Guillaume Peltier et Patrice Evra - C à Vous - 11/01/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 32 %Attaque 25 %Défensif 14 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 6:46OuverteRéponse directe
Pourquoi cette fixette sur le nom "instruction" plutôt qu'"éducation" ?
- 12:45RelanceRéponse directe
Pourquoi avoir attendu le 9 janvier pour rejoindre Éric Zemmour ?
- 14:09FerméeRéponse directe
En cas de deuxième tour Le Pen-Macron, vous voterez Marine Le Pen ?
- 24:00OuverteRéponse directe
Cette application anti-vax vous fait-elle peur ?
- 30:09OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir attendu 40 ans pour en parler ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00PrésentateurFait
« Éric Zemmour veut rétablir la blouse, le certificat d'études, le latin et le grec, les surveillants généraux, les écoles normales et le ministère de l'instruction publique, tout en supprimant les langues étrangères en primaire et le collège unique au profit de classes par niveau. »
- 4:32PrésentateurFait
« Éric Zemmour dénonce la baisse catastrophique du niveau scolaire depuis les années 80. »
- 7:43PrésentateurChiffre
« 21% des enfants de France arrivent en sixième en ne maîtrisant pas les savoirs fondamentaux. »
- 8:21PrésentateurChiffre
« Un élève de l'an 2000 a perdu 800 heures d'enseignement du français par rapport à un élève né en 1976. »
- 8:46PrésentateurChiffre
« 2 500 000 de nos compatriotes sont aujourd'hui, peu ou prou, dans l'illettrisme. »
- 25:15PrésentateurPromesse
« Avec Éric Zemmour, nous proposons d'urgence l'embauche de 1 000 médecins salariés. »
Temps de parole
- Présentateur92 %
- ?5 %
≈ 32,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il dit avoir enfin le courage de parler. Le footballeur international Patrice Evra publie un livre dans lequel il révèle avoir été victime d'abus sexuels quand il était adolescent. Il témoigne dans un instant sur le plateau de C'est à vous. Mohamed, votre story du jour. On n'arrête pas le progrès. Ça y est, on a désormais un Tinder des anti-vax pour trouver l'amour quand on n'est pas vacciné. Donc je vous raconte cette histoire ce soir. Et pas que. On peut trouver même plus que l'amour. Un job même. Un job. L'école, selon Eric Zemmour, c'était mieux avant. Il a proposé ses propositions pour l'éducation hier.
On en parle avec son tout nouveau porte-parole de campagne, Guillaume Pelletier, qui hier encore était à l'UMP. Il est notre invité ce soir. Mathieu, dans votre 5 sur 5. Buckingham a dévoilé le détail des festivités du Jubilé de la Reine. 70 ans de règne. Énorme fête au mois de juin.
On
va rentrer dans le détail et parler notamment d'un concours de recettes de pouding. Et Pierre, dans votre oeil ce soir, il n
'y a
pas de pouding. Il n
'y
a pas de pouding. On prépare une série et un film sur la vie d'Audrey Burns. Je vous expliquerai pourquoi ça ne me plaît guère. Tout le monde ne sera peut-être pas d'accord avec moi, mais j'ai quelques arguments. Oui, vous êtes même un peu agacé. Faut le dire.
Totalement
agacé.
Nous
ravissons de recevoir ce soir Gilles Lelouch, Daniel Auteuil. Ils sont réunis pour la première fois au cinéma dans un film adapté d'une pièce de théâtre. Adieu, monsieur Hoffman, qui se passe à Paris en 1941. Ils sont formidables tous les deux. Ils sont nos invités du dîner. Ainsi qu'Axel Bauer qui revient avec un nouvel album. Ici, Radio Londres, en hommage à son père résistant. Ils sont nos invités du dîner préparés ce soir comme hier par Loïc Villemin, chef étoilé du Toya. Faux-le-commons. C'est en Moselle près de Metz. Un biscuit de brochère ce soir. C'est original Loïc ? Bonsoir à tous. Oui, on essaie d'être original.
Donc, le biscuit de brochère sera accompagné de céleri, truffes, une petite touche de vin jaune et les œufs de brochère fumés également. Merci beaucoup Loïc.
J
'en prie. Brochette Sologne, j'espère.
Brochette
Sologne. De Moselle. De
Moselle. Oui,
parce que c'est la Moselle. C'est Metz. Merci beaucoup, chef. A tout à l'heure. On commence tout de suite par l'édito de Patrick Cohen. Eric Zemmour a donc proposé hier ses propositions pour l'éducation. Voilà, sur le mode « c'était mieux avant », Eric Zemmour veut rétablir la blouse, le certificat d'études, le latin et le grec, les surveillants généraux, les écoles normales et le ministère de l'instruction publique, tout en supprimant les langues étrangères en primaire et le collège unique au profit de classes par niveau.
Il ne manque dans ce catalogue que l'encre violette et la plume sergent-major pour retrouver la communale, l'école d'avant 1968, c'est-à-dire selon lui, d'avant les barbares.
Vous
savez, Anna Arendt disait « chaque nouvelle génération d'enfants est une génération de barbares que les adultes doivent civiliser
». Le
drame, depuis 1968, c'est que nous avons renoncé à civiliser les générations de barbares.
Des
barbares, nous-mêmes ou nos enfants, donc, qui aurions été abreuvés de propagande et d'idéologie.
«
Depuis, là aussi, une quarantaine d'années,
on
a utilisé l'école pour endoctriner les enfants. Au collège, on privilégie une vision de la colonisation, de l'islam, de l'esclavage qui est sans cesse privilégiée. Il y a des périodes d'histoire qui ne sont quasiment pas enseignées. On faute les grandes invasions. On passe directement de l'Antiquité romaine à Charlemagne, comme si on voulait occulter cette période.
» Les
grandes invasions, invasions barbares, donc, qui figurent pourtant aujourd'hui au programme de SEM. Pour justifier ce retour en arrière, Éric Zemmour dénonce la baisse catastrophique du niveau scolaire depuis les années 80. Il n'a pas tort sur ce point. Toutes les évaluations réalisées ces dernières années montrent que les compétences des élèves ont reculé en français et en calcul dans le primaire, en maths, notamment dans le secondaire. Mais l'idée que c'était mieux avant 68 est une illusion. Dans les années 50, 40% seulement des élèves de CM2 entraient en sixième au collège.
Le certificat d'études qu'Éric Zemmour veut restaurer était le seul diplôme de ceux qui arrêtaient l'école à 12 ou 13 ans. Est-ce que cette école-là enseignait mieux le français ? Ce n
'est
pas ce que disent les chiffres de l'illettrisme qui augmentent avec l'âge. On le voit sur cette courbe de l'INSEE qui dégringole au fil des ans et des années de naissance, même pour la génération 68. Donc, sur ce plan-là, ce n'était pas mieux avant. Pas de hausse de budget dans le projet Zemmour et pas de hausse de salaire généralisé pour les profs. Non, mais il veut instaurer des primes au mérite accordées sur la base des progrès faits par les élèves. Ils seront donc mieux payés s'ils remontent les notes des élèves ? Oui, enfin, ce serait sous le contrôle d'un bataillon d'inspecteurs généraux. Deux mesures symboliques. Pour finir, le port de la blouse en primaire.
Éric Zemmour parle de la rétablir, mais elle n'a en fait jamais été imposée. C'est un mythe. Si la blouse ou le tablier ont été souvent portés jusque dans les années 60, c'était pour se protéger des tâches d'encre. Les stylobys les ont fait disparaître. Et puis l'éducation nationale qui disparaîtrait au profit de l'instruction publique intitulée Abandonnée en 1932. Alors ça, c'est intéressant parce qu'éducation et instruction, ça renvoie à de très vieilles querelles entre monarchistes et républicains. Mais le dernier qu'il a proposé, c'était vous, Guillaume Pelletier.
