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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 6 mai 2025 31 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileTransportsÉconomie & entreprises

Faut-il encore encadrer le droit de grève ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce serait une bonne idée pour Emmanuel Macron d'annoncer un référendum sur la réorganisation territoriale ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre principale attente concernant la conférence financière des territoires ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Vous craignez que cette conférence ne soit qu'un exercice de communication ?

  • 8:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que les 71 milliards de baisse des dotations ont permis de réduire les dettes et déficits de la France ?

  • 10:00FerméeRéponse directe

    Pensez-vous que les collectivités territoriales sont une charge pour l'État ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous regrettez que François Baou ait fermé la porte à une nouvelle taxe d'habitation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:00André LénielFait
    « Nous avons déjà beaucoup beaucoup donné, nous continuons à donner et je pense que nous sommes arrivés au moment où il est irresponsable de vouloir à nouveau ponctionner les collectivités territoriales. »
  • 27:00Journaliste 2Chiffre
    « Plus de 66000 acquisitions de nationalité française par décret et par déclaration ont été enregistrées en 2024 en hausse de 8 % par rapport à l'année précédente. »
  • 29:00Bruno RotaillotFait
    « La naturalisation française, elle se mérite. »
  • 30:00Bruno RotaillotFait
    « Je j'assume aussi le fait de dire d'assumer que c'est une circulaire d'assimilation. »
  • 34:00Philippe TabarotFait
    « Depuis 1947, il n'y a pas eu une année sans un jour de grève à la SNCF. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous les deux. Bonjour Michel Darmond. Merci d'être là, éditorialiste politique à I24 News et bonjour Isabelle Ski.

Merci également d'être avec nous. Communicante, fondatrice de l'agence Émilie Conseil. On va parler avec vous d'Emmanuel Macron.

Annoncera-t-il des référendums et sur quel sujet ? Il va s'exprimer mardi soir sur TF1. Suivra-t-il son premier ministre qui souhaite consulter les Français sur le budget ?

Vous nous direz ce que vous en pensez. Puis on parlera de Bruno Rotaillot qui lui veut durcir les conditions de naturalisation. Il a présenté hier une nouvelle circulaire.

On en parle dans quelques instants et puis Stéphane 2e jour de grève à la SNCF et cette question faut-il encadrer le droit de grève ? Et bien c'est une question qui est beaucoup discuté au Sénat et je vous parlerai des différentes propositions de loi adoptées depuis 2020 et on a deux. On voit ça dans quelques instants.

D'abord on regarde l'actualité dans nos [Musique] régions. Et l'actualité dans nos régions, elle concerne les élus locaux. Cet après-midi, Emmanuel François Bairrou va réunir les élus locaux pour une conférence financière sur les territoires.

Pour en parler, on est avec l'un d'entre eux, André Léniel. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Premier vice-président délégué de l'association des maires de France maire dis soudain dans l'Indre.

Avant de parler de cette conférence des territoires, on a appris hier soir qu'Emmanuel Macron devrait annoncer des projets de référendum mardi prochain. Selon le Figaro, il pourrait y en avoir un sur la réorganisation territoriale. Est-ce que ce serait une bonne idée ?

Tout dépend de son contenu. Bien évidemment, nous se demandons depuis bien longtemps un nouvel élan de décentralisation. Si ce référendum porte sur les moyens, sur les compétences, sur la liberté des collectivités territoriales, nous pouvons le regarder avec intérêt si c'est simplement pour faire une nouvelle réforme administrative sans véritable lien avec ce qui se passe sur nos territoires.

Bien entendu, ça n'a pas de sens. Justement, vous allez participer cet après-midi à la conférence financière des territoires. L'association des maires de France sera représentée.

Quelle est la principale attente ? Quelle est votre principale attente ? Je crains que nous n'ayons pas beaucoup d'attente car nous avons le sentiment que une fois de plus cela ressemble à un exercice de communication gouvernementale.

Bien entendu, j'espère être démenti par les faits. J'espère qu'on nous laissera amplement la parole et surtout que l'objectif n'est pas d'essayer de faire porter aux collectivités territoriales la responsabilité ou une part de responsabilité de l'état financier de la France qui bien entendu n'est aucun cas la charge des collectivités territoriales. François Bairou qui dit que l'effort doit être partagé par tous pour vous.

Ce tout s'il n'inclut pas les collectivités. Vous dites que vous avez déjà fait suffisamment d'efforts. On a déjà beaucoup donné.

