Colère des agriculteurs contre le gouvernement : "C'est la confiance qui manque"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] merci Pascal grenier n accompagn pendant cette première demi-heure vous êtes élu den membre du groupe les républiquain et vice-présidente de la Commission des affaires sociales on va évidemment longuement parler de cette colère du monde agricole les agriculteurs qui veulent faire le siège de Paris et bloquer également d'autres grandes agglomérations il y a des barrages dans de nombreux points du pays est-ce que vous approuvez cet objectif faire le siège de parisah pourquoi pas Paris en fait voilà parce que finalement le d'ailleurs le ministre Marc F hier j'ai trouvé que quand il disait qu'il fallait pas venir bloquer Paris on l'a fait aussi en province il parle des entreprises qui vont être dérangées nous aussi on a des entreprises sont dérangées en revanche il y a vraiment une crise agricole c'est vous pensez peut-être que c'est la colère moi j'appelle là le désespoir voilà parce qu'il y a vraiment eu des attentes et des propositions le Sénat a fait fait des propositions depuis des années moi j'en ai fait au sein de la commission des affaires européennes et on a rien donc au bout d'un moment quand on ne mange pas à sa fin ben voilà on est obligé de descendre dans la rue malheureusement on va revenir sur le fond sur les revendications sur les mesures mais sur ces blocages Marc fen il pointait hier le risque d'un retournement de l'opinion publique qui jusqu'à maintenant est favorable au mouvement des agriculteurs mais il dit s'il y a trop de blocage l'opinion publique peut se retourner contre les agriculteurs il a pas raison alors c'est c'est possible he mais je pense que pour l'instant justement la population est derrièrees ces agriculteurs parce que ils ont conscience quand même que ceux qui les nourrissent ce ce sont eux donc c'est le gouvernement en fait qui doit répondre parce que on a eu des premières annonces on nous on nous dit qu'on va en avoir d'autres mais il faut des actes aujourd'hui il y a Gérald armanin qui jusqu'à maintenant n n'est pas intervenu sur sur ces blocages je vous poserai une question là-dessus dans quelques instants mais hier il a annoncé 15000 policiers et gendarmes pour empêcher que les tracteurs entrent dans les grandes villes et il demande quand même de ne pas intervenir il demande aux forces de l'ordre de ne pas intervenir sur les points de blocage de simplement les sécuriser euh c'est une c'est la bonne méthode pour vous oui c'est la bonne méthode Gérald haranan ministre de l'Intérieur il est tout à fait dans dans son rôle mais quand vous entendez aussi les syndicats ils espèrent que ces manifestation se se fasse dans le calme mais parfois je vous dis il y a des gens tellement désespérés qu'on on peut avoir à des endroits ou à d'autres un mouvement qui soit plus violent mais le ministre de l'Intérieur a eu raison de ne pas intervenir jusque là y compris quand il y avait des dégradations de bâtiments publics parce qu'il y en a eu dans plusieurs villes à nî à Carcassonne à agin il a eu raison de de laisser faire ah oui moi je trouve que oui il a raison aussi de de laisser s'exprimer en fait ce ce désespoir des des agriculteurs sans intervenir et puis je pense que Gérald daranin c'est aussi un élu de terrain et il connaît les bien les agriculteurs en fait on va parler des des mesures des réponses du gouvernement une première série de réponses vendredi de la part de Gabriel hatal est-ce que les mesures qui ont été annoncées ont été les bonnes pour vous alors elles sont insuffisantes alors d'ailleurs le premier ministre parle beaucoup de la simplification administrative bon très bien on espère moi chaque fois qu'ils ont que j'ai vu des simplification ça a toujours été pire derrière mais en revanche ça n'amène rien dans le revenu agricole après il y a des délais pour les les recours idem je veux dire tout ça c'est c'est beaucoup de bavardage mais ça ça n'amène rien l'Office de la biodiversité de le mettre sous la coupe du du préfet ça c'est très bien c'est très c'est très attendu le Gasol le Gasol nonti le GNR en fait moi j'ai interrogé syndicat hier c'est 150 € pour la ferme moyenne par an c'est est pas vraiment suffisant mais c'était quand même un des un des points de blocage pour