C
'était l'une des idées fortes de la droite. Forte, le courant que vous animiez au sein de l'UMP après 2012. Courant très sarkoziste. En référence au slogan de Sarkozy, la France Forte, vous proposiez de rebaptiser justement ce ministère en ministère de l'instruction nationale. Et la dernière fois que ça a été fait, effectivement, c'était en 1940, quand Philippe Pétain a remplacé éducation nationale par instruction publique. Ça a duré un an pendant que les gouvernements de Gaulle à Londres et à Alger conservaient éducation nationale. Guillaume Pelletier, député du Loir-et-Cher, et depuis dimanche, donc, porte-parole de la campagne d'Éric Zemmour, vice-président du Parti Reconquête.
Votre réponse à Patrick Cohen, pourquoi cette fixette sur le nom instruction plutôt qu'éducation
? L
'éducation, elle appartient aux parents. C'est l'une des plus belles missions confiées aux parents d'un enfant.
L
'État a un rôle fondamental, instruire et permettre la transmission. Vous savez, quel est le plus beau trésor, l'un des plus beaux trésors que possède la France
?
C'est l'école. C'est notre système scolaire.
J
'ai été... Je suis
super... Un trésor qui n'a donc
pas d'augmentation de budget, quoi.
On ne va pas enrichir. Je
vais vous expliquer. Moi, j'ai quatre enfants. J'ai été professeur d'histoire et géographie en collège et lycée public. C'était mon premier métier. J'ai été maire d'une commune rurale. Les maires qui sont chargés du développement des écoles. Qu'est-ce qui est en train de se passer aujourd'hui
? Ce
que dit Éric Zemmour, ce n
'est
pas que c'était mieux avant. C'est qu'avec nous, ce sera mieux après. Comment
? Premièrement, on
a cet immense problème que vous avez d'ailleurs confirmé,
qui
est l'effondrement du niveau. Moi, il y
a
quelque chose que je ne peux pas accepter. Moi, je vous
le dis,
j'étais prof aussi en sixième. 21% des enfants de France
arrivent
en sixième
en
ne maîtrisant pas
les
savoirs fondamentaux.
Pourquoi ? Le
collectif Sauver les Lettres a commis un rapport passionnant qui démontre qu'entre mon année de naissance, 1976,
et
le XXIe siècle...
Vous faites
de
vous
un barbare, puisque vous êtes un post-éducation... Non,
post
-éducation nationale,
post-68, quoi. C
'est très intéressant et très grave.
Un
élève de l'an 2000
a
perdu 800 heures d'enseignement du français par rapport à un élève né en 1976. C'est-à-dire, c'est comme si on avait fait passer un enfant directement,
par
exemple, de la cinquième à la seconde. Si on ne remet pas les savoirs fondamentaux à
l
'école primaire, et en particulier cet apprentissage du français qui permet à chaque enfant de France, en particulier les plus modestes, de devenir un homme libre, avec un esprit critique, pour savoir s'exprimer. 2 500 000 de nos compatriotes sont aujourd'hui, peu ou prou, dans l'illettrisme. C'est inacceptable au XXIe siècle. Qu'est-ce qui permet la liberté, la liberté de choix, la liberté de penser, de s'émanciper de sa famille, de des idéologies, de ce en quoi on croit quand on est petit ? C'est la maîtrise de la langue. Ça, c'est très important.
Des langues, non ?
Oui, enfin, de la langue française, déjà, et bien sûr, de toutes les langues. Deuxièmement, le deuxième sujet, c'est de permettre, enfin, d'ouvrir l'école de la République
au
monde merveilleux de l'entreprise.
D
'où la fin du collège unique. Nous voulons, avec Éric Zemmour, rétablir l'apprentissage à 14 ans. Vous savez, j'étais prof en collège, lycée et collège, et j'avais pas mal d'enfants en difficulté dans le système dit classique. Et il fallait convaincre, moi-même d'ailleurs, les parents, les professeurs, de leur dire, arrêtons de croire que le système général
est le seul
possible. L'intelligence de la main vaut l'intelligence de l'esprit. Permettons à chaque enfant de France, en fonction de son talent, de sa vocation, de pouvoir trouver un débouché. Il faut, au-delà de l'idée absurde d'emmener toute une génération au bac, permettre à chaque enfant d'être formé à un métier. Et les métiers manuels sont des métiers merveilleux. Et donc, si on arrive à réhabiliter les savoirs fondamentaux d'une part, et à ouvrir le collège et le lycée au monde de l'entreprise, je pense qu'on aura fait œuvre utile pour notre patrie.
L'école d'aujourd'hui, elle est surtout préoccupée par la lutte contre le Covid, qui est compliquée à gérer, et pour les parents et pour les professeurs. Éric Zemmour parle très peu du Covid. En fait, on ne comprend pas tellement comment il gérerait une situation comme celle-ci. Ce n
'est
pas son problème ?
Si,
bien sûr, on en parle.
Ce
que nous ferions avec, d'abord, avec beaucoup de modestie. Parce que vous savez, tous ceux qui disent, Blanquet aurait dû faire ça, c'est très compliqué. Il faut respecter un ministre qui est soumis à des aléas que nous subissons tous, et des changements permanents d'informations. Ce qui est certain là où l'éducation nationale est en retard,
par
la faute d'un État sans doute un peu qui manque d'agilité, c'est et sur les fameux purificateurs d'air, on en manque beaucoup, j'étais en contact avec les syndicats de professeurs, et les parents d'élèves, et puis la question des fameux masques FFP2 qui permettent une meilleure protection. Alors ils arrivent, je crois, autour du 15 janvier dans les écoles et les collèges, mais on a un énorme retard. Donc on aurait essayé, en tout cas sur cette question, sans prétendre être meilleur. Vous savez, la crise sanitaire, pourvu qu'elle soit le plus provisoire possible, on en souffre tous, il faut aider, accompagner le gouvernement sur cette question-là. Je ne
vais
pas revenir sur ce que nous disons avec Éric Zemmour sur ce grand sujet. Je pense que le vaccin,
c
'est très bien pour les plus fragiles, mais il y a plein d'autres choses. Aidons l'Union européenne, par exemple, sur le développement des traitements. Il y a cinq traitements qui viennent d'être autorisés par l'Union européenne sur le continent européen. Il faut offrir cette perspective aux Français.
Il faut réparer l
'hôpital.
Enfin
bon, il
y a plein d'autres choses à dire. Il n'est pas du tout
sur la ligne de Philippe Devilliers, qui fait partie du Conseil politique. On vous a vu ce matin vous réunir à ses côtés, qui, lui, pense que la pandémie a été inventée par Big Pharma, pour des raisons obscures, et qui dessine les traits d'un complot mondial autour de cette épidémie.
Ce
que nous partageons avec Philippe, et je le dis avec à la fois beaucoup de hauteur et de gravité, c'est attention
à
ce que le pouvoir politique ne surutilise pas, on l'a vu avec les propos agressifs, pour le moins, du président de la République, ne surutilise pas une crise sanitaire pour en faire le seul sujet de l'élection présidentielle. Je ne suis absolument pas complotiste. Je dis au président de la République, sur ce sujet grave et d'intérêt général, soyez le président du rassemblement de tous les Français. Nous ne pouvons pas faire de distinction entre les vaccinés et les non-vaccinés. Beaucoup d'apaisement, d'une part. Et deuxièmement, comme vous le faites d'ailleurs très bien ce soir, je vous en remercie, parlons des sujets qui préoccupent aussi en profondeur nos compatriotes.