Entre 2014 entre 2014 et 2024, la baisse cumulée en euroconstant euh de la dotation globale de fonctionnement, nos principales ressources en provenance de l'État, a été une baisse de 71 milliards. Est-ce que vous avez le sentiment que ces 71 milliards ont permis de baisser les dettes et les déficits de la France ? Je crois malheureusement que ça ne soit pas le cas.

Donc euh nous avons déjà beaucoup beaucoup donné, nous continuons à donner et je pense que nous sommes arrivés au moment où il est irresponsable de vouloir à nouveau ponctionner les collectivités territoriales. Depuis 5 ans, 5 ans de crises quasiment continues, les euh collectivités territoriales et en particulier les communes ont été en première ligne. Elles ont permis de passer ces crises moins mal que ce que l'État était capable de faire.

Nous avons montré notre réactivité, notre inventivité et nous avons mis en place des moyens malheureusement en déclin pour permettre néanmoins de répondre aux attentes de nos concitoyens. Je crois que si on nous affaiblissait encore un peu, ce serait un contresens, un contresens politique, un contresens démocratique et un contresens économique. Le ministre François Hsamen a a envisagé le retour d'une forme de contribution pour renouer le lien entre les habitants et les élus, sorte de nouvelles taxes d'habitation.

François Baou a fermé la porte. Est-ce que vous le regrettez ? Je crois que ça été mal engagé.

Euh bien entendu qu'il faut renouer le lien entre les citoyens et leur collectivité. Cela peut se faire par un transfert d'impôts sans que ça pèse sur le citoyen de manière supplémentaire. Il y a des moyens de le faire mais poser cette question en ce moment c'était malheureusement l'avouer à être une manœuvre de diversion et non pas un véritable projet.

Vous souhaitez quand même que ce soit discuté cet après-midi ? Je ne pense pas que ça sera l'ordre du jour cet après-midi. D'ailleurs, le problème de l'ordre du jour cet après-midi, c'est qu'on va nous présenter la situation.

Ça doit juste faire 72 fois qu'on nous présente la situation. C'est pour ça que je m'interroge avec beaucoup d'autres sur le sens, l'utilité euh euh de cette réunion. Nous allons y aller parce qu'on ne peut pas à chaque fois refuser d'être présent, mais nous allons y aller pour dire que les collectivités ne sont pas une charge pour la France, ne sont pas une charge pour l'État, mais sont au contraire un levier pour relancer notre économie.

Mais vous pensez qu'elle va déboucher sur rien cette conférence de territoire ? Je le crains et on suivra ça évidemment. Merci André Léal.

Merci d'avoir été avec nous, premier vice-président délégué de l'association des maires de France. É, un mot he sur ce que vient de nous dire André Leniel. On parlera d'Emmanuel Macron un petit peu plus tard mais sur cette conférence des territoires, on sent que l'association des maires de France y va mais sans grande conviction.

Oui, parce que ça fait plusieurs temps. C'est étonnant de d'entendre André Lenol mais c'est globalement vrai. C'est-à-dire que les constats, les diagnostics, tout ça, ils le savent.

Après, bah le le la crainte qu'ils ont, c'est voilà d'aller encore plus loin que les deux milliards qu'on leur a demandé au précédent budget. Et c'est ce qu'on entend dire un petit peu à chaque fois. C'est c'est un petit peu le même réflexe de du gouvernement, c'est d'aller chercher dans les poches du collectivité et puis finalement de se dire "Ah ben non, c'est c'est compliqué parce que les élus réagissent parce que c'est aussi des emplois pour des territoires qui parfois sont déjà très fragilisés.

Donc voilà, ça ça complexifie, on a l'impression d'un éternel retour des discussions qui sont un petit peu vaines et pourtant les collectivités bah elles ont cette capacité d'expérimenter des nouvelles solutions. On avait eu à un moment cette loi d'expérimentation qui était intéressante he de se dire bah moi j'ai un territoire différent d'un autre, j'ai envie de tenter quelque chose. Et c'est ça dont ils ont envie, c'est d'avoir un petit peu les coups des franches pour certaines choses et ça on a l'impression qu'ils l'obtiennent jamais.

On sait qu'Emmanuel Macron a passé quand même pas mal de temps à contourner les élus, à pas les prendre au sérieux. Donc là, ces histoires de décentralisation, je comprends et de conférence des territoires, je comprends qu'il y croient pas tellement. Ouais.

Il réussira pas à renouer le lien avec les élus Emmanuel Macron. Non, ça va être très difficile. Ça va être très difficile parce que effectivement ça ça ça jalonne sa rupture avec les avec les territoires jalonnera toute la décennie Macron.

