Grande convention des élections européennes : discours de Jordan Bardella
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:14Invité politiqueFait
« sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. »
- 8:29Invité politiquePromesse
« Ces migrants que M. Macron et la Commission européenne veulent imposer dans nos villes et nos villages contre la vie des Français. »
Temps de parole
- Jordan Bardella95 %
- Présentateur5 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci mes amis, soyez-en certains. Je mesure aujourd'hui la responsabilité qui est la mienne. Je mesure l'importance de la mission qui m'a été confiée par notre présidente et par notre mouvement. Cette mission, vous l'avez vu, nous avons une formidable équipe pour la mener. Avec nos parcours, avec nos histoires, avec nos horizons, y compris géographiques différents, c'est je crois véritablement toute la France qui est représentée parmi ses 12 candidats et qui le sera au sein de cette liste de rassemblement.
Je vous le dis mes amis, je vous le dis à vous aussi, c'est pour moi un véritable honneur que de prendre ma place dans cette équipe où se mêlent l'expertise et l'expérience, l'enthousiasme et l'espérance. Si nous nous sommes réunis, si nous nous sommes rassemblés, c'est pour mener ce combat ensemble. C'est parce que nous partageons à la fois de solides convictions, disons-le simplement, nous sommes tous ici, attachés à la fois à l'identité et à la liberté de la France, mais nous partageons aussi et surtout un immense sentiment d'urgence.
Depuis plusieurs semaines, les Français lancent des signaux de détresse en revêtant un gilet jaune, en le mettant sur le tableau de bord de la voiture ou simplement en klaxonnant au détour d'un rond-point, ces rond-point qui sont un peu devenus les nouvelles agora. Cette éruption du peuple dans le débat public fait peur à certains, et bien pas à nous. Ils étaient si bien, si contents entre eux, et bien tout cela, mes amis, c'est fini, car le peuple veut à nouveau pouvoir de décider de son avenir. Et comment ne pas le comprendre au vu de la situation de notre pays ?
Je peux vous assurer que, lorsque vous avez grandi en Seine-Saint-Denis, dans le 93, vous êtes exactement au bon endroit pour voir, pour observer, pour sentir, pour vivre, pour subir toutes les dérives du pays. La délinquance, bien sûr, que j'ai vue au pied de mon immeuble et parfois jusque dans ma cage d'escalier, les cris des guetteurs qui rythment la journée, comme les cloches des églises rythmaient les journées auparavant, les ravages de l'immigration de masse et les connexions troubles d'élus locaux qui font parfois semblant de confondre le culturel et le cultuel, encourageant ainsi un communautarisme qui est parfois devenu, dans un certain nombre de territoires, un réel séparatisme.
L'inefficacité totale des millions d'euros d'argent public qui sont déversés en pure perte dans des opérations de rénovation urbaine qui sont aussitôt dégradées, ou encore des subventions clientélistes qui n'ont qu'un seul but, tenter d'acheter la paix sociale, si ce n'est d'acheter des voix aux élections. Le terrorisme, enfin, que j'ai vécu chez moi confiné en 2015 dans mon immeuble, lorsque les forces de l'ordre ont donné l'assaut contre les terroristes du Bataclan à Saint-Denis dans le quartier où j'ai grandi.
Lorsque j'ai dit il y a quelques jours à la télévision que j'appartenais à une génération qui pouvait mourir pour une cigarette refusée ou un mauvais regard, les belles âmes s'en sont offusquées. Cachez cette vérité que je ne saurais voir. Pour eux, il ne faut jamais dire la vérité. Jamais. Alors, je le redis à toutes ces belles âmes, parce que c'est le monde qu'ils ont construit. Oui, j'appartiens à une génération qui peut mourir pour une cigarette refusée ou un mauvais regard. Oui, j'appartiens à une génération qui peut mourir sur un trottoir, dans un RER, dans une salle de concert ou sur les terrasses d'un café. Oui, j'appartiens à cette génération, mes amis.
Une génération à qui on voudrait faire accepter l'inacceptable. Comme lorsque Manuel Valls, qui à l'époque ne s'exprimait pas encore en catalan, était venu expliquer à des lycéens que les jeunes français doivent s'habituer à vivre durablement avec la menace d'attentat. Voilà ce qu'est pour eux la fameuse résilience de la résignation. Eh bien non, mes amis. Non, nous ne sommes pas résignés. Non, nous ne voulons pas nous habituer à l'inacceptable. Parce que je pense, parce que nous pensons que le seul horizon de la jeunesse française ne peut pas être cette société de la violence, du chômage de masse, de la misère, des petits salaires ou de l'exil une fois le diplôme obtenu.