L'école, la question de la sécurité, de l'identité, de la France rurale, enfin tout d'autres choses dont on nous parle, nous,
au
quotidien. Vous dites nous, ça fait 24 heures que vous dites nous avec Éric Zemmour. Pourquoi avoir attendu le 9 janvier pour le rejoindre ? Ces idées sont connues depuis longtemps. Vous avez eu une sorte d'épiphanie pendant les fêtes
de fin d'année ? Je
connais Éric Zemmour depuis 15 ans. Donc ma question est
en plus. Oui, oui, bien sûr, mais je vais vous répondre
très précisément. Vous savez, j'ai été pendant une dizaine d'années dans ce qu'on appelle la droite hors les murs, auprès de Philippe de Villiers. Puis pendant 13 ans, le porte-parole de Nicolas Sarkozy, puis le numéro 2 du parti avec, entre autres, Laurent Wauquiez. Moi, je suis attaché, vous l'avez dit, à une droite forte, d'une part. Et je voulais aller
au
bout du cycle de la primaire pour pouvoir rencontrer la personnalité qui serait choisie par... Et je l'ai rencontrée le 8 décembre dernier. Je lui ai posé une question toute simple,
avec
beaucoup de respect, on se connaît très bien depuis très longtemps. Est-ce que Valérie, tu t'engages, tu me promets, parce que j'ai besoin de le savoir pour ne pas mentir aux Français et à nos électeurs, est-ce que tu t'engages à ne pas te rallier à Emmanuel Macron, quel que soit le cas de figure, au printemps prochain ?
Elle
ne m'a pas répondu clairement, et par conséquent, il me semblait légitime...
Tu se
rallierais avant le premier tour, entre les deux tours ? Bah,
ce
sera... Vous lui poserez
la... Mais vous lui avez posé une question précise, hein. Oui, vous lui
poserez... J'attends sa réponse. La question, je lui ai posée,
déjà,
admettons qu'elle ne soit pas qualifiée au second tour de l'élection présidentielle.
Est-ce que tu appelleras à parler, Mme Macron ? Moi, ma position, elle est
très claire. Quelle que soit la configuration du second tour, je n'apporterai pas, et Rix-Mont-Prin, notre voix, à Emmanuel Macron. Elle n'est pas précise sur le sujet. Mais si franchement, quand on sait qu'elle a voté Macron en... Ce qui est son droit, elle a voté Macron en 2017. Elle a quitté notre famille politique en 2019, en m'accusant, ainsi que Laurent Wauquiez, d'être troupe à droite. Et elle revient maintenant pour dire qu'elle va affronter Emmanuel Macron. Si c'est pour le rejoindre dans l'entre-deux-tours, je ne
vois
pas trop l'intérêt. Donc je dis aux Français, à tous les électeurs de droite, vous qui avez aimé Nicolas Sarkozy, Charles Pasquois, Philippe Séguin, venez avec nous, avec Éric Zemmour, vous aurez un vrai parti de droite qui ne se ralliera pas à Emmanuel Macron. Vous êtes un homme de l'union des droites, de toutes
les droites. Exactement.
Et depuis toujours. Depuis toujours. Et même y compris pendant vos années UMP et LR. Vous étiez favorable à un rapprochement avec toutes les fractions, toutes les tendances de l'extra de droite ou de la droite de la droite. C'est d'ailleurs, vous l'avez souligné, c'était la colonne vertébrale de la création de la droite forte, où nous demandions à nos dirigeants d'arrêter le fameux piège de François Mitterrand. François Mitterrand a une idée géniale sur le plan de la tactique politique dans les années 80. C'est puisque la gauche est minoritaire, je vais diviser la droite en deux blocs, la droite républicaine et la droite hors les murs.
Eh bien, il est temps pour notre génération de rassembler les électeurs du Front National, les indépendants, les patriotes, les électeurs républicains, puisque nous sommes d'accord sur l'essentiel. Donc pour vous, Nicolas Sarkozy, c'est plus Éric Zemmour que Valérie Pécresse
?
Je pense que dans la filiation sarkoziste, à la différence d'autres personnalités de notre famille politique, oui, aujourd'hui, cette filiation et cette famille se retrouvent dans Éric Zemmour. Et vous savez, si on interrogeait les amis de Jacques Chirac,
ou
même les amis de Christian Estroside, alors j'étais à peine né, ou en tout cas même pas adolescent, dans les années 80, en 1983, Adreux, l'accord de Jacques Chirac avec le Front National, en 1986, l'accord de Jacques Chirac et de Jean-Claude Godin avec le Front National, Charles Pasquois qui parlait des valeurs communes entre le RPR et le Front National, quant à 1998, dans les régions.
Donc c'est une vieille histoire de la droite française à laquelle nous, nous devons répondre pour dire nous voulons mettre fin à l'immigration de masse, nous voulons rétablir l'identité de la France, nous voulons réparer l'école de la République, nous voulons sauver la France rurale, nous voulons, nous assumons l'idée de protectionnisme européen. Pour toutes ces raisons-là, nous sommes ensemble et d'accord sur l'essentiel, unissons nos forces. – Pierre. – Vous ne serez pas surpris que je vous propose un extrait de 2018, Zemmour et Nolot. Là, on ne peut pas dire que vous étiez exactement sur la même ligne, en tout cas, c'est ce qu'exprimait Éric Zemmour.
Quand
je vous entends, et en particulier votre deuxième point, je me dis que les électeurs populaires
ont
vraiment du mouvement à se faire et que, puisque je continue dans mon image de cocu, les grands cocus de l'électorat populaire de la droite depuis 30 ans, avec vous, ça continue. Vous êtes un sous-Sarko et vous continuez exactement sur la ligne de Sarkozy, c'est-à-dire un pseudo-discours pour séduire l'électorat populaire. Mais quand on rentre dans le dur, et c'est pour ça que je vous ai titillé sur la préférence nationale et sur les étrangers, là, il n
'y a
plus personne, vous vous évanouissez.
–
Vous vous êtes expliqué sur tout ça ? – François, je vais le dire avec beaucoup d'humilité et ça a contribué. Il a raison.
– Non
mais je le dis avec son ton, avec son ton provocateur, et on en parle depuis longtemps. Moi, j'ai essayé pendant ces 13 ans, au sein de la droite républicaine, avec le soutien écrasant de la base militante et des électeurs. Il y a un sondage d'ailleurs, si on ne me croit pas, qui le démontre, je crois que
c
'est Opinion Way pour Atlantico, qui dit que 52 ou 53% des sympathisants, les Républicains, souhaitent des gouvernements d'union nationale entre le LR et le reste de la droite. Donc ça existe.
J
'ai essayé de convaincre les dirigeants
et
je n'y suis pas parvenu. Et donc par conséquent,
après
ces 13 années d'efforts, là où Nicolas Sarkozy et Laurent Wauquiez me laissaient beaucoup plus de liberté pour y parvenir, j'ai bien
compris
avec Valérie Pécresse que ça ne serait pas possible et vous interrogerez d'ailleurs d'autres parlementaires ou d'autres maires qui s'interrogent. Et donc c'est le début d'une vague,
ce
soutien symbolique, parce que je ne me surestime
pas. C'est le début
d'une vague.
Vous êtes
persuadé que d'autres élus, les Républicains, vont se rallier à Éric Zemmour ? Nous allons annoncer dans les prochains jours, d'abord, l'arrivée de milliers
d
'adhérents et de sympathisants, les Républicains, puisque nous sommes en train de collecter département par département tous ceux qui soutiennent l'initiative que nous avons lancée avec Éric Zemmour dimanche dernier. J'ai tous les jours des parlementaires, députés et sénateurs qui se posent des questions. –
Mais qui
ne sautent pas le pas, parce qu
'ils
n
'ont
pas le courage ?
– Je
n'aime pas juger, je ne
sais
pas si c'est une question de courage. Ce qui est certain,
c
'est qu'on l'évoquait un peu tout à l'heure, pour un député c'est beaucoup plus confortable
et
tranquille que de rester dans la famille des Républicains. Moi je dis à mes collègues, je leur dis ça tous les jours,
vous
avez le choix entre le destin et la carrière. Vous avez le choix entre, comme disait Churchill, il y a ceux qui par amour pour leur parti oublient leur conviction et ceux qui par amour pour leur conviction oublient leur parti. Au-dessus de nos partis, il y a la France. Et donc il faut poser cet acte de courage.
J
'ai voulu symboliquement le poser et j'espère que cet acte, qui est un acte de foi et en même temps un acte de raison, puisque je porte ça depuis longtemps, donnera envie à beaucoup de franchir le pas.
–
En cas de deuxième tour, Le Pen-Macron, vous voterez Marine Le Pen ?
