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InterviewLCI (sur YouTube)· 27 mai 2025 19 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & international

Guerre commerciale : Laurent Saint-Martin invité de LCI|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Comment avez-vous appris la menace de 50% de droits de douane ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Pourquoi Trump a-t-il augmenté ses menaces de 20% à 50% ?

  • 1:45RelanceRéponse directe

    Pourquoi la Commission européenne est-elle l'interlocuteur et non la France ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quels secteurs français seraient les plus touchés par ces droits de douane ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Quelles contre-mesures envisagez-vous face aux menaces américaines ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Quel impact sur la croissance européenne si les 50% étaient appliqués ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Laurent Saint-MartinFait
    « C'est une menace, c'est pas un coup de canon effectif. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

invité ce dimanche est au cœur de l'événement. Monsieur le ministre, bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes Laurent Saint-Martin, le ministre délégué au commerce extérieur au cœur du combat des taxe puisque c'est l'annonce évidemment spectaculaire de Donald Trump. Ce coup de canon tiré contre l'Europe plus 50 %. Question tout à fait naïve.

D'abord, comment est-ce que vous avez appris la nouvelle ? Bon, d'abord, c'est une menace, c'est pas un coup de canon effectif. Et des déclarations du président américain, il y en a eu depuis plusieurs mois.

Il y a eu aussi des changements d'avis et tout cela participe à une tactique de négociation à laquelle nous sommes maintenant un peu habitués. Est-ce qu'il prend la quand même la comment dire la politesse de vous avertir ou est-ce que vous découvrez ça sur les réseaux sociaux ? Non, bien sûr mais il fait ça avec tous les pays partenaires.

Donc vous n savez rien. Il y a pas d'émis, il y a pas d'ambassadeur, il y a pas de messages, il a pas de télégramme, rien. Vous découvrez sur les réseaux sociaux qui vous met le pistolet sur la temple.

D'abord, d'abord, il est important de rappeler que ce n'est pas la France et les États-Unis dont nous parlons, c'est l'Union européenne et les États-Unis. Très important c'est que l'interlocuteur en politique commerciale c'est la Commission européenne. Elle a cette compétence exclusive et après chaque Étatmembre dont la France évidemment défend les intérêts de ses filières, de ses entreprises, de ses emplois dans ce contexteel.

On va en parler, on va pas faire de la psychologie des profondeurs. Mais pourquoi ? Pourquoi ?

Comment est-ce que vous comprenez qu'il se soit levé un matin en disant ce sera pas + 20, ce sera + 50 et je vais pas attendre puisque je rappelle que théoriquement c'est il y a une suspension jusqu'en juillet. Exactement. En fait, on est dans une période de suspension de 90 jours initialement qui court à peu près jusqu'au 12 juillet.

Et de leur côté, les Américains avaient dit les droits de douanes réciproques qui étaient au début de 20 %. Vous vous souvenez cette fameux 2 avril où chaque pays ou chaque continent avait sa liste de droits réciproqu était ramené à 10 %. Et nous européens, la voix de la Commission avait été très claire.

On suspendait aussi nos mesures de rétorsion, c'estàdire la riposte et nous sommes toujours dans cette période de discussion. Comment je l'interprète si vous me posez la question à titre personnel, je l'interprète comme une volonté d'accélérer les négociations pour qu'elle se termine en sa faveur qu'il a'est- l'Union européenne est une puissance et a ses droits à faire valoir. Qu'est-ce qu'ilirrite d'après vous ?

Pourquoi ? Pourquoi est-il irrité de ce qui se passe ? Mais ça faudrait lui demander.

Moi je ne rentre pas dans la tête du président américain. Moi je suis très pragmatique. Je défends les emplois et les filières françaises et je soutiens la Commission européenne dans ce mandat de négociation.

Ce que je peux juste dire, c'est que si cette période de négociation était rompue, si ce pacte de discussion de 90 jours était rompu, alors effectivement nous rentrerions dans une spirale extrêmement dangereuse pour nos filières qui serait une spirale de réduction de nos exportations mais aussi et beaucoup une spirale d'inflation pour l'économie américaine. Il faut toujours le rappeler, il y a beaucoup d'études qui le document bien depuis avant-hier. C'est d'abord l'économie américaine qui souffrirait de la mise en œuvre de ces mesuresl c'est leur problème.

