Lienemann : «Je ne suis pas sûre de voter la confiance au gouvernement»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Un nouveau premier ministre Manuel Val, c'est donc un nouveau gouvernement qui vient d'être nommé. On va en parler ce matin avec la sénatrice socialiste de Paris, madame Marie-Noelle Lindman de ce nouveau gouvernement, de ce nouveau paysage sans les ver d'ailleurs. [Musique] Bmanu trois petites questions pour commencer auxquelles vous répondez s'il vous plaît par oui ou par non.
Regtez-vous l'absence de ministre écologiste au gouvernement ? Oui oui. David Asouine a-t-il raison de déplorer la stratégie personnelle de Cécile Dufloot ?
Non. Non. Approuvez-vous l'entrée de Ségolen Royal au gouvernement ?
Oui. Très bien. Alors maintenant, je vous invite à écouter la chose suivante.
Monsieur Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics. Alors, c'était monsieur Lemar qui est le secrétaire général de l'Élysée qui annonçait la composition du gouvernement. Et dans ce gouvernement en bonne place figure Michel Sapin qui sera ministre des finances.
Est-ce que ce choix vous convient puisque c'est un sujet au combien sensible à l'intérieur du PS ? D'abord, il vous a pas échappé qu'il y a deux ministres, un des finances, un de l'économie. Voilà.
Euh mais les cordons de la bourse, c'est sapin. Voilà. Pour le coup, ça fait que confirmer ce qu'on a quand même ressenti à la fois dans l'intervention présidentielle et dans la nomination de Manuel Vals, qu' a pas d'inflexion majeure sur la question centrale de euh du fameux pack de responsabilité des 50 milliards d'économie. ou exces de br on vaer négocier un petit peu de à mon avis de façon d'ailleurs absurde c'estàdire du genre un peu honteuse parce que la question c'est pas qu'on on peut pas c'est que c'est une absurdité comme choix politique d'ité le pact de stabilité oui le pact de stabilité aller en marche forcé vers la réduction des déficits publics quand on a une croissance mondiale à tonne est une grave erreur parce que ça ça tue la croissance chez nous qui a besoin d'être soutenu par l'investissement public à une politique de la demande.
Pas seulement, je suis favorable à une politique de l'investissement et une et une politique de la demande. Mais dans les deux cas de figure, il faut un des choix de pouvoir d'achat, deux des choix de dépenses publiques et privées. Un gouvernement resserré 16 ministres, c'est bien.
Oui, resserré. Mais le problème, c'est qu'il est pasé resserré au niveau des ministres. Il est resserré quant à la base politique.
D'accord. Alors, justement, les équilibres politiques, vous estimez qu'ils ne sont pas respectés ? Ben d'abord, on n pas été capable de rassembler.
Quand je dis on n pas été, je veux pas dire qui est responsable de quoi. Mais Infiné, c'est quand même le chef de l'État qui est comptable de rassembler toutes celles et ceux qui ont fait sa victoire. Faut pas qu'il oublie il avait un écart avec monsieur Sarkozi qui était faible et que il y a eu manifestement municipal un un désaveu et ou un retrait ou une main contentement de l'électorat de François Hollande.
Et manifestement la réponse la réponse n'est pas adaptée et encore moins quand on voit la montée en tout cas la présence fort des écologistes dans l'électorat qui est venu voter quand on voit aussi qu'il y avait des signaux quand même les mairies communistes ont plutôt bien maintenu vous auriez été favorable à ce que des communistes moi j'étais pour que au lieu de se précipiter en 3 jours là j'étais pour que le président de la République réunisse rencontre toutes les forces de gauche qui on fait sa victoire d'ailleurs aussi prennent contact avec les organisations syndicales qui je vous rappelle on manif manifester contre le pacte de responsabilité 15 jours avant la municipal pour discuter avec eux de qu'est-ce que vous avez entendu ? Comment vous pensez qu'on peut engager cette nouvelle étape et essayer de fédéral ? Je vous dis au moins les politiques d'abord mais les syndicats aussi pour entendre mais je vois quand même deux gages pour vous en tous les cas qui être réputés à la gauche du Parti socialiste qui peuvent peut-être vous intéressement réputé j'assume.
Vous l'êtes euh madame Tobira qui est conservée à la justice ou ça vous ça vous convient ? Bon oui oui oui oui. Moi j'ai pas même avec les qu suivi des écoutes.
Bah c'était assez compliqué. Elle en tout cas elle a elle a montré que le gouvernement n'intervenait pas dans les affaires. D'accord.
Ça vous en êtes sûr. La deuxième chose c'est quand même Benoît Amont. Benoît Amont devient un ministre important du gouvernement en charge de l'éducation nationale.
