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interviewBFM TV (sur Dailymotion)· 5 juillet 2026 1 min

Otan: "On a donc intérêt à se préparer à notre réponse coordonnée" en cas de menace d'attaque russe de la Lituanie ou de la Pologne, affirme Thierry Breton, ancien commissaire européen

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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Invité politique

L'OTAN, ce n'est pas que les États-Unis. Et l'OTAN, ça doit être de moins en moins les États-Unis. L'OTAN, ça doit être de plus en plus... Vous changez notre regard sur l'OTAN. Bien sûr, un pilier européen de l'OTAN. Ce que je sais, c'est deux choses. C'est d'abord que vous avez l'article 42.7 du traité qui nous unit, nous, Européens, et qui concerne et la Lituanie si elle a été attaquée, et la Pologne si elle a été attaquée. Si l'un des pays européens est attaqué, alors ceux qui en ont la capacité ont l'obligation d'aller le défendre. Donc cet article-là, il sera immédiatement appliqué. Sur l'OTAN, je pense que ça entraînera évidemment tous les autres.

Je pense en particulier aux Anglais, je pense en particulier aux Calindiens, je pense à tous ceux qui se sentiront concernés. L'OTAN, ce n'est pas que les États-Unis, c'est ce que vous dites. On verra bien ce que feront les États-Unis si jamais il y avait une attaque. Mais encore une fois, une attaque, c'est quoi ? C'est certainement pas envahir la Pologne. Me semble-t-il, c'est plutôt tester la réaction, parce que là, évidemment, ça permettrait à Vladimir Poutine de reprendre un peu la main. Si jamais, je dirais que, pardon cette expression triviale, on patauge un peu, ce sera un peu un succès pour Vladimir Poutine. On a donc intérêt à se préparer à notre réponse coordonnée.

Si jamais l'un ou l'autre, et je parle encore une fois, ou de la Lituanie ou de la Pologne, se voyait, je dirais, pas attaqué au sens d'une attaque militaire structurée, mais de plus en plus titillé, chatouillé, pour voir nos réactions. Et à un moment, il faudra qu'on réagisse. Merci.