vous voulez quand on l'a appris jeudi dernier sur le coup de 9h ou 9h30 ça a été une surprise d'ailleurs pour tout le monde. Il a commencé pour son avocat français maître Zimrick qui je le rappelle ne jamais disposé du visa pour se rendre en Algérie. Jamais pu aller lui rendre visite.

Maître Zimré n'a jamais pu se rendre en Algérie tout simplement parce que il n'a pas réussi à obtenir le visa pour visiter Boem sans salle. Euh non, nous compterons là. Après, si vous voulez au-delà de l'effet de surprise euh la première lecture l'annonce du procès du réquisitoire, l'annonce procès, l'annonce du procès que tout le monde a découvert, ça a été une surprise et c'est vrai que la première lecture, en fait, il y a deux lectures.

La première lecture, c'est la lecture que vous venez de faire. C'est une lecture positive, optimiste et c'est évidemment la première lecture que nous avons nous aussi pu faire. C'est-à-dire, on s'est dit cette accélération malgré tout c'est une bonne nouvelle et ça ouvre peut-être la voie à une grâce notamment dans la dans le cadre peut-être de la sortie du Ramadan voire plus tard.

En tout cas, c'est des hypothèses. Après, vous savez, nous je veux dire depuis maintenant 4 mois on on a appris à être extrêmement prudent et extrêmement vigilant et extrêmement réservé parce que je je rappelle un petit un petit épisode il y a 4 au mois de décembre dernier, le pouvoir algérien annonce le annonce amnistier un certain nombre de prisonniers et pendant quelques heures, on a pensé que un certain nombre de prisonniers dont le dossier était en cours d'instruction, h très exactement parmi ces huit prisonniers, on nous avait laissé entendre pouvait se trouver Bohem sans sal. La rité c'est que bon Bohem sans sal n'a pas été n'a pas été amnistié à ce moment-là.

Donc c'est pour ça qu'on reste prudent parce que l'autre hypothèse et qui l'hypothèse plus pessimiste à laquelle je ne veux pas croire mais qu'il faut quand même aussi évoquer, c'est l'idée que je veux dire on lui colle 8 ans voire 10 ans et que malgré tout dans la la difficulté la conflictualité des rapports entre la France et l'Algérie, Bon sans sal reste encore une monnaie d'échange pour les Algériens et pour le pouvoir algérien. Donc il faut pas non plus totalement écarter cette hypothèse. D'autant plus que on a vu parfois des décisions annoncées et infirmer 24 heures plus tard ce qui peut arriver pas seulement d'ailleurs en Algérie et parfois en France aussi.

On sait à quelle heure demain la décision. Alors en principe nous les derniers moi les derniers éléments que j'ai mais ça reste encore à ça reste à consolider on on m'annonce un verdict sur le coup de 9h du matin et et et la différence si vous voulez du procès qui s'est tenu la semaine dernière la presse cette fois-ci est conviée. Donc c'est intéressant.

Ça veut dire que le pouvoir algérien veut donner de la publicité cette fois-ci au verdict. Comment il faut l'interpréter ? Pour l'instant, je reste encore une fois plus quel quel retour vous avez de de des contacts que vous pouvez personnes que vous pouvez connaître en Algérie proche ou non proche du du pouvoir sur la tonalité là des des heures à venir.

Moi, j'ai pas d'échange à ce stade avec les autoritats Jen. La situation vous la connaissez depuis c'est pas écrit d'avance quoi. Non mais moi je enfin je reste persuadé qu'effectivement le Ramadan euh va s'arrêter puisque si j'ai bien lu euh dimanche dimanche ou dans ce cadre-là traditionnellement il y a des actions et je pense qu'il faut effectivement il était enfin si je j'essaie de penser une seconde à la place du pouvoir algérien ce qui est difficile mais il fallait cet acte-là pour pouvoir dire il a bien été condamné ne pas perdre la face bien sûr et dire de l'autre côté on peut agir et je moi je j'y ajoute encore une fois les propos plutôt ou d'ouverture du président algérien dans une interview qui a été diffusée pourrait donner le sentiment mais là aussi je partage que vous dites on en sait rien ce stade mais je crois que il est important de à la fois continuer à demander sa libération bien sûr ça c'est une bonne chos et je crois qu'il faut qu'il soit maintenant libéré parce que et je pense que la question de la grâce au regard de son âge et de son état de santé peut être un motif valable à la fin d'un Ramadan traditionnellement pour faire cet élargissement là alors vous faites référence en fait il y a eu un échange entre les deux chefs d'état ça s'est passé en en 48h, il y a d'abord Emmanuel Macron.

Alors, il était au sommet de de Bruxelles he sur le l'effort de défense et la situation en en Ukraine qui s'adresse au président Teboun. Écoutez, a même trois dans président Teboun et sa clairvoyance pour savoir que tout ça n'est pas sérieux et qu'on a affaire à un grand écrivain qui plus est malade et donc je pense qu'il doit retrouver sa liberté, la capacité à se soigner. Et le président et le président algérien, pardon, je bou et puis alors vous vous je sais que vous voulez prendre la parole, je le président algérien répond à Emmanuel Macron 2 jours plus tard, il donne une interview à un groupe de journalistes retransmis à la télévision algérienne. pour ne pas tomber dans le dans ce brouis, ce cafarnom politique qu'il est actuellement là-bas, nous en garde comme point de repère et unique point de repère pour moi, c'est président Macron.