– Ah
c'est probable, en tout cas, pas
une voix
pour Macron.
– Donc pour Marine Le Pen. –
Après vous savez qu'on peut voter blanc, on peut voter pour Marine Le Pen, on va tout faire nous pour que ce soit Éric Zemmour face à Emmanuel Macron. Et vous verrez que ce sera la grande surprise du scrutin. Valérie Pécresse ne peut pas gagner parce qu'elle refuse les électeurs du Front National. Marine Le Pen ne peut pas gagner parce qu'elle refuse les électeurs des Républicains. Éric Zemmour tend la main à égalité à tout cet électorat de droite, nous sommes majoritaires, pour l'emporter et battre Emmanuel Macron.
–
Vous restez avec nous, on continue à évoquer l'actualité avec la story de Mohamed Bouhavsi.
–
Mohamed, une appli de rencontre d'un tout nouveau genre, VAC Free Love réservée aux antivax. – Il faut le préciser d'entrée, cette story n'est pas sponsorisée par le compte parodique, le site parodique du Gorafi. On n'arrête pas le progrès puisque depuis quelques semaines, une société allemande a créé un Tinder des antivax. Vous le savez, Tinder c'est une application de rencontre. Eh bien désormais, les réfractaires à la vaccination peuvent aussi chercher l'amour. Le seul critère pour trouver votre nouvelle conquête, ne pas être vacciné.
Vous
l'aurez remarqué, on est sur une grosse production. Cette société allemande a présenté une version française, ça s'appelle VAC Free Love. En Allemagne, le réseau dénombre 8000 inscrits entre 20 et 50 ans et l'objectif est d'atteindre le même nombre d'abonnés. En France, une application qui choque le personnel de santé.
Une
chimère, que d'un côté on peut vivre dans une bulle où il y a les non-vaccinés entre eux et qu'il
y
a l'autre monde qui croit. Donc ça, je pense que ce n
'est
pas bien à la fois pour la société et c'est un danger aussi sur le plan médical évidemment parce qu'on sait que la circulation du virus n'est pas la même au sein des non-vaccinés par rapport aux vaccinés et surtout, encore une fois, c'est des chaînes de transmission insidieuses volontaires. Ça veut dire quoi ? Ce sont des gens qui ne
vont
pas se protéger, qui vont enlever le masque, qui vont très clairement faire circuler le virus
et
qui donc vont contaminer des individus. Et ça, c'est gênant alors où tout le monde fait l'effort de porter le masque en intérieur. Cette application en Allemagne va encore plus loin. Elle permet aussi de trouver un emploi dans une entreprise acceptant les non-vaccinés et même de se faire délivrer un test négatif. Imfri Love s'est inspiré d'une application américaine Unjected, en français non-injecté. Un réseau qui a pour objectif de rapprocher tous les Américains qui ne croient pas à la vaccination. L'application a été retirée par le gouvernement fédéral des Etats-Unis de l'Apple Store, la plus grande plateforme américaine. Mais elle est encore disponible sur Google.
Le
retrait de certaines plateformes avait provoqué un scandale chez les anti-vax américains et la créatrice d'Unjected s'était expliquée dans plusieurs médias aux Etats-Unis.
Elle a
changé
de
l'application.
Elle
a changé de l'application
des posts
que j'ai fait sur notre page Instagram de censure.
Et
après qu
'ils
ont découvert et nous avons pris, nous avons fait un appel, mais l'application
n'a pas accepté. Mais nous sommes encore vivants pour Google Play.
Nous n'avons pas à l
'anti
-anyone. Nous sommes à l'anti-être d'être excluté de la société pour faire des décisions médicales.
Pour
contrer ces nouvelles applications qui copient clairement le modèle de Tinder, le réseau américain a décidé de sensibiliser leurs utilisateurs à la vaccination. En Espagne, Tinder va proposer dans les prochains jours, prochaines semaines, de préciser son schéma vaccinal. En France, le gouvernement ne semble pas avoir la possibilité pour l'instant de supprimer le site de rencontre anti-vax. Pour autant, le site propose sur une carte interactive les différents restaurants qui ne demandent pas, en France, le pass vaccinal. Ce qui est illégal depuis le renforcement de la loi votée à l'Assemblée nationale la semaine dernière.
Guillaume Pelletier, quand on voit cette application la semaine dernière, on a entendu les propos d'Éric Zemmour sur le pass vaccinal. Éric Zemmour qui a critiqué le gouvernement. Ça vous fait peur, ce genre d'application
?
J'ai voté contre le pass vaccinal. J'ai un peu expliqué rapidement pourquoi. Je crois au vaccin, je suis moi-même vacciné,
mais
je ne veux pas de la stratégie du tout vaccinal. Je pense qu'il y
a
des stratégies complémentaires. Moi, ce qui m'inquiète dans ce que vous montrez, c'est justement cette société à deux vitesses.
Et
je reproche au président de
la
République, à travers ses propos, surtout le second, pas le premier, sur la citoyenneté ou non des non-vaccinés, de donner l'impression qu'il y aurait des citoyens de première et de seconde zone. Et notre rôle à tous, vous, nous et le président de la République, au contraire, tout en apportant des réponses précises sur le plan scientifique, c'est d'essayer de dire on est tous ensemble pour lutter contre cette crise et par exemple d'utiliser les moyens internet et tous les autres. Il y
a
un chiffre qui m'a marqué dont personne ne parle. À l'heure où nous parlons, 400 000 Français de plus de 80 ans qui vivent principalement là où je vis, dans le monde rural, ne sont pas vaccinés parce que nous n'avons plus de médecins généralistes dans nos campagnes. Et avec Eric Zemmour, nous proposons d'urgence l'embauche de 1 000 médecins salariés,
comme
vient de le faire le département de Saône-et-Loire par exemple, pour permettre à tous nos anciens et aux plus fragiles d'avoir accès à un médecin et donc à la possibilité de se faire vacciner. C'est ça l'enjeu clé des 400 000 Français de plus de 80 ans non vaccinés. On précise quand même que la Sécurité Sociale a fourni les informations de personnes âgées de plus de 80 ans qui ne sont pas vaccinées pour que des médecins de campagne et que différents CH en France viennent leur rendre visite pour les vacciner
aussi. Vous avez raison,
mais en fait on a tellement plus de médecins dans nos territoires ruraux qu'il y
a
une surcharge de travail considérable. L'enjeu clé, c'est de rapprocher à nouveau nos anciens. Vous savez, en Sologne comme ailleurs, la première préoccupation au-delà de l'école, de la sécurité, c'est la question de la démographie médicale. « Ai-je accès à un médecin généraliste de proximité ? » Et avec Zemmour, on a cette proposition très concrète qui est une proposition qui dépasse la droite et la gauche. Immédiatement, 1000 médecins salariés pour les Français les plus fragiles. Merci Guillaume Pelletier, député du Loir-et-Cher. Et depuis dimanche, porte-parole de la campagne d'Éric Zemmour, vice-président du Parti à Oconquête d'être venu ce soir sur le plateau de Cédavou. Merci à vous.
Un nouveau scandale dans le monde du foot, Émilie. Patrick Assoumoué est entraîneur de la sélection nationale des moins de 17 ans. Il était entraîneur jusqu'en 2017. Il est soupçonné maintenant d'agressions sexuelles sur des centaines d'enfants depuis les années 90. Ses victimes auraient subi un chantage sexuel de sa part en échange de l'intégration ou du maintien en équipe nationale. C'est le magazine britannique The Guardian qui a révélé cette affaire en décembre dernier. Une déflagration dans le pays. L'entraîneur en question a été suspendu par la Fédération Gabonaise du football. Et le ministre du Gabon a dû réagir à la télévision.
Il
s'agit d'éradiquer du milieu du sport national
les
potentiels prédateurs sexuels
qui
souilleraient dans l'obscurité et dans l'impunité totale
les
valeurs du sport telles que le respect, l'intégrité physique, l'éthique, etc.