Vous savez ce qu'ils appellent la fameuse mobilité. Notre jeunesse, cette jeunesse de France à laquelle j'appartiens, elle a envie de lutter. Elle a envie de se battre pour son avenir. Cette jeunesse de France à laquelle j'appartiens, elle a des rêves plein la tête et la vie devant elle. Et ses rêves, elle les voit en bleu, blanc, rouge et elle veut les réaliser ici, chez nous. J'aime beaucoup cette phrase d'Albert Camus qu'il a déclarée à la réception du prix Nobel de littérature en 57. Il disait, chaque génération sans doute se croit vouée à refaire le monde. La mienne, c'est pourtant qu'elle ne le refera pas, mais sa tâche est peut-être plus grande.
Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. Et c'est aussi pour empêcher que notre France se défasse. Parce que j'ai très tôt ressenti le besoin d'agir, de faire quelque chose, que je me suis engagé à 16 ans aux côtés de Marine. A travers les réunions publiques que j'ai pu tenir dans toute la France, à votre rencontre, je me suis rendu compte en fait que ce que j'avais vécu en Seine-Saint-Denis trouvait un écho partout. Dans les campagnes abandonnées où les agriculteurs souffrent, dans les villes livrées à la paupérisation, à l'insécurité, dans les territoires délaissés où tout ferme, les usines, les commerces, les bureaux de poste, les maternités, les gares.
Dans cette France, finalement victime de toutes les politiques imposées par Bruxelles, de la case des services publics de proximité à la fameuse concurrence internationale des loyales, en passant bien sûr par la relocalisation, la relocalisation des fameux migrants. Ces migrants que M. Macron et la Commission européenne veulent imposer dans nos villes et nos villages contre la vie des Français. Nous, mes amis, contrairement à la Commission européenne, nous pensons que c'est chez eux, dans leur pays d'origine, que ces migrants doivent être relocalisés, mais pas chez nous.
Nous, contrairement à la Commission européenne, nous considérons que les Français doivent être prioritaires chez eux, parce qu'ils sont chez eux, au pouvoir. Et nous, contrairement à la Commission européenne et à M. Macron, nous ne dépenserons pas le moindre euro pour accueillir des migrants en tant qu'un seul Français dormira dans la rue ou ne mangera pas à sa faim, en fin du mois. Si seulement, ce que je vous décris, mes amis, ce que nous vivons, je me refuse à ce que nous l'acceptions comme une fatalité, c'est la conséquence directe, la conséquence directe de choix politiques. Et d'autres choix sont possibles avec d'autres conséquences.
Les exemples, tout près d'ici, en Italie, où gouvernent Matteo Salvini et nos alliés de la Lega, 95% de débarquements de migrants de moins par rapport à l'année précédente. En Autriche, où gouvernent nos alliés du FPO, 60 imams radicaux ont été expulsés cet été. En Italie, encore, le refus du gouvernement de valider les accords de libre-échange signés par l'Union européenne. Oui, mes amis, une autre politique, une politique courageuse est possible pour protéger nos frontières, pour protéger nos entreprises, pour protéger nos emplois, pour protéger notre agriculture, pour déclarer la paix fiscale et défendre les plus faibles. C'est possible !
C'est parce que je sais, parce que je vois que c'est possible, que je crois qu'il ne faut pas se dire que c'était mieux avant. S'enfermer dans une sorte de nostalgie qui, certes, nous paralyse, peut paraître agréable, mais je crois qu'il faut au contraire avancer. Avancer en nous disant que ça sera mieux demain. Parce que ce demain meilleur, je crois vraiment qu'il est désormais là, à notre portée. A nous de le saisir. L'Europe des nations, mes amis, ce n'est plus un slogan ou un vœu. C'est impossible. C'est un avenir. Et c'est l'avenir que nous sommes en train de bâtir. Depuis un an, j'ai rencontré nos alliés ou futurs alliés de toute l'Europe. Italiens, Espagnols, Autrichiens, Belges.