les agriculteurs cette fiscalité sur le gazol non routier il a eu raison de cider Gabriel Atal et de revenir en arrière finalement ah benah oui c'est ça faut pas en ajouter mais je veux dire que là ils ont laissé tellement monter en fait cette cette colère ce ce désespoir que aujourd'hui les agriculteurs demandent tout ce qu'il demandent depuis depuis longtemps et et en fait on va dire que l'étincelle ça a été le Gasol mais aujourd'hui il demande autre chose et notamment les prix on n rien eu sur les prix on va y revenir il a trop tardé à réagir le gouvernement il y a quelques semaines on a vu ces opérations panneau à l'envers de la part des agriculteurs dans plusieurs villes et villages pour vous le gouvernement aurait dû intervenir à ce moment-là à ce moment-là mais bien bien avant nous on a fait beaucoup de propositions en fait propositions de de loi parfois votter ici au Sénat donc il y a jamais jamais eu d'écoute aujourd'hui on a l'impression qui qui découvre mais non c'est quelque chose qui couvre depuis des années et puis derrière vous avez aussi le mépris en fait de de la ruralité qui a existé depuis trop longtemps euh de la part de la part de qui de ce de ce gouvernement et du du président que Gabriel Atal hier il fustigé les discours qui stigmatisaient les agriculteurs notamment ceux qui traitaent les agriculteurs de pollueurs visant on l'imagine les écologistes oui oui il a eu raison ah bah ça ça oui il a raison parce que surtout quand on connaît bien l'agriculture moi je vais vous dire que si chaque Français avait fait les mêmes effort que les agriculteurs et bien on n'en serait pas où on en est aujourd'hui ça fait 20 ans que les agriculteurs ont changé leur pratique qui diminuent les phytosanitaires le les les engrais il mettent juste ce qu'il faut enfin euh les Français n'ont pas fait ça euh dans leur maison ouz on va continuer justement à parler des des propositions celle du gouvernement et celle de la droite sénatoriale qui ont été remises sur la table la semaine dernière on voit ça avec notre journaliste Alex [Musique] Poussard bonjour Alex bonjour ran bonjour Pascal bonjour et Alex les sénateurs les républicains font des propositions pour répondre à la crise agricole et oui les sénateurs LR vont déposer une nouvelle proposition de loi sur l'agriculture avec 42 mesures pour essayer d'améliorer le quotidien de nos agriculteurs 42 mesures plus plusieurs piliers d'abord un premier pilier qui vise à soutenir les agriculteurs face à ce qu'ils appellent du harcèlement et de la stigmatisation il propose de mieux lutter contre les intrusions sur les parcelles agricoles il propose également d'interdire les dons à certaines associations écologistes qui réaliseraient des actions contre les agriculteurs et qui se mettraient hors la loi ou encore il souhait limiter les recours des riverins face aux exploitations agricoles deuxième pilier à simplifier les normes c'est un sujet qu'on entend beaucoup en ce moment notamment également de la part du gouvernement simplifier les normes auxquelles font face les agriculteurs Laurent Duplomb le sénateur les républicains et chef de fil sur ces questions agricoles veut créer ce qu'il appelle une commission de désherbage des normes qui reprendrait toutes les lois précédentes et sur l'agriculture et supprimerait les normes qui aujourd'hui complique la vie de nos agriculteurs et puis la droite sénatoriale veut assouplir les règles environnementale elle propose de réautoriser certains néonicotinoïdes en France ces insecticides tueur d'abeilles en donnant également pour les sénateurs LR et bien un caractère d'intérêt général au stockage de l'eau pour les agriculteur c'est-à-dire en défendant les mégabassines et puis concernant l'Office français de la biodiversité l'ofb vous en avez parlé Pascal Gruny cet office il est pointé du doigt par les agriculteurs le gouvernement a annoncé sa mise sous tutelle par les préfets et bien les sénateurs les républicains proposent tout simplement de supprimer l'ofb écoutez laurend duplom on ne peut plus conserver un office qui n'est plus un office qui peut rendre des services mais qui est uniquement dans le contrôle et dans le contrôle stigmatique de l'agriculture et des agriculteurs l'ofb devait s'occuper de la chasse et de l'eau l'ofb aujourd'hui ne s'occupe uniquement de