Tous les problèmes doivent se régler avec lui ou avec la personne qu'il délègue à juste titre. danser les prérogatives à savoir les ministres d'affaires étrangères. Bon alors il y a un message très clair au gouvernement français. alors vous me disiez pendant qu'on écoutait l'extrait d'Emmanuel Macron, ça il manquait une étape ça ça démarre un peu avant ça que je pense que le le point de départ il y a plusieurs périodes depuis le parce que le point de départ c'est le courrier du président de la République au roi du Maroc sur le s occidental effectivement on peut bien sûr il faut le début de cette vidé il y a un mouvement moi je je vois c'est que quand le journal de l'opinion le quotidien de l'opinion en France a une interview de plusieurs pages du président algérien dans lequel il y a déjà des ouvertures puisque il tend la perché il des potentiel et donc le président et moi juste après je suis allé en Algérie à l'invitation la chambre de commerce d'industrie franco-algérienne avec elle avec l'accord bien sûr du président l'archer entre président j'ai pu rencontrer des entrepreneurs.

Je suis le seul homme politique à être allé pendant cette cette période là. Et donc il y avait quelques messages évidemment qui ont été formulés et donc là le président français donc Emmanuel Macron répond quand il est effectivement à Bruxelles et le premage lui répond. Donc ce que je trouve c'est qu'il y a un réchauffement progressif et donc on peut espérer que dans ce cadre là bon voilà on ver on ver on va rester prudent avant les décisions annoncées demain et de toute façon même s'il y a le verdict demain je pense pas qu'on saaura tout de suite on aura tout de suite une réaction de du de d'éventuelle grâce du président Teboun mais alors il faut reprendre ses propos quand même Razikad Nani quand il dit les problèmes de se régler avec l'Emmanuel Macron et les personnes qu'il délèguent à juste titre à savoir ministre des affaires étrangères.

Ça ça s'appelle un message à Bruno Rota. Oui, je pense. Oui, évidemment Bruno Rota a participé à je dirait un petit peu aggraver la situation si je peux dire depuis le commencement de cette crise.

Il parle de l'Algérie je matin, midi et soir. Il utilise beaucoup de menaces aussi euh beaucoup de violence verbal je dirais qui ne sont pas dans l'intérêt de voir la sans sal ni des relations qui existent entre les deux peuples algériens et français. Je pense Roto dit qu'il veut la fermeté.

Je pense que même dans le domaine diplomatique, on peut être ferme. Donc on n pas besoin d'étaler cela tous les jours dans le sur enfin dans les médias. Donc oui, l'image du premier min du ministre de l'intérieur n'est pas très appréciée en Algérie.

Oui, effectivement, on peut dire on peut dire ça comme ça. Je pense que les mots sont même un peu un peu faibles. Arnaud Benedetti, alors je je j'entends bien donc bah les diplomatiques, discussion manifestement au niveau des des chefs d'état, sauf qu'on est quand même dans un bras de fer.

Donc si la France obtient d'une certaine façon la libération de Bolhem Sensal, qu'est-ce qu'elle offre en retour ? Quoi ? Vous voyez ce que je veux dire ?

Ben, on voit bien. Alors, d'abord, il y a quand même un, il faut revenir à la à la base. C'est quand même euh rappelle euh le point de départ de tout ça, vous avez raison, oui.

C'est la reconnaissance par la France de la souveraineté du Maroc sur le Sara Oc. C'est tout à fait, c'est pas tout à fait ça. Ah ben le point de départ de la dégradation accélérée, non, le point de départ, je suis d'accord.

Le contenu, c'est le président Macron seul qui change la position historique française et qui dit il reconnaît le cadre de marocaité du peu importe. C'est quand même c'est c'est chronologiquement c'est le point de départ d'une dégradation d'une relation qui d'ailleurs il faut le rappeler a toujours été difficile entre la France et la Syrie depuis 1962. Sauf que là manifestement on atteint j'allais dire un cap supplémentaire.

Mais euh moi je me rappelle quand même fin juillet, vous avez une déclaration qui a disparu complètement des radars du président Teboun qui dit lorsqu'il avant du changement potentiel de position de la France sur le Sara occidental, il dit si les Français font cela, on fera tout pour leur faire regretter. Et qu'est-ce qui se passe le 16 novembre ? En effet, BM Sansal se rend en Algérie pour 3 jours.

Il est arrêté. Donc ça c'est une réalité. C'est quand même le pouvoir algérien qui arrête un écrivain franc qui sera en Algérie.