Ah oui, mais c'est important aussi dans le dialogue que nous avons avec eu quand la Commission européenne a commencé par la présidente Urselamer Lyen où le commissaire Maro Jeevkovic s'adresse à leurs interlocuteurs américains, c'est important aussi de leur dire à quel point l'effet récessif, plus d'un point et demi de PIB sur leur économie uniquement pour l'Europe, cela créerait. Et donc je crois que c'est aussi de nature à réfléchir. Alors on va parler des des effets sur leur économie mais surtout sur l'économie européenne et française et vous amener ce soir un chiffre très intéressant mais un mot encore sur le le problème qui se pose visiblement puisque le dialogue semble compliqué.

Madame Funderleyens en principe c'est la commission qui doit traiter vous l'avez rappelé je crois qu'ils se sont vu une seule fois en marge des funérailles du pape François et cette poignée de main qui dure je crois 4 secondes quoi. Il y a quelque chose qui marche pas visiblement. Alors, est-ce que c'est la faute du président Trump ou est-ce que c'est la faute de la présidente deine ?

Chacun jugera. Mais en tout cas, ça ne marche pas avec l'engagement, si j'ai bien compris ce jour-là, de se voir dans le bureau et c'est un enjeu important parce que je l'ai dit, c'est pas optionnel. Nous n'avons pas décidé là récemment de déléguer la politique commerciale la Commission européene.

C'est dans nos statuts. Mais monsieur, là, vous voyez bien que ça marche pas. Attendez, je crois que le président Combien de fois sont-ils vu avec Emmanuel Macron ?

Trois fois. Non, mais vous avez raison. Il y a une question avec Madame Mélie fo une question de respect. une question de respect à avoir vis-à-vis de la compétence qui est celle de la Commission européenne du côté américain.

Il la méprise. Je pense qu'il faut effectivement qu'il y ait un dialogue qui soit amélioré et et plus respectif. On refuse après tous ces mois de voir madame Ferien, c'est qu'il la méprise.

Mais c'est-à-dire qu'il faut comprendre que en Europe, ceux qui dialoguent et ceux qui négocient sur les tarifs sur les droits de douane c'est l'Union européenne et c'est une force pour nous ça. C'est une force pour nous. Imaginez ça.

C'est pas vraiment ce qui apparaît pour l'instant. C'est plutôt le cont croyez-moi bien si ah mais ça serait bien pire si chaque pays faisait sa négociation bilatérale se tirer dans les pattes entre l'Italie, l'Allemagne, la France, l'Espagne pour aller protéger ses intérêts. Là nous sommes unis.

C'était la condition synéquan de la réussite. Vous savez bien, on veut pas faire psychologie mais tout le monde tout le monde voit bien que pour Trump, il veut un interlocuteur si possible assez fort et au lieu de ça, il a une Commission européenne. Voilà, je crois même vous sans sans vous mettre au défi.

Est-ce que vous pourvez me citer tous les Commissai européens ? Moi, je pourrais pas. J'avoue là peu de gens peuvent en réalité l'Europe on revient toujours à ce problème.

Ah mais qu'il faille davantage démocratiser et mieux faire connaître la Commission européenne ses compétences et et ce qu'elle apporte dans nos territoires, dans nos emplois, dans nos industries. Ça, je suis d'accord avec vous. On a un gros travail là-dessus de pédagogie interne.

Mais par contre, pardon, les États-Unis ne choisissent pas leur interlocuteur. L'interlocuteur en terme de politique commerciale, c'est la Commission européenne. Point.

Et que l'Europe s'affirme comme puissance bon sens. C'est-à-dire que l'Union européenne, c'est 450 millions d'habitants, c'est une épargne privée supérieure aux États-Unis, c'est un marché unique. Premier partenaire évidemment des États-Unis aussi dans beaucoup d'investissements et beaucoup de secteurs.

Leur interlocuteur, c'est la Commission européenne point. Et donc, ils doivent aussi le respecter. Vous avez dit, vous avez déclaré ce matin l'entretien de la tribune du dimanche la ce seuil de 50 % si avait lieu, ce serait une catastrophe.

Oui. Pourquoi ? parce que cela représenterait des augmentations euh de taxes à l'entrée du marché américain beaucoup trop importantes pour euh nos filières.