Euh ça sera vraiment un un invariant comme on dit hein euh dès le dès dès le vraiment dès le mois de juillet hein après son élection comme l' rappelait aussi André Leniel, ça a été sans arrêt des des ruptures et des volontés d'aller ponctionner voilà les les les ressources et d'incriminer également par rapport à la situation financière nationale qu'on peut pas imputer aux collectivités locales. C'est c'est évident. Donc là, on est dans une Oui, on est clairement dans une opération de communication présidentielle gouvernementale qui veut montrer qu'il y a voilà qui regarde les sondages, qui voit les ruptures, qui voit les usures et qui au moment où le président s'apprête à parler sur les grands défis de la France, mais les territoires sont pas considérés peut-être comme des grands défis de la France, bon tout cela est vraiment vain.

On a on a maintenant tellement l'habitude que c'est même difficile de de de de s réintéresser à nouveau et de répéter au fond ce que l'on sait et ce qui va se passer avec voilà toute la scénographie officielle de la communication officielle qui va accompagner ce moment. Il y a vraiment pas grand chose à dire ça hein. Ouais justement on va parler hein de cette grande émission que fera Emmanuel Macron.

Ce sera mardi soir sur TF1. D'abord un mot il me dit à la spécialiste de communication. Est-ce que c'est le bon moyen de s'adresser au français ?

Est-ce que c'est le bon moment surtout ? Bah le bon moyen, il est habitué à ce ce genre de grand messe où il a besoin de temps. Alors, on sait qu'il fait de plus en plus court, hein, quand même.

C'est vrai que ces interventions, elles font plus 10 12 minutes alors qu'avant on en avait on était parti pour une demi-heure, si ce n'est plus quand on pense au grand débat national où c'était des heures et des heures de discussion. Euh c'est un moment officiel, donc c'est pour marquer les choses, mais en fait ce qu'on voit surtout c'est que c'est un président qui cherche euh sa place. Euh quelque part depuis la dissolution euh il est mis à l'écart, les gouvernements se poursuivent, on a du mal à voir une véritable ligne et on a du mal, lui il a du mal à imprimer sa patte.

Alors, un petit peu plus sur l'international et sur le dossier européen, il est plus crédible, on va dire, mais sur les dossiers intérieurs, il a du mal et c'est probablement pour ça qu'il choisit le 20h et une émission longue pour se réinvestir dans les sujets de la France. Mais bah, notre discussion juste avant sur les collectivités montre à quel point c'est plutôt de la diversion, de la communication, c'est assez artificiel et puis c'est cette idée de de référendum, de relancer. Euh il y a un côté un peu gadget.

On sait que Manuel Macron, il il a eu toujours pendant son quinquena, ses quinquen des trucs comme ça. Il nous sortait le grand débat, des idées assez intéressantes hein, des conventions citoyennes, choses comme ça. Mais on a vu à quel point ça n'aboutissait la plupart du temps pas.

En tout cas, ça n'était pas appliqué dans la réalité. Donc, j'ai l'impression que ça peut décevoir encore une fois et que même il y a pas une attente forte de savoir ce qu'il va dire, quoi. Ouais, c'est ça.

Est-ce que Est-ce que il est encore audible par les Français ? Emmanuel Macron. En tout cas, il va il met en place la scénographie nécessaire et qui est là aussi euh je assez classique.

Il va sur TF1, une émission de 2h interpellée par des Français. Bon, il y a un savoir-faire indéniable cette chaîne parce qu'elle a reçu tous les présidents de la République dans le même exercice à peu près au même moment, c'est-à-dire quand c'est très sensible, très difficile, très en rupture avec la la société. Ah, on a la grande émission d'interpellation par les Français où on nous explique que bien évidemment, il est beaucoup plus important d'être interpellé directement et non pas par des journalistes politiques qui sont dans leur petit monde comme on sait et qui ne comprennent rien aux affaires publiques.

Mais les Français vont interpeller directement le président et là la sagesse va sortir et là effectivement il y aura une puissance de de de cap et de et de de politique annoncé évidemment comme on l'entend d'ors et déjà puisque effectivement il y a une crainte queil y a pas d'attractivité. Donc on nous donne déjà le contenu de l'émission. avec effectivement le des annonces possibles sur les référendums.

Euh c'est-à-dire peut-être un un un scrutin à trois questions. Là aussi c'est le le le la ficelle est connue. Il faut élargir la si des réponses pour ne pas tomber dans la logique de un nom égal un départ et et comme la régionalisation à l'époque avec le général de Gaulle.