Ensuite, si vous voulez, moi ce qui me semble, ce qui est assez frappant dans cette affaire, c'est que au tout début quand même, la position de la France depuis le 16 novembre, ça a été une une position d'extrême retenu, d'extrême prudence. C'est-à-dire qu'on a entendu d'ailleurs très peu de responsables du gouvernement, notamment par exemple la ministre de la culture, madame Datti alors qu'il s'agit d'un écrivain qui est quand même, je le rappelle, emprisonné en Algérie, c'est mouvoir du sort de Boem Sans sal. Il y a eu il y a le président quand même qui est la conférence d'ambassadeur.

Le président le président fait une intervention en effet euh au moment de la conférence des ambassadeurs, c'est-à-dire pas pratiquement 15 jours après l'arrestation de Bon sal ce qui est quand même en terme, j'allais dire de réaction assez tardif rapport à l'élément à l'événement racine que con. Donc vous dites quoi ? C'est pas la France qui mise de l'huile sur le feu sur ce dossierl sur ce dossierlà. jeisseé l'affaire marocaine mais sur ce côtél forcé de constater que quand même il y a une extrême prudence des autorités françaises et pendant ce temps vous avez un certain nombre de droits fondamentaux qui sont les droits fondamentaux de Boem Sensal c'est-à-dire le droit de pouvoir avoir son avocat qui ne lui sont pas reconnus puisque encore une fois je le répète maître Zimré n'aura jamais son visa pour se rendre en Algérie au mépris des droits les plus élémentaires de la défense. la protection consulaire à laquelle notre compatriote a le droit puisqu'il est franco-algérien, les autorités algériennes opposent une fin de non recevoir.

Donc on a eu quand même forcé de le constater, un pouvoir algérien qui a été très dur dans son approche du dossier bon sens et ce n'est qu'aparît ce n'est qu'à partir du mois de février en effet que l'on a vu en effet au sein du gouvernement par exemple monsieur Rotaillot tenir un discours qui était un discours de plus grande fermeté vis-à-vis du pouvoir algérien. Donc il y a eu quand même 2 mois de latence où encore une fois la France a essayé d'envoyer des signaux aux Algériens enfin aux Algériens au régime algérien en leur disant "Nous on ne fera rien pour mettre de l'huile sur le feu." D'accord.

Et alors je repose la même question Rachid Timal sur est-ce qu'il y a un donnant donnant quoi ? C'està-dire que je je je ne sais pas je ne préjuge pas d'une grâce éventuelle de Wem sal mais bon voilà si on est dans un bras de fer diplomatique et voilà que que peut offrir la France en retour ? Je ne sais pas si je ne suis pas dans la discussion mais en tout cas la diplomatie elle est elle est c'est ce qu'il y a de mieux entre deux états.

C'est mieux quand ce sont les diplomates qui conversent euh que soit d'ailleurs aussi les parlementaires parce qu'il y a une diplomatie parlementaire que les ministres même de l'intérieur je le dis parce que ça c'est déjà mieux. Euh deuxième chose, les relations entre les entre notre pays et l'Algérie, c'est très large parce que là un autre sujet que je peux vous aborder, on peut aborder là, depuis euh le la crise sur la question du Maroc, euh nos agriculteurs français ne vendent plus de blé doux, ne vendent plus de beau vin. Donc il y a tout ça.

Je veux dire, on a des secteurs économiques que je je rencontre en Algérie qui ont aussi il y a des emplois là-bas, on vend 5 milliards, je veux dire, on fait avec eux des questions de renseignement notamment contre les jadis. Il y a plein de sujets. Donc ça ça va bien au-delà du cas.

Oui, mais c'est pour ça que moi je le dis et ça n'enlève rien ce que je dis avant et ce que ce que dit euh Arnaud. Ça n'enlève rien. Je dis que quand on est un pays comme la France, on doit regarder l'ensemble des choses et je pense qu'on peut être aussi amis avec l'Algérie qu'avec le Maroc.

Et là, tu dis en même temps. Et ça, je pense qu'il faut réafférer parce que là, on est rentré dans une spirale où tout d'un compte, c'est plus on en Mais moi quand on enlève quand on vous enlevez des filières agricoles, il faut qu'on en parle. 5 5 milliards qu'on envoie les entreprises là-bas, les emplois, c'est des réalités.

Donc je pense qu'il faut tout mettre sur la table dans une relation et mieux et c'est vraiment la démocratie la pardon la la diplomatie qui fonctionne le mieux quand même. Alors je je reviens quand même au cas de de Boisem sal, c'est le cœur de notre débat avec un judiciaire qui mobilise en France des centaines de personnes rassemblées hier à Paris pour soutenir l'écrivain franco-gérien. Il y avait deux nombreuses personnalités politiques, la présidente de l'Assemblée nationale, le président du Sénat.

On va voir aussi les images de Gabriel Atal, Laurent Voquier ou encore euh l'ancien ministre de l'éducation euh euh Jean-Michel Blanquaire. Euh Mathieu, qu'est-ce qu'on peut en dire de cette mobilisation pour obtenir la la libération de sans salle ? Et ben pas un jour ne passe sans que une personnalité politique réclame sur les ondes la libération de de l'écrivain.