Cela créerait un renchérissement des prix, une baisse des marges pour nos produits et dans des secteurs qui dépendent beaucoup du marché américain, je pense au vin au spiritueux, je pense au luxe, je pense au cosmétiqu ne serait pas tenable. Donc il faut qu'on négocie et qu'on trouve une issue positif. Ce serait inévitablement des pertes d'emploi, ça serait d'abord des pertes de chiffres d'affaires parce que probablement des renoncements au marché et effectivement des mises en difficulté de nos filières là.

Mais pardon d'être résolument combatif dans cette période là. Je ne me projette pas dans une situation où les 50 % seraient appliqués. Nous avons justement une période d'accélération de la discussion qui s'ouvre.

Nous avons une semaine jusqu'au 1er juin. Il faut absolument que nous ayons une issue positive là-dessus. Il faut voir tous les scénarios et c'est le chiffre que vous avez apporté.

Je merci et merci de l'explicité. Euh ce que représenterait si c'est cet axe était effectivement appliqué, ça représenterait, dites-vous, 97 % des exportations menacées. On va afficher le chiffre et encore une fois, c'est vous qui avez qui nous les avez amené.

Ça concernerait les produits pharmaceutiques, les avions, les camions, le bois, le cuivre par rapport à ce qui est aujourd'hui qui est de 70 % des exportations concernées. Pourquoi ? Pourquoi on passerait de 70 à presque 100 % 97 ?

Alors, il y a deux sujets parallèles. Il y a les secteurs d'activité concernés et les taux de tarif appliqués. Aujourd'hui, vous avez une situation dans la période de suspension qui est la suivante. 25 % de droit de doigt d'inditionnel sur l'acier et l'aluminium, 25 % sur le secteur automobile, 10 % pour beaucoup d'autres secteurs, ce sont les fameux tarifs réciproques et tout ça couvre à peu près 70 % de nos exportations.

Il y a des menaces, des enquêtes comme on dit qui feraient en sorte que près de 97 % de nos exploitations pourra être demain soumise à des augmentations de droit doue. Là aussi, pardon, ça fragilise beaucoup trop et nos exportations et l'économie américaine. Là encore, ce n'est absolument pas raisonnable de faire bien précis pour que tout le monde comprenne, c'est 97 % des exportations européennes.

Europées. Absolument. Donc c'est quasi tout. quasi tout en bien.

Il y a aussi les services hein, mais en bien ça ça représenterait quasi la totalité. Tout le monde comprend bien juste que ce n'est pas une situation tenable. Une guerre commerciale ne fait que des perdants.

Donc on est dans une période de négociation difficile entre la Commission européenne et les États-Unis. On est dans une période où il y a des menaces. On est dans une période où nous nous considérons, pardon, que les termes du débat sont brutaux et infondés.

Quand on dit que la TVA qui est quand même notre taxe intérieure sur la consommation est un tarif douignier vis-à-vis des produits américains, je suis désolé, on peut pas être d'accord. Euh quand on dit que il faut renoncer à nos ambitions en termes environnemental, en terme sanitaire sur euh la régulation numérique, pardon, on peut pas considérer que ce sont des avancées qui ne sont pas bénéfiques pour notre continent, pour nos consommateurs, pour nos populations. Donc, on ne doit pas céder à ces menacesl.

Le rapport de force, il est difficile et il nous faut effectivement le mener par quels sont les moyennes forces en quoi vous pouvez mettre les paix dans les reins des Américains ? Alors, j'éviterai tout tout champ lexical béliqueux parce que je considère que eux ne se gênent pas. Mais ce n'est pas l'Europe ça.

Ce n'est pas l'Europe. L'Europe c'est d'abord la construction au-delà de la paix d'un marché unique et d'une volonté de créer de la prospérité économique et industrielle. On va continuer dans ce sens-là.

On a des valeurs, on y tien. On a de la stabilité. D'ailleurs, Tus France, on en parlera peut-être.

Ça démontre le succès et la stabilité de la plateforme française européenne comme territoire d'investissement là-dessus. Donc, qu'est-ce qu'on peut faire en face ? D'abord toujours dialoguer et convaincre que c'est d'abord mauvais pour les Américains tout ce qu'ils sont en train de proposer et deuxièmement travailler à des contemesures.