Donc on va on voit bien que tous les angles sont fermés par l'Élysée pour un exercice dont on verra comment il va se dérouler et qu'est-ce qui est de qu'est-ce qui en sortira. Effectivement Emmanuel Macron Émilie qui est notamment attendu sur cette question des référendums, il y en aura-t-il sur quel sujet ? Vous vous dites c'est un gadget c'est-à-dire que pour vous c'est pas le moment de redonner la parole au français.

Je trouve qu'il y a beaucoup de problématiques qui sont en jeu. L'idée du référendum de demander l' vie des citoyens, elle est importante, elle est là et il en a parlé, ça fait longtemps qu'il en parle, ça fait longtemps qu'il a sollicité aussi des citoyens. Mais ça a souvent amené à des déceptions.

C'est-à-dire que soit en effet, c'est des questions enfin c'est très dur quand on entend parler de même le rythme scolaire. Enfin c'est c'est c'est des questions qui paraissent un peu décalé. Voilà. convention citoyenne et en fait ce qui est ce qui est moi je pense que c'est des outils qui seraient très intéressants d'utiliser et même depuis les gilets jaunes depuis ça je pense que c'est quelque chose sur lequel Emmanuel Macron pourrait vraiment marquer les esprits mais on a l'impression que c'est pas totalement sincère que c'est plus utilisé comme un outil pour se réconcilier avec la population très difficile plutôt que d'aller jusqu'au bout des choses et c'est là où je trouve que c'est pas c'est pas honnête d'utiliser les citoyens de faire ses grands messes et puis au final de soit utiliser des thématiques.

Je dis pas que c'est pas important les rythmes scolaires pour la convention citoyenne, mais il y a des sujets plus importants du côté de l'éducation et des enseignants que simplement les rythmes scolaires. Il y a les conditions de travail, il y a les rémunérations, référendum sur les territoires. Bon oui, pourquoi pas ?

Mais c'est pas le sujet. À l'heure actuelle, les gens, ils sont inquiétés par leur pouvoir d'achat, par la santé, l'immigration aussi, la sécurité et donc là il sort ces thématiques pour essayer d'exister. Non, je trouve que c'est dangereux et que c'est c'est pas totalement sincère, que c'est plus de la communication qu'autre chose.

Et ça peut lui revenir en boomerang. Il il installe une forme de de de Ligue 2 référendum. C'està-dire que vous avez les grands référendums qui sont choisis euh euh et qui sont en top effectivement préoccupation des Français portés par des opposants politiques à leur référendum sur l'immigration ou des le premier ministre qui lui veut essayer de de sortir de son ornière donc il jette l'idée d'un référendum sur les finances publiques alors que les dispositions fiscales ne peuvent être tranchées par référendum et on voit pas en une question comment organiser en référendum comme la question des finances publiques.

Bon bref, on a compris que c'était effectivement un exercice. D'ailleurs, le président il répond tout de suite en disant "Mais moi, je vais faire mes référendum parce que lui il peut le il a la prérogative institutionnelle pour le faire à à à l'inverse du premier budget." Donc donc ce sera réglé évidemment, c'est d'ors et déjà, c'est déjà réglé, on en parle déjà plus. et on parle maintenant que des des référendum à venir.

Donc tout ça et et en en pratiquement en fin de en fin de mandat, on on voit bien que la la vie politique s'organise commence à se réorganiser par rapport au à la à la bascule électorale du quinquénal, les élections locales puisé élections présidentielles. Donc euh oui, tout cela euh veut montrer que le président de la République, parce qu'on connaît son schéma mental maintenant hein, il va pas sortir par la petite porte. il veut terminer en grand, il est il veut revenir sur le devant de la scène euh et faire en sorte de de d'organiser autour de lui les débats et par rapport à ses initiatives.

Voilà, on on verra avec quels effets. On sait et et d'ailleurs c'est intéressant d'utiliser maintenant le référendum, c'était en en à la sortie du grand débat le premier la première revendication des Français avec les déserts médicaux. C'est la première chose qu'a écarté le président de la République lors de sa conférence de presse le 25 avril après pour organiser et et expliquer comment il allait traduire les demandes du grand débat.

Donc voilà, c'est les Français jugeront. Oui. On va parler de Bruno Raillot, il a pris la parole hier, il appelle à être très très exigeant sur les naturalisations.

Il a présenté une nouvelle circulaire qui durcit les critères. Les détails avec Marion d'Alpêche. Durcir les conditions d'accès à la nationalité française, c'est ce que demande le ministre de l'intérieur au préfet.