Oui. Alors, Benoît a des grandes qualités humaine mais là on peut pas dire que ils sont en situation de donner les gages que la gauche du Parti socialiste approuve les choix gouvernementaux parce que sa présence ne modifie pas la ligne stratégique sur l'éducation. Alors ben sur l'éducation, c'est pas là-dessus qu'on avait des gros désaccords entre nous.
Alors, on pouvait avoir des sous-nuances. Ouais. En tout cas, j'espère qu' tiendra bon parce que j'avais entendu avant la campagne qu'on allait réduire les qu'on allait pas atteindre les 60000 postes qu'avait promis François Hollande pendant la campagne.
Ça ça vous en fait un marqueur. Oui. N'est-ce pas un marqueur ?
C'est une exigence. Une exigence parce qu'on a besoin de ça pour rattraper l'échec scolaire. Est-ce que vous Marie Noël Lindman, vous voterez la confiance au gouvernement ?
Ben écoutez, j'aimerais bien savoir ce qu'on va me demander. D'accord. Parce que moi le pack de responsabilité déjà je sais même pas ce qu'il y a dedans.
Oui. Euh puisque vous savez que les syndicats n'étaient même plus d'accord pour tout signé, même ceux qui avaient donné comme la CGC. Bon et deuxièmement je si c'est pour valider les 50 milliards d'économie, je ne suis pas d'accord.
Et troisièmement, qu'est-ce qu'il y a dans le pack de solidarité ? Ouais parce que si c'est euh 20 ou si on injecte 10 à 15 milliards de pouvoirs d'achat dans ce pays pour soutenir la croissance, ça mérite d'être discuté. Ouais, si c'est une mesure symbolique où on supprime la PPE pour pour permettre l'allègement des cotisations sociales, après on se demande comment on vient d'augmenter les cotisations sociales de retraite au passage.
Comment on va financer la protection sociale pour là ? Pour moi, c'est le brouillard. Donc c'est pas sûr que vous votiez.
Non, c'est pas sûr que je vote. Combien de pourcentage de chance pour que vous votiez ? Je suis pas capable de vous le dire.
Et vos camarades qui sont députés qui font partie de la gauche de la gauche de la gauche du Parti socialiste comme vous vont-ils voter ? Je pense qu'on n'est pas seulement dans la question de la gauche du Parti socialiste. Il y a 50 60 beaucoup de députés 60 euh ou 50 euh parlementaires ou députés.
Euh ois, mettons grosso modo 50 députés hein, peut-être 60 60 je ne sais pas. On est justement, j'allais vous dire, il y a un rassemblement large qui s'opère, on qui s'opère sur le thème non pas la gauche de la gauche, c'est pas ça. C'est maintenant il faut que le parlement soit entendu.
D'accord. On peut pas continuer à imposer aux parlementaires. Il faut un contrat de majorité entre le gouvernement et sa majorité au premier la viure à Vals.
Ben c'est c'est de toute façon euh c'est pas une question de mener la vi dure. De toute façon, les parlementaires sont revenus de leur circonscription avec le sentiment qu'il pouvait pas continuer à ne pas être entendu. Ils avaient tiré la sonnette d'alarme sur la deuxième part, vous savez la sur les veuves.
Ils avaient tiré la sonnette d'alarme sur les les bas salaires et la question du pouvoir d'achat et on leur avait tout renvoyé circuler, il y a rien à voir. Donc ils veulent se faire entendre et ils veulent que avant le vote sur la confiance, il y a un contrat et en particulier sur cette question européen qu passe si vous votez par la confiance écoutez le gouvernement moi je suis pas dans une situation ni doucase hein pour tout déstabiliser les français n'ont pas envie de désordre à gauche ils n'ont ils ont envie mais si vous votez pas la confiance le gouvernement ne peut pas gouverner voilà ben donc ils ont envie de réorientation donc c'est aussi au gouvernement c'est pas à nous de nous mettre au pied du mur. Qu'est-ce que le gouvernement dit au parlementaire ?
Qu'est-ce qui nous répond ? C'était pas le bon choix. Bah écoutez tout c'est pas une surprise.
J'ai toujours dit que c'était l'aile droite du parti. Je pense qu'au moment où la gauche est en difficulté, c'était pas le meilleur choix et enfin c'était pas un bon choix. Maintenant il est là.
Moi, je fais pas de procès d'attention. Je sais bien mais vous savez il y a aussi des on fait parfois des erreurs sur le thème fou faut le générationnel faut la vraie qualité de d'Emmanuel Vals c'est sa qualité de volontarisme et d'énergie ça c'est bien il y avait besoin d'un sign non pas que Jean-Marquerou avait pas d'autres qualités hein mais sur le volontaris c'était un bon signe. reste que sur la ligne politique et son histoire, le marque néolibéral ou libéral de gauche, comme on veut, ou et de l'autre côté, les propos du président de la République à annonçant le gouvernement ne montent pas d'inflexion significative.