Il faut évidemment s'en réjouir à quelques gros bémoles près car malgré l'arbitraire incontestable de son arrestation de sa détention et la parodie de justice de son de son procès, le cas Bohem Sansal ne fait pas l'unanimité. Il y a celles et ceux qui le soutiennent haut effort dans les médias à coup de tribune d'appel ou en battant le pavé. on les a vu sur sur les images dans un arc politique qui va de l'extrême droite jusqu'au partis socialiste en incluant ce qu'on appelle désormais le bloc central c'estàd droite et et centre mais plus à gauche beaucoup tendent leon nez ou regardent leurs pieds alors si Fabien Roussell le patron des communistes a clairement appelé à la libération de Boem Sensal dès dès le mois de décembre dernier bah les écologistes par exemple se sont fait beaucoup plus discret par une réaction un tweet de de Marine Tondelier, la patronne des verts, elle s'est montré beaucoup plus locasse pour s'émouvoir des atteintes à l'état de droit lors de l'expulsion raté, vous souvenez de du blogueur Douem que les atteintes au droits de l'homme de l'écrivain Boem sans salle, c'est dire quand même.

Et chez les insoumis, c'est encore pire. En janvier dernier, il y a quand même eu 6 € députés mélanchonnistes qui ont préféré s'abstenir ou voter contre carrément une résolution du Parlement européen exigeant la libération de l'écrivain. Et alors, comment justifie-t-il cette prise de position ?

Ben, par des contorsions qui donnent un aperçu de la conception toute relative qu'ils se font de de la liberté d'expression. Il n'a pas à être en prison d'aucune manière. Il doit être défendu.

C'est un droit humain fondamental assuré ainsi au mois de décembre la députée de Paris écolo Sandrine Rousseau. Pour autant, rappelons quand même que c'est pas un ange dans ses positions. Euh l'urodéputé Rima Hassan qui rappelons-le, voyez dans l'Algérie l'été dernier la mec des révolutionnaires et et des libertés, elle n'y va pas par quatre chemins.

Monsieur Sansal est présenté comme un homme des lumières dans les faits, il défend dangereusement des thèses identitaires d'extrême droite. Ne pas penser comme eux. Voilà le grand or de l'écrivain aux yeux de ses hémiplégiques des droits de l'homme qui lui reproche à la fois ses sorties contre les islamistes qu'il jugent évidemment islamophobe, ses commentaires sur la situation actuelle en Algérie qui n'épousent pas leur théorie des coloniales et surtout d'avoir accordé un entretien au magazine d'extrême droite frontière.

Alors dans des trésors de sophisme, d'autres expliquent qu'ils ne manifestent pas. Non pas parce qu'ils sont contre la libération de l'écrivain bien sûr, mais parce qu'ils s'opposent à l'instrumentalisation et à la récupération qu'en feraiit aujourd'hui certains hommes politiques pour taper sur l'Algérie ou sur les Algériens. En fait, rien n'a changé depuis les années 70 où une partie de la gauche stalinienne, celle-là voyait dans l'archipel du goulag de Solénistine un nouveau penflet politique antisoviétique envoyé au cadeau aux ennemis de sa patrie.

Vous entendentez cette petite rétorique pour ces gens-là. Il y a les bons et les mauvais prisonniers politiques. Ça s'appelle la liberté d'expression à géométrie variable.

Et quand on varie sur les principes, c'est jamais bon. H effectivement. Arnaud Beneditti, il y avait il y avait qui comme personnalité de gauche à cette manifestation hier ?

Il y avait quelques représentants ? Non, il y avait la gauche était alors oui, vous avez raison. La France insoumise et les Verts n'étaient pas présents.

Mais depuis le début clairement les le parti socialiste, les principaux responsables du Parti socialiste soutiennent cette demande de libération. Je rappelle tout simplement que François Hollande est membre du comité de soutien, hein. Donc madame Idalgo est membre du comité de soutien et d'ailleurs, elle nous a aidé hier dans le rassemblement que nous avons pour organiser ce ce rassemblement.

Jérôme G, j'étais présent. euh votre collègue madame Rossignol était présente. Donc il faut éviter évidemment d'amalgamer toute la gauche derrière les positions qui sont celles de la France insoumise qui en effet euh n'a pas voté euh au Parlement européen euh la résolution qui a été quand même très majoritairement adoptée.

La la résolution du Parlement européen, je note, c'est allé très vite parce que vous savez des demandes de résolution sur des prisonniers politiques, le Parlement européen en traite beaucoup et qui arriv aussi vite à l'ordre du jour, fin janvier, le 21 janvier ou le 22 janvier, cette proposition de résolution a été euh discutée et adoptée très massivement au Parlement européen. Les trois/4 des parlementaires européens ont ont voté cette proposition des autres. Donc de ce point de vue-là, c'est quand même rassurant sur, j'allais dire euh l'état de santé, de réaction démocratique à la fois euh des responsable politiques européens, des parlementaires européens, mais aussi des parlementaires français.