verbaliser les actions des agriculteurs c'est qu'il ne comprennent plus c'est quand l'ofb par exemple verbalise des agriculteurs qui débroussaillent le bord de leur parcelle pour garder l'entretien de leur parce que pour l'ofb c'est la destruction d'un habitat ou la destruction d'une œil qui n'existe pas et puis dernier pilier de ces mesures proposé par la droite sénatoriale la relance de la compétitivité de l'agriculture française avec et bien la reprise d'une proposition de loi qui a été votée l'an dernier au Sénat ce texte prévoyait la création d'abord d'un livret d'épargne agriculture pour aider à financer les investissements des exploitations agricoles il proposait également des baisses d'impôts et de cotisation sociale et la création d'un haut commissa ser à la compétitivité des filières agricoles auprès du ministre de l'Agriculture ce Haut commissaire et bien centraliserait toutes les demandes tous les problèmes de compétitivité des différentes filières agricoles Pascal Greny une question sur cette notion d'image et de stigmatisation des agriculteurs on a l'impression quand même que les Français aiment les agriculteurs leurs agriculteurs et pourtant il a il y a ce problème de stigmatisation la faute à qui je dirais à l'écoute qu'on fait aux écologistes que j'appelle plutôt les écolos d'ailleurs parce que sans arrê viennent les pointer du doigt je peux vous dire que même chez nous les agriculteurs qui se font photographier quand ils sortent le leur pulvérisateur enfin ça devient vraiment compliqué on appelle ça l'agri bashing et c'est vrai que c'est quelque chose de compliqué donc les Français aiment leurs agriculteurs une partie mais je crois que des fois ils oublient pardon ils oublient aussi en fait justement qu'il les less ont aimé et puis ça revient très très vite et puis sans arrêt je veux dire les mettre en cause c'est facile parce que finalement on regarde plus ce que nous on pollue personnellement et cetera donc donc je crois que là effectivement il faut il faut les aider les intrusions dans dans les fermes c'est violent parliez tout à l'heure justement des manifestations mais c'est bien plus violent quand quand vous avez des des personnes des associations qui rentrent dans dans les dans les fermes et qui sa cage en fait les fermes ça c'est insupportable pourquoi déposer une proposition lo maintenant alors que le gouvernement travaille sur un projet de loi agriculture qui aurait d'ailleurs dû être présenté la semaine dernière en conseil des ministres et qui a été reporté pour ajouter de nouvelles mesures h bah parce que on fait on a toujours fait des propositions de loi et là dans dans les on espère les quelques mesures que qui vont être prises par le gouvernement sont des propositions qu'on a qu'on a déjà fait précédemment leurend duplom c'est pas aujourd'hui qu'il a déposé une proposition de loi il complète les propositions de loi qui ont été faites au auparavant donc donc voilà ça ça nous aide toujours après de mettre de se saisir de cette de ces propositions de loi pour amender le texte qui qui va être ramené par le gouvernement estce pous pas le curseur un peu loin les propositions de loi des républicains vous pensez qu'elle pourra être reprise par le gouvernement ben on espère on espère beaucoup en fait puis que le Conseil constitutionnel viendra pas les supprimer voilà on va reparler petite référence à la loi immigration alors dans les mesures que vous proposez il y a la suppression pure et simple de l'Office français de la biodiversité ça veut dire quoi ça veut dire que la préservation de l'environnement c'est un frein à l'activité agricole aujourd'hui mais ça devrait pas les agriculteurs franchement comment vous pouvez-vous imaginer que les agriculteurs ne font pas attention à la terre aux animaux et cetera ils font tout ils sont ils sont chasseurs aussi à côté euh donc donc non franchement moi je pense que sur tout ce qui est environnement je pense que on pourrait suivre ce que ce que ce qu'on proposait les agriculteurs depuis longtemps à un moment donné moi j'ai travaillé en centre de gestion agricole c'est vrai que le niveau des phytosanitaires et des engrais moi c'était dans les années 80 était énorme mais c'était les conseils qui étaient donnés par les ingénieurs agricoles aujourd'hui les phytosanitaires d'abord sont