Alors, j'essaie de me projeter dans l'avenir. Qu'est-ce qui peut se passer si jamais et bien vous n'arrivez pas à être entendu et si vous ne votez pas cette confiance ? Qu'est-ce qui se passe ? il est obligé de changer de premier ministre encore.
Bah ce que dit normalement les institutions, si on s'enti les institutions font que il a la possibilité de proposer un autre gouvernement mais l'histoire montre que la tradition et non pas la la forme des institutions a amené en général à dissoudre l'assemblée. il vous a pas échappé que ça fait un peu dissuation nucléaire he d'ailleurs, je ne crois pas que les Français aient voté au municipal pour que on ramène une assemblée de droite parce que vous le redoutez ça si jamais il y a une dissolution c'est une assemblée de droite qui sera là bah enfin bon vous savez en politique faut quand même pas avoir les gens faut pas prendre les gens pour plus nier qu' soit alors il y aurait peut-être une meilleure mobilisation de gauche mais enfin donc à partir c'est pas seulement se faire àquiri c'est que je pense que on est comptable de faire réussir ce quinquena, on est collectivement comptable, le président en premier lieu. Donc c'est plutôt un appel à ce qui est une vraie réorientation telle qu'elle est attendue plutôt que d'essayer comme je vous disais d'être lucas en disant bah on s'en fout pourvu que D'accord.
Donc là ça va négocier secte d'ici à à mardi. Oui oui oui. Sur le fond sur le fond.
Vous vous demandez à être reçu par le premier ministre. Euh c'est pas indispensable. Vous savez quand dans la dans les temps qui court quand on demande à être reçu, on croit qu'on veut un poste.
Je le dis tout de suite, j'en veux pas. Je suis pas d'accord. Donc c'est pas la peine de faire semblant.
Voilà. OK. Vous êtes sénatrice.
Est-ce que compte tenu des élections qui viennent d'avoir lieu, les élections municipales, vous redoutez la perte du Sénat pour la gauche au mois de septembre ? Je le redoute. Bon, j'espère que j'ai pas on n pas encore fait la calculette les cal et puis vous savez, il y a des gens qui votent au Sénat, pas seulement en fonction de l'étiquette, il y a quand même, il y a la personnalité des élus locaux qui se présentent comme sénateur qui compte.
Euh moi je le regrette parce que je crois quand même que le Sénat quand on veut faire toute une série de réformes institutionnelles et est déterminant pour la crédibilité de ces réformes institutionnelles. Franchement ceux qui voient pas qu'il y a une crise de la 5e République aujourd'hui, il y a une crise politique et indépendamment de François Holland, Nicolas Sarkozi et cetera, on a quand même un le sentiment d'avoir le pouvoir concentré dans un exécutif d'un petit noyau de qui est le président élu, certes élu, mais enfin, on est élu pour 5 ans et pas forcément surtout le parlement doit retrouver sa place et à contrario, le parlement lui-même doit être plus autonome parce qu'il doit l'émanation de ce que le terrain lui dit. La démocratie française a besoin de ça.
Elle a besoin d'une démocratie sociale forte. Elle a aussi besoin d'une démocratie politique profondément rénovée. Donc moi, je plaide pour des changements institutionnels.
Au moins qu'on les prépare et qu'on soit qu'on passe à la une 6e République. Euh moi je je plaide pour ça, pour la 6e République, mais on n pas été mandaté sur la 6e République. Par contre, on a été mandaté pour que premièrement il y ait plus de proportionnel.
Ça c'était quand même un message qu'on avait fait passer. Voilà. et et deuxièmement, voilà, c'est pour ça que je parle des engagements de François.
Deuxièmement, donner au Parlement pleinement son rôle et on a quand même vu dans la période qui vient de de se dérouler euh même là récemment hein, je sais pas moi pour la forme, je serais président de la République, bah j'aurais j'aurais invité tous les présidents de groupe des différentes familles politiques qui ont fait mon élection au moins formellement avant. Donc non, il a rien eu de fait de jours tout seul des copains, des conseillers. Vous estimez que c'est une grave ça et je pense que les français le ressentent.
D'accord. C'était le tolange le Figaro de Marie Linman qui regrette que le président de la République n'était peut-être pas très bien compris le sens du scrutin des municipales. Elle dit deux choses.
D'abord que elle veut que le Parlement soit reconnu et puis deuxièmement et bien son vote de confiance mardi à l'arrivée de Manuel Vals n'est est loin très loin d'être acquis. Merci Manuel. Marie Noël Lindman. [Musique]
Marie-Noëlle Lienemann