Mais en effet, là, il y a quand même quelque part un espèce d'angle mort, une partie de la gauche et je rejoins ce que vous dites. C'est finalement conforme à une histoire politique que l'on a connu par le passé. C'est-à-dire que les plus radicaux à gauche ont du mal à défendre ceux qui ne pensent pas qu'on me et qui sont à un moment donné emprisonnés, incarcérés dans un dans un pays.

À l'inverse, il y avait plusieurs représentants de de du parti de Marine Le Pen, dont Marine Le Pen, je crois qu'elle était présente. Le Rassemblement national, les députés du Rassemblement national étaient présents. Enfin, certains députés du du Rassemblement national étaient présents, les députés UDI étaient de monsieur pas oui de UDR pardon de monsieur Sioti était également présent.

Mais si vous voulez, nous je veux dire à partir du moment où on fait un rassemblement à côté de l'Assemblée nationale, c'est bien évidemment pour que les parlementaires se mobilisent. Est-ce que c'est impossible de manifester à côté de Marine Le Pen pour une cause comme celle-là ? Si tu mal non, là moi c'est c'est la question qu'on s'est posée pour la sur la grande marche qu'on a eu contre l'antisémitisme.

La question qui nous est posée, que moi je me pose à chaque fois c'est est-ce que mes valeurs je me bat pour mes valeurs ? Donc à partir du moment où je vous ai cité la marche contre l'antisémitisme ou là la libération de BL sensale c'estàd l'ité d'expression et cetera, il y a pas de sujet et jamais on me fera croire que parce que je suis là je serai l'équivalent des gens qui sont les ennemis de la liberté et de la démocratie. Et donc ça c'est un point de rupture avec la France insoumise par exemple.

Alors quand vous connaissez quand vous connaissez pour ceux qui me connaissent savent que j'ai jamais été moi partisan de cela mais la France à soumise fait un choix d'essentialisation et quelqu'un qui comme moi à mon prénom à mon parcours de vie mon lieu de naissance et de résidence il ils essaient de renvoyer à la société française un sujet de m'essentialiser donc je ne serai jamais sur cette ligneelà moi je crois en valeur de la démocratie en l'universalisme en la laïcité notre République et cetera Et je crois que c'est ça qu'il faut rappeler. Donc moi, j'ai des valeurs socialistes. Voilà, je suis socialiste.

Mes valeurs, je les porte chaque fois et et encore une fois, je ne serai jamais dans mon esprit au même niveau que l'extrême droite qui pour moi, je veux dire, je connais l'histoire d'extrême droite, je rappelle que ce parti là a été fondé par des anciens L et des anciens SS. Donc, je ne serai jamais du côté de ces gens-là. Mais moi je porte mes valeurs et notre famille politique porte ses valeurs.

Alors et et ce qui évidemment vous l'avez évoqué Mathieu Rambalem euh j'allais dire explosif pour ou en tout cas infréquentable pour euh la France insoumise et peut-être aussi certains certains écolos ou c'est notamment ces combats contre euh l'islamisme. On va l'écouter en août 2015 à l'occasion de la sortie de son livre 2084 La fin du monde. En Occident, on voit euh que euh euh la déjà la présence la présence physique de l'islam islamisme est là.

Il y a il y a 20 il y a une vingtaine d'années, les filles en voile, c'était inimaginable. On en voyait une, c'est ça faisait l'événement. B c'est banal, c'est courant.

Les barbus c'est courant le commercial, c'est courant. Razical Nani, est-ce que vous partagez le le ce combat de Boem sans salle sur l'islamisation de nos banlieux ? Tout d'abord, j'aimerais revenir sur Boam Sansal et son combat contre l'islamisme et contre et sa critique du gouvernement ou du de la politique en Algérie.

Ce n'est pas du tout nouveau. Je veux dire, il a commencé très tôt déjà dès 1999 avec la sortie de son roman, son premier roman. Il était déjà connu par ses positions politiques et contre la montée de l'islamisme.

Malgré cela, il vivait en Algérie et il n'était pas arrêté pour autant. Donc pour dire que cette fois-ci l'arrestation de Boamsal a une autre cause. Cette cause ce sont ses propos sur le site de frontière et donc interview donné à un site d'extrême droite.

Oui. Oui. Il a tenu certains propos.

Quel propos on pourrait justifier ou en tout cas ont déclencher cette action du gouvernement algérien ? on en a parlé tout à l'heure. Donc, il y a des propos qui ont déclenché cette arrestation.

Mais il y a aussi euh le fait que euh pour beaucoup d'Algériens qui ont commencé dès le départ à le soutenir, on a vu un recul de la part des Algériens et cela est dû justement à ces proposlà quand ils ont entendu ces propos qui concernent l'histoire de l'Algérie sur la souveraineté sur le Sara sur l'histoire de l'Algérie en particulier. Le fait de dire que l'Algérie est un petit truc sans histoire, ça a touché beaucoup les Algériens. Évidemment en France, à un certain moment, le fait de le dire, ça a déclenché des des des reposts au niveau des réseaux sociaux et cetera.