Et j'ai vu partout cette même flamme, cette même envie, cette même espérance, ce même sentiment que nous sommes en train de construire quelque chose ensemble, que le moment est venu, que le réveil des peuples a sonné. Je disais tout à l'heure qu'en Italie ou en Autriche, ce sont nos alliés qui gouvernent, nos amis. Mais en réalité, ce ne sont pas Salvini ou Strahe qui gouvernent. Ce sont les peuples. Salvini en Italie ou le FPO en Autriche n'ont fait que rendre leur voix et leur pouvoir au peuple. Je reconnais que vu d'ici, ça fait un peu bizarre. Car nous vivons en France dans une démocratie confisquée, partielle.
Le mode de scrutin prive la majorité des Français de représentation et donc d'une expression légitime. Une injustice évidente qui n'est même pas compensée par la démocratie directe. La dernière fois que les Français ont été consultés par référendum, rendez-vous compte, c'était il y a 13 ans. J'avais 10 ans à l'époque. Pourtant, la question démocratique est juste centrale. Qui décide ? Le peuple ou Macron et sa petite bande ? Qui fait la loi ? Le peuple ou la Commission européenne ? Le pouvoir au peuple, mes amis, dans une démocratie, ça devrait sonner comme une évidence. Pourtant, tous les Français ressentent bien que depuis des années, ils ne sont plus totalement maîtres de leur destin.
Ils ont le sentiment légitime que, trop souvent, les choix politiques se font sans eux et parfois même contre eux. Oui, mes amis, non seulement ils gouvernent sans le peuple, mais en plus, à l'instar de M. Macron, ils gouvernent contre le peuple. On n'est pas mieux lotis au niveau européen où ce sont des technocrates non-élus qui vous imposent leurs décisions. En matière économique, en matière sociale, migratoire, sécuritaire, alimentaire, environnementale, c'est la Commission européenne qui fait sa loi. Eux, ils décident et vous, vous subissez. Le peuple doit pouvoir décider, mes amis. Vous devez pouvoir décider.
Je crois que le moment est venu, mes amis, d'en finir avec l'arrogance de ceux qui prétendent savoir mieux que vous ce qui est bon pour votre avenir. Je crois que le moment est venu d'en finir avec ces commissaires européens que vous n'avez pas élus, que vous ne connaissez même pas et qui régentent votre vie. Gagner demain, ce n'est pas une option. Non, c'est une nécessité. Et je le disais tout à l'heure, c'est même une urgence. Alors je vous le dis, mes amis, nous allons l'emporter. En France, en arrivant en tête le 26 mai prochain, en Europe, avec nos alliés actuels et futurs, en imposant le retour des peuples et en imposant le retour des nations en Europe.
Oui, mes amis, nous pouvons l'emporter, mais je n'ai pas dit que ce sera facile. Je vous dis, en revanche, parce que je le ressens au fond de mon cœur et au fond de mes tripes, je vous dis que c'est possible. Alors, mes amis, cela signifie que ça ne dépend plus que de vous, de moi un peu, de nous tous, en fait. Et on va le faire ensemble. Et je veux qu'on soit ensemble la voix du réveil des peuples dans cette élection. Je veux qu'on soit ensemble le phare vers lequel les Français se tournent pour puiser la force de croire en l'avenir. Nous avons, mes amis, quatre mois. Nous avons quatre mois pour faire campagne. Nous avons quatre mois pour transformer la colère en espérance.
Nous avons quatre mois pour transformer cette révolte populaire en une révolution du bon sens. Nous avons quatre mois pour convaincre. Parce que, parce que le soir du dimanche 26 mai, je veux que Castaner ait les larmes aux yeux en voyant arriver les résultats des bureaux de vote au ministère de l'Intérieur. Le soir du dimanche 26 mai, je veux que Griveaux cherche ses mots sur les plateaux de télé pour minimiser. Du dimanche 26 mai, mes amis, je veux que Macron, mais aussi que Juncker, que Merkel comprennent que c'est fini. Que le peuple, que les peuples sont heureux. Que le soir du dimanche 26 mai, mes amis, je veux qu'on puisse se dire, nous avons fait ce que nous devions faire.
Nous avons rempli notre rôle. Nous avons accompli notre devoir. Donnez le pouvoir au peuple. Vive le peuple français. Vive les nations libres.
Rendre à notre pays. Vive le peuple français.
Jordan Bardella