Le but est clairement exposé, réduire le nombre de personnes naturalisées chaque année en France. Cette circulaire, elle est importante, elle entraîne une rupture, des inflexions. J'assume totalement de durcir les critères dans la mesure où la naturalisation, c'est un acte très très important par lequel un étranger acquière de plein pied, si j'ose dire, la nationalité française.

Et je j'assume aussi le fait de dire d'assumer que c'est une circulaire d'assimilation. Bruno Retaillot resser trois critères. Le candidat à la nationalité devra désormais justifier de 5 ans d'autonomie financière avec à la clé 1 an de CDI ou 24 mois de CDD.

Le niveau de français requis sera plus exigeant et un nouvel examen dit civique sera mise en place dès janvier 2026. S'il s'agit d'être naturalisé, on ne va se satisfaire d'une sorte de juaposition, de la seule intégration qui voudrait que on exige quasiment rien, si peu à ceux qui demandent la naturalisation française. La naturalisation française, elle se mérite.

Plus de 66000 acquisitions de nationalité française par décret et par déclaration ont été enregistrées en 2024 en hausse de 8 % par rapport à l'année précédente. Nickel Brun Roto il poursuit sur sa ligne de fermeté, il poursuit sa campagne interne pour la présidence de LR. on rentre dans les derniers jours.

Euh tout ça euh voilà montre bien que il y a aussi une une décision de combattre une volonté de combattre un procès en immobilisme supposé de de de faire la différence avec un un Laurent Voquier qui lui n'est pas au au gouvernement alors que lui il est dit que lui il a une liberté d'action liberté d'expression et d'action. Bon, il il va chercher les textes qui existent déjà, hein. Il y a il y a rien de nouveau.

Il durcit euh voilà, il présente voilà une une manière de voilà un peu plus corsé de de de de d'aller de de d'obtenir d'obtenir et d'être naturalisé français sur le fond. Franchement, un un test de question civique oral qui n'est pas voilà noté très clairement et qui permet de de tester ce que connaît un candidat à être français sur la France, c'est pas très choquant. Émilie, bah déjà, moi je trouve que c'est assez sincère par rapport à ce qu'il est.

C'est-à-dire c'est c'est vraiment en droite ligne. Là, pour le coup, on peut considérer, c'est peut-être pour ça aussi que sa côte de popularité, elle augmente, c'est que c'est quelque chose, c'est ça ligne depuis toujours en fait. Donc euh et les mots qu'il dit, bon bah assumer l'assimilation.

Euh il insiste beaucoup. Ce qu'on peut dire c'est que ça marche euh depuis qu'il est ministre de l'intérieur, même si globalement sur le fond il y a pas tellement de réalisation et que là, moi je suis assez d'accord avec Michaell hein, il y a pas c'est un durcissement. Euh voilà, on demande au préfet d'agir un petit peu plus dans le sens de ce qui existe déjà.

Voilà, c'est juste un petit peu le durcissement mais par contre ça marche, ça marque des points dans l'opinion publique parce qu'on sait que c'est une attente forte ces sujets-là d'immigration, de sécurité. Donc il marque des points de ce côté-là. Il marque des points évidemment dans sa campagne pour les Républicains.

Il répond aux accusations de Laurent Voquier qui lui dit qu'il est pas à temps plein candidat, qui peut pas être à temps plein un bon candidat à la présidence des des Républicains. Il est là et euh ça marche donc pour sa côte de popularité puisqu'on voit que même dans les sondages pour une éventuelle présidentielle même si on en est encore très loin, bah il fait deux fois le score qu'a fait Valérie PCR. Bon, faut dire que ça partait de très bas, donc c'était pas très compliqué, mais on sent quand même que c'est une personnalité qui émerge finalement dans son style, dans ses conviction et dans sa façon de contourner les éléments de blocage actuel.

Il utilise les circulaires parce qu'il sait très bien qu'il peut pas faire passer de loi au Parlement. Donc c'est assez malin je trouve mais ça reste de la communication de la communication qui fonctionne jusque maintenant ça fonctionne même s'il y a pas d'acte même s'il y a pas de réussite flagrante. La communication euh chez Retaillo ça fonctionne quand même assez bien.

Ça marque des points et campagne interne vis-à-vis de le renvoqué mais est-ce que c'est aussi il se projette Bruno Rotaillot c'est aussi une réponse au RN qui l'accuse d'être le ministre des mots et et pas des actes ? Oui, bien sûr. Et c'est ça ça veut répondre à tout à toutes ces à toutes ces attaques.