On se rappelle très bien de Benjamin Stora ce qu'il a eu comme critique à cause de ce de ce qu'il a dit sur ce sujet et surtout qu'en France dès le lendemain de l'arrestation de Boamal le mot a été donné pas de 8 mai. Pas de 8 mai, c'est-à-dire il faut défendre et en effet il faut défendre Sans mais les Algériens aussi avaient le droit de dire sur quoi ils n'étaient pas d'accord au moins sur le planif. Oui, heureusement.

Au moins sur le plan académique, je veux dire quand on dit, ça veut pas dire qu'on veut qu'il aille en prison. Oui, le 8 mai. Tout dépend de ce qu'il y a dans ce 8 mai.

Quand vous dites à quelqu'un "Je vous défends" mais vous méritez de mourir, et bien évidemment ce 8 mai pose problème. Mais quand vous lui dites "Moi, je suis pas d'accord avec vos propos, mais je vous défends jusqu'à la fin pour que vous ne soyez pas arrêté et je vous défends." Je pense que certains Algériens ont senti ont ressenti comme s'ils avaient pas aussi cette liberté de s'exprimer facilement dans vous nous dites que ces propos à frontière ont été ressentis comme une sorte d'insulte du peuple algérien.

Ouais, moi je refuse de rentrer dans ce débat là parce que si vous voulez à partir du moment d'abord le 8 mai, il correspond pour certains à un vote je le rappelle qui a été un vote qui s'opposait par exemple à voter une proposition de résolution demandant la libération immédiate et sans conditions de bon sensal. Vous avez je crois quatre parlementaires de la France insoumise qui ont voté contre. Ils se sont même pas abstenus.

Ils ont voté contus qui a voté contre. Enfin, c'est quand même, je veux dire, un signal qui est envoyé malgré tout et qui est pas très positif en matière de défense des libertés. Ensuite, si vous voulez, je dire, si on commence quand on se veut une démocratie et j'ai cru comprendre que le régime algérien se voulait démocratique, et ben on accepte que des intellectuels remettent en cause un certain nombre, j'allais dire de dogmes de ce que l'on appelle le récit national.

En France, nous avons des tas d'intellectuels critiques vis-à-vis la façon dont on transmet l'histoire. C'est pas pour autant que ces intellectuels sont arrêtés au petit matin et qu'ils sont incarcérés. Donc, il y a un vrai problème si vous voulez.

Moi, ce discours, je je ne peux pas l'entendre. Je peux pas l'entendre démocratiquement. En l'occurrence, je peux expliquer en effet que que les propos puissent blesser en l'occurrence, mais je veux dire aucune blessure, quelle qu'elle soit ne justifie l'incarcération de l'homme vite.

Je ne dis pas qu'il qu'on doit l'arrêter pour cela. Je dis que les autres aussi ont le droit de dire sur quoi ils ne sont pas d'accord sans qu'on les taxe. Et évidemment le il y a pas de oui mais ça a été donné bien avant dès les premiers jours.

Juste pour expliquer pour la réaction de certains Algériens. Alors d'accord ce dossier sans sal évidemment on a commencé à l'évoquer he c'est pas le seul à emploiser les les relations francoalgérienniennes. On va voir ça tout de suite avec Quentin Calmet et on va on va s'intéresser au sort des influenceurs d'Algériens.

Euh, bonsoir Quentin, bienvenue. H d'entre eux interpellés ou perquisitionnés par les autorités françaises. C'est ça.

Depuis le début de l'année, on a beaucoup parlé du cas de l'influenceur Douemne, de son vrai nom, Douemne Naman, 138000 abonnés sur son réseau social TikTok. Il est arrivé illégalement en France à l'âge de 23 ans, a été condamné à six reprises pour les affaires de trafic de stup de stupéfiant. En 2010, ce ressortissant algérien obtient un titre de séjour car il est parent d'un enfant né sur le sol français.

Et donc sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, ces derniers mois, il était ultraationaliste, fervant soutien du président Teboun. Il a appelé au meurtre d'opposants au régime algérien et ça a donné lieu à un bras de fer entre Bruno Retaillot et la justice. C'était au mois de janvier.

Voilà, Douem n'a été interpellé le 5 janvier. S'en est suivi un bras de fer effectivement entre la France et l'Algérie sur son renvoi dans son pays. 9 janvier, Bruno Retaillot décide de prendre directement un arrêté d'expulsion.

Il est alors mis dans un avion pour l'Algérie, mais le pays refuse de le reprendre et le renvoie en France dans la soirée. Face à cet incident, Bruno Rotaillot réagit. Selon lui, l'Algérie cherche à humilier la France.

C'est ce qu'il dit le lendemain, le 10 janvier. Écoutez, de semaines plus tard, au Sénat contre le ministre de l'intérieur évoque cet incident lors d'une séance de question au gouvernement. Je crois, je respecte, nous respectons, je crois les souverainetés, les États, les peuples, mais nous souhaitons aussi qu'en retour la France soit respectée.