très très chers comme comme comme les engrais et ils ont ils ont besoin aussi d' avoir de la compétitivité si on leur fait d'autres propositions sur des des pratiques ou des des produits qui vont être moins cher ils vont le faire et en plus si c'est si ça concerne l'environnement bien évidemment qu'il mais est-ce qu'on a trop donné priorité à l'écologie au détriment de l'agriculture ah oui ça c'est vrai et ça et ça c'est aussi au niveau de la la Commission européenne moi j'ai je ça fait des années là que je dis c'est trop vite trop fort voilà et puis en plus pas de recherche pas d'innovation suffisamment d'ailleurs mais là le gouvernement dit pas d'interdiction sans solution ça c'est le bon principeou ah bah oui c'est le bon principe verbal ça suit pas bah dans les actions non dans les actions non on a plus de 150 produits interdits en France par rapport à ce qui est autorisé dans les autres pays européens de l'Union européenne donc donc non il faut arrêter la surtransposition ici en France bah oui bien sûr donc justement vous dit ça va trop vite cette transition écologique il faut donc reculer et réautoriser certains néonicotinoïdes tueur d'abeill oui alors sur sur sur les abeilles on pourra en parler hein parce que il y a pas que les agriculteurs he pas du tout moi je vais vous dire sur sur les betterales je sais pas si vous avez déjà offert un bouquet de fleur à votre conjoint conjointe non mais de fleurs de bérave fleurs de BVE voilà bon voilà donc en fait on attend pas que la betterave elle fleurisse moi j'ai jamais vu de fleurs de betterave donc voilà aujourd'hui par exemple sur le colsa il y a des fleurs effectivement donc là on met pas de néonicotinoïde mais il y a des des plantes qui en ont besoin le le sucre ben c'est important c'est c'est une filière très importante il y a je sais plus c'était 3 ans ou 4 ans on a eu la jaunice et on a eu une récolte franchement qui était presque nul donc donc il faut soutenir nos filières alors on dit qu'on fait plus de betterrave mais sauf que la la préoccupation écologique elle est de plus en plus importante dans l'opinion et notamment dans la jeune génération est-ce qu'il y a pas un risque de couper les agriculteurs de l'opinion est-ce qu'il faut forcément opposer agriculture et écologie non par dit que les agriculteurs sont les les les premiers écologistes mais oui mais mais bien sûr donc c'est pour ça il faut faut absolument pas les les les opposer simplement il faut accompagner il faut faire de la recherche de l'innovation donner des produits de subs tion qu'on n pas toujours voilà peut-être trait t moins aujourd'hui on enlève des produits et tout à l'heure je vous parlais des pulvérisateurs aujourd'hui on a enlevé des produits du coup les agriculteurs ils pulvérisent trois fois quatre fois plus ils sortent il sortent leur matériel trois ou quatre fois plus mais finalement au niveau de de l'air qu'on qu'on respire c'est bien plus comment dangereux que finalement d'avoir soigné la r directement en fait donc c'est pour ça et des fois voyez des des mesures qui sont proposées on les comprend pas les agriculteurs ne comprennent pas moi moi hier dans mes cérémonies de vœux on m'a parlé ça de sortir le pulvérisateur plusieurs fois c'est un agriculteur donc donc voilà je pense que les les solutions les agriculteurs ils en ont ils veulent bien accompagner mais il faut aussi qu'on les aide il y a pas eu un mot sur la recherche et l'innovation c'est très important on parle des produits mais on peut parler aussi du matériel il y a du matériel aujourd'hui où vous pouvez soigner juste la plante qui est malade et pas celle qui est à côté ça coûte combien qui peut investir dans du matériel comme ça c'est c'est là l'État doit aider les agriculteurs il faut accompagner oui justement sur la question des revenus parce que c'est c'est un des des autres points le le faible revenu de beaucoup d'agriculteurs et notamment le respect de la loi et Galim Gabriel Atal et Bruno Lemer promettent des contrôles promettent des sanctions pour ceux qui ne respectent pas cette loi qui est censé rééquilibrer les relations entre les agriculteurs et la grande distribution est-ce que vous saluez la fermeté du gouvernement sur le sujet et est-ce que c'est suffisant ou est-ce qu'il faut revoir la loi ben c'est surtout que les promesses