Ça veut euh euh clarifier euh un positionnement, envoyer un message sur l'après. On verra comment ça va se terminer euh euh compétition interne de LR parce qu'il y aura évidemment une autre compétition pour savoir comment désigner le candidat et qui sera le candidat du côté de de LR. Et puis c'est effectivement important de ce point de vue-là, il gère l'existant.

Il montre aussi que tout est dans les lois et qu'il suffit de les appliquer. Un des un des grands un grief important qui est fait par une partie de l'opinion ou des des des des de l'opposition, c'est de dire mais en fait euh vous avez tout déjà dans les lois. Est-ce continuer à légiférer ?

Donc lui il va il fait une sorte de de de videgrenier législatif, il va sortir ce qui existe déjà et il met sur le trottoir en disant "Mais en fait on l'a donc euh euh ça il faut se servir des dispositifs qui existent déjà. C'est aussi effectivement une manière euh intelligente de de de de contourner l'impossibilité de faire une loi. Mais en même temps, il y a-t-il besoin de faire de faire une nouvelle loi ? il est au fond quelque part, il se il est contraint, il n'aura pas il aura pas la loi Raillot sur l'immigration, mais il a trouvé la manière de de de le contourner et de faire un peu du judo, c'est-à-dire de se servir de de créer un effet de levier avec avec sa faiblesse.

Chacun essaie à sa façon, référendum, convention de contourner en fait la situation politique qui est complètement bloquée quoi. Mais si on dézoome quand même, c'est intéressant parce que les Républicains, ils étaient quand même dans une panade, c'était quand même très compliqué. Et là, tout d'un coup, émerge une personnalité qui semble quand même crédible par rapport à ce qu'il dit.

Donc ça reste de la communication mais ça marque les esprits et il empiète un petit peu sur les plat de bandes du RN qui à mon avis sont quand même en difficulté là-dessus parce que encore une fois il est crédible sur ces thématiques et c'est clairement ce qu'ils défendent et eux ils sont quand même bah en difficulté par rapport à l'inéibilité actuelle de Marine Le Pen et en plus par rapport à ces thématiques qu'il développe au niveau du gouvernement et qui marque même sans acte. Donc je pense qu'il y a quand même quelque chose d'une réussite pour les républicains qui étaient en difficulté. On voit bien des siottis qui avaient tenter le coup he d'être beaucoup plus et bah ça a pas marché et finalement il se retrouve au RN mais complè enfin au RN en tout cas RN compatible mais il est pas décrédibilisé mais il représente pas grand-chose.

Retaillot trace une une route qui est intéressante pour les républicains. Alors il y a un point sur lequel Bruno Rotaillot il veut légiférer, c'est la question du droit de grève. Stéphane, c'est le deuxème jour aujourd'hui de grève à la SNCF et le débat revient.

Faut-il limiter le droit de grève dans les transports publics ? Bah oui, Arian une question que le Sénat connaît bien. La majorité sénatoriale a fait adopter deux textes donc pour encadrer le droit de grève dans les transports publics depuis 2020.

Il y avait en 2020 la proposition de loi de Bruno Rotaillot qui était à l'époque président du groupe LR au Sénat et en 2024 le texte d'Hervé Marseille président lui du groupe centriste, la plus récente, celle d'Hervé Marseille, a été défendue à la tribune par un certain Philippe Tabarot. aujourd'hui ministre des transports. Voilà ce qu'il disait en avril 2024 à la tribune.

Depuis 1947, il n'y a pas eu une année sans un jour de grève à la SNCF. Triste record qui démontre que l'aspiration au transport est inversement proportionnelle au pouvoir de nuisance exercé sur eux devenu un terrain de jeux privilégié pour certains syndicats. Alors concrètement que propose ce texte ?

Alors, la principale mesure, c'est permettre au gouvernement de suspendre le droit de grève pendant enfin 30 jours par an dans la limite de 7 jours maximum. une suspension à des moments particuliers, les jours fériers comme par exemple cette semaine de pont du 8 mai, les vacances scolaires, les jours d'élection ou de référendum ou encore lors d'événements d'importance majeur comme les Jeux Olympiques. Et cette cette suspension ne concernerait que les personnels essentiels au beau fonctionnement des transports, mais ce n'est pas tout ce que proposaient les sénateurs.

Il souhaitait aussi que les grévistes se déclarent 3 jours avant plutôt que 2 jours comme c'est le cas aujourd'hui pour permettre aux usagers et aux gestionnaires de transport de mieux s'organiser. Ce texte viendrait renforcer une loi de 2007 déjà en vigueur et qui encadre déjà le droit de grve dans les transports. Tout à fait.