Et je pense que aucune douleur de l'histoire, aucune fut-elle très vide, n'autorise un pays à offenser la France. Et donc après toute une série d'aller-retours entre police et justice, plusieurs camouflets aussi judiciaires pour Bruno Retaillot. L'influenceur a de nouveau été interpellé, c'était jeudi dernier Thomas.

En attendant, une prochaine expulsion. On verra quelle est la suite de ce nouvel essai d'éloignement de la part des autorités françaises. Alors, il n'est pas seul.

Il y a d'autres influenceurs qui sont pointés du doigt depuis depuis le mois de janvier. Exactement. Au-delà de ce cas, trois autres influenceurs ont été arrêtés et présentés à la justice ces derniers mois.

Exemple avec Zazu Youssef, 400000 followers avant d'être banni de l'application TikTok. Et le soir du nouvel an, il avait dit "On va vous faire comme dans les années 90, on va tirer sur vous. Vous voulez sortir le 1er janvier, tirez sur eux.

Il faut faire parler la poudre. Président Teboun, tirez sur eux, ils veulent le chaos." Il a été arrêté le 3 janvier, jugé le 24 février.

Il a été condamné à 18 mois ferme à sortie d'une interdiction de territoire français pendant 10 ans pour avoir appelé à perpétrer des attentats en France et des violences en Algérie. On attend le jugement pour les deux autres influenceurs, Sopia Ben Lemman et Imad Tintin, c'est son pseudo. D'autres personnes sur les réseaux sociaux ont vu leur compte simplement suspendu depuis le début de l'année.

Merci beaucoup Quentin. Rachal votre avis sur ces influenceurs sous influence. Bah je pense qu'il faut que la loi soit appliquée dire parce que il y a il y a deux sujets.

Il y a le premier, je rappelle que c'est parce que la procédure n'était pas la bonne. C'est la justice française qui a qui a pris la décision. C'est pas l'Algérie, c'est la prure française.

Moi, c'est très simple, il y a une loi en France. Dès lors qu'on ne respecte pas la loi, il faut que les plaines soient déposées et que la justice soit rendue. C'est assez simple.

Donc moi, je là-dessus, je pense que c'est pas on en fait toute une histoire. Je pense qu'il faut juste appliquer la loi. La loi est prévue pour ça.

Il y a atteinte, il y a appel au meurtre. Et ben on applique la loi. Et d'ailleurs vous l'avez votre collègue l'a dit, il y a des sanctions.

Il y a des sanctions, il y a des la personne va être en prison, va ensuite avoir une mesure d'éloignement. Moi, ça me va très bien. Oui, mais vous parliez de de du jeu de la diplomatie.

Est-ce que d'une certaine façon alors effectivement, il faut faire respecter la loi et les propos qui sont tenus sur les autres sociaux sont insupportables. Mais est-ce que je suis d'accord avec vous, mais est-ce que Bruno Rotaillot tombe pas dans un piège tendu par le régime algérien d'une certaine façon ? ferait bien de parler quelqu'un qui est à côté de lui au gouvernement qui s'appelle Gérald Darmana qui occupait les fonctions précédemment qui avait des mar souvenez-vous sur les visages blocs et tout et puis Gérald Lamana est allé en Algérie au Maroc en Tunisie et ensuite ça s'arrangé donc je ne sais pas ce qu'ils sont dit mais je crois que vous voyez la diplomatie parfois faut fonctionner donc là aussi il faut pas tout mélanger je le dis dès lors qu'il y a des inteintes au droit la loi doit passer pour le reste je pense qu'il faut discuter parce que je pense que que la France a beaucoup à perdre à aller encore plus loin dans les relations avec l'Algérie, la dégradation et l'Algérie aura beaucoup à perdre également dans la dégradation parce que n'oublions pas quelque chose, aujourd'hui en Algérie dans les investisseurs, vous avez des Américains, vous avez des Italiens, vous avez tout un tas de pays qui sont là.

Nous avons aussi des des citoyens français qui vivent en Algérie, qui travaillent, qui vendent des entreprises. Donc tout ça, il faut le prendre en compte dans l'ensemble de la problématique. Donc ce que je dis par là, c'est pas il faut s'abaisser ou je ne sais quoi.

Tout état a et c'est sa souveraineté. Mais je crois que la diplomatie, ça marche mieux. La loi quand il faut prendre la loi sur les influenceurs et la diplomatie pour tout le reste, je pense que ça marche beaucoup mieux.

H euh Razida Anani, vous dites que sur la la question des OQTF, des obligations de quitter le territoire français, vous vous parlez d'un problème moral profond. Lequel ? C'est ma mon propre questionnement sur le le problème des OQTF.

Mais il y a autre chose que je pourrais dire aussi sur le problème des OQTF. Je j'essaie de dire ce que disent certains euh certains certaines populations qui vivent au sud de la Méditerranée, qui pensent que les jeunes qui viennent en Occident aujourd'hui se radicalisent davantage en Occident. Ils pensent que la France, l'Angleterre, euh la Belgique, l'Allemagne sont aussi des terrains ou des pays où les jeunes se radicalisent.