mais il fallait pas faire les promesses fallait mettre en application justement les les les lois égalimes les contrôles aujourd'hui on nous dit on va faire on va faire davantage de contrôle bah pourquoi vous les vous avez pas fait avant on va faire davantage de sanctions là avec les manifestations j'ai lu qu'il y avait trois grandes entreprise là qu'on va sanctionner mais s'il y avait pas eu les manifestations on les aurait sanctionné alors Mar F dit que pour qu'elle soit sanctionné aussi vite c'est bien que les dossiers étaient instruits avant et que du coup ça ne date pas de la la de la de la mobilisation oui bien sûr bien sûr bon c'est pas c'est pas ce c'est pas ce qu'on pense c'est par ce que j'ai lu aussi et en fait là le gouvernement vis-à-vis des agriculs c'est la confiance qui manque la retraite La retraite calculée sur les 25 meilleures années on l'a voté en février 2023 à l'intérieur de ce de ce texte que j'ai porté avec mon collègue Julien d' à l'Assemblée nationale on a fait un conform pour aller vite fallait rendre un rapport sous 3 mois bon 3 mois c'est peut-être un peu court mais aujourd'hui il est pas sorti là le Premier ministre hier il disait mais si si il est là c'est c'est imminent oui c'est bien et après il faut les décrets et la MSA elle est prête donc l'amélioration de la retraite des agriculteurs n'est toujours pas appliquée par le gouvernement non et ça fait un an et ça fait un an et tout est comme ça donc c'est la confiance en fait donc on peut faire des beaux discours là on en a vu avec le Premier ministre mais derrière moi quand je l'ai regardé j'ai dit oui et les actes merci Alex tout à l'heure tout à l'heure on parlera des réactions politiques sur cette crise agricole on verra qu'il y a un petit peu de récupération ce sera su dans le club on va continuer à parler de ce sujet ça fait aussi l'actualité dans votre département de laine Pascal grunny où on va retrouver Jean-Marc chevaucher bonjour Jean-Marc merci beaucoup d'être avec nous rédacteur en chef adjoint du Courrier Picard et dans le Courrier Picard on parle toujours de révolte paysane on va se replonger dans l'histoire avec vous ouais Orian on a choisi de titrer la grande Jacquerie à la Une de notre journal ce matin puisque la grande Jacquerie qui est dans la mémoire collective pour pour ceux qui ont quelques souvenirs de l'école primaire c'était en 1358 et cette année-là les paysans s'étaient révolt et et sont descendus sur Paris et et venaient pour l'essentiel de Picardi bon ça c'est mal terminé on va arrêter l'analogie ici parce qu'ils ont fini par être massacré purement et simplement je pense qu'on va pas en arriver là mais ce qu'on ce qu'on a voulu signifier c'est que il y a un moment d'histoire et et d'histoire qui se répète et dans les moments où la province décide d'aller à Paris c'est que l'instant est toujours particulièrement grave voilà ce qu'on a voulu dire avec ce titre ce matin une question pour Pascal grunny Jean-Marc mais écoutez depuis tout à l'heure je vous écoute bonjour madame gruni je vous écoute je vous entends beaucoup parler d'agriculture d'écologie aussi et il y a un mot que j'ai absolument pas entendu depuis depuis ce matin sur le plateau c'est la mondialisation or les agriculteurs dans l'INE bah il y a le sucre vous en avez dit quelques mot on fait du sucre ailleur sur la planète plus largement on on achète on achète de l'agneau de Nouvelle-Zélande en France qui est qui est une viande qui n'est pas de bonne qualité alors que celle de la la Baie de Somme ou de la baie du mont-smichel pour sortir de la Picardie est bien meilleur et et voilà donc la mondialisation les fruits et légumes qui viennent du bout du monde tout ça on n a pas parlé depuis ce matin j'aurais voulu votre sentiment là-dessus parce que on sait que il y a une mondialisation qui a aussi aidé l'agriculture à un moment donné mais il y a voilà le dossier est très complexe mais votre avis là-dessus est-ce qu'on doit sortir des traités comment comment on gère ce problème pour rentabiliser notre agriculture alors il y a deux choses en fait parce que on a on a cette concurrence en fait mondiale hors une Union européenne et aujourd'hui en plus on a une concurrence à l'intérieur de de l'Union européenne parce que la pack la politique agricole commune elle est presque plus