Une loi adoptée sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy à l'époque. C'est ce texte qui instaure par exemple un service minimum pour les entreprises de transport qui est en vigueur en Île-de-France. C'est aussi grâce à ce texte que vous êtes prévenu au plus tard 24 heures avant le début des perturbations en cas de grève.

Et alors les deux textes adoptés par le Sénat, ils veulent aller plus loin dans la restriction de droit de grève. Est-ce qu'ils peuvent être définitivement adoptés maintenant que Philippe Tabaro est ministre ? Bah tout dépend à qui vous vous posez la question.

Est-ce que vous posez la question à Philippe Tabarot, ministre ou Philippe Tabarot, sénateur ? Voilà ce qu'il lançait à son prédécesseur, l'ancien ministre des transports François Duovret en décembre 2024 lors des questions au gouvernement, au Sénat. Alors, monsieur le ministre, ne serait-il pas temps aussi de briser ce tabou et d'encadrer enfin le droit de grève dans les transports en reprenant les mesures que nous avons voté ici au Sénat avec Bruno Retaillot puis avec Harv Marseille.

Ça c'était Philippe Tabarot sénateur donc et maintenant qu'il est ministre et bien il élu lui-même la question posée vendredi par nos confrères de BFM TV et RMC. Philippe Tabarot se dit bien sûr toujours favorable à ce texte, mais il ne veut pas s'avancer sur une potentielle inscription à l'ordre du jour à l'Assemblée nationale. Pourtant indispensable pour que la loi ait des chances d'être définitivement adopté.

De la difficulté de passer de l'opposition au gouvernement. Émilie, voilà. Bah c'est c'est j'ai l'impression que c'est c'est quelque chose qu'on traîne depuis longtemps.

Service minimum. Alors oui, il y a eu des avancées mais on voit bien que on peut pas aller beaucoup plus loin parce que ça devient pas constitutionnel. Enfin voilà, ça se confronte à différentes difficultés.

Moi ce que je trouve c'est que c'est une entreprise publique qui a retrouvé le chemin de la rentabilité. On sait qu'elle a fait euh je sais plus combien enfin voilà elle elle reprend, on parle de cercle vertueux maintenant. Euh les tarifs augmentent ce qui est pas très logique d'ailleurs en terme écologique he parce qu'il faudrait mieux préférer le train avec des prix moindres que que l'avion.

Mais bon, ça c'est la parenthèse qui pour l'instant l'écologie, j'ai l'impression que ça un peu parti au-dessus des radars. Euh mais ce que je veux dire, c'est que c'est une entreprise qui qui devient normale. Donc c'est normal aussi qu'elle doit s'intéresser à ses salariés et globalement en plus elle a reconnu parce qu'il y a deux attentes hein dans les salariés, c'est les plannings qui a priori sont donnés très tardivement et déboussolent un petit peu la vie parce qu'on peut comprendre la vie personnelle des conducteurs et puis il y a l'aspect rémunération.

La direction a priori a semble-t-il accordé que sur les plannings, il y avait des progrès à faire. Donc voilà, c'est des discussions. Évidemment, les conducteurs ont un rapport de force que plein de salariés n'ont pas, c'est qu'ils peuvent complètement nuire à l'espace de travail des gens, enfin leur leur possibilité d'aller soit en vacances ou soit au travail.

Oui. Bon bah voilà, ils ont cette possibilitélà, on essaie de l'encadrer mais c'est relativement normal qu'ils saisissent cette capacité de négocier avec une entreprise qui gagne de l'argent. OK.

Bah il faudrait encore euh comment dirais-je s'étonner du fait qu'une question de logiciel de planning euh euh soit doivent se régler par une grève et par et et par donc des gens qui sur lesquels ne peuvent pas aller travailler ou faire leur vie parce qu'il y a un problème de logiciel de planning. Il va falloir quand même être très très communiquant pour pouvoir faire passer ce message auprès du grand public et le faire accepter. Mais une fois qu' qu'on a posé ça de en fond, on s'aperçoit que d'abord la SNCF reste cette grande entreprise affective qui accompagne sans arrêt depuis des années maintenant la la l'histoire sociale et politique de la France dans ses dans ses avancées dans ces dans dans dans ses évolutions territoriales et et et et sociales.