C
'est un journaliste français, Romain Molina, qui a mené cette enquête durant des années. Il parle d'un scandale de pédophilie d'ampleur révélé grâce à des jeunes qui ont osé parler dans le pays. Un scandale qui ne concernerait pas que le Gabon mais le monde du football en général. L'expression exacte qu'on m
'a
dit au Gabon c'est « il a couché au moins 1000 Gabons ». C'est un système pédophile qui dirige le football gabonais.
Je
ne
vais
pas avoir peur du monde. Comment la FIFA ne peut pas être au courant pendant 25 ans qu'il se passe au Gabon
? Alors
soit c
'est
une faillite totale du système s'ils ne
sont
pas au courant, soit ils étaient au courant et ils n'ont rien fait. Ils sont détruits, détruits, détruits. Soulagés certains mais la plupart détruits, apeurés. Il y en a beaucoup qui ont quitté le pays, qui ont arrêté le foot. Je sais dans certaines familles que certains sont suicidés,
d
'autres sont terminés dans la drogue.
La
nouvelle génération n'a pas à subir ça,
au
Gabon ou ailleurs.
Alors
pour que la nouvelle génération n
'ait
pas à subir ça, une star du football français prend la parole à son tour dans un livre. Aujourd'hui, Patrice Evra, victime d'agressions sexuelles quand il était
adolescent.
Donc,
à atteindre les niveaux
très
basés de la Premier League et de l'international, Patrice Evra, maintenant, a une
histoire très
différente à dire. Le ancien capitaine
de Manchester
United et de France a révélé dans un nouveau livre qu'il a été abusé
sexuellement
comme un enfant.
Bonjour
Patrice Evra.
Bonsoir. On ne vous présente plus. Star en Angleterre, Manchester United. Vous avez joué à Monaco, Marseille-Turin, pilier des Bleus, capitaine de l'équipe de France dont vous avez été fièrement porté le maillot 81 fois en 12 ans. Vous avez compté, vous le racontez dans ce livre avant de prendre votre retraite.
C
'était il y a 3 ans. I love this game. C'est votre biographie qui sort jeudi en France. Elle aurait pu être celle d'un colosse, d'un joueur au caractère bien trempé. Mais c'est un traumatisme que vous dévoilez dès les premières pages des agressions sexuelles dont vous avez été victime à 13 ans. Le principal du collège où vous êtes interne qui vous héberge trois nuits par semaine. Vous n'en aviez parlé à personne.
Pas
même à vos parents mais aujourd'hui à 40 ans.
C
'était le moment
?
J'étais prêt mais je dois beaucoup à une femme, Margot. La femme de ma vie. J'ai réussi à me débarrasser de cette toxique masculinité.
Pour
moi j'ai toujours grandi. Pleurer c'est un signe de faiblesse pour un homme. C'est ce que
vous disiez votre
père.
C
'est ce que me disait mon père. Donc voilà c'était toujours cacher ses émotions. J'ai perdu plusieurs frères. Je suis allé à plusieurs interments.
Mais voilà
j'ai parlé avec Mohamed avant l'émission. Et je n
'ai
pas eu le besoin
d
'en parler. C'est vraiment,
c
'est pour les jeunes. Pour la nouvelle génération. Pour des personnes qui ont été dans la même situation que moi. Donc voilà ce livre c'est vraiment pour donner de l'espoir.
Et
de se dire voilà la carrière c'est... Les gens ils ne voyaient que l'arrivée. Mais c'est un long voyage. Un
chemin avec des
hauts
et des bas.
Avec des hauts et des bas. Des souffrances. Des souffrances. Des histoires pas très belles. Ça forgeait mon caractère. Moi je me disais toujours voilà je suis des fois quelquefois impulsif. Ou pas respecter l'autorité parce que je viens de mon quartier. Non. Parce que vous ne faisiez plus confiance
à personne. Parce que je ne
faisais plus confiance. On parle de mon principal d'école. Donc pour moi faire confiance à une
personne extérieure. Cet homme qui vous
aidait à faire vos devoirs. Qui voulait
ses jeux aux
jeux vidéo. Qui vous cuisiner des bons petits plats. Alors que vous saviez ce qui allait se passer le soir. Non ben exactement. C'était jackpot pour moi. J'avais plus besoin de prendre deux trains. De me réveiller à 5 heures du matin. D'oublier mon sac à dos dans le train. M'endormir dans le train.
Donc
voilà.
C
'était parfait. Idéal. Je vis dans l'école. Mais voilà. Chaque soir c'était un cauchemar. Voilà. Dès que la lumière s'éteignait.
Je
devais vraiment. Je me suis battu avec lui plusieurs fois. Il y a eu même un moment. J'ai dû prendre les lacets de mes chaussures. Pour attacher mon pantalon. Pour pas qu
'il
réussisse. Et au dernier mot. La dernière fois. La dernière nuit que j'ai passé. Voilà. Il a réussi. J'explique en détail. Ce qui s
'est
vraiment passé. Mais ça a été difficile. Mais la chose la plus difficile pour moi. C'est d'affronter ma mère. Voilà. Ma mère
à
l'âge de 13 ans. C
'était
pas possible de lui dire. C'était pas possible. Elle m'a posé des questions. Pourquoi tu veux plus dormir chez ce monsieur. Et j'ai dénié.
Et
j'ai toujours nié. Et où je me suis senti comme un lâche. Où j'ai eu honte de moi. C'est quand à l'âge de 24 ans. Je jouais à Nice Monaco. La police m'a appelé. Elle enquêtait sur
cet homme. Elle l
'enquêtait sur cet homme. Et m'a demandé. Mais vous avez vécu chez lui. Est-ce qu'il vous a touché ? Et j'ai dit non. Vous êtes sûr ? Non. Et j'ai raccroché. Et j'ai grandi avec ce poids. C'est pour ça que la femme de ma vie me dit.
Mais
Patrice. T'es un gars super cool. Mais quand tu t'énerves. Quand même. Il y
a
quelque chose de plus profond. Et voilà. J'ai regardé une émission de pédophilie. Elle a vu mon visage. Elle m
'a
dit. Mais Patrice. Qu'est-ce qu'il y a
?
J'ai dit non. Rien. Elle m
'a
dit. Si. Il y a quelque chose. Allez. On se ment pas entre nous. Et à partir de là. J'ai craqué. J'ai raconté l'histoire. Je me suis effondré en larmes. Et j'ai dit. Maintenant il faut que je le raconte. Et ma propre mère m
'a
dit. Patrice. J'espère que ça. Tu ne
l
'as pas mis dans ton livre. J'ai dit si maman. Il
faut. Parce
que ce n
'est
pas pour moi. C'est pour les autres enfants. L'affaire est prescrite. Mais malgré tout. Vous n'avez aucun esprit de vengeance. Contre ce principal de collège. Pourquoi
? Je
pense que Mohamed.
On
peut. On peut continuer à parler. C'est parce qu'on n'a pas le besoin. Et premièrement. J'ai pas de haine. Et c'est ça qui est dangereux. Quand on est dans cette situation. Et d'autres enfants. Qui sont dans ce cas là. Et des fois.
C
'est carrément leur propre père. Ou des gens de leur famille. Mais c'est juste que. Voilà. On veut tout effacer. Je ne
sais
même plus. Le nom de ce monsieur.
Je
ne sais même plus. A quoi il ressemble. Ma mère me disait tout de suite. Est-ce qu'il est encore en vie. Il
faut
qu
'on
porte plein.
Il
faut. Je disais non. Maman. C'est terminé. Et des fois. C'est le destin. Peut-être que si je l'aurais dit à ma mère. Ou mes frères.
Ou
des amis. Peut-être qu'ils auraient essayé. De tuer ce monsieur. Et aujourd'hui. Mais j
'ai
dit. Maman.
Tu
aurais peut-être été en prison. Et je n'aurais pas eu la même éducation. Donc. C'est compliqué. Il ne
faut
pas dire que je suis courageux. Je n'aime pas quand les gens disent. Oh. Tu es courageux d'avoir parlé. C'est pour ça que je parle aux autres enfants. Ce n
'est
pas une question de courage.