Un rapport de force exemple exemple de contre-mesure. Soyons concret. Nous sommes en train en ce moment donc je vais pas tous vous les dévoiler mais vous en avez vu une certaine partie notamment sur la réponse à l'acier à l'aluminium.

Nous sommes en train de discuter avec la Commission européenne sur toute une série de contreemes de produit de biens. Il faut pas s'interdire aussi sur les services. Voilà.

Et parce que ça veut dire quoi ? Exemple, on dit souvent que les GAFA par exemple par exemple les services par exemple les services numériques effectivement peuvent en faire partie. Je dis peuvent bien sûr parce que ce ne sont pas des outils que nous voulons actionner.

Nous pensons que c'est aussi négatif pour l'Union européenne de le faire et après ça créerait une escalade que nous refusion quand même bien. Ça veut dire quoi Google Amazon pourrait pourrait subir quelle contreesure sur la table ? sur la table, on ne s'interdit rien.

Des taxes, des effectivement des pénalités sur le marché européen. Il ne faut rien s'interdire en la matière sinon vous ne créez pas le rapport de force. Et à chaque fois que nous en discutons entre États membres de l'Union européenne, quel type de taxe ?

Quel type de taxe ? Mais d'abord, nous l'avons déjà fait les taxes sur les gafes et c'est la France qui avait d'ailleurs été. Oui, il y a aussi des outils euh sans trop rentrer dans la technicité qui s'appelle l'anticoer encore une fois bien et service, on ne s'interdit rien.

C'est juste que comprenez bien, un rapport de force avec Donald Trump et l'administration américaine, c'est un rapport de force sur lequel vous devez montrer ce que vous êtes capable de faire également pour pouvoir construire une sortie positive. Mais nous, notre objectif c'est le même, c'est ce que l'on appelle en langage commercial le zéro pour zé, c'est-à-dire baisser les droits de douane. Ça paraît contreintuitif dans la période dans laquelle nous vivons.

Sauf qu'en fait, c'est bon aussi pour les intérêts américains. C'est la exacte négociation qui est en train d'être menée. Moi, je désespère pas dans l'industrie, notamment dans l'aéronautique que nous soyons sur une issue positive, c'est-à-dire avec des baisses de droits de douane.

Et puis il faudra aussi comprendre que les valeurs qui sont les valeurs européennes sont des valeurs qui marchent aujourd'hui dans le monde. On regarde l'Union européenne aussi comme une terre de stabilité, d'investissement et ça aussi ça doit questionner et interroger nos interlocuteurs outreatlantiques. Les Anglais ont réussi, en tout cas ils ont un accord à peu près à 10 %. 10 % c'est pas mal.

Enfin si vous ajoutez aussi les autres les autres taxes additionnelles sur d'autres secteurs. Sentir bien. Oui mais attendez sentir bien.

Quelles ont été les contreparties ? Enfin, pardon, je ne je me garde bien donner des leçons à nos amis britanniques qui sont souverains dans leur négociation et je la respecte parfaitement. L'Union européenne avec encore une fois sa puissance politique, économique, normative ne doit pas accepter comme ça des impositions de droit de douane unilatéral qui viennent taxer ces exportations de façon infondée, de façon brutale.

Moi, je ne crois pas qu'arriver effectivement à à un schéma définitif tel que aujourd'hui la suspension le propose soit acceptable. Je ne crois pas que 25 % sur l'acier de l'aluminium, 25 % sur l'automobile, 10 % sur 70 % de nos produits et rien en face, pardon, soit acceptable et soit un rapport de force. Ça dépend ce que l'on veut Darius Rochbin.

Est-ce qu'on veut une Europe qui s'affirme qu'en puissance ce qu'elle est qu'elle le dise et qu'elle le montre et qu'elle rentre dans effectivement une discussion qui pas une discussion que nous avons souhaité initialement mais qui est la réalité aujourd'hui de la nouvelle donne économique et commerciale, c'est Donald Trump qui l'a voulu. où est-ce que nous voulons finalement accepter parce qu'on considère qu'on a pas envie de rentrer dans une surenchère qui peut être plus dangereuse pour nous et ben c'est un choix politique à qu'est-ce qui se passe actuellement ? Est-ce que vous vous parlez ?