commune puisque maintenant on a des plans stratégiques nationaux sur le plan des des des traité du du mercosour par exemple en fait ce qu'il y a c'est que déjà les normes ne sont pas identique comment on fait pour accepter d'importer pour accepter dans le cadre du libre échange de faire rentrer des produits qui sont pas aux mêmes normes que chez nous c'est déjà la première des choses parce que là on a des concurrences déloyales et au niveau des des prix également donc donc moi sur sur tous ces ces traités effectivement on a une opposition assez forte et surtout l'agriculture ne doit pas toujours être la variable d'ajustement parce que c'est ce que c'est ce qu'on voit souvent après les échanges mondiaux bien évidemment ça existe mais pas toujours l'agriculture en fait qui en fait qui en fait les frais ouais mais je pardon je recite Marc fen mais parce que évidemment on l'entend beaucoup en ce moment il dit que les traités de libre échange il profitent aussi aux agriculteurs français qu' y a énormément d'exportation et que si on bloque ces traités ça pénalisera l'agriculture française complètement mais ce qu'il y a c'est que les échanges doivent être au même niveau on doit avoir les mêmes normes est-ce que les Français aujourd'hui finalement on leur propose de manger moins bien surtout pour ceux qui ont moins les les moyens avec des produits qui sont importés et là ça c'est ça c'est pas c'est pas normal c'est pas acceptable en fait oui sinon sur les échanges bien sûr exportations moi j'ai j'ai comment dans mon département du champagne n'est-ce pas et euh et donc si on ferme nos portes effectivement aux importations le champagne le vin qui sont quand même dans l'équilibre de la balance commerciale très important donc donc on est d'accord mais même normes mêmes exigences en fait à l'entrée dans dans les pays merci Jean-Marc et la une du Courrier Picard on l'a vu c'est la grande Jacquerie c'est àire ce matin dans votre journal merci Jean-Marc chevaucher d'avoir été avec nous un dernier mot Pascal grenny puisque demain il y aura le discours de politique générale de Gabriel Atal devant l'Assemblée ce sera mercredi devant le Sénat alors évidemment on attend les réponses sur la question agricole mais pas que hier en andréloir il a dit qu'il était déterminé à avancer pour mieux valoriser le travail que ce serait le cœur de son discours c'est la bonne ligne pour vous bah il y a beaucoup de choses hein donc on attend en fait du Premier ministre qui donne un vrai cap qui parle de réforme alors le travail bien entendu on a fait un texte de loi sur sur le plein emploi on nous avait promis effectivement ce texte sur le travail oui c'est important il y a pas que ça il y a la santé il y a tout ce qui concerne aussi le pouvoir d'achat donc on a vraiment d'autres attentes aussi la sécurité la sécurité pour pour tous les jeunes la délinquence des des mineurs donc il y a énormément de de réponses qui qui sont attendues les grand discours ça c'est sûr que Monsieur le Premier Ministre Gabriel hatal est très fort là-dessus je ne doute pas que ça ce sera toujours de bon niveau mais en revanche c'est après et ce cap quoi qui qui s'y tienne s'il en a un un mot un mot puisque vous parliez vous faisiez tout à l'heure référence à la loi immigration Emmanuel Macron l' l'a promulgué ce weekend malgré les dispositions censurées par le Conseil constitutionnel il n en a donc pas tenu compte en tout cas des propositions LR il y aura pas de nouveau projet de loi c'est ce qu'a dit Gérald armanin il a eu raison de le promulguer aussi vite et et malgré le fait que vos propositions n'ont pas été retenues ah ben ça je trouve ça dommage mais c'est surtout nos propositions qui n'ont pas été retenu moi je me demande des fois s'il rencontre les mêmes français que nous il y avait une telle attente en en fait dans partout en France hein puisque avec les collègues on discute beaucoup et là tout ce qui était justement qui pouvait permettre de réguler de de remettre aussi parce que souvent les les Français trouvent que c'est injuste par exemple que une personne qui arrive sur le territoire récupère tout de suite des prestations euh bah tout ça en fait ça a été vidé en fait dans dans le texte c'est dommage merci Pascal Gruny merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure
Pascale Gruny