C
'est d'être prêt. Et d'être prêt à refaire confiance. A quelqu'un. Donc c'est vraiment.
Il
faut. Et moi.
Je
n'aime vraiment même pas le terme de victime. Je ne l'accepte même pas. Parce que tout ce qui s'est passé dans ma vie. Je dis toujours aux gens. Grandir dans une cité. Ce n'est pas une question de jouer les caïds. Ou les gangsters. C'est une question de survie. N'être noir dans ce monde. C'est un désavantage.
Et
pourtant. Vous avez été victime de racisme.
Vous
en parlez longuement.
Dans
ce livre. Dès vos débuts. Dès 17 ans. Vous entendez dans les tribunes. Des cris de singe. Vous vous lancez des bananes. A 18 ans. Vous débarquez en Sicile. Dans un club de 3ème division. Dès l'aéroport. Vous voyez un enfant qui s'approche de vous. Vous pensez qu'il vous a reconnu. Qui veut faire une photo avec vous. Mais pas du tout. Non. Pas du tout. Mais ça. J'appelle ça de l'ignorance. J'arrive. Je voyage. Et puis là. Je vois ce monsieur qui me regarde. Et il arrive en italien.
Pour
sauver. Est-ce que je peux avoir une photo ? J'ai dit. Oh là là. Je suis hors du quartier. Je suis déjà une star. Et puis là. Il demande de faire. Je fais la photo. Et puis le gamin. Il me touche. Et il fait comme ça. Il ne comprend pas. Il
pensait que vous étiez sale.
Oui. Il ne comprenait pas. Donc. Moi je raconte ça toujours. Avec le sourire. Mais voilà. Le racisme. Ça existe. Moi je l'ai confronté. Mais bien sûr. Et vous n'êtes pas dupe. C'est-à
-dire
quand l'équipe de France gagne. Tout va bien. C'est l'équipe black-blanc-beurre.
Mais quand elle
perd.
C'est autre chose. Mais
c'est là que je veux. Il ne faut pas aussi pointer l'équipe de France. Parce que ça se passe dans toutes les nations de football. On a vu au dernier euro avec l'Angleterre. Mais c'est comme ça. Quand tu gagnes. Bah. T'es français. Bah. Quand ça. C'est. Ce qui s'est passé. Tu deviens. Le sénégalais. Mais je veux dire. Le racisme. C'est comme ça. Et moi. Ce qui m'énerve. C'est les personnes qui font semblant. De lutter contre le racisme. Surtout les grandes instances de football. La FIFA et l'UEFA. Je donne l'exemple de la Super League. On a vu. En 24 heures. Ils ont réussi à arrêter un projet. Qui n'avait même pas commencé. Mais pourquoi ? Parce qu'on touchait dans leurs poches.
Mais le racisme.
Tu
touches pas dans les poches. Les gens. Donc en fait. Les gens. Et moi. Je soutiens toutes les causes. Avec les t-shirts. C'est no to racism. Et tout ça. Mais je pense qu'il faut arrêter. De faire les hypocrites. Par exemple. Dans les réseaux sociaux. Il y a plusieurs personnes. Qui peuvent envoyer des propos racistes. Etc. Mais. On doit nous.
Les
effacer. Mais quand c'est le Covid. On est tout de suite flagués. Donc c'est pour ça. Que même. Les gens qui
ont
ces plateformes. Il faut arrêter de faire semblant. On peut faire quelque chose. Contre le racisme. Et j'ai dit. Il n
'y
a aucun enfant. Qui n'est raciste.
C
'est une question d'éducation. Ça part de l'éducation. Ça part des familles.
Et
puis voilà. Moi j'ai des amis. Qui me disent Patrice. Voilà.
Je
suis pote avec toi. J'ai plein de potes de couleur. Mais ma fille. Ou mon fils. Ne pourra jamais se mettre avec un noir. Parce que mon père. Ou mon grand-père. Est raciste. Donc c'est pour ça. Que ça part de là. De l'éducation. D'abord à la maison. Et après. A l'école.
Vous
avez évoqué d'un mot. Patrice. Naïsna. Et la coupe du monde. 2010. Vous êtes capitaine. De l'équipe de France. Vous menez. Un type de fronde. Contre le management. Du sélectionneur. Raymond Domenech. Lorsque survient. Ce rue d'échange. Entre Domenech. Et Nicolas. Anelka. Et cette fameuse. Une. De l'équipe. Pendant que les bleus.
S
'entraînent cet après-midi. Nicolas Anelka.
Et
dans sa chambre. La coupe du monde. Est terminée. Pour l'attaquant. Exclu du groupe. Motif. Il a insulté. Raymond Domenech. Dans le vestiaire. A la mi-temps. Du match. France-Mexique. Des propos. Ordurier. Publié ce matin. A la une. Du journal. L'équipe. Ce ne sont pas. Les insultes. Qui posent problème. Mais leurs révélations. Et leurs publications. A la une.
De
ce quotidien.
Le
problème. De
l
'équipe de France. Ce n
'est
pas Anelka. C'est le traite. Qui est parmi nous.
Parce
qu'il faut le dire. Comment cette chose. A pu sortir. Dans la presse. Puisqu'il n
'y
avait que nous. Les joueurs. Et le staff. La question. Qu'il faut se poser. C'est ce traite. Qu'il faut éliminer du groupe. Même si l'Afrique du Sud. Est dans le même fuseau horaire. Que la France. Vous vous rendez compte.
De
l'impact. Sur le pignon.
En
France.
On
ne se rendait pas. Parce qu
'on était dans
un bunker.
Moi
par exemple. Mes téléphones étaient éteints.
Et
j'ai parlé avec beaucoup de personnes. Notamment Didier. Ils auraient pu donner beaucoup de conseils. Moi ce que je regrette.
C
'est déjà. Ben j'ai pas pensé à moi. Et j'ai. Voilà. J'ai voulu. J'ai tout pris. Parce que voilà. J'ai protégé le groupe. Et c'est vraiment marrant. C'est la première fois. Que ce groupe. A pris une décision. On était tous d'accord. Collective. Et moi ce qui me. Ce qui me fâche. C'est. Il n'a jamais dit ça. Aux sélectionneurs. Et Nicolas Anelka. A gagné. Au tribunal. Contre ce journal. Et c'est ça qui me déçoit. Et je ne
sais
pas. Comment ça. Ça réussit à sortir directement. Et j'ai parlé avec le sélectionneur. Nicolas Anelka. Voulait faire des excuses. J'explique tout. Après. Mais ça venait de plus haut. C'est devenu politique. Il y
a
des policiers. Qui sont venus nous voir. Qui nous ont raconté. Bien sûr. Des mensonges. Qui après sont allés au parlement. C'était une bande de racailles. Et je continue à préciser. Parce qu'il y
a
beaucoup de personnes. Qui disent. Mais pourquoi. Vous n
'êtes
pas descendu du bus. Non. Mais oui. On est descendu du bus. On a signé les autographes aux enfants. Qui étaient là.
C
'était un décrassage. On avait des baskets. On savait qu'on n'allait pas s'entraîner. C'est quand on est remonté dans le bus. Que le sélectionneur a confisqué les clés.
Du
chauffeur. Donc en fait. On a été pris en otage. Et ça. C'est la vraie histoire. C'est pour ça. Quand les gens me parlent d'Einstein. Ils
me
parlent de prise d'otage. On a été pris en otage. Nous. C'était. On descend. On respecte les gens. Qui sont venus nous voir s'entraîner. On signe un autographe. Et on remonte. Mais malheureusement. Ils ont confisqué les clés du chauffeur. Bon. C'est un épisode qui restera malgré tout. Collé à votre histoire. à Patrice Evra.
En tout cas. Pour la suite. Vous avez pris votre retraite. En reconversion vers le métier d'entraîneur.
C
'est ça.