Est-ce que quoi chaque jour, chaque semaine, chaque mois, il y a un échange avec les Américains ? Alors, il y a des échanges très fréquents avec les Américains, mais c'estàdire pendant cette semaine, vous êtes parlé. Oui, puis avec Éric Lombard aussi, le ministre de l'économie discute avec son homologue Scott Bessin.

Évidemment qu'il y a beaucoup d'échanges et puis nous avons tout un réseau diplomatique qui fait ce travail-là aussi technique. La aucun dialogue n'est rompu, c'est pas du tout ça la question. Mais encore une fois, ça ressemble quand on voit quand on découvrez quand on découvre une menace de 50 % sur les réseaux sociaux comme vous l'avez dit à c début de cet entretien, on peut pas dire sur vous êtes suffisamment averti pour savoir que la négociation ce sont aussi des coûts, ce sont aussi des menaces.

Ça ne veut absolument pas dire que vous parlez pas régulièrement. Et encore une fois, qui a le mandat de la négociation ? C'est la Commission européenne.

Pardon de le répéter pour la 4e fois, mais c'est important. Ce n'est pas la France de décider pour ses voisins. Il ne voit pas Trump.

Voilà. Non, non, pas madame Funderleyen ni le commissaire en charme. Non, mais le commissaire Zevkovic dialogue avec son homologue qui est Howard Luthck, Jameson Gre qui sont ceux qui sont en charge de cette négociation.

Quel effet sur la croissance ? Vous savez que la la Commission européenne donne un chiffre de croissance un peu inférieur au vôtre. Je crois que le vôtre est de 0,7 %.

La Commission européenne dit 0,6 %. On n'est pas très loin de la stagnation à 0,6 %. Mais c'est surtout que c'est très difficile de faire des prévisions alors qu'on ne sait pas exactement la fin du film sur cette bataille tarifaire.

Euh les effets récessifs, s'il y avait effectivement des augmentations de droite dou de quel ordre ? De quel de quelle ampleur ? Ah ben vous on peut, il y a quelques études notamment une allemande très sérieuse qui est sortie hier qui démontre je crois, il faudrait revoir les chiffres exactement mais près près de 0,5 points de recul pour l'Union européenne si les 50 % américains étaient mis en place et près de 1,75 côté américain.

Donc vous voyez que les effets vous savez quel est le plus dangereux dans cette situation ? C'est l'effet tarifaire lui-même comme je l'ai expliqué. C'est aussi les nouvelles routes commerciales que cela crée.

Attention, n'oublions pas aussi ce qui se passe entre les États-Unis et la Chine. L'augmentation des droits de douanes réciproque entre ces deux pays fait quoi ? Comme conséquence, les produits chinois, notamment leur surcapacité industrielle viennent se déverser sur le marché européen.

Donc il nous faut nous protéger qui d'ailleurs à mon avis ne déplair pas à nos partenaires américains. Il faut protéger l'Europe aussi de ces surcapacités chinoises. Et puis pardon, mais il y a il y a aussi évidemment tout ce que nous devons faire avec le reste du monde.

Continuer à poursuivre des accords qui sont importants pour nos entreprises et qui permettent de diversifier nos exportations. Le FMI marque une certaine inquiétude à l'égard de la France. Le FMI dit la mise en œuvre de la consolidation budgétaire substantielle nécessitera des mesures décisives et des décisions difficiles quand le FMI commence à à tourner autour d'un pays.

C'est jamais très bon signe. Oui, enfin d'accord. Ça fait longtemps j'ai été moi-même ministre du budget que nous disons qu'effectivement le déficit public de notre pays doit être relevé.

Mais c'est intéressant parce que ce qu'on oublie un peu trop souvent de dire, c'est pourquoi est-ce que nous avons un déficit public plus important que les autres ? parce que nous avons mieux protégé notre pays pendant les crises que les autres et nous l'assumentons. Souvenez-vous la crise Covid, nous on a maintenu l'emploi et l'activité dans notre pays et on a une croissance supérieure à nos voisins européennes grâce à cela.

La crise énergétique suite à la guerre en Ukraine, on a protégé nos industries, nos entreprises et les particuliers avec le bouclier tarifaire. Tout ça avait un coût public. Nous sommes un pays de protection, c'est vrai, nous l'assumons.