Ça c'est la première des choses. Et puis la deuxième chose, c'est que dans une société, une entreprise où il y a tellement de métiers de voir qui se croisent et qui s'entrecroisent et qui peuvent se télescopé, de voir que l'un d'entre eux peut prendre la la main sur l'ensemble de de du dialogue social, ça aussi c'est compliqué mais ça c'est ce qui fait la spécificité de cette entreprise française. Très vite, il y a quand même un phénomène, c'est c'est le collectif des conducteurs qui est hors syndicat qui mène un peu la danse et ça c'est incontrôlable.

C'est c'est difficile à contrôler. C'est un baromètre compliqué pour la situation des syndicats et on continue à parler de ce sujet tout de suite avec Stéphane dans la revue de presse régionale. [Musique] Et Stéphane, on commence avec la grève à la SNCF, toujours à la une de l'Union qui donne la parole aux usagers.

Oui. Et le premier jour de grève ne les rassure pas les usagers. Dans l'Union, un lycéen de 18 ans a vu son train supprimer en sortant des cours hier.

Si c'est comme ça dès lundi, je n'imagine pas le bazar que ça va être pour aller en cours en fin de semaine, dit-il. Et oui, pas de pont pour les élèves cette semaine. Un autre dit qu'il n'ira tout simplement pas en cours s'il y a grève vendredi.

Ce que raconte l'Union, c'est l'incertitude qui pèse sur les voyageurs comme sur ce touriste anglais qui a dû réserver un hôtel près de l'hôtel Paris-Charles de Gaul dès samedi pour être sûr d'avoir son avion retour dimanche. Autre échange devant le tableau des départs de la gare de Charleville Misière. Cette fois, Claudine.

Pour qui la grève, c'est le seul moyen de se faire entendre, dit-elle. et son mari qui lui répond "Tu ne vas quand même pas commencer à les défendre." Ambiance en tout cas dans l'Union, un responsable CGT chemineau de Reince rappelle leur revendication de meilleurs salaires et une meilleure gestion des plannings.

La dépêche qui s'interroge sur le référendum voulu par François Bairou. À quoi joue-il ? Oui, un référendum sur le budget pour légitimer 40 à 50 milliards d'euros d'économie.

La DPCH rappelle que l'idée ne séduit pas vraiment. Les députés, les élus se sentent contournés par la manœuvre du premier ministre. Mais à Matignon, on rassure.

On est assût qu'il n'y a pas d'agenda caché et que s'il perdait le référendum, François Bairou démissionnerait manière de battre en brèche les soupçons de ses opposants. Ils y voient la volonté du chef du gouvernement de se maintenir au pouvoir coûte que coûte. Une question subsiste et pas des moindres.

Orian, est-ce que ce serait constitutionnel un référendum sur le budget ? Et bien la constitutionnaliste Anne Levade répond à Sud-Ouest. Pas sûr, dit-elle, d'autant qu'une loi de finance doit être votée par le Parlement et la décision de référendum ne dépend pas du premier ministre mais du président de la République, rappelle-t-elle.

Le compte à rebour lancé pour les salariés des magasins de vêtements Jnifer. Oui, les boutiques fermeront leurs portes le 22 mai. Un millier de salariés vont perdre leurs emplois et l'ine nouvelle ouvre ses pages à ces salariés qui sont à 82 % des femmes.

Pour rebondir, ça va être très compliqué, confie une vendeuse de la ville de Soisson. Une patronne de boutique, explique- elle, avoir dû agrandir son local à la demande de Jennifer avant que l'entreprise soit placée en liquidation judiciaire. Résultat, elle est endettée.

Kamailleux, Nafnaf, Pimki et d'autres entreprises du vêtement. 4000 emplois ont été supprimés dans le secteur de l'habillement depuis 2023 selon la CGT commerce et services. On termine la revue de presse Stéphane par les commémorations du drame de Fouriade en Corse.

Oui, comme tous les 5 mai depuis ce jour de match de 1992, la Corse se souvient du drame de Fouriani. Mais pas seulement, tous les clubs s'associent symboliquement aux hommages pour les 18 morts et les plus de 2000 spectateurs blessés après l'effondrement d'une tribune lors de la demi-finale de Coupe de France Bastien Marseille. Et l'Olympique de Marseille justement s'implique de plus en plus dans ses commémorations sous l'impulsion de son président Pablo Longoria Cor ce matin nous raconte ce matin comment un espace de recueillement sera aussi inauguré la semaine prochaine au stade vélodrome de Marseille.

Merci beaucoup Stéphane. Merci merci Michael d'Armon et merci Émilisa Palski. À très vite évidemment.

Merci à tous de nous avoir suivi. On se retrouve demain. [Musique]