Et. Non. J'ai passé mes diplômes d'entraîneur. Mais je n
'ai
pas dit que je voulais entraîner. Ah. Donc vous ne voulez pas forcément entraîner. Je suis plus heureux en ce moment. Que dans le million du foot. En tout cas. Il y a déjà une certaine carrière. Que vous êtes en train de mener. C'est celle. On le voit là. Ici. Sur ce plateau. De communicants. Et d'influenceurs même. Il n
'y a
qu'à regarder. Sur les réseaux. On peut regarder un. Un petit mixé.
Vous êtes sûr de ça
?
Don't worry. Say no to racisme.
Ha ha ha.
On découvre une autre. Facette de vous. Et de ce que vous voulez dire. Dans ce.
I
love this game. En fait. I love this game. C'est un mode de vie. C'est un mode de vie. C'est une philosophie. Je peux dire. I love this game.
On
pourrait dire. I love my life. J'aime ma vie. Moi j'ai.
Merci de traduire.
Voilà. On vit. Des fois dans la vie. On gagne. On perd.
Mais
voilà. C'est toute cette positive. C'est pour ça que j'ai dit. Il
y a
une façon d'utiliser tes réseaux sociaux. Et moi. Personnellement. Quand je vois des personnes qui disent. Patrice. J'ai perdu mon père. Mais j'ai vu une de tes vidéos. Ça m'a fait sourire. Merci. Ça c'est plus important de gagner la Champions League. I love this game. C'est votre parcours. On y découvre votre famille. Incroyable. Avec cet arbre généalogique. Délirant.
Puisque vous
avez. Vos parents. A eux deux. On eu 24 enfants. Vous avez 89 neveux et nièces. Qui vous appellent. Le Papa Noël. Vous racontez votre enfance. Aux Ulysse. Et comment le foot a été un échappatoire. Et ça. C'est un bel exemple. Et si on veut comprendre. Pourquoi les Ulysse. Ont donné naissance. A une telle génération. D'excellents footballeurs. Il suffit de lire. I love this game. L'autobiographie. Signé Patrice Evra. Chez Hugo Sport. Merci Patrice. Merci à vous. J'aime bien. Comme vous étiez chaperonné. Par Mohamed. Au cas où je disais. La moindre bêtise.
Sur
le foot. Clac. Intervention de Mohamed.
Il était
prêt. Il était prêt. Descente du coeur.
Ah
oui. 5 sur 5 de Mathieu Vélia. Bonsoir Mathieu. Bonsoir Mathieu. Ça va ?
Oui.
Buckingham vient de dévoiler le programme des festivités pour les 70 ans de règne d'Elisabeth II. Oui. On sort tout juste des fêtes. Mais les Anglais eux préparent la fête du siècle. Le jubilé de la reine. Les 70 ans de règne d'Elisabeth demandait le programme. Quatre jours de fêtes dont deux jours rendus fériés. D'abord le faste. Un défilé militaire. De grandes torches allumées dans les cités du royaume et partout dans le Commonwealth. Une cérémonie à la cathédrale Saint-Paul. Ensuite deux jours plus pop si j'ose dire. 1400 grands déjeuners du jubilé. 200 000 fêtes des voisins dans tout le pays. Un défilé géant. Parade avec artistes, musiciens, comédiens, danseurs dans les rues de Londres.
Un concert géant aussi avec la promesse de retrouver les plus grandes stars mondiales. Enfin chacun est invité à planter un arbre. 60 000 arbres seront plantés pour former la canopée verte du jubilé. Enfin grand concours national de pâtisserie. Je gardais le meilleur pour la fin.
Qui vient d'être
passé. Dès l'âge de 8 ans, les sujets de la reine sont invités à créer une recette. Un nouveau pudding dédié à la reine. Je vois la grimace de Patrick. Peu confiant sur les poudings.
Ce n'est
pas
le
meilleur sur la pâtisserie les Britanniques. La recette gagnante sera diffusée pour être reproduite pendant ces quatre jours de fêtes. Vous connaissez bien la cuisine anglaise. Oui je connais bien.
Je suis d'accord avec lui. Est-ce que vous avez déjà
mangé du coronation chicken ? 1953 pour
le couronnement de
la reine. Un poulet mayo servi froid dans les sandwichs. Très anglais. Il y
a
aussi le Victoria sponge. Un gâteau qui enferme une couche de crème et de confiture. Imaginé par l'une des favorites de la reine Victoria. Et servi traditionnellement à la cour à l'heure du thé l'après-midi. C'est ce qu
'on
m
'a
dit.
Je
n
'ai
jamais été invité. Alors on a le programme, on a la déco, on a le menu. Il manque la musique.
Le
God save the Queen, bien sûr. L'hymne britannique évidemment. Un député conservateur en a fait un combat, un débat. Andrew Rosindale qui réclame que la BBC le diffuse tous les jours le soir à la fin de sa programmation.
Alors
l
'idée a été reprise par la Ministre de la Culture. Ce n
'est
pas une idée très neuve. La BBC jouait l'hymne tous les soirs auparavant. Une tradition abandonnée en 1997. Dans le même temps, il y
a
cette étude britannique qui arrive à point nommé. Qui nous apprend qu'on vit plus vieux dans la famille royale que dans le reste de la population. Elizabeth a 95 ans. Sa mère a vécu 101 ans. Sa grand-mère 86. Les experts de l'International Longevity Center précisent que la durée de vie des membres de la famille royale est de 26% supérieure à celle d'un britannique moyen. Pourquoi
?
De bons gènes d'abord, mais aussi un peu d'exercice, du sport en plein air. On apprend qu'Elisabeth mange peu de féculents, des plats préparés et peu de desserts, mais qu'elle exige des légumes et de la salade à tous les repas en petites portions. Sachez
aussi qu
'elle ne finit jamais ses verres d'alcool, qu'elle n'a jamais fumé, qu'elle se couche toujours de bonne heure. On n'est pas là non plus pour vérifier. On peut aisément imaginer aussi qu'on vit plutôt plus longtemps et plutôt mieux qu'un ouvrier
anglais moyen quand on a 20 semaines de vacances.
20 semaines de congé par an. Je termine cette grande page royale avec des photos de Kate Middleton qui viennent d'être publiées pour fêter ses 40 ans. Kate a diffusé ces quelques clichés, un photographe de mode derrière l'objectif, des tenues signées Alexander McQueen, des photos postées sur le compte Instagram officiel du duc et de la duchesse de Cambridge, des portraits de la future reine qui seront exposés à la National Gallery de Londres. On quitte la famille royale, mais rassurez-nous, on reste en Angleterre.
Oui,
je ne
sais
pas si c'est rassurant, vous allez voir. Côté politique cette fois, le Premier ministre Boris Johnson dans une nouvelle polémique. Alors qu'une enquête porte sur des fêtes organisées en décembre 2020, on vous en avait parlé ici même, Le Premier ministre aurait accueilli une garden party dans les jardins du 10 Downing Street au mois de mai 2020. Petit rappel, voilà ce qu'on disait aux Anglais le jour même.
Mais
voilà que les médias anglais se sont procurés un email qui proposait, je cite,
«
de profiter du beau temps lors d'impôts avec distanciation sociale, apportez vos bouteilles », précisez l'invitation. Il y
a
même une photo publiée dans la presse, on reconnaît le Premier ministre et son épouse, un cliché qu'une députée d'opposition qualifie de gifle pour les Britanniques.
Mon
frère était en hôpital en mai 2020 et je ne pouvais pas le visiter. Il soudait en April 2021 et encore, nous ne pouvions pas le visiter dans les dernières heures de sa vie. Ce que mon famille a souffert n
'est pas
différent de nombre de mille de mille dans ce pays.
Nous avons apporté les règles. L'année dernière, mon ami, Fit Ray, 58 ans, a perdu son battle avec Covid et a mort.
Nous
avons passé à son funeral en ligne via videolink.
L
'année dernière, mon père a souffert et j'étais heureux d'être capable d'être dans la maison avec lui et d'avoir sa main quand il a souffert.
Je et beaucoup de parents, parents, parents,
parents,
j'aimerais une apology au Premier ministre.
Comme
nous avons suivi les règles pour protéger les
staffs
de
l
'H.S. Il partait.