Et puis quand tout cela est terminé et nous y sommes, et bien il faut effectivement avoir le courage de prendre les décisions parfois difficile mais de redressement des comptes publics. C'est pas l'ancien ministre du budget que je suis qui dira le contraire. Vous devez répondre à Antoine Arnaud.

Antoine Arnaud parle à parler de façon assez spectaculaire cette semaine et en particulier sur la question de ce qui nous intéresse ce soir, c'est-à-dire la suspension, comment traiter avec les Américains. La France demandait aux entrepreneurs de limiter ce moratoire, n'est-ce pas, leurs investissements aux États-Unis. Il est très critique sur cette recommandation et il dit "L'État ne doit surtout pas se mêler des affaires des entrepreneurs." Écoutez-le.

Faut-il euh arrêter l'expansion qui existait déjà et l'implantation qu'on avait déjà aux États-Unis parce que on reçoit des consignes ? Je je crois qu'il est très mauvais pour l'État de se mêler de la gestion des entreprises privées et en général ça mène à la catastrophe. Bon, donc euh je pense pas qu'il soit très opportun hein de tenir compte de des conseils de ce genre d'où qu'il viennent.

Réponse à Bernard. Quand l'État s'en mêle, ça mêle ça mêle à la catastrophe. Bon, d'abord moi j'ai de la sympathie et de l'admiration pour Bernard Arnaud.

On échange régulièrement d'ailleurs sur la situation parce que son groupe vous rapporte 4 milliards d'impôt pe créer de la sympathie. Plus que ça, moi ce qui m'intéresse c'est que son groupe représente l'excellence à la française partout dans le monde et ça pour le commerce extérieur c'est très important. Et puis il a raison de dire que l'État ne doit pas s'imisser dans la vie des affaires.

C'est pas pour autant qu'on peut pas être ensemble dans cette période-là. Ce qu'a dit le président de la République aux chefs d'entreprise quand on les a reçus ensemble à l'Élysée, il leur a dit c'est pas qu'on veut pas que vous investissiez aux États-Unis, peut-être que pendant la période de négociation, la première chose à faire n'est pas de donner tout de suite raison à notre interlocuteur américain en allant investir chez lui et que peut-être cela peut se faire dans un temps qui nous permette justement de créer ce rapport de force là. Moi, j'ai toujours cru, vous savez, je j'ai une carrière qui est passée de l'accompagnement des entreprises à la politique et je crois que le monde des affaires des entreprises se marie bien avec le monde des décideurs publics si on a une stratégie commune.

C'est ça qu'on dit au chef d'entreprise. On leur dit pas quoi faire. D'abord, c'est pas ma vision de l'économie, pas une vision administré.

Ça veut dire ça veut dire que on aura des inérit peut continuer à investir déjà maintenant aux États-Unis. Ben ce que on dit avec le président de la République, c'est que le faire après la période de résolution du désaccord, c'est peut-être plus efficace que le faire. Donc vous aimeriez qu'il attend en tout cas juif.

Oui, mais je sais qu'il ne le fera pas. Oui. Non, il vous écoutera pas.

Non. Ouais, pas là-dessus. Et alors ?

Mais mais je suis pas actionnaire de LVMH et et oui, mais je je laisse les entreprises être souveraines et responsables de leurs choix. Je dis juste que on réussira ensemble ce moment-là difficile et pas opposé entre politique et et chef d'entreprise. Allez quand même une réponse.

L'autre réponse de la semaine, c'est à Sophie Prima. Porte-parole du gouvernement ministre comme vous, votre collègue qui alors vous êtes vous un macroniste tout à fait historique et là cette phrase elle est l'air d'origine hein. Le macronisme trouvera une fin dans les mois qui viennent.

Réponse de de collègue à collègues de gouvernement. Mais nous sommes dans une coalition. dans les coalitions.

D'abord le parti macroniste et le groupe macroniste à l'Assemblée nationale, c'est le premier de très loin. Dans une coalition, on se respecte à commencer par respecter celui qui vous nomme, s'appelle le président de la République. Donc la réponse du collègue, c'est que c'est une maladresse.

La réponse du macronisme historique, c'est que c'est une faute. Il y a eu irrespect là ? Oui, je crois.

Oui. Oui. Oui.

Mais je crois qu'elle s'en est expliqué, excusé. Donc tact.

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