Et beaucoup pensent, c'est ce que j'ai pu constater dans les échanges des Algériens qui pensent que ces jeunes qui se radicalisent aussi en Occident, peut-être ils sont venus juste pour trouver une meilleure vie. Ils sont rapidement euh comment dirais-je accueillis par les islamistes qui sont très actifs en Occident. Ils se radicalisent et se pose aussi la question est-ce queon peut facilement les renvoyer une fois radicalisé.

C'est le droit des pays en question de les renvoyer dans le pays d'origine. Je répète ce que pense ce que ce qui se dit pour écouter aussi euh ce qui se dit ailleurs. Mais c'est quoi ce problème moral profond ? le fait que les pays riches choisissent les les personnes d'origine immigré qui veulent garder ça même les tous les pays l'Algérie parce que non je dis pas je dis pas que non ce que je dis par rapport aux Algériens qui pensent que ces jeunes se radicalisent en Occident on le voit on on l'entend en Tunisie on l'entend en Algérie, on l'entend même en Égypte c'est un discours.

Mais pardon parce que là je je pense que vous moi j'ai lu ce que vous aviez écrit. Vous vous disiez le fait que des pays puissent finalement choisir leur leurs immigrés, ceux qui ceux qui renvoient parce que ils ont été délinquants ou ils sont dangereux ou alors ceux qui gardent les médecins, les chercheurs et cetera, ça pose un problème ceci c'est mon propre questionnement. Je me suis toujours posé la question de l'immigration.

H je trouve que la question de l'immigration en Occident, en France en particulier est un grand problème, mais je pense aussi que c'est un c'est un fléau dans les pays où les jeunes partent, comme par exemple en Algérie. Moi, j'ai vécu longtemps en Algérie. J'ai vu comment ces jeunes attendent juste le départ.

Quand est-ce qu'ils vont partir en Occident ? C'est la faute de l'Occident. C'est un peu ce qu'on a l'impression, ce qu'on entend dans vos propos.

C'est s'ils veulent partir, c'est qu'il y a c'est qu'ils sont pas bien. Il y a il y a les deux. Et il y a les et depuis la nuit des temps, depuis que le monde est le monde, les migrations elles existent à fond.

J'ai j'ai pas dit que l'immigration ne fait pas partie de l'histoire de l'humanité. Mais les conséquences de cette immigration non contrôlée sur ces pays. Et évidemment, je me pose la question moi-même sur est-ce que on a le droit de garder les meilleurs et renvoyer les autres.

Je pose la question. Pardon, mais quand quand il s'agit de délinquant, je pense que c'est pas absurde qu'on puisse se dire on va les renvoyer quoi. En tout cas, moi je pose la question de l'avenir de ces pays.

OK. Euh dernier mot, on revient au cas de Boem Sansal, Arnaud Benedetti. Euh il y a il y a quand même, on a vu l'interview à frontière et cetera, il assume le fait d'être potentiellement récupéré par l'extrême droite.

Il s'en moque. Vous B SAL, c'est quelqu'un que je connais bien depuis plusieurs années. Il est membre de la revue politique et parlementaire.

Première question d'abord qu'on s'est posé, c'est de savoir pourquoi il retournait en Algérie et combien de fois on lui a posé la question. Je veux dire, ah, on lui a dit, compte tenu des positions que tu prends qui sont des positions d'extrême critique vis-à-vis du pouvoir algérien et de ce que l'on connaît du pouvoir algérien, tu devrais faire attention. Vous savez ce qu'il nous répondait à chaque fois ?

Il me disait "De toute façon, le pouvoir algérien est totalement indifférent à ce que je peux raconter. Il me méprise totalement. Il me prend pour un vieux fou.

Ils me prennent pour un vieux fou." C'était la perception qu'il avait et il avait pas mesuré vraisement l'évolution et la dégradation de la relation franquement marocaine. Après, c'était quelqu'un qui parlait il parlait à tout le monde, il parlait à tout le monde.

Bonem Sensal, c'est quelqu'un qui je veux dire pouvait parler en effet avec un média d'extrême droite, il pouvait parler avec des gens de gauche. C'est quelqu'un qui n'avait strictement aucun sectarisme. C'est sa façon d'être et sa façon de penser.

Merci beaucoup. Merci à tous d'avoir participé à à ce débat. Je vais rappeler le titre de votre livre Sortir de l'islamisme.

Razika Nanis, c'est aux éditions ERIRC Bonier. À bientôt sur sur notre antenne. Je vous dis à demain pour un nouveau numéro de Sens Public 18h et 22h.

Vous pouvez retrouver nos débats sur la plateforme publicsena.fr, FR nous réécouter en podcast et puis noter que c'est l'eurodéputé LR les Républicains François Xavier Béami sera l'invité de la matinale demain face à Orian Mansigne à 8h. [Musique]

Boualem Sansal : bientôt condamné, bientôt expulsé ? — Rachid Temal · Pourquijevote