Il
n
'y a
pas que l'opposition. Les familles de victimes de la pandémie rappellent que le jour de cette fête, 363 décès de personnes contaminées au Covid ont été enregistrées.
C
'est une première mondiale, un cœur de porc greffé sur un humain aux États-Unis. Oui, c'est même historique. Le 7 janvier dernier, des chirurgiens américains de l'université du Maryland sont parvenus à greffer un cœur de porc. C'est ce que vous voyez qui a continué à fonctionner à l'intérieur d'un homme de 57 ans sans rejet immédiat. C'est là la véritable prouesse. Le patient a 57 ans donc il était condamné, il faut le préciser, à un stade trop avancé pour bénéficier d'une greffe classique. Le porc dont provient le cœur a été génétiquement modifié. Aujourd'hui, ce patient est sous surveillance. Le corps va-t-il accepter durablement la greffe ?
Il faut savoir que le cœur du cochon a une morphologie très proche de la nôtre avec une grande proximité génétique. C'est en tout cas une prouesse porteuse d'espoir pour les patients en attente de greffe.
Ce n'est
pas la première greffe d'un organe de porc vers l'humain. Attention, on va apprendre un nouveau mot, c'est une xénogreffe. C'est le nom quand on transplante d'un animal vers l'humain. On avait déjà réussi une greffe de rein il y a quelques mois à partir d'un porc aux mêmes modifications génétiques. C'était au mois de septembre dernier aux Etats-Unis déjà. En France, 24 000 personnes sont en attente d'une transplantation d'organes, une nouvelle qui est porteuse d'espoir. Il y a des cochons qui sauvent des vies, il y
a
des cochons artistes aussi ? Oui, attention là c'est de l'art et du cochon. Je vous présente Picasso, une truie sud-africaine.
Une truie sud-africaine de 6 ans,
200 kg, une truie hauteur de 400 tableaux. Sa propriétaire est une artiste elle-même qui a sauvé Picasso de l'abattoir. Parlons technique, ce cochon tient le pinceau dans sa gueule, l'agite frénétiquement devant la toile. Et si je vous en parle,
c
'est que Picasso vient de faire son entrée sur le marché de l'art. Son dernier tableau s'est vendu 23 500 euros. Alors Picasso reste toutefois
moins cher qu
'un franciste. Il peint comme un cochon. On termine ce 5 sur 5 avec un très beau moment musical. Qui part pourtant d'une drôle d'initiative. Nous sommes au Festival Verdi à Parme, il y a quelques semaines, pour un rappel. C'est un rappel à la fin du spectacle, la cantatrice Lisette Oropesa choisit l'air Sempre Libera, que vous connaissez tous évidemment, issu de la Traviata. Un air réputé difficile, mais à deux voix normalement. Là, elle le chante seule. Quand soudain, un spectateur se lance et l'accompagne avec la partie masculine. Regardez, écoutez la réaction de la cantatrice.
C
'est un jeune étudiant chinois, Liu Jianwei, 24 ans. Ils ont fait des photos ensemble, des autographes. Et il paraît que c'est devenu un héros chez lui. C'était en mars-avril 2020. Des images surréalistes de Paris à l'arrêt. Ville déserte, voire figée dans le temps, comme une rue de Montmartre. Figée dans les années 40, après l'arrêt subi du tournage d'Adieu Monsieur Haffmann, avec Daniel Oteuil et Gilles Lelouch. Depuis un mois, ce sont les deux rues les plus photographiées de Montmartre. Et peut-être même de Paris. Une miroiterie, un cordonnier, un apothicaire, des boutiques hors d'âge.
L
'endroit semble téléporter les passants 80 ans en arrière, en pleine occupation allemande.
À
quelques mètres de l'épicerie d'Amélie Poulin, toujours là, il s'agit en fait d'un décor de cinéma, laissé en plan ou presque depuis le confinement. Daniel Oteuil, Gilles Lelouch, tout va bien ? Ça va très bien. On est ravis de vous accueillir à l'occasion de la sortie du film Adieu Monsieur Haffmann, dont le tournage a repris. Oui,
on
est bien d'accord.
Oui, heureusement,
parce que sinon on n
'aurait pas... Vous ne souriez pas là. On serait
pas
là.
Ah oui, il a fini par reprendre. Adaptation de la pièce de Jean-Philippe Daguerre, saluée par 4 Molières, qui vous réunit. Alors, et pourquoi a-t-on attendu aussi longtemps pour la première fois au cinéma ? C'est dingue !
Parce
qu'on n'avait pas l'âge. Surtout moi. C'est ça
? C
'était un fantasme de jouer avec Daniel Oteuil ? C'est l
'acteur qui vous a donné envie d'être acteur ?
Oui, quand j'étais au cours Florent, par exemple, il y avait deux acteurs que j'idolâtrais absolument,
c
'était Gérard Depardieu et Daniel Oteuil.
Et
voilà,
c
'est... Si on vous avait dit à
l'époque... J
'aurais pleuré. Ouais.
J
'aurais pleuré de joie. Et vous avez pleuré de joie quand on vous a
dit que vous aviez... C'est moi qui pleure maintenant. J'étais
très, très, très heureux et fier. Mais pas que de partager la fiche, c'était surtout de pouvoir travailler avec lui, de pouvoir travailler des scènes, ciseler les choses. Voilà, c'est... Oui, c'était un grand honneur et un grand souvenir pour un grand film. Et vous qui êtes du genre un tapis sur l'épaule, là, il n'en était pas question. Même pas en rêve, non. Je ne suis pas du genre à taper sur l'épaule. Ah,
pardon,
pardon. Non, non, mais
c
'est vrai. Les gens que je respecte et que j'admire, Jean-Pierre Bacry, par exemple, Daniel ou Gérard Depardieu, c'est vrai que je
ne
suis pas du... Je reste à ma place, vraiment, et j'attends qu
'ils viennent me voir s'ils
vont... Il reste à sa place, Daniel
? Oui, il reste à sa place. Mais enfin, ça manque... On aimerait bien qu'ils nous tapent un peu sur l'épaule, quand même.
Mais vous
êtes une légende. Vous avez même une salle à votre nom, Courfleurant. Alors,
imaginez
les étudiants aujourd'hui qui étudient dans la salle d'Anne Loteuil, le jour où ils doivent vous donner la réplique, ils vont rester effectivement... Je
comprends, je comprends. Moi-même, je me fais cet effet quand je
me regarde dans une glace. Je me dis, je suis une légende et j'ai beaucoup de mal à jouer avec moi-même. À braser.
À
braser, à braser. Vous y pensez le matin en
brasant.
Vous connaissez tous les deux Patrice Evra ? Absolument. Qui est une légende aussi dans son
genre. Oui,
oui. Et là, on a une vraie légende aussi. Il y en a deux, il y en a deux, il y
en a
deux. On ne
va
pas avoir pas de jaloux, il y en a deux. Il y en a deux. Et on va longuement parler de cet excellent film. Adieu, M. Hafman. Vous êtes formidable métamorphosé physiquement, Gilles, et extraordinaire Daniel comme d'habitude. Mais c
'est
un plaisir de vous voir tous les deux réunis. Un film de Fred Cavalier qui ne nous a pas habitués à ce genre de film. Et c'est d'autant plus la raison pour laquelle... C
'est une
évolution magnifique. On l'a apprécié. Merci beaucoup Patrice Evra. J'offre votre livre à ces messieurs.
J
'en ai un deuxième
pour
Daniel Auteuil. Mais non, ça commence.
C'est court
quand même comme émission. Merci, on était ravis. C'était court, mais c'était efficace. Vous restez quand même. Merci Daniel. Merci Patrice Evra.
Vous partez à
vue.
Mais c'est pas grave.
Salut,
merci. Merci Patrice.
A bientôt. Je ne contrôle plus du tout
cette émission. Mais
vous
restez. C'est bien Gilles. Ah, je ne sais pas.
Salut Gilles. Et bien Daniel, vous restez. Oui, parce que moi, je n'aime pas jouer au